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Chimie Environnementale pour L1

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NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.

T NGOKPA François

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE


INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE BUNIA
I.S.P-BUNIA B.P. 340 BUNIA
ispbunia2006@[Link]

SECTION : SCIENCES EXACTES


DEPARTEMENT : BIOLOGIE CHIMIE
CONTRAT PEDAGOGIQUE

I. INTITULE DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT : CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT

II. PRESENTATION DE L’ANIMATEUR DE CMI

C.T. François Xavier NGOKPA LORI, Licencié Agrégé en chimie.

III. OBJECTIF(S) DE COURS :

III.1. OBJECTIF GENERAL

Ce cours permet aux étudiants d’acquérir des connaissances scientifiques sur


des problèmes environnementaux dans la société.
III.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de cet enseignement, l’étudiant de L1 (A.S) en chimie physique qui
aura suivi régulièrement les activités d’enseignements/apprentissages
organisées, sera capable de (d’):

1. Restituer les usages de l’ozone ;


2. Expliquer comment l’ozone se forme dans la stratosphère ;
3. Expliquer comment la couche d’ozone s’appauvrit ou se dégrade ;
4. Donner les étapes et les causes de la destruction de la couche d’ozone ;
5. Expliquer le phénomène naturel d’effet de serre ;
6. Restituer les effets et les conséquences de réchauffement climatique ;
7. Expliquer comment une pluie devient acide ;
8. Donner la composition, les causes et les conséquences de la pluie acide ;
9. Restituer les grands réservoirs d’eau sur terre et expliquer les échanges
qui se font entre ces réservoirs ;
10. Restituer les différentes formes de carbone et ses réservoirs
naturels ;
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

11. Expliquer comment se font les échanges entre les réservoirs


naturels de carbone ;
12. Restituer les différents réservoirs d’azote et expliquer comment le
cycle d’azote est perturbé ;
13. Expliquez comment le cycle de soufre est perturbé ;
14. Donner l’origine des principales substances qui contaminent l’air ;
15. Restituer les normes de qualité de l’air ;
16. Donner les origines des polluants de l’eau ;
17. Restituer les facteurs dont dépend la qualité de l’eau ;
18. Restituer les qualités d’un bon sol ;
19. Distinguer les origines des polluants et les différentes sources de
pollution ;
20. Expliquer comment on dose les métaux lourds ayant contaminé
l’homme et de donner l’origine des métaux lourds dans l’air ;
21. Restituer quelques polluants organiques persistants et les
principaux polluants gazeux réglementés ;
22. Expliquer comment se font les contrôles des pollutions de l’air, de
l’eau et du sol ;
23. Expliquer comment on traite les déchets ménagers et industriels ;
24. Expliquer comment on valorise les ordures ménagères et
25. Restituer les techniques de la prévention des déchets.

IV. DESCRIPTIF DE L’ENSEIGNEMENT

Concepts et définitions (environnement, couche d’ozone, effet de serre,


réchauffement climatique, etc.) ; cycles biogéochimiques (eau, carbone,
azote, soufre); chimie et qualité de l’air, de l’eau et des sols; sources de
polluants (métaux lourds, polluants organiques, gaz, etc.); Contrôle de
la pollution; Impacts des déchets ménagers et industriels sur
l’environnement; Réutilisation des déchets ménagers et industriels
(valorisation agricole, production de l’électricité, du froid et du gaz).

V. MATERIELS DE L’ENSEIGNEMENT

Le syllabus
L’ordinateur
Smartphone à système androïde

VI. MODALITES D’EVALUATION

Contrôles continus (recherches documentaires, exposés individuels


suivis des débats, interrogations écrites) et examen final à l’écrit.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

VII. APPROCHES PEDAGOGIQUES

Cours magistraux interactifs, utilisation pédagogique des NTIC,


exposés individuels des étudiants suivis des débats.

VIII. PREALABLES
- Chimie inorganique
- Chimie organique

IX. MOTS-CLES

Environnement, ozone, effet de serre, réchauffement climatique,


pluies acides, cycles biogéographiques, air, eau, sol, polluant,
déchets ménagers, déchets industriels.

X. PROGRAMMATION DES CONTENUS DETAILLES

CHAPITRE 1 : Concepts et définitions


I.1. Environnement
I.2. Couche d’ozone
I.3. Effet de serre
I.4. Réchauffement climatique
I.5. Pluies acides
CHAPITRE 2 : Cycles biogéochimiques
2.1. Notion de cycle et de modèle
2.2. Cycle biogéochimique de l’eau
2.3. Cycle biogéochimique de carbone
2.4. Cycle biogéochimique de l’azote
2.5. Cycle biogéochimique de soufre
CHAPITRE 3 : Chimie et qualité de l’air, de l’eau et des sols
3.1. Chimie et qualité de l’air
3.2. Chimie et qualité de l’eau
3.3. Chimie et qualité des sols
CHAPITRE 4 : Sources de polluants
4.1. Polluants : leurs origines
4.2. Types de polluants
4.3. Les métaux lourds
4.4. Les polluants organiques
4.5. Les gaz
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

CHAPITRE 5 : Contrôle de la pollution


5.1. Polluants surveillés
5.2. Contrôle de la pollution de l’air
5.3. Contrôle de la pollution de l’eau
5.4. Contrôle de la pollution du sol
CHAPITRE 6 : Impacts des déchets ménagers et industriels sur
l’environnement
6.1. Déchets ménagers
6.2. Déchets industriels
6.3. Les problèmes posés par les déchets (ménagers-industriels) et
leurs
impacts
CHAPITRE 7 : Réutilisation des déchets ménagers et industriels
7.1. Valorisation agricole
7.2. Production de l’électricité,
7.3. Production du froid et du gaz
7.4. Elimination directe

XI. REFERENCES

Beaujard, P. et al. (2000). Sciences de la vie et de la terre 2de. Paris :


Hatier, pp 7-82.

Botta, A. & Bellon, L. (2004). Pollution chimique de l’eau et santé


humaine. W.W.W. 194. 214. 98. 212/tethys /pdf/professeur [Link].
(20/01/2022)

Cariou F. et al. (2006). Sciences de la vie et de la terre 2de. Paris : édition


Belin, pp 33-84.

Jambon A. & Thomas A. (2009). Géochimie, géodynamique et cycles.


Paris : Dunod, pp 185-207 et 345-369.

Lemee, G. (1978). Précis d’écologie végétale. Paris : Masson, pp 1-72.

Ramede, F. (1982). Elément d’écologie, écologie appliquée. Paris : Mc


Graw-Hill, pp 45-317.

Richert P. (1995). La surveillance de la qualité de l’air. République


Française. [Link] (20/11/2023) ;
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Rodier J. (1984). L’analyse de l’eau. Eaux naturelles, eaux résiduaires,


eaux de mer. Paris : Bordas, pp 1141-1152.
S.a (2023). Système de surveillance de la qualité de l’air. Certi Qai :
partenaire officiel d’airthings. [Link].
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

CHAPITRE 1 : CONCEPTS ET DÉFINITIONS

I.1. Environnement

L’environnement peut être défini comme un ensemble des conditions


naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques)
susceptibles d'agir sur les organismes vivants et les activités humaines.

C’est aussi un ensemble des facteurs géologiques, pédologiques et


climatiques.

Et d’une façon simple, on définit l’environnement comme étant un ensemble


des éléments naturels et artificiels où se déroule la vie.

La science de l’environnement ou science environnementale constitue


un vaste domaine englobant de nombreuses disciplines aussi variées que la
mécanique des sols, la géologie, la pédologie, la géographie, la climatologie,
l’écologie, la chimie, la physique, la biochimie, les S.V.T., etc.

La chimie de l’environnement constitue une jeune discipline au sein de la


chimie, qui nécessite une délimitation par rapport à d’autres disciplines
scientifiques. Sous la dénomination chimie de l’environnement (en anglais
environnemal chemistry) nous voulons désigner ce domaine de la chimie
qui traite des aspects chimiques des processus intervenant dans
l’environnement.

Quelle est l’importance de la chimie dans l’environnement ?

Il convient d’insister sur le fait que la chimie n’a pas que des effets négatifs sur
l’environnement, mais qu’elle permet également d’en améliorer la qualité et de
contribuer à mieux connaitre par des outils adéquats des processus physico-
chimique se produisant dans l’environnement.

La chimie permet de répondre à plusieurs des grands défis de la transition


écologique : elle permet de concevoir un habitat et des moyens de transport
durables et de développer l’utilisation de ressources renouvelables.

La chimie s’inscrit dans une démarche de développement durable : prévenir la


pollution, concevoir des produits chimiques moins toxiques, réduire l’utilisation
de solvants organiques et d’auxiliaires de synthèse. La chimie a un rôle très
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

important dans de nombreux domaines comme les transports, l’hygiène et la


santé, l’environnement, l’alimentation, etc.
Le lien entre chimie et environnement est plus que jamais essentiel.
I.2. Couche d’ozone

L’ozone est un gaz triatomique composé d’une molécule d’oxygène et d’un


atome d’oxygène libéré par le rayonnement solaire.

L’oxygène se présente sous trois formes différentes dans l’atmosphère :


atomes d’oxygène (O), molécules d’oxygène (O 2) - c’est l’oxygène que
l’on respire -, et ozone (O3). L’ozone est un gaz incolore caractérisé par une
très forte odeur.

Atome d'oxygène (O)

Molécule d'oxygène (O2)

Molécule d'ozone (O3)

Relation entre les atomes d’oxygène, les molécules d’oxygène et les molécules
d’ozone
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

La couche d’ozone est située dans la stratosphère (90%) à plus ou moins


40 Kms d’altitude : ozone bénéfique.
Les 10% restants se situent dans la troposphère à plus ou moins 13 Kms :
ozone néfaste qualifié de polluant « secondaire » car il résulte de
réactions photochimiques faisant intervenir des polluants dits
« primaire » (les oxydes d’azote en particulier).

L’ozone est présent en quantité minime dans l’atmosphère, mais il joue un rôle
essentiel à la vie sur terre en filtrant le rayonnement ultraviolet solaire, l’ozone
est un gaz mineur au rôle majeur dont voici quelques usages :

 L’ozone est un oxydant et un désinfectant puissants. Son potentiel


d’oxydation (ou potentiel redox) de 2,07 est très largement supérieur à
celui du chlore qui est de 1,35. Cela revient à dire que l’ozone oxydera
des éléments qui ne l’auraient pas été par le chlore d’où c’est un
protecteur indispensable à la vie dans la stratosphère puisqu’il
absorbe les rayons UV nocifs ;
 L’ozone est utilisé comme antiseptique et bactéricide dans le
traitement des plaies ;
 Pour la désinfection de l’eau potable, l’ozone présente des avantages
par rapport au chlore : il ne reste pas présent dans l’eau et n’altère donc
pas son goût, et ne provoque pas l’apparition de composés
organochlorés, qui peuvent été cancérogènes ;
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 L’ozone est utilisé dans des procédés de traitement des eaux usées,
en particulier pour rendre digestible par des bactéries la DCO dite
« dure », pour le traitement de la couleur, et pour la désinfection de l’eau
en sortie de stations d’épuration (traitement dit tertiaire) ;
 Les propriétés oxydantes et désinfectantes de l’ozone sont encore
mises à profit dans diverses situations :
 En blanchisserie, pour le lavage de linge blanc dans les
installations commerciales ou hospitalières.
 Dans l’industrie agro-alimentaire, pour la désinfection des
chambres froides ou des produits alimentaires comme des
légumes, des fruits, de la viande ou du poisson par bain d’eau
ozonée. L’utilisation d’eau ozonée permet de ne modifier ni le goût
ni l’aspect des aliments.
 Dans l’agriculture pour l’éradication des insectes (Sitophilus
sp., Tribolium sp. …) au niveau du stockage des grains (blé, orge
…) par ozone gazeux. Des recherches sont en cours pour la
désinfection des grains au niveau des contaminants fongiques
(Fusarium, Alternaria …).
 En micro-électronique, les wafers destinés à la fabrication de
circuits intégrés sont lavés avec de l’eau ozonée pour objectif
d’élimination de traces éventuelles de matières organiques.
 En papeterie, l’ozone est employé comme agent de
blanchiment alternatif au chlore.
 L’eau ozonée est un moyen simple à mettre en œuvre pour la
destruction de biofilms dans les conduites.

I.2.1. Formation de l’ozone stratosphérique : le cycle Chapman

L’ozone se forme dans la stratosphère à une altitude supérieure à 30 Kms


où le rayonnement UV de longueur d’onde inférieure à 240 nm dissocie
lentement le dioxygène :
O 2  h O  O

L’atome d’oxygène O réagit rapidement avec le dioxyde, en présence d’une


tierce molécule M (une molécule de O2 ou N2) pour former de l’ozone :

O  O2  M O 3  M

La molécule d’ozone formée absorbe le rayonnement UV entre 240 et 320


nm et peut se décomposer pour reformer O et O2 :

O 3  h O2  O
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

L’ozone peut aussi réagir avec l’atome d’oxygène pour redonner du


dioxygène :

O3  O O 2  O2

Le processus naturel de formation et de destruction de l'ozone stratosphérique


se résume comme suit :

Durée de vie du Bilan


Réactions
réactif enthalpique

O 2 + h → 2 O 111 kcal/mol

O2 + O + M → M +
O : 1s -25 kcal/mol
O3

O 3 + h → O + O 2 O3 : 100-1000s 39 kcal/mol

O : 100-1000s
O3 + O → 2 O 2
O3 : 100 000-1 000 -94 kcal/mol
000s

O + O + M → M +
O : 100-1000s -111 kcal/mol
O2

Épaisseur de la couche d'ozone :

L'épaisseur de la couche d'ozone est mesurée en unité Dobson (DU). 1 DU


correspondant à 2 686 100 molécules d'ozone par mètre carré.

Elle varie autour du globe en fonction de la latitude et des saisons :

 La couche est mince au niveau de l’équateur (environ 270 DU) ;


 Elle est plus épaisse au niveau des pôles (environ 300 DU) ;
 Elle est plus mince en automne et plus épaisse au printemps.

Ces variations ont pour causes les courants atmosphériques et l'énergie


radiative venue du soleil.

La quantité d’ozone dans la stratosphère résulte donc d’un équilibre entre


la formation et la destruction naturelles.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

I.2.2. Destruction de la couche d’ozone

La destruction peut être accentuée par d’autres réactions chimiques avec,


par exemple, le chlore provenant des CFC (chlorofluorocarbures).

CClF 3 CF3 .  Cl .
Cl .  O3 ClO .  O2
ClO .  O . Cl .  O2
1 o . Appauvrissement
Il existe deux types d’appauvrissement de la couche d’ozone :

 Le premier est global, et désigne un appauvrissement lent et régulier


de l’ozone stratosphérique : il est de l’ordre de 4 % par décennie, et se
produit constamment depuis les années 1970.
 Le second est une perte très importante de l’ozone au niveau des
pôles ; ce phénomène est saisonnier et est appelé « trou d’ozone ».

Dans les deux cas, l’appauvrissement est essentiellement dû à la


destruction catalytique de l’ozone par des halogènes (chlore atomique et
brome). Ces halogènes proviennent surtout de la dissociation
des chlorofluorocarbures (CFC), appelés aussi fréons, par le
rayonnement solaire.

2 o . Dégradation

La destruction (ou dégradation) de la couche d'ozone est un


amincissement voire une disparition de cette couche qui résulte d'un
déséquilibre entre la production et la destruction de l’ozone dans
la stratosphère.

Fig. 1 : Image du plus grand trou dans la


couche d'ozone jamais enregistré
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

(Septembre 2006).

3 o . Étapes de la destruction de la couche d'ozone


Les principales phases de la destruction de la couche d'ozone sont :
1. Émission des CFC et autres composés halogènes par les activités
humaines et les processus naturels à la surface de la terre ;
2. Accumulation de ces composés chimiques dans l’atmosphère inférieure
(troposphère) car ils sont très stables et non réactifs ;
3. Transport de ces composés chimiques vers la stratosphère par la
circulation atmosphérique ;
4. Conversion de ces composés en composés réactifs dans la stratosphère
par des réactions chimiques impliquant les rayons ultraviolets, ces
composés réactifs étant responsables de la destruction de l'ozone
stratosphérique ;
5. Élimination de ces composés par l'humidité dans les nuages et la pluie au
niveau de la troposphère.

4 o . Causes de la destruction de la couche d'ozone

a. Causes naturelles

Trois grands processus naturels peuvent affecter la couche d'ozone (en


pouvant parfois combiner leurs effets) :

 Les taches solaires contribuent à 1 à 2 % de la dégradation de la


couche d'ozone mondiale, temporairement ;

(Une tache solaire est une région sur la surface du soleil qui est marquée
par une température inférieure à son environnement et à une intense
activité magnétique. Les taches solaires sont plus sombres et plus froides
que la surface du soleil et diminuent donc l’intensité du rayonnement
solaire).

 Vents stratosphériques : En agissant sur les vortex polaires


(tourbillons) notamment ; ils contribuent pour 1 à 2 % de la dégradation
de la couche d'ozone mondiale, et toujours temporairement ;
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 Grandes éruptions volcaniques explosives : Ces évènements


géologiques injectent dans la stratosphère d'énormes masses
d'aérosols incluant des halogènes, qui se dispersent dans le monde via la
circulation atmosphérique à grande échelle.

b. Causes anthropiques

 L'équilibre naturel entre la production et la destruction d'ozone est


perturbé par la libération excessive dans l'atmosphère de produits
de synthèse provenant des activités humaines tels que :
 les chlorofluorocarbures (CFC) ;
 les halons (Dérivé fluoré, chloré ou bromé des hydrocarbures, utilisé
comme liquide extincteur et frigorifique) ;
 les hydro-chlorofluorocarbures CFCH ;
 le bromure de méthyle ;
 le tétrachlorure de carbone , etc.

Ces substances sont dites substances appauvrissant la couche


d'ozone (SAO).
Ces SAO stagnent longtemps dans l'atmosphère : chimiquement stables, elles
y sont transportées vers la stratosphère, où leur dégradation intervient pour
90 % environ dans l'appauvrissement total de la couche d'ozone. A titre
illustratif, voici deux cas :
 Dans les années 2010 on a montré que certains composés halogénés,
à très courte durée de vie mais émis en grande quantité par les
pays industrialisés, ont aussi un effet de destruction de la couche
d'ozone. Il s'agit notamment :
 du chloroforme CHCl3 ;
 du dichlorométhane CH2Cl2 ;
 du perchloroéthylène C2Cl4 et
 du 1,2−dichloroéthane C2H4Cl2.
Ces composés sont préoccupants car leurs concentrations dans l'atmosphère
n'ont pas cessé d'augmenter depuis leur invention jusqu'en 2017 .
 Le dérèglement climatique pourrait aussi accroître les émissions
naturelles de gaz destructeurs d'ozone (notamment CH 3Cl et CH3Br), de
même que le taux atmosphérique de certains gaz à effet de serre
(N2O et CH4).
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

I.3. Effet de serre

L’effet de serre est un phénomène naturel de la basse atmosphère


(troposphère), qui contribue à la rétention d’une partie de la chaleur solaire à
la surface de la terre par le biais du pouvoir absorbant de certains gaz ; gaz à
effet de serre :

Le dioxyde de carbone (CO2) ;


Le méthane (CH4) ;
Le protoxyde d’azote ou oxyde nitreux (N2O) ;
Les hydrofluorocarbures ou carbure d'hydrogène fluoré (HFC) ;
L’hexafluorure de soufre (SF6) ;
Les per fluorocarbures (PFC).

Parmi les six gaz à effet de serre mentionnés, le dioxyde de carbone


constitue le principal GES émis par les activités humaines. C’est
pourquoi le volume de GES présent dans l’air est souvent exprimé en
équivalent de tonnes de CO2, ce qui constitue une unité de référence pour les
autres gaz.

 Du rayonnement solaire total émis en direction de la terre, 30% environ


sous forme de courtes longueurs d’ondes sont faiblement réfléchis par
l’atmosphère.
 Le réchauffement de la surface de la terre est alors assuré par les 70%
qui y parviennent.
 En réponse à cette absorption de chaleur, la surface de la terre émet un
rayonnement de grandes longueurs d’ondes (infrarouge) en direction de
l’espace.
 Ce rayonnement infrarouge est cependant partiellement absorbé par les
GES, qui renvoient une partie de ce rayonnement vers la terre.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Fig .2 : Effet de serre


Aspect positif de l’effet de serre :

Hormis le fait que les GES contribuent négativement au réchauffement


climatique, ils permettent grâce à leur pouvoir absorbant de retenir la chaleur
solaire à la surface de la terre sans laquelle la température moyenne sur la
terre serait de  18oC; alors qu’elle est de  15oC aujourd’hui. C’est un
phénomène indispensable à la vie.

Les gigantesques émissions des GES, émanant des activités humaines,


provoquent une modification climatique majeure.

I.4. Réchauffement climatique

I.4.1. Introduction

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement


planétaire ou réchauffement global, est un phénomène d’augmentation de
la température des océans et de l’atmosphère terrestre, mesuré à l’échelle
mondiale sur plusieurs décennies, et qui traduit une augmentation de la
quantité de chaleur de la surface terrestre.

Dans son acceptation commune, ce terme est appliqué à une tendance


au réchauffement global depuis le début du XX ème siècle.

Les phénomènes de l’industrialisation et de l’explosion démographique


qui ont cours depuis les 200 dernières années se sont accompagnés d’un
accroissement majeur de l’utilisation de combustibles fossiles – charbon,
pétrole ou gaz naturel – et a entrainé un accroissement tout aussi considérable
de l’émission supplémentaire de GES. Cela a eu pour effet l’amplification de
l’effet de serre, ce qui serait à l’origine du réchauffement de la
surface et des basses couches de l’atmosphère terrestre.

En effet, selon l’Organisation météorologique mondiale, neuf des dix


années les plus chaudes à l’échelle mondiale depuis 1860 sont postérieures à
1990.
I.4.2. Évolution des températures
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Les mesures terrestres de température réalisées au cours du XX ème siècle


montrent une élévation de la température moyenne. Ce réchauffement se
serait déroulé en deux phases, la première de 1910 à 1945, la seconde de
1976 à ce jour.

Ces deux phases sont séparées par une période de léger refroidissement.
Ce réchauffement planétaire semble de plus corrélé avec une forte
augmentation dans l’atmosphère de la concentration de plusieurs GES, dont le
dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote ou oxyde
nitreux (N2O), hydrofluorocarbures, hexafluorure de soufre et per
fluorocarbures.

Les 10 années les plus chaudes entre 1880 et 2014 d’après les mesures
des stations météorologiques au sol et à la surface des océans (écarts par
rapport à la moyenne 1951 - 1980), se présentent comme suit :

TABLEAU I : Les 10 années les plus chaudes entre 1880 et 2014 d’après les
mesures des stations météorologiques au sol et à la surface des océans

STATION SOL  OCEANS STATIONS AU SOL SEULES

No ANNEES ECARTS/ ANNEES ECARTS/MOYENNE


MOYENNE
1 2014  O, 68 o C 2010  O, 92 o
C
2 2010  O, 66 o C 2014  O, 86 o
C
3 2005  O, 65 o C 2005  O, 86 o
C
4 2007  O, 62 o C 2007  O, 85 o
C
5 1998  O, 61 o C 2013  O, 82 o
C
6 2013  O, 60 o C 1998  O, 82 o
C
7 2002  O, 60 o C 2009  O, 79 o
C
8 2006  O, 59 o C 2011  O, 78 o
C
9 2003  O, 59 o C 2002  O, 77 o
C
10 2012  O, 57 o C 2003  O, 77 o
C

Selon le Goadard Institute for Space Studies (GISS) de la N.A.S.A.


(National Aeronautics and Space Administration « administration nationale
pour la navigation aérienne et l'espace », Organisme américain consacré aux
recherches spatiales et aéronautiques), l’année 2014 a été la plus chaude
depuis 1880 d’après les analyses convergentes des scientifiques de la N.A.S.A.
et de la N.O.A.A. (National Oceanic and Atmospheric Administration) ; les dix
années les plus chaudes enregistrées sont toutes, sauf 1998, postérieures à
2000.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Depuis 1880, la température moyenne à la surface de la terre s’est


réchauffée de 0,8 oC. La précédente année record était 2010 , malgré un net
refroidissement de certaines zones de l’hémisphère nord, et malgré les effets
d’une faible activité solaire.

Le réchauffement s’est globalement poursuivi sans discontinuer de 1980


à 2010, sur 30 ans, intervalle de temps généralement considéré par les
météorologues comme suffisant à titre de tendance sur le court terme.

1.4.3. Changement climatique

Les variations de climat sont corrélées avec celles de l’insolation


(Rayonnement solaire, en tant que producteur d'énergie), des cycles solaires et des
concentrations dans l’atmosphère des GES comme le dioxyde de carbone
et des aérosols.

Le climat global de la terre connait des modifications plus ou moins


cycliques de réchauffements alternant avec des refroidissements qui diffèrent
par leur durée (de quelques milliers à plusieurs millions d’années) et par leur
amplitude.
1.4.4. Effets de réchauffement et changement climatique sur les
pratiques agricoles

Le climat, et en particulier les températures, ont un effet sur la date des


récoltes agricoles. Une anticipation des dates clefs du développement végétal
(bourgeonnement, floraison, récolte) a été observée pour l’ensemble des
cultures sous les climats tempérés et méditerranéens.

Ainsi, pour le blé, la sortie des épis a lieu 8 à 10 jours tôt qu’il y a 20 ans.
Dans de nombreux cas, les dates de vendages (Le fait de cueillir et de rassembler les
raisins mûrs pour la fabrication du vin) sont régulièrement avancées, comme en
Bourgogne (une province de la France).
1.4.5. Effets de réchauffement et changement climatique sur la
faune et la Flore

[Link]. Changement d’aires de répartition

En mer, de nombreuses espèces de poissons remontent vers les pôles.


Sur terre, on observe aussi une modification de l’aire de répartition de
différentes espèces animales et végétales. Cette modification est complexe et
hétérogène.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Dans certains cas, les espèces et écosystèmes reculent face à la


désertification ou à la salinisation (Augmentation de la teneur en sel d'une eau, d'un sol).

Par exemple en Californie, pour 64 espèces végétales dont l’aire de


répartition a été suivie depuis 1930 à 2010, la zone d’optimum climatique de
ces plantes a diminué de 80 mètres d’altitude en moyenne.

Un suivi fait dans 13 états Européens montre que les plantes de


montagne « grimpent » en altitude, mais sont alors confrontées à une
concurrence accrue.

Certains forestiers pensaient que le réchauffement climatique doperait la


croissance des arbres d’Alaska mais en réalité elle diminue, sans doute à cause
du stress des sècheresses estivales (d'été). Le réchauffement climatique est
souvent proposé comme expliquant des modifications écologiques globales.

Doper : Augmenter la puissance, la qualité, le rendement de (qqch.)


Alaska : région du nord – ouest de l’Amérique septentrionale ; cédée en 1867
par la Russie aux états – unis.
Paradoxalement, localement, à la suite des courants froids résultant de la
fonte accélérée de la calotte glacière, des refroidissements hivernaux peuvent
aussi affecter la faune. Ainsi au début de février 2011, 1.600 tortues vertes
(espèce en danger) engourdies par une eau inhabituellement froide se sont
échouées sur et autour de South Padre Island (Texas). Elles sont alors plus
vulnérables aux collisions avec les bateaux, à leurs prédateurs et aux
échouages (Arrêt accidentel d'un navire par contact avec le fond) : sur les 860 premières
tortues récupérées par les bénévoles, 750 ont survécu et ont pu être ensuite
libérées. En janvier 2010, plus de 4.600 tortues s’étaient échouées en Floride.

Ceci vaut aussi pour la faune terrestre. Par exemple, l’aire de répartition
de la chenille processionnaire (Qui va en procession, à la file) du pin est en phase
d’expansion et a atteint Orléans (d'origine anglaise) en 1992 et Fontainebleau (ville
au sud de Paris) en 2005. La colonisation de l’espèce pourrait atteindre Paris en
2025. Selon l’INRA, cette expansion est emblématique de la propagation des
bio - agresseurs des espèces forestières grâce au réchauffement climatique.

[Link]. Changements physiologiques des organismes

Chez des nombreuses espèces, le réchauffement de l’aire de répartition


peut conduire à une diminution de la taille de l’organisme (« le nanisme
adaptatif »).
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Selon les paléontologues Philip Gingerich et ses collègues, si la tendance


au réchauffement devrait se poursuivre sur le long terme, une diminution de
taille, voire un véritable nanisme de certains animaux sauvages (mammifères
tels que primates, chevaux et cervidés notamment) pourraient réapparaitre en
adaptation aux climats chauds.

Exemple : la taille des ancêtres de nos chevaux (Hyracotherium qui avait


la taille d’un chien), avait respectivement diminué de 30 % et 19 % lors de
PETM puis de l’ETM 2.

PETM : maximum thermique du passage Paléocène – Eocène et


ETM 2 : Eocene thermal maximum 2.

Ce phénomène concerne aussi la faune du sol et ceux vivant dans l’eau


où l’augmentation de la température entraine une chute du taux d’oxygène,
une augmentation du CO2 et une acidification (qui modifie la biodisponibilité du
fer pour le phytoplancton marin, et augmente partout celle de nombreux
métaux toxiques).

La sécheresse ou l’augmentation du métabolisme des ectothermes


(animaux dont la chaleur corporelle provient du milieu extérieur) semble
défavoriser les grands individus par rapport aux petits.

1.4.6. Conséquences brusques ou irréversibles de réchauffement


anthropique

Le réchauffement anthropique est le fait des émissions de gaz à effet


de serre engendrées par les activités humaines. Le réchauffement anthropique
de la planète pourrait entrainer certains effets qui sont brusques ou
irréversibles, selon le rythme et l’ampleur des changements climatiques.

 On prévoit une augmentation du niveau de la mer de quelques dizaines


de centimètres d’ici 2100, mais au cours des siècles et des millénaires
suivants, la fonte partielle des calottes polaires pourrait relever de
plusieurs mètres le niveau marin, en inondant les zones côtières basses,
certains îles basses et les deltas.
 Environ 20 à 30 % des espèces évaluées à ce jour sont susceptibles
d’être exposées à un risque accru d’extinction si l’augmentation du
réchauffement mondial moyen dépasse 1,5 à 2,5oC.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 Avec une augmentation de la température mondiale moyenne supérieure


d’environ 3,5 oC, les projections des modèles indiquent des extinctions de
40 % à 70 % des espèces évaluées dans le monde entier.
 Le réchauffement pourrait induire un effet rebond irréversible à l’échelle
humaine de temps s’il amorce des incendies de forêts et un dégazage
important de méthane des pergélisols (Sol gelé en permanence, absolument
imperméable) et fonds marins. La quantité de méthane actuellement
dégagée par le pergélisol en train de fondre est de l’ordre de 14 à 35
millions de tonnes par an. On estime que cette quantité s’élèvera de 100
à 200 millions de tonnes par an d’ici 2100, menant à elle seule à une
élévation de température de l’ordre de 0,3 oC. Au cours des prochains
siècles, 50 milliards de tonnes de méthane pourrait être dégagés par les
lacs thermostatiques (Qui permet d'obtenir une température constante)
sibériens.
 L’eau plus chaude et plus acide, et des pluies hivernales plus intenses,
ainsi que des chocs thermiques et mouvements de nappe accrus
pourraient avoir des effets sur le sol et le sous – sol : des effondrements
de cavités souterraines (carrières, anciens abris souterrains, de sapes de
guerre (abri creusé dans le sol) ou de marnières (Carrière de marne : Mélange
naturel d'argile et de calcaire ou glaise), etc.

1.4.7. Conséquences du réchauffement climatique sur l’homme et


la
Biosphère

Au-delà des conséquences directes, physiques et climatiques, du


réchauffement planétaire, celui-ci influera sur les écosystèmes, en
particulier en modifiant la biodiversité.

Les scientifiques commencent à proposer des projections jugées


relativement fiables du devenir de la biodiversité sur la base de 5 facteurs
déterminants :

 La dégradation et la destruction des habitats ;


 Le changement climatique ;
 La disponibilité des éléments nutritifs ;
 La surexploitation des ressources biologiques et
 Les espèces invasives (invasion : occupation générale d’un endroit,
diffusion soudaine).

Quelques conséquences observées :


NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 Bouleversements climatiques : inondations, incendies de forêts,


sècheresses, insectes, acidification des océans.
 Changements mondiaux : changements d’affectation des sols
(déforestation, barrages, . . .), pollution, surexploitation des
ressources.

Le déséquilibre naturel qui s’en suivra pourrait entrainer la


disparition de plusieurs espèces animales et végétales et
certains systèmes naturels seront plus affectés que d’autres par
le réchauffement planétaire.

Les systèmes les plus sensibles seraient : les glaciers, les récifs
coralliens, les mangroves, les forêts boréales et tropicales, les
écosystèmes polaires, les alpins et les prairies humides.

Les mangroves : Association végétale halophile caractéristique des


régions littorales de la zone tropicale, où croissent en pleine vase des
forêts impénétrables de palétuviers.
Halophile : Qui croît dans les terrains imprégnés de sel marin.
Palétuvier : Grand arbre des régions tropicales à racines aériennes,
souvent fixées dans les boues et limons d'une baie.
Alpins : qui vivent normalement en haute montagne (plus de 1 200 à
1 500 mètres).

1.4. 8. Conséquences négatives du réchauffement climatique


pour
l’humanité

Les conséquences négatives majeures pour l’humanité au XXI ème sont :

 Une baisse des rendements agricoles potentiels dans la plupart des


zones tropicales et subtropicales.
 Une diminution en ressources en eau dans la plupart des régions sèches
tropicales et subtropicales.
 Une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes comme
les pluies torrentielles, des tempêtes et les sècheresses, ainsi qu’une
augmentation de l’impact de ces phénomènes sur l’agriculture.
 Une augmentation des feux de forêt durant des étés plus chauds.
 L’extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le
paludisme.
 Des risques d’inondation accrus, à la fois à cause de l’élévation du niveau
de la mer et de modification du climat.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 Une plus forte consommation d’énergie à des fins de climatisation.


 Une baisse des rendements agricoles potentiels aux latitudes moyennes
et élevées (dans l’hypothèse d’un réchauffement fort).

1.4. 9. Conséquences positives du réchauffement climatique pour


l’humanité

Elles sont aussi associées au réchauffement prévu au XXI ème siècle :


 Une plus faible mortalité hivernale aux moyennes et hautes latitudes.
 Une augmentation éventuelle des ressources en eau dans certaines
régions sèches tropicales et subtropicales.
 Une hausse des rendements agricoles potentiels dans certaines régions
aux latitudes moyennes (dans l’hypothèse d’un réchauffement faible).
 L’ouverture de nouvelles voies maritimes dans l’Arctique canadien à la
suite de la fonte des glaces dans le passage du Nord – Ouest.

1.4.10. Comment combattre le changement climatique, ce fléau


planétaire ?

Diverses solutions techniques peuvent permettre de limiter les rejets


nocifs :

- La première méthode consiste à utiliser les modes d’énergie


actuels dits « propres » ; comme les énergies solaire, éolienne
ou marémotrice.
- Une deuxième solution consiste à modifier les substances
dangereuses avant leur transformation, puis à mieux
contrôler le processus même de transformation.
Exemple : les carburants pollueurs (diesel, essence) peuvent être
remplacés par des carburants plus propres, tels que le gaz de
pétrole liquéfié (GPL ou LPG) ou le gaz naturel comprimé (GNC).

Le gaz de pétrole liquéfié est un mélange d’hydrocarbures


légers (propane ou butane), stocké à l’état liquide et issu du
raffinage du pétrole pour 40% et de traitement du gaz naturel pour
60%. Les GPL ont une densité supérieure à l’air, ce qui signifie
qu’ils sont plus lourds.

Le gaz naturel comprimé est du gaz naturel utilisé comme


carburant pour les véhicules à moteur comme les automobiles, les
autobus ou les camions. Il est stocké sous pression dans des
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

réservoirs spécifiques du véhicule, généralement à une pression


300 fois la pression atmosphérique.

- Une autre méthode consiste à retirer partiellement le polluant


formé, en recyclant par exemple les vapeurs d’essence qui
s’échappent du véhicule. Ceci peut s’effectuer en transformant
les gaz brulés en substances moins nocives par l’intermédiaire
d’un convertisseur catalytique placé en aval des tuyaux
d’échappement et constitué d’un cylindre en céramique revêtu de
métaux tels que le platine, le palladium.

1.4.11. Conclusion

Le phénomène d’augmentation de la température moyenne des océans et de


l’atmosphère terrestre, traduit une augmentation de la quantité de chaleur de
la surface.

Le climat global de la terre connait des modifications plus ou moins cycliques


de réchauffement alternant avec des refroidissements et cela entraine des
conséquences brusques ou irréversibles et négatives pour l’humanité
nonobstant les quelques conséquences positives pour celle – ci.

Les polluants chimiques et les déchets empoisonnent peu à peu l’atmosphère


de toute la planète et on trouve par exemple aujourd’hui dans la nature des
traces des substances de synthèse aux effets pernicieux.

L’homme est le moteur des émissions des gaz responsables de changement


climatique et c’est aussi lui qui doit envisager des solutions.

1.5. Pluies acides

1.5.1. Considérations générales

Les pluies acides se produisent lorsque les précipitations contenant des


particules acides tombent sur la surface de la terre. Les précipitations
tombent sous forme de pluie, de neige, de giboulée ou de grêle. Elles récoltent
les particules d’acide et les gaz pour devenir acides à leur tour. On distingue
les retombées humides (pluie, neige, brouillard, smog …) des retombées
sèches (particules en suspension, gaz).
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Giboulée : Pluie soudaine, quelquefois accompagnée de vent, de grêle ou même de


neige, et bientôt suivie d'une éclaircie ( Brève interruption du temps pluvieux, coïncidant avec
cette apparition).

Cette expression a été utilisée pour la première fois par Robert Angus Smith
en 1872 (un grand chimiste écossais connu pour ses recherches sur la pollution
atmosphérique).

1.5.2. Comment une pluie devient acide ? (4 composés sont à la base)

Le dioxyde de soufre provient de la combustion des carburants fossiles, qui


contiennent du soufre. En outre, le dioxyde de carbone contenu dans l’air à
cause de la pollution acidifie un peu l’eau des nuages. Les gaz volcaniques et
les aérosols sont aussi acides et donc peuvent causer des pluies acides.

1.5.3. Composition :

Cette acidification est due à la présence dans l’atmosphère de gaz susceptibles


de se dissoudre dans l’eau en formant des espèces acides. Il s’agit
essentiellement des oxydes de soufre (SO2 et SO3) et d’azote (NO et
NO2). Ces polluants réagissent dans l’atmosphère avec le dioxygène et de
l’eau pour former respectivement l’acide sulfureux H2SO3 et H2SO4 et de l’acide
nitrique HNO3. D’autres acides peuvent intervenir dans une moindre mesure :
acide chlorhydrique, acide fluorhydrique, ammonium, acide formique, acide
acétique, …
Les pluies acides sont donc la conséquence directe des émissions des gaz
sulfureux et de dioxyde d’azote dans l’atmosphère lors de la combustion des
fossiles.

D’où proviennent les oxydes de soufre et les oxydes d’azote ?

Les oxydes de soufre sont produits naturellement lors des éruptions


volcaniques, et artificiellement par l’industrie chimique ou lors de la
combustion du pétrole et du charbon. Les oxydes d’azote proviennent les plus
souvent des centrales thermiques (qui fonctionnent au charbon ou au gaz) et
de la combustion du carburant des véhicules.

Au contact de la vapeur d’eau, ces gaz sous l’action des rayons ultraviolets
forment les acides sulfurique et nitrique qui vont s’accumuler sur les feuilles. A
la tombée des pluies, les feuilles sont lessivées et les acides sont entraînés
vers le sol qui devient acide. Ainsi les eaux douces sont dégradées avec risque
de la disparition des poissons et les dépérissements des forêts érables.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

1.5.4. Causes des pluies acides

[Link]. Les causes naturelles


- L’émission des poussières, bactéries et gaz par la terre ;
- Les phénomènes comme les éruptions volcaniques rejettent des
milliers de tonnes de dioxyde de soufre ;
- Les nuages de cendres peuvent aussi être transportés par les
vents dominants et parcourir des centaines de kilomètres ;
- Les orages produisent des oxydes d’azote lors des décharges
électriques ;
- Les micro-organismes et les bactéries du sol qui émettent des
gaz ;
- Les végétaux effectuent eux aussi des rejets naturels ;
- La décomposition de certaines matières organiques relâche des
composés soufrés.

[Link]. Les causes anthropiques

La production et l’utilisation d’énergie sont les principaux facteurs. La


pollution provient tout d’abord de polluants primaires. Puis, étant
chacun en contact avec d’autres composants de l’atmosphère, ils engendrent
des polluants secondaires qui, même à forte dilution, sont parfois toxiques.

Dans notre cas, le dioxyde de soufre (SO2) va s’oxyder dans l’air en


trioxyde de soufre (SO3) qui à son tour donnera de l’acide sulfurique
avec de l’eau. Cet acide, tout comme l’acide nitrique formé à partir des oxydes
d’azote contribuera à la formation des pluies acides.

1.5.5. Conséquences des pluies acides

L’impact de la pollution par les pluies acides est considérable car elle touche
l’ensemble de l’environnement :
- Les eaux (lacs, rivières, torrents) où la population de certaines espèces
aquatiques diminue (cas du plancton) ou meurt (cas des poissons) ;
- La végétation avec des arbres qui grandissent plus lentement et résistent
moins bien aux maladies, à la sécheresse ou aux insectes, les forêts
conifères sont particulièrement sensibles aux pluies acides ;
- Les bâtiments et les monuments, dont les façades sont érodées ( Détruire
par une action lente) plus rapidement.
-
En résumé :
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Les pluies acides (pH  4,6) corrodent les métaux, altèrent les édifices
en pierres, détruisent les végétaux, acidifient les lacs et ralentissent
la croissance des arbres.

Les effets des pluies acides sont inter-frontières : produits dans une région
donnée, ces effets peuvent avoir d’impacts dans une autre.

Les effets des pluies acides sont résumés dans la figure ci-dessous :

Fig. 3 : Les effets des pluies acides (annexe)

1.5.6. Atténuer les conséquences des pluies acides

Lorsqu’un lac devient trop acide, une technique efficace qui permet de réduire
l’acidité et de rééquilibrer le pH est le chaulage.

Le chaulage consiste à déverser du carbonate de calcium dans l’eau , un


produit qui neutralise l’acidité des eaux de surface et diminue les
concentrations en métaux lourds dans des limites sûres pour la vie des
poissons.
Le chaulage a plusieurs points positifs :
- Il favorise la disponibilité des éléments nutritifs dans le sol ;
- Il diminue les toxicités de l’aluminium ;
- Il accroit la vitesse de décomposition de la matière organique ;
- Il favorise le développement de l’activité biologique.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Le chaulage présente une conséquence qui concerne les sphaignes qui sont
des mousses bryophytes. En effet, lorsque l’on verse du carbonate de calcium
dans un lac, on augmente la concentration de celle-ci. La sphaigne, sensible
aux concentrations de calcium, risque de périr.

Fig. 4 : chaulage par hélicoptère (annexe)

CHAPITRE 2 : LES CYCLES BIOGEOCHIMIQUES

INTRODUCTION (3 façons de comprendre un cycle biogéochimique)

Un cycle biogéochimique correspond à un ensemble de processus grâce


auxquels un élément passe d’un milieu à un autre, puis retourne dans son
milieu.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

En écologie et plus généralement en SVT, un cycle biogéochimique est le


processus de transport et de transformation cyclique d’un élément.

Le cycle biogéochimique est le recyclage, par les micro-organismes, des


éléments chimiques comme l’azote, le carbone, le phosphore, le soufre, …

L’importance des cycles géochimiques est à la base de la pérennité


des écosystèmes, grâce à la grande stabilité qu’elle assure, tout du moins en
dehors des interventions humaines et phénomènes géo-climatiques
exceptionnels. Lorsque l’élément impliqué est un nutriment essentiel, ce
processus correspond à un cycle des nutriments.

Tous les cycles biogéochimiques, peu importe l'élément considéré, regroupent


à la fois des processus biologiques, des processus chimiques et des processus
géologiques.
 Les processus biologiques, comme la respiration ou la digestion ;
 Les processus chimiques, comme la combustion ou les réactions de
synthèses, se déroulent sur une courte période de temps ;
 Les processus géologiques, comme l'érosion ou la sédimentation, se
déroulent sur une échelle de temps beaucoup plus importante, en termes
de mois et même de plusieurs années.

2.1. Notion de cycle et de modèle

Le cycle d’un élément peut être schématisé par des réservoirs communicants ,
ce qui permet de se faire une idée de la vitesse à laquelle les maillons du cycle
sont parcourus. La quantité de matière impliquée dans un cycle varie. La
validité de la notion de cycle dépend ainsi de l’échelle temporelle considérée.

Par ailleurs, en raison de l’extrême complexité du système terrestre, il est


avantageux – et nécessaire – de l’étudier en s’en faisant des représentations
simplifiées, où apparaissent ses propriétés majeures. C’est ce qu’on appelle un
modèle.

2.2. Cycle biogéochimique de l’eau ou cycle hydrologique

2.2.1. Représentation analogique du cycle de l’eau

Bien des aspects qualitatifs du cycle de l’eau illustré sur cette figure sont
familiers : les précipitations continentales s’évaporent en partie, notamment
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

par l’évapotranspiration végétale, ce qui alimente les fleuves par ruissellement


et infiltration temporaire dans les nappes ; il pleut sur l’océan dont
l’évaporation est à son tour une source d’air humide.

Fig. 5 : Représentation analogique du cycle de l’eau

2.2.2. Les grands réservoirs d'eau sur terre

Les grands réservoirs d'eau sur terre, par ordre décroissant de volume sont :

 l'eau salée liquide des océans, de loin le réservoir le plus important ;


 les glaciers et calottes glaciaires dont l'eau est stockée pour un temps
sous forme de neige ou de glace. Leur fonte est plus ou moins importante
suivant les variations du climat ;
 l'eau souterraine contenue dans les aquifères ;
 l'eau douce liquide de surface : cours d'eau, lacs, étangs d'eau douce,
marais ;
 l'eau contenue dans les sols ;
 l'eau atmosphérique (vapeur d'eau et nuages) ;
 l'eau contenue dans les êtres vivants (biosphère).

2.2.3. Le cycle global

Un exemple du cycle de l’eau est schématisé sur la figure ci-dessous. Le


contenu des réservoirs d’eau, qui est présenté sous les états solide, liquide et
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

vapeur, a été converti en masse car, au contraire des volumes, elle est
conservative. Les valeurs sont souvent définies à 10% près en Tt (1Tt 
1012 t, ce qui équivaut à 1000 km3 d’eau).

Fig. 6 : cycle global de l’eau

 Les bassins endoréiques comprennent des mers et les lacs salés ;


 Les eaux de surface incluent les lacs d’eau douce (91 Tt), les marais
(11 Tt) et les rivières (2 Tt) ;
 Les glaces comprennent les glaciers et les enneigements permanents
(124 Tt) ;
 Pour l’océan, on a ajouté les transports d’eau dus à la circulation
thermo-haline (production d’eaux froides dans l’Atlantique Nord et
l’Antarctique de 470 et 660 Tt an1, respectivement).

2.2.4. Les échanges

 A long terme, l’eau n’est réellement immobilisée nulle part, mais


s’échange continuellement entre ces réservoirs.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 On a constaté depuis longtemps que les continents perdaient moins


d’eau par les fleuves qu’ils n’en recevaient par les précipitations, ce qui
ne peut s’équilibrer que par une forte évapotranspiration
(essentiellement régulée par la biomasse).

 En contrepartie, l’eau perdue par le continent ne peut provenir que de


l’océan, où l’évaporation doit alors prédominer sur les précipitations.

L’essentiel de la figure ci-dessus peut ainsi se réduire schématiquement à un


triangle océan – atmosphère – continent.

Atmosphère

Continent Océan

Fig. 7 : Modèle conceptuel simplifié du cycle de l’eau

2.3. Cycle biogéochimique de carbone

Le cycle du carbone est très important pour la biosphère, puisque la vie est
fondée sur l'utilisation de composés à base de carbone : la disponibilité en
carbone fait partie des facteurs primordiaux pour le développement des êtres
vivants sur Terre.

2.3.1. Les différentes formes du carbone

L’atome de carbone est présent dans les réservoirs terrestres sous différentes
formes :
 Dans l’atmosphère, il est sous la forme gazeuse CO2 (750 Gt de C).
 Dans l’hydrosphère, le carbone est très soluble :

CO2 (gaz) ⇌ CO2 (dissous)  H2O ⇌ H  HCO3

Il est donc présent dans l’hydrosphère sous forme dissoute : H et HCO3 ,


ou sous la forme de particules solides (4 . 103 Gt) : matières organiques
et carbonates.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 Dans la lithosphère, le carbone est présent dans les roches carbonées


(27 . 103 Gt), comme le charbon, et dans les roches carbonatées (120 .
103 Gt), comme le calcaire.
 Dans la biosphère, il est présent dans la matière organique (2 000 Gt).

2.3.2. Les réservoirs naturels de carbone

Fig. 8 : Les réservoirs naturels de carbone

a. La biomasse : la biomasse continentale contient, avec les débris


végétaux, environ 850 Gt C tandis que la biomasse marine en contient 3
Gt C seulement.
b. Les autres réservoirs :
Leur contenu en carbone, extrêmement disparate, varie de près de cinq
ordres de grandeur, ainsi que le montrent les estimations suivantes (en
103 Gt C).

 Atmosphère : 0,8 (dont 99% de CO2)


 Sols : 1,2
 Océan : 38 000 (dont 97% de CID  carbone inorganique
dissous)
 Calcaires : 65 000
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

 Croûte (C org.) : 12 000


 Combustibles fossiles : 5-10
2.3.3. Des transferts de carbone entre réservoirs

 Entre atmosphère et hydrosphère : il existe un équilibre entre les


formes chimiques du carbone. Dans l’hydrosphère, la quantité de CO 2
dissous est en équilibre avec celle de CO 2 dans l’atmosphère. Les
échanges se font par diffusion.

 Entre lithosphère, hydrosphère et biosphère : l’altération physique


(érosion) et chimique de la lithosphère libère le carbone minéral sous
forme gazeuse. Dans l’océan, des êtres vivants, comme les
foraminifères, produisent des coquilles ou des squelettes calcaires selon
la réaction de précipitation :

Foraminifères : Protozoaires rhizopodes microscopiques marins.


Rhizopodes : Protozoaires à protoplasme nu, qui émettent des
prolongements temporaires (Pseudopodes) servant à la locomotion et à
la préhension.

Ca2  2 HCO3 ⇌ CaCO3 (précipité)  CO2  H2O.

Après la mort des organismes, les coquilles et squelettes forment des


sédiments calcaires ou sont redissous dans des eaux riches en CO 2
(réaction inverse).

 Entre biosphère et atmosphère/hydrosphère :

Grâce à la photosynthèse, les plantes vertes ou le


phytoplancton prélèvent, en présence de la lumière, du CO 2 dans le
milieu pour synthétiser des molécules organiques selon la
réaction :

6 CO2  6 H2O C6H12O6 (glucose)  6 O2.

Grâce à la respiration, les êtres vivants produisent de l’énergie


et rejettent du CO2 selon la réaction :

C6H12O6 (glucose)  6 O2 6 CO2  6 H2O.


NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Au cours de la fermentation, en absence d’O2, certains


organismes dégradent incomplètement la matière organique et
rejettent du CO2.
2 C H2 O CO2 + CH4

Les échanges entre réservoirs sont plus ou moins rapides. Le temps de


résidence du carbone est de l’ordre de 500 millions d’années
dans la lithosphère et de quelques centaines d’années dans
l’atmosphère ou l’hydrosphère.

2.3.4. Le cycle géologique global du carbone

L’étude du cycle de carbone montre que la teneur en CO 2 de


l’atmosphère dépend de l’ensemble des échanges entre les réservoirs
couplés.

La figure ci-dessous présente le cycle global du carbone et ses flux entre les
quatre sphères "superficielles" de la Planète : lithosphère, hydrosphère,
biosphère et atmosphère. Y est indiquée aussi la dimension des réservoirs de
carbone impliqués, exprimée en Gtc (Gtc = gigatonnes en équivalent carbone),
c'est-à-dire en milliards de tonnes métriques de carbone.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Fig. 9 : Cycle géologique global du carbone

Pour fin de simplification, nous allons examiner séparément le recyclage des


deux types de carbone : le cycle du carbone organique et celui du carbone
inorganique. Il faut bien réaliser cependant que cette séparation est artificielle
et qu'en réalité ces deux cycles sont intimement liés. Mais elle est susceptible
d'aider à mieux comprendre un système très complexe.

2.3.5. Le cycle du carbone organique

La figure qui suit résume le cycle du C org, avec un chiffrage des flux et des
réservoirs exprimés en Gtc. Il s’agit de processus tels l’enfouissement des
matières organiques dans les sédiments et roches sédimentaires, leur
transformation en combustibles fossiles et leur altération (oxygénation)
subséquente.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Gtc.

Fig. 10 : cycle de carbone organique


Biote : Ensemble des êtres vivants (animaux et végétaux) d'un lieu donné.
2.3.6. Le cycle du carbone inorganique

On a vu que l'interaction photosynthèse-respiration-fermentation est le


nœud du cycle du carbone organique. Il y a cependant d'autres processus de
recyclage du carbone qui impliquent cette fois le carbone inorganique, entre
autres, celui qui est contenu dans le dioxyde (CO 2) et dans les calcaires
(CaCO3). Les réservoirs importants de Cinorg sont l'atmosphère, les
océans, ainsi que les sédiments et roches carbonatées, principalement
les calcaires CaCO3, mais aussi les dolomies CaMg(CO3)2.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Fig. 11 : cycle de carbone inorganique


L'échange entre le CO2 atmosphérique et le CO2 de la surface des océans a
tendance à se maintenir à l'équilibre.

2.3.7. L’influence des activités humaines sur le cycle du carbone


(libération non naturelle de CO2 dans l’atmosphère)

 Centrale thermique : la combustion des roches carbonées fossiles


servant à la production d’énergie par l’homme est à l’origine d’une
libération non naturelle (anthropique) de CO 2 dans l’atmosphère (5 à 6
Gt. an 1).
 Cimenterie : la calcination, la production de ciment à partir de la
cuisson des roches carbonatées, est à l’origine d’une libération non
naturelle de CO2 dans l’atmosphère (0,2 Gt an 1).
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

La calcination du calcaire dans les fours à calcination, dans lesquels


CaCO3 est converti en CaO (chaux) avec un rejet de CO2 dans
l'atmosphère :
CaCO3 minéral ou roche → CaO solide + CO2 gaz

 Des feux de forêt : la déforestation est à l’origine d’une libération


anthropique de CO2 dans l’atmosphère (1 à 2 Gt . an 1).
Les interventions les plus évidentes de l'homme sont :

 la combustion massive de matières organiques due à la déforestation,


 la combustion de roches carbonées (charbon, pétrole, gaz naturel) qui
rejettent énormément de dioxyde de carbone et de méthane.
2.4. Cycle biogéochimique de l’azote

2.4.1. Réservoirs d’azote (4 réservoirs)

 L’atmosphère constitue une source pratiquement inépuisable d’azote


(4. 1012 t). Les oxydes d’azote (NO et NO2) figurent parmi les constituants
normaux de l’atmosphère. Signalons que l’oxyde nitreux (NO2) ne joue
aucun rôle dans la pollution de l’air à l’opposé de monoxyde d’azote
(NO).
 Aussi, la source la plus abondante d’azote est constituée par les
légumineuses (trèfle, luzerne, sainfoin, …) possédant sur leurs racines
des colonies de bactéries qui fixent directement l’azote atmosphérique.

Trèfle : Plante herbacée, dicotylédone, dialypétale (famille des


Papilionacées), aux feuilles composées de trois folioles, aux fleurs
groupées en capitules ou en épis, qui pousse dans les prairies des
régions tempérées.

Luzerne : Plante fourragère herbacée (Légumineuses papilionacées),


haute sur tige, à feuilles trifoliées, à fleurs ordinairement groupées en
grappes ou en capitules, au fruit enroulé sur lui-même .
Sainfoin : Plante dicotylédone (Légumineuses, papilionacées), à fleurs
rouges ou jaunâtres, herbacée, annuelle ou bisannuelle, cultivée comme
fourragère.

 Les sols : bien oxygénés, des bactéries transforment l'ammoniac en


nitrite NO2-, puis en nitrates NO3-, au cours du processus de nitrification.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Dans la biomasse terrestre, le stock d'azote est de 3,5 x 10 15 g,


essentiellement sous forme organique.

 L'océan : il en contient 2,2 x 1019 g d’azote sous forme moléculaire.

2.4.2. Cycle d’azote

Les figures ci-dessous schématisent le cycle de l’azote :


NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Fig. 12 : cycle d’azote

2.4.3. Échange avec l’atmosphère et perturbations de cycle d’azote

On évalue à 53. 106 tonnes par an la quantité de dioxyde d’azote rejetée dans
l’atmosphère par l’ensemble des activités humaines, ce qui représente le
dixième de la masse totale de ce gaz formée chaque année par les divers
processus biogéochimiques.

L’action de l’homme sur le cycle de l’azote est complexe. Sans être le principal
facteur perturbateur, la pollution atmosphérique intervient de façon
significative dans les multiples modalités par lesquelles la civilisation
industrielle interfère avec ce cycle biogéochimique.

De façon plus générale, les combustions contribuent à perturber, le cycle


de l’azote en milieu continental. Selon SVENSON et SUDERLUND (1976),
quelques 24 . 106 tonnes d’azote nitrique étaient rejetées dans
l’atmosphère au milieu des années 70 sous forme de NO 2 par suite de l’usage
des combustible fossiles, alors que la fixation biologique correspond à un
flux de 139 . 106 t/an.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Les analyses isotopiques de l'azote faites dans différents compartiments


géologiques et de la biosphère et notamment dans les sédiments lacustres
montrent que ce cycle a été récemment fortement perturbé par l'Homme qui a
plus que doublé la quantité d'azote réactif (Nr) annuellement ajoutés à la
biosphère, essentiellement à partir de 1895 ± 10 ans avec une forte
augmentation dans les années 1960 à 2010, principalement dans l'hémisphère
Nord.

L’azote « réactif » utilisé dans l’agriculture sous forme d’engrais (80%), et dans
l’industrie (20%), pose de sérieux risques environnementaux et sanitaires.

2.5. Cycle biogéochimique de soufre

2.5.1. Cycle de soufre

Fig. 13 : cycle de soufre


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2.5.2. Perturbation du cycle de soufre

La pollution constitue un facteur récent d’introduction du soufre dans


l’atmosphère. L’usage des combustibles fossiles a entraîné dans
l’atmosphère en 1980 plus de 10 8 tonnes de soufre sous forme de dioxyde de
soufre, masse très considérable si on le compare aux 37 . 106 t/an rejetés dans
l’atmosphère avec le sulfure d’hydrogène par des facteurs biogéochimiques
naturels.

L’impact de l’homme sur le cycle biogéochimique du soufre est déjà très


préoccupant. Il serait temps que la société industrielle moderne révise de façon
radicale ses techniques d’utilisation des combustibles fossiles.
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CHAPITRE 3 : CHIMIE ET QUALITE DE L’AIR, DE L’EAU ET DES SOLS

3.1. Chimie et qualité de l’air

3.1.1. Les principaux polluants atmosphériques (polluants gazeux)

L’origine des principales substances qui contaminent l’air est de plus variée.
C’est en fait la résultante de multiples facteurs qui caractérisent la civilisation
moderne :
 Accroissement de la production d’énergie ;
 De l’industrie métallurgique ;
 De la civilisation routière et aérienne ;
 Des tonnages d’ordures incinérées ;
 Etc …

La combustion des diverses formes du carbone fossile (charbon, pétrole) joue


un rôle prépondérant dans cette contamination.
a. Le dioxyde de carbone (CO2) : son taux n’est pas stable, cela résulte
de la croissance interrompue des quantités de combustibles fossiles que
brûle la civilisation industrielle, afin de produire l’énergie dont elle a
besoin ; le volcanisme et la respiration des êtres vivants.

b. L’oxyde de carbone (CO) : c’est le plus abondant et le plus largement


répandu de tous les polluants atmosphériques. Sources d’émission :
volcanisme et moteurs à explosion.

c. Les hydrocarbures : la végétation constitue une source naturelle


d’hydrocarbures terpéniques dont la production est estimée à 10 9 t/an.
Les sources artificielles sont représentées par : les moteurs à
explosion, les divers foyers domestiques et industriels, l’évaporation au
niveau des cuves ou de réservoirs des véhicules automobiles.

Terpène : Ensemble des produits hydrocarbonés, de formule générale


(C5H8)n, qui se rencontrent dans les essences naturelles ou huiles
essentielles, et que l'on extrait de diverses parties des végétaux.
Exemples : hémiterpène (C5H8), sesquiterpène (C15H24).

d. Les aldéhydes : cas de l’acroléine, un composé très toxique et irritant.


Il se rencontre :
 Aux alentours des usines qui en font la synthèse ;
 Les raffineries de pétrole ;
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 Les incinérateurs d’ordures ;


 Les moteurs d’explosion ;
 La fumée du tabac.

Acroléine : Aldéhyde éthylénique obtenu par déshydratation de la


glycérine ; liquide volatil, incolore, d'odeur âcre et suffocante ; de
formule moléculaire : CH2 = CH - CHO
e. Le dioxyde de soufre : il se rencontre dans l’air à l’état de traces
infinitésimales en absence de la source de pollution. Les sources de
pollution sont :

 Le volcanisme : la seule source naturelle importante ;


 Les fuels (fuel-oil ou mazout) : contiennent aussi beaucoup de
soufre ;
 Certaines opérations métallurgiques : libèrent des quantités
importantes de dioxyde de soufre. Exemple : une usine qui traite
1000 t/jour de pyrites cuivreuses ou chalcopyrite (FeCuS 2) dégage
600 t/jour de ce gaz dans l’atmosphère.
 La synthèse de l’acide sulfurique : peut aussi contaminer l’air en
absence de mesures adéquates pour réduire les émissions de
dioxyde de soufre.

f. Hydrogène sulfuré (H2S)

Ce composé est très toxique et la concentration maximale admissible


dans l’air est de 15 ppm. Il s’oxyde, spontanément dans l’atmosphère, en
dioxyde de soufre selon un processus complexe.

2H2S + 3 O2 2H2O + 2SO2

Il est produit par :


 Diverses fermentations anaérobies, œuvre de sulfobactéries,
tant en milieu terrestre qu’océanique ;
 Le volcanisme rejetterait 3.106 tonnes par an de dérivés gazeux
du soufre dans l’atmosphère (selon GRANAT et Coll., 1976) ;
 La production d’hydrogène sulfuré d’origine industrielle est surtout
le fait des installations pétrochimiques, qui constituent la
principale source notable de pollution par ce gaz ;
 Les mercaptans (ou thiols ou encore phénol sulfuré) contaminent
l’air aux alentours des raffineries de pétrole.
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g. Dérivés halogénés

Le chlore, l’acide chlorhydrique, le brome, le fluor et l’acide fluorhydrique


sont dans leur quasi-totalité émis par l’industrie.
Exemple : l’électrochimie de l’alumine (Al2O3) représente une importante
source de pollution fluorée car elle utilise comme fondant la cryolithe, le
fluorure double d’aluminium et de sodium (AlNa 3F6).

Une forte pollution fluorée a des conséquences tout aussi redoutables


pour la végétation, les sols, les animaux domestiques, … que pour les
hommes.

La combustion des matières plastiques dans les incinérateurs


d’ordures devient une source de plus en plus importante de pollution
atmosphérique par les dérivés halogénés.

3.1.2. Les poussières (« aérosols »)

Les combustions incomplètes représentent une cause essentielle


d’émission de particules. Des aérosols au sens strict (gouttelettes liquides
en suspension dans l’air), peuvent aussi être produits en certaines
circonstances : par exemple lorsque des moteurs à explosion rejette des huiles
minérales imbrûlées ou des gouttelettes dans leurs gaz d’échappement
(fumées bleues).

Les diverses particules ainsi dispersées dans l’air peuvent se classer par ordre
de tailles décroissantes en catégories distinctes :
 Les grosses particules sédimentables : elles mesurent en
moyenne 20 m et se localisent dans les basses couches de la
troposphère (au-dessous de 3000 m). Elles prédominent dans
l’atmosphère des agglomérations fortement industrialisées.
 Les particules semi-fines : elles ont une taille comprise entre
2,5 et 0,1 m.
 Les particules infra-microscopiques : elles constituent le plus
petit élément des « aérosols » atmosphériques. Leur taille peut
descendre au-dessous de 1 Ao. On les dénomme souvent
particules (ou noyau) d’Aitken. Elles se rencontrent dans toute
l’atmosphère mais leur concentration décroit vite au-delà de la
tropopause.
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3.1.3. La surveillance de la qualité de l’air

La qualité de l’air est l’une des préoccupations majeures de la population, en


tant qu’élément primordial de la santé et de l’environnement.

De nombreux pays ont établi des normes de qualité de l’air à l’égard des
substances dangereuses. Ces normes fixent les niveaux de concentration
jugés acceptables pour garantir la protection de la santé publique.

Exemple, en France, la qualité de l’air est suivie par les Associations


Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). La qualité de l’air
est quantifiée à partir de l’indice ATMO, calculé pour les agglomérations
de plus de 100 000 habitants.

Cet indice journalier prend en compte les concentrations de quatre


polluants :
 Trois polluants primaires : le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde
d’azote (NO2), et les particules en suspension (particules fines PM
10 et les particules très fines PM 2.5).
 Un polluant secondaire : l’ozone (O3).

L’indice ATMO varie de 1 à 10 :


1 : très bonne qualité de l’air ;
10 : très mauvaise qualité de l’air.

Comment mesure-t-on la qualité de l’air ?

Les appareils de surveillance de la qualité de l’air sont équipés d capteurs


conçus pour détecter des polluants spécifiques. Certains utilisent des lasers
pour mesurer la densité des particules dans un mètre cube d’air, tandis que
d’autres s’appuient sur l’image satellitaire pour mesurer l’énergie réfléchie ou
émise par la terre.
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Fig. 14 : Capteur pour mesurer la qualité de l’air

Ces capteurs peuvent détecter des polluants tels que les particules fines
(PM2,5 ; PM10), les oxydes d’azote (NOX), le dioxyde de soufre (SO 2), le
monoxyde de carbone (CO), l’ozone (O 3), les composés organiques volatils
(COV), les métaux lourds, etc.

Les capteurs peuvent utiliser diverses technologies de détection, comme la


spectroscopie, la diffusion de la lumière, la chromatographie en phase gazeuse,
etc.

Deux niveaux d’urgence sont pris en compte :

 Le premier niveau « d’information et de recommandation »


comprend des actions d’information de la population et des
recommandations aux personnes sanitaires particulièrement sensibles ;
 Le second niveau « d’alerte » comprend des mesures de restriction
et/ou de suspension des activités responsables de la pollution
(transport, industries).
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Ces états d’urgence concernent les concentrations en dioxyde d’azote,


(respectivement de 200 et 400 g/m3 en moyenne horaire pour les deux
niveaux d’urgence), puis en dioxyde de soufre (300 et 600 g/m3) et en
ozone (180 et 360 g/m3).

3.2. Chimie et qualité de l’eau

3.2.1. Généralités

L’eau est une ressource renouvelable menacée en permanence par des


polluants de plusieurs origines :
 Accidentelle : naufrages occasionnant des marées noires ;
 Agricole : emploi croissant d’engrais et des pesticides ;
 Industrielle : risque de pollutions chimiques, toxiques ou des rejets
d’effluents radioactifs ;
 Automobile : liée à la pollution de l’air par contamination des
précipitations ;
 Démographique : l’extension de l’habitat participe à
l’accroissement des rejets d’eaux usées.

La pollution des cours d’eau par des produits chimiques est devenue l’un
des problèmes majeurs de l’environnement. Cette pollution a deux
grandes formes :
La pollution directe ou ponctuelle qui est parfaitement
identifiée quand elle provient des usines, des raffineries et des
fuites de conduites ;
La pollution indirecte ou diffuse qui n’a pas de source précise
connue et qui se propage à partir du ruissellement dans les
champs, les chantiers de mines, du suintement des fosses
septiques ou des égouts.

La pollution indirecte ou diffuse existe dans les eaux de surface (rivières,


lacs) et les eaux souterraines (nappes phréatiques). Elle entraine une
dégradation de la qualité de l’eau, ce qui rend son utilisation dangereuse
et perturbe beaucoup le milieu aquatique.

3.2.2. Qualité de l’eau

La qualité de l’eau dépend de divers facteurs :


NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

La protection écologique s’applique à toutes les eaux de surface ;


certains usages de l’eau (eau potable, baignade, protection d’habitats
particuliers) nécessite une protection ;
Un bon statut chimique est déterminé en termes de conformité par
rapport à des standards de qualité établis pour des substances chimiques
;
L’adoption des mesures spécifiques contre la pollution des eaux
par certains polluants ou groupe de polluants présentant un risque
significatif pour ou via l’environnement aquatique, notamment des
risques auxquels sont exposées les eaux utilisées pour le captage d’eau
potable.

La qualité des eaux brutes utilisées pour la production d’eau livrée à la


consommation humaine doit répondre aux exigences définies ci-après :
a. Caractères physiques :

TABLEAU II : Caractères physiques de l’eau

Température 15oC
Coloration 20 unités (échelle platino-cobalt)
Turbidité 15 gouttes sol. 1% mastic dans 50ml
d’eau
Pouvoir colmatant 0,1

Turbidité : l'augmentation de densité due à la suspension boueuse.


Colmater : modifier la nature de (un sol) en y faisant séjourner de l'eau
riche en limon, qui se dépose.
b. Concentrations tolérables pour les substances toxiques ou
indésirables

TABLEAU III : Concentrations tolérables pour les substances toxiques ou


indésirables

Eaux d’adduction Eaux de table


collective (mg/l) embouteillées (mg/l)
Plomb 0,1 0,1
Sélénium 0,05 0,05
Fluorures (en F) 1,0 1,0
Chrome hexavalent Doses inférieurs au seuil de détermination
Cyanures analytique
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Cuivre (en Cu) 1,0 1,0


Fer (en Fe) 0,2 0,1
Manganèse (en Mn) 0,1 0,05
Zinc (en Zn) 5,0 5,0
Composés phénoliques Néant Néant
(en phénol)
Minéralisation totale 2 000 2 000
Nitrates (en N) Aucune limite n’est 10
fixée

c. Concentrations maximales souhaitées

TABLEAU IV : Concentrations maximales souhaitées pour les substances


toxiques ou Indésirables.

Magnésium (en Mg) 125 mg/l


Chlorures (en chlore) 250 mg/l
Sulfates (en SO4) 250 mg/l

N.B : bien d’autres paramètres existent : paramètres organoleptiques,


paramètres physico-chimiques, paramètres concernant les substances
toxiques, paramètres microbiologiques, pesticides et produits apparentés,
paramètres concernant la radioactivité.

3.3. Chimie et qualité des sols

3.3.1. Définition du sol :

Le sol est une « Formation naturelle de surface à structure meuble, d'épaisseur


variable, résultant de la transformation de la roche mère sous-jacente sous
l'influence de divers processus physiques, chimiques et biologiques » (A.
Demolon).

Sol : Partie superficielle de la croûte terrestre, à l'état naturel ou aménagée pour le


séjour de l'homme.

3.3.2. Constituants du sol


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Les principaux constituants du sol sont de quatre types :


- Constituants organiques (débris d’organismes végétaux par exemple) ;
- Constituants minéraux (sable, argile, …) ;
- Des gaz qui circulent dans les interstices du sol ;
- La « solution du sol », formée d’eau et d’ions.

3.3.3. Propriétés physiques du sol

Les propriétés physiques reposent surtout sur la texture et la structure :


- La texture sableuse indique un sol davantage plus pauvre ;
- La texture limoneuse constitue la fraction granulométrique la plus
fertile à cause de sa forte proportion de minéraux altérables garantissant
la fertilité du sol à moyen et long terme ;
- La structure grumeleuse est la meilleure du point de vue agronomique
puisque garantissant une bonne circulation de l’eau et de l’air
indispensables à la croissance des plantes.

Limon : Particules de terre et débris organiques que les eaux charrient et déposent
sur le lit ou sur les rives des fleuves. Le limon est fertile et utilisé comme engrais.
Sol grumeleux : qui a de petites inégalités dures, au-dehors ou au-dedans .

3.3.4. Propriétés chimiques du sol


- Le tableau ci-dessous donne le statut acido-basique du sol agricole :

TABLEAU V : le statut acido-basique du sol agricole

Valeur pH Statut acido-basique du


sol
 5,5 Sols très acides
5,5 – 6,0 Sols acides
6,0 – 6,5 Sols peu acides
6,5 – 7,0 Sols neutres
7,0 – 7,5 Sols peu alcalins
 7,5 Sols alcalins
- Les moyennes de teneurs en éléments du sol varient généralement dans
les limites suivantes pour les principaux nutriments :
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TABLEAU VI : Les moyennes de teneurs en éléments du sol

K : 0,17 – 3,2 % Ca : 0,07 - 3,6 % Mg : 0,12– 1,5 % N : 0,02- 0,5%


S : 0,01- 0,2 % P : 0,01- 0,2 % Cl :10 – 100 B : 6 – 150 ppm
ppm
Fe : 5 – 150 ppm Cu : 5 – 150 ppm Mn :0 – 18O ppm Co : 1 – 50 ppm
Zn : 0 – 20 ppm Mo : 0,250 ppm

3.3.5. Qualités du sol


1. Définition

La qualité du sol est la capacité d’un type spécifique de sol à fonctionner, à


l’intérieur des limites de l’écosystème naturel, pour soutenir la productivité des
plantes et des animaux, maintenir ou améliorer la qualité de l’eau et de l’air, et
soutenir la santé humaine et l’habitation.
2. Quels sont les qualités d’un bon sol ?

Le sol idéal associe les avantages des sols sablonneux et limoneux :


 Ilretient l’eau ;
 Ilrenferme des nutriments grâce à sa grande quantité d’humus,
 Ilest poreux à l’oxygène et
 Il peut être facilement ameubli (Rendre meuble, diviser (la terre) pour la
rendre plus fine, plus légère, plus perméable ).

Comment améliorer la qualité du sol ? Pour cela, voici les méthodes :


- L’amendement pour optimiser la qualité du sol ;
- L’argile pour améliorer une terre en potasse ;
- Les cendres pour enrichir le sol ;
- Le compost maison pour nourrir le sol ;
- L’engrais vert pour protéger la terre.

Qu’est-ce que le bon sol ?

Un sol fertile est un sol vivant, riche en verre de terre, champignons et


bactéries, qui contribuent au recyclage de la matière organique et
maintiennent une bonne porosité.
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CHAPITRE 4 : SOURCES DE POLLUANTS

4.1. Polluants : leurs origines

On distingue les polluants naturels et les polluants générés par les activités
humaines. Ils ont un impact sur notre environnement et sur notre santé.

4.1.1. Les polluants naturels

Gaz ou particules, ils sont émis par :


 Les volcans, qui envoient dans l’atmosphère d’énormes quantités de gaz
et de particules ;
 Les plantes qui produisent des pollens, dont certains peuvent entrainer
des allergies ;
 La foudre qui émet des oxydes d’azote et de l’ozone;
 L’érosion qui produit des poussières.

4.1.2. Les polluants générés par les activités humaines

Les particules, les oxydes d’azote, les composés organiques volatils (COV) et
l’ozone sont aujourd’hui les polluants les plus préoccupants.

 Les particules : une particule fine a une taille inférieure à 0,001 mm,
soit 5 fois plus petit qu’un cheveu. Elle est si petite qu’une fois dans l’air,
elle peut parvenir jusqu’à nos bronches : elle est dite « inhalable ».
 Ces particules sont émises par les véhicules lorsqu’ils brûlent
leurs carburants
 On émet également des particules lors de la combustion du bois,
soit dans les chauffages au bois soit lorsqu’on brûle nos déchets
verts.
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 Elles peuvent aussi apparaitre à la suite de réactions entre


polluants dans l’atmosphère.
 NO, NO2 : ces gaz sont émis par les voitures, les gazinières, les chauffe-
eau, les chauffages au bois, la fumée du tabac …
 Les COV : de nombreux matériaux de construction, de décoration et les
produits d’entretien libèrent des COV dans nos habitats. C’est pour cela
qu’il est important d’aérer souvent nos logements.
 Ozone : cfr Chapitre 1.

Les différentes sources de pollution sont :


- Les transports ;
- Les secteurs résidentiels et tertiaires ;
- L’industrie ;
- L’agriculture ;

4.2. Types de polluants

Quels sont les types de polluants ?


- Micropolluants : substance polluante présente dans des concentrations
très faibles dans l’eau, dans l’air ou dans le sol, et qui peut avoir une
action toxique ou écotoxique pour tout ou partie des organismes ou
l’écosystème ;
- Hydrocarbures ;
- Dérivés gazeux du carbone ;
- Matières azotées et phosphorées ;
- Matières organiques fermentescibles.
- Pesticides ;
- Détergents et désinfectants ;
- Plastiques ;
- Médicaments ;
- Cosmétiques ;
- Métaux lourds ;
- Particules solides « aérosols ».

4.3. Les métaux lourds

Les principaux métaux lourds émis dans l’atmosphère par les activités
humaines sont le zinc (Zn), le cuivre (Cu), le nickel (Ni), le plomb (Pb), le
chrome (Cr), le sélénium (Se), l’arsenic (As), le mercure (Hg) et le cadmium
(Cd).
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- Le zinc : pour la vie aquatique, le zinc présente une toxicité aigüe pour la
plupart des organismes à partir de quelque mg/l, il ralentit la croissance des
végétaux dans les sols, etc.
- Le cuivre : la contamination au cuivre peut provoquer un état proche de la
grippe que l’on appelle « la fièvre du fondeur ».
- Le nickel : plus de risque de développer un cancer des poumons, du larynx et
de la prostate ; échec respiratoire ; échec de naissance ; asthme et bronchite
chronique, etc.
- Le Plomb est reconnu depuis des années comme un toxique cumulatif :
neurotoxique, néphrotoxique (infection du rein) et hématotoxique.
- Le Chrome : les dérivés hexavalents sont potentiellement cancérogènes.
- Le sélénium : pourrait s’avérer hépatotoxique (infection du foie) et
neurotoxique aux concentrations élevées (50 à 300 g/l).
- Arsenic : irritation de l’estomac, des intestins ; diminution de production des
globules blancs et rouges, irritation des poumons, perturbations du cœur et des
dommages au cerveau, etc.
- Le mercure peut se concentrer dans divers organes tels que le cerveau, le rein
et le foie.
- Le Cadmium est un néphrotoxique redoutable (affecte le rein).

La spectrométrie de masse par plasma à couplage inductif, ou ICP-MS, est un


type de spectrométrie de masse capable de détecter les métaux et plusieurs
non-métaux à des concentrations très faibles, pouvant aller jusqu’à une partie
par billiard 1/1015 lorsque le bruit de fond isotopique est assez faible ou
interfère peu. Cette analyse est effectuée en ionisant l’échantillon au moyen
d’une torche à plasma, puis en analysant le plasma résultant par spectrométrie
de masse pour séparer et quantifier ces ions.

Comparée à la spectrométrie d’absorption atomique, l’ICP-MS est plus rapide,


plus précise et plus sensible.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Fig. 15 : ICP-SECTRO DE MASSE

Sur le plan international, le mercure, le plomb et le cadmium sont des métaux


lourds toxiques et nocifs.

Les métaux lourds ne posent pas seulement un problème pour la pollution de


l’air : ils sont bio persistants, perturbent les écosystèmes, détériorent
les sols, les eaux de surface, les forêts et les cultures puis
s’accumulent dans la chaine alimentaire. Certains sont cancérigènes
pour l’homme.

Comment doser les métaux lourds ?

Le dosage des métaux lourds par ICP-SECTRO DE MASSE est effectué dans
le sang et les urines pour vérifier une éventuelle surexposition et leur niveau
d’élimination urinaire.
Quelle est l’origine des métaux lourds dans l’eau ?
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Les métaux lourds qui entrent dans l’environnement aquatique proviennent de


sources naturelles et de sources anthropogènes. Parmi les importantes sources
naturelles, citons l’activité volcanique, l’altération des continents et les
incendies de forêts.

4.4. Les polluants organiques


4.4.1. Définition des polluants organiques persistants

Ce sont des substances qui se désagrègent très peu dans l’environnement et


s’accumulent dans différents milieux, et en particulier dans le sol.

Les polluants organiques persistants (POP) sont des molécules définies par les
propriétés de toxicité : elles présentent un ou plusieurs impacts nuisibles
prouvés sur la santé humaine et l’environnement.

Les POPs sont des molécules définies à partir de 4 propriétés :


- Toxicité : impact prouvé sur la santé humaine ;
- Persistance dans l’environnement : elles se dégradent de 50% sur une
durée de 7 à 8 ans ;
- Bioaccumulation : elles s’accumulent dans les tissus vivants et donc les
concentrations augmentent le long de la chaine alimentaire ;
- Transport à longue distance : de par leurs propriétés de persistance et de
bioaccumulation, ces molécules ont tendance à se déplacer sur de très longues
distances et se déposer loin des lieux d’émission.

4.4.2. Principaux polluants organiques persistants

Les quatre principaux polluants organiques persistants émis non


intentionnellement par l’industrie sont :
- Les polychlorobiphényles (PCB) ou biphényles polychlorés (BPC) ;

(Cl) n
(Cl)n

- L’hexa chlorobenzène (HCB) C6Cl6 : est un sous-produit de plusieurs


procédés industriels de chloration, souvent associés aux usines de
production de chlore et de soude caustique ;
- Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : une sous-
famille des hydrocarbures aromatiques constitués d’atomes de carbone
et d’hydrogène mais dont la structure comprend au moins deux cycles
aromatiques condensés ;
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

- Les dioxines furanes (TCDD-F) : substances chimiques toxiques qu’on


trouve en très petites quantités dans l’environnement, notamment dans
l’air, l’eau et le sol. Elles sont émises par différents procédés industriels
faisant intervenir la combustion incomplète de dérivés aromatiques
chlorés ou impliquant la synthèse de dérivés chlorés : incinération,
fonderie, métallurgie, etc.

Dioxine : hétérocycle aromatique dont le carbocycle comporte deux atomes


d’oxygène (C 12H4O2Cl4 : la 2,3,7,8 – tétrachlorodibenzo – p – dioxine ou
TCDD).
Furane ou furanne : Composé hétérocyclique oxygéné (C4H4O), dérivant du
furfural.
Furfural : Aldéhyde (C5H6O2), toxique liquide incolore et huileux, soluble dans
l'eau
et dans l'alcool.

4.5. Les gaz

Les principaux polluants gazeux réglementés sont :


- Ozone (O3) ;
- Oxyde d’azote (NOX) ;
- Composés organiques volatils (COV) ;
- Particules en suspension (PM) ;
- Dioxyde de soufre (SO2) ;
- Monoxyde de carbone (CO) ;
- Ammoniac (NH3)

Quelles sont les principales sources de pollution de l’air ?


- Les phénomènes naturels (éruptions volcaniques, incendies de
forêts) ;
- Tous les secteurs d’activités humaines sont susceptibles d’émettre
des polluants atmosphériques : les activités industrielles, le traitement
des déchets et les chantiers, le transport (routier, aérien, fluvial), les
activités domestiques (chauffage en particulier), l’agriculture ou encore
la sylviculture (Arboriculture).
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

CHAPITRE 5 : CONTRÔLE DE LA POLLUTION

5.1. Polluants surveillés

Les principaux polluants surveillés sont :


- Particules en suspension et fines ;
- Ozone (O3) ;
- Dioxyde d’azote (NO2) et oxydes d’azote (NOx) ;
- Dioxyde de soufre (SO2) ;
- Monoxyde de carbone (CO) ;
- Composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) ;
- Plomb et autres métaux toxiques ;
- Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

5.2. Le contrôle de la pollution de l’air

Le travail de contrôle de la qualité de l’air est réalisé par des associations


avec le ministère de l’Environnement.
Les technologies qui permettent d’arriver à une éradication quasi-totale
des polluants environnementaux sont :

- Les oxydateurs thermiques : mise en place d’un incinérateur


thermique sous l’aide d’un spécialiste.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

L’oxydation thermique est la solution la plus efficace et la plus


largement utilisée pour le traitement des COV et leurs odeurs.

- Les précipitations tubulaires électrostatiques : pour isoler les


solides et aérosols d’un flux gazeux (le gaz doit être refroidi en
dessous de son point de rosée pour permettre au gaz de condenser
en formant des gouttelettes).
- Les dépoussiéreurs (destinés à la purification de l’air ou des gaz
utilisés lors des procédés industriels ou professionnels).
- Les dégazeurs (ou séparateurs d’air permettent de retirer les
micro-bulles du réseau de chauffage qui n’auraient pas été
éliminées par les purgeurs d’air à la mise en service ou qui auraient
pénétrées dans les réseaux au fil du temps). La différence entre
dégazeur et purgeur : Purgeur : le purgeur automatique sert à
éliminer l’air emprisonné dans les installations de chauffage et de
climatisation sans devoir intervenir manuellement.
- Les adsorbeurs : équipements industriels permettant de fixer des
molécules de gaz ou de liquide, appelées « substances
adsorbées », sur un solide appelé « adsorbant ».
- Les bio-filtres ou filtres biologiques : la filtration par filtres
coalescents peut être utilisée pour retirer les liquides condensables
du flux d’air (par exemple de solvants avec des points d’ébullition
élevés).

Coalescence : Réunion de particules liquides en suspension en particules


plus
grosses.
- La récupération des solvants : permet de réutiliser des solvants
coûteux généralement grâce aux techniques de condensation et
adsorption. Cela permet de réutiliser les solvants pour d’autres
utilisations industrielles.

5.3. Le contrôle de la pollution de l’eau

L’analyse et le contrôle de la pollution de l’eau est requise des


entreprises industrielles dans le cadre de la législation en place. Les
méthodes utilisées pour diminuer la pollution de l’eau sont entre autres :
- L’élimination d’organismes jugés indésirables ;
- La réalisation d’une épuration des eaux usées avant leur rejet ;
- La réduction des risques de pollution accidentelle ;
- La réduction d’utilisation des produits phytosanitaires ;
- La réglementation de la fertilisation des sols ;
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- L’interdiction des transferts aux milieux aquatiques ;


- L’encadrement ou l’interdiction d’usage de substances
dangereuses ;
- La protection des captages d’eau.

5.4. Le contrôle de la pollution du sol

Le sol est aussi constamment pollué. Pour diminuer les taux de la


contamination du sol, les utilisateurs doivent veiller à :
- Éviter des hautes concentrations de fertilisants introduites dans les
sols cultivés car ils augmentent le taux de nitrates dans les tissus
des végétaux qui croissent sur ces terres sur-fertilisées. Les
nitrates peuvent être transformés en nitrites très toxiques.
- Prévoir les comportements des produits phytopharmaceutiques ,
c’est-à-dire la manière dont ils se dispersent et se décomposent
pour ne pas mettre en danger la faune ou les ressources en eau.
- Faire un suivi de l’utilisation du produit phytosanitaire , en
conditions réelles au travers d’un système de veilles et d’alertes.
- Éviter des mauvaises pratiques agronomiques qui emportent les
matières génératrices d’humus hors des agro-écosystèmes ou qui
les détruisent tout simplement.
- Tenir compte des facteurs climatiques (le vent ou la sécheresse)
lors de la pulvérisation (pulvériser le matin ou tard le soir souvent
moins ventés que la journée) et vérifier le réglage de pulvérisateur
avant de commencer.
- Garantir au sol sa capacité à produire dans une optique
d’agriculture durable : moins de monoculture, rotation des cultures,

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CHAPITRE 6 : IMPACTS DES DECHETS MENAGERS ET INDUSTRIELS SUR


L’ENVIRONNEMENT
Notion :

Il existe trois types de déchets ménagers ou déchets industriels :


- Les déchets recyclables ;
- Les déchets non recyclables ;
- Les déchets spéciaux.

6.1. Déchets ménagers

6.1.1. Quels sont les déchets ménagers ?


- Les ordures ménagères résiduelles ;
- Les emballages recyclables ;
- Le verre ;
- Les encombrants ;
- Les déchets verts ;
- Les déchets d’équipements électriques et électroniques
(DEEE) ;
- Les déchets dangereux ou non, issus des activités de ménage
(produits d’entretien), bricolage, jardinage.
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6.1.2. Comment traiter les déchets ménagers ?

Le traitement de déchets suit une chaine d’étapes :


- La collecte des déchets ;
- Les centres d’apport volontaire ;
- L’entreposage dans les déchetteries ;
- Le tri ;
- Le recyclage ou la valorisation ;
- Le stockage ou l’enfouissement des déchets ultimes dans des
centres de stockage ;
- L’incinération entre 800 et 1000 oC.

Les différents modes de traitement des ordures ménagères sont :


- Le recyclage des matériaux : 6,8 %
- Les traitements biologiques des matériaux : 6,5 %
- Les traitements thermiques des matériaux : 39,5 %
- La mise en décharge des matériaux : 47,2 %

6.1.3. Danger des ordures ménagères

Les dépôts d’ordures ménagères représentent non seulement une


pollution « esthétique » du cadre de vie, mais ils sont surtout une
source très diverse de maladies : paludisme, intoxication alimentaire,
fièvre typhoïde, choléra, …

6.2. Déchets industriels

6.2.1. Types de déchets industriels

Les types de déchets industriels incluent :


- Les déchets de la cafétéria ;
- La saleté, les ordures ;
- Le gravier, la maçonnerie, le béton, la ferraille, le bois de charpente ;
- Le pétrole, les solvants, les produits chimiques ;
- Et autres déchets semblables.

6.2.2. Traitement de déchets industriels


NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

- Tout déchet doit être traité en fonction de sa nature (recyclage,


valorisation, incinération, mise en décharge ou autre traitement pour les
déchets dangereux) ;
- On fait le tri des déchets industriels afin de limiter les impacts négatifs
sur l’environnement et d’économiser les ressources naturelles.

6.2.3. Où vont les déchets industriels ?

19 % déchets des industriels arrivent dans les filières de valorisation via une
décharge ou une collecte ; ¾ de ces déchets sont valorisés.

6.3. Les problèmes posés par les déchets (ménagers – industriels) et


leurs
impacts

Les problèmes posés par les déchets sont des divers types. La mauvaise
gestion des déchets contribue à :
- La pollution de l’air ;
- Le changement climatique ;
- La contamination du sol et de l’eau ;
- L’infection de nombreux écosystèmes et de nombreuses espèces ;

L’ensemble de la chaine du traitement des déchets a des conséquences sur


l’environnement :
- La mise en décharge engendre la dégradation des paysages (pollution
visuelle) ;
- La décomposition des déchets libère du méthane – un puissant gaz à
effet de serre – et des éléments toxiques (comme les métaux lourds) qui
contaminent le sol et les eaux souterraines ;
- Les polluants peuvent également parcourir des distances importantes et
atteindre des écosystèmes sensibles ;
- Sous l’effet des oxydes d’azote (NOx) et du dioxyde de soufre (SO2), les
pluies, les neiges, les brouillards ; les déchets deviennent acides, altèrent
les sols et les cours d’eau (perte des éléments minéraux nutritifs).
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CHAPITRE 7 : REUTILISATION DES DECHETS MENAGERS ET


INDUSTRIELS

Introduction

Pour diminuer le volume de nos déchets, la valorisation se pose comme


une solution. Les déchets suivent un circuit qui leur offrira une seconde
vie et une réutilisation ou une nouvelle utilisation.

Les déchets peuvent être utilisés : matériaux de construction, métaux,


matières plastiques, … Ces matériaux peuvent être réutilisés (tels quels via
des recyclages ou ressourceries) dans d’autres domaines ou recyclés. Par
exemple, les métaux sont refondus et réintégrés dans de nouvelles pièces.

Il existe de très nombreux cas où utiliser un déchet est moins coûteux pour
tout le monde qu’utiliser une matière première naturelle (le verre,
l’aluminium, par exemple).

7.1. Valorisation agricole

7.1.1. Valoriser, qu’est-ce que c’est ?


NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

La valorisation consiste dans le réemploi, le recyclage ou toute autre


action visant à obtenir, à partir des déchets des matériaux réutilisables
ou de l’énergie.

Le recyclage est la réintroduction directe d’un déchet dans le cycle de


production dont il est issu, en remplacement total ou partiel d’une matière
première neuve.
Exemple : prendre les bouteilles cassées, les refondre, et en faire des
bouteilles neuves.

Le réemploi : c’est un nouvel emploi d’un déchet pour un usage


analogue à celui de la première utilisation. C’est à quelque sorte prolonger
la durée de vie du produit avant qu’il ne devienne un déchet.
Par exemple : la consigne de bouteilles, à nouveau remplies après le
nettoyage.

La réutilisation consiste à utiliser un déchet pour un usage différent


de son premier emploi, ou à faire, à partir d’un déchet, un autre produit que
celui qui lui a donné naissance.
Exemple : utiliser les vieux pneus de voiture pour protéger la coque des
barques ou chalutiers.

(Bateau armé pour la pêche au chalut. Chalut : Filet en forme d'entonnoir


remorqué par un bateau).
La régénération consiste en un procédé physique ou chimique qui
redonne à un déchet les caractéristiques permettant de l’utiliser
en remplacement d’une matière première.

Exemple : régénération des huiles usées ou solvant ou encore du papier qui


est à la fois recyclé ou régénéré par le désencrage.

Le désencrage signifie l’action d'enlever l'encre d'imprimerie extraite du


papier recyclé.

7.1.2. Comment utiliser les ordures ménagères ?

Il est possible d’en extraire des matières premières et les recycler, cas de
mâchefers.

Les mâchefers sont des résidus vitreux retirés des foyers où se fait la
combustion de la houille. Le mâchefer est une substance dure, spongieuse
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

et humidifuge, utilisée pour la fabrication des briques, l'entretien des pistes


de course, des chemins, la confection des ballasts (Ballast : Pierres
concassées que l'on tasse sous les traverses d'une voie ferrée).

7.1.3. La prévention des déchets

La prévention évite l’apparition de déchets à la base. Elle passe par deux


idées clés :
a. D’abord, elle incite à nous interroger sur nos besoins réels : éviter
ou réduire certaines consommations inutiles et ainsi consommer moins
de matières premières et produire moins de déchets. Exemple : réduire
la consommation des bouteilles en plastique en buvant de l’eau du
robinet à la cantine.
b. Ensuite, la prévention vise à éviter qu’un produit ne devienne
déchet. On peut acheter des produits de meilleure qualité dont on se
servira plus longtemps, éviter l’achat des produits jetables, éviter de
remplacer des produits qui fonctionnent encore très bien juste parce
qu’ils ne sont plus à la mode.

La prévention de déchets passe donc par un changement de nos


habitudes et de nos choix de consommation. Voici quelques
exemples :
Réduire les emballages ;
Bannir les objets jetables ;
Éviter le gaspillage alimentaire ;
Louer plutôt qu’acheter ;
Dématérialiser : cela veut dire utiliser des services plutôt que des
objets ;
Composter les déchets organiques.

7.2. Production de l’électricité

Comment produire de l’électricité à partir de déchets ?


- La valorisation énergétique consiste à utiliser les calories
contenues dans les déchets, en le brûlant et en récupérant l’énergie
ainsi produite pour chauffer des immeubles ou produire de
l’électricité. C’est l’exploitation du gisement d’énergie que
contiennent les déchets.
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

- Composter ou méthaniser certains déchets ou d’en brûler pour


produire de l’électricité et alimenter un réseau de chaleur (exemples :
chauffage serres, torchères).

Composter : Amender une terre avec du compost et


méthanisation : Transformation de matières organiques en
méthane, par fermentation. Production de gaz de fumier par
méthanisation.

Torchère : Grand chandelier recevant de gros flambeaux de cire.

- L’énergie des déchets organiques peut être capturée grâce à la


digestion anaérobie (D.A) qui consiste à convertir en biogaz les
sucres et les amidons provenant des résidus alimentaires, et à utiliser
ensuite ce biogaz pour produire de l’électricité.
- L’incinération consiste à brûler les déchets au sein d’unités
d’incinération d’ordures ménagères (UIOM). Ce processus permet la
production d’énergie calorifique dégagée par la combustion,
énergie qui peut être exploitée en alimentant directement les réseaux
de chaleur, ou en étant transformée en électricité.

7.3. Production du froid et du gaz


- Production de bio-méthane à partir de déchets agricoles . La chaleur issue
du centre de traitement par méthanisation favorise un réseau de
chauffage urbain.
- L’enfouissement des déchets occasionne une importante production de
méthane.

Comment le biogaz est-il produit ?

Le biogaz est un gaz issu le plus souvent de la fermentation d’éléments


organiques sous l’action de micro-organismes. Ce processus de
fermentation qui se produit spontanément dans les écosystèmes naturels
(marais, rizières, sols, intestins de mammifères, …) est appelé
méthanisation.

Comment le froid est-il produit ?

La production de froid provient de mélange de méthane, de dioxyde de


carbone et de biogaz.
7.4. Élimination définitive
NOTES DE COURS DE CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT PAR C.T NGOKPA François

Les déchets qui ne sont ni recyclés, ni valorisés, sont déposés dans une
décharge (appelée « centre d’enfouissement technique »). C’est la
solution la moins durable, car - outre le fait qu’elle présente de nombreux
inconvénients pour l’environnement et la santé humaine - elle ne permet
pas de réduire la quantité de déchets. Les déchets qui sont ainsi enterrés
perdurent.

Que penseront les gens dans 1000 ans lorsqu’ils tomberont sur
nos déchets enfouis, en creusant dans ce qui, pour eux, sera une
belle colline verte ?

THEMES DE RECHERCHE A EXPOSER INDIVIDUELLEMENT

1. Impacts de la chimie sur l’environnement (rôle de la chimie dans


l’environnement et risques chimiques environnementaux).
2. Concept de chimie durable (aussi appelé chimie verte). Quid ?
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3. Protection de la couche d’ozone.


4. Conséquences de gaz à effet de serre sur l’environnement (impacts des gaz
à effet de serre, les solutions à l’effet de serre).
5. Réduction des pluies acides. Quelles sont les solutions possibles pour lutter
contre les pluies acides ? (Mesures pour réduire ou éradiquer les pluies
acides, plan d’action).
6. Comment la convention de Minamata vise à mettre fin à la toxicité millénaire
du mercure ?
7. Recyclages mécanique et chimique des déchets plastiques.
8. Méthodes de dépollution des sols.

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