1.
LA NATURE DU DROIT DE L'ENVIRONNEMENT
Le droit de l’environnement a plusieurs aspects qui définissent sa nature :
a) Une discipline juridique comme les autres
Il s'agit d'une branche juridique qui définit les droits et obligations des sujets de droit en
matière environnementale.
Elle traverse plusieurs branches du droit (privé, public, international) et s’enrichit de leurs
interactions, tout en ayant ses spécificités.
Elle repose sur des instruments comme les lois nationales, conventions internationales,
coutumes et principes généraux du droit.
b) Une dimension interdisciplinaire
Le droit de l’environnement intègre des disciplines variées pour comprendre et protéger les
écosystèmes, comme :
o Les sciences de la Terre (géologie, géophysique, climatologie).
o Les sciences naturelles (écologie).
o Les sciences humaines (économie, sociologie, démographie).
c) Son influence par l’écologie
Le droit de l’environnement est influencé par l’écologie, une science qui étudie les relations
entre les êtres vivants et leur environnement.
Deux courants d'écologie influencent le droit :
o Écologie fondamentale : étudie les écosystèmes et leur fonctionnement.
o Écologie appliquée : propose des solutions pour éviter la dégradation
environnementale.
d) Fondé sur des valeurs
Le droit de l’environnement repose sur deux valeurs principales :
La solidarité :
o Entre générations (actuelles et futures).
o Entre humains et autres espèces vivantes.
o Entre acteurs (États, ONG, organisations internationales).
Une société écologiquement viable :
o Il impose des limites aux activités humaines pour préserver les ressources naturelles,
promouvoir les énergies renouvelables, recycler, lutter contre le gaspillage et penser à
la décroissance.
En outre, le droit de l’environnement est une discipline juridique autonome, caractérisée par son
interdisciplinarité. Il se situe à la croisée du droit public et du droit prive, tout en intégrant des
influences du droit international et des sciences écologiques. C’est un droit à la
fois préventif et réparateur, conçu pour concilier le développement économique et la protection de
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l’environnement, tout en s’appuyant sur des valeurs de solidarité intergénérationnelle. Il est également
un droit idéologique, visant à promouvoir des comportements respectueux de la nature.
2. L’OBJET DU DROIT DE L’ENVIRONNEMENT
a) Protection de l’environnement
La protection environnementale se fait sous deux formes :
1. Protection générale :
o Elle vise à protéger tous les éléments de la nature sans distinction précise.
o Exemples :
L'article 41 de la Constitution congolaise de 2015 consacre un droit général à
un environnement sain sans mentionner d’éléments spécifiques.
La Charte africaine des droits de l'homme stipule que "tous les peuples ont
droit à un environnement satisfaisant et global".
2. Protection spécifique :
o Elle cible des éléments particuliers, tels que :
Espèces en danger (exemple : interdiction de l’abattage des éléphants).
Zones sensibles (exemple : la Convention MARPOL protège les milieux
marins contre la pollution).
o Ces protections peuvent être inscrites dans des textes spécifiques. Exemples :
La loi congolaise n°33-2023 sur la gestion durable de l'environnement
énumère les éléments protégés comme la faune, la flore, les ressources
marines et fluviales.
b) Utilisation rationnelle des ressources
Le droit de l’environnement assure une exploitation durable et équilibrée des ressources naturelles :
1. Exploitation contrôlée :
o Certaines ressources sont soumises à des études d’impact environnemental pour
évaluer les risques avant leur utilisation.
o Des seuils de tolérance sont définis pour certaines pollutions mineures.
2. Exploitation interdite :
o Certaines activités sont interdites (temporairement ou définitivement) pour préserver
des espèces, des zones sensibles ou limiter des risques graves.
o Exemples :
Interdiction temporaire de pêche dans certaines zones.
Interdiction permanente d’exploiter une espèce menacée.
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3. RAPPORT ENTRE LE DROIT DE L’HOMME ET LE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT
Le lien entre ces deux droits est fondamental :
Le droit à un environnement sain est reconnu comme un droit fondamental des générations
actuelles. Par exemple, des dispositions légales nationales (comme l’article 41 de la
Constitution congolaise de 2016) associent explicitement l’État et les citoyens dans la
protection de l’environnement.
La dégradation de l’environnement a des impacts directs sur les droits de l’homme, tels que :
Le droit à la santé : La pollution affecte la santé publique.
Le droit à la vie : Les catastrophes environnementales (pollutions graves, famines)
mettent en danger les populations.
Il existe une solidarité intergénérationnelle : Les générations actuelles doivent préserver
l’environnement pour les générations futures, ce qui reflète une responsabilité éthique
commune.
4. LA SOURCE DOMINANTE DU DROIT DE L’ENVIRONNEMENT
Ainsi, le droit de l’environnement et les droits de l’homme s’alimentent mutuellement dans une
démarche de protection globale des personnes et de la nature.
La source dominante du droit de l'environnement semble être le droit international, notamment à
travers les accords et conventions qui définissent les principes fondamentaux de la protection de
l'environnement à l’échelle mondiale.
Le droit de l’environnement puise ses racines dans des instruments internationaux, tels que :
1. Les conventions internationales : Ces conventions, comme la Convention de Rio sur
l’environnement et le développement (1992) ou le Protocole de Kyoto (1997), sont des
instruments clés dans l'élaboration des principes du droit de l'environnement. Elles traitent des
défis mondiaux comme le changement climatique, la biodiversité et la pollution transfrontière,
établissant des normes internationales.
2. Les accords régionaux : Le droit environnemental est aussi régulé par des accords régionaux,
notamment ceux adoptés par les organisations régionales comme l’Union Européenne, l’Union
Africaine, ou la Méditerranée, visant à protéger les écosystèmes et à garantir la durabilité des
ressources naturelles.
3. Les normes et principes issus des conférences internationales : Ces normes, émanant
d’événements comme les conférences des Nations Unies sur l’environnement, sont essentielles
pour le développement des législations nationales. Le principe de précaution et le principe de
pollueur-payeur en sont des exemples majeurs.
En parallèle, le droit national et les réglementations locales jouent un rôle important dans la mise en
œuvre du droit de l'environnement, en assurant la transposition des obligations internationales dans les
systèmes juridiques des différents États.
Ainsi, bien que le droit de l'environnement trouve son fondement dans les instruments internationaux,
sa mise en œuvre dépend fortement des législations et des autorités nationales, avec un souci
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de protection de l'environnement et de développement durable à l’échelle locale, nationale et
mondiale.
5. REGIMES JURIDIQUES DES INSTALLATIONS CLASSEES
Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) sont soumises à deux régimes
principaux :
A. Le régime d’autorisation préalable :
Les activités présentant un danger important pour l’environnement ou la santé publique
nécessitent une autorisation expresse de l’administration compétente.
Une étude d’impact environnemental et social est obligatoire pour évaluer :
Les risques de pollution.
Les perturbations des écosystèmes.
Les solutions techniques permettant de limiter les nuisances.
L’autorisation est délivrée sous réserve du respect de normes strictes et peut être retirée si les
obligations ne sont pas respectées.
B. Le régime de déclaration :
Les installations ayant un impact modéré sur l’environnement doivent simplement
être déclarées auprès de l’autorité compétente.
Ces installations restent soumises à des contrôles réguliers et doivent respecter des règles
spécifiques pour éviter des dommages environnementaux.
Ces deux régimes sont encadrés par des textes de loi, qui prévoient également :
1. Des contrôles périodiques pour vérifier la conformité des installations.
2. Des sanctions (amendes, suspension d’activité) en cas de non-respect des normes.
En somme, ces régimes visent à encadrer les activités industrielles et à prévenir les risques majeurs
pour l’environnement et les populations.
6. LE ROLE DES INSPECTEURS DES INSTALLATIONS CLASSEES CONFORMEMENT A
LA LOI SUR LA GESTION DURABLE DE L’ENVIRONNEMENT
Les inspecteurs des installations classées ont un rôle central dans la mise en œuvre de la loi sur la
gestion durable de l’environnement. Leurs missions incluent :
A. Contrôle et vérification :
Surveillance des installations : Ils veillent au respect des normes environnementales, sanitaires
et de sécurité.
Inspection périodique : Les inspecteurs effectuent des visites régulières pour s’assurer de la
conformité des installations avec les prescriptions légales.
B. Prévention des risques :
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Évaluation des risques environnementaux : Les inspecteurs analysent les impacts potentiels
des installations sur l’environnement et la santé publique.
Recommandations techniques : Ils proposent des mesures correctives ou préventives pour
minimiser les risques identifiés.
C. Application des sanctions :
Constatation des infractions : En cas de non-respect des normes, ils établissent des procès-
verbaux.
Proposition de sanctions : Ils peuvent demander la suspension d’une activité ou l’application
de pénalités financières.
D. Sensibilisation et conseil :
Ils conseillent les exploitants pour améliorer leur gestion environnementale.
Ils sensibilisent les acteurs concernés à l’importance du respect des réglementations.
En résumé, les inspecteurs jouent un rôle crucial pour garantir le respect des lois environnementales et
prévenir les impacts négatifs des installations classées sur les écosystèmes et les populations.
7. LE PRINCIPE AUQUEL OBEISSENT LES INSTALLATIONS CLASSEES
Les installations classées obéissent au principe de prévention, qui constitue une pierre angulaire du
droit de l’environnement. Ce principe implique :
1. Anticipation des risques :
o Les risques environnementaux et sanitaires liés aux installations doivent être identifiés
et évalués en amont.
o Des mesures techniques et organisationnelles doivent être mises en place pour éviter
ou limiter les impacts négatifs.
2. Responsabilité de l’exploitant :
o Les exploitants des installations classées sont responsables de leurs impacts et doivent
garantir la conformité de leurs activités aux normes environnementales.
3. Protection des générations futures :
o Le principe de prévention s’inscrit dans une logique de développement durable en
préservant les ressources et l’environnement pour les générations futures.
4. Contrôle continu :
o L’application de ce principe repose sur des mécanismes réguliers de contrôle et
d’inspection pour s’assurer du respect des règles en vigueur.
Ainsi, le principe de prévention oriente l’ensemble des obligations et des responsabilités des
installations classées, afin de protéger l’environnement et les populations.
8. PARCE QUE LES MODIFICATIONS APPORTEES AUX INSTALLATIONS D'UNE
ENTREPRISE ON POURRAIT FAIRE GRAVER SA DANGEROSITE A L'ENDROIT DU
VOISINAGE
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A. les conséquences juridiques sur le statut d’installation dangereuse si les modifications augmentent
sa dangerosité
Si les modifications apportées à une installation augmentent sa dangerosité, cela peut entraîner :
1. Reclassification du statut de l’installation :
o L’installation pourrait passer à un régime juridique plus strict.
o Par exemple, une installation soumise à déclaration peut être reclassée sous le régime
d’autorisation en raison de l’aggravation des risques.
2. Révision des autorisations :
o Toute modification substantielle nécessite une nouvelle autorisation administrative qui
tiendra compte de l’augmentation des risques.
o Une nouvelle étude d’impact et une enquête publique peuvent être exigées pour
évaluer les conséquences des modifications.
3. Renforcement des contrôles :
o L’administration peut imposer des inspections plus fréquentes et des obligations de
mise en conformité pour réduire les risques liés à l’installation.
4. Sanctions en cas de non-déclaration :
o Si l’exploitant ne déclare pas les modifications, il peut faire face à des sanctions
administratives (amendes, suspension d’activité) ou pénales en cas de préjudice.
B. l’autorité compétente pour autoriser ces modifications
L’autorité compétente varie selon la nature de l’installation et son régime juridique :
1. Pour les installations classées soumises à autorisation :
o L’autorisation des modifications relève généralement du ministère de
l’Environnement ou de ses services déconcentrés (comme les directions régionales).
2. Pour les installations soumises à déclaration :
o La modification doit être déclarée auprès de l’autorité administrative locale, telle que
la préfecture ou les collectivités locales compétentes.
3. Consultation d’organismes spécialisés :
o Dans certains cas, des inspecteurs des installations classées ou des experts techniques
sont consultés avant de donner une autorisation.
C. la nomenclature des structures représentant un risque pour l’environnement
La nomenclature des structures dangereuses regroupe les installations classées selon leurs activités ou
leur impact potentiel. Quelques exemples :
1. Installations industrielles :
o Raffineries, usines chimiques, centrales thermiques.
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2. Installations agricoles :
o Élevages intensifs, entrepôts de produits phytosanitaires.
3. Installations de gestion des déchets :
o Décharges, incinérateurs, stations d’épuration.
4. Installations énergétiques :
o Stockage d’énergie, barrages hydrauliques.
5. Installations de transport :
o Gazoducs, oléoducs, gares ferroviaires pour matières dangereuses.
D. Le propriétaire des biens classés est-il libre de faire des modifications ? Explication la procédure.
Non, le propriétaire n’est pas totalement libre de faire des modifications sans respecter les procédures
légales. Voici les étapes à suivre :
1. Étude de la modification :
o Le propriétaire doit évaluer si la modification envisagée impacte la dangerosité ou la
conformité de l’installation.
2. Notification à l’autorité compétente :
o Une déclaration ou demande d’autorisation doit être déposée auprès des autorités
compétentes (ministère de l’Environnement ou préfecture).
3. Réalisation d’une étude d’impact :
o Une évaluation environnementale doit être réalisée pour analyser les effets potentiels
de la modification sur l’environnement et les populations.
4. Enquête publique (pour les modifications majeures) :
o Si la modification est significative, une consultation publique est organisée pour
recueillir les avis des riverains et des parties prenantes.
5. Décision administrative :
o L’autorité compétente délivre une autorisation ou impose des conditions
supplémentaires.
o Si les risques sont jugés inacceptables, la modification peut être refusée.
6. Mise en conformité :
o Une fois l’autorisation obtenue, le propriétaire doit respecter les prescriptions
techniques imposées par l’administration.
En cas de non-respect de cette procédure, le propriétaire risque des sanctions pénales, administratives,
voire la fermeture de son installation.
9- LORSQU’UN ELEMENT DE L'ENVIRONNEMENT REPRESENTE UN INTERET
CERTAIN RANDO NECESSAIRE SA CONSERVATION :
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A. les mécanismes permettant la conservation d'un élément de l'environnement représentant un intérêt
certain
Les mécanismes de conservation d'un élément de l'environnement peuvent être variés, en fonction de
la nature de l'élément et de son importance pour l'environnement et la société. Les principaux
mécanismes incluent :
1. L’inscription au patrimoine naturel et culturel :
o Inscription au patrimoine : Ce mécanisme permet de reconnaître l'importance d'un
élément sans pour autant lui accorder une protection aussi stricte que le classement.
L'inscription est souvent utilisée pour des éléments ayant un intérêt historique, culturel
ou naturel, mais qui ne nécessitent pas des contraintes aussi sévères que celles du
classement.
o Elle impose des obligations de préservation et de surveillance, mais elle ne restreint
pas aussi fortement les usages et les activités à proximité de l'élément.
2. Le classement au patrimoine mondial ou national :
o Le classement est une procédure plus stricte que l’inscription. Un bien classé bénéficie
d'une protection renforcée, ce qui signifie que toute modification ou activité
susceptible de nuire à cet élément est interdite ou doit être soigneusement autorisée
par les autorités compétentes.
o Le classement peut concerner des sites naturels, des monuments historiques, des
paysages remarquables, etc., et il entraîne des mesures de conservation plus rigides.
3. Les zones protégées et les réserves naturelles :
o Réserves naturelles : Ces zones sont spécialement protégées pour préserver des
espaces naturels d'une grande importance écologique. Elles sont souvent gérées par
des institutions publiques ou des ONG, et la protection implique la limitation des
activités humaines pour éviter la dégradation de l’écosystème.
o Parcs nationaux, zones Natura 2000, zones de protection spéciale (ZPS), etc. : Ces
zones bénéficient d’un cadre législatif précis qui impose des restrictions sur
l’utilisation des terres et des ressources naturelles.
4. Les réglementations environnementales spécifiques :
o Réglementation sur les sites Natura 2000, les zones humides, les forêts primaires, etc.
: Les zones ou éléments d’intérêt particulier peuvent être protégés par des législations
spécifiques qui imposent des normes strictes pour préserver leur état écologique.
B. Personne qui peut demander cette conservation
Plusieurs acteurs peuvent demander la conservation d'un élément de l'environnement, selon les règles
applicables à chaque pays ou zone géographique. Parmi ces acteurs :
1. Les autorités publiques :
o Ministères de l’Environnement : En tant qu’autorités responsables de la gestion de
l’environnement, ils peuvent proposer la conservation d’un bien naturel ou culturel.
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o Collectivités locales : Les municipalités ou les régions peuvent également initier des
démarches de protection, en particulier pour des éléments qui sont d’intérêt local ou
régional.
2. Les organisations non gouvernementales (ONG) :
o Les ONG spécialisées en conservation de la nature (comme WWF, Greenpeace, etc.)
peuvent proposer des sites pour inscription ou classement en raison de leur intérêt
écologique.
3. Les citoyens ou les groupes communautaires :
o Des citoyens, des associations locales ou des groupes de défense de l’environnement
peuvent également demander la conservation d’un bien, en particulier s’il est d’intérêt
local. Par exemple, une pétition publique peut être lancée pour sauvegarder un
élément naturel menacé.
4. Les scientifiques et experts :
o Les chercheurs en biologie, géologie, écologie, etc., peuvent suggérer la conservation
d'un élément en raison de sa valeur scientifique, notamment pour des études
écologiques ou de biodiversité.
C. Entre l'inscription au patrimoine et le classement, quel est le mécanisme qui protège le plus
l'élément objet de la conservation ?
Le classement protège davantage un élément que l’inscription. Voici les différences :
1. L’inscription :
o Moins contraignante : l’inscription reconnaît l’importance d’un bien, mais elle impose
moins de restrictions sur les usages.
o Protection partielle : L’inscription permet de signaler un élément comme devant être
protégé, mais il peut encore être modifié ou exploité sous certaines conditions.
2. Le classement :
o Plus contraignant et protecteur : Le classement impose une interdiction quasi totale
d’altération ou de destruction de l’élément, à moins que des exceptions soient
explicitement prévues par la législation.
o Conséquences juridiques renforcées : Le classement est assorti de contrôles plus
stricts, de sanctions pénales en cas de violation, et souvent d’un financement public
pour la conservation.
En résumé, le classement offre une protection juridique plus forte que l’inscription, car il impose une
réglementation plus rigoureuse et une surveillance plus poussée de l’élément concerné.
D. Expliquer en détail la procédure de classement.
La procédure de classement d’un élément (site naturel, monument, paysage, etc.) suit plusieurs étapes
clés qui permettent de garantir une gestion rigoureuse et transparente :
1. Identification de l’élément à classer :
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o L’élément à classer est d’abord identifié comme étant d’intérêt particulier. Cela peut
être initié par un organisme public, une ONG, un groupe de citoyens, ou même un
spécialiste. Un dossier complet est préparé, incluant une analyse scientifique de la
valeur de l’élément.
2. Examen préalable :
o L’administration ou l’autorité compétente examine le bien pour évaluer son
importance. Cela peut impliquer une étude d’impact environnemental, une enquête
publique, ou des audiences publiques pour recueillir les avis des parties prenantes, y
compris des experts et de la communauté locale.
3. Demande de classement :
o Le propriétaire ou l’autorité compétente (par exemple, le ministère de
l’Environnement) soumet une demande officielle de classement au gouvernement ou à
un organisme national responsable du patrimoine.
4. Décret de classement :
o Si l’élément est jugé digne de protection, un décret de classement est signé par les
autorités compétentes (généralement le ministre de l’Environnement ou un autre
ministre en fonction). Ce décret officialise le classement et impose des restrictions
strictes sur l’utilisation du bien.
5. Suivi et gestion :
o Une fois classé, l’élément est soumis à des mesures de gestion régulières. Cela peut
inclure des restrictions d’exploitation, des inspections régulières, et la mise en place
d’un plan de gestion qui décrit les actions à entreprendre pour assurer sa conservation.
o Des subventions publiques peuvent être accordées pour aider à la conservation et à
l’entretien de l’élément classé.
6. Sanctions en cas de non-respect :
o Toute modification non autorisée ou dégradation du bien classé peut entraîner des
sanctions administratives ou pénales, y compris des amendes ou la restauration du site
à son état initial, aux frais de l’auteur des dégradations.
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