Situation d’écriture
Français, 2e secondaire
Mars 2022
Le texte descriptif à visée justificative
La cabane à sucre
Dossier de textes
Nom de l’élève : ______________________________
Groupe : _____________
Contexte
Nous sommes déjà au mois de mars ! Oui, mars est souvent le mois
le plus attendu pour la semaine de relâche mais c’est aussi à
cette période de l’année que les touristes et les Québécois sortent
des grandes villes pour se rapprocher de la campagne et profiter
des produits de l’érable.
Les textes suivants te permettront de découvrir un peu plus sur
cette tradition québécoise.
TÂCHE D’ÉCRITURE :
Lis les textes suivants et rédige un texte d’environ 300 mots dans
lequel tu décriras la cabane à sucre et tu devras justifier pourquoi
on devrait la visiter.
TEXTE 1
La cabane à sucre, un incontournable au Québec
<<Se sucrer le bec>> avec du sirop d’érable
Récoltée dès le 16e siècle par les Amérindiens, « l’eau d’érable » (substance à
l’origine du Sirop d’érable) est un véritable élément culturel du Québec. La Cabane
à sucre est le refuge privilégié pour en profiter.
Le « temps des sucres » débute vers la mi-mars, quand les températures
commencent à remonter dans la journée, mais que les nuits restent froides. Pour
beaucoup de Québécois, on met alors le cap sur les cabanes à sucre printanières.
L’eau d’érable (ou sève brute)
remonte alors depuis les racines
de l’arbre pour relancer son
métabolisme. Les acériculteurs, ou
« sucriers », entaillent l’écorce de
l’érable et déclenchent la «
coulée » recueillie dans une «
chaudière », sorte de seau fixé sur
le tronc de l’arbre. Dirigée vers la
cabane à sucre par des tubulures,
l’eau d’érable va y bouillir dans un
évaporateur pour concentrer son
sucre et se transformer en sirop. Il
faut environ 40 litres d’eau
d’érable pour obtenir 1 litre de sirop. Le sirop est classé par teintes du plus clair au
plus foncé (goût plus prononcé). De nombreuses gourmandises sont préparées
durant « la partie de sucre » : la gelée d’érable, le beurre d’érable, le caribou de
cabane (vin rouge et whisky canadien mêlé de sève chaude), les « trempines »
(tartines trempées dans le sirop encore chaud), les « grands-pères dans le sirop »
(beignets pochés dans le sirop bouillant), les « pignoches » (cornets de gaufre remplis
de sucre d’érable).
À la fin de la saison des sucres, vers la
fin avril, c’est la fête de la « tire » : le
maître sucrier verse de longues
coulées de sirop brûlant sur la neige
vierge et les invités roulent ce ruban
de sucre autour de bâtonnets pour se
faire des « suçons » (sucettes). Symbole de la fin d’un long hiver, le « temps des sucres
» donne lieu à de nombreuses fêtes, traditions et croyances.
Le sirop d’érable peut se déguster sur des pancakes, des crêpes, des gaufres, dans
les yaourts, les crèmes glacées. On
peut en faire des liqueurs, en
badigeonner certaines viandes et
jambons ou encore l’utiliser dans des
plats sucré-salé (fèves au lard). C’est
ce qui se pratique le plus souvent
aujourd’hui dans les Cabanes à
sucre, où vous mangerez et boirez
érable.
Par ailleurs, riche en polyphénols, le
sirop d’érable a d’incontestables vertus anti-oxydantes !
Avec 68 % de saccharose, son faible indice glycémique le rend utile dans la
prévention du diabète et de l’obésité.
Le Québec produit à lui seul près de 95 % de la production canadienne et environ 80
% de la production mondiale. Le sirop d’érable québécois se vend partout dans le
monde et son principal importateur est le Japon.
Source du texte : [Link]
[Link]
TEXTE 2 :
Cabane à sucre pour les nuls
Mayssam Samaha
Vous avez sans doute entendu parler des « sucres », cet étonnant rituel
printanier que les habitants du nord-est de l’Amérique observent
fidèlement? Si vous voulez en savoir plus sur la cabane à sucre et sur le
déroulement de ces rencontres festives, voici des réponses à vos questions.
Dame Nature est en grande partie responsable de la popularité des cabanes à sucre dans
notre région du globe. Oui, les érables adorent les hivers rigoureux et, pour que leur sève
commence à couler au printemps, ils ont besoin de températures froides la nuit et
d’ensoleillement le jour. C’est exactement le climat que nous avons ici au Québec. Saviez-
vous que le Canada produit près de 80 % de l’offre mondiale de sirop d’érable et que le
Québec à lui seul assure 90 % de la production canadienne? En 2016, près de 71,4 % de
la production mondiale de sirop d’érable provenait du Québec (source : Fédération des
producteurs acéricoles du Québec). Et notre sirop d’érable est sans contredit le meilleur
au monde!
Un peu d’histoire
Commençons par un bref rappel historique. Les premiers colons ont remarqué que les
Autochtones fabriquaient du sirop d’érable au printemps et que la forte teneur en
calories de cet aliment leur permettait de survivre aux longs mois d’hiver. Les colons ont
alors mis au point diverses techniques pour améliorer le mécanisme rudimentaire
d’entaillage des érables et de fabrication du sucre d’érable, la forme sous laquelle ils
conservaient la précieuse sève (le sirop est arrivé plus tard). Pour le consommer, ils
coupaient le sucre en tranches qu’ils râpaient directement dans les assiettes.
Quoi manger à la cabane à sucre?
Des produits de l’érable, naturellement! En fait, tous les aliments baignent dans le sirop
d’érable! Un repas de cabane à sucre n’est pas une mince affaire et vous devez vous
mettre en appétit en vue d’un copieux et délicieux repas à saveur d’érable qui ne laisse
personne sur sa faim. Un petit conseil : mangez lentement si vous voulez tenir le coup
jusqu’à la fin du repas. C’est un marathon et non un sprint, il faut donc y aller doucement
pour goûter à chaque plat et ne pas abuser du pain.
À la cabane à sucre, le repas commence invariablement par une généreuse portion de
soupe aux pois au jarret de porc. Suivent une myriade de savoureux mets traditionnels
comme le jambon au four, l’omelette ou les œufs brouillés, les saucisses, la tourtière (le
fameux pâté à la viande), les fèves au lard, les cretons (une sorte de pâté de porc) et les
« oreilles de crisse », de la couenne de porc frite. Miam! Tous ces plats sont apprêtés à
l’érable. Vous devez absolument verser du sirop sur tout, même sur votre tranche de
pain beurrée.
Et que dire des desserts : tartes au sucre, beignets et crêpes à l’érable et bien d’autres
sucreries qui feront la vie dure à vos dents! Et que dire de la tire d’érable ! À la fin du
repas, on verse du sirop bouillant sur de la neige compactée en formant de petites
bandes dorées. L’idée, c’est de laisser le sirop durcir sur la neige, puis de rouler la tire
sur des bâtonnets de bois et de la déguster comme une sucette. Petits et grands de tous
âges adorent ce rituel et il serait impensable d’aller à la cabane à sucre sans déguster de
la tire d’érable.
Quoi faire à la cabane à sucre?
À part manger, que fait-on à la cabane à sucre, vous demandez-vous? Et bien, les
activités varient d’un endroit à l’autre. Au Québec, la plupart des cabanes sont des
entreprises familiales de taille petite ou moyenne, mais il existe aussi des salles
commerciales immenses. Certaines cabanes traditionnelles proposent des promenades
en carrioles tirées par des chevaux ou des tracteurs dans l’érablière, des randonnées
pédestres, des excursions en forêt, de la musique et des danses traditionnelles, une visite
aux animaux de la ferme, des balades en raquettes et une démonstration sur la
fabrication du sirop d’érable. Vous avez le choix entre un éventail de grandes salles à
manger, des salles plus intimes et de petites cabanes. Tout dépend de l’expérience que
vous souhaitez vivre et de la taille de votre groupe.
Quelle cabane à sucre choisir?
Les cabanes à sucre sont tellement nombreuses et si différentes les unes des autres qu’il
est parfois difficile de trouver celle qui répond le mieux à nos attentes. Naturellement, la
plupart des cabanes sont situées dans des érablières hors de la ville. Nos préférences
vont de la traditionnelle Sucrerie de la Montagne à la plus contemporaine Érablière
Shefford ou encore à la crème de toutes, Au pied de cochon, qui affiche
malheureusement souvent complet. Si vous ne pouvez pas sortir de la ville au
printemps, les nombreuses cabanes à sucre urbaines qui ont proliféré ces dernières
années sauront satisfaire votre envie de sucre d’érable au sortir du long hiver. Quel que
soit votre choix, assurez-vous de réserver à l’avance. Cette expérience gastronomique et
gargantuesque est très populaire et ne dure que quelques semaines par année, de la fin
février à avril. Les cabanes se remplissent très vite.
Source du texte : [Link]
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