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Cours Legislation 2020

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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

:
PARTIE I

CONTRÔLE
QUALITE

QUALITE- Législation
1
ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

CHAPITRE I

LES NECESSITES DU
CHAPITRE
CONTRÔLE DE ILA
QUALITE
DES PRODUITS / SERVICES

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

CHAPITRE I : NECESSITES DU CONTRÔLE DE LA QUALITE


DES PRODUITS / SERVICES

PLAN

CLARIFICATION DES TERMES


GENERALITES

I-Nécessité sanitaire
1. Protection des consommateurs
2. Types d’altération
3. Moyens de protection
4. Autres moyens : Normes et règlements

II-Nécessité Nutritionnelle
1. Besoins nutritionnels
2. Satisfaction des besoins
3. Conséquences de non satisfaction

III-Nécessité Economique
1. Pour les consommateurs
2. Pour les entreprises
3. Pour l’Etat

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

CHAPITRE I: LES NECESSITES DU CONTRÔLE DE LA


QUALITE DES PRODUITS

CLARIFICATION DES TERMES

 Qualité : Aptitude d’un produit à satisfaire ses utilisateurs (selon AFNOR). Selon ISO,
elle se définit comme l’ensemble des propriétes et caractéristiques d’un produit qui lui
confère l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites de tous les utilisateurs.
 Contrôle de la qualité : Ensembles des actions entreprises par les autorités
administratives (l’etat), les professionnels et les associations de consommateurs afin
de verifier que les caractéristiques des produits et services destinés au marché,
repondent aux besoins des consommateurs et ou aux exigeances specifiées.
 Législation : Ensemble des lois, décrets, règlements, directives et tout autres arrêtés
adoptés par les pouvoirs publics. C’est aussi la science de la connaissance des lois.
 Normalisation : Activité propre à etablir face des problèmes réels ou potentiels, des
dispositions destinées à un usage commun et repetés visant l'obtention d'un degré
optimal d'odre dans un contexte donné.

GENERALITES

 La mise en vente des produits / services en Côte d'Ivoire ne peut se faire sans un
contrôle préalable de la qualité de ces produits (produits fabriqués localement ou
produits importés).
 Ce control préalable est effectué par les autorités administratives dans des conditions
definies par la loi.
 La loi est une prescription etablie par l'autorité souveraine de l'Etat, applicable a tous
et definissant les droits et devoirs de chacun.
Le contrôle de la qualité des produits mis sur le marché dans un pays donné est repond à
plusieurs necessités :
 Necessité sanitaire ;
 Necessité nutritionnel ;
 Necessité économique.
I-Nécessité sanitaire
Le contrôle de la qualité des produits en général et des produits agroalimentaire en
particulier vise à protéger les populations contre les dangers liés à l’utilisation des produits.
Ces dangers sont relatifs à la sécurité physique, à la santé, à la protection contre les tromperies,
au mauvais cadre de vie de ces populations etc...

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

Les produits industriels, agricoles non alimentaires et non transformés, peuvent


présenter de graves menaces pour les consommateurs, le développement croissant de la
science et de la technologie peuvent également conférer aux produits des risques liés à leurs
utilisations.
Le contrôle de la qualité contribue à prévenir les dangers inhérents à l’utilisation de
chaque produits ou chaque catégorie de produits afin d’envisager les mesures susceptibles de
les réduire ou de les éliminer.
I1- Protection des consommateurs
1-1- Au niveau sanitaire

Le contrôle de la qualité vise la :


 Protection de la santé publique en limitant le risque de maladies d’origine alimentaire ;
 Protection des consommateurs contre les maladies causées par les intoxications et les
intoxinations provoquées suite à l’ingestion des produits alimentaires malsains,
périmés, mal étiquetés ou falsifiés ;
 Contribution au développement économique en préservant la confiance du
consommateur dans le système de production alimentaire et en instaurant des bases
règlementaires judicieuses pour le commerce national et international des produits
alimentaires.

1-2- Au niveau physique

Certains produits non alimentaires présentent des dangers plus ou moins graves
pouvant menacer la sécurité et l’intégrité physique des consommateurs .A ce niveau le
contrôle de la qualité vise à réduire ou éliminer les risques liés à l’utilisation de ces produits
/ services.
Exemple : Visite technique auto

I-2-Types d’altération

Il existe en effet différents types d’altérations :

 Altération physique Ex : Chocs, blessures, changements d’état, variation de la teneur


en eau, changement de couleur.

 Altération chimique et biochimique Ex : Oxydation (rancissement) Par les enzymes


(Brunissement enzymatique, lyses, destruction des vitamines et de certains
nutriments)

 Altération microbienne : Elle est sans doute la forme la plus connue et la plus
risquée. Ex : Fermentation.

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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

I-3-Moyens de protection
Tout pays doit disposer d’un système national de contrôle de la qualité des produits et
services. Ce système comprend généralement les composantes suivantes :
 Le cadre législatif et réglementaire ;
 Le service d’inspection ;
 Le service des essais ;
 Le service du contrôle du respect des textes législatif et réglementaire ;
 Le service d’information, de l’éducation, de communication et de la formation.

I-3-1-Cadre législatif et réglementaire

Pour que l’administration publique puisse exercer l’activité de contrôle de la qualité dans un
pays, il faut définir clairement un cadre législatif et réglementaire à travers les textes suivants :
 Les lois, les décrets, les arrêtés etc…
 Les normes nationales rendues d’application obligatoires.
Sans ce cadre législatif et réglementaire aucune activité de contrôle de qualité ne peut en effet
légitimement prétendre être officielle.

I-3-2-Service d’inspection

Dans l’administration il existe divers services d’inspection. Nous avons notamment les
services d’:
 inspection des produits ;
 inspection vétérinaire ;
 inspection phytosanitaire ;
 inspection de la répression des fraudes ;
 inspection de l’environnement ;
 inspection de travail ;
 inspection des impôts ;
 etc…
Concernant les produits l’inspection vérifie dans les entreprises, la preuve du respect des
exigences légales et règlementaires. Cette inspection consiste à vérifier les installations de
production, de transformation et de manutention des produits.
Tout organisme qui exerce un service d’inspection doit avoir une organisation et
fonctionnement conformes à la norme internationale ISO/CEI 17020 en vigueur.
En vue de démontrer leur compétence et leur crédibilité, les organismes d’inspection doivent
être accrédités.
NB: Les organismes d’inspection peuvent être publics ou privés.
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I-3-3- Service des essais


Le service d’essais est exercé par les laboratoires. Ils sont chargés d’effectuer des essais sur les
produits à la demande des organismes d’inspection, ou des organismes de certifications ou
des opérateurs économiques ou des associations de consommateurs. Ils participent au
programme national de surveillance, d’identification et de recherche des causes des maladies
d’origine alimentaire.
Les laboratoires peuvent être publics ou privés. Ils doivent avoir une organisation et
fonctionnement conformes à la norme internationale en vigueur dans leur domaine de
compétence (Exemple Normes ISO/CEI 17025 et 15189).
En vue de démontrer leur compétence et leur crédibilité, les laboratoires doivent être
accrédités.
I-3-4- Service du contrôle du respect des textes législatifs et règlementaires
Ce service est chargé :
 d’assurer le respect de la règlementation générale des produits ;
 d’assurer la loyauté des transactions ;
 de lutter contre la fraude ;
 d’infliger des peines et des sanctions en cas de fraude.

I-3-5-Service de l’information, de l’éducation, de la


communication et de la formation
Dans le cadre de la protection de la santé des consommateurs ce service est chargé :
 d’organiser des campagnes d’information du public sur des questions de sécurité
alimentaire ;
 de publier des bulletins d’information ;
 d’éduquer la population sur les questions de sécurité alimentaire dans les medias ;
 d’exécuter des programmes de formation ;
 etc…

I-4-Autres moyens : Normes et règlements


Normes: Documents accessibles au public établis par consensus et approuvés par un
organisme de normalisation reconnu. La norme fournit, pour des usages communs et répétés,
des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques pour des activités ou leurs résultats,
garantissant un degré d’ordre optimal dans un contexte donné. Les normes sont d’applications
facultatives.
Règlements: Documents qui contiennent des règles à caractères obligatoires et qui ont été
établi par une autorité (Etat).
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II-Nécessité Nutritionnelle

II-1-Besoins nutritionnels
On veut que l’aliment soit diététique, qu’il maintienne et améliore notre santé.il s’agit des
nutriments majeurs (Lipides, glucides, protides) et mineurs (vitamines et minéraux). Il s’agit
aussi de non nutriments utiles (fibres, polyphénols, oligo-éléments) ou supposés bénéfiques
(probiotique, aliments fonctionnels).il n’a pas d’aliment idéal, l’idéal étant de varier les
aliments.
II-2-Satisfaction des besoins
L’utilisateur final d’un aliment, le consommateur en attend plusieurs satisfactions qui se
résument en 4 S (Sécurité-Santé-Saveur et Service):
 Sécurité= qualité hygiénique (on veut que l’aliment ne nous rende pas malade)
 Santé = qualité nutritionnelle (on veut que l’aliment nous apporte du ‘‘bon’’)
 Saveur= qualité organoleptique (on veut satisfaire ses cinq (05) sens pas seulement
le goût).
 Service= qualité d’usage (on veut les aliments qui se conservent longtemps, faciles à
utiliser, qui soient abordables et disponibles).

II-3-Conséquences de non satisfaction


En cas de non satisfaction du client les conséquences sont multiples :
 Mécontentement des clients ;
 Perte de la clientèle ;
 Mauvaise publicité ;
 Réduction des parts de marché ;
 Renvoi du personnel ;
 Poursuite judiciaire ;
III-Nécessité Economique
III-1-Pour les consommateurs
Dans le contexte de la mondialisation et de la libération de l’économie, les consommateurs
de nos pays sont confrontés à des pratiques commerciales frauduleuses qui mettent à rude
contribution leurs intérêts matériels et leur pouvoir d’achat (exemple : trucage des balances).
Au niveau des consommateurs, le contrôle de la qualité est un instrument efficace pour la
protection de leurs intérêts matériels et aussi un moyen de prévention pour eux, en ce sens
que des mesures seront envisagées pour leur assurer une information juste et aussi complète
que possible, susceptible de leur permettre de choisir en toute connaissance, les produits qui
leurs sont proposés sur le marché. (Exemple la vérification des instruments de mesure tels
que les balances).

QUALITE- Législation
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III-2-Pour les entreprises


Le contrôle de la qualité est un outil efficace pour les entreprises pour garantir la qualité de
leurs produits sur le plan national et leur compétitivité sur le plan international.
Il apparait également comme un outil de promotion des exportateurs dans la mesure où il
vise la diversification, la fidélisation des clients car il prend en compte les éléments suivants :
 Les besoins généraux des consommateurs ;
 Les besoins spécifiques susceptibles d’être exprimés par les marchés ;
 La mondialisation du commerce pour une meilleure harmonisation des mesures
destinées à promouvoir les exportations.

III-3-Pour l’Etat
Le contrôle de la qualité des produits apparait pour l’état comme un moyen légitime de
protection population contre la mise sur le marché des produits de non qualité ou de
mauvaises qualité que les pays développés ou émergents ont tendances a déversés sur les
marches des pays en développement, menaçant ainsi les produits nationaux donc l’économie
nationale.
Le contrôle qualité revêt donc un intérêt indéniable pour les pays en voie de développement
car il leur permet de garantir la sécurité et le bien-être des consommateurs. Il permet
également d’assainir le marché national favorisant ainsi une meilleure compétitivité des
entreprises nationales.

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CHAPITRE II

LES FORMES DU
CONTRÔLE QUALITE

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

CHAPITRE II : LES FORMES DU CONTRÔLE QUALITE DES


PRODUITS ET SERVICES

PLAN

I- CONTRÔLE ADMINISTRATIF DE LA QUALITE (ETAT)


I-1-Autorité administrative centrale
I-2-Autorité administrative spécialisées
I-3-Autorité administrative collaborantes

II- CONTRÔLE DE LA QUALITE PAR LES PROFESSIONNELS

III- CONTRÔLE DE LA QUALITE PAR LES CONSOMMATEURS

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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

CHAPITRE II: LES FORMES DU CONTRÔLE QUALITE


DES PRODUITS

Le contrôle de la qualité est essentiellement une activité qui vise la prévention des
dangers liés aux produits qui sont destinés à être mis en vente sur le marché. Cette activité
incombe aussi bien aux pouvoir publics, qu’aux agents économiques (les professionnels et les
consommateurs).

I- CONTRÔLE ADMINISTRATIF DE LA QUALITE (ETAT)


Le contrôle administratif de la qualité est le contrôle qualité effectué par l’Etat et qui est
exécuté par les autorités administratives. Ce type de contrôle est appelé contrôle officiel.
On entend par autorités administratives, L’autorité administrative centrale et les autorités
administratives spécialisées et collaborantes.

I-1- Autorité Administrative Centrale


Cette autorité se reconnaît au Ministère du Commerce et existe par le biais de la DMCQRF
(Direction de la Métrologie, du Contrôle Qualité et la Répression des Fraudes). Cette autorité
administrative, grâce à l’habilitation de l’administration en matière de règlementation des
produits et services destinés à la vente est chargée de :
 La réglementation générale des produits ;
 Assurer la loyauté des transactions ;
 Contribuer à la promotion de la qualité des produits ivoiriens ;
 Lutter contre la fraude ;
 Contribuer à l’information des consommateurs.
I-2- Autorités Administratives Spécialisées
Elles sont chargées des règlementations particulières à des produits ou catégories de produits.
Elles exercent cette mission règlementaire en collaboration avec la DMCQRF dès que les
produits concernés sont destinés à la vente.
Ces autorités sont logés dans divers départements Ministériels Techniques dont :

Le Ministère de la Santé Publique


 La Direction la Pharmacie et des Médicaments
 La Direction de la Santé Publique.

Le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Halieutiques


 La Direction de la promotion industrielle ;

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 La Direction de la Protection des végétaux


 La Direction de l’élevage
Le Ministère du Plan et du développement industriel
 La Direction de la Promotion industrielle
 La Direction de la Qualité
 CODINORM

I-3- Autorités Administratives Collaborantes


Il s’agit essentiellement des structures nationales et internationales dont la contribution est
faite sous forme de conseils, de formation et/ou de centralisation de données qui sont
indispensable à l’administration.
Leurs missions consistent :
 A la centralisation des données techniques, scientifiques et économiques
indispensables à la connaissance des produits, pour une réglementation efficace.
 A apporter l’appui technique et la formation nécessaire aux agents de l’administration.
Ces autorités sont :
 Les Laboratoires d’Etat ou rattachés aux services administratifs

 Le LANEMA (Laboratoire National d’essai, de Métrologie et d’analyse)


 Le LNSP (Laboratoire National de la Santé Publique)
 Le LANADA (Laboratoire National d’Appui, au Développement Agricole)
 Le CNAD (Comité National pour l’alimentation et le Développement)

 Les Instituts

 INSP (Institut National de la Santé Publique)


 INHP (Institut National de l’Hygiène Publique)
 Institut Pasteur

 Les Organismes Internationaux (OMS, FAO, ONUDI, UNICEF etc…)

II- CONTRÔLE DE LA QUALITE PAR LES PROFESSIONNELS

Le contrôle de la qualité par les professionnels répond à une obligation qui pèse sur eux
et qui résulte du principe de la responsabilité de la première mise sur le marché des produits.
En effet, les professionnels sont responsables de la qualité et de la sécurité des produits
qu’ils mettent sur le marché. Pour faire face à cette responsabilité, ils doivent démontrer à
leurs clients et aux services officiels de l’état, la preuve du respect des exigences légales et
règlementaires à travers :
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 Un autocontrôle réalisé par un laboratoire interne ou externe.


 Un certificat de conformité de produit délivré par un organisme certificateur.
2.1. Autocontrôle
L’autocontrôle, c’est l’ensemble des mesures prise par les opérateurs de sorte qu’à
toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution leurs produits
répondent aux exigences des clients, aux normes et règlements en vigueur.
L’autocontrôle est également le contrôle qui est exécuté par l’opérateur lui-même, du
travail qu’il a accompli. Il peut être imposé par les pouvoirs publics ou par les exigences du
marché.

NB : L’autocontrôle peut être individuel ou collectif.

2.1.1. Autocontrôle individuel


Il est dit individuel lorsqu’il concerne une entreprise uniquement. Il peut être :
 Volontaire : Lorsqu’il est effectué par le professionnel lui-même sans contrainte
parcequ’ il le juge nécessaire.

 Obligatoire : Lorsqu’il est imposé au professionnel par les pouvoirs publics.


En effet pour certains produits (Médicaments, Additifs alimentaires, véhicules
automobiles etc…), les pouvoirs publics peuvent prescrire le type de vérifications ou de
surveillance à la fabrication et les soumettre à autorisation préalable délivrée par
l’administration, avant leur mise sur le marché.
Pour d’autres produits, une obligation est faite au professionnel de vérifier la
conformité de son produit avec la réglementation en vigueur.
Exemple : L’ajout diode au sel de cuisine ou de table, imposé aux producteurs.

2.1.2. Autocontrôle collectif

Ce type de contrôle préalable peut prendre deux (02) formes essentiellement :


 La normalisation qui est une activité qui a pour finalité de fournir des documents de
références comportant des solutions à des problèmes techniques et commerciaux
concernant des produits, des biens et des services qui se posent de façon répétée dans
les relations entre partenaires économiques, scientifiques techniques et sociaux. La
norme qui le produit de la normalisation (obtenu par consensus) est l’expression
mesurée des performances en un mot des qualités des produits concernés.
 Contrat pour l’amélioration de la qualité. Pour la défense des consommateurs en
dehors des mesures règlementaires et normatives, les associations des consommateurs
peuvent conclure des accords avec les associations d’industriels, sous l’égide des
pouvoirs publics, pour l’amélioration de la Qualité.

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2.2. Objectifs de l’autocontrôle

L’autocontrôle vise les objectifs suivants :


 Diminuer les gaspillages d’énergie, de matières et les pertes de temps par une détection
des défaillances le plus tôt possible,
 Impliquer l’opérateur dans son travail,
 Réduire le contrôle final des produits.

2.3. Plan de contrôle


Le plan de contrôle comprend les étapes suivantes :
 Le contrôle à la réception ;
 Le contrôle en cours de production ;
 Le contrôle du produit fini.
2.3.1. Contrôle à la réception
Il permet de surveiller le respect de l’exigence décrite dans les cahiers de charges.
NB : lorsque les fournisseurs ne sont pas évalués, les contrôles à la réception peuvent servir
à valider la conformité des matières premières en fonction des résultats l’analyse des dangers
liées à l’absence de connaissance de l’amont.
2.3.2. Contrôle en cours de production
Le contrôle en cours de production permet d’identifier et de résoudre tout problème de non-
conformité pendant le cycle de production.

2.3.3. Contrôle du produit fini


Ce type de contrôle permet d’assurer que les caractéristiques du produit fini sont conformes
aux normes en vigueur ou au cahier de charges des clients.

III- CONTRÔLE DE LA QUALITE PAR LES CONSOMMATEURS


L’association des consommateurs peut faire faire des contrôles qualité (dans les pays
développés) par des laboratoires accrédités afin de vérifier la qualité des produits annoncés
par les fabricants.
Ce n’est pas le cas des consommateurs de nos pays en voie de développement qui n’ont aucun
moyen de vérification des produits qui leurs sont fournis.
C’est pour leur donner des armes nécessaires que les pouvoirs publics sont amenés quelques
fois à faire obligation aux professionnels d’informer les consommateurs sur les produits qu’ils
leur fournissent.
Les organisations des consommateurs doivent participer au contrôle de la qualité.

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 En usant de leurs droits pour réclamer et exiger que les produits qui leurs sont livrés
soient sans danger pour leur santé et sécurité ;
 En rendant comptes des dommages et maladies provoqués par l’usage ou la
consommation d’un produit ;
 En manifestant leur mécontentement et leurs plaintes aux autorités compétentes et
aux industriels ;
 En soumettant leurs préoccupations à l’attention des autorités compétentes et des
industriels dans le développement d’une politique nationale de contrôle de la qualité
des produits
 En sollicitant des essais au laboratoire.

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CHAPITRE III

INFORMATION SUR LA
QUALITE

QUALITE- Législation
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CHAPITRE III : INFORMATION SUR LA QUALITE DES


PRODUITS ET SERVICES

PLAN

I. REGLES DE L’INFORMATION SUR LES PRODUITS ET SERVICES


I-1- Règles de fond
I-2- Règles de formes

II. DIFFERENTS MODES D’INFORMATION SUR LES PRODUITS


II-1-Etiquetage
II-1-1-Etiquetage informatif
II-1-2-Etiquetage obligatoire
II-2-Autres modes d’information
II-3- Signes de la qualité
II-3-1-Manifestations commerciales
II-3-2-Marques collectives
II-3-3-Marques de conformité aux normes
II-3-4-Labels agricoles
II-3-5-Certification de qualification ou Certification de produit

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

CHAPITRE III: INFORMATION SUR LA QUALITE


DES PRODUITS ET SERVICES

Il est important que les professionnels mettent à la disposition des consommateurs tous les
éléments nécessaires pour leur information.
Les informations que le consommateur est en droit d’attendre du fabricant peuvent être
regroupées en plusieurs catégories il s’agit :
 de la sécurité ;
 du service après-vente et la garantie ;
 des prix ;
 des performances ;
 des contrats liés à la vente ;
 des caractéristiques ;
 des modes d’emploi ;
 Etc…

I- REGLES DE L’INFORMATION DES PRODUITS


Il existe deux types de règles relatives à l’information sur les produits.
I.1. Règles de fond
L’information sur le produit doit comporter des indications justes aussi complètes que
possible permettant au consommateur de choisir le produit concerné en toute connaissance
de cause. Elle ne doit comporter aucun signe, aucune marque etc… de nature à semer le doute
ou la confusion dans l’esprit du consommateur.

I.2. Règles de forme


L’information doit être accessible au consommateur moyen, par la langue dans laquelle elle est donnée,
par sa présentation typographique et structurale et par sa clarté.

II- DIFFERENTS MODES D’INFORMATION SUR LES PRODUITS

Il existe trois (03) modes d’informations sur les produits :


 L’étiquetage ;
 Les autres modes d’information du consommateur sur la qualité des
produits (notices, prospectus etc…);

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 Les signes de la qualité.

II-1- Etiquetage
II-1-1- Etiquetage informatif
L’étiquetage informatif est par essence libre. Il peut contenir toutes les informations voulues
par le fabricant pour présenter ses produits.
Il importe cependant qu’il ne contienne pas des informations ou des indications mensongères
ou trompeuses ou qu’il ne soit pas de nature à créer la confusion ou le doute dans l’esprit du
consommateur.

II-1-2- Etiquetage obligatoire


Il n’existe pas d’obligation générale d’étiqueter les produits comme il en existe pour
l’affichage des prix.
Mais des textes spéciaux existent pour rendre l’étiquetage obligatoire pour certains produits.
Même quand l’étiquetage est rendu obligatoire, les mentions obligatoires varient selon le
produit ou la catégorie de produit.
D’une manière générale, les mentions suivantes sont obligatoires pour tous les produits dont
l’étiquetage est imposé par les règlements :
 La dénomination vente ;
 Le lieu d’origine ou de provenance ;
 L’identité complète, ainsi que l’adresse du fabricant, de l’importateur ou du
distributeur ;
 La Qualité nette le volume ou le poids net.
Exemples
- Décret n°92-487 du 26 août 1992, portant étiquetage et présentation
des denrées alimentaires.
- Décret n°92-594 du 30 Septembre 1992, portant réglementation des
produits cosmétiques et des produits d’hygiène corporelle.
II-2-Autres modes d’information

Il s’agit:
 des notices ;
 des catalogues ;
 des prospectus ;
 des factures ;
 etc…

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

D’une manière générale, les informations transmises au moyen de ces supports sont relatives
à la qualité, aux prix et à la sécurité.
Comme dans le cas de l’étiquetage informatif, les informations doivent être objectives et ne
doivent pas créer la confusion ou le doute dans l’esprit du consommateur.

II-3-Signes de la qualité
II-3-1-Manifestations commerciales
Dans la recherche d’une consécration officielle, les professionnels peuvent recourir aux
manifestations commerciales (concours, foires expositions salons etc...)Organisées par eux
même ou par les autorités afin de présenter les produits ou pour vanter leur qualité.
Mais le fait qu’un produit ait été présenté à un concours ou ait obtenu un prix pendant un
concours ne saurais rassurer le consommateur sur la qualité du produit et le déterminer à
l’acheter
II-3-2-Marques collectives
La marque collective est le véritable premier signe extérieur de la qualité d’un produit.
Elle est délivrée par une corporation pour certifier la conformité du produit concerné aux
spécifications ou normes et aux règlements intérieurs de cette corporation.
Même si la marque collective présente un intérêt certain pour les pouvoir publics
(possibilité d’utiliser cette technique pour établir une réglementation spécifique) et pour les
industriels (développement de l’activité des membres de la collectivité), elle ne saura
présenter une garantie suffisante de qualité pour les consommateurs, dans la mesure où le
respect des règlements intérieurs, sur lesquels reposent les marques collectives n’est pas
souvent effectif.

II-3-3- Marques de conformité aux normes


Les marques de conformités aux normes sont des marques protégées apposées ou délivrées
selon les règles d’un systèmes de certification indiquant avec un niveau suffisant de confiance
que le produits, processus ou service est conforme à une norme ou tout autre document
normatif spécifique.
En côte d’Ivoire, nous avons la marque NI qui est délivrée par l’organisme national de
Normalisation et de certification (CODINORM).

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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

II-3-4-Labels agricoles
Ce sont des marques collectives qui s’appliquent exclusivement aux produits agricoles. Les
labels agricoles peuvent être délivrés par les pouvoirs publics ou par les privés qui doivent
donner des garanties d’indépendance et d’impartialité à l’égard des professionnels concernés.

II-3-5-Certification de qualification ou Certification de produit


La certification de qualification ou certification de produit, se définit comme toute
inscription ,tout signe distinctif, tout document joint tendant à attester ,à des fins
commerciales ,qu’un produit industriel, un produit agricole non alimentaire transformé ou
non , un bien d’équipement commercialisé, présente certaines caractéristiques spécifiques
ayant fait l’objet d’un contrôle par un organisme distinct du fabricant, de l’importateur ou du
distributeur.
La certification de qualification ou certification de produit est délivrée par un organisme
présentant des garanties d’indépendance et d’impartialité vis-à-vis des organismes
demandeurs. Il permet de bénéficier d’une reconnaissance officielle de l’administration et
d’assurer en permanence les contrôles nécessaires pour garantir la qualité des produits.
NB : La certification de qualification s’applique à tous les produits, même à ceux de moindre
performance qui toutefois doivent respecter un seuil minimal de qualité.

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: PARTIE II

REGLEMENTATION
ET LEGISLATION

QUALITE- Législation
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CHAPITRE I

REGLEMENTATION
DES PRODUITS

CHAPITRE I : REGLEMENTATION DES PRODUITS

1. DEFINITIONS DES TERMES

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

2. LOIS HABILITANT L’ADMINISTRATION

3. SOURCES DE LA REGLEMENTATION

4. PRINCIPES DIRECTEURS DE LA REGLEMENTATION

5. CONTENU GENERAL DE LA REGLEMENTATION

CHAPITRE I : REGLEMENTATION DES PRODUITS

1. DEFINITIONS DES TERMES


Arrêté : Acte pris par les autorités administratives (Ministres, Maires, etc…) pour régler des
détails d’un décret.
QUALITE- Législation
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L’arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le Président de la
République ou le Premier ministre (ces derniers peuvent toutefois recourir aux arrêtés pour
organiser leurs services) il peut s’agir des ministres, des préfets, des maires, des présidents de
conseil général et régional.
Il faut préciser que les arrêtés peuvent avoir plusieurs auteurs. Ainsi, il existe des arrêtés signés
par différents ministres lorsqu’ils interviennent dans le champ de compétence de plusieurs
départements ministériels.
Sur le plan de la forme, l’arrêté, comme le décret comporte à la fois des visas rappelant les
textes qui le fondent et un dispositif précisant le contenu de l’acte et ses effets juridiques. Ce
dispositif se présente en principe, mais ce n’est pas une obligation en un ou plusieurs articles.
Comme le décret, la portée de l’arrêté peut être variable. Il peut être réglementaire lorsqu’il
pose une règle générale (exemple : un arrêté municipal interdisant à toute personne circulant
dans une rue d’y stationner, ou individuel (exemple : nomination d’un fonctionnaire).
Dans la hiérarchie des textes, l’arrêté est inférieur au décret.
Circulaire : Lettre adressée à plusieurs personnes pour transmettre des instructions.
La circulaire est un texte qui permet aux autorités administratives (ministre, recteur, préfet)
d’informer leurs services. Il peut s’agir par exemple de faire passer l’information entre les
différents services d’un ministre ou du ministère vers ses services déconcentrés sur le terrain.
Ces circulaires peuvent prendre d’autres noms, par exemple « instruction ».
Le plus souvent, la circulaire est prise à l’occasion de la parution d’un texte (loi, décret…) afin
de présenter aux agents qui vont devoir l’appliquer. Mais, la circulaire doit se contenter de
l’expliquer, et ne peut rien ajouter au texte.
Constitution : Loi fondamentale d’un Etat qui definit les droits et les libertés des citoyens
ainsi que l’organisation et les separations du pouvoir politique (législatif,excecutif et
judiciaire). Elle précise l’articulation et le fonctionnement des différentes institutions qui
composent l’Etat (conseil constitutionnel, parlement, Gouvernement, Administration…).
La constitution se situe au sommet du système juridique de l’Etat dont elle est le principe
suprê[Link] les textes tels que, lois, decrets,arrêtés et traités internationaux, doivent etre
conformes aux règles qu’elle définit.
Loi : Ensemble de règles juridiques et de prescription légales etablie par l’autorité souveraine
d’un Etat applicable à tous et définissant les droits et devoirs de chacun. la loi est la principale
source du droit.
Loi et règlement
La loi demeure la règle essentielle du [Link] reforme, dans quelque domaine que ce soit,
resulte d’une loi voté par l’assemblée Nationale.
Le règlement, comme la loi, est un acte à portée générale. Mais il emane des autorités
administratives.
QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

Le règlement est considéré comme une mesure d’application de la loi, necessaire pour sa mise
en œuvre qui précise les conditions et les effets des dispositions législatives.
En réalité, les lois et les reglements présententdes liens étroits et des différences. D’un côté,
ce sont deux instruments de gouvernement etroitement complementaires. Mais d’un autre
côté ils sont profondément différents dans leur nature et dans leur régime juridique.
Ordonnance : Acte prescrit par une autorité compétente ou une personne ayant le droit ou
le pouvoir de le faire. Le gouvernement peut demander à l’assemblée Nationale de prendre
lui-même des mesures relevant normalement du domaine de la loi afin de mettre en œuvre
son programme. L’autorisation lui ai donnée par le vote d’une loi d’habilitation. Ces actes sont
appelés des ordonnances.
Règlement : Au sens du droit public, un règlement est une disposition prise par certaines
autorités administratives auxquelles la constitution donne compétence pour émettre des
textes à caractère obligatoires tels que les décrets pris par le Président de la République et les
arrêtés pris par les ministres du gouvernement, les préfets, les sous préfets et les maires des
communes, dans la limite de leurs attributions.
Règlementation : ensemble d’indications,de lois,de prescriptions, de règles et autres textes
juridiques régissant une activité sociale. La reglementation peut aussi signifier l’ensemble des
mesures legales et règlementaires qui regissent une question. La règlementation est redigée
par les administration compétentes ou les personnes mandatées.

2. LOIS HABILITANT L’ADMINISTRATION


Le texte fondamental en matière de réglementation des produits et services est la loi n° 63-
301 du 26 Juin 1963, relative à la répression des fraudes dans la vente des marchandises et
des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles.
L’article 27 de cette loi, donne une large habilitation à l’administration à règlementer la
fabrication ou l’importation des marchandises, à définir leur composition leurs modes de
présentation, à règlementer leur commercialisation etc... Il doit être également envisagé par
rapport aux principes de la libre circulation des marchandises, de la sécurité générale des
produits et de la responsabilité des professionnels.

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

Le gouvernement doit donc réglementer tous les produits sur le marché du point de vue :
 De leur définition ;
 De leurs modes de présentation et de commercialisation ;
 Et du mode d’information les concernant et destinée au consommateur.
Il existe également d’autres lois de portée générale ou plus spécifique qui concernent la qualité
des produits et services ce sont :
 Le code pénal, relatif aux atteintes à la santé, à la salubrité, aux atteintes à l’intégrité
physique, à l’homicide et des blessures involontaires, au faux, falsifications, etc. et
relatif à la responsabilité pénale du fait des produits et services dangereux.
 Le code relatif à la responsabilité civile du fait des produits et services défectueux.
 La loi n°92-469 du 30 Juillet 1992, portant répression des fraudes en matière de
produits pétroliers et des violations aux prescriptions techniques de sécurité.
 La loi n°62-214 du 26 Juin 1962, définissant les unités de mesures règlementant les
instruments de mesures
 La loi n°63-323 du 25 Juillet 1963, relative à la police sanitaire des animaux etc…

3. SOURCES DE LA REGLEMENTATION
La règlementation des produits et services peut tirer ses origines de deux catégories de
sources : les sources internes et les sources externes.

3-1- Sources internes


Il s’agit des décrets et des arrêtés ainsi que des circulaires pris par les autorités administratives.
NB :
 La loi sur la répression des fraudes dispose en effet qu’il sera statué par décret en
conseil des ministres sur tous les produits notamment en ce qui concerne leur
fabrication, leur importation, leur définition, etc…, leur composition.
 Depuis 1978, une vingtaine de décrets ont été pris couvrant des domaines tels que les
denrées alimentaires, les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, les matériaux
de construction, etc…

3-2- Sources externes


Il s’agit de certains accords et conventions auxquelles la Côte d’ Ivoire a ou aura souscrit. Au
niveau régional ou international, en matière de réglementation des produits et services.

4. PRINCIPES DIRECTEURS DE LA REGLEMENTATION DES PRODUITS ET SERVICES

La réglementation des produits et services, obéit à quatre (04) principes fondamentaux qui
sont :
 Principe de la libre circulation des marchandises ;
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 Principe de l’habilitation ;
 Principe de l’obligation générale de sécurité des produits et services ;
 Principe de la responsabilité.

4.1. Principe de la libre circulation des marchandises


Ce principe est la résultante du libéralisme économique de la mondialisation du
commerce et de l’ouverture de la Côte d’Ivoire sur le monde. Selon ce principe aucun obstacle
non tarifaire ne saurait être opposé aux importations de quelque origine que ce soit.

4.2. Principe de l’habilitation


Selon ce principe, les produits ou les appareils qui présentent dans les conditions
normales d’utilisation un danger pour la santé ou la sécurité des personnes peuvent être
interdits ou règlementés sans que cela puisse constituer un obstacle à la libre circulation des
marchandises.
4.3. Principe de l’obligation générale de sécurité des produits
Ce principe peut se scinder en deux :
4.3.1. Détermination des produits dangereux
Il est indispensable pour des pouvoirs publics de définir préalablement les produits
dangereux.
Est défini comme produits dangereux, un produit qui dans les conditions normales
d’utilisations prévisibles par les professionnels ne garantit pas la sécurité à laquelle on peut
légitimement s’attendre.
4.3.2. Elimination du danger
L’intervention des pouvoirs publics sur les produits et services doit en principe avoir une
fonction préventive.
Les mesures prises peuvent être permanentes (interdictions ou règlementation à caractère
définitifs ou temporaire). Dans tous les cas, l’objectif poursuivi est de faire cesser le danger s’il
y en a.

4.4. Principe de la responsabilité


Mettre sur le marché des produits et services, crée à la charge des professionnels qui
participent à cette fonction économique, des obligations qui sont du reste, plus sévère lorsque
s’affirment des impératifs de santé, de sécurité et d’information des consommateurs.
Il y a deux catégories de responsabilité qui se définissent comme suit :
4.4.1. Responsabilité civile du fait de produits et services défectueux

QUALITE- Législation
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C’est une responsabilité dont la mise en œuvre a pour but de condamner les professionnels à
réparer le préjudice aux acheteurs ou consommateurs ou utilisateurs de leurs produits et
services. Cette responsabilité connait aujourd’hui une évolution qui nécessite de faire une
distinction entre la responsabilité classique et la responsabilité nouvelle.
[Link]. Responsabilité classique
La responsabilité classique est essentiellement d’origine contractuelle. Elle peut être mise en
œuvre par un client, s’il est victime d’un dommage causé par un produit et un service.
Elle obéit à des conditions qui sont liées à la personne de la victime et à celle du vendeur ou
du fournisseur.

Il faut en effet :
 Que le vice empêche ou diminue l’usage auquel le produit vendu est destiné
 Que le vice soit caché
NB : la responsabilité classique du fait de produits et services défectueux invoquée par un tiers
non client, lorsque celui-ci a été blessé ou intoxiqué par un produit qui lui a été prêté ou offert
par un autre consommateur.
[Link]. Responsabilité nouvelle
De plus en plus, la responsabilité des professionnels n’est plus seulement fondée sur les règles
de la vente mais sur celle du droit commun de la responsabilité civile délictuelle ou
contractuelle. Car le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son
produit.
Cependant, cette responsabilité connait des limites et ne saurait être mise en œuvre en toutes
circonstances par exemple :
 Elle ne concerne que les biens meubles (que l’on peut déplacer : mobilier, animaux,
marchandises, etc…)
 Le producteur n’est plus responsable, s’il prouve que le défaut n’existait pas au moment
de la mise en circulation du produit ou que ce défaut est dû à la conformité avec les
règles impératives émanant des pouvoirs publics ;
 Le producteur n’est plus responsable, si le dommage est causé par un défaut du produit
et par la faute de la victime elle-même.
4.4.2. Responsabilité pénale du fait de produits et services défectueux

La mise en œuvre de cette responsabilité a pour but de permettre à la victime d’avoir un procès
pénal, de se constituer partie civile en vue obtenir réparation du dommage subi.
Pour cela quatre (04) conditions doivent nécessairement être remplies :
 Une infraction doit être commise ;
 Un préjudice est directement causé au plaignant ;

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 Le préjudice doit être prouvé et mesuré ;


 Les faits ne doivent pas être prescrits.
Il incombe donc en principe à celui qui se prétend victime de déposer une plainte au parquet.

5. CONTENU GENERAL DE LA REGLEMENTATION DES PRODUITS ET SERVICES


D’une manière générale, la législation et la réglementation des produits prévoient les trois
dispositions suivantes :
 Les définitions ;
 Les prescriptions ;
 Les interdictions ;
5.1. Les définitions
Elles sont indispensables dans la réglementation des produits pour éviter les tromperies et
les dénominations fallacieuses. Les définitions peuvent concerner les éléments suivants :
 Le produit ;
 La composition du produit ;
 Le mode fabrication du produit ;
 La qualité du produit
 Les caractères qui rendent le produit impropre à la consommation ou qui le rendent
dangereux à l’utilisation ;
 Le mode d’information du consommateur, relativement au produit ;
 Les méthodes d’analyses à imposer aux laboratoires pour reconnaitre la dangerosité du
produit.
 Etc…
5.2. Les prescriptions

Les prescriptions sont des mesures énoncées par la réglementation, ayant pour but :

 De prévenir le danger lié à l’utilisation du produit.


 D’annihiler le danger lié à l’utilisation du produit.

Les prescriptions concernent en général :


 Les manipulations autorisées
 Les traitements auxquels les produits doivent être soumis, soit pendant le processus de
fabrication, soit au cours du transport, de l’entreposage ou de la distribution ;
 L’information du consommateur susceptible de lui permettre de choisir le produit en
toute connaissance de cause ;
 Le type et le mode de contrôle ou de vérification préalable qu’il y a lieu de mettre à la
charge du fabricant, de l’importateur ou du distributeur ;
 Le type et les méthodes de contrôle que l’administration doit nécessairement opérer
postérieurement à la mise sur le marché du produit.
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5.3. Les interdictions

Les interdictions sont des mesures impératives prises par l’administration pour :

 Eviter la mise sur le marché des produits de non qualité c’est à dire des produits qui
ne présentent pas des caractères susceptibles de les rendre apte à satisfaire aux besoins
des consommateurs.
 Obliger les professionnels à effectuer les contrôles et vérifications préalables qu’il y a
lieu de faire sur les produits pour s’assurer de leur conformité avec la réglementation
avant leur mise sur le marché.
NB : La réglementation des produits est une réglementation de police dont elle doit
nécessairement contenir le mode d’application et les sanctions.
Le mode d’application concerne :
 La date d’entrée en vigueur et la publication de la réglementation ;
 L’autorité administrative qui est chargée de l’application de la réglementation.
Les sanctions sont prévues dans l’article 29 de la loi n° 63-301 du 26 juin 1963.

QUALITE- Législation
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CHAPITRE II

TYPOLOGIE DES FRAUDES

CHAPITRE II : TYPOLOGIE DES FRAUDES

PLAN

I-GENERALITES
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II-TYPOLOGIE DES FRAUDES


1. FRAUDE

2. FALSIFICATION

3. TROMPERIE

4. PUBLICITE MENSONGERE OU TROMPEUSE

III- PROCEDURES DE RECHERCHE ET DE CONSTATATION DE LA


FRAUDE

CHAPITRE II : TYPOLOGIE DES FRAUDES


I-GENERALITES
Alors que le contrôle de la qualité est l’activité de l’administration et/ou des professionnels
qui a pour but de prévenir les dangers liés à l’utilisation et à la consommation des produits
afin d’annihiler les risques ou de les amoindrir, la répression des fraudes quant a elle est une
activité administrative de police ayant pour but de rechercher sur le marché des produits qui
n’ont pas satisfait au contrôle de la qualité ou les produits frauduleux ; c’est à dire qui ne sont
pas conformes à la réglementation, afin de les retirer du marché et punir les responsables de
leur mise sur le marché.
QUALITE- Législation
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II-TYPOLOGIE DES FRAUDES


1- FRAUDE
La fraude au sens de la loi 63-301 du 26 Juin 1963 en ses articles 1, 2, 3, 4, 5 et 6, est toute
tromperie ou tentative de tromperie d’un contractant dans la vente de marchandises.
On peut distinguer trois (03) types de fraudes :
 La falsification
 La tromperie
 La publicité mensongère

2- FALSIFICATION
La falsification, c’est l’altération d’un produit en violation des lois, règlements ou des usages.
Elle ne s’applique qu’aux denrées alimentaires, aux substances médicamenteuses, aux
boissons, aux produits agricoles ou naturels destinés à la vente.

2-1- Eléments matériels de la falsification


Toute altération portée à une marchandise (denrées alimentaires, boissons, produits agricoles
ou naturels) peut constituer une falsification.
L’altération peut revêtir trois (03) formes qui sont :
 L’altération par addition : C’est ajouter quelque chose au produit qui se trouve de ce
fait être altéré ou modifié.
Exemple : le mouillage du lait par addition d’eau.

 L’altération par soustraction : C’est soustraire du produit un élément constitutif


naturel
Exemple : Ecrémé le lait pour faire croire que c’est le lait entier.

 L’altération sans addition ni soustraction : C’est toute manipulation contraire


aux règlements ou aux usages sans ajout ni soustraction.
Exemple : Réchauffer du vin pour augmenter son degré alcoolique.

2.2. Eléments Intensionnels de la falsification


Deux éléments sont essentiels pour établir la volonté des mis en causes. Ce sont :
2-2-1-Connaissance de la falsification
Le délit de falsification ne peut être retenu que si l’auteur a connaissance de l’altération c’est
à dire sa mauvaise foi peut être révélé.

QUALITE- Législation
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2-2-2- Produits destinés à la vente

La falsification ne peut être retenue que si le produit est destiné à la vente.


Le seul fait d’altération portée sur un produit destiné à la vente suffit en général à établir
l’intention délictuelle du fabricant ou du producteur mais pas forcément celle du distributeur.
Cependant l’intention délictuelle du distributeur peut se déduire des circonstances qui ont
accompagné l’achat et la réception des produits.

3- TROMPERIE
La tromperie au contraire de la falsification, s’applique à toutes les marchandises ou tous les
produits (y compris ceux concernés par la falsification) destinés à la vente.
Elle diffère également de la falsification par ses éléments constitutifs (au nombre de trois (03),
par son étendue et par ses moyens de commission.
3-1- Eléments constitutifs
Il faut nécessairement la réunion des trois (03) éléments matériel suivants, pour invoquer le
délit de tromperie.
 L’existence d’un contrat
 Le contrat doit porter sur des marchandises
 L’existence d’une volonté d’induire en erreur.

3-2- Etendue de la tromperie


L’étendue de la tromperie est très vaste car elle même porte sur l’une au moins des
caractéristiques de la marchandise, telles qu’énumérés par la loi.
Cette énumération est si étendue quelle permet d’envisager toutes les hypothèses de
tromperie. Mais en gros on peut retenir une dizaine de cas de tromperie qui sont :
 La tromperie sur l’espèce
 La tromperie sur la nature
 La tromperie sur la composition
 La tromperie sur l’origine
 La tromperie sur l’identité
 La tromperie sur l’aptitude à l’emploi
 La tromperie sur la quantité de produits livrés
 La tromperie sur les contrôles effectués
 La tromperie sur les qualités substantielles
 La tromperie sur la teneur en principes utiles
 La tromperie sur les risques inhérents à l’utilisation des produits ou sur le mode
d’emploi et les précautions à prendre.

QUALITE- Législation
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3-3- Moyens utilisés

 Les moyens dolosifs


Le dol dans la formation d’un contrat, c’est toute ruse ou manœuvre employée pour induire
une personne en erreur et la déterminer à contracter.
 Les manœuvres
Ce sont les machinations, les mises en scène ou tout au moins les présentations fallacieuses
pour induire le contractant en erreur.
 Le mensonge
La tromperie peut résulter d’un simple mensonge écrit ou verbal

 La réticence
Elle consiste à passer sous silence, un fait qui pourrais dissuader l’acheter à contracter, s’il
était connu de lui.

3-4- Mise en vente de produits frauduleux


La mise en vente des produits frauduleux est un délit. Sont considérés comme délits :
 L’exposition, la mise en vente ou la vente de produits falsifiés, corrompus ou
toxiques ;
 L’exposition, la mise en vente ou la vente de produits ou appareils propres à
effectuer la falsification ;
 La détention sans motif légitime de produits falsifiés, corrompus ou toxiques ou
de produits, objets et appareils servant à la falsification ;
 Les manœuvres frauduleuses énumérées à l’article 4 de la loi 63-301 ;
 Les contraventions (voir Article 29 de la loi 63-301).

4- PUBLICITE MENSONGERE OU TROMPEUSE

La publicité mensongère ou trompeuse est un délit spécial créé par la loi n° 91-1000 du 27
Septembre 1991 pour sanctionner plus sévèrement certaines tromperies par mensonge.
4-1- Définitions
L’article 1 de la loi n° 91-1000, définit la publicité comme étant toute communication à
caractère commercial, industriel ou professionnel, faite dans le but de promouvoir la
fourniture des biens ou services et de manière générale, tous les moyens utilisés pour faire
connaître toute personne physique ou morale, un bien, un produit ou un service ou pour

QUALITE- Législation
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inciter à l’achat ou à la demande de ce bien ou service, quels que soient les supports utilisés y
compris les emballages, les étiquettes ainsi que les documents commerciaux.
L’article 3 de la loi n° 91-1000, définit la publicité mensongère ou trompeuse comme
toute publicité comportant, sous quelque forme que ce soit des allégations, des indications ou
des présentations fausses ou de nature à induire en erreur ou à créer le doute ou la confusion
dans l’esprit du consommateur, lorsque celles-ci portent sur un ou plusieurs des éléments
suivants : existence , nature ,qualités substantielles, propriétés ,prix ,identité, qualité ou
aptitude du fabricants, etc…
NB : L’information est différente de la publicité, dans la mesure où elle est donnée
sans faire la promotion de quoi que ce soit. Alors que la publicité est destinée à
faire la promotion.
4-2- Publicité
4-2-1-Support du message publicitaire
Le moyen d’expression le plus courant est le message parlé ou écrie selon la loi n°91-1000, les

Supports de message publicitaire utilisés en général englobent :


 Le cinéma, la radio diffusion et la télévision ;
 L’emballage, l’étiquetage ou le produit lui-même ;
 L’affichage et l’étiquetage obligatoire ;
 Les documents contractuels ;
 La publicité verbale ;
 Les offres et les lettres missives.
4-2-2-Forme du message
Le message publicitaire peut se présenter sous les formes suivantes :
 Des allégations, indications ou présentations typographiques,
 Des images
 Des silences
 Des signes et symboles
 Etc….

4-3- Publicité mensongère


4-3-1-Support du message publicitaire et les formes du message
 Des allégations, indications ou présentations trompeuses : ce sont des textes
écrits ou parlés, messages exprimés par dessins, une photographie, un film, une
musique, un bruitage, une omission.
 Présentations typographiques : la présentation typographique du message peut
justifier l’incrimination de publicité mensongère ou trompeuse.

QUALITE- Législation
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 Des images : Une image inexacte peut être jugée trompeuse qu’elle soit ou non
accompagnée d’un texte, même explicatif.
 Des termes et des symboles : Le caractère trompeur de la publicité, peut résulter de
la marque donnée au produit concerné.

NB : L’utilisation de la marque autrui peut constituer une publicité tombant


sous le coup de la loi n°91-1000.

Des termes en usage dans le commerce (ventes en soldes, liquidation etc…) peuvent être
définies par la loi ou les règlements de telles sorte que leur utilisation à tort puisse être
considérée comme une publicité mensongère ou trompeuse.
D’ailleurs pour l’application de l’incrimination l’existence ou l’absence de règlementation
concernant l’usage d’un terme ou d’un symbole est différente dès lors que le terme est utilisé à
tort.

4-3-2-Appréciation du caractère trompeur du message


L’appréciation du caractère trompeur du message nécessite la prise en compte du contenu et
du destinataire.
4-3-2-1- Prise en compte du contenu

Le message publicitaire doit contenir des éléments faux ou de nature à induire en erreur.
4-3-2-2- Prise en compte des destinataires du message
L’appréciation du caractère trompeur du message publicitaire est différente selon que le
destinataire est un professionnel ou un consommateur moyen.
Dans tous les cas l’infraction est établie dès qu’il existe un risque d’interprétation fausse de
la part de celui qui reçoit le message

III- PROCEDURES DE RECHERCHE ET DE CONSTATATION DE LA FRAUDE

Les infractions à la loi n°63-301 peuvent être constatées par tous moyens de preuve : preuve
par témoins, procès-verbaux, aveux. Etc… C’est pourquoi il est admis que les agents habilités
puissent constater une infraction à partir des documents commerciaux de l’entreprise.
Cependant lorsque des investigations sont opérées par les agents de l’État en vue de
rechercher et constater l’infraction, elles doivent, sous peine de nullité de la procédure, se
conformer aux règles définies par le décret n°73- 437 du 2 Septembre 1973.

QUALITE- Législation
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III-1-Agents habilités
Sont habilités à rechercher et à constater les infractions à la loi n°63-301, à opérer des
prélèvements et à effectuer des saisies (Article 7 de la loi n°63-301) :
 Les agents du service de la répression des fraudes ;
 Les pharmaciens, vétérinaires et assistants d’élevage des services administratifs ;
 Les officiers de police judiciaire ;
 Les agents des contributions directes et indirectes et des douanes ;
 Les agents assermentés de l’inspection des produits agricoles pour les produits
agricoles du cru ;
 Les fonctionnaires et agents désignés à cet effet par les ministères de l’économie et des
finances et du plan et développement.
NB: La preuve des infractions à la loi n°63-301 peut être établie également par toutes les
voies du droit commun.

III-2-Droit de visite, de communication de consultation et de saisie des


documents
Les agents habilités peuvent librement procéder aux contrôles et investigations qui leur
incombent dans tous les lieux et véhicules (Article 11 de la loi n°63-301) même sur la voie
publique.
Le fait de s’opposer au droit de visite des agents, constitue un délit, punissable des
mêmes peines que la fraude elle-même.
III-3-Opposition à fonction
Les personnes visitées sont tenues de n’apporter aucun obstacle aux réquisitions des
agents de la répression des fraudes.
Le fait de mettre les agents dans l’impossibilité d’accomplir leurs fonctions, en leur
refusant l’entrée des lieux énumérés par la loi, constitue un délit, punissable des
mêmes peines que la fraude elle-même.

III-4-Examen du produit
L’examen du produit est réalisé dans le cadre du contrôle sensoriel ou du contrôle
scriptural. Aucune limitation ne saurait être opposée aux vérifications.
Toutefois, les recherches effectuées doivent sauvegarder les droits de la défense, et le rapport
éventuel doit décrire toutes les opérations pratiquées et les modalités selon lesquelles elles
ont été menées.

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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

En cas de constatations, par la personne contrôlée sur l’existence de la fraude, les


agents ne peuvent s’opposer à procéder à toutes autres vérifications exigées par
l’intéressé.

III-5-Saisie de produits
L’article 9 de la loi énumère les cas où la saisie est obligatoire ces cas sont les suivants :
 Flagrant délit de falsification et de fraude
 Détention ou mise en vente de produits corrompus ou toxiques.
Sans que cela soit précisé par la loi, la saisie obligatoire est celle ou les agents peuvent opérer
sans autorisation judicaire ; tandis que dans les autres cas, les saisies sont opérées avec cette
autorisation.
Dans la pratique administrative, ces saisies sont opérées dans deux (02) cas qui sont :
 Cas des produits susceptibles de porter atteinte à la santé ou à la sécurité des
personnes
Il s’agit :
 Des produits susceptibles d’être falsifies, corrompus ou toxiques
 Des produits susceptibles d’être impropre à la consommation
 Des produits, appareils ou objets susceptibles d’être non conformes aux lois et
règlements et présentant un danger pour la santé ou la sécurité des consommateurs.

 Cas des produits non suspectés d’être non conforme à la réglementation mais
dont le maintien sur le marché, porte une atteinte grave à la loyauté des
transactions ou aux intérêts des consommateurs.

III-6-Prélevements aux fins d’analyse


Les prélèvements aux fins d’analyse sont effectués dans les lieux fixés par la loi et ne peuvent
porter que sur des produits destinés à la vente.
NB: Un prélèvement doit comporter au moins quatre (04) échantillons.
Dans deux (02) cas seulement, le prélèvement ne peut comporter qu’un seul échantillon :
 Lorsque le produit est rapidement altérable ou en cas de contrôle
microbiologique
 Lorsque le produit est en quantité insuffisante pour le prélèvement de quatre
(04) échantillons. Dans ce cas, tout le produit sera mis sous scellé et envoyé au
Directeur chargé de la répression des fraudes. Un procès est établi et signé par
les deux parties séance tenante.
III-7-Analyse des échantillons

QUALITE- Législation
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ESETEC / IACC 2 2020 – 2021

Les échantillons prélevés ne peuvent être analysés que par un laboratoire agréé par le
Ministère chargé de la répression des fraudes.
 Si les résultats d’analyses indiquent qu’il n’y a pas de fraude, Directeur chargé
de la répression des fraudes rembourse les échantillons prélevés.
 S’il y a fraude, le Directeur ordonne la constitution d’un dossier contentieux aux
fins de poursuites judiciaires.
III-8-Procès-verbaux dressé par les agents habilités
Les agents habilités des Services de la Répression des Fraudes, constatent les infractions à la
loi n°63-301 par des procès-verbaux .
Sous peine de nullité, les procès-verbaux doivent obéir à des règles quant à leur fond et quand
à leur forme.

III-8-1-Sur le fond : Le procès-verbal doit annoncer :


 La date le lieu et la nature des constatations ou des contrôles effectués ;
 Les opérations de prélèvement, de saisie et d’analyse ;
 Les noms, prénoms, qualités et résidence de l’agent verbalisateur ;
 Les circonstances de nature à établir la valeur des constatations faites (textes
législatifs, règlement) ;
 La date, l’heure et le lieu de la rédaction et de la clôture du procès verbale ;
 La signature de l’agent verbalisateur.
NB: Tous les éléments de preuves doivent accompagner le procès-verbal (étiquettes,
échantillons, factures bulletins d’analyses etc…)
III-8-2-Sur la forme
 Le procès-verbal doit être parfaitement lisible, sans omission ni erreur ; il doit
être sans nature, sans surcharge, ni blanc. Il peut être rédigé sur papier libre.
 Le procès-verbal, dans le cas où il est rédigé par les agents de la répression des
fraudes, doit être sur un formulaire de l’administration, sauf si ce procès-verbal
ne peut pas contenir la relatation de faits.

IV- SANCTIONS PREVUES PAR LES LOIS EN CAS DE CONSTATATION DE FRAUDE

Les lois relatives aux produits et services prévoient des sanctions pénales et/ou pécuniaires en
cas de constatation de fraudes.

IV-1- Sanctions prévues par la loi 63-301 du 26 Juin 1963

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Article 1 : Quiconque aura trompé ou tenter de tromper le contractant :


 Soit sur la nature, les qualités substantielles, la composition et la teneur en principes
utiles ;
 Soit sur leur espèces lorsque, d’après la convention ou les usages, la désignation de
l’espèce faussement attribuée aux marchandises devra être considérée comme la cause
principale de la vente :
 Soit sur leur identité a la livraison d’une marchandise autre que la chose déterminée
qui a fait l’objet du contrat.
Sera puni d’un emprisonnement de deux (02) mois à deux (02) ans et d’une amende
de 36000 francs à 6 millions de francs, ou l’une de ces deux peines seulement
Article 2 : La durée maximale de l’emprisonnement peut être portée à trois (03) ans si
les délits ou tentatives de délits prévues à l’article 1 ont été commis.
 Soit à l’aide de manœuvres ou de procédures tendant à fausser les opérations de
l’analyse ou du dosage ou bien à modifier frauduleusement la composition des
marchandises , même avant ces opérations ;
 Soit à l’aide d’indications frauduleuses tendant à faire croire à une opération antérieure
et exacte ou à un contrôle officiel qui n’aurait pas existé.
Article 3 : Sera punie de peines prévues dans l’article 1 de la loi 63-301, toute personne
qui aura frauduleusement supprimé, masqué, altéré ou modifié de façon quelconque les noms,
signatures, monogramme, lettre, chiffre, numéro de série, emblèmes, signes de toutes nature
apposé sur les marchandises et servant à les identifier.

Article 4 : Seront punis également de peines prévues dans l’article 1 de la loi 63-301.
 Ceux qui, sur des produits naturels ou fabriqués détenus ou transportés en vue de la
vente, mise en vente ou vendus en Côte d’Ivoire , ou sur des emballages ,caisses, ballots,
enveloppe, bandes, étiquette, etc…, auront apposé ou sciemment utilisé une marque
de fabrique ou de commerce, un nom, un signe, ou une indication quelconque de
nature à faire croire qu’ils ont une origine différente de leur véritable origine.

 Ceux qui par addition, retranchement ou par une altération quelconque des mentions
primitivement portées sur le produit, par des annonces, brochures, circulaires
prospectus ou affiches, par la production de factures ou certificats mensongers par une
affirmation verbale ou par tout autre moyen auront faire croire pour tous produits à
une origine différente de leur véritable origine.

 Ceux qui auront apposé, soit fait disparaitre par addition, retranchement ou par une
altération quelconque, sur des produits naturels ou fabriqués, mis en vente ou destinés
à être mis en vente, des appellations d’origine qu’ils savaient inexactes.

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 Ceux qui auront vendu, mis en vente ou en circulation des produits naturels ou
fabriqués portant une appellation d’origine qu’ils savaient inexactes.

Article 5 : Seront punis de peines prévues dans l’article 1 de la loi 63-301.


 Ceux qui falsifieront des denrées servant à l’alimentation de l’homme ou des animaux,
des substances médicamenteuses, des boissons, des produits agricoles ou naturels
destinés à être vendus ;

 Ceux qui exposeront, mettront en vente ou vendront des denrées servant à


l’alimentation de l’homme ou des animaux, des substances médicamenteuses, des
boissons, des produits agricoles ou naturels qu’ils sauront être falsifiés s ou corrompus
ou toxiques ;

 Ceux qui exposeront, mettront en vente ou vendront substances médicamenteuses


falsifiées;

 Ceux qui exposeront, mettront en vente ou vendront connaissant leur destination, des
produits propres à effectuer la falsification des denrées servant à l’alimentation de
l’homme ou des animaux, des substances médicamenteuses, des boissons, des produits
agricoles ou naturels et ceux qui auront provoqué à leur emploi par le moyen de
brochures, circulaires, prospectus, affiches annonces ou instructions quelconque.

Si la substance falsifiée ou corrompue est nuisible à la santé de l’homme ou des animaux ou


si elle est toxique, de même si la substance médicamenteuse falsifiée est nuisible à la santé de
l’homme ou des animaux, les peines seront un emprisonnement de deux (02) mois à
deux (02) ans et une amende de 200 000 francs à 10 millions de francs ces peines seront
applicable même au cas où la falsification serait connue de l’acheteur ou du
consommateur.

NB : Les dispositions du présent article 6 ne sont pas applicables aux fruits et légumes frais
fermentés corrompus
Article 6 : Seront punis d’un emprisonnement de quinze (15) jours à six (06) mois et
d’une amende de 36000 francs à 3 millions de francs, ou l’une de ces deux
peines seulement :
1- Ceux qui sans motifs légitimes ,seront trouvés détenteurs dans leurs magasins , boutiques,
maisons ou voitures servant à leurs commerce, dans les ateliers, lieux de fabrication,
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contenant, en vue de la vente , des produits visés par la présente loi ainsi que dans les
entrepôts, abattoirs et leurs dépendances dans les gares , dans les halles ,foires et marchés :
 Soit de denrées servant à l’alimentation de l’homme ou des animaux, de boissons ou
produits agricoles ou naturels qu’ils savaient être falsifiés, corrompus ou toxiques
 Soit des substances médicamenteuses falsifiées ;
 Soit de produits propres à effectuer la falsification des denrées servant à l’alimentation
de l’homme ou des animaux, des substances médicamenteuses, de boissons ou
produits agricoles ou naturels.
Si la substance falsifiée ou corrompue est nuisible à la santé de l’homme ou des animaux ou
si elle est toxique, de même si la substance médicamenteuse falsifiée est nuisible à la santé de
l’homme ou des animaux, les peines seront un emprisonnement de deux (02) mois à
trois (03) ans et une amende de 200 000 francs à 6 millions de francs.
2- Ceux qui sciemment auront exposé, mis en vente, vendu les marchandises altérées, au sens
de l’article 3, ou qui en seront trouvés détenteurs dans leurs locaux commerciaux.
NB : Les dispositions du présent article 6 ne sont pas applicables aux fruits et légumes frais
fermentés corrompus

IV-2- Sanctions prévues par la loi 91-1000 du 27 Décembre 1991


L’article 1 de la loi 91-1000 définit la publicité comme étant ‘’toute communication à
caractère commercial, industriel ou professionnel faite dans le but de promouvoir la
fourniture des biens ou services et de manière générale tous les moyens utilisés pour faire
connaitre une personne physique ou morale, un bien , un produit, ou un service ou pour
inciter à l’achat ou à la demande de ce bien ou service quels que soient les supports utilisés y
compris ,les emballages, les étiquettes ainsi que les documents commerciaux‘’ .
L’article 2 de la loi 91-1000 stipule que toue publicité mensongère est interdite.
L’article 3 de la loi 91-1000 définit la publicité mensongère ou trompeuse comme, toute
publicité comportant, sous quelque forme que soit, des allégations, indications ou
présentations fausses ou de nature à induire en erreur ou à créer le doute ou la confusion dans
l’esprit du consommateur, lorsque celles-ci portent sur un ou plusieurs des éléments ci-après ;
existence, nature, composition qualités substantielles, propriétés, prix identité, qualité ou
aptitudes du fabricant etc…
Article 6 : Les infractions aux dispositions de l’article 3 de la loi 91-1000 sont punies
d’un emprisonnement de deux (02) mois à deux (02) ans et d’une amende
de 200 000 francs à 100 millions de francs, ou l’une de ces deux peines
seulement :
En cas de récidives ces peines sont portées au double

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CHAPITRE III

LEGISLATION

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CHAPITRE III : LEGISLATION

PLAN

1. LOI n° 63-301 du 26 Juin 1963

2. PRINCIPES FONDATEURS

3. CONTENU

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