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Module : Histoire de l’Architecture.

3eme année .Année Universitaire. 2023-2024.


Chargé de cours : M DJEDI Toufik

Première partie : Architecture moderne première période.

Cours N0 1

Fondements de la renaissance et la naissance de la pensée moderne.


Et alternative maniériste et baroque.

1. Introduction générale :

La Renaissance, comme son nom l'indique, était une nouvelle naissance. Ce terme
s'applique à la période de l'histoire de l'Europe occidentale qui s'étend du début du XIVe siècle à la
fin du XVIe siècle et qui vit un intérêt renouvelé pour les arts et la culture de l'Antiquité. La société
féodale morcelée du Moyen-âge, avec son économie agricole et sa vie culturelle et intellectuelle
dominée par l'Eglise, se transforma en une société de plus en plus dominée par des institutions
politiques centralisées, avec une économie urbaine et commerciale, et un patronage laïque de
l'enseignement, des arts et de la musique.

La nouvelle génération de penseurs et humanistes se dégage du sévère control de


l’église, atteint une liberté d’esprit inconnu jusque-là, les artistes à la recherche de nouveaux
canaux idéo prennent la mesure de l’homme comme référence et signe fièrement leurs œuvres de
leurs nom, fini donc l’anonymat des bâtisseurs.

2. La renaissance en architecture :

L’architecture de la Renaissance, née en Italie, elle a gagné progressivement tous les


autres pays d'Europe entre le début du XVe siècle et le début du XVIIe siècle. Elle procède d'une
recherche consciente et de l'assimilation d'éléments historiquement authentiques de la pensée et
de la culture matérielle de l’antiquité, en effet l'époque antique apparaît aux érudits italiens de
cette période comme l’apogée de tous les arts. Pourtant, ils ne cherchent pas à simplement
l’imiter, mais à s’en inspirer pour l’égaler, voire la surpasser. Du point de vue de l’esthétique,
l’architecture de la Renaissance succède à l’architecture gothique qui avait été de règle pendant
les derniers siècles de moyen âge et sera suivie elle-même par l’architecture baroque.

Si le style gothique était fonction d'une technique de construction, Cette technique est
basée sur la voûte d'ogives, l'emploi de l'arc brisé plus résistant à la charge que le plein cintre, et
un élan vertical ou les limites de la légèreté et complexité sont atteintes.

Pour la renaissance les formes simples inspirait de l’art antique est le seul moyen de rajeunir
l’art. Elle revint à une démarche inverse : le style ne dépendit plus des possibilités de la technique,
il était fondé sur des principes esthétiques supérieurs, des concepts abstraits : la symétrie, les
proportions, et sur l'emploi d'une langue strictement règlementée dans son vocabulaire et sa
syntaxe : le système des ordres. Régularité et équilibre des motifs, tels que les humanistes ont cru

1
pouvoir les déceler dans les vestiges de l’architecture de l’antiquité classique, et de l’architecture
romaine en particulier.

la position des pilastres et des linteaux, de même que les voûtes en plein cintre, les dômes
hémisphériques, les niches, ………… se substituent aux formes irrégulières, disparates et
rarement préméditées des édifices médiévaux.

Plutôt que de poursuivre la recherche de prouesses techniques, artistes et architectes décident de


consacrer leurs recherches à l’équilibre, à l'esthétique, à l'harmonie et à la beauté.

Après le désordre spatial des villes médiévales, les rois, mais aussi toutes les personnalités
royales (princes marquis..) veulent embellir la ville pour y laisser leur empreinte. C’est l’heure des
beaux ordonnancements, des perspectives et des symétries. La renaissance réintroduit les
formes géométriques telles que le cercle, le polygone, mais aussi les structures en étoiles
introduites dans une dimension militaire. Elle facilite le contrôle des villes qui ont des murailles de
cette forme.

3. Principaux changements introduits pendant la renaissance :

 Respect des proportions, de la symétrie et de la régularité.


 Redécouverte des techniques antiques (la colonne ainsi que le dôme)
 On construit des villas et des places publiques (ce qui ne se faisait pas au Moyen Âge) en
plus des églises et palais.

VILLA : Poggio da Caiano (Michelozzo - 1480) est le premier exemple de villa florentine de
plan massé, quasi symétrique, qui tend au plan centré. Les villas de Palladio sont un des
symboles de la Renaissance.
La place publique :Le premier exemple de place publique ordonnée fut donné à la fin du
XVe siècle à Vigevano.

 Abandon du vitrail (Le vitrail est une composition décorative formée de pièces de verre
colorées. Depuis le début du Moyen Âge, ces pièces sont assemblées par des baguettes
de plomb).
 Raccords à angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs
concepts apparentés.) droit (les angles obtus ou aigus furent proscrits)
 Utilisation fréquente du marbre.

4. Phases de la Renaissance italienne.

Les historiens reconnaissent volontiers trois phases dans la Renaissance italienne, pour
l'architecture, elle renvoie généralement à la période comprise entre 1400 et 1525 à peu près pour
l'Italie :
Les trois grandes phases sont :

la Renaissance proprement dite (de 1400 à 1500), aussi appelée Quattrocento et parfois
« Renaissance florentine »

la Haute Renaissance (ca.1500–1525)

le Maniérisme (vers 1525–1600).

2
1 Quattrocento 15 siècles

Cette période voit la redécouverte et l'imitation encore partielle et maladroite de


l'architecture romaine antique, à la fois à partir de l'observation des ruines romaines, et du
déchiffrement du De Architectura de Vitruve. Les peintres italiens contemporains explorent,
simultanément, les possibilités de la perspective linéaire.
L'utilisation de l'espace connaît un bouleversement : à la conception médiévale de la
nature hostile et imparfaite se substitue une organisation géométrique et logique du terrain
disponible : forme et rythme des édifices sont désormais de plus en plus dictés par des
principes de symétrie et de proportion, plutôt que par l'intuition et l'opportunisme des
bâtisseurs médiévaux. Le premier exemple de cette nouvelle attitude esthétique est la
Basilique San Lorenzo de Florence exécutée par Filippo Brunelleschi (1377–1446).

2 Haute Renaissance (1500-1525)

C'est au cours de la Haute Renaissance, que les architectes et humanistes


conceptualisent l'architecture à l'ancienne. Le recours aux motifs à l'antique se fait plus sûr.
L’architecte le plus significatif de cette période est Bramante (1444–1514) qui, le premier,
montre les possibilités pratiques des ordres anciens dans l'architecture de son temps. Son
église de San Pietro in Montorio (1503) est directement inspirée par le temple romain
circulaire décrit chez Vitruve. Pour autant, Bramante ne fut pas l'imitateur servile des
Romains : ses choix personnels devaient faire autorité dans l’architecture italienne jusqu'au
XVIe siècle.

La haute Renaissance ce distingue par :

 Etude attentive des monuments romains (relevés sur ruines).


 Traités théoriques d’architecture.
 Décoration :
Compréhension achevée du vocabulaire antique (ordres, proportions),
Immutation limitée de ’architecture de l’antiquité : les besoins sont différents de
ceux de l’antiquité, Fin du gothique : horizontalité vs. Verticalité.
 Procédés : Fin du gothique

Abandon des principes structurels gothiques (transmission des poussées


par ogives et arcboutants) qui ne s’étaient jamais imposés en Italie.
Procédés à l’antique : architecture massive (faisant poids). Les principes
gothiques ne sont cependant pas oubliés (poursuite de l’édification ou
réfection de certaines cathédrales).
3 Vers le Baroque le Maniérisme (1525-1600)

La période Maniériste est celle qui suit la mort de Raphaël (1520) et le Sac de Rome
(1527). Au cours de cette période, les architectes expérimentent très librement avec les motifs
architecturaux : leur but n'est plus la conformité aux traditions, mais la création, à partir des
règles connues, de nouvelles tensions dans la matière et les volumes. L’idéal d’harmonie de la
Renaissance donne cours à des modes d'expressions libres et variés. L'architecte
emblématique du style Maniériste est certainement Michel-Ange (1475–1564), inventeur de
l’Ordre colossal , caractérisé par l’extension des pilastres du sol au dernier étage de la façade,
qu’il employa notamment pour le Campidoglio à Rome.

5. De nouveaux principes en architecture :


3
En revenant au style de l'Antiquité la Renaissance se soumettait implicitement à un certain
nombre de règles générales - régularité, symétrie, proportion - qui devait présider à toute création
architecturale. Ces principes fondamentaux sont devenus si usuels depuis lors qu'il faut faire effort
pour réaliser qu'ils représentèrent un changement et en même temps une réaction contre les
pratiques empiriques du Moyen-âge.

le plan régulier : tracés rigoureux, façades rectilignes, raccord à angle droit


L'égalité des travées : régularité dans le rythme des ouvertures. Ainsi, les façades de
l'hôpital des Innocents (Brunelleschi), du palais Médicis (Michelozzo) et du palais Rucellai
possèdent des baies de largeurs égales et espacées régulièrement
l'alignement des baies : à un même niveau
la symétrie : similitude entre les deux moitiés d'un bâtiment par rapport à son axe médian
la proportion : (rapport entre les dimensions) fut un des soucis prédominants de la
Renaissance : toutes les dimensions d'un bâtiment, pour être harmonieuses, devaient être
des multiples d'un module de base.

6. Traits distinctifs de l'architecture de la renaissance :

La renaissance étudia donc les ordres anciens pour les employer à de nouveaux
types d’édifices. L’ornementation, les besoins, la géométrie des édifices et l’ordonnance
des villes avait été bouleversés depuis l’antiquité. aussi, parmi les premières églises de la
renaissance, il se trouve des constructions présentant un caractère que les bâtisseurs
romains auraient certainement jugé composite ou hétéroclite ; et l’on peut dire la même
chose des somptueux hôtels particuliers que les riche négociants du XV siècle se firent
construire, toutefois l’architecture de la renaissance se distingue par :

Emergence de la notion de plan :

Façade : les façades de la renaissance présentent un axe de symétrie vertical .les


façades des églises sont fréquemment surmontées d’un fronton et divisées
régulièrement « rythmées » de pilastres, d’arcs et d’entablements. Baies et
colonnes dessinent une progression vers le centre . l’une des premières façades
authentiquement renaissance fut la cathédrale de Pienza (1459-1462),attribuée à
l’architecte florentin Bernardo Gambarelli.
Colonnes et pilastres : on utilise pour la conception des colonnes les trois ordres
romains :dorique, ionique et corinthien, auxquels Sebastiano Serlio et ses
successeurs ajoutent deux autres ordres : le toscan et le [Link] ordres
peuvent avoir une fonction structurale ,comme base d’une arcade ou d’un
architrave ,ou etre purement décoratifs ,engagés dans une murailles. L’un des
premiers édifices à employer des pilastres engagés est la Vielle Sacristie (1421-
1440) de Brunelleschi.
Voutes et arcs :les arcs sont soit en plein cintre ,soit (dans le style Maniériste)
surbaissé[Link] se déclinent souvent en arcades, supportées par des murets ou
colonnes. Alberti fut l’un des premiers à employer les arcs à l’échelle
monumentale, comme à Saint-André de Mantoue. Les voutes ne comportent plus
de nervure. Ce sont des voutes (en plein-cintre ou surbaissées) à plan carré ,à la
différence des voutes gothiques, qui étaient le plus souvent à plan [Link]
voutes en berceau réintègre la grammaire architecturale (là encore ,la basilique
Saint-André est caractéristique).

4
Plafonds : Les toits comportent des plafonds plats ou à caisson, souvent peints ou
sculptés. contrairement à l’architecture médiévale, ils ne sont plus ouverts.
Baies :Les fenêtres vont de paire et s’inscrivent dans des arcs en plein cintre.
Elles comportent des linteaux carrés et sont surmontées de frontons triangulaires
ou surbaissés, souvent en alternance. Le palais Farnese de Romme, commencé
en 1517 est caractéristique à cet égard.
Décoration : Les murs appareillés, linteaux, moulage etc. sont sculptés avec une
extrême précision :en effet ,le respect scrupuleux et l’imitation de l’art des anciens
constitue l’un des traits caractéristiques de l’architecture de cette période.
L’exécution des ordres d’architecture imposait la sculpture d’une ornementation
très précise, tant par la forme que les dimensions (respect du module).
Urbanisme : La relation église-palais-place est placée au centre de la
réflexion .Les rues sont perçues non seulement comme un régulateur de flux,
mais aussi comme un moyen d’afficher son prestige, d’où l’élaboration de façades
spécifiques. La ville, en plus des églises et hôtels particuliers s’orne de villas et de
places publiques.

7. Maniérisme

On applique généralement le terme de "Maniérisme" (de l'italien maniera qui signifie style) à
l'art de la période comprise entre 1520 et 1580. Les historiens ont l'habitude d'appeler
"maniérisme" le style qui occupe pour l'essentiel le XVIème siècle italien, et qui forme transition
entre l'art renaissant du XVème siècle et l'art baroque du XVIIème. D'abord symbole d'une rupture
brutale avec les objectifs de la Renaissance, et ce place en contradiction avec les idéaux
d'harmonie des générations antérieures. De nos jours, le maniérisme apparaît davantage comme
une continuation et une poursuite des recherches mises en œuvre à l'époque de la Renaissance.

Le style Classique de la Renaissance, né d’un besoin de clarté et d’épure, ne fait pas


exception à la règle en prenant des « manières», d’où le nom de Maniérisme. L’architecture
Maniériste assouplit les lignes droites et prépare l’architecture Baroque, qui s’enrichira encore
d’ornements. En ce sens, le maniérisme recouvrira toute tendance à la transformation arbitraire et
à la déformation du réel, au service de "l'expressivité" et de la recherche du "grand style".

En architecture, les principaux représentants du maniérisme sont Jules Romain, Vignole,


mais surtout Michel-Ange et Palladio. En peinture, on peut citer le Tintoret et Véronèse, et
encore une fois Michel-Ange. Que l'on peut tout aussi bien citer pour la sculpture.

Les architectes maniéristes dédaignent la recherche classique d’harmonie, rejetant le style


tempéré et rationnel de la haute Renaissance. De même, ils négligent souvent à dessein les
règles de l’architecture classique. L’édifice maniériste le plus insolite est le palais du Tè de Jules
Romain à Mantoue (début 1525), dont le style pittoresque et rustique s’accompagne de détails
classiques d’une utilisation délibérément arythmique. L’architecture maniériste est, selon
l'historien d'art Christian Norberg-Schulz, l'antithèse de l'équilibre et de la sérénité de l'architecture
Renaissance du quattrocento .L'ordre et l'harmonie disparaissent au profit d'une recherche
ornementale disparate : « ce qui était l'addition statique d'unités « parfaites » relativement
indépendantes se transforme en un jeu dynamique d'éléments opposés.

7.1. Les caractéristiques du style Maniériste :

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1 la perte de clarté et de cohérence de l'image,
2 la multiplication des éléments et des plans,
3 une symbolique complexe.
4 la déformation et la torsion des corps,
5 le goût des schémas sinueux, dont la "figure serpentine" (en S),
6 la recherche du mouvement,
7 la modification des proportions des parties du corps,
8 les contrastes de tons acides et crus,
9 l'allongement des formes.
10 la forme prime sur la fonction.
11 jeux formel : rupture d’équilibre par rapport au vocabulaire antique.

7.2. Les édifices phares de l'architecture maniériste :


 1 La villa Madama par Raphaël (1517).
 Le palais du Te (1525-1534) par Giulio Romano.
 Par Michel-Ange, escalier et vestibule de la bibliothèque Laurentienne
(1524), la place du Capitole de Rome (1544).
 Par Vignole, la villa Farnèse (1559), l'église du Gesù (1573).

8. Le Baroque XVII et XVIII siècle :


Le baroque a pris naissance en Italie, c’est une architecture lourde caractérisée par le
triomphe des formes courbées et des décrochements, le style et marqué par l’utilisation des
détails de l’architecture classique en les transformant afin d’aboutir à de nouvelles formes .le
baroque trouva sa première expression à Rome chez les architectes chargés de terminer
l’œuvre de Michel ange ( la place de saint pierre qui fut l’exemple magnétique et symbolique
de l’époque).

Le baroque rejette la prédominance du cercle dans les églises à plans centrale pour
s’attacher aux formes ovales, mais parfaites ce qui permet de combiner le plan central avec les
éléments longitudinaux animateurs de l’espace. Parmi les autres particularités du style
baroque :
 Abondance excessive de colonne et motifs décoratifs.
 Exploitation des éléments architecturaux et urbains tel que les places, jardins et
fontaines

La phase finale du Baroque environ (1730-1786) s’appelle le ROCOCO qui n’est qu’un style
décoratif, c’est cette tendance à l’enrichissement de la décoration qui porte le non de ROCOCO
(nom dérivé du mot rocaille). Le Néoclassicisme vient après comme opposant au style baroque
par son refus du décor et persistera bien au-delà de la révolution industrielle, il devient pour
beaucoup le style académique.

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