Dans un pays lointain, naïf et serein,
Vivait un peuple insouciant, au vaste terrain.
Son territoire étendu, riche et fertile,
Attirait les regards d'un peuple belliqueux, hostile.
Ce peuple arrogant, au territoire exigu,
Rêvait de conquêtes, d'hégémonie et de tributs.
Il convoitait les terres de ces doux naïfs,
Prêts à céder une part de leur bonheur fugitif.
Les naïfs, aveuglés par les artifices et l'espoir,
Ignoraient le danger qui se trouvait dans le noir.
Ils pensaient qu'en partageant leur sol généreux,
Ils apaiseraient les appétits féroces de ces envieux.
Mais les belliqueux, rusés et insatiables,
Se jouaient des naïfs, peuples manipulables.
Ils acceptaient ces terres avec un sourire,
Masquant leur désir de tout envahir et conquérir.
Les naïfs, dans leur candeur, croyaient en la bonté,
Ils pensaient que la coexistence était la clé.
Mais les belliqueux, sournois et souriants,
Préparaient en secret leur plan de domination.
Ils s'emparèrent lentement, parcelle après parcelle,
De ce territoire naïf, sans aucune querelle.
Les naïfs, ébahis, réalisèrent leur erreur,
Mais il était trop tard, l'envahisseur était vainqueur.
Le peuple belliqueux avait atteint son objectif,
Il régnait désormais en maître, arrogant et actif.
Les naïfs, dépossédés de leurs terres et de leur fierté,
Regrettaient amèrement leur crédulité.
Ce poème satirique, triste et amer,
Raconte l'absurdité d'un peuple crédule et sans repères.
Il met en lumière la naïveté d'un peuple souriant,
Qui a offert son bonheur à des conquérants violents.
NB:
1. Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement
fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence.
2. Ce poème ironique peut tout aussi bien représenter le récit douloureux d’une partie de l’histoire
récente de “notre” Congo.
3. Cette satire pour que nul “congolais” n’en prétexte ignorance.