Raisonnement par récurrence TS
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Montrer une égalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 1
3 un + 1
Soit (un ) la suite définie par : u2 = 3 et un+1 = pour tout n ! 2
un + 3
n
2 +2
Démontrer par récurrence que pour tout entier n ! 2 on a un =
2n − 2
Exercice 2
7
On considère la suite numérique (vn ) définie sur N par : v0 = et pour tout n ! 0 vn+1 = vn2
! "2n 8
7
Démontrer par récurrence que vn = .
8
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Montrer une égalité pour une somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 3
#
n
Pour tout n ! 1, soit Sn = (2k − 1)2
k=1
n(2n − 1)(2n + 1)
Démontrer que pour tout n ! 1, on a : Sn =
3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Montrer une inégalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 4
Soit la suite (un ) définie par u0 = 0 et pour tout n ! 0, un+1 = 3un − 2n + 3
Démontrer par récurrence que pour tout n ∈ N, on a : un ! n.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Utiliser les variations d’une fonction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 5
2
On considère la suite numérique (un ) définie sur N par : u0 = et pour tout entier n un+1 = un (2 − un ).
3
On considère la fonction f : x #−→ x(2 − x).
On admet que cette fonction f est croissante sur [0 ; 1].
Montrer par récurrence que, pour tout entier n, 0 < un < 1.
Exercice 6
2x + 1
Soit la fonction f définie sur l’intervalle [0 ; 2] par : f (x) =
x+1
Soit la suite (vn ) définie sur N par : v0 = 2 et vn+1 = f (vn ) pour tout entier naturel n
On admet les propriétés suivantes : • f est croissante sur l’intervalle [0 ; 2]
• Si x ∈ [1 ; 2] alors f (x) ∈ [1 ; 2].
Montrer à l’aide d’un raisonnement par récurrence que :
1. Pour tout entier naturel n, 1 " vn " 2.
2. Pour tout entier naturel n, vn+1 " vn .
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Nathalie Arnaud - Lycée Théophile Gautier - Tarbes
Raisonnement par récurrence - Correction TS
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Montrer une égalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 1
3 un + 1
Soit (un ) la suite définie par : u2 = 3 et un+1 = pour tout n ! 2
un + 3
n
2 +2
Démontrer par récurrence que pour tout entier n ! 2 on a un =
2n − 2
2n + 2
On note P(n) l’égalité à démontrer : un =
2n − 2
• Inititialisation ( pour n = 2)
D’une part on a : u2 = 3,
2n + 2 22 + 2 6
d’autre part pour n = 2 on a : n
= 2
= =3
2 −2 2 −2 2
donc P(2) est vrai
• Hérédité
Soit un entier n ! 2,
2n + 2
on suppose que P(n) est vrai c’est-à-dire un = ,
2n − 2
2n+1 + 2
on va montrer que P(n + 1) est vrai c’est-à-dire un+1 =
2n+1 − 2
On a : 3(2n + 2) + 2n − 2 2n (3 + 1) + 4 2n+1 + 2
= =
= n 2n − 2 2n (1 + 3) − 4 2n+1 − 2
2 + 2 + 3(2n − 2)
3 un + 1
un+1 = 2n − 2
un + 3 2n × 4 + 4 Donc P(n + 1) est vrai et
n n =
! " 3(2 + 2) + 2 − 2 2n × 4 − 4
2n + 2 =
3 +1 2n + 2 + 3(2n − 2)
2n − 2 donc P(n) est héréditaire.
un+1 = 2(2n × 2 + 2)
2n + 2 =✁ n
n n
3×2 +6+2 −2
+3 =
2n − 2 2n + 2 + 3 × 2n − 6 ✁
2(2 × 2 − 2)
• Conclusion
D’après le principe de raisonnement par récurrence P(n) est vrai pour tout n ! 2.
Exercice 2
7
On considère la suite numérique (vn ) définie sur N par : v0 = et pour tout n ! 0 vn+1 = vn2
! "2n 8
7
Démontrer par récurrence que vn = .
8
! "2n
7
On note P(n) l’égalité à démontrer : vn = .
8
• Inititialisation ( pour n = 0)
7
D’une part on a : v0 = ,
8
! "2n ! "20 ! "1
7 7 7 7
d’autre part pour n = 0 on a : = = =
8 8 8 8
donc P(0) est vrai.
• Hérédité
! "2n
7
Soit un entier n ! 0, on suppose que P(n) est vrai c’est-à-dire vn =
8
! "2n+1
7
on va montrer que P(n + 1) est vrai c’est-à-dire vn+1 =
8
$! " n %2 ! " n ! "2n+1
2 2 ×2
7 7 7
On a : vn+1 = vn2 = = =
8 8 8
Donc P(n + 1) est vrai et donc P(n) est héréditaire.
• Conclusion
D’après le principe de raisonnement par récurrence P(n) est vrai pour tout n ! 0.
................................ Montrer une égalité pour une somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 3
#
n
Pour tout n ! 1, soit Sn = (2k − 1)2
k=1
n(2n − 1)(2n + 1)
Démontrer que pour tout n ! 1, on a Sn =
3
n(2n − 1)(2n + 1)
On note P(n) l’égalité à démontrer : Sn =
3
• Inititialisation ( pour n = 1)
D’une part S1 = 12 = 1 ,
1(2 × 1 − 1)(2 × 1 + 1) 1×3
d’autre part = =1 donc P(1) est vrai
3 3
• Hérédité
n(2n − 1)(2n + 1)
Soit un entier n ! 1, on suppose que P(n) est vrai c’est-à-dire Sn = ,
& 3
'& '
(n + 1) 2(n + 1) − 1 2(n + 1) + 1
on va montrer que P(n + 1) est vrai c’est-à-dire Sn+1 =
3
(n + 1)(2n + 1)(2n + 3)
ou Sn+1 =
3
Pour pouvoir utiliser l’égalité supposée vraie pour Sn , il faut trouver une relation entre Sn+1 et Sn .
La relation est : Sn+1 = Sn + (2n + 1)2 .
Méthode :
#
n+1 #
n
En effet : Sn+1 = (2k − 1)2 = (2k − 1)2 + (2(n + 1) − 1)2 = Sn + (2n + 1)2
k=1 k=1
On a : Sn+1 = Sn + (2n + 1)2 Remarque : un calcul rapide permet de vérifier que l’on a
bien : 2n2 + 5n + 3 = (2n + 3)(n + 1)
n(2n − 1)(2n + 1) 3(2n + 1)2
= +
3 3
n(2n − 1)(2n + 1) + 3(2n + 1)(2n + 1)
=
3
& '
(2n + 1) n(2n − 1) + 3(2n + 1) Donc P(n + 1) est vrai et donc P(n) est héréditaire.
=
3 • Conclusion
2
(2n + 1)(2n − n + 6n + 3)
= D’après le principe de raisonnement par récurrence
3
(2n + 1)(2n2 + 5n + 3) P(n) est vrai pour tout n ! 1.
=
3
(2n + 1)(2n + 3)(n + 1)
=
3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Montrer une inégalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 4
Soit la suite (un ) définie par u0 = 0 et pour tout n ! 0, un+1 = 3un − 2n + 3
Démontrer par récurrence que pour tout n ∈ N, on a : un ! n.
On note P(n) l’égalité à démontrer : un ! n
• Inititialisation ( pour n = 0)
On a : u0 = 0 donc u0 ! 0.
et donc P(0) est vrai
• Hérédité
Soit un entier n ! 0,
on suppose que P(n) est vrai c’est-à-dire un ! n,
on va montrer que P(n + 1) est vrai c’est-à-dire un+1 ! n + 1
On a :
un ! n
3un ! 3n Multiplication par un nombre positif, le sens de l’inégalité ne change pas
3un − 2n ! n
3un − 2n + 3 ! n + 3
or n + 3 ! n + 1
donc 3un − 2n + 3 ! n + 1
Donc P(n + 1) est vrai et donc P(n) est héréditaire.
• Conclusion
D’après le principe de raisonnement par récurrence P(n) est vrai pour tout n ! 0.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Utiliser les variations d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 5
2
On considère la suite numérique (un ) définie sur N par : u0 = et pour tout entier n, un+1 = un (2 − un ).
3
On considère la fonction f : x #−→ x(2 − x).
On admet que cette fonction f est croissante sur [0 ; 1].
Montrer par récurrence que, pour tout entier n, 0 < un < 1.
• Inititialisation ( pour n = 0)
2
On a u0 = donc 0 < u0 < 1 :
3
donc P(0) est vrai
• Hérédité
Soit un entier n ! 0,
on suppose que P(n) est vrai c’est-à-dire 0 < un < 1,
on va montrer que P(n + 1) est vrai c’est-à-dire 0 < un+1 < 1.
On a : 0 < un < 1
La fonction f est croissante sur [0 ; 1], donc : f (0) < f (un ) < f (1)
soit 0 < un+1 < 1.
Donc P(n + 1) est vrai et donc P(n) est héréditaire.
• Conclusion
D’après le principe de raisonnement par récurrence P(n) est vrai pour tout n ! 0.
Exercice 6
2x + 1
Soit la fonction f définie sur l’intervalle [0 ; 2] par : f (x) =
x+1
Soit la suite (vn ) définie sur N par : v0 = 2 et vn+1 = f (vn ) pour tout entier naturel n.
On admet les propriétés suivantes : • f est croissante sur l’intervalle [0 ; 2]
• Si x ∈ [1 ; 2] alors f (x) ∈ [1 ; 2].
1. Montrer à l’aide d’un raisonnement par récurrence que pour tout entier naturel n, 1 " vn " 2.
Soit P(n) l’inégalité à démontrer : 1 " vn " 2.
• Inititialisation (pour n = 0)
On a : v0 = 2 donc 1 " v0 " 2
et donc P(0) est vrai
• Hérédité
Soit un entier n ! 0,
on suppose que P(n) est vrai c’est-à-dire 1 " vn " 2,
on va montrer que P(n + 1) est vrai c’est-à-dire 1 " vn+1 " 2.
On a : 1 " vn " 2
La fonction f est croissante sur [0 ; 2], donc : f (1) " f (vn ) " f (2)
! "
3 5 3 5 6
soit " vn+1 " . or 1 " et "2 Remarque : 2 =
2 3 2 3 3
donc 1 " vn+1 " 2
Donc P(n + 1) est vrai et donc P(n) est héréditaire.
• Conclusion
D’après le principe de raisonnement par récurrence P(n) est vrai pour tout n ! 0.
2. Montrer à l’aide d’un raisonnement par récurrence que pour tout entier naturel n, vn+1 " vn .
On note Q(n) l’inégalité à démontrer : vn+1 " vn .
• Inititialisation (pour n = 0)
5
On a : v1 = f (v0 ) = f (2) =
3
et v0 = 2 donc v1 " v0 .
Donc Q(0) est vraie.
• Hérédité
Soit un entier n ! 0, on suppose que Q(n) est vrai c’est-à-dire vn+1 " vn ,
on va montrer que Q(n + 1) est vrai c’est-à-dire vn+2 " vn+1 .
On a :
vn+1 " vn .
vn ∈ [1 ; 2] d’après la question 1.
vn+1 ∈ [1 ; 2] car vn+1 = f (vn ) avec vn ∈ [1 ; 2]. (voir propriété de f ).
f est croissante sur [0 ; 2], donc :
f (vn+1 ) " f (vn )
soit vn+2 " vn+1
Donc Q(n + 1) est vrai et donc Q(n) est héréditaire.
• Conclusion
D’après le principe de raisonnement par récurrence Q(n) est vrai pour tout n ! 0.
Nathalie Arnaud - Lycée Théophile Gautier - Tarbes