Cours de Mathématiques : Dérivées et Exercices
Cours de Mathématiques : Dérivées et Exercices
Cours et exercices
1 Dérivées (Révision) 6
A - Dérivée en un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
B - Opérations sur les dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
C - Dérivées des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
D - Dérivées successives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
E - Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
F - Solution de l’exercice D - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3 Développements limités 20
A - Notion de développement limité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
B - Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
C - Développements limités des fonctions usuelles en 0. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
D - Opérations sur les développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
E - Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
E - 1 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
E - 2 Calcul de développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
E - 3 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
E - 4 Exercices avec des équations différentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
E - 5 Solutions des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4 Fonctions vectorielles 28
A - L’espace vectoriel normé Rn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
A - 1 Espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
A - 2 Bases . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
A - 3 Norme, Produit scalaire, Produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
A - 4 Plan et repère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
B - Fonctions vectorielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
B - 1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
B - 2 Définitions équivalentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
C - La formule de Taylor-Young. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
D - Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
D - 1 Solution de l’exercice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
7 Formulaires 50
8 Annales 52
A - Juin 2013 - sujet corrigé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
B - Mars 2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
C - Juin 2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
D - Deuxième session 2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
E - Juin 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
F - Juin 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
G - Mars 2012 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
H - Juin 2012 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
I - Correction du DS de juin 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
4
1 Dérivées (Révision)
A- Dérivée en un point
Dans ce paragraphe f : D → R est une application d’une partie D de R vers R, et a est un point
de D tel qu’il existe un intervalle I non réduit au point a avec a ∈ I ⊂ D.
Définition 1.1. On dit que f est dérivable en a si la fonction τa définie sur D \ {a} par τa (x) =
f (x) − f (a)
admet une limite finie en a.
x−a
Cette limite est alors notée f 0 (a) et appelée dérivée de f en a.
Remarque. Il est équivalent de dire que la fonction ∆ définie sur {h | h 6= 0, (a + h) ∈ D} par
f (a + h) − f (a)
∆(h) = admet une limite finie en 0.
h
Interprétation graphique
Soit C la courbe représentative de f dans un repère du plan. Si f est dérivable en a alors C admet
une tangente en a d’équation y = f (a) + (x − a)f 0 (a).
f (a)
droite de
pente f 0 (a)
a
-
Propriété 1.2. f est dérivable en a si et seulement si il existe une fonction ε : D → R telle que pour
tout x ∈ D :
f (x) = f (a) + (x − a)f 0 (a) + (x − a)ε(x) avec lim ε(x) = 0
x→a
Ou, de façon équivalente, il existe une fonction ε1 telle que pour tout (a + h) ∈ D :
6
Propriété 1.3. Une fonction numérique dérivable en a est continue en a.
Définition 1.4.
f (a + h) − f (a)
1. f est dérivable à droite en a si lim existe et est finie ; cette limite est alors
h→0+ h
0
notée fd (a) et appelée dérivée de f à droite en a.
f (a + h) − f (a)
2. f est dérivable à gauche en a si lim existe et est finie ; cette limite est alors
h→0− h
notée fg0 (a) et appelée dérivée de f à gauche en a.
3. La fonction f est dérivable sur l’intervalle ouvert ]a, b[ si elle est dérivable en tout point de cet
intervalle.
4. La fonction f est dérivable sur l’intervalle fermé [a, b] si elle est dérivable sur l’intervalle ouvert
]a, b[, dérivable à droite en a et dérivable à gauche en b
Exemple. x → |x| est dérivable sur ] − ∞, 0] et sur [0, +∞[ mais elle n’est pas dérivable sur R.
En utilisant les développements limités, ces formules sont faciles à établir, du moins si on abandonne
un peu de rigueur mathématique :
en utilisant le fait que la somme de deux restes est un reste. On a donc écrit le développement limité
à l’ordre 1 de f + g, le coefficient de h est, par définition, la dérivée de f + g en x0 : (f + g)0 (x0 ) =
f 0 (x0 ) + g 0 (x0 ).
En faisant le produit des deux développements limités :
7
où on a utilisé le fait qu’un reste fois une fonction bornée – f (x0 + h) ou g(x0 + h)– est un reste et
que la somme de ces deux restes est un reste. Il suffit d’écrire
8
D- Dérivées successives
Définition 1.7. Soit f : D → R une application.
1. Si f est dérivable sur D on appelle fonction dérivée (d’ordre 1) de f sur D l’application, notée
f 0 , définie sur D par
f0 : D → R
x → f 0 (x)
(n+1)
2. Pour n ∈ N, on définit par récurrence la dérivée d’ordre n+ 1 de 0 f sur D, que l’on note f ,
(n) (n+1) (n) (0)
comme la dérivée, si elle existe, de f sur D : f = f . Par convention f = f .
3. Si f admet une dérivée d’ordre n continue sur D, ont dit que f est de classe C n sur D. Si
f admet une dérivée à tous les ordres sur D on dit que f est de classe C ∞ sur D. On écrit
f ∈ C n (D) (respectivement f ∈ C ∞ (D) ).
Remarque : f est de classe C 0 signifie que f est continue , f est de classe C 1 signifie que f est
dérivable et f 0 est continue.
f : x → x cos x est de classe C ∞ sur R, f : x → x|x| est de classe C 1 sur R
9
E- Exercices
2 Calcul de dérivée
1. Soient n, p deux entiers. Calculer la dérivée de f (x) = sinn x . cosp x
√
x
2. Calculer la dérivée de x → f (x) = ecos .
3. En appliquant le théorème sur la dérivée de la fonction réciproque, montrer que pour tout réel
1
x, Argsh0 (x) = √ .
1 + x2 p
Calculer la dérivée de f (x) = ln(x + x2 + 1). Que peut-on en conclure.
4 Formule de Leibniz
1. Calculer la dérivée d’ordre n > 3 de f : x → x3 sin x.
2. Calculer la dérivée d’ordre n > 2 de f : x → (x2 + 1)e2x .
(4)
3. On note P un polynôme. Calculer P (x)e2x .
10
F- Solution de l’exercice D -
x sin x si x > 0
1) On remarque que f (x) = 0 si x = 0 . Ainsi, pour x > 0 et pour x < 0, il suffit d’utiliser
−x sin x
si x < 0
(
0 sin x − x cos x si x > 0
la formule de dérivation du produit, f (x) = . Pour x = 0, il faut revenir
− sin x + x cos x si x < 0
à la définition : ( (
f (x) − f (0) sin x si x > 0 0 si x → 0+
= → .
x−0 − sin x si x < 0 0 si x → 0−
f (x) − f (0)
La limite à droite et à gauche en 0 existent et coïncident, donc → 0 quand x → 0. Ainsi
x−0
f est dérivable en 0 et f 0 (0) = 0. En résumé
sin x − x cos x si x > 0
0
f (x) = 0 si x = 0 .
− sin x + x cos x
si x < 0
11
2 Extrema - Accroissements finis - Formules de taylor
Corollaire 2.2. L’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.
Théorème 2.3 (Image d’un segment). L’image d’un intervalle fermé borné de R (segment) par une
application continue est un intervalle fermé borné.
Corollaire 2.4. Soit f : [a, b] → R une fonction continue sur [a, b]. Alors il existe deux réels m, M
tels que f ([a, b]) = [m, M ].
M6
f (x2 )
y
f (x1 )
m
-
a x1 x0 x2 b
12
2. On dit que f a un maximum global en x0 si, pour tout x ∈ I ∩ J, f (x) 6 f (x0 ).
3. On dit que f a un minimum local en x0 s’il existe un intevalle ouvert J contenant x0 tel que,
pour tout x ∈ I ∩ J, f (x) > f (x0 ).
4. On dit que f a un minimum global en x0 si, pour tout x ∈ I ∩ J, f (x) > f (x0 ).
5. On dit que f a un extremum local (resp. global) en x0 si f a un maximum ou un minimum
local (resp. global) en x0 .
Le corollaire 2.4 montre qu’une fonction continue sur un intervalle fermé borné atteint son maxi-
mum global M et son minimum global : f : [a, b] → R continue, il existe xm et xM dans [a, b] tel que,
pour tout x ∈ [a, b], f (xm ) 6 f (x) 6 f (xM ).
Théorème 2.7 (Théorème de Fermat). Soit f une fonction numérique définie et dérivable sur un
intervalle ouvert I. Si f admet en t0 ∈ I un extremum relatif alors f 0 (t0 ) = 0.
Rappelons que f 0 (t0 ) = 0 signifie que le graphe de f a une tangeante horizontale au point t0 , f (t0 ) .
Ce théorème se comprend bien graphiquement : si la tangeante n’est pas horizontale, alors le graphe
suit une pente autour de t0 et f prend donc des valeurs inférieures et supérieures à f (t0 ) autour de
t0 . (Faire un dessin).
Un point t0 tel que f 0 (t0 ) = 0 est appelé un point critique de f . Un point critique n’est pas
forcément un extremum. Par exemple, si f (t) = t3 alors f 0 (t) = 3t2 donc f 0 (0) = 0. Mais f n’a pas
d’extremum local en 0 puisque f (t) < 0 si t < 0 et f (t) > 0 si t > 0. L’hypothèse que l’intervalle
est ouvert est elle aussi cruciale. Par exemple, si on considère la fonction f : [−1, 1] → R définie par
f (t) = t3 alors f atteint son maximum (global) en 1 et son minimum (global) en −1.
Théorème 2.8 (Théorème de Rolle). Soit f une application continue de l’intervalle [a, b] dans R et
dérivable sur l’intervalle ouvert ]a, b[. Si f (a) = f (b) alors il existe un réel c ∈]a, b[ tel que f 0 (c) = 0
et f présente un extremum en c.
-
a c1 c2 c3 b
Figure 2.2 – Points critiques et extrema : c1 , c2 , c3 sont des points critiques, a, c2 , b sont des maxima
locaux, c1 , c2 sont des minima locaux, c2 est un maximum global et c1 un minimum global
Théorème 2.9 (Théorème des accroissements finis). Soit f une application continue de l’intervalle
[a, b] dans R et dérivable sur l’intervalle ouvert ]a, b[. Il existe un réel c ∈]a, b[ tel que f (b) − f (a) =
(b − a)f 0 (c) ou, de façon équivalente
f (b) − f (a)
= f 0 (c).
b−a
L’interprétation graphique est assez simple : le segment qui relie les points a, f (a) et b, f (b) et
la tangeante au graphe de f au point c, f (c) sont parallèles. C’est en fait une rotation (élongation)
du théorème de Rolle. Z x
Soit f une continue sur [a, b] et F (x) = f (t) dt sa primitive qui s’annule en a. Alors, en
a
appliquant le théorème des accroissements finis à F , on obtient :
13
1)
f (a) = f (b)
6 6
- -
a c b a b
Théorème 2.10 (Théorème de la moyenne). Soit f une continue sur [a, b], alors il existe c ∈ [a, b]
tel que
Z b
1
f (t) dt = f (c).
b−a a
1
Zb
La quantité f (t) dt est la moyenne de f sur [a, b]. Ce théorème affirme donc qu’il existe
b−a a
une valeur c pour laquel f (c) est la moyenne de f .
Dans la pratique on utilise souvent le théorème des accroissements finis sous la forme :
Soit f une application continue de l’intervalle [a, b] dans R et dérivable sur l’intervalle ouvert ]a, b[.
Soit x0 ∈ [a, b]. Quel que soit x ∈ [a, b], il existe un réel cx strictement compris entre x et x0 , tel que
f (x) − f (x0 ) = (x − x0 )f 0 (cx ).
Exemple : On prend f (x) = ln(1+x) et x0 = 0. Quel que soit x ∈]−1, +∞[ il existe cx strictement
1
compris entre x et 0 tel que : ln(1 + x) = ln(1 + 0) + x .
1 + cx
Corollaire 2.11. (Inégalités des accroissements finis) Soit f une application continue de l’in-
tervalle [a, b] dans R, dérivable sur l’intervalle ouvert ]a, b[ et dont la dérivée est bornée. Si M est un
réel tel que pour tout x ∈ I on a |f 0 (x)| 6 M , alors |f (b) − f (b)| 6 M |(b − a)|.
14
On retrouve ainsi le théorème des accroissements finis.
Supposons maintenant que f soit de classe C 2 . Si on écrit f 0 (t) = 1 × f 0 (t) et qu’on fait une
intégration par parties dans (2.1) en posant u(t) = f 0 (t) v(t) = t − b donc u0 (t) = f 00 (t) et v 0 (t) = 1
on trouve
h ib Z b Z b
f (b) = f (a) + (t − b)f 0 (t) − (t − b)f 00 (t) dt = f (a) + (b − a)f 0 (a) + (b − t)f 00 (t) dt.
a a a
En utilisant une version plus élaborée du théorème de la moyenne, il existe c ∈ [a, b] tel que
(b − a)2 00
f (b) = f (a) + (b − a)f 0 (a) + f (c). (2.3)
2
Pour comprendre l’intérêt de cette formule, prenons b = a + h avec h petit. Dans (2.3), comme
c ∈ [a, a + h] et f de classe C 1 donc f 0 continue, f 0 (c) = f 0 (a) + ε1 donc f (a + h) = f (a) + hf 0 (a) + hε1 .
(ε1 dépend de h et ε1 (h) → 0 quand h → 0). Le même raisonnement pour (??) donne f (a + h) =
h2 00
f (a) + hf 0 (a) + f (a) + h2 ε2 . Comme h2 est négligeable devant h quand h → 0, cette formule
2 √ √
est plus précise que la précédente. Prenons à nouveau l’exemple du calcul de 1.1 donc f (x) = x,
1 x−1/2 x−3/2
f 0 (x) = √ = et f 00 (x) = − donc pour a = 1 et h = 0.1, f (1) = 1, f 0 (1) = 1/2 et
2 x 2 4
f 00 (1) = −1/4. On trouve donc
√ 1 1 (0.1)2
1.1 ' 1 + × 0.1 − = 1.04875
2 4 2
et on commet une erreur < 6.10−5 contre 2.10−3 précédemment.
On peut continuer le raisonnement en poursuivant les intégrations par parties et on trouve :
Théorème 2.13 (Formule de Taylor à l’odre n − 1 avec reste intégral). Soient n > 1 un entier, f
une fonction de classe C n sur I et a, b deux points de I. Alors :
(b − a)2 (2) (b − a)n−1 (n−1) (b − t)n−1 (n)
Z b
0
f (b) = f (a) + (b − a)f (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (t) dt (2.4)
2! (n − 1)! a (n − 1)!
ou, de façon équivalente
(b − a)2 (2) (b − a)n−1 (n−1)
f (b) = f (a) + (b − a)f 0 (a) + f (a) + · · · + f (a)
2! (n − 1)!
(2.5)
(b − a)n 1
Z
+ (1 − t)n−1 f (n) (a + (b − a)t) dt.
(n − 1)! 0
On en déduit
Corollaire 2.14 (Formule de Taylor-Lagrange à l’odre n − 1). Soient n > 1 un entier, f une fonction
de classe C n sur I et a, b deux points de I. Alors il existe un réel c strictement compris entre a et b
tel que :
(b − a)2 (2) (b − a)n−1 (n−1) (b − a)n (n)
f (b) = f (a) + (b − a)f 0 (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (c) (2.6)
2! (n − 1)! n!
Example 2.15. Taylor-Lagrange à l’ordre 2 avec a = 0. Quel que soit b ∈] − 1, +∞[, il existe cb
strictement compris entre b et 0 tel que :
1 b2 −1 b3 2 b2 b3 2
ln(1 + b) = ln(1 + 0) + b + 2
+ 3
= b − + .
1 + 0 2! (1 + 0) 3! (1 + cb ) 2 3! (1 + cb )3
Corollaire 2.16 (Inégalité de Taylor). On reprend les hypothèses de la Formule de Taylor. Si |f (n )(t)| 6
M pour tout réel t compris entre a et b alors
!
0 (b − a)2 (2) (b − a)n−1 (n−1) |b − a|n
f (b) − f (a) + (b − a)f (a) + f (a) + · · · + f (a) 6M (2.7)
2! (n − 1)! n!
15
Un certain nombre de re-formulations de la formule de Taylor-Lagrange sont utiles
Corollaire 2.17.
1. on écrit b = a + h alors si c ∈ (a, b), il existe un réel θ ∈]0, 1[ tel que c = a + θh. La formule de
Taylor Lagrange à l’odre n − 1 (2.6) s’écrit :
où θ ∈]0, 1[.
3. En remarquant que f (n) (a + θh) = f (n) (a) + ε(h) on obtien la Formule de Taylor-Young à
l’ordre n
h2 (2) hn−1 (n−1) hn (n)
f (a + h) = f (a) + hf 0 (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (a) + hn ε(h) (2.10)
2! (n − 1)! n!
où lim ε(h) = 0.
h→0
Ces formules permettent donc d’approcher une fonction par un polynôme + reste. L’ordre de la
formule est le degré du polynôme.
Example 2.18. Taylor avec reste intégral à l’ordre 2 avec a = 0. Pour tout b ∈] − 1, +∞[, on a :
b2 (b − t)2
Z b
2
ln(1 + b) = b − + dt.
2 0 2! (1 + t)3
16
E- Exercices
x x2 x3 √ x x2 x3
1+ − + (1 + x)−5/2 < 1 + x < 1 + − + .
2 8 12 2 8 12
5
Soit f définie sur [0, 2π] par f (x) = x − 2 sin(x). Déterminer les extrema de f sur [0, 2π].
6
On tire un objet de poids P sur un plan horizontal à l’aide d’une corde à laquelle est appliquée
une force. Si θ désigne l’angle que fait la corde avec le plan, alors, à la limite de glissement, l’intensité
de la force est donnée par
µP
F =
µ sin θ + cos θ
où µ est une constante positive appelée cœfficient de friction et où 0 6 θ 6 π/2. Démontrer que F est
minimale lorsque tan θ = µ.
7
Le compteur d’une voiture indique à 14h, 30 km/h. Dix minutes plus tard il indique 50 km/h.
Démontrer qu’à un certain moment entre ces deux mesures l’accélération est exactement de 120 km/h2 .
9
Montrer que pour tout réel x : ex > 1 + x
10
Montrer que pour tout réel x > 0 : sin(x) 6 x
11
1 1 1
Montrer que pour tout réel x > 0 : 6 ln 1 + 6
x+1 x x
12 √
Encadrer 105 à l’aide du théorème des accroissements finis.
17
E-3 Formules de Taylor
13
Montrer que pour tout réel x :
! !
x2 x2 x4 x2 x4 x6
|cos x − 1| 6 , cos x − 1 − 6 , cos x − 1 − + 6
2! 2! 4! 2! 4! 6!
14
1. Ecrire la formule de Taylor au point 0 et à l’ordre 9 pour la fonction sinus.
x3 x5 x7
2. Soit P (x) = x − + − .
3! 5! 7!
π x9
Montrer que si l’on a 0 6 x 6 alors P (x) 6 sin x 6 P (x) + .
2 9!
3. Trouver un nombre a > 0 tel que | sin x − P (x)| 6 10−5 pour tout réel x ∈ [0, a].
4. Soit θ un angle dans [0, 5◦ ]. Quelle est l’erreur maximale commise quand on dit : sin θ ∼ θ ?
15
√ x
Soit un réel x ∈ [0, 1]. Estimer l’erreur de l’approximation de 1 + x par : 1 + .
2
16
1. Approximer la fonction x1/3 par un polynôme de Taylor de degré 2 en a = 8.
2. Quelle est la précision de cette approximation lorsque 7 6 x 6 9
17
Ecrire P (x) = 1 + 3x + 5x2 − 2x3 sous la forme d’une somme de puissances de (x + 1).
18
Etablir les inégalitées suivantes :
x2 x3 x2 x3
1. ∀x > 0 , x − + 6 ln(1 + x) 6 x − + .
2 3(1 + x)3 2 3
x 2 x n
2. ∀x > 0 , ∀n ∈ N∗ , ex > 1 + x + + ··· + .
2 n!
19
Déterminer un polynôme P de R[X] de degré n > 0 tel que :
20
n
X 1
1. Soit un = (−1)k+1 . En appliquant la formule de Taylor-Lagrange à la fonction
k=1
k
x → ln(1 + x), montrer que un converge vers ln 2.
n
X xk
2. Soit x ∈ R. Déterminer la limite de la suite vn =
k=0
k!
18
E-4 Solution des exercices
1) f est dérivable sur (0, +∞) et sa dérivée vaut
19
@@@@
3 Développements limités
Remarques :
n
X
1. Le polynòme P (h) = ak hk s’appelle la partie régulière du développement limité.
k=0
2. On dit que la fonction h → hn ε(h) est négligeable devant hn et on écrit parfois à la place de
h ε(h), o(hn ) (lire : petit o de hn ).
n
f (k) (x0 )
fournit le développement limité de f en x0 . On a ak = pour k = 0, . . . , n.
k!
1
Exemple : En appliquant la formule de Taylor Young en x0 = 0 à f : x 7→ on obtient :
1+x
1
= 1 − x + x2 − x3 + · · · + (−1)n xn + xn ε(x) = 1 − x + x2 − x3 + · · · + (−1)n xn + o(xn )
1+x
B- Propriétés
Théorème 3.2. Si la fonction f possède un développement limité à l’ordre n au point x0 , ce dévelop-
pement est unique.
20
Propriété 3.3. Soient I un intervalle ouvert, x0 ∈ I et f une fonction définie sur I.
Application : Prolongement par continuité d’une application non définie en x0 . Voir Exercice 35.
Théorème 3.4. Soient I un intervalle de R, f : I → R une fonction continue sur I et F une primitive
de f sur I. Si f admet au point x0 le développement limité
h2 hn+1
F (x0 + h) = F (x0 ) + a0 h + a1 + · · · + an + hn+1 ε1 (h) avec lim ε1 (h) = 0 (3.8)
2 n+1 h→0
1
Exemple : f : x 7→ est continue sur I =] − 1, 1[ et F : x 7→ ln(1 + x) est une primitive de f
1+x
sur I. On déduit du développement limité de f en 0 à l’ordre n celui de F en 0 à l’ordre n + 1 :
x2 x3 xn+1 x2 x3 xn+1
ln(1+x) = ln(1+0)+x− + +· · ·+(−1)n +o(xn+1 ) = x− + +(−1)n +o(xn+1 )
2 3 n+1 2 3 n+1
f 0 (x0 + h) = a1 + 2a2 h + 3a3 h2 + · · · + nan hn−1 + hn−1 ε1 (h) avec lim ε1 (h) = 0 (3.10)
h→0
1
Exemple : f : x 7→ est de classe C n sur I =] − 1, 1[. On déduit du développement limité de f
1+x
en 0 à l’ordre n celui de f 0 en 0 à l’ordre n − 1 :
1
f 0 (x) = − = −1 + 2x − 3x2 + · · · + (−1)n nxn−1 + o(xn−1 )
(1 + x)2
21
C- Développements limités des fonctions usuelles en 0.
x x2 xn
ex = 1 + + + ··· + + o(xn )
1! 2! n!
x2 x4 x2n
ch(x) = 1 + + + ··· + + o(x2n )
2! 4! (2n)!
x3 x2n+1
sh(x) = x + + ··· + + o(x(2n+1) )
3! (2n + 1)!
x2 x4 x2n
cos(x) = 1 − + + · · · + (−1)n + o(x2n )
2! 4! (2n)!
x3 x2n+1
sin(x) = x − + · · · + (−1)n + o(x(2n+1) )
3! (2n + 1)!
α(α − 1) 2 α(α − 1) . . . (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + x + ··· + x + o(xn )
2! n!
1
= 1 + x + x2 + · · · + xn + o(xn )
1−x
1
= 1 − x + x2 − x3 + · · · + (−1)n xn + o(xn )
1+x
x2 xn
ln(1 − x) = −x − − ··· − + o(xn )
2 n
x2 x3 xn
ln(1 + x) = x − + + · · · + (−1)n−1 + o(xn )
2 3 n
f (x) = a0 + a1 x + a2 x2 + · · · + an xn + o(xn )
(
g(x) = b0 + b1 x + b2 x2 + · · · + bn xn + o(xn )
où R(x) s’obtient en développant le produit des polynômes P (x).Q(x) et en ne gardant que les termes
de degré inférieur ou égaux à n.
f
• Si b0 6= 0 alors admet en 0 un développement limité à l’ordre n que l’on obtient en effectuant
g
la division suivant les puissances croissantes de x jusqu’à l’ordre n de a0 + a1 x + a2 x2 + · · · + an xn par
b0 + b1 x + b2 x2 + · · · + bn xn .
où [Qk (x)] désigne le polynôme obtenu en développant le produit Qk (x) et en ne gardant que les
termes de degré inférieur ou égaux à n.
22
Exemple : Développements limités en 0 à l’ordre 5 :
x x2 x3 x4 x5
x
f (x) = e = 1 + + + + + + o(x5 )
1! 2! 3! 4! 5!
3 5
g(x) = sin x = x − x + x + o(x5 )
3! 5!
x x2 x3 x4 x5 x3 x5
On note P (x) = 1 + + + + + et Q(x) = x − +
1! 2! 3! 4! 5! 3! 5!
x2 x4 x5
• ex + sin x = 1 + 2x + + + 2 + o(x5 )
2! 4! 5!
" #" #
x x x2 x3 x4 x5 x3 x5
•e sin x = 1 + + + + + x− + + o(x5 )
"
1! 2! #
3! "
4! 5!
# "
3! 5!
#
x3 x5 x3 x2 x3 x3 x4
= x− + +x x− + x− + [x] + [x] + o(x5 )
3! 5! 3! 2! 3! 3! 4!
1 1
= x + x2 + x3 − x5 + o(x5 )
3 30
•(exp ◦ sin)x = esin x
x3 x5
x− + +o(x5 )
= e 3! 5!
" # " #2 " #3
x3 x5 1 x3 x5 1 x3 x5
= 1+ x− + + x− + + x− +
3! 5! 2 3! 5! 3! 3! 5!
" #4 " #5
1 x3 x5 1 x3 x5
+ x− + + x− + + o(x5 )
4! " 3! 5! # 5! 3! 5!
1 3 x5 1 2 1 4 1 3 1 5 1 h 4i 1 h 5i
= 1+ x− x + + x − x + x − x + x + x + o(x5 )
6 5! 2 3 6 2 24 120
1 1 1
= 1 + x + x2 − x4 − x5 + o(x5 )
2 8 15
Exemple : Obtention du développement limité à l’ordre 5 de tan x par division suivant les puissances
x3 x5 x2 x4
croissantes de x jusqu’à l’ordre 5 de x − + par 1 − + + 0.
3! 5! 2! 4!
x3 x5 x2 x4
x− + 1− +
6 120 2 24
" #
x3 x5 x3 2x5
− x− + x+ +
2 24 3 15
x3 x 5
= −
" 3 30#
x3 x5
− −
3 6
2x5
=
15
x3 2x5
D’où : tan x = x + + + o(x5 )
3 15
23
E- Exercices
21 √
a. Ecrire le développement limité de 1 + x à l’ordre 3 au point 0
b. Ecrire le développement limité de ln(x) à l’ordre 3 au point 1 puis au point 5.
22
Ecrire le développement limité de exp(x − 1) à l’ordre 3 au point 0. En déduire le développement
limité de exp(x) à l’ordre 3 au point -1.
23
1
Ecrire le dévelopement limité de à l’ordre 3 au point 0. En déduire le développement
1 + (x/2)
limité de 1/x à l’ordre 3 au point 2.
24
Ecrire le dévelopement limité de ln(1 + (x/e)) à l’ordre 2 au point 0. En déduire le développement
limité de ln x à l’ordre 2 au point e.
25
p
Pour tout réel x on pose f (x) = ln x + x2 + 1 . Calculer f 0 (x). En déduire le développement
limité de la fonction f à l’ordre 5 au point 0.
26
(
0 si x>0
Soit f : R → R définie par f (x) = −1/x
e si x>0
a. Montrer par récurrence qu’il existe un polynôme Pn (x) tel que pour x > 0 , f (n) (x) =
Pn (x) −1/x
e .
x2n
b. Calculer lim f (n) (x). En déduire que f est de classe C ∞ sur R et que pour tout n, f (n) (0) = 0.
x→0+
c. Ecrire la formule de Mac-Laurin de f à l’ordre n en 0. Que peut-on dire du développement
limité de f en 0 ?
27
24
Déterminer le développement limité en x0 à l’ordre n des fonctions :
28
Montrer que la partie régulière d’un développement limité en 0 d’une fonction paire ne contient
que des termes de degré pair.
29
Ecrire le développement limité en 0 à l’ordre indiqué entre parenthèses des fonctions suivantes :
ln(1 − x) 1
x → tan x (5); x→ (4); x→ (5);
1−x 1 + x + x2
√
x → ln(cos(x)) (4); x → esin x (4); x→ cos x (4)
1
x→ (n); x → arctan(x) (n); x → ln(−x2 + x + 6) (6)
(1 + x)4
30
Déterminer le développement asymptotique en 0 à l’ordre 3 de :
1 cos x
f1 (x) = ; f2 (x) =
sin x ln(1 + x2 )
31
1
Déterminer le développement limité en +∞ jusqu’au terme en de :
x3
p x3 + 2 x3 − 2x2 + 2x + 2
f1 (x) = 1 + x2 ; f2 (x) = ; f3 (x) =
x−1 x−1
E-3 Applications
32
Calculer les limites suivantes :
√ 2
x2 sin x 2 cos x − e−x
1. lim ; 2. lim (x − x ln(1 + 1/x)) ; 3. lim ;
x→0 x − sin x x→+∞ x→0 (sinx)2
2(ch x) cos x − 2 ex 1 1
4. lim 4
; 5. lim ( 2 − 2− ).
x→0 x x→0 sin x x x
33
Soit f la fonction définie par f (x) = ln(x2 + 2x + 2).
Etudier la fonction f au voisinage de 0 en précisant bien la tangente à la courbe en ce point, ainsi
que la position de la courbe par rapport à cette tangente.
34
25
1 1
Soit f la fonction définie par f (x) = − .
x tan x
1. Montrer que l’on peut prolonger f en 0 par continuité.
2. Montrer que la courbe représentative de f admet une tangente au point d’abscisse 0 et préciser
la position de la courbe par rapport à cette tangente.
35
Soit f la fonction définie par f (x) = ln x.
Montrer que la courbe de f admet au point d’abscisse 1 une tangente que l’on déterminera. Préciser
la position de la courbe par rapport à cette tangente.
36
Etudier les branches infinies des courbes d’équation :
p x q
y = x + x2 − 1 ; y= ; y = e1/x x(x + 2) ;
1 + e1/x
37 DS 2007
On se propose de trouver un développement asymptotique à deux termes en 0+ de
1
f (x) := .
(tan (x))2 sin (x)
1. Trouver la limite de f (x) et de x3 f (x) en 0+ .
2. Trouver le développement limité de x3 f (x) à l’ordre 2 en 0.
3. En déduire le développement asymptotique à deux termes de f (x) en 0+ .
38 DS 2007
On se propose de trouver le développement limité à l’ordre 9 en 0 de la fonction dérivable tangente
hyperbolique tanh(x) exclusivement par la méthode de l’équation différentielle.
1. Montrer que tanh vérifie l’équation différentielle
y0 = 1 − y2.
2. Donner les raisons pour lesquelles tanh admet un développement limité de la forme
tanh(x) = x + ax3 + bx5 + cx7 + dx9 + x10 ε1 (x)
où a, b c et d sont des constantes réelles et ε1 est une fonction nulle et continue en 0.
3. Donner les raisons pour lesquelles (tanh)0 admet un développement limité de la forme
tanh0 (x) = 1 + 3ax2 + 5bx4 + 7cx6 + 9dx8 + x9 ε2 (x)
où ε2 est une fonction nulle et continue en 0.
4. Trouver le développement limité à l’ordre 9 en 0 de tanh(x).
39
On considère la fonction f : R → R donnée par
Argsh x
f (x) = √ .
1 + x2
1. Montrer que f satisfait l’équation différentielle
x2 + 1 y 0 (x) + xy(x) = 1 .
26
E-5 Solutions des exercices
!
1 + x2 3 x3
1) On écrite ln = ln(1 + x2 ) − ln(1 + x) = −x + x2 − + o(x3 ).
1+x 2 3
t2 3t4 x3 3x5
Z x
1 1
2) √ = (1 + t2 )−1/2 = 1 − + + o(t5 ) donc √ dt = x − + + o(x6 ) et
1+t 2 2 8 0 1+t2 6 40
Z x2 Z x2
x3 x4 3x5 3x6
Z x
1 1 1
√ dt = √ dt − √ dt = −x + x2 + − − + + o(x6 ).
x 1 + t2 0 1 + t2 0 1 + t2 6 6 40 40
x2 x4 1 x2 x4
3) cos x = 1 − + + o(x4 ), = 1 − t + t2 + o(t2 ). On pose t = − + + o(x4 ) et on
2 4! 1+t 2 4!
trouve
1 x2 5
=1+ + x4 + o(x4 ).
cos x 2 24
1 x3 x5
4) arctan0 (x) = = 1 − x2
+ x 4
+ · · · + (−1)n 2n
x + o(x 2n
) donc arctan(x) = x − + +
1 + x2 3 5
x2n+1
· · · + (−1)n + o(x2n+1 ).
2n + 1
4 ln(1 − x2 + sin x arctan x) x3
5) (1 − x2 + sin x arctan x)1/x = exp . Mais sin x = x − + o(x4 ) et
x4 6
x3
arctan x = x − + o(x4 ) donc
3
! !
2 x3 x3 x4
−x + sin x arctan x = x− x− − x2 + o(x4 ) = −
6 3 2
27
4 Fonctions vectorielles
A-2 Bases
Définition 4.1. Soient m vecteurs e~1 , e~2 ,..., e~m de Rn . (e~1 , e~2 , · · · , e~m ) est :
m
X
i. un système libre si pour x1 , . . . , xm des réels, xi e~i = ~0 implique x1 = . . . = xm .
i=1
m
X
ii. un système générateur si pour tout ~u ∈ Rn , il existe x1 , . . . , xm des réels, tels que xi e~i = ~u.
i=1
iii. une base de Rn si, et seulement si, tout vecteur ~u ∈ Rn peut s’écrire de façon unique sous la
n
X
forme ~u = xi e~i où les xi sont des réels.
i=1
On peut vérifier que (e~1 , e~2 , · · · , e~m ) est libre si tout vecteur ~u ∈ Rn qui peut s’écrire sous la forme
n
X
~u = xi e~i s’écrit de façon unique sous cette forme. Ainsi, une base est un système libre et générateur
i=1
Proposition 4.2.
i. Un système libre de Rn a au plus n vecteurs et s’il a exactement n vecteur, c’est une base.
ii. Un système générateur de Rn a au moins n vecteurs et s’il a exactement n vecteur, c’est une
base.
Dans R2 , on a de façon équivalente : Soient ~u = (a, b), ~v = (c, d) deux vecteurs de R2 . (~u, ~v ) est
une base de R2 si, et seulement si,
a c
det(~u, ~v ) = = ad − bc 6= 0.
b d
28
A-3 Norme, Produit scalaire, Produit vectoriel
Quelques rappels de définitions :
• Pour ~u = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn on pose
q
k~uk = x21 + x22 + · · · + x2n
B- Fonctions vectorielles
Définition 4.3. On appelle fonction vectorielle d’une variable réelle une application F~ d’une partie
I de R dans Rn
F~ : I −→ Rn
t −→ (f1 (t), f2 (t), . . . , fn (t))
Remarque : Dans les exercices I sera un intervalle non réduit à un point ou une réunion finie
d’intervalles non réduits à un point et n = 2 ou n = 3.
On peut aussi définir les fonctions coordonnées de F~ dans une autre base de Rn que la base
canonique.
Exemple : F~ : R −→ R2 On a alors f1 : R −→ R , et f2 : R −→ R
t −→ (et , sin t) t −→ et t −→ sin t
~
F peut s’interpréter comme une fonction qui associe à tout temps t un point Mt du plan d’abscisse
et et d’ordonnée sin t.
F~ peut aussi s’interpréter comme une fonction qui représente au cours du temps les variations du
vent à Bordeaux.
B-1 Définitions
On peut définir les notions de limite, continuité et dérivabilité comme cela a peut-être été fait au
semestre 1 pour les fonctions de R dans R.
29
Définition 4.4. Soient t0 ∈ R et F~ : I −→ Rn une fonction vectorielle définie sur un voisinage de t0
~ ∈ Rn .
sauf, peut-être, en t0 et L
On dit que F~ a pour limite L ~ en t0 et on écrit lim F~ (t) = L,
~ si
t→t0
∀ε > 0, ∃η > 0 : ∀t ∈ I |t − t0 | < η =⇒ kF~ (t) − Lk
~ <ε
F~ (t) − F~ (t0 ) ~
lim =L
t→t0 t − t0
~ se note F~ 0 (t0 ).
Le vecteur L
Définition 4.7. Soit F~ : I −→ Rn une fonction vectorielle. On dit que F~ est dérivable sur I si F~
admet une dérivée en tout point de t0 ∈ I. La fonction F~ 0 : t → F~ 0 (t) s’appelle la fonction dérivée de
F~ .
~ n
Théorème 4.12. Soient F :I0 −→ R et ϕ : I −→ R deux fonctions dérivables.
ϕ F~ est dérivable et ϕ F~ = ϕ0 F~ + ϕ F~ 0
30
C- La formule de Taylor-Young.
Définition 4.13. Soit F~ : I −→ Rn une fonction vectorielle dérivable sur I. Si la fonction vectorielle
F~ 0 est dérivable sa dérivée se note F~ 00 ou encore F~ (2) et on l’appelle la dérivée seconde de F~ . Si F~
admet une dérivée d’ordre n, F~ (n) , qui est dérivable on note sa dérivée F~ (n+1) .
(n)
Si F~ = (f1 , . . . , fn ) admet une dérivée d’ordre n, alors F~ (n) = (f1 , . . . , fn(n) )
F~ est de classe C sur I si elle admet une dérivée d’ordre n sur I et que celle-ci est continue sur I.
n
Théorème 4.14. Soient a un réel et F~ : I −→ Rn une fonction vectorielle définie sur un intervalle
ouvert I contenant a et qui admet une dérivée d’ordre n en a alors
h 2
F~ (h) = F~ (0) +hF~ 0 (0) + F~ (2) (0) +h2 ~ε(h) où lim ~ε(h) = ~0.
2! h→0
1 1 h2 1
= +h + +h2 ~ε(h)
0 1 2! 0
31
D- Exercices
→
− → −
Le plan vectoriel R2 est muni de la base canonique ( i , j ).
→
− − →
→ −
L’espace vectoriel R3 est muni de la base canonique ( i , j , k ).
40 (Exercice
! corrigé) Donnez
! le DL3 (0) de la fonction F : R → R3 donnée par F (x) =
1 + x2 1
ln , , arctan x .
1+x cos x
41
Dans R2 on considère les vecteurs ~u = (1, 2) , ~v = (2, 3).
1. Montrer que (~u, ~v ) est une base de R2 .
2. Dessiner un exemple de point M tel que, dans le repère (O, ~u, ~v ), son abscisse soit positive, et
son ordonnée négative.
3. On note A le point de coordonnées (3, −1) dans le repère (O,~i, ~j). Dessiner un exemple de
point M tel que, dans le repère (A, ~u, ~v ), son abscisse et son ordonnée soient positives.
42
Soient F~ et G~ deux fonctions vectorielles de R dans R3 définies par
→
− →
− →
− →
− →
− →
−
F~ (t) = cos t i + sin t j + t k , ~
G(t) = cos t i − sin t j − 2t k
Déterminer F~ + G, ~ 3F~ , F~ .G,
~ kF~ + Gk,
~ F~ ∧ G.
~
43
sin t 2t
Soit F~ : t → (cos t, , te ).
t
1. Montrer que F~ admet une limite en 0.
2. Montrer que F~ est dérivable sur R∗ et calculer F~ 0 .
3. Exprimer les coordonnées de F~ dans la base (~u = (1, 1, 0), ~v = (0, 1, 1), w
~ = (1, 0, 1)) de R3 .
44
Déterminer la limite de la fonction vectorielle
cos t sin t ch t
F~ (t) = , ,
sh t sh t sh t
lorsque t tend vers +∞.
45
Soient t0 un réel et F~ une fonction vectorielle de R dans R2 définie par
→
− →
−
F~ (t) = cos t i + sin t j
1. Démontrer que F~ 0 (t0 ) est un vecteur de norme 1, orthogonal à F~ (t0 ).
2. Déterminer les dérivées successives de F~ .
46
→
− →
− 1→− 1→
−
Soient F~ (t) = t i − t2 j , ~
G(t) = i + 2 j.
t t
32
47
1→− 1→
−
Soient F~ (t) = 2 i − 3 j , k(t) = t2 .
t t
48
Ecrire le développement limité à l’ordre 3 au voisinage de t = 0 de la fonction vectorielle
F~ (t) = sin t, t sin t, t2 sin t
49
33
5 Arcs plans paramétrés
Définition 5.2. Soient (I, F~ ) un arc paramétré et M ∈ R2 un point de son support S = F~ (I). M est
un point multiple s’il existe au moins 2 éléments distincts t et t0 de I tels que F~ (t) = F~ (t0 ).
Par exemple un point géométrique M (t1 ) = (x(t1 ), y(t1 )) est un point double s’il existe une valeur
t2 6= t1 telle que M (t1 ) = M (t2 ). (
x(t1 ) = x(t2 )
On cherche donc un point double en résolvant le système
y(t1 ) = y(t2 )
où p, q sont des entiers avec p < q. Remarquons que x (resp. y) a même parité que p (resp. q) et
qu’il suffit donc de tracer l’arc pour t ∈ [0, 1]. Mais, quand t > 0, x = tp équivaut à t = x1/p et donc
[0, 1] → R
y = tq = xq/p . Cette partie de l’arc est donc le graphe de la fonction . Comme q > p,
x 7→ xq/p
34
a) p impair q pair b) p impair q impair
6 6
- -
6
x(−t) = −x(t) x(−t) = −x(t)
symétrie symétrie
- y(−t) = y(t) y(−t) = −y(t)
q/p > 1 on obtient une courbe “d’aspect parabolique”. La partie t ∈ [−1, 0) s’obtient à l’aide des
symétries :
Définition 5.3. Soit (I, F~ ) un arc paramétré du plan, t0 ∈ I et C sa courbe paramétrée. Pour t ∈ I
on note M (t) le point F~ (t) . On suppose que pour t proche de t0 et distinct de t0 , M (t) 6= M (t0 ).
−−−−−−−→
M (t0 )M (t) −
• Si le vecteur unitaire −−−−−−−→ admet une limite lorque t tend vers t+ 0 (respectivement t0 ),
kM (t0 )M (t)k
−
on dit que C admet en M (t+ 0 ) (resp. M (t0 )) une demi- tangente qui est la demi-droite d’origine M (t0 )
et de vecteur directeur cette limite.
• Si ces limites sont égales ou opposées, on dit que C admet en M (t0 ) une tangente qui est la
droite portant les deux demi-tangentes.
Théorème 5.4. Si F~ est dérivable en t0 et F~ 0 (t0 ) 6= 0 alors la courbe admet en t0 une tangente de
x0 (t )
vecteur directeur F~ 0 (t0 ) 0 0 . L’équation de la tangente à la courbe en M (t0 ) est
y (t0 )
Lorsque F~ 0 (t0 ) 6= ~0, le point M (t0 ) est dit régulier. Lorsque F~ 0 (t0 ) = ~0, le point M (t0 ) est dit
singulier ou stationnaire.
Propriété 5.5. Soit (I, F~ ) un arc paramétré du plan de classe Ck , t0 ∈ I et C sa courbe paramétrée.
Si l’un au moins des vecteurs dérivés successifs F~ 0 (t0 ), F~ 00 (t0 ), . . . , F~ (k) (t0 ) est non nul alors C admet
en M (t0 ) une tangente dirigée par le premier vecteur dérivé successif qui soit non nul.
En notant p le plus petit entier > 1 tel que F~ (p) (t0 ) 6= ~0 l’équation de la tangente à la courbe en M (t0 )
est donc
(y − y(t0 ))x(p) (t0 ) = (x − x(t0 ))y (p) (t0 )
Théorème 5.6. Soit (I, F~ ) un arc paramétré du plan de classe suffisante, t0 ∈ I et C sa courbe
paramétrée ; soit
F~ (p) (t0 ) 6= ~0
• p le plus petit entier > 1 tel que
• q le plus petit entier > p tel que F~ (p) (t0 ), F~ (q) (t0 ) soit une famille libre.
35
Si on note (X(t), Y (t)) les coordonnées du point M (t) dans le repère M (t0 ), F~ (p) (t0 ), F~ (p) (t0 )
olors
(t − t0 )p (t − t0 )q
X(t) ∼ Y (t) ∼
p! q!
Ceci permet de tracer localement (au voisinage de M (t0 )) la courbe dans ce repère :
Figure 5.2 – Si p est impair et q est Figure 5.3 – Si p est impair et q est
pair M (t0 ) est un point ordinaire impair M (t0 ) est un point d’inflexion
Figure 5.4 – Si p est pair et q est im- Figure 5.5 – Si p est pair et q est pair
pair M (t0 ) est un point de rebrous- M (t0 ) est un point de rebroussement
sement de première espèce de deuxième espèce
36
2. Si lim x(t) = a ou a ∈ R et lim y(t) = ±∞, on dit que C admet pour asymptote la droite
t→t0 t→t0
verticale d’équation x = a. De même si lim x(t) = ±∞ et lim y(t) = b ou b ∈ R, alors C admet
t→t0 t→t0
pour asymptote la droite horizontale d’équation y = b.
3. Si les fonctions coordonnées x(t) et y(t) tendent vers l’infini lorsque t tend vers t0 on étudie la
y(t)
limite du rapport lorsque t → t0
x(t)
y(t)
(a) Si lim = 0 on dit que C admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses.
t→t0 x(t)
y(t)
(b) Si lim = ±∞ on dit que C admet une branche parabolique de direction l’axe des
t→t0 x(t)
ordonnées.
y(t)
(c) Si lim = a où a est un réel non nul on dit que C admet une direction asymptotique
t→t0 x(t)
de direction la droite d’équation y = ax. On étudie alors lim y(t) − ax(t).
t→t0
— lim y(t) − ax(t) = ±∞, on dit que C admet une branche parabolique de direction la
t→t0
droite d’équation y = ax.
— lim y(t) − ax(t) = b, on dit que C admet pour asymptote la droite d’équation
t→t0
y = ax + b.Dans ce cas la position de la courbe par rapport à son asymptote est donnée
par l’étude du signe de y(t) − ax(t) − b lorsque t tend vers t0 .
— On cherche ensuite des changements de paramètre ϕ qui induisent des transformations géomé-
triques simples. Par exemple : ϕ : t 7→ −t, ou ϕ : t 7→ π − t, ou ϕ : t 7→ π + t, etc......
( (
x(ϕ(t)) = x(t) x(ϕ(t)) = −x(t)
y(ϕ(t)) = −y(t) y(ϕ(t)) = y(t)
( sym / axe Ox, (sym/ axe Oy,
x(ϕ(t)) = −x(t) x(ϕ(t)) = y(t)
y(ϕ(t)) = −y(t) y(ϕ(t)) = x(t)
symétrie centrale symétrie par rapport
à la diagonale y = x
37
E-2 Etude des fonctions coordonnées
On étudie les variations des deux fonctions numériques x et y.
Les résultats sont consignés dans un tableau de variation comportant :
— Les valeurs intéressantes de t,
— Le signe de x0 (t), et ses valeurs aux points intéressants ( pour la tangente)
— Le signe de y 0 (t), et ses valeurs aux points intéressants ( pour la tangente)
— Le sens de variations de x(t), ses limites et ses valeurs aux points intéressants,
— Le sens de variations de y(t), ses limites et ses valeurs aux points intéressants
y 0 (t)
— Il est parfois utile de considérer 0 , qui est le coefficient directeur de la tangente à la courbe
x (t)
dans le cas d’un point régulier.
38
F- Exemple
t2
x(t) =
Soit Γ la courbe plane définie par la paramétrisation t − 1 . Γ est définie sur R \ {0, 1}.
4
y(t) = t +
t
t −∞ −2 0 1 2 +∞
0 8
x (t) + + 0 − − 0 +
9
0
y (t) + 0 − − −3 − 0 +
*
0 +∞ +∞
4
−
@ @
x(t)
* 3 @ @
R
@ R@
−∞
−∞ 4
−4 +∞ H +∞
@ H
y(t) @
j
H
5
H
R
@ Hj
−∞ −∞ H
4
39
G- Exercices
50
1. Soient a, b, c, d des réels. Quelle est la nature des courbes définies paramétriquement par :
( ( ( (
x(t) = t x(t) = at + b x(t) = at + b x(t) = sin t
; ; ; ;
y(t) = at + b y(t) = t y(t) = ct + b y(t) = sin t + 1
2. Donner une représentation paramétrique du segment d’extrémités les points A(1, 2) et B(−2, 3).
3. Donner une représentation paramétrique du cercle de centre (x0 , y0 ) et de rayon R.
51
Montrer que la courbe définie paramétriquement par
(
x(t) = 3t3 + 2t2 − t + 1
y(t) = 3t2 + 2t + 1
52
Donner l’allure de la courbe au voisinage du point de paramètre t = 0 de la courbe définie para-
métriquement par :
t
x(t) = e
cos t
y(t) = et sin t
Indication : on peut utiliser les développements limités pour déterminer les dérivées successives.
54 Déterminer les points singuliers et l’allure de la courbe au voisinage de ces points des arcs
paramétrés suivants :
55
x(t) = (t + 2)e 1t
On considère la courbe définie paramétriquement par
y(t) = (t − 2)e 1t
1. Donner le tableau de variation.
2. Etudier les branches infinies.
3. Montrer qu’au point O(0, 0) on a une demi tangente.
4. Tracer la courbe.
40
56 (
x(t) = t − sin t
On considère la courbe définie paramétriquement par
y(t) = 1 − cost
1. Que peut-on dire des points M (t) et M (−t) ? M (t) et M (t + 2π) ?
2. Construire la courbe lorsque t ∈ [0, π] puis pour t ∈ R
57
x(t) = cos3 t
(
On considère la courbe définie paramétriquement par
y(t) = sin3 t
π
1. Que peut-on dire des points M (t + 2π), M (−t), M (π − t), M ( − t) par rapport au point M (t).
2
π
2. Construire la courbe lorsque t ∈ [0, ] puis pour t ∈ R.
4
58
1
x(t) = 2 − 2t
On considère la courbe C définie paramétriquement par t
2
y(t) = t2 −
t
1 1
1. Calculer x( ) et y( ). En déduire que C admet un axe de symétrie.
t t
2. Construire C.
41
6 Notions sur les formes différentielles de degré 1
f : U −→ R
(x, y) −→ f (x, y)
La notion de continuité vue pour les fonctions d’une variable s’étend aux fonctions de plusieurs
variables. L’application f : U ⊂ R2 → R est continue en (a, b) ∈ U si tout intervalle ouvert de
R contenant f (a, b) contient toutes les valeurs de f (x, y) pour (x, y) assez voisin de (a, b). On peut
exprimer cette notion de continuité avec des quantificateurs comme on l’a fait pour les fonctions d’une
variable.
Définition 6.1. Soit f : U ⊂ R2 → R et (a, b) ∈ U. Pour (x, b) ∈ U on pose g(x) = f (x, b). Si g
admet une dérivée en a cette dérivée s’appelle la dérivée partielle de f par rapport à x en (a, b) et se
∂f
note (a, b) ou parfois fx0 (a, b).
∂x
∂f
(a, b) = g 0 (a) où g(x) = f (x, b) (6.1)
∂x
Remarque : On a
∂f f (a + h, b) − f (a, b)
(a, b) = lim (6.2)
∂x h→0 h
Définition 6.2. Soit f : D ⊂ R2 → R et (a, b) ∈ D. Pour (a, y) ∈ D on pose G(y) = f (a, y). Si G
admet une dérivée en b cette dérivée s’appelle la dérivée partielle de f par rapport à y en (a, b) et se
∂f
note (a, b) ou parfois fy0 (a, b).
∂y
∂f
(a, b) = G0 (b) où G(y) = f (a, y) (6.3)
∂y
Remarque : On a
∂f f (a, b + h) − f (a, b)
(a, b) = lim (6.4)
∂y h→0 h
42
A-2 Dérivées partielles d’ordre supérieur
Si f : U ⊂ R2 → R admet des dérivées partielles sur U alors ces dérivées partielles sont des
fonctions de deux variables :
∂f ∂f
: U −→ R , : U −→ R
∂x ∂x
(x, y) −→ fx0 (x, y) , (x, y) −→ fy0 (x, y)
Définition 6.3. Soit f : U ⊂ R2 → R une fonction qui admet des dérivées partielles sur U .
Les dérivées partielles des fonctions fx0 et fy0 s’appellent, si elles existent, les dérivées partielles
secondes de f :
∂2f ∂ ∂f ∂2f ∂ ∂f
= , =
∂x2 ∂x ∂x ∂y 2 ∂y ∂y
2
∂ f ∂ ∂f
2
∂ f ∂ ∂f
= , =
∂x∂y ∂x ∂y ∂y∂x ∂y ∂x
Définition 6.4. Soit f : U ⊂ R2 → R. On dit que f est de classe C 1 (resp. C k ) sur U si les
dérivées partielles d’ordre 1 (resp. k) existent et sont continues sur U . On écrit f ∈ C 1 (U, R) (resp.
f ∈ C k (U, R)).
∂2f ∂2f
(a, b) = (a, b) (6.5)
∂x∂y ∂y∂x
Application au calcul d’erreurs : En physique df(x0 ,y0 ) est utilisée pour estimer la variation de f
au voisinage de (x0 , y0 ) en fonction des variations des variables.
Par exemple considérons l’équation d’état d’un gaz parfait P V = nRT . On en déduit :
∂V ∂V nR nRT
dV = dT + dP = dT − dP
∂T ∂P P P2
On a :
nR nRTA
V (TC , PC ) − V (TA , PA ) ∼ (TC − TA ) − (PC − PA )
PA PA2
43
B- Formes linéaires sur R2
Définition 6.7. On appelle forme linéaire sur R2 toute application
fa,b : R2 −→ R
(x, y) −→ ax + by
dx : R2 −→ R , dy : R2 −→ R
(x, y) −→ x , (x, y) −→ y
∂f ∂f
d(x0 ,y0 ) f = (x0 , y0 )dx + (x0 , y0 )dy
∂x ∂y
Remarque : Si au lieu de (x, y) on note (x1 , x2 ) les formes linéaires se notent dx1 et dx2 .
Si on considère les vecteurs de R2 , e1 = (1, 0) et e2 = (0, 1), (e1 , e2 ) s’appelle la base canonique
de R2 et on note alors dx1 et dx2 par e∗1 et e∗2 . (e∗1 , e∗2 ) est une base de (R2 )∗ que l’on appelle la base
duale de (e1 , e2 ).
df : U −→ (R2 )∗
∂f ∂f
(x0 , y0 ) −→ (x0 , y0 )dx + (x0 , y0 )dy
∂x ∂y
s’appelle une forme différentielle de degré 1 sur U : c’est une application de U dans (R2 )∗ (le dual de
R2 ).
Définition 6.8. Soit U un ouvert de R2 . On appelle forme différentielle sur U toute application
ω : U −→ (R2 )∗
(x, y) −→ P (x, y)dx + Q(x, y)dy
ω = df
Exemple : Soit ω0 la forme différentielle définie sur R2 par ω0 (x, y) = 2y dx + (2x + ey ) dy. On
introduit les fonctions P et Q définies sur R2 par P (x, y) = 2y et Q(x, y) = 2x + ey .
44
∂f
S’il existe f telle que ω0 = df sur R2 , on a (x, y) = P (x, y) = 2y. D’où f (x, y) = 2yx + g(y), g
∂x
∂f
étant une fonction dérivable de y. On en déduit (x, y) = 2x + g 0 (y).
∂y
∂f
On cherche f telle que (x, y) = Q(x, y), soit 2x + ey = 2x + g 0 (y). Donc g(y) = ey + cte.
∂y
La fonction f : (x, y) 7→ 2yx + ey + cte est telle que ω0 = df . ω0 est exacte.
∂P ∂Q
Exemple : Sur R2 on a = 2 et = 2. Donc ω0 est fermée sur R2 .
∂y ∂x
D’après la proposition précédente, toute forme différentielle exacte ω ∈ C 1 (U, (R2 )∗ ) est fermée.
La réciproque est fausse en général :
Il existe des formes différentielles fermées qui ne sont pas exactes : il faut des conditions supplémentaires
sur la topologie de U pour que la réciproque soit vraie.
Nous avons besoin de la notion suivante :
Une partie X ∈ R2 est étoilée si il existe un point A ∈ U tel que pour tout point M ∈ U le segment
[AM ] est inclus dans U .
Un disque est une partie étoilée : il suffit de prendre pour point A le centre du disque.
Un demi-plan est une partie étoilée : il suffit de prendre pour point A l’origine.
Une couronne n’est pas une partie étoilée : quel que soit le point A de la couronne, le point M
diamétralement opposé à A est tel que l’origine appartient au segment [AM ] : ce segment n’est donc
pas inclus dans la couronne.
Théorème 6.11. Théorème de Poincaré
Soit U un ouvert étoilé de R2 et ω une forme différentielle de degré 1 et de classe C 1 sur U . Pour
que ω soit exacte il faut et il suffit que ω soit fermée sur U .
F~ : [a, b] −→ R2
t −→ (x(t), y(t))
45
Théorème 6.13. Si ω est une forme différentielle exacte et f : U → R vérifie ω = df alors
Z
ω = f (x(b), y(b)) − f (x(a), y(a)) = f (B) − f (A)
γ
~ : R2 −→ R2
V
(x, y) −→ (P (x, y), Q(x, y))
f : R −→ R2
(x, y) −→ (x(t), y(t))
~ la forme différentielle
On associe au champ de vecteurs V
~ =−
V
−→ ∂f ∂f
grad f = ( , )
∂x ∂y
46
F- Exercices
59 q
1. Déterminer la différentielle en A(1, 1) de f définie par f (x, y) = x2 + y 2 .
Comparer f (1.02, 1.01) − f (1, 1) et d(1,1) f (0.02, 0.01).
y
2. Soit g l’application définie sur U = R × R∗ par g(x, y) = arctan( ).
x
Déterminer la différentielle de g en M (x, y) ∈ U .
60
1. Montrer que la forme différentielle ω définie sur U = R2 par ω(x, y) = ydx + xdy est fermée.
Vérifier qu’il existe une fonction f définie sur U dont la différentielle est ω.
2. Montrer que la forme différentielle ω définie sur U = R2 par ω(x, y) = xdx + ydy est fermée.
Vérifier qu’il existe une fonction f définie sur U dont la différentielle est ω.
3. Montrer que la forme différentielle ω définie sur U = R2 par ω(x, y) = ydx − xdy n’est pas
exacte.
xdx + ydy
4. Montrer que la forme différentielle ω définie sur U = R2 − {(0, 0)} par ω(x, y) = est
x2 + y 2
fermée.
Montrer qu’elle est exacte.
5. Montrer que la forme différentielle ω définie sur U = {(x, y) ∈ R2 |y 6= 0} par
1 h 2 2 3
i
ω(x, y) = (3x + y )ydx − 2x dy
y3
est fermée. Montrer qu’il existe f telle que ω = df .
6. Montrer que la forme différentielle ω définie sur U = R2 − {(0, 0)} par
−ydx + xdy
ω(x, y) =
x2 + y 2
est fermée mais qu’ elle n’est pas exacte sur U .
61
Calculer l’intégrale curviligne de la forme différentielle
sur γ, où γ est la courbe orientée formée des segments qui joignent les points (−1, 0) à (0, 3), (0, 3) à
(3, −3) et (3, −3) à (3, −5).
47
62
Calculer l’intégrale curviligne de la forme différentielle
1. sur γ, où γ est la courbe orientée formée des segments qui joignent les points A(−1, 0) à
B(0, 3), B à C(3, −3).
2. sur γ, où γ est la courbe orientée formée des segments qui joignent les points A à B, B à C
et C à A.
63 Z
1. Calculer I = (2x − y)dx + (x + y)dy où C est le cercle de centre O(0, 0) de rayon R décrit
C
dans le sens direct à partir du point A(R, 0).
Z
2. Calculer I = (2xy −x2 )dx+(x+y 2 )dy où C est la courbe constituée des deux arcs de parabole
C
y = x2 et x = y 2 décrite dans le sens direct. On calculera l’intégrale curviligne le long de ces deux arcs
d’extrémités O(0, 0) et A(1, 1).
Z
3. Calculer I = ln(x + 1)dx + y 2 dy où C est la courbe d’origine A(0, 0), d’extrémité B((1, 0) et
C
d’équation y = (x − 1) ln(x + 1).
64
→
−
Calculer l’intégrale curviligne (la circulation) du champ de vecteurs de R2 défini par V (x, y) =
(y, −x) sur le cercle trigonométrique parcouru dans le sens direct.
48
49
7 Formulaires
50
Fonction Développement limité au voisinage de 0
x x2 xn
ex =1+ + + ··· + + o(xn )
1!2 2!4 n! 2n
x x x
ch(x) =1+ + + ··· + + o(x2n )
2! 4! (2n)!
x3 x2n+1
sh(x) =x+ + ··· + + o(x(2n+1) )
3! (2n + 1)!
x2 x4 x2n
cos(x) =1− + + · · · + (−1)n + o(x2n )
2! 4! (2n)!
x3 x2n+1
sin(x) =x− + · · · + (−1)n + o(x(2n+1) )
3! (2n + 1)!
α(α − 1) 2 α(α − 1) . . . (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + x + ··· + x + o(xn )
2! n!
1
= 1 + x + x2 + · · · + xn + o(xn )
1−x
1
= 1 − x + x2 − x3 + · · · + (−1)n xn + o(xn )
1+x
x2 xn
ln(1 − x) = −x − − ··· − + o(xn )
2 n
x2 x3 xn
ln(1 + x) =x− + + · · · + (−1)n−1 + o(xn )
2 3 n
51
8 Annales
Pour tous les sujets : Durée : 1h20 –Documents : Non autorisés. Les exercices d’un même sujet
sont indépendants et peuvent être traités dans n’importe quel ordre.
A- Juin 2013 - sujet corrigé
Exercice 1.
1. Donner le développement limité de cos(x + x2 ) au point 0 à l’ordre 4.
2. Donner le développement limité de (x − 1)(2 + ln(1 + 2x)) au point 0 à l’ordre 4.
w2 (x, y) = x2 dx + 2xydy.
1. Les formes différentielles w1 et w2 sont-elles fermées sur R2 ? sont-elles exactes sur R2 ? Dans
le cas où la forme considérée est exacte, donner la fonction dont elle est la différentielle.
Z
2. Calculer l’intégrale curviligne w2 .
γ
Z
3. Que vaut w1 ?
γ
52
B- Mars 2008
Barème indicatif : 5+8+7=20
(1 − x2 )y 0 (x) = 1 + xy(x).
FIN
53
C- Juin 2008
Exercice 1. 1) Donner les développements limités au voisinage de 0 à l’ordre 3 des fonctions sin x
et cos x. En déduire le développement limité au voisinage de 0 à l’ordre 3 de tan x.
2) Calculer la limite
x (1 + cos x) − 2 tan x
lim .
x→0 2x − sin x − tan x
!
2x x2
Exercice 2. On considère la forme différentielle ω(x, y) = dx − + 2y dy
y y2
définie sur U = {(x, y) | y > 0 }.
4) Montrer que les vecteurs f 0 (t) et f 00 (t) sont colinéaires si et seulement si t = 1 ou t = −2.
(Indication : utiliser le fait que deux vecteurs (x1 , y1 ) et (x2 , y2 ) sont colinéaires si et seulement si
x1 y2 = x2 y1 , puis résoudre une équation en t.) En déduire que Γ est régulière en t si t 6= 1, −2.
5) Etudier la concavité de Γ.
7) Tracer la courbe Γ.
FIN
54
D- Deuxième session 2008
Exercice 1
1. Enoncer le théorème des accroissements finis pour une fonction numérique f définie sur un
intervalle [a, b] .
π 1 − cos x
2. Soit 0 < x < . Montrer que : 0 6 6 sin x.
2 x
Exercice 2 √
x x2 + 1
On considère la fonction f définie sur R r {1} par f (x) = .
x−1
√
1. Ecrire le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de 0, de 1 + u.
2. Montrer qu’il existe trois réels a, b, c tels que
c 1
f (x) = ax + b + + ε(x) avec lim ε(x) = 0
x x x→+∞
Exercice 3
(
x(t) = cos t
Soit Γ la courbe plane définie par la paramétrisation et les points
y(t) = sin3 t
π π
M0 = (x(0), y(0)) , M π4 = (x( ), y( )).
4 4
1. Déterminer un vecteur directeur de la tangente à la courbe Γ au point M0 . Même question pour
le point M π4 .
Exercice 4
Soit ω la forme différentielle définie sur R2 par ω(x, y) = (x2 − 2y)dx + (y 2 − 2x)dy
1. La forme ω est-elle fermée sur R2 ? Est-elle exacte sur R2 ?
2. Trouvez une fonction F telle que dF = ω.
F IN
55
E- Juin 2009
Exercice 1.
ln(cos x)
1. Calculer : lim
x→0 1 − cos(2x)
Exercice 2.
t2
x(t) =
t−1
Soit Γ la courbe plane définie par la paramétrisation
4
y(t) =
t+
t
8. Tracer la courbe Γ.
Exercice 3.
Soit ω la forme différentielle définie sur R2 par :
ω(x, y) = 2y dx + (2x + ey ) dy
FIN
56
F- Juin 2009
Exercice 1
p Donner le développement limité à l’ordre 2 en 0 de la fonction f définie pour |x| 6 1 par f (x) =
1.
1 − x2 .
2. En déduire
√
le développement limité à l’ordre 2 en 0 de la fonction g définie pour |x| 6 1 par
1−x2
g(x) = e .
3. En déduire √
e 1−x2 −e
lim
x→0 x2
Exercice 2
On considère la forme différentielle
2. Déterminer la nature du point M (x(1), y(1)). Donner l’allure de la courbe au voisinage de ce point.
4. Montrer que la courbe admet une asymptote quand t → +∞ ou t → −∞. Préciser son équation.
Déterminer la position de la courbe par rapport à cette asymptote.
FIN
57
G- Mars 2012 -corrigé
Exercice 1.
xe−2x
On considère la fonction f définie sur [0, +∞) par f (x) = .
2+x
1. Donnez le tableau de variation de f .
2. En déduire les extrema locaux et globaux de f sur [0, +∞). (On précisera leur nature)
Exercice 2.
1. Donner l’ensemble de définition puis calculer la dérivée d’ordre n de la fonction
1
f (x) = .
1+x
x4
1 − x + x2 − x3 + 6 f (x) 6 1 − x + x2 − x3 + x4 .
(1 + x)5
65
1. Donner le développement limité de exp(x) au point 0 à l’ordre n.
2. Donner le développement limité de la fonction
f (x) = exp(2 + 2x − x2 )
au point 0 à l’ordre 3.
3. Donner l’équation de la tangente et la position de la courbe représentative de f au voisinage
du point x = 0 et représenter sommairement la courbe de f au voisinage de 0.
Exercice 3.
1. Calculer la limite :
sin x − x cos x
lim .
x→0 x ln(1 + x2 )
2. Bonus : Calculer la limite :
1
lim x3 sin − x2 .
x→+∞ x
FIN
58
H- Juin 2012
Exercice 1.
1. Donner le développement limité de ln(1+x) au point 0 à l’ordre n. En déduire le développement
limité de ln(2 + x) au point 0 et à l’ordre n.
2. Donner le développement limité au point 0 à l’ordre 3 de la fonction
FIN
59
I- Correction du DS de mars 2012
Solution de l’exercice 1
1. On calcule la dérivée de x × e−2x × (2 + x)−1 (dérivée d’un produit) :
x4
1 − x + x2 − x3 + 6 f (x) 6 1 − x + x2 − x3 + x4 .
(1 + x)5
3. On déduit de cette inégalité que |f (x)−(1−x+x2 −x3 )| 6 x4 , donc |f (x)−(1−x+x2 −x3 )| 6 10−6
sur [0, a] si a4 6 10−6 soit a 6 10−6/4 = 10−3/2 .
Solution de l’exercice 3
1. D’après le cours
x2 xn
ex = 1 + x + + ··· + + xn ε(x)
2! n!
avec ε(x) → 0 quand x → 0.
2. On a exp(2 + 2x − x2 ) = e2 exp(2x − x2 ) = e2 et avec t = 2x − x2 → 0 quand x → 0. Ainsi
!
2 2 t2 t3
exp(2 + 2x − x ) = e 1+t+ + + o(t3 )
2! 3!
!
2 2 (2x − x2 )2 (2x − x2 )3
= e 1 + 2x − x + + + o(x3 )
2! 3!
!
2 4x2 − 4x3
2 23 x3
= e 1 + 2x − x + +2 + o(x3 )
2 ×3
2
= e2 1 + 2x + x2 − x3 + o(x3 ).
3
60
3. Ainsi, la tangeante à la courbe représentative de f au voisinage du point x = 0 est la droite
d’équation y = e2 (1 + 2x) (termes d’ordre 6 1 dans le DL) et la courbe est au-dessus de la tangeante
(terme suivant dans le DL : e2 x2 > 0).
Solution de l’exercice 4
1. On a une forme indéterminée 0/0, on fait donc des DL au premier ordre non nul :
x3
sin x = x − +o(x3 )
3!
x2
cos x = 1 − +o(x3 )
2!
x3
x cos x = x − +o(x3 )
2!
x3
sin x − x cos x = +o(x3 )
33
x2 x
ln(1 + x) = x − + +o(x3 )
2 3
ln(1 + x2 ) = x2 +o(x3 )
x ln(1 + x2 ) = x3 +o(x3 )
Ainsi 3
x 3
sin x − x cos x 3 + x ε1 (x) 1/3 + ε1 (x) 1
2
= 3 3
= →
x ln(1 + x ) x + x ε2 (x) 1 + ε2 (x) 3
puisque ε1 (x), ε2 (x) → 0 quand x → 0.
2. En posant t = 1/x, on voit qu’on veut la limite quand t → 0+ de
1 1 sin t − t
3
sin t − 2 = .
t t t3
t3 t3
Mais, le développement limité à l’ordre 3 de sin t − t = t − − t + t3 ε(t) = − + t3 ε(t) donc
3! 3!
sin t − t 1 1
= − + ε(t) → − .
t3 3! 3!
Ainsi
1 1
lim x3 sin − x2 = − .
x→+∞ x 3!
61
J- Correction du DS de juin 2013
Solution de l’exercice 1
1. D’après le théorème de composition des développements limités
1 1
cos(x + x2 ) = 1 − (x + x2 )2 + o(x3 ) = 1 − x2 − x3 + o(x3 ).
2! 2
2. D’après le théorème de produit des développements limités
1 1
= (x − 1)(2 + 2x − (2x)2 + (2x)3 ) + o(x3 )
(x − 1) 2 + ln(1 + 2x)
2 3
8
= 2x + 2x − 2x − 2 − 2x + 2x2 − x3 + o(x3 )
2 3
3
14
= −2 + 4x2 − x3 + o(x3 ).
3
3. D’après les calculs précédents
t > 0 (-1/2,4)
OC
C
C
C
(1,-2)
C
(-1,-14/3)
Solution de l’exercice 21. 2 cos(t) > 1 si et seulement si cos(t) > 1/2 = cos(π/3). Comme cos est
décroissante sur [0, π] ceci équivaut à 0 6 t < π/3.2. Comme x(t + 2π) = cos(t + 2π) − cos(t + 2π)2 =
cos(t) − cos(t)2 = x(t) et y(t + 2π) = sin(t + 2π) = sin(t) = y(t), x et y sont 2π-périodiques . On peut
donc restreindre l’étude à n’importe quel intervale de longueur 2π, disons ] − π, π].
Comme x(−t) = cos(−t)−cos(−t)2 = cos(t)−cos(t)2 = x(t) et y(−t) = sin(−t) = − sin(t) = −y(t)
on peut restreindre l’étude à [0, π], le restant de la courbe s’en déduit par une symétrie d’axe Ox.
3. x0 (t) = − sin(t) + 2 cos(t) sin(t) = sin(t) 2 cos(t) − 1 et sur ]0, π[, sin(t) > 0, on déduit le signe de
x0 de la question 1. Par ailleurs, y 0 (t) = cos(t). Le tableau de variation est donc donné par
t 0 π/3 π/2 π
0
x (t) 0 + 0 - -1 - 0
1
4
x(t) % & 0 &
0 -2
0 1
y (t) 1 + + 0 - -1
2
√ 1
3
y(t) % % &
2
0 0
4. La courbe admet une tangente horizontale si y 0 (t) = 0 et x0 (t) 6= 0 donc pour t = π/2 i.e. au point
0 0
√ verticale si x (t) = 0 et y (t) 6= 0 donc pour t = 0, t = π/3 et
(0, 1). La courbe admet une tangente
t = π soit aux points (0, 0), (1/4, 3/2) et (−2, 0).
5. On en déduit la courbe
62
Solution de l’exercice 3
1. Écrivons pour i = 1, 2 ωi (x, y) = Pi (x, y) dx + Qi (x, y) dx avec
∂P1 ∂Q1
Comme = 2x = ω1 est fermée. Comme R2 est un ouvert étoilé, d’après le théorème de
∂y ∂x
Poincaré, ω1 est exacte sur R2 . Vérifions cela directement. On cherche f1 : R2 → R de classe C 1 tel
∂f1
que ω1 = df1 , c’est-à-dire (x, y) = 2xy + 1. On en déduit qu’il existe une fonction g de classe C 1
∂x
∂f1
tel que f1 (x, y) = x2 y + x + g(y). On veut de plus que (x, y) = x2 + 2y soit x2 + g 0 (y) = x2 + 2y.
∂y
Ainsi g 0 (y) = 2y et g 0 (y) = y 2 convient. On vérifie qu’on a bien ω1 = df1 avec f1 (x, y) = x2 y + x + y 2 .
∂P2 ∂Q2
Par ailleurs, = 0 6= 2y = donc ω2 n’est pas fermée. A fortiori, elle n’est pas exacte.
∂y ∂x
2. La courbe γ est paramétrée par x(t), y(t) = (2 cos t, 2 sin t), t allant de 0 à π/2. Donc
Z Z π/2
(2 cos2 (t) × −2 sin(t) +8 cos(t) sin(t) × 2 cos(t) dt
ω2 =
γ 0 | {z } | {z }
x0 (t) y 0 (t)
Z π/2
8 π/2 8
= 8 cos2 (t) sin(t) dt = − [cos(t)3 ]0 = .
0 3 3
Z Z
3. Comme ω1 est exacte, ω1 = df1 , ω1 = df1 = f1 (0, 2) − f1 (2, 0) = 4 − 2 = 2.
γ γ
63