0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
49 vues52 pages

Apprendre La Grammaire Francaise - Guide - Complet

Transféré par

borismalanda55
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
49 vues52 pages

Apprendre La Grammaire Francaise - Guide - Complet

Transféré par

borismalanda55
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les pronoms indéfinis

Les pronoms sont des mots qui servent à remplacer des mots ou des
groupes de mots comme : un nom, un groupe nominal, une proposition, un
verbe à l’infinitif, un adjectif.

Exemples : tous, vous, eux, qui, chacun, me, leur, on, ceci, vôtre, ceux…

Il existe en français huit catégories de pronoms dont les pronoms


indéfinis.

Qu’est-ce qu’un pronom indéfini ?


Les pronoms indéfinis peuvent remplacer une personne ou une chose dont
on ne précise pas l’identité et le nombre.

Comme tous les pronoms, la plupart d’entre eux ont les mêmes fonctions
que le nom. Ils reprennent donc souvent un nom accompagné d’un
déterminant indéfini.

Exemples : aucun(e), certain(e)s, chacun(e), quelqu’un, rien, tout, tous…

Le pronom nominal
On parle de pronom nominal lorsque celui-ci ne remplace aucun mot ou
groupe de mots. Il désigne quelqu’un ou quelque chose par lui-même,
comme le ferait un groupe nominal.

Exemples :

1. Chacun fait ce qu’il veut.


2. Je ne sais pas cuisiner.
3. Comptez-vous sur nous ?
4. Quelqu’un a laissé ce message pour toi.

Le pronom on
Le pronom on est appelé pronom personnel indéfini, car il représente une
personne ou un ensemble de personnes qu’on ne peut pas toujours identifier
(exception, quand on = nous).
Exemples :

1. On m’a volé ma voiture. (On = quelqu’un)


2. On doit se taire en cours. (On = tout le monde, chacun)

Les différents sens des pronoms indéfinis


1. Certains pronoms signifient « quantité nulle ». Exemples : aucun, nul,
rien.
2. Certains pronoms signifient « quantité égale à un ».
Exemples : quelqu’un, n’importe qui.
3. Certains pronoms signifient « quantité imprécise ».
Exemples : certains, quelques-uns.
4. Certains pronoms signifient « la totalité ». Exemples : chacun, tous,
tout.
5. Certains pronoms signifient « similitude et différence ». Exemples : les
mêmes, d’autres, les uns… les autres.

Lien entre déterminants et pronoms


DÉTERMINANTS PRONOMS
Tout, tous, toute, toutesExemple : Tous les
Tout, tous, toutesExemple : Tous sont là.
clients sont là.
ChaqueExemple : Chaque élève entre. Chacun(e)Exemple : Chacun entre.
Quelque,
Quelqu’un, quelques-uns, quelques-unes
quelquesExemple : Quelques personnes
Exemple : Quelques-uns écoutent.
écoutent.
Aucun(e)Exemple : Aucun contrat n’a été
Aucun(e)Exemple : Aucun n’a été distribué.
distribué.
Certain(e)(s)Exemple : Certains voisins
Certain(e)(s)Exemple : Certains sont bruyants.
sont bruyants.
Nul(le)Exemple : Nul homme ne mérite ça. Nul(le)Exemple : Nul ne mérite ça.
PlusieursExemple : Plusieurs chats rôdent. PlusieursExemple : Plusieurs rôdent.

Les adverbes comme pronoms indéfinis


Certains adverbes de quantité (beaucoup, combien, assez, peu) jouent
parfois le rôle de pronoms.

Exemples :

1. Beaucoup ne l’ont pas reconnu


2. Nous avons entendu cette chanson, peu s’en souviennent.
À savoir
1. Le pronom aucun vient du latin alcunus, de aliquis (quelque)
et unus (un), il signifiait donc « quelqu’un ». Il a donc gardé dans
certains contextes une valeur positive. Exemple : D’aucuns (=
certains) s’amusent tandis que d’autres révisent.
2. Le pronom nul est toujours sujet au sein d’une phrase négative. Il a le
même sens que personne. Exemple : Nul n’est censé ignorer la loi.

On prononce le s à la fin du pronom tous au pluriel, alors que l’on ne le


prononce pas à la fin du déterminant tous. Exemple : Tu les
as tous écoutés.

Les pronoms démonstratifs


Les pronoms sont des mots qui représentent un nom ou un groupe nominal,
une proposition entière, un verbe à l’infinitif ou un adjectif. Exemples : me,
eux, elle, leur, je, leur, qui, celles, ça, siens, personne, tous, que…

Il existe en français huit catégories de pronoms, dont les pronoms


démonstratifs

Qu’est-ce qu’un pronom démonstratif ?


Les pronoms démonstratifs remplacent le nom ou le groupe nominal et
servent à situer dans le temps et dans l’espace. Ils peuvent avoir toutes les
fonctions du nom (sujet, COD, COI).

Liste : ce, c’, cela, ça, ceci, celui, celle, ceux, celles.

Exemples :

1. Serait-ce le collègue dont tu m’as parlé ?


2. Portes-tu tes nouvelles chaussures (celles que tu m’as montrées
hier) ?

Genre et nombre des pronoms démonstratifs


Le pronom démonstratif est du même genre et du même nombre que le nom
qu’il remplace.
 Celui : masculin singulier.
 Celle : féminin singulier.
 Celles : féminin pluriel.
 Ceux : masculin pluriel.

Ce, c’, ceci, cela : Pronoms neutres (verbe conjugué à la 3e personne du


singulier ; accord de l’adjectif et du participe passé au masculin singulier).

Exemples :

1. C’est beau.
2. Cela m’intéresse.

Les types de phrases


Une phrase est la plupart du temps composée d’un sujet et
d’un verbe conjugué (action exercée par le sujet). On trouve très
fréquemment un ou plusieurs compléments (des mots ou des groupes de
mots) qui apportent des informations après le verbe (compléments essentiels
ou circonstanciels) pour apporter un sens complet à la phrase.

Exemples :

1. Ma fille écoute. (sujet + verbe)


2. Ma fille qui est au lycée écoute attentivement son professeur pour
comprendre les subtilités de ce texte. (sujet + verbe + compléments)

Le type de phrase indique le point de vue du locuteur sur ce qu’il exprime.


On parle parfois de modalité de phrase (attitude du locuteur concernant ce
qu’il dit). Il existe quatre types de phrases :
La phrase déclarative
C’est la phrase où l’on annonce un fait, une situation, un jugement. Elle est
utilisée par un locuteur pour communiquer une information à un interlocuteur
ou promettre, affirmer, ordonner. C’est le type de phrase le plus fréquent.

Caractéristiques :

 Elle se termine par un point ou des points de suspension.


 La plupart du temps, le verbe est conjugué à un temps de
l’indicatif (mode des faits réels).
 À l’oral, l’intonation est d’abord ascendante, puis descendante.
 Le sujet est souvent placé avant le verbe, mais peut être inversé dans
certains case.

Exemples :

1. Elle ne fréquente pas ses voisins.


2. Nous viendrons te rendre visite cet été, c’est promis.
3. Je suis certaine que tu n’as pas lu cet article.
4. Tu finis ta soupe et tu vas te coucher.
5. Les documents ont été envoyés la semaine dernière.
6. Il arriva dans notre bureau et nous salua.
7. Entrent à ce moment-là les ministres.

La phrase interrogative
C’est la phrase qui sert à poser une question.

Caractéristiques :

 Elle se termine toujours par un point d’interrogation.


 On y trouve souvent un mot interrogatif*.
 Le sujet est souvent inversé, c’est-à-dire qu’il est placé après le verbe.
 À l’oral, l’intonation est ascendante.

Exemple : Vous souvenez-vous de lui ?

*Les mots interrogatifs :

 Les pronoms interrogatifs et les locutions


pronominales : qui, que, quoi avec ou sans
préposition (à, de, avec, pour…) ; lequel, laquelle, auquel, duquel, de
squelles avec ou sans préposition (à, de, avec, pour…) ; qui est-ce
qui, qu’est-ce que, avec ou sans préposition (à, de, avec, pour…).
 Les adverbes
interrogatifs : où, quand, comment, combien, pourquoi.

Il existe plusieurs façons de poser les questions :

• Forme familière :

La forme la plus familière consiste à poser la question sur le même modèle


que la phrase affirmative et d’ajouter un point d’interrogation. L'intonation de
la voix détermine alors qu'il s'agit d'une question.

Sujet + Verbe + Complément + ?

Exemples :

1. Ah bon, on se connaît ?
2. Tu m'apporterais un gilet ?

• Forme courante :

Cette forme consiste à faire précéder la phrase de la formule « est-ce que ».

Est-ce que + Sujet + Verbe + Complément + ?

Exemples :

1. Est-ce que nous avons reçu le colis ?


2. Est-ce qu’il y aura les Guéret à la fête ?

• Forme soutenue :

Cette forme est celle de l'inversion du sujet. Un trait d'union apparaît entre le
verbe et le sujet qui se retrouve alors à droite du verbe :

Verbe + trait d'union + Sujet + Complément + ?

Exemples :

1. À quelle heure arriveras-tu ?


2. Veut-elle rentrer plus tôt ?

Pour des raisons de sonorité, on ajoute un « t de liaison » (ou t dit


euphonique) entouré de deux traits d’union entre le verbe (terminant par une
voyelle) (e ou a) et le pronom (débutant par une voyelle) (elle, on, il).
Exemples :

1. Aime-t-elle danser ?
2. À qui s’adressera-t-on ?
3. Sera-t-il chez lui ce soir ?

Pour des raisons de sonorité aussi, le d final se prononce [t] quand il est suivi
d’un pronom commençant par une voyelle.

Exemples :

1. Attend-il le bus ?
2. Répond-il au téléphone ?

Cas particulier : Le c des verbes vaincre et convaincre ne se prononçant


pas, on ajoute aussi un t dit euphonique entre le verbe et le sujet
commençant par une voyelle :

Exemples :

1. Convainc-t-il tout le monde ?


2. Vainc-t-elle ses phobies ?

La phrase exclamative
C’est la phrase qui exprime un sentiment manifesté avec force et vivacité
(colère, déception, étonnement, joie...). Cette phrase est plus courante à
l’oral qu’à l’écrit.

Caractéristiques :

 Elle est souvent introduite par un mot exclamatif*.


 Elle se termine par un point d’exclamation.
 À l’oral, l’intonation est très contrastée et met fréquemment un mot en
relief.
 On y trouve parfois un sujet inversé.

Exemples :

1. Comme il est gentil !


2. Quelle journée ! Est-elle drôle !
3. Que tu es pessimiste !
4. Chouette ! Tu es là aussi !

*Les mots exclamatifs :

 Les déterminants exclamatifs : quel, quelle, quels, quelles.


 Les adverbes exclamatifs : comme, combien, que.

La phrase injonctive
C’est la phrase qui exprime un ordre ou une interdiction, parfois un souhait,
un désir ou un conseil.

Caractéristiques :

 Le verbe est souvent au mode impératif, mais peut être aussi


au subjonctif ou à l’infinitif.
 À l’oral, l’intonation est en général descendante.

Exemples :

1. Fais bien attention en traversant la route. 1.1. Arrêtez-vous !


2. Ne cours pas près du bassin.
3. Qu’ils viennent me chercher !
4. Prière de ne pas marcher sur la pelouse.
5. Puisse-t-il changer d’avis !

Les compléments circonstanciels


Qu’est-ce qu’un complément circonstanciel ?
Les compléments circonstanciels sont des mots ou des groupes de mots qui
apportent des informations sur les circonstances de l’action, qui précisent
des rapports de temps, de lieu, de manière, de cause.

Ils répondent à des questions comme : « quand ? », « comment ? »,


« pourquoi ? », « où ? ». Ils permettent de construire des phrases plus
informatives. On peut les supprimer et généralement les déplacer.

Quels sont les différents compléments circonstanciels ?


 Manière (comment ?). Exemples :
a. Ils sont arrivés [en courant].
b. Elles chantent [faux].
 Lieu (où ?). Exemples :
a. Chaque jour, ils déjeunent [dans la salle à manger].
b. Tu es passé [par la fenêtre], car tu avais oublié tes clés.
c. Vous venez [de Narbonne].
d. Qui court [vers la mer] ?

À savoir : le complément circonstanciel de lieu peut indiquer la situation,


le passage, l’origine ou la direction.

 Temps (quand ?)
Exemples :
a. [Le 23 septembre], nous recevrons les prototypes.
b. Je récupérerai [bientôt] les échantillons de crème.
c. J’ai ri [pendant une heure].
À savoir : le complément circonstanciel de temps peut indiquer
la date, la date relative ou la durée.
 Cause (pourquoi ?). Exemples :
a. Je suis venue [parce que j’avais envie de le rencontrer].
b. [En raison des orages], nous allons devoir annuler le concert.
 But (dans quel but ?). Exemples :
a. Vous avez installé une alarme [pour éviter les cambriolages].
b. [Afin de vous rassurer], j’ai préparé les contrats.
 Accompagnement (avec qui ?). Exemple : Nous avons voyagé [avec
nos voisins], c’était vraiment instructif.
 Moyen (par quel moyen ?). Exemple : Vous êtes venue [en train], cela
vous a coûté cher.
 Condition (à quelle condition ?). Exemple : [Si tu es prêt bientôt], nous
pourrons arriver à l’heure.
 Prix, taille, poids (combien ?). Exemple : Vous pesez [soixante-deux
kilos], vous avez perdu du poids.
 Conséquence (avec quelle conséquence ?). Exemple : Il est
tellement absorbé par son livre [qu’il ne nous a pas vus arriver].
 Concession (malgré quoi ?). Exemple : Nous aimons le sport [malgré
nos problèmes de santé].
 Comparaison (comme quoi ?). Exemple : Elles conduisent très
prudemment, [comme leurs cousines].

Quelles sont les différentes natures des compléments


circonstanciels ?
Les compléments circonstanciels peuvent avoir différentes natures, ils
peuvent être :

 Un syntagme nominal ou un groupe nominal. Exemple : Vous venez


[chaque mardi].
 Un pronom. Exemple : Fanny [y] sera demain matin.
 Le complément circonstanciel peut aussi être un pronom adverbial. Il
existe deux pronoms adverbiaux : y et en.
> Le pronom adverbial y est issu du latin ibi qui signifie « là ».
Exemple : Je suis allée [à la gare]. > J’y suis allée.
> Le pronom adverbial en est issu du latin inde qui signifie « de là ».
Exemple : Je viens [du restaurant]. > J’en viens.

Attention : Les pronoms « en » et « y » peuvent aussi représenter des


choses et avoir pour fonction complément d’objet. Exemples : Tu en
regardes ; J’y penserai.

 Un groupe prépositionnel (préposition + nom ou groupe nominal, verbe


ou groupe infinitif, pronom). Exemples :
a. Je suis venue [pour parler à la directrice].
b. Il habite [chez nous].
c. [À Bruxelles], j’ai mangé les meilleures gaufres de ma vie.
 Un adverbe. Exemples :
a. Vous parlez [bien], c’est agréable.
b. Iras-tu [là-bas] pour les vacances ?
 Une proposition subordonnée conjonctive. Exemples :
a. [Si tu voulais bien lire ce livre], nous pourrions en parler.
b. Je reviendrai [quand vous aurez arrêté de faire du bruit].
 Une proposition subordonnée participiale. Exemples :
a. [Une fois les débats terminés], nous pûmes voter.
b. [Le café étant fermé], nous nous retrouverons devant l’immeuble.
 Un gérondif. Exemple : Elle arrive [en criant].

L’accord du participe passé


On n’accorde jamais le participe passé avec le complément circonstanciel :
si la question est « combien ? », et non « quoi ? », le participe passé est
invariable. Exemples :

1. Les cent euros que cette tenue lui a coûté auraient pu lui servir à autre
chose.
2. Les cinq kilomètres que tu as marché t’ont fait du bien.
3. Je songe aux deux mois qu’il a logé ici.
Le complément d'objet direct
Dans cet article, nous expliquons ce qu'est un complément d'objet
direct (COD) en français, sa nature, et comment accorder le participe passé
en fonction.

Les compléments d'objet direct font partie de la catégorie des compléments


essentiels avec les compléments d'objet indirect (COI), les compléments
d'objet second (COS) et les attributs du sujet.

Les compléments sont dits essentiels quand :

 Leur construction dépend du verbe lui-même.


 Le verbe ne suffit pas à apporter une information sur le sujet.
 Ils sont essentiels à la compréhension de la phrase.

Les compléments essentiels ne peuvent en général ni être supprimés ni


être déplacés. Certains compléments essentiels peuvent être effacés, mais
la phrase n'est pas assez informative sans connaître le contexte.

Exemples :

1. Nous sortons. / Nous sortons [par la fenêtre].


2. J'ouvre. / J'ouvre [le paquet].
3. Elle écoute. / Elle écoute [cette conférence].

Qu'est-ce qu’un complément d’objet direct ?


Le complément d'objet direct (ou COD) est la personne ou la chose qui
subit l’action, l’action se passe sur cette personne ou cette chose. Il répond
à la question « qui ? » ou « quoi ? » après le verbe. Les verbes suivis d’un
complément d’objet direct sont appelés transitifs directs (avoir, demander,
faire, choisir, perdre). La plupart du temps, le COD devient sujet passif à la
voix passive.

Exemples :
1. Ils attendent impatiemment les résultats. > Les résultats sont attendus
par eux.
2. Tu nous regardes bizarrement. > Nous sommes regardés bizarrement
par toi.

Les différentes natures du COD


Le complément d’objet direct peut avoir différentes natures, il peut être :

1. Un syntagme nominal ou un groupe nominal. Exemples :


o Vous appelez [les clients].
o Vous appelez [les clients qui habitent en Espagne].
2. Un pronom (personnel, démonstratif, possessif…). Exemples :
o Nous [en] commanderons.
o Vous avez choisi [celui-ci].
o J’ai apporté [les miens].
3. Un nom propre. Exemples :
o Je n’ai pas encore visité [Marseille].
o Ils ont choisi [Myriam] pour le poste.
4. Un verbe à l’infinitif ou un groupe infinitif. Exemples :
o Je préfère [marcher].
o Je préfère [marcher sur l’herbe fraîchement tondue].
5. Une proposition. Exemples :
o Certains veulent [que tu leur expliques les règles du jeu].
o Ils se demandent [si tu vas réussir ton examen].
o Les parents regardent [leurs enfants jouer dans le square].

En général, le COD est placé après le verbe, mais il peut aussi être placé
avant le verbe.

Exemples :

1. Vous achetez [des tasses] à la brocante. > Vous [en] achetez à la


brocante.
2. J’ai vendu [une maison] en Bretagne. > La maison [que] j’ai
vendue est en Bretagne.

Les pronoms personnels COD


Les pronoms personnels COD remplacent le groupe nominal COD ou la
proposition COD.

Exemples :
1. Nous renvoyons [les faire-part]. > Nous les renvoyons.
2. Tu regardes [des séries] tous les jours. > Tu en regardes tous les
jours.
3. Lucia lit [trois livres] en même temps. > Elle en lit trois en même temps.
4. Vous souhaitez [que je vous ramène] ? > Vous le souhaitez.

Liste des pronoms personnels COD : le, la, l’, les, me, te, se, vous, nous

À noter : On utilise en en fonction COD : ce pronom est appelé pronom


adverbial. Il remplace un nom accompagné d’un déterminant indéfini (un,
une, des, quelques, aucun..), partitif (du, de la, de l’) ou numéral (trois, cent,
mille).

IMPORTANT : Même si le pronom COD se place avant le verbe, le verbe


aux temps simples se conjugue toujours avec son sujet.

Exemple : Je distribue les prospectus. > Je les distribue. (Le verbe a


toujours la même terminaison)

Le complément d’objet direct dans une proposition relative


Les pronoms relatifs servent à faire le lien entre un nom (l’antécédent)
et une proposition relative (qui donne des précisions sur le nom). Le
pronom est du même genre, du même nombre et de la même personne que
le nom qu’il remplace.

Le pronom que est COD du verbe de la relative.

Exemple : Ces personnes [que vous montrez du doigt] sont mes amis.

L’accord du participe passé avec le complément d’objet


direct
Si le verbe est conjugué à un temps composé, on accorde le participe
passé (en deuxième position) avec le COD, lorsque celui-ci est
placé avant le verbe. Seule exception : on n’accorde pas le participe
passé avec le pronom adverbial en.

Exemples :

1. J’ai écrit ces lettres. > Je les ai écrites.


2. J’ai écrit des lettres. > J’en ai écrit.
On n’accorde pas le participe passé avec le verbe si le verbe a pour
complément d'objet direct une proposition ou un infinitif sous-entendus :

Exemples :

1. Vous lui avez octroyé l'augmentation que vous lui aviez dit. (= que vous
lui aviez dit que vous lui octroieriez).
2. J'ai apporté tous les plats que j'ai pu. (= que j'ai pu apporter)

Quand le participe passé fait est suivi d’un verbe à l’infinitif, il ne s’accorde
jamais.

Exemples :

1. Il a fait réparer sa moto. > Il l’a fait réparer.


2. Elle a fait ouvrir la cave. > Elle l’a fait ouvrir.

On accorde le participe passé suivi d’un infinitif avec le COD seulement si


celui-ci est le sujet de l’action exprimée par l’infinitif.

Exemple : Les oiseaux que j’ai entendus chanter étaient des rouges-
gorges.

Explication : Ce sont les oiseaux qui chantaient.

Si le complément d’objet direct placé avant le verbe ne fait pas l’action


exprimée par l’infinitif, le participe passé reste invariable :

Exemple : La pièce que j’ai vu jouer était magnifique.

Explication : La pièce ne jouait pas, elle était jouée.

Le complément d'objet indirect (COI)


Dans cet article, nous expliquons ce qu'est un complément d'objet
indirect (COI) en français, sa nature, et comment accorder le participe passé
en fonction.

Les compléments d'objet indirect (COI) font partie de la catégorie


des compléments essentiels avec les compléments d'objet direct (COD),
les compléments d'objet second (COS) et les attributs du sujet.
Les compléments sont dits essentiels quand :

 Leur construction dépend du verbe lui-même.


 Le verbe ne suffit pas à apporter une information sur le sujet.
 Ils sont essentiels à la compréhension de la phrase.

Les compléments essentiels ne peuvent en général ni être supprimés ni


être déplacés. Certains compléments essentiels peuvent être effacés, mais
la phrase n'est pas assez informative sans connaître le contexte.

Exemples :

1. Vous vous moquez. / Vous vous moquez [du match de hockey].


2. J'entends. / J'entends [la porte qui s’ouvre].
3. Ils croient. / Ils croient [en moi].

Qu’est-ce qu’un complément d’objet indirect (COI) ?


Le complément d’objet indirect, souvent abrégé COI, apporte
une information essentielle à la phrase, c’est la personne ou la chose
qui reçoit l’action, c’est en quelque sorte le destinataire de l’action. Il répond
à la question « à qui ? », « à quoi ? », « de qui ? », « de quoi ? » après le
verbe.

Pour que le complément d’objet soit dit indirect, il faut


qu’une préposition (à, avec, après, contre, de, en, pour, sur) précède le
« qui » ou le « quoi » dans la question.

 Quelques verbes suivis de la préposition de : abuser de ; s’apercevoir


de ; s’assurer de ; bénéficier de ; se contenter de ; dépendre de ;
douter/se douter de ; hériter de ; se moquer de ; profiter de ; se réjouir
de ; rêver de ; se servir de ; se souvenir de.
 Quelques verbes suivis de la préposition à : adhérer à ; appartenir à ;
convenir à ; échapper à ; nuire à ; participer à ; penser à ;
plaire/déplaire à ; réfléchir à ; succéder à ; téléphoner à.
 Quelques verbes suivis d’autres prépositions : voter pour/contre ; lutter
contre/pour ; compter sur ; conspirer contre/contre ; croire en.

Les différentes natures du COI


Le complément d’objet indirect peut contenir des mots de différentes natures,
comme :

 Un syntagme nominal ou un groupe nominal. Exemples :


o Vous manquez [à vos filles].
o Tu téléphones [aux personnes qui t’ont accueillie].
 Un pronom (personnel, démonstratif, possessif…). Exemples :
1. Nous [y] pensons tous les jours.
2. Vous avez participé [à celui-là].
3. Je compte [sur toi].
 Un nom propre. Exemples :
o Tu donnes des croquettes [à Choucroute].
o Nous parlons souvent [de Philippe].
 Un verbe à l’infinitif ou un groupe infinitif. Exemples :
o Hassan pense [à déménager].
o Je songe [à faire construire une maison en bois].
 Une proposition. Exemples :
o Certains profitent [que tu sois là pour se reposer].
o Ils doutent [que tu y arrives].

En général, le COI est placé après le verbe, mais il peut aussi être placé
avant le verbe.

Exemples :

1. Vous dites bonjour [à la voisine] en passant. > Vous [lui] dites bonjour
en passant.
2. J’ai participé [à une conférence] au Maroc. > J’[y] ai participé.

Le complément d'objet second (COS)

Le complément d'objet second est un complément d'objet indirect employé


pour « seconder » un complément d'objet direct. Le COI est ainsi utilisé pour
compléter le COD (qui répond à la question « quoi ? » ou « qui ? ») et
préciser l'action du verbe.

Exemples de COS :

 Marline offre une bière à son ami. Marline offre quoi ? Une bière
(COD). À qui ? À son ami (COS).
 Je lui dis que je l'aime. Je dis quoi ? Que je l'aime (COD). À qui ? À lui
(COS). Attention, comme vous le voyez dans ce cas, le COS peut être
placé avant le COD dans la phrase, même si c'est plus rare.

Les pronoms personnels COI


Les pronoms personnels COI remplacent le groupe prépositionnel COI ou la
proposition COI.

Exemples :

1. Nous nous servons [de cet appareil]. > Nous nous en servons.
2. Tu parles [à ton grand-père] chaque matin. > Tu lui parles chaque
matin.

Liste des pronoms personnels COI : lui, leur, me, te, se, vous, nous, en, y.

On utilise les pronoms appelés disjoints associés aux prépositions (à,


avec, après, contre, de, en, pour, sur)
comme moi, toi, lui, elle, eux, elles pour remplacer des noms de personnes.

Exemples :

1. Je me méfie de cet avocat. > Je me méfie de lui (et non « je m’en


méfie »).
2. Nous pensons à vos professeurs. > Nous pensons à eux (et non
« nous y pensons »).

Le complément d’objet indirect dans une proposition


relative
Les pronoms relatifs servent à faire le lien entre un nom (l’antécédent) et
une proposition relative (qui donne des précisions sur le nom). Le pronom
est du même genre, du même nombre et de la même personne que le nom
qu’il remplace.

Le pronom dont est COI du verbe de la relative.

Exemple : Les garçons [dont vous vous moquez] sont mes frères.

On peut aussi utiliser le pronom relatif lequel associé aux prépositions :


auquel (à + lequel) ; à laquelle ; auxquels (à + lesquels) ; auxquelles (à +
lesquelles) ; duquel (de + lequel) ; de laquelle ; desquels (de + lesquels) ;
desquelles (de + lesquelles) ; sur lequel ; contre laquelle, etc.

Exemple : Le film [auquel je pense] est sorti en 1999.


L’accord du participe passé avec le complément d’objet
indirect
Lorsque le verbe est conjugué à un temps composé, on n’accorde jamais le
participe passé avec le COI, même lorsque celui-ci est placé avant le verbe.

Exemples :

1. Vous avez parlé à leurs parents. > Vous leur avez parlé.
2. Les mois ont succédé aux autres mois. > Les mois se sont succédé.

La conjonction de subordination
Le mot conjonction signifie « liaison ». Il est formé des mots cum (« avec »)
et de jonction. La conjonction est un mot invariable qui sert à unir deux mots
entre eux, deux parties de phrases ou deux propositions entre elles.

Il existe deux sortes de conjonctions : les conjonctions de coordination et


les conjonctions de subordination (qui sont l'objet de cet article).

Qu'est-ce qu’une conjonction de subordination ?


Les conjonctions de subordination servent à relier
une proposition subordonnée à la proposition principale d'une phrase.

Exemples :

1. Il faudrait que tu viennes nous chercher.


2. Nous nous verrons quand tu viendras en août.
3. Si vous le recevez, appelez-moi.
4. Ahmed a été embauché pour que tu puisses lui confier ces tâches.

Liste des principales conjonctions de subordination simples : que, si,


comme, lorsque, quand, quoique, puisque.

Liste des principales locutions conjonctives (conjonctions


composées) : afin que, de sorte que, pendant que, parce que, dès que,
tandis que, après que, avant que, de peur que.

Les conjonctions de subordination introduisent des propositions qui


expriment :

 Le temps : quand, dès que, pendant que, avant que, après que,
lorsque, alors que…
 Le but : afin que, pour que, de sorte que…
 La cause : comme, parce que, sous prétexte que…
 La comparaison : ainsi que, comme, de même que, autant que…
 La condition : à condition que, pourvu que, si…
 La conséquence : au point que, de manière que, si bien que…
 L’opposition : alors que, quand, pendant que, tandis que…
 La concession : même si, bien que, malgré que, quoique…

La conjonction que

Pour commencer, attention à ne pas confondre la conjonction que et


le pronom que. Pour rappel, le pronom remplace (représente) un nom et a
une fonction dans la phrase.

Exemples :

1. La personne que j’ai rencontrée est là-bas. (que = COD du


verbe rencontrer)
2. Que fais-tu dans le couloir ? (que = COD du verbe faire)

La conjonction de subordination que introduit toujours une proposition


subordonnée conjonctive, elle n’a pas de fonction grammaticale.

Exemples :

1. J’aimerais [que tu lises ce texte].


2. [Que tu sois là] me fait oublier mes soucis.
On utilise aussi la conjonction que entre les deux termes d’une comparaison.

Exemple : Paola est bien plus grande que Bastien.

La conjonction si

Attention à ne pas confondre la conjonction si et l'adverbe si.


L’adverbe si signifie tellement, aussi.

Exemple : Il a plu si fort que notre voiture ne pouvait plus démarrer.

La conjonction de subordination si exprime généralement une condition et


unit deux propositions.

Exemple : Je ne viendrai que si vous me le demandez.

La conjonction si peut aussi introduire :

1. des propositions interrogatives indirectes. Celles-ci rapportent une


question posée. Elles complètent des verbes exprimant une demande
ou un manque d’information (demander, ignorer, dire).
o Exemple : Je lui demanderai si elle pense s’inscrire au cours de
tango.

2. des propositions exclamatives indirectes. Elles rapportent une


exclamation.
o Exemple : Regardez s’il est immense !

La conjonction quoique

Cette conjonction de subordination s’écrit en un seul mot et peut être


remplacée par la locution bien que.

Elle introduit une proposition circonstancielle d'opposition ou


de concession (elle amène la circonstance défavorable, la difficulté malgré
laquelle l'action principale s'accomplit).

Exemple : Je le vois souvent quoiqu’il soit assez fatigant.

Les deux types de propositions conjonctives


Il existe deux types de propositions conjonctives : la proposition conjonctive
complétive, et la proposition conjonctive circonstancielle.

La conjonctive complétive
La proposition conjonctive complétive est essentielle à la construction et
au sens de la phrase, on ne peut ni la supprimer ni la déplacer, elle est
toujours introduite par la conjonction que.

Exemple : Je voudrais [que tu me serves un café].

La conjonctive circonstancielle

Les propositions circonstancielles expriment une circonstance et sont


introduites par des conjonctions ou des locutions conjonctives
diverses (quand, si, comme, tant que, afin que...). On peut les supprimer ou
les déplacer.

Exemple : [Quand tout le monde se sera exprimé], nous pourrons clore cette
réunion.

Difficultés liées aux conjonctions de subordination


1. On utilise bien que suivi d’un verbe au subjonctif ou la
préposition malgré suivie d’un nom, d’un groupe nominal. Attention, la
locution malgré que est considérée comme fautive.
o Exemples : Bien qu’il pleuve, je suis sortie. ; Malgré la pluie, je
suis sortie.
2. La locution après que est souvent suivie du mode subjonctif dans le
registre courant, mais devrait, en langue soignée, être suivie du
mode indicatif (l’action a déjà eu lieu, c’est un fait).
o Exemple : Après qu’il a fini ses devoirs, il est sorti.
3. Le mode subjonctif présente l’action comme simplement envisagée
dans la pensée ou avec un sentiment particulier comme : le désir, le
souhait, la crainte, le doute, la volonté, l’obligation, la nécessité, etc. Il
suit toujours la conjonction que, mais la conjonction que n’est pas
toujours suivie du subjonctif.
o Exemples : Je crains qu’il ne soit pas prêt. ; Je sais qu’il n’est
pas prêt.

La conjonction de coordination
Une conjonction de coordination est un mot invariable qui sert à relier deux
éléments de même nature et/ou de fonction.

Elle remplit la fonction de connecteur logique, ou mot de liaison et fait partie


des deux types de conjonction, avec la conjonction de subordination.

Exemples :

 Nous souhaitons dîner et dormir ici.


 Ma cousine ou mon cousin viendra nous chercher.

Liste des conjonctions de coordination


Voici la liste des conjonctions de coordination : car, donc, et, mais, ni, ou, or.

Un moyen mnémotechnique pour les retenir est de former la phrase « Mais


où est donc Ornicar ? » (« Mais où est donc Carnior ? » pour la version
belge et canadienne). Attention cependant à bien faire la différence entre
« ou » (sans accent) et « où », à bien décomposer « Ornicar »
en or, ni et car, et à ne pas considérer « est » comme une conjonction !

Sens des conjonctions de coordination


1. Car introduit un rapport de cause, une explication de la proposition qui
précède. Exemple : Nous ne serons pas présents, car le train a été
annulé.
2. Donc introduit une conséquence ou une conclusion.
Exemple : Personne ne savait qu’elle travaillait là-bas, donc ils ont été
surpris.
3. Et exprime une addition, une accumulation, une liaison.
Exemple : Vous vendez des pantalons, des jupes, des ceintures et des
vestes.
4. Mais introduit une opposition, une correction, une restriction ou
une précision indispensable. Exemple : Je n’ai pas ri devant ce
film, mais je l’ai trouvé intéressant.
5. Ni équivaut à la conjonction et, renforcée d’une négation. Ni marque
aussi l’addition, l’accumulation. Exemple : Elle
n’aime ni lire ni regarder des séries.
6. Ou exprime l’alternative, la disjonction. Exemple : Souhaitera-t-il
nous rejoindre après la réunion ou rentrer chez lui ?
7. Or indique une transition et introduit une nouvelle donnée.
Exemple : Il va animer la réunion, or il ne s’est pas préparé.
À noter qu'une des particularités des conjonctions de coordination est d'être
généralement précédé par une virgule. En règle générale, on place la
virgule avant les propositions introduites par des conjonctions de
coordination mais, car, donc et or.

On remarque cependant que la conjonction « or » est plus souvent précédée


d’un point-virgule ou d'un point.

La virgule est utilisée systématiquement pour séparer des éléments


coordonnés par les conjonctions de coordination et, ou, ni lorsque celles-
ci sont répétées plus de deux fois.

La préposition
Qu'est-ce qu’une préposition ?
Les prépositions sont des mots invariables introduisant
des compléments (des compléments d’objet indirect, des compléments
circonstanciels, des compléments d’agent, etc.).

Elles servent à exprimer un rapport existant entre deux mots, le sens de


l'un pouvant être modifié par l'autre (la femme ≠ la femme de son cousin).
On appelle locution prépositionnelle ou locution prépositive (préposition
complexe au Canada) une préposition composée de plusieurs mots (à
propos de ; de manière à ; à cause de).

Exemples :

1. Le chiot dort sous l’armoire.


2. Le chiot dort dans l’armoire.
3. Le chiot dort devant l’armoire.
4. Le chiot dort derrière l’armoire.
5. Le chiot dort sur l’armoire.
6. Le chiot dort près de l’armoire.
7. Le chiot dort face à l’armoire.

À noter que de nombreuses prépositions viennent d'autres classes de


mot, et sont ainsi converties. On les appelle les prépositions
secondaires. Par exemple :

 Verbes au participe présent convertis en préposition : joignant,


touchant, concernant, durant, moyennant ;
 Verbes au participe passé convertis en préposition : excepté, vu,
attendu ;
 Adjectifs convertis en préposition : sauf ;
 Adverbes convertis en préposition : hors.

Catégories des principaux rapports entre les mots introduits par une
préposition :

 Préposition d’attribution. Exemple : Il en donne à ses enfants.


 Préposition de but. Exemple : On vient pour le voir.
 Préposition de cause. Exemple : Tu pleures à cause de cette
histoire.
 Préposition de lieu. Exemple : Vous êtes près de Lille.
 Préposition d’opposition. Exemple : Tu te bats contre cette
maladie.
 Préposition d’origine. Exemple : Il vient du Nord.
 Préposition de possession. Exemple : C’est la chambre de Rachid.
 Préposition de rapprochement. Exemple : Vous courez vers nous.
 Préposition de temps. Exemple : Il aura fini dans deux heures.
 Préposition d’union. Exemple : Je pars avec eux.

Liste des prépositions en français

Voici une liste (non exhaustive) des prépositions les plus courantes en
français :
 à  excepté
 après  hormis
 attendu  hors
 au-dedans  joignant
 avant  jusque
 avec  malgré
 chez  moyennant
 concernant  nonobstant
 contre  outre
 courant  par
 dans  par-delà
 de  par-dessus
 dedans  parce
 dehors  parmi
 depuis  pendant
 derrière  pour
 dès  sans
 dessous  sauf
 dessus  selon
 devant  sous
 dixit  sur
 durant  tandis
 en  vers
 entre  versus
 envers  via
 environ  vu

Fonction des prépositions


Les prépositions peuvent introduire :

1. Un complément d’objet indirect. Exemple : Nous ne parlons jamais


[de son travail].
2. Des compléments circonstanciels (de lieu, de temps, de but).
Exemples :
o Les Lambert vivent [à Tunis] [depuis vingt ans].
o Nous arriverons [vers minuit], laissez la porte ouverte.
o Je suis venue ici [pour t’apporter les documents].
3. Un complément du nom. Exemple : La voiture [de mes voisins] est
mal garée.
4. Un attribut du sujet. Exemple : Cette exposition est [à voir].
5. Un complément d’agent. Exemple : Tu seras reçue [par la
responsable de l’agence].
6. Un attribut du COD. Exemple : Elle le considère [comme un frère].

Nature des prépositions


Les prépositions peuvent introduire :

1. Un nom commun ou un groupe nominal. Exemple : Ils ont fait


construire une maison en bois, ils habitent maintenant près de la forêt
de Fontainebleau.
2. Un nom propre. Exemple : Je crois en Sarah.
3. Un pronom. Exemple : Les garçons viennent avec nous.
4. Un verbe à l’infinitif. Exemple : Vous rêvez de partir.
5. Un adverbe. Exemple : Nous nous connaissons depuis peu.

Règle de l’usage du trait d’union dans les locutions


prépositionnelles
Les locutions prépositionnelles s’écrivent en général sans trait d’union.

Exemples : à cause de ; près de ; autour de ; quant à ; à côté de ; par delà ;


à travers ; autour de.

Certaines locutions s’écrivent cependant avec un trait d’union.

Exemples : au-delà de ;au-devant de ; au-dessus de ; au-dessous de ; vis-à-


vis de

Les adjectifs qualificatifs


Les adjectifs qualificatifs sont des mots qui qualifient (caractérisent,
décrivent) des noms ou des pronoms et qui s’accordent en genre et en
nombre avec le nom ou le pronom qu’ils qualifient.

Règles générales concernant les adjectifs qualificatifs


Les adjectifs qualificatifs qualifient un nom commun, un nom propre ou
un pronom. Exemples :

 Ces vieux films semblent ennuyeux.


 Hassan est brillant.
 Nous les trouvons trop bavards.

En général, les adjectifs s’accordent en genre et en nombre avec le nom


qu’ils qualifient. On ajoute un e pour qualifier un nom féminin singulier. On
ajoute un s (ou plus rarement un x) pour qualifier un nom masculin pluriel et
on ajoute es pour qualifier un nom féminin pluriel. Exemples :

 fort > forte > forts > fortes


 nouveau > nouvelle > nouveaux > nouvelles

Les adjectifs courts (une ou deux syllabes) et fréquents se placent


généralement avant le nom. Exemples :

 petit > une petite maison ;


 grand > ces grands hôtels ;
 bon > le bon usage ;
 mauvais > les mauvaises habitudes.

Les adjectifs qui évoquent une relation (informations sur la religion, la


catégorie, la nationalité) se situent en général après le nom. Exemples :

 ces touristes espagnoles ;


 des familles juives ;
 la danse moderne.

C’est aussi le cas pour les adjectifs de couleur. Exemples :

 des chaussettes bleues ;


 mes lunettes noires ;
 un col blanc.

Certains adjectifs se placent avant ou après le nom selon le sens que l’on
donne à l’adjectif. Si l’adjectif est placé avant le nom, cela forme un ensemble
et les caractéristiques sont considérées comme intrinsèques, appartenant à
son essence.

Exemples :

 Les immenses tableaux ont été exposés. (Tous les tableaux étaient
immenses et ils ont tous été exposés).
 Les tableaux immenses ont été exposés. (Seuls les immenses
tableaux ont été exposés).

En général, si l’adjectif qualificatif a un sens figuré, il se place avant le nom


(une seule élève (unique) ; son propre bureau (à elle, à lui)) et s’il a
un sens propre, il le suit (une élève seule ; son bureau propre).

En langage plus soutenu (littéraire), on met plus souvent l’adjectif avant le


nom, pour le mettre en valeur. Exemple : J’ai trouvé de magnifiques rideaux
dans cette boutique.

Si les deux adjectifs se placent normalement avant le nom, on


les coordonne.

Exemples :

 un grand et beau parc ;


 de joyeuses et émouvantes retrouvailles.

On peut aussi placer un adjectif avant et un adjectif après le nom ou les


coordonner.

Exemples :

 ces plats simples et délicieux ;


 un adorable lapin blanc.

L’orthographe des adjectifs est très variée. Voici différentes


terminaisons et leur transformation au féminin et au pluriel.

Exemples :

 caduc > caduque > caducs > caduques


 blanc > blanche > blancs > blanches
 grec > grecque > grecs > grecques
 bref > brève > brefs > brèves
 long > longue > longs > longues
 vif > vive > vifs > vives
 bénin > bénigne > bénins > bénignes
 dernier > dernière > derniers > dernières
 directeur > directrice > directeurs > directrices
 bas > basse > bas > basses
 heureux > heureuse > heureux > heureuses

Comment accorder les adjectifs de couleur ?


1. Les adjectifs de couleur basiques s’accordent en genre et en nombre
avec le nom qu’ils qualifient. Exemples : les lunettes noires ; les
yeux bleus.
2. Les adjectifs de couleur issus d’un nom (de fleur, de minéral, de fruit,
de bois...) sont en général invariables. Exemples : les robes prune ;
les gilets orange ; mes yeux noisette.
=> 7 exceptions à cette règle : écarlate, fauve, incarnat, mauve,
pourpre, rose, vermeil.
3. Les adjectifs de couleur composés sont invariables. Exemples : des
chemisiers rouge foncé (« d’un rouge foncé ») ; des parapluies vert
sapin (« d’un vert comme le sapin »).
4. Lorsque l’adjectif est composé de deux adjectifs de couleur, il
est invariable et les deux éléments sont reliés par un trait d’union.
Exemples : ces bottes gris-vert ; quelques tissus brun-rouge.

S'entraîner sur l'accord des adjectifs de couleur :

 Il ne faut pas s'emmêler les pinceaux pour réussir ce quiz sur les
adjectifs de couleur
 Ce quiz sur les couleurs va colorer votre journée ! [vocabulaire]

Cas particuliers concernant l'accord des adjectifs


1. L’adjectif demi est invariable lorsqu’il est placé devant un nom ou un
adjectif et variable en genre uniquement lorsqu’il est placé après le
nom (demi et le nom sont reliés par un trait d’union).
Exemples : une demi-heure ; deux heures et demie.
2. L’adjectif plein est invariable lorsqu’il est placé avant un nom précédé
d’un article. Exemple : plein de défauts ; des cailloux plein le sac.
3. Certains adjectifs sont invariables lorsqu’ils sont utilisés comme
des adverbes. Exemples : elles parlent fort ; ils visent juste ; nous
filons droit ; elles valent cher.
4. L’adjectif possible est invariable utilisé avec « le plus », « le moins »,
« le meilleur », « le pire ». Exemple : J’ai fait le plus de
courses possible.
5. L’adjectif feu (= mort récemment) s’accorde en genre et en nombre
lorsqu’il est placé entre le déterminant et le nom, mais il est invariable
lorsqu’il est placé avant l’article. Exemples : La feue reine ; feu la
reine.
6. L’adjectif nu est invariable lorsqu’il est placé devant un nom et relié par
un trait d’union avec celui-ci, mais variable lorsqu’il est placé après le
nom. Exemples : des nu-pieds ; ils sont nu-tête ; la tête nue ; les
pieds nus.
=> Exception : la nue(-)propriété ; des nus(-) propriétaires (lexique
juridique).

La proposition subordonnée conjonctive


Une proposition subordonnée conjonctive est une proposition qui dépend
syntaxiquement et sémantiquement d’une proposition principale. Il existe
deux types de conjonctives : la complétive conjonctive et
la circonstancielle conjonctive. Elles ont deux fonctions très différentes.
Leur seul point commun est la nature du mot qui les introduit : il
s’agit toujours d’une conjonction de subordination ou d’une locution
conjonctive, et c’est pour cette raison qu’elles s’appellent toutes deux
« conjonctives ». Pour une vue d’ensemble des mots introduisant une
proposition subordonnée, voir ici.

Il existe une conjonctive qui est complément de phrase, elle renseigne sur
les circonstances dans lesquelles se déroule l’action de la principale. Elle
appartient au groupe des circonstancielles :

 Quand le chat n’est pas là, les souris dansent.

Il existe une conjonctive qui est complément de verbe, le verbe de la


principale. Elle appartient au groupe des subordonnées complétives :

 Je veux que tu viennes.

La différence entre les deux est tellement importante que l’on en vient à
n’entendre aujourd’hui par « proposition subordonnée conjonctive » que ce
second type, celui qui appartient aux complétives.

Les propositions subordonnées complétives


Présentation et typologie

Une proposition subordonnée complétive est essentielle à la construction


de la phrase et le plus souvent elle ne peut pas être
supprimée (contrairement à la proposition subordonnée circonstancielle).
Elle est souvent l’équivalent d’un groupe nominal (GN).

On trouve plusieurs types de subordonnées complétives, selon la manière


dont elles sont introduites par rapport à la principale. Le tableau ci-dessous
en fait la synthèse (les éléments soulignés sont des subordonnées
complétives, les éléments non soulignés sont les propositions principales) :

La proposition subordonnée complétive conjonctive

On l’appelle également « conjonctive pure ». Elle est toujours introduite


par la conjonction de subordination « que » ou par les locutions
conjonctives « à ce que » et « de ce que ».
Elle occupe le plus souvent la fonction de complément d’objet
direct (COD) ou indirect (COI) du verbe de la proposition principale :

 Je veux que tu viennes. La subordonnée « que tu viennes »


est COD de « veux ».
 Je travaille à ce que le projet réussisse. La subordonnée « à ce que le
projet réussisse » est COI de « travaille ».

Elle peut également être complément d’une forme impersonnelles,


comme dans l'exemple suivant :

 Il faut que nous prenions un parapluie.

Elle peut également être le sujet de la proposition principale, comme dans


l'exemple suivant :

Qu’il soit parti ne fait aucun doute. Comme il y a dix ans.

René Roger, Rigueurs de la légende

Elle peut aussi être attribut du sujet :

Mais, don juan, mon problème est que j’ai toujours l’impression de faire de
mon mieux, alors que manifestement je me trompe.

Carlos Castaneda, Histoires de pouvoir

Elle peut être complément de l’adjectif :

D’une manière générale, l’influence qu’exerce mon œuvre sur les jeunes
écrivains n’est pas assez soulignée. Je suis heureux que vous vous en
rendiez compte.

Romain Gary, Vie et mort d’Émile Ajar

Les propositions subordonnées circonstancielles


Présentation et typologie
Une proposition subordonnée circonstancielle n’est pas essentielle à la
construction de la phrase et elle peut être supprimée (contrairement à la
proposition subordonnée complétive) excepté dans le cas de la
circonstancielle conjonctive corrélative. Elle peut être déplacée, et a la
même fonction qu’un complément circonstanciel.

On trouve plusieurs types de subordonnées circonstancielles, selon la


circonstance qu’elles expriment (temps, cause, but, conséquence,
concession, condition, comparaison) et selon la manière dont elles sont
introduites par rapport à la principale. Le tableau ci-dessous en fait la
synthèse (les éléments soulignés sont des subordonnées complétives, les
éléments non soulignés sont les propositions principales) :

La proposition subordonnée circonstancielle conjonctive

Une proposition subordonnée circonstancielle conjonctive est soit introduite


par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive ; soit
par un système corrélatif faisant intervenir une conjonction de
subordination (on précise alors, en la qualifiant de « corrélative »).

Il est question ci-dessous de certaines subordonnées circonstancielles


conjonctives, et du mode auquel le verbe doit être conjugué.

Par exemple, la proposition subordonnée circonstancielle conjonctive


de temps peut exprimer la simultanéité grâce aux conjonctions de
subordination quand, lorsque, pendant que, tandis que, comme, tant que ;
la succession grâce à après que, dès que, aussitôt que, depuis que ; et
l’anticipation grâce à avant que, jusqu’à ce que.

Attention à après que :

On a tendance à utiliser le mode subjonctif pour conjuguer le verbe qui


suit après que, car la règle impose d’utiliser le subjonctif après bien que.

Une guerre « propre » selon la propagande, bien qu’il soit déjà tombé sur
l’Irak « plus de bombes sur les l’Allemagne pendant toute la durée de la
seconde guerre mondiale » (Le Monde de ce soir) […].

Annie Ernaux, Passion simple

Cependant, il faut employer l’indicatif avec après que :

Cela se produit surtout au sortir des querelles familiales, après


qu’elle a sangloté longtemps sur son lit.

Henri Thomas, Sous le lien du Temps

La proposition subordonnée circonstancielle conjonctive de cause ensuite,


peut, en fonction de la conjonction employée, exprimer la cause de
différentes manières. Elle donne la cause avec parce que, elle la justifie
avec puisque, et elle la rejette avec non que.

La proposition subordonnée circonstancielle conjonctive de concession est


introduite par bien que, encore que, quoique. Ces conjonctions de
subordination sont suivies du subjonctif.

La proposition subordonnée relative


Une proposition subordonnée relative est une proposition dépendante d’une
proposition principale, et elle est toujours introduite par un pronom
relatif (qui, que, quoi, dont, où, etc.) une locution pronominale (ce que, ce
dont, etc.) ou un relatif indéfini complexe (qui que, quoi que, etc.).

À l’égard de la proposition principale, la proposition subordonnée relative


joue le plus souvent le rôle de qualifiant. Elle est alors appelée proposition
subordonnée relative adjective car elle pourrait être remplacée par un
adjectif :

 Les billets que j’ai achetés sont les moins chers.


 Les billets bleus sont les moins chers.

Parfois, la proposition subordonnée relative joue le rôle d’un groupe


nominal (GN) ou d’un nom. Elle est alors appelée proposition
subordonnée relative substantive (car un nom commun est aussi
appelé substantif).

Comment déterminer la nature de la proposition


subordonnée relative ?
L’antécédent du pronom relatif

La liste des différents pronoms relatifs se trouve dans la section


« classement des mots signalant une subordonnée » de notre article
« Propositions subordonnées : le guide complet ».

Le pronom relatif introduisant la proposition subordonnée relative a ou non


un antécédent. Si le pronom relatif a un antécédent, la relative
est adjective :

 Les billets que j’ai achetés sont les moins chers.

Dans cet exemple, « que » reprend le groupe nominal « les billets » (J’ai
acheté les billets).
Si le pronom relatif n’a pas d’antécédent, la relative joue le rôle
d’un substantif et est appelée relative substantive.

 Qui part à la chasse perd sa place. Ici, le pronom « qui » ne reprend


pas un autre élément.

Fonction syntaxique du pronom relatif

Contrairement à la conjonction de subordination et à la locution conjonctive


dans les propositions subordonnées complétives et certaines propositions
subordonnées circonstancielles, le pronom relatif, exclusivement réservé à
la proposition subordonnée relative, exerce toujours une fonction
syntaxique à l’intérieur de celle-ci. Cela signifie qu’il peut avoir le rôle
de sujet du verbe de la relative, ou de complément de ce verbe (COD
ou COI), ou encore de complément du nom.

Le pronom relatif en fonction sujet :

Je remarque bientôt que pour cela il y a avantage à décomposer le rêve en


ses éléments et à chercher les idées incidentes qui se rattachent à chaque
fragment.
Sigmund Freud, Sur le rêve

Dans cette phrase, le pronom relatif « qui » est le sujet du verbe de la


proposition subordonnée relative, « se rattachent ».

Le pronom relatif en fonction COD :

Les fleurs que je viens d’acheter ressemblent à des liserons. Le fleuriste m’a
dit leur nom.

Christian Bobin, Autoportrait au radiateur

Dans cette phrase, le pronom relatif « que » est le COD du verbe de la


proposition subordonnée relative, « viens d’acheter ». Cette forme verbale
composée est d’ailleurs appelée périphrase verbale temporelle (voir
notre article sur les périphrases verbales).

Le pronom relatif en fonction COI :

J’ai une chambre et un cabinet dont je dispose.


Laclos, Les Liaisons dangereuses.

Dans cette phrase, le pronom relatif « dont » est COI du verbe de la


proposition subordonnée relative, « dispose ».

En effet, le verbe disposer se construit avec une préposition et sa


complémentation est donc indirecte (« disposer de quelque chose »). Dans
cette phrase, le pronom relatif « dont » a pour antécédent le GN « une
chambre et un cabinet » et l’on peut rétablir clairement la complémentation
indirecte : « Je dispose d’une chambre et d’un cabinet ».

Le pronom relatif complément du nom :

J’ai mis en outre au point toute une gamme de matières synthétiques dont j’ai
inventé la formule […].

Jacques Almira, Le Voyage à Naucratis

Dans cette phrase le pronom relatif « dont » a pour antécédent le GN « toute


une gamme de matières synthétiques ». Il est complément du nom
« formule » : « J’ai inventé la formule de toute une gamme de matières
synthétiques ».

L’accord du participe passé dans la proposition subordonnée relative

Lorsque le pronom relatif est le COD ou le COI du verbe de la proposition relative, il faut bien
observer qu’il précède ce verbe qu’il complète :

Les billets que j’ai achetés sont les moins chers.

Or lorsque le COD d’un verbe conjugué avec l’auxiliaire avoir précède cet auxiliaire, il
faut accorder le participe passé. Ici, étant donné que « que » a pour antécédent un masculin
pluriel (« les billets »), nous avons accordé « achetés » au masculin pluriel.

Mais lorsque le verbe conjugué est complété par un COI, il ne faut pas accorder le participe
passé :

Les billets dont je t’ai parlé sont les moins chers.

Le verbe parler se construit toujours avec une préposition (à ou de) et bien que le complément
« dont » ait pour antécédent un masculin pluriel (« les billets »), on n’accorde pas le participe
passé (J’ai parlé à toi des billets).

Les différents types de propositions subordonnées relatives


Ce tableau synthétise tous les types de relatives, et chaque type est expliqué
ci-après.

Proposition subordonnée relative adjective

Étant donné qu’un adjectif qualificatif est toujours soit épithète soit attribut,
alors la proposition subordonnée relative adjective est soit relative adjective
épithète, soit relative adjective attributive.

Proposition subordonnée relative adjective épithète

Une proposition subordonnée relative adjective épithète est soit essentielle


au repérage de l’antécédent, soit non essentielle à ce repérage. On dit qu’elle
est soit déterminative, soit accessoire ou appositive.

 Relative adjective épithète déterminative : Les touristes qui étaient


fatigués sont rentrés.

L’information principale que le locuteur veut transmettre est que les touristes
qui étaient fatigués, et pas les autres, sont rentrés. La relative est donc
essentielle pour que l’on sache de quels touristes il est question.

 Relative adjective épithète accessoire/appositive : Les touristes, qui


étaient fatigués, sont rentrés.

Dans cette phrase, il n’est plus question de cibler un certain groupe de


touristes parmi le groupe en son entier. Le locuteur parle de tous les
touristes sans distinction, et explique pourquoi ils sont rentrés. La relative
adjective épithète accessoire est pour cette raison également appelée
« explicative ».

Proposition subordonnée relative adjective attributive

La proposition subordonnée relative adjective attributive ne peut être


introduite que par le pronom relatif qui (alors que les autres relatives
peuvent être introduites par que, quoi, dont, où, auquel, etc…). Elle est aussi
appelée relative prédicative car elle est le siège d’une
prédication : J’entends l’oiseau qui chante.

La proposition subordonnée relative adjective attributive a la fonction


d’attribut du COD dans J’entends l’oiseau qui chante. En effet, le GN
« l’oiseau » est le COD de « entends », puis la relative « qui chante » est
l’attribut de ce COD.

Pour le voir, il faut comparer avec un attribut du COD dans une phrase moins
délicate, comme Je vois le mur orange, où l’adjectif « orange » est attribut du
COD « le mur », étant donné que le locuteur indique comment et de quelle
couleur il perçoit le mur, et non quel mur il voit parmi d’autres, qui ne seraient
pas orange.

La proposition subordonnée relative adjective attributive est fréquente après


un présentatif, tel que c’est, ce sont ou voici/voilà et il y a :

 C’est le téléphone qui sonne.

Le GN « le téléphone » est COD du présentatif « c’est » (on dit aussi


« régime du présentatif »). Ensuite, « qui sonne » est l’attribut de ce COD.

Enfin, la proposition subordonnée relative adjective attributive est toujours


essentielle au sens de la phrase.

Cas particulier. La proposition subordonnée relative indéfinie à valeur concessive

C’est un cas tout à fait particulier où la proposition subordonnée relative en vient à jouer le rôle
d’un complément circonstanciel, et uniquement de concession. C’est un type de relative
adjective et elle est toujours conjuguée au subjonctif.

Elle est introduite par les relatifs indéfinis complexes quoi que, qui que, quel que, où que, ou
les corrélations quelque… que, aussi… que, tout… que, si… que.

 Quoi qu’on en dise, ces billets sont les moins chers.


 Où qu’il aille, il est apprécié.
 Quelques efforts que je fasse, j’aurai toujours du mal dans cette matière.
 Aussi surprenant que cela puisse paraître, elle leur en a parlé.

Attention, les propositions subordonnées introduites par quoique et non par quoi que, ne
sont pas des relatives : tout simplement parce que quoique n’est pas, contrairement
à quoi que, un relatif indéfini complexe. C’est une conjonction de subordination, donc la
subordonnée qu’il introduit bascule soit dans le groupe des circonstancielles (une conjonction
de subordination ne peut jamais introduire une relative) :

 Il n’est pas heureux, quoiqu’il ait tout pour l’être.

Après la principale (« Il n’est pas heureux »), la proposition « quoiqu’il ait tout pour l’être » est
une subordonnée circonstancielle de concession. Elle peut être conjuguée au subjonctif ou
à l’indicatif, si elle a un sens plus fort d’opposition.

Proposition subordonnée relative substantive

Le pronom relatif d’une relative substantive n’a pas d’antécédent dans la


principale. Selon que le pronom relatif qui introduit une relative substantive
est de forme simple ou composée, on dira que cette relative substantive
est indéfinie ou périphrastique.

Lorsque le pronom relatif qui introduit la relative substantive (indéfinie ou


périphrastique) est où, on dit que la relative est locative.

Proposition subordonnée relative substantive indéfinie

La proposition subordonnée relative substantive indéfinie est courante dans


les proverbes.

Elle peut être introduite par les pronoms relatifs qui et sa


variante quiconque ; quoi ; où :

 J’irai où tu iras.
 Comprenne qui pourra.

Le pronom peut être précédé d’une préposition :

 Dis-le à qui tu voudras.

La relative substantive indéfinie est soit le sujet du verbe de la proposition


principale :

 Qui part à la chasse perd sa place.

Soit le complément du verbe de la proposition principale :

 J’irai où tu iras. (COD)


 Dis-le à qui tu voudras. (COI)

Attention à ne pas confondre la relative substantive indéfinie et


l’interrogative indirecte, qui est un type de complétive :

 Je n’ai pas où mettre mes vêtements. = Je n’ai pas d’endroit où mettre


mes vêtements.

On peut rétablir un substantif qui devient l’antécédent de « où ». Alors « où »


est bien un pronom relatif. La proposition subordonnée « où mettre mes
vêtements » est une relative.

 Je lui demande où sont mes vêtements.

La proposition principale contient un verbe qui implique une question. C’est


le sens du verbe ((ne pas) savoir, (se) demander, ignorer) qui met sur la voie
de l’interrogative indirecte, dans laquelle « où » n’est pas pronom relatif mais
adverbe interrogatif.

Proposition subordonnée relative substantive périphrastique

Une proposition subordonnée relative substantive périphrastique est


introduite par un pronom relatif composé : celui que, celle que, ceux
que, celui dont, celle dont, ceux dont, là où, là que, ici où, partout où.

 Les touristes, ceux dont nous parlions tout à l’heure, sont fatigués.
 Je me rends là où il est hospitalisé.
 La tarte poire-chocolat n’est pas celle qu’il préfère.
 Les billets, ceux que j’ai achetés, sont les moins chers.

La proposition subordonnée : le guide


complet
Une proposition subordonnée est dépendante d’une proposition principale à
laquelle elle se rattache. À elles deux, elles forment l’un des types de phrase
complexe. Il faut donc repartir de la distinction entre phrase simple et phrase
complexe pour comprendre le rôle et la définition d’une proposition, et
comprendre alors ce qu’est une proposition subordonnée. Nous avons
concocté ce guide sur les propositions subordonnées pour vous aider à y voir
plus clair !

Phrase simple et phrase complexe


Phrase et proposition

Une phrase est une unité syntaxique et sémantique autonome, c’est-à-dire


que quels que soient ses éléments, ils doivent former une unité avec une
cohérence syntaxique et sémantique (de sens) et cette unité doit être
autonome, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas être dépendante d’un autre
élément pour fonctionner.

Pour véhiculer une information et avoir du sens, une phrase doit donc
présenter au moins une relation prédicative entre un élément sujet et un
élément prédicat (quelque chose que l’on déclare à propos du sujet).

La relation prédicative ou contenu prédicatif est ce que l’on appelle en


grammaire française une proposition. Une phrase simple est formée d’une
seule proposition / relation prédicative :

Et une phrase complexe est formée de plusieurs propositions / relations


prédicatives :

Les différents types de phrases complexes

Les propositions formant une phrase complexe sont liées entre elles soit par
relation d’association, soit par relation de dépendance.

Les propositions liées entre elles par relation d’association sont soit
juxtaposées (Paul rit, Pierre pleure) soit coordonnées (Paul
rit mais Pierre pleure).
Deux propositions sont juxtaposées si elles sont placées de part et d’autre
d’une virgule, d’un point-virgule, ou de deux points. Deux propositions sont
coordonnées si elles sont placées de part et d’autre d’une conjonction de
coordination (mais, ou, et, donc, or, ni et car) ou d’un adverbe de
liaison (ainsi, aussi, en effet, d’ailleurs, ensuite, puis, enfin, finalement).

La phrase complexe est alors formée de deux propositions


indépendantes.

Lorsque deux propositions sont juxtaposées ou coordonnées, elles gardent


leur autonomie syntaxique, l’une ne prime pas sur l’autre et l’une ne
dépend pas de l’autre.

Phrase complexe par subordination


Dans une phrase complexe, si les propositions repérées sont liées entre elles
par relation de dépendance, alors elles ne sont pas sur le même plan
syntaxique. L’une (la subordonnée) dépend de l’autre (la principale). Une
proposition subordonnée est donc une proposition dépendante
syntaxiquement et sémantiquement de la proposition principale à
laquelle elle se rattache. Malgré cette relation dissymétrique, elles forment
bien une phrase complexe puisqu’on trouve deux relations prédicatives :

On peut également trouver des phrases complexes comportant plusieurs


subordonnées. Dans ce cas l’une des subordonnées est souvent enchâssée
dans l’autre :

Jamais il n’oblige à cette réserve, dans laquelle toute femme qui se respecte
est forcée de se tenir aujourd’hui, pour contenir les hommes qui l’entourent.

Laclos, Les Liaisons dangereuses

La subordonnée « qui se respecte » est enchâssée dans la subordonnée


« dans laquelle toute femme est forcée de se tenir aujourd’hui ».
Pour pouvoir fonctionner correctement, la proposition qui est subordonnée à
l’autre doit subir des aménagements. Il peut s’agir de l’ajout d’un mot
subordonnant :

Quand elle est descendue du camion, la dernière, elle m’est apparue telle
que je l’ai connue jusqu’à la fin, digne et avec une belle allure au milieu de
nous tous qui étions déjà fatigués par les épreuves.

J. M. G. Le Clézio, Étoile errante

Ici la proposition principale est « elle m’est apparue telle que je l’ai connue
jusqu’à la fin, digne et avec… ». La proposition subordonnée se signale par
le mot subordonnant « quand » : « Quand elle est descendue du camion, la
dernière ».

L’aménagement peut également consister en un changement du mode et


du temps du verbe :

L’homme de Baudelaire ne fait, où qu’il aille, que [bercer son] infini sur le fini
des mers.

Marguerite Yourcenar, Le tour de la prison

L'aménagement peut aussi être un changement dans l’ordre des mots :

À moins de disparaître comme vous êtes venue, vous serez obligée


d’attendre que s’arrête d’elle-même la machine infernale que vous avez mise
en marche.

J.-P. Giraudoux, La Veuve enchantée

Le verbe « s’arrête » précède son sujet (« la machine infernale que vous


avez mise en marche »).

Les méthodes de classement des propositions subordonnées


Le rôle exercé par la subordonnée dans la phrase

On répartit traditionnellement les subordonnées en fonction des trois


grands rôles qu’une proposition subordonnée peut avoir dans la phrase.
Les trois grands types sont donnés ici, et donneront lieu à des précisions
spécifiques dans des articles connexes.

Proposition subordonnée complétive

Une subordonnée peut jouer le rôle de complément. Elle est alors


l’équivalent d’un groupe nominal (GN) qui complète l’antécédent, présent
dans la principale. C’est la proposition subordonnée complétive (voir notre
article article sur la proposition subordonnée conjonctive >).

Le plus souvent elle complète le verbe de la principale, comme dans « Je


voudrais que la pluie s’arrête » où elle est COD (« Je voudrais cela ») ; ou
comme dans « Je m’attends à ce qu’il réussisse » où elle est COI (« Je
m’attends à cela »). Lorsqu’elle complète le verbe, elle est appelée
subordonnée complétive conjonctive pure.

Proposition subordonnée relative

Une proposition subordonnée peut également jouer le rôle de qualifiant. Elle


est alors l’équivalent d’un adjectif qui qualifie l’antécédent, présent dans
la principale. C’est la proposition subordonnée relative (voir notre article
article complet sur la proposition subordonnée relative >).

Elle est toujours introduite par un pronom relatif. Elle peut être l’épithète
d’un terme de la principale, comme dans l'exemple suivant :

Elle n’a point, comme nos femmes coquettes, ce regard menteur qui séduit
quelquefois et nous trompe toujours.

Laclos, Les Liaisons dangereuses

Elle est alors appelée subordonnée relative adjective épithète.

Proposition subordonnée circonstancielle

Une subordonnée peut enfin jouer le rôle de l’adverbe. Elle renseigne sur
les circonstances dans lesquelles s’est déroulée l’action décrite dans la
principale. C’est la proposition subordonnée circonstancielle :

Pendant qu’il s’élançait joyeux vers les dernières lueurs du soleil, nous
rattrapions au hasard les couronnes dont chacun parait aussitôt le front de
sa voisine.
Nerval, Les Filles du feu

Voir notre article article sur la proposition subordonnée circonstancielle >

La nature du connecteur

Une autre manière de classer les subordonnées consiste à prendre pour


critère non plus leur rôle dans la phrase et à l’égard de la principale, mais
la manière dont elles sont introduites et à la nature du connecteur. Cette
méthode repose sur une connaissance fine des différences entre
une conjonction de subordination et un pronom relatif, entre une locution
conjonctive et un adjectif ou adverbe interrogatif, etc.

Dans ce classement, on commence par présenter les cas où la subordonnée


n’est introduite par aucun mot subordonnant, comme c’est le cas dans les
propositions subordonnées infinitives (J’entends les oiseaux chanter) et
dans les propositions subordonnées participiales (Les livres étant au
grenier, elle monta les escaliers). C’est également le cas de certaines
propositions subordonnées circonstancielles, dans lesquelles la
subordination repose sur un phénomène de parataxte, c’est-à-dire la
juxtaposition de deux propositions entre lesquelles le lien de dépendance
n'est qu'implicite (Entendait-elle parler de son mari, aussitôt elle devenait
grave).

On trouve ensuite les propositions subordonnées qui se signalent par un


démarcatif non-subordonnant (Je ne sais pas quand il viendra) ou ayant une
valeur de subordination (« ce regard menteur qui séduit quelquefois et nous
trompe toujours », Je voudrais que la pluie s’arrête).

Classement des mots signalant une subordonnée


Les mots permettant d’introduire une subordonnée se répartissent en deux
grandes catégories, selon qu’ils sont subordonnants ou non. Les mots
subordonnants sont les conjonctions de subordination et locutions
conjonctives, les pronoms relatifs et locutions pronominales.
Les mots non subordonnants sont les déterminants, pronoms, adjectifs et
adverbes interrogatifs :
Cas particuliers
Le clivage

Le clivage permet d’opérer une extraction au moyen d’un présentatif


(c’est, voici/voilà, il y a) et d’un pronom relatif :

 C’est dans cette rue que se trouve ma maison.

Bien que le pronom relatif signale normalement une subordonnée relative,


on ne peut relever le clivage parmi les relatives car le segment « que se
trouve ma maison » ne qualifie pas « cette rue », il vient compléter la
structure entamée par le « c’est… que ».

À ce titre, on prêtera attention à la distinction entre :

 C’est dans cette rue que se trouve ma maison. (clivage)


 C’est la rue que je prends le matin. (subordonnée relative)

Les propositions insérées

Les propositions insérées ne sont introduites par aucun mot de liaison,


apparaissent après une autre proposition ou au sein de cette autre
proposition. Elles se signalent par un détachement net par la
ponctuation (virgules, tirets, parenthèses).

La proposition incise permet d’indiquer que l’on rapporte les paroles


d’une personne (C’est complètement raté, se dit Georges). Son sujet est
inversé et elle comporte un verbe de pensée ou de parole. D’un point de vue
global, l’élément rapporté (ici « c’est complètement raté ») est considéré
comme un équivalent de COD du verbe de l’incise (« Georges se dit que
c’était complètement raté »).

La proposition incidente permet d’introduire un commentaire (L’opération


a raté, c’est évident). Elle est aussi détachée d’une autre proposition mais
elle repose sur moins de critères syntaxiques et sémantiques que l’incise.

Les déterminants
Les déterminants sont les mots qui précèdent le nom et grâce auxquels on
peut connaître le genre (féminin ou masculin) et le nombre (singulier ou
pluriel) du nom. On doit donc toujours veiller à ce que le déterminant soit
accordé au nom. Il existe sept catégories de déterminants, qu’on classe
selon le type d’information qu’ils apportent.

À noter qu'on trouve aussi, à propos des déterminants, le


terme adjectif (possessif, démonstratif…) dans certains ouvrages
(notamment les dictionnaires).

Les différents types de déterminants


Les articles (définis, indéfinis ou partitifs)

Définition : les articles sont les déterminants les plus simples.


Autre définition (Dictionnaires Le Robert - Le Grand Robert de la langue
française) : Mot qui précède le nom (ou l'adjectif antéposé au nom), et qui
sert à le déterminer, tout en prenant la marque du genre et du nombre.

 Les articles définis (nom dont le sens n’est pas déterminé) : le, la, l’,
les.
Exemple : Le voisin est passé hier.
 Les articles indéfinis (objet nommé non précisé ou non connu) : un,
une, des.
Exemple : Une drôle d’odeur plane dans la cuisine.
 Les articles contractés (fusion
des prépositions à et de avec le et les) : au (à + le), aux (à + les), du (de
+ le), des (de + les).
Exemple : Je vais au (à + le) cinéma tous les samedis ; nous parlons des (de
+ les) films que nous aimons.
 Les articles partitifs (partie/quantité indéfinie de l’objet) : du, de la, de
l’, (des).
Exemple : Il met du sucre dans son thé. Veux-tu de l’eau chaude ?

Attention, si en grammaire traditionnelle on parle d’articles définis, indéfinis


et partitifs, la grammaire moderne a tendance à les nommer « déterminants
définis, indéfinis et partitifs. »

Les déterminants possessifs (ou adjectifs possessifs)

Définition : Un déterminant possessif est un déterminant qui indique le


possesseur, l’appartenance, et aussi des rapports de toutes sortes : qualité
propre, convenance, conformité, habitude, intérêt personnel, sympathie,
affection, déférence, etc.

 Personnes du singulier (à moi, à toi, à lui, à elle, à soi) : mon, ton, son ;
ma, ta, sa ; mes, tes, ses.
 Personnes du pluriel (à nous, à vous, à eux, à elles) : notre, votre,
leur ; nos, vos, leurs.

Exemple : Il a fait réparer son tracteur et notre extincteur.

Les déterminants démonstratifs (ou adjectifs démonstratifs)

Définition : les déterminants démonstratifs sont des déterminants qui


servent à désigner quelqu'un ou quelque chose dans le temps ou dans
l’espace.

Liste : ce, cet, cette, ces.

Exemple : Cet arbre est tombé dans mon jardin cette nuit.

Les déterminants exclamatifs (ou adjectifs exclamatifs)

Définition : Un déterminant exclamatif est un déterminant qui sert à exprimer


l’exclamation (un sentiment fort).

Liste : quel, quelle, quels, quelles.


Exemple : Quelle bonne idée !

Les déterminants interrogatifs (ou adjectifs interrogatifs)

Définition : Un déterminant interrogatifs est un déterminant qui sert à poser


des questions.

Liste : quel, quelle, quels, quelles.

Exemple : De quel livre parles-tu ?

Les déterminants indéfinis (ou adjectifs indéfinis)

Définition : Un déterminant indéfini est un déterminant qui précède un nom


indéterminé quant à son identité, sa qualité ou à sa quantité (ajoute une idée
de généralité).

 Liste : aucun(e)(s), chaque, plusieurs, quelque(s), certain(e)(s)...


 Locutions déterminatives (groupe de mots) : beaucoup de, énormément
de, peu de, nombre de…

Exemple : Nous avons acheté plusieurs litres d’eau et beaucoup de pain.

Les déterminants numéraux (ou adjectifs numéraux)

Définition : les déterminants numéraux servent à indiquer le nombre


(numéraux cardinaux) ou le rang (numéraux ordinaux) des êtres ou des
objets dont on parle.

Liste : trois, troisième, cent, mille, trente, premier, zéro…

Exemple : Je lui dois mille euros.

Règles spécifiques relatives aux déterminants


1. « Leur » précède un nom au singulier. On peut remplacer l’ensemble
par « le/la leur ».
Exemple : Leur voiture est spacieuse. (= La leur est spacieuse)
2. « Leurs » précède un nom au pluriel. On peut remplacer l’ensemble
par « les leurs ».
Exemple : Leurs retrouvailles ont été émouvantes. (= Les leurs sont
émouvantes)
⇒ Voir notre article pour différencier « leur » et « leurs »
3. « Notre » et « votre » sont suivis d’un
nom masculin ou féminin au singulier.
Exemple : Notre père et votre mère s’entendent bien.
⇒ Voir notre article pour différencier « notre/nôtre » et « votre/vôtre »

4. L’ensemble « ses + nom » peut être remplacé par « les


siens/siennes ».
Exemple : Ses élèves l’apprécient beaucoup. (= Les siens ou les siennes
l’apprécient)
5. « Cet » précède un nom masculin (ou un adjectif précédant un nom
masculin) commençant par une voyelle (anniversaire, écriteau, igloo,
orage, univers) ou un h muet (homme) pour permettre
l’euphonie (harmonie des sons qui se succèdent dans le mot ou la
phrase, grâce aux liaisons notamment).
Exemple : J’ai vu cet homme près de cet immense arbre.
6. « Chaque » est toujours suivi d’un nom au singulier.
Exemple : Chaque journal est différent.
7. « Quelque » est suivi d’un nom au singulier.
Exemples : Quelque temps ; quelque part ; quelque chose.
8. « Quelques » est suivi d’un nom au pluriel.
Exemple : Nous avons pris quelques verres. (= plusieurs verres)
⇒ Voir notre article sur « quelque » et « quelques »

9. « Aucun » et « aucune » sont suivis d’un nom au singulier.


Exemple : Vous n’avez trouvé aucun bocal dans l’armoire.
10. « Aucuns » et « aucunes » sont suivis d’un nom qui est toujours
au pluriel ou qui a un sens différent au pluriel.
Exemples : Nous n’avons fait aucuns frais ; Il n’a pris aucunes vacances
cette année.
11. Les locutions « peu/trop/assez de » et « beaucoup de » sont
suivies d’un nom au singulier ou au pluriel, selon le sens.
Exemples : Il a beaucoup de travail. (= du travail) ; Ils font beaucoup
de travaux. (= des travaux)
12. Le déterminant « tout » s’accorde avec le nom qui le suit.
Exemples : Toute idée ; tout homme ; toutes les semaines ; tous les
vendredis.
⇒ Voir notre article sur « tout » et « tous »
13. Quand une quantité est située entre 1 et 2, le nom est au
singulier.
Exemples : 1,5 euro, 1,6 million, 1,6 kilogramme..

Vous aimerez peut-être aussi