Intégrale Généralisée
Devoir Maison
Noms des membres du groupe
Moussa Ndene Ndao
Mouhamadou Mansour Ndiaye
Matar Mbengue
Papa Moussa Niang
1
1 Intégrales Généralisées
DM 1.1 Etudions suivant les valeurs de α et β la nature des intégrales généralisées suivantes :
Z +∞
dt
1.
0 tα
1
La fonction f : t ∈]0; +∞[7→ α est continue donc localement intégrable sur ]0; +∞[.
t
OnZa
1
dt
converge si α < 1
tα
Z0 +∞
dt
α
converge si α > 1
1 t
Z +∞
dt
Il en résulte que ∀α ∈ R, diverge.
0 tα
Z +∞
dt
2.
0 t (1 + tβ )
α
1
La fonction f : t ∈]0; +∞[7→ α est continue donc localement intégrable sur ]0; +∞[.
t (1 + tβ )
Z +∞
1 1 dt
Si β = 0 alors α = or ∀α ∈ R, diverge donc pour α ∈ R et β = 0,
t (1 + tβ ) 2tα 0 t α
Z +∞
dt
diverge.
0 t (1 + tβ )
α
Si β > 0 alors Z
1 Z 1
1 dt
f (t) ∼+ α or α
converge si α < 1 donc f (t)dt converge si α < 1
0 t 0 Zt 0
+∞ Z +∞
1 dt
f (t) ∼ α+β or converge si α + β > 1 donc f (t)dt converge si α + β > 1
+∞ t 1 tα+β 1 Z
+∞
dt
Il en résulte que pour tous β > 0 et α < 1 tels que α + β > 1, α (1 + tβ )
converge.
0 t
Si β < 0 alors Z 1 Z 1
1 dt
f (t) ∼+ α+β or α+β
converge si α + β < 1 donc f (t)dt converge si α + β < 1
0 t 0 t
Z +∞ Z +∞ 0
1 dt
f (t) ∼ α or converge si α > 1 donc f (t)dt converge si α > 1
+∞ t 1 tα 1 Z +∞
dt
Il en résulte que pour tous β < 0 et α > 1 tels que α + β < 1, converge.
0 tα (1 + tβ )
Conclusion Z +∞
dt
∀β ∈ R∗ , ∀α ∈ R \ {1} tels que α + β ̸= 1, on a converge
0 t (1 + tβ )
α
Z +∞
ln(1 + tα )
3. dt
0 tβ
ln(1 + tα )
La fonction f : t ∈]0; +∞[7→ est continue donc localement intégrable sur ]0; +∞[.
tZβ
+∞
dt
Si α = 0 alors f (t) = ln(2) tβ
or β
diverge pour tout β ∈ R donc pour α = 0 et β ∈ R,
0 t
Z +∞
ln(1 + tα )
on a dt diverge.
0 tβ
Si α > 0 alors Z 1 Z 1
tα dt
f (t) ∼+ β or β−α
converge si β − α < 1 donc f (t)dt converge pour β − α < 1
0 t 0 t Z 0
+∞ Z +∞
ln(t) dt
f (t) ∼ α β or converge si β > 1 donc f (t)dt converge pour
+∞ t 1 tβ (ln(t))−1 1
β>1 Z +∞
ln(1 + tα )
Il en résulte que pour tous α > 0 et β > 1 tels que β − α < 1, on a dt
0 tβ
converge.
2
Si α < 0 alors 1 1
ln(1 + t−α ) + α ln(t)
Z Z
α ln(t) dt
f (t) = ∼ or converge si β < 1 donc f (t)dt
β t + β0 t 0 tβ | ln(t)|−1 0
converge pour βZ < 1
+∞ Z +∞
tα dt
f (t) ∼ β or converge si β − α > 1 donc f (t)dt converge pour β − α > 1
+∞ t 1 tβ−α 1 Z +∞
ln(1 + tα )
Il en résulte que pour tous α < 0 et β < 1 tels que β − α > 1, on a dt
0 tβ
converge.
Conclusion Z +∞
ln(1 + tα )
∀α ∈ R , ∀β ∈ R \ {1} tels que β − α ̸= 1, on a
∗
dt converge.
0 tβ
Z +∞
(1 + t)α − tα
4. dt
0 tβ
(1 + t)α − tα
La fonction f : t ∈]0; +∞[7→ dt est continue donc localement intégrable sur ]0; +∞[.
Z +∞ tβ Z +∞
(1 + t)α − tα
si α = 0 alors f (t) = 0 donc f (t)dt = 0 d'où dt converge pour α = 0
0 0 tβ
et β ∈ R Z 1 Z 1
1 dt (1 + t)α − tα
si α > 0 alors f (t) ∼+ β or β
converge si β < 1 donc dt converge pour
0 t 0 t 0 tβ
β<1
(1 + 1t )α − 1
Z 1
−1 dt
si α < 0 alors f (t) = ∼ or converge si β − α < 1 donc
tβ−α 0+ tβ−α 0 t β−α
Z 1
(1 + t)α − tα
dt converge pour β − α < 1.
0 tβ
si α ̸= 0 alors
(1 + 1t )α − 1 α Z +∞
1
f (t) = β−α
∼ t
β−α
or β−α+1
dt converge si
t +∞ t 1 t
Z +∞
(1 + t)α − tα
β − α + 1 > 1 i.e. β − α > 0 donc dt converge pour β − α > 0
1 tβ
Conclusion
+∞
(1 + t)α − tα
Z
dt converge dans les cas suivantes
0 tβ
α=0
α > 0, β < 0 tels que β − α > 0
α < 0, β − α ∈]0, 1[
DM 1.2 On appelle fonction Gamma d'Euler la fonction dénie par
Z +∞
Γ(x) = e−t tx−1 dt
0
1. Démontrons que Γ est bien dénie sur ]0; +∞[
Pour tout x ∈ R xé, t ∈]0; +∞[7→ e−t tx−1 est continue donc localement intégrable sur ]0; +∞[.
On a Z 1
1
Pour t ∈]0; 1],on a f (x, t) = e−t tx−1 ∼+ tx−1 or 1−x
dt est convergente si 1 − x < 1, i.e.
Z 1
0 0 t
x > 0 donc e−t tx−1 dt converge pour x > 0
0 Z +∞
Pour t > 1, on a t f (x, t) = t e t
2 2 −t x−1 −t x+1
=e t −→ 0 donc e−t tx−1 converge pour
+∞ 1
tout x ∈ R Z +∞
On en déduit que e−t tx−1 dt converge si x > 0.Ainsi,
0
DΓ =]0; +∞[
3
2. Montrons que Γ est continue sur ]0; +∞[
Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b < +∞. Soit x ∈ [a, b].
Pour t > 0 xé, x ∈ [a; b] 7→ e−t tx−1 est continue :
Z 1
1 dt
Si t ∈]0; 1] alors on a e−t tx−1 = e−t tx−1 ≤ e−t ta−1 ≤ 1−a or 1−a
converge si 1−a < 1,
t 0 t
i.e. a > 0 ce qui est vraie par hypothèse
Si t ∈]1; +∞[ alors on a e−t tx−1 = e−t tx−1 ≤ e−1 tb−1 or t2 e−t tb−1 −→ 0 donc 1+∞ e−t tb−1 dt
R
+∞
converge.
Par suite, posons la fonction g dénie sur ]0; +∞[ dans R+ tels que
t1−a si t ∈]0; 1]
1
g(t) =
e−1 tb−1 si t ∈]1; +∞]
Z +∞
Il en résulte que ∀t > 0, |f (x, t)| ≤ g(t) et g(t)dt converge donc on en déduit d'après le
Z +∞ 0
théorème de continuité que f (x, t)dt est continue sur [a, b] ⊂]0; +∞[.
0
Ainsi, Γ est continue sur ]0; +∞[
3. Montrons que Γ est de classe C ∞ sur ]0; +∞[ et que
Z +∞
(k)
Γ (x) = (ln(t))k e−t tx−1 dt
0
Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b < +∞. Soit x ∈ [a, b].
Pour t > 0 xé, x ∈ [a; b] 7→ e−t tx−1 est de classe C ∞ sur [a; b] donc ∀k ∈ N
∂ k f (x, t)
= (ln(t))k e−t tx−1 . Il en suit,
∂xk
∂ k f (x, t)
= | ln(t)|k e−t tx−1 ≤ | ln(t)|k g(t), posons gk (t) = | ln(t)|k g(t)
∂xk
1 Z 1
| ln(t)|k
Z
D'une part, pour t ∈]0; 1] , gk (t)dt = dt est une intégrale de Bertrand qui converge
0 0 t1−a
Z 1
car 1 − a < 1 par hypothèse donc gk (t)dt converge ;
0 Z +∞
D'autre part, pour t > 1, t2 gk (t) = t2 (ln(t))k e−t tb−1 −→ 0 donc gk (t)dt converge.
+∞ 1
Par suite, Z +∞
∂ k f (x, t)
∀t > 0, ≤ gk (t) et gk (t)dt converge donc d'après le théorème de dérivabilité
∂xk 0
Z +∞
e−t tx−1 dt est de classe C ∞ sur [a; b] ⊂]0; +∞[ donc Γ est de classe C ∞ sur ]0; +∞[.
0
Ainsi,
+∞ +∞
∂k
Z Z
(Γ(x))(k) = e−t tx−1 dt = (ln(t))k e−t tx−1 dt
∂xk 0 0
4. Montrons que pour tout x > 0, on a : Γ(x + 1) = xΓ(x). En déduire Γ(n + 1), ∀n ∈ N∗ .
Z +∞
On a Γ(x + 1) = e−t tx dt et on pose
0
u(t) = tx v ′ (t) = e−t donc
u′ (t) = xtx−1 v(t) = −e−t
Z +∞
Puisque u(t)v(t) −→ 0,u(t)v(t) −→ 0 et e−t tx dt converge, on a l'égalité suivante
+ 0 +∞ 0
Z +∞ Z +∞ Z +∞
−t x −t
Γ(x + 1) = e t dt = − (−e )(xt x−1
)dt = x e−t tx−1 dt = xΓ(x)
0 0 0
Ainsi, pour tout x > 0, on a Γ(x + 1) = xΓ(x)
4
Déduisons en que Γ(n + 1), ∀n ∈ N∗
On a Γ(n + 1) = nΓ(n) = n(n − 1)Γ(n − 1) et par conjecture on obtient
Γ(n + 1) = n(n − 1) . . . (2)(1)Γ(1)
R +∞
Or Γ(1) = 0 e−t dt = 1 donc Γ(n + 1) = n!⊗
Démontrons le résultat par récurrence
Z +∞
Si n = 1 alors Γ(2) = e−t tdt par une intégration par partie et du fait de la convergence
0 Z +∞
de Γ(2) on obtient l'égalité Γ(2) = e−t dt = 1 d'où ⊗ est vraie au premier rang
0
⊗ est donc vraie pour un certain n ∈ N∗ . On obtient donc l'hypothèse de récurrence suivante :
Γ(n + 1) = n!.
Montrons que ⊗ est vraie au rang n + 1, i.e. Γ(n + 2) = (n + 1)! :
D'après ce qui précéde, on a pour x > 0, Γ(x + 1) = xΓ(x) donc Γ(n + 2) = (n + 1)Γ(n + 1)
or d'après l'hypothèse de récurrence, on obtient
Γ(n + 2) = (n + 1)n! = (n + 1)! d'où la proposition est vraie au rang n+1
Conclusion ∀n ∈ N∗ , on a Γ(n + 1) = n!
1
5. Calculons Γ .
2
Z +∞ −t
1 e
Γ = √ dt en eectuant le changement de variable
2 0 t
ϕ : t ∈]0; +∞[7→ t2 ∈]0; +∞[ qui est bijective et de classe C 1 , on obtient l'égalité suivante de
Z +∞ −t
e
par la convergence de √ dt
Z +∞ −t 0 Z t √
+∞ Z +∞
1 e 2 2 π
Γ = √ dt = 2 e−t dt or e−t dt est l'intégrale Gauss et vaut .
2 0 t 0 0 2
1 √
Ainsi, Γ = π
2
6. Montrons que Γ est convexe. Z +∞
D'après le résultat de la question (3), on a Γ(2) (x) = (ln(t))2 e−t tx−1 dt
0
Et (ln(t))2 e−t tx−1 ≥ 0, ∀t ∈]0; +∞[ donc on en déduit que Γ est convexe.
7. Etudions les variations de la fonction Γ et traçons sa courbe.
Z +∞
Γ(x) = e−t tx−1 dt est à valeurs positive sur ]0; +∞[
0
Γ est convexe donc Γ′ est croissante sur ]0; +∞[, deplus, Γ(1) = Γ(2) et Γ est continue et
de classe C 1 sur ]1, 2[donc d'après le théorème de Rolle ∃c ∈]0; +∞[ tel que Γ′ (c) = 0 d'où
d'après la
Z croissance de Γ , elle s'annulle uniquement en c.
′
+∞
Γ′ (x) = (ln(t))e−t tx−1 dt,donc on obtient
0
Pour t ∈]0; 1[ Γ′ est négative donc Γ est décroisante
Pour t > 1 Γ′ est positive donc Γ est croissante
Limites
On a pour x > 1, Γ(x) = (x − 1)Γ(x − 1) puis que Γ est positive donc soit il admet une
limite nie l > 0 ou elle tend vers +∞ d'où Γ −→ +∞ car x − 1 −→ +∞
+∞ +∞
Γ(x) x−1
= Γ(x − 1) −→ +∞ donc Γ admet une branche parabolique en +∞
x x +∞
Z 1 Z 1 x 1
−1 t 1
On a pour x ∈]0; 1[ Γ(x) > −t x−1
e t dt > e−1
tx−1
dt = e =
0 0 x 0 xe
1
or −→ +∞ donc Γ −→ +∞ donc Γ admet une asymptote verticale en 0 . +
xe 0+ 0+
5
Figure 1 Fonction Gamma d'Euler
8. Montrons la formule de Starling
Γ(n + 1)
lim n n
√ =1
n→+∞
e 2πn
n n √
Il nous sut de montrer que n! ∼ 2πn
+∞ e
n!
On pose la suite (un )n de terme générale un = n n√
et la suite (vn )n une suite auxiliaire
e Pn
de terme générale vn = ln(un ) la suite vn converge si (vn+1 − vn ) converge. On a
vn+1 − vn = ln(un+1 ) − ln(un )
! !
(n + 1)! n!
= ln √ − ln n n√
n+1 n+1
e n+1 e n
√ √
= ln((n + 1)!) − (n + 1)[ln(n + 1) − ln(e)] − ln( n + 1) − ln(n!) + n[ln(n) − ln(e)] + ln( n)
1 1
= ln(n + 1) + ln(n!) − (n + 1) ln(n + 1) + n + 1 − ln(n + 1) − ln(n!) + nln(n) − n + ln(n)
2 2
1 1
= −(n + ) ln(n + 1) + (n + ) ln(n) + 1
2 2
1 n+1
= −(n + ) ln +1
2 n
1 1
= −(n + ) ln 1 + + 1 donc
2 n
1 1 1 1 1
vn+1 − vn ∼ −(n + ) − + 3 +o +1
+∞ 2 n 2n2 3n n3
1 1 1 1 1
∼ −1 + − − + +1+o
+∞ 2n 3n2 2n 4n2 n2
1 1
∼ − +o
+∞ 12n2 n2
On en déduit que (vn )n converge vers un réel qu'on note l donc ln(un ) ∼ l d'où un ∼ L avec
+∞ +∞
n! n n √
L = e . Parsuite, n n √ ∼ L ⇐⇒ n! ∼ L
l
n
e n +∞ +∞ e
Z π2
√
Il nous reste à montrer que L = 2π pour cela considérons l'intégrale de Wallis In = (sin(t))n dt
0
Step 1 Etablissons une relation entre In+2 et In , pour tout n ∈ N
6
Z π Z π
2 2
In+2 = (sin(t)) n+2
dt = (sin(t))(sin(t))n+1 dt par intégration par partie, on obtient
0 0
Z π
2
In+2 = (− cos(t))(sin(t))n+1 + (n + 1) (cos(t))2 (sin(t))n dt
0
Z π
2
= (n + 1) (1 − sin2 (t))(sin(t))n dt
0
Z π
2
= (n + 1) ((sin(t))n − (sin(t))n+2 )dt
0
= (n + 1)(In − In+2 ) d'où
n+1
In+2 = In , ∀n ∈ N
n+2
n−1
Par conséquent, In = In−2 , ∀n ≥ 2
n
Step 2 Calculons I2n et I2n+1
2n − 1
Pour tout n ≥ 1 I2n = I2n−2 donc par analogie on obtient
2n
2n − 1 2n − 3 2n − 1 2n − 3 1 π
I2n = I2n−4 = . . . I0 or I0 = donc
2n 2n − 2 2n 2n − 2 2 2
2n − 1 2n − 3 1π
I2n = ...
2n 2n − 2 22
(2n)(2n − 1)(2n − 2) · · · 1 π (2n)! π
I2n = = 2 2
(2n)(2n)(2n − 2)(2n − 2) · · · 2 2 [(2n)(2n − 2) · · · 2]
(2n)! π (2n)! π
I2n = 2 = 2n
[2n n(n − 1) · · · 1] 2 2 (n!)2 2
2n
Pour tout n ≥ 1 I2n+1 = I2n−1 donc par analogie on obtient
2n + 1
2n 2n − 2 2n 2n − 2 1
I2n+1 = I2n−3 = . . . I1 or I1 = 1 donc
2n + 1 2n − 1 2n + 1 2n − 1 3
2n 2n − 2 1
I2n+1 = ... 1
2n + 1 2n − 1 3
2
(2n)(2n)(2n − 2)(2n − 2) · · · 2 [(2n)(2n − 2) · · · 2]
I2n+1 = =
(2n + 1)(2n)(2n − 1) · · · 1 (2n + 1)!
2
[2n n(n − 1) · · · 1] 22n (n!)2
I2n+1 = =
(2n + 1)! (2n + 1)!
(2n)! π 22n (n!)2 π
I2n × I2n+1 = 2n 2 × = et en remplaçant 2n par n on obtient
2 (n!) 2 (2n + 1)! 2(2n + 1)
π π
In × In+1 = donc (n + 1) × In × In+1 =
2(n + 1) 2
Step 3 Montrer que In est positive et décroissante
On a ∀t ∈ [0; π2 ] sinn (t) ≥ 0 donc In > 0 car si In = 0 alors
π π
∀t ∈ [0; ], sinn (t) = 0 =⇒ sin(t) = 0, ∀t ∈ [0; ] ce qui absurde
2 2
∀t ∈ [0; π2 ], on a sin(t) ∈ [0; 1] donc on obtient l'inégalité suivante
sinn+2 (t) ≤ sinn+1 (t) ≤ sinn (t) on en déduit que In+2 ≤ In+1 ≤ In
Par suite, en divisant chaque membre de l'inégalité par In > 0, on obtient
In+2 In+1 In+2 n+1 n+1 In+1
≤ ≤ 1 or = d'où ≤ ≤ 1 donc d'après le théorème des
In In In n+2 n+2 In
In+1
encadrements, on en déduit que −→ 1
In +∞
Step 4 Donner de deux manières une équivalence de I2n
π
(n + 1)In+1
2
= (n + 1)In+1 × In+1 or (n + 1)In+1 = donc
2In
In + 1 π π π
(n + 2
1)In+1 = ∼ d'où par analogie à 2n : (2n)I2n
2
∼ il en résulte que
In 2 +∞ 2 +∞ 2
7
r
π
I2n ∼ (1)
+∞ 4n
2n √
n n √ (2n)! π L 2n 2n π
On a établi que n! ∼ L n donc I2n = 2n ∼ e
√
+∞ e 2 (n!)2 2 +∞ 22n (L ne n n)2 2
Ainsi, en simpliant l'expression, on aboutit à
√
2n π π
I2n ∼ = √ (2)
+∞ Ln 2 L 2n
On en conclue avec aisance d'après (1) et (2) que
r
π π
√ ∼ donc
L 2n +∞ 4n
√ √
L ∼ 2π =⇒ L = 2π car L ∈ R
+∞
Conclusion : La formule de Stirling est démontrée
n n √
n! ∼ 2πn
+∞ e