2 Bac
2 Bac
Exercice 2 Détermination de la composition d'une urne pour obtenir une espérance de gain souhaitée
On considère une urne contenant trois boules jaunes, deux boules bleues, une boule rouge et quatre boules vertes.
Ces boules sont indiscernables au toucher. On tire, au hasard, une boule de l'urne.
1. Calculer la probabilité des événements suivants :
J = "tirer une boule jaune"
B = "tirer une boule bleue"
R = "tirer une boule rouge"
V = "tirer une boule verte"
2. En fonction de la couleur tirée, on se voit attribuer une somme d'argent selon la convention suivante : si la
boule tirée est :
•
•
•
Soit X la variable aléatoire qui associe, à chaque tirage le gain réalisé.
a. Déduire de la question 1) : P(X = 2), P(X = 3) et P(X = 10).
b. Calculer l'espérance mathématique de X, sa variance puis son écart–type. (On arrondira l'écart-type à 10–2)
3. ! " #$ %#&"' " ( #&) %#&"' &# *%"#+% ,-.#&"$ , #&
jaune et m %#&"' #&) / m désignant un réel positif.
Calculer m 0 21 " *%34 # 0 ((#5" '6 7 89
Un grossiste en appareils ménagers est approvisionné par trois marques, notées respectivement M1, M2 et M3.
La moitié des appareils de son stock provient de M1, un huitième de M2, et trois huitièmes de M3.
Ce grossiste sait que dans son stock, 13% des appareils de la marque M1 sont rouge, que 5% des appareils de la
marque M2 sont rouges et que 10% des appareils de la marque M3 le sont aussi.
On donnera les résultats sous forme de fractions.
On choisit au hasard un appareil emballé dans le stock de ce grossiste :
1. Quelle est la probabilité qu'il vienne de M3 ?
2. Quelle est la probabilité qu'il soit rouge sachant qu'il vienne de M2 ?
3. Quelle est la probabilité que l'appareil choisi ne soit pas de couleur rouge ?
4. Après examen, on s'aperçoit que l'appareil choisi est rouge. Quelle est la probabilité qu'il soit de la marque M1 ?
b) En déduire, pour tout n ∈ , une expression de pn+1, rn+1 puis qn+1 en fonction du seul paramètre α.
En déduire que pour n 1, les suites (pn), (qn) et (rn) sont constantes.
Ce résultat est connu sous le nom de "loi de l'équilibre génétique de Hardy-Weinberg". Ainsi, quelles que
soient les proportions initiales des trois génotypes, la répartition est stabilisée dès la génération suivante.
Population
A A
Elle a pas une belle
tête cette figure ?
P(A) P ( A)
A A
PA(B) PA ( B ) PA ( B ) PA ( B )
B B B B
Partie A
Dans cette partie, aucun calcul approché n'est demandé.
On prélève, au hasard, 4 câbles dans une livraison de 50 câbles.
1) Préciser la probabilité de l'événement E = "les 4 câbles sont du type C1"
2) Préciser la probabilité de l'événement F = "1 câble est du type C1 et 3 câbles sont du type C2"
3) Préciser la probabilité de l'événement G = "au moins un câble est du type C1"
Partie B
Dans cette partie, on prélève un câble dans une livraison, on note son type et on le remet dans le lot. On réalise n
fois cette expérience et on note X le nombre de câbles C1 obtenus.
1) On suppose que n = 4. Les résultats seront donnés à 10−4 près.
a) Calculer la probabilité d'obtenir 2 câbles du type C1.
b) Calculer la probabilité d'obtenir au moins un câble de type C1.
c) Calculer l'espérance E(X).
2) Dans cette question n est inconnu.
a) Exprimer P(X 1) en fonction de n.
b) Combien de fois faut-il réaliser l'expérience pour être sûr à 90% d'obtenir au moins un câble C1 ?
Tablette 1 Z U D
Tablette 2 Z U D Z U D Z U D
Valeurs de Y 0 1 2 1 2 3 2 3 4
a) Probabilité qu'il ne gagne aucune place de cinéma : P(Y = 0) = 0,5 × 0,5 = 0,25 (Chemin Z-Z sur l'arbre)
Exercice 2 Détermination de la composition d'une urne pour obtenir une espérance de gain souhaitée
1. Comme chaque boule a autant de chance d’être tirée, on est dans une situation d’équiprobabilité. La
probabilité p d’un événement peut donc se calculer à l’aide de la formule :
nombre de cas favorables
p=
nombre de cas possibles
On a ainsi :
3 2 1 1 4 2
P ( J) = P( B) = = P( R) = P( V) = =
10 10 5 10 10 5
4 2
2. a. On a : P(X = 2) = P(V) = =
10 5
Comme les événements J et B sont incompatibles, on a :
P ( J ∪ B ) = P ( J) + P ( B )
3 2 5 1
D’où : P(X = 3) = P(J ∪ B) = P(J) + P(B) = + = =
10 10 10 2
1
P(X = 10) = P(R) =
10
b. La loi de probabilité de X est donnée par le tableau ci-dessous
Valeurs de X x1 = 2 x2 = 3 x3 = 10
probabilités p1 = 4
10
p2 = 5
10
p3 = 1
10
i =1
4 5 1
V( X) = ×2 + ×3 + × 10 − 3,3 = 16,1 − 10,89 = 5,21
2 2 2 2
10 10 10
3. Notons Y la nouvelle variable aléatoire correspondant au gain moyen dans cette situation.
La loi de probabilité de Y est donnée par le tableau suivant :
probabilités p1 = 4
10
p2 = 3
p3 = 2 p4 = 1
10
10 10
Notons R l'événement "l'appareil choisi est rouge" et Mi = "l'appareil choisi provient de la marque Mi", 1 2 i 2 3.
Arbre illustrant la situation :
1 1 3
2 8 8
M1 M2 M3
13 87 5 95 10 90
100 100 100 100 100 100
R R R R R R
3 1 1
1) La probabilité que l'appareil vienne de M3 est P(M3) = . (On a de même P(M1) = et P(M2) = )
8 2 8
2) La probabilité que l'appareil soit rouge sachant qu'il vienne de M2 est :
5 1
PM 2 ( R ) = =
100 20
13 10 1
On a de même : PM1 ( R ) = et PM 3 ( R) = =
100 100 10
3) Comme les événements M1, M2 et M3 constituent une partition de l'univers, on a, d'après le théorème des
probabilités totales :
pn 1 − pn
Fn Fn
PF ( Fn +1 ) PF ( Fn +1 ) PF ( Fn +1 ) PF ( Fn +1 )
n n n n
Fn+1 Fn +1 Fn+1 Fn +1
1
D'où : lim pn = ω =
n →+∞ 3
Conclusion : avec ces données, à long terme, notre individu tendra à fumer un jour sur trois. Impossible de
s'arrêter complètement tant que les conditions C1 et C2 sont appliquées. Notons que cette limite est indépendante
de la probabilité initiale p0. Autrement dit, que notre individu soit un grand ou un petit fumeur, au bout du
compte, il fumera en moyenne un jour sur trois.
1.
pn qn rn
Père AA Aa aa
pn qn rn pn qn rn pn qn rn
Mère AA Aa aa AA Aa aa AA Aa aa
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1 1 1 1
2 2 2 2 4 2 4 2 2 2 2
Enfant AA AA Aa Aa AA Aa AA Aa aa Aa aa Aa Aa aa aa
pn+1 = pn2 +
1 1
p nq n + p nq n +
1 2
qn = pn2 + pnqn +
:
qn 2
=
q
pn + n
2
2 2 4 2 2
De même :
2
qn
rn+1 = + rn
2
Et puisque pn+1 + qn+1 + rn+1 = 1 :
2 2
qn qn
qn+1 = 1 − pn + − + rn
2 2
pn+1 − rn+1 =
:
pn +
qn
2
−
qn
+ rn
2
= (pn − rn)(pn + qn + rn) = pn − rn
2 2
pn+1 = pn +
qn
2
= pn − rn +
2rn + qn
2
2 2
qn 2 r + qn
pn + = pn − rn + n
2 2
Et comme pn − rn= α et 2rn + qn = 1 − pn + rn = 1 − α, on obtient :
qn 1− α 1+ α
pn + =α+ =
2 2 2
1+ α 2
D'où : pn+1 =
2
De même :
+ rn = n + rn − pn = + rn − pn = −α=
2 2 2 2 2
1− α 2
D'où : rn+1 =
2
1+ α 2
1− α 2
1 − α2
Et enfin : qn+1 = 1 − − =
2 2 2
On a prouvé que les suites (pn), (qn) et (rn) sont constantes à partir du rang n = 1.
720 18
On retrouve : P(A) = = = 0,72
1000 25
2. Les différentes valeurs possibles de X sont 1 ou 2 ou 3.
18
On sait déjà, d'après la question 1 que : P(X = 3) = P(A) =
25
Calcul de P(X = 1) :
Nombre de cas favorables : 10 × 1 × 1. (Le premier élève a 10 choix, les deux suivants sont contraints de
prendre le même parfum).
En moyenne, le nombre de parfums distincts choisis par les trois élèves est 2,71.
P( B) − PA ( B ) P ( A)
D'où : PA ( B ) = (2)
1 − P( A)
P( A) − PB ( A) P ( B)
D'où : PB ( A) = (3)
1 − P( B)
On a bien retrouvé les 3 probabilités restantes.
D'une part : P ( A ∩ B ) = P A( B ) P ( A ) = P B( A ) P ( B )
D'autre part : P(B) = PA(B)P(A) + PA ( B ) (1 − P(A))
1. Le nombre de façons de choisir 5 cartes parmi 12 est :
5
4
Le nombre de façons de choisir k rois (k ∈ {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4}) parmi 4 est :
k
8
Le nombre de façons de choisir 5 − k autres cartes (non rois) parmi les 8 restantes est :
5−k
4 8
k 5−k
On a donc : P ( X = k) = pour tout k ∈ {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4}
12
5
X 0 1 2 3 4 Total
7 35 42 14 1
Probabilités 99
1
99 99 99 99
On peut donc affirmer que la variable aléatoire Y est binomiale de paramètre n = 5 et p = :
3
1
Y B 5;
3
Dans ce cas, on sait alors que :
5
1
k
2
5− k
P ( Y = k) = pour tout k ∈ {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5}
k 3 3
Y 0 1 2 3 4 5 Total
1 1
2 2
Arbre U1 U2
0,7 1 1
0,3
2 2
Premier tirage B N B N
Second tirage
B N B N B N B N
50
4
10
4
10
4 3
D'où : P(E) = =
3290
4
2) Nombre de façons de choisir 1 câble du type C1 : 10
40
3
40
10 ×
3 988
D'où : P(F) = =
2303
3) On a : G = "aucun câble n'est du type C1" = "les 4 câbles sont du type C2"
40
4
40
4 13891
D'où : P ( G) = 1 − P ( G ) = 1 − =
23030
Partie B
Comme le tirage se fait avec remise, les n réalisations de l'expérience se font de manière identiques et
indépendantes. On a ainsi un schéma de Bernoulli. La probabilité d'obtenir un câble du type C1 étant égale à 0,2
on peut affirmer que la variable aléatoire X suit une loi binomiale de paramètre n et p = 0,2.
On a donc pour tout entier k compris entre 0 et n :
n
P ( X = k) = 0,2k × 0,8n−k
1) n = 4.
a) Probabilité d'obtenir 2 câbles du type C1 :
4
P(X = 2) = 0,22 × 0,82 = 0,1536
1 − 0,8n 0,9
0,8n 2 0,1
Par croissance du logarithme : n ln 0,8 2 ln 0,1
ln 0,1
Et comme ln 0,8 < 0 : n
ln 0,8
ln 0,1
La calculatrice donne : 10,32 à 10−2 près
ln 0,8
S S
T T T T
p( S ∩ T ) p(T | S ) p( S ) p(T | S ) p( S ) 1
p(S|T) = = = = 0,090 à 10−3 près
p(T | S ) p( S ) + p (T | S ) p ( S )
p (T ) p(T ) p(T | S ) p( S )
1+
p(T | S ) p( S )
Conclusion : même si le test est positif, on a environ 9 chances sur 10 de ne pas être malade ! (Ouf !)
Voir l'exercice n°13 sur la pertinence d'un test de dépistage
Vaccin A :
(1 − 0,008) × 0,25
λA = 41,33 à 10−2 près
0,008 × (1 − 0, 25)
Vaccin B :
(1 − 0,006) × 0,2
λB = = 41,42 à 10−2 près
0,006 × (1 − 0, 2)
Les deux vaccins ont quasiment la même efficacité...
L'effectif de la population étudiée est bien trop faible pour tirer des conclusion plus précises.
P(M) = x P(M ) = 1 − x
M M
PM(T) PM (T ) PM (T ) PM (T )
= 0,98 = 0,02 = 0,01 = 0,99
T T T T
1. Notons Ω la population.
P(M ∩ T )
On a : ƒ(x) = PT(M) =
P (T )
P( M ∩ T )
D'où : ƒ(x) =
P(T ∩ M ) + P(T ∩ M )
PM (T ) x PM (T ) x
ƒ(x) = =
PM (T ) x + PM (T )(1 − x) ( PM (T ) − PM (T ) ) x + PM (T )
y
Cƒ
1
0,95
O 0,162
1 x
98 × 0, 05
2. On a : ƒ(0,05) = 0,8376 à 10−4 près
97 × 0, 05 + 1
19
x
117
19
Or, 0,16239 à 10−5 près. On en déduit :
117
le test est fiable si au moins 17% de la population est malade (au pourcent près)
10 10 1
1 1
P(X = k) = = ×
k 2 2 k 210
L'espérance d'une variable aléatoire de loi binomiale de paramètres n et p est donnée par :
E(X) = np
1
E(X) = 10 × =5
2
En moyenne, l'urne contient 5 jetons blanc (et donc 5 jetons noirs) ce qui ne devrait surprendre personne.
10
P( A) = P( X = k ) ( A) P( X = k )
k =0
Il est clair que P(X = 0)(A) = 0. (Si l'urne ne contient aucun jeton blanc, l'événement A ne peut pas se réaliser)
Supposons que l'urne contienne k jetons blancs (1 2 k 2 n) et n − k jetons noirs. Notons Y le nombre de
jetons blancs obtenus lors du tirage successif et avec remise de 10 jetons. La variable aléatoire Y suit une loi
k
binomiale de paramètres q = et n = 10. D'où :
10
4
10 − k 6
10
k
P(Y = 4) =
4 10 10
10
10
k 4
10 − k
6
10
0,15675 à 10−5 près
210 4 k =1
10 10 k