Non-lieu et péremption d'instance en droit
Non-lieu et péremption d'instance en droit
1. Le non-lieu
2. La péremption d’instance
3. L’itératif défaut
4. La contumace
5. Le transport sur les lieux
6. L’exéquatur
7. L’extradition
8. L’entraide judiciaire
9. La coopération internationale
10. La garde-à-vue
11. La constitution de partie civile
12. La plainte avec constitution de partie civile
13. Les ordonnances sur requête
14. La procédure de flagrant délit
15. Les procédures d’urgence
16. L’enquête préliminaire
17. La détention préventive
18. Les exceptions de procédure
19. L’homologation
20. Le jugement en chambre de conseil
21. Les mandats de justice
22. La présomption d’innocence
23. La perquisition
24. L’inculpation
25. La reconnaissance de culpabilité
26. La transaction
27. Le pourvoi en cassation
28. L’opposition
29. L’appel
30. L’assignation
31. Le supplément d’enquête
32. Le sursis à statuer
33. L’enquête sociale
34. La mise en état
35. Le classement sans suite
36. Le jugement contradictoire
37. Les décisions définitives
38. La comparution volontaire
39. Le jugement de défaut
40. La représentation en justice
41. La prescription de l’action publique
42. La contrainte par corps
43. La liberté provisoire
44. L’exécution de la décision
45. L’opportunité de poursuite du Procureur de la République
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THEME 1 : LE NON-LIEU
Le juge d’instruction saisi d’une affaire, instruit à charge ou à décharge. Lors de son
instruction, il peut condamner ou peut classer l’affaire sans suite ou prend une ordonnance
de non-lieu. Ce dernier est l’objet de notre étude. Le classement sans suite est différent du
non-lieu. Le non-lieu est une ordonnance de règlement rendu par le juge d’instruction à
l’issu d’une enquête. Il consiste à clore l’enquête sans poursuite judiciaire. Le non-lieu est
déterminé par des conditions mais ces conditions ne sont pas sans effets.
A- Le non-lieu partiel
Le non-lieu partiel est prévu par l’article 216 du code de procédure pénale :
- Lorsqu’au cours d’une enquête, il n’y a pas de preuves suffisantes le juge prend une
ordonnance de non-lieu ;
- Le non-lieu partiel peut être pris avant l’exécution d’un mandat d’arrêt ou un mandat
dépôt prévu à l’article 215 du code de procédure pénale.
B- Le non-lieu total
- Concernant le mineur, le juge des enfants peut estimer qu’il n’y a pas de charge
suffisante pour condamner le mineur, donc il prend une ordonnance de non-lieu selon
l’article 812 alinéa 6 du code de procédure pénale ;
- Si l’inculpé avant sa condamnation a pu prouver son innocence
- Si le juge d’instruction estime que les faits ne constituent pas une infraction (art 211
CPP) ;
- Soit l’auteur de l’infraction reste inconnu (art 211 CPP) ;
- Si le juge estime qu’il n’y a pas de charge suffisante (art 211 CPP) ;
- Extinction de l’action publique (art 211 CPP).
A- La remise en liberté
- L’inculpé provisoirement emprisonné est mis en liberté (article 211 alinéa 2 du code
de procédure pénale) ;
- Si l’inculpé avait payé un premier cautionnement lors de sa détention, la première
partie du cautionnement est acquise à l’Etat malgré la décision de non-lieu prévu par
l’article 186 alinéa 2 du code de procédure pénale ;
- Si l’inculpé avait payé un premier cautionnement, le montant affecté à la deuxième
partie du cautionnement lui est restitué (article 187 alinéa 1er du code de procédure
pénale) ;
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- Également, le juge statut sur la restitution des objets saisis (article 211 alinéa 3 du
code de procédure pénale).
B- La contestation du non-lieu
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THEME 2 : LA PEREMPTION D’INSTANCE
Il est fréquent qu'après l'ouverture d'un procès, les parties au procès font preuve de
négligence de sorte qu'ils n'accomplissent plus aucune diligence nécessaire à faire avancer
l'affaire. Cette situation donne ainsi lieu à la péremption d'instance, thème qui ait nous
soumis. Dès lors quelles sont les conditions de mise en œuvre de cette décision et quels sont
les effets qui s'y rattachent. Ainsi dans les quelques minutes qui suivent, nous allons nous
atteler à répondre aux préoccupations soulevées plus haut.
CONCLUSION
Au terme de notre exposé, nous pouvons dire que la péremption d'instance intervient donc
comme une sanction à l'inaction des parties à un procès.
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THEME 3: L’ITERATIF DEFAUT (ART 519 CCP)
- L'affaire concernant le prévenu doit avoir fait l'objet d'un premier jugement au cours
duquel qu'il n'a pas comparu
- Le prévenu doit avoir formé opposition contre le premier jugement par défaut dans les
formes et délais prévus par la loi
- Le prévenu doit être absent à nouveau à la date fixée pour connaître de l'opposition par
lui faite
- Cette date est celle soit à lui notifiée verbalement et constatée par procès-verbal au
moment où l'opposition a été formée soit celle contenu dans la citation à lui délivrée
- L'opposition formée est non avenue, elle est considérée comme n'avoir jamais existée
B- A L'ÉGARD DU PRÉVENU
- la décision d'itératif défaut s'applique à lui comme une décision rendue contradictoirement
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THEME 4 : LA CONTUMACE (Articles 354 à 361 du CPP)
Le Procureur général se trouve quelque fois confronté aux difficultés de localisation d’un
accusé à qui il entend signifier, aux fins de jugement en présence de ce dernier, un arrêt de
renvoi de la Chambre d’instruction devant le Tribunal criminel. Pour contourner de telles
difficultés et ainsi prévenir toute prescription, le législateur a institué la contumace.
Laquelle s’entend de la procédure criminelle destinée au jugement d’un accusé absent sans
excuse valable à l’ouverture de l’audience.
- L’absence sans excuse valable à l’ouverture de l’audience (354 al1 et 361) devant le
Tribunal criminel (NB : Pas de contumace si l’absence de l’accusé devant le Tribunal criminel
est une sanction du juge qui l’a mis aux arrêts pour trouble ou refus d’obtempérer)
- L’absence constaté au cours des débats sans possibilité de les suspendre jusqu’à son retour
(354 al1) (même en présence de l’avocat de l’accusé)
- Peine privative de liberté sans sursis +Mandat de dépôt si pas encore décerné (356 CPP)
Possibilité de renoncer au jugement réputé non avenu en toutes ses dispositions → nouvel
examen de l’affaire à son égard par le Tribunal criminel (358 CPP), le mandat d’arrêt délivré
vaut alors mandat de dépôt et l’accusé demeure détenu jusqu’à sa comparution devant le
Tribunal criminel.
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- Si renonciation, appel possible/Point de départ notification au Parquet ou signification aux
parties de la constatation de cette renonciation.
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THEME 5 : LE TRANSPORT SUR LES LIEUX
Lorsque le Transport se fait dans son ressort habituel, le J.I doit aviser le P.R de
son ressort…….article 113 CPP
Lorsque le Transport se fait hors de son ressort habituel c’est-à-dire dans les
ressorts des Tribunaux de Cote d’Ivoire, le J.I doit aviser le P.R de son ressort et le
P.R du ressort dans lequel a lieu le transport...article 114 CPP
N.B : Le juge d’Instruction prend une ordonnance dite de transport sur les lieux.
Le Juge d’Instruction qui se transporte peut procéder à tous actes qui lui paraissent
utiles à la manifestation de la vérité…article 113 alinéa 1 CPP
Il pourra requérir le concours de la force publique en cas de besoin…article 58 alinéa
3 CPP
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En définitive, nous pouvons retenir qu’à travers le transport sur les lieux, le Juge
d’Instruction peut accéder directement à des informations très précises sur tel ou tel point
de l’affaire dont il est saisi. Toute chose qui contribue à aiguiser son efficacité dans les
orientations qu’il pourrait donner à l’information.
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THEME 6 : L’EXEQUATUR
Notre étude porte sur l’exéquatur. Prévu par les articles 345 à 350 du Code de Procédure
Civile, Commerciale et Administrative, l’exequatur est un procédé par lequel une décision
judiciaire étrangère, contentieuse ou gracieuse, est rendue exécutoire sur le territoire de
la République de Côte d’Ivoire. Selon l’article 350 du code précité, les jugements étrangers
rendus en Côte d’Ivoire sont exécutés conformément à la loi ivoirienne.
Il paraît, donc, opportun de s’interroger de la manière suivante : Comment obtient-on
l’exequatur ? Et, quels sont les effets de la décision d’exéquatur ?
Nous analyserons dans un premier temps l’obtention de l’exequatur (I) et dans un second
temps ses effets (II).
I- L’OBTENTION DE L’EXEQUATUR
- Le jugement émane d’une autorité judiciaire compétente selon les lois du pays où il
a été rendu ;
- La partie condamnée a été régulièrement appelée devant le Tribunal qui a rendu le
jugement et elle a été mise en mesure de se défendre ;
- Le jugement est passé en force de chose jugée et est susceptible d’exécution dans
le pays où il a été rendu ;
- Le litige sur lequel a statué le Tribunal étranger ne relève pas, selon la loi ivoirienne,
de la compétence exclusive des Tribunaux ivoiriens ;
- Absence de contrariété entre le jugement étranger et un autre déjà rendu par une
juridiction ivoirienne, sur la même cause, le même objet et entre les mêmes parties
et passé en force de chose jugée ;
- Conformité de la décision étrangère à l’ordre public ivoirien ;
- A titre de réciprocité, les jugements rendus en Côte d’Ivoire peuvent obtenir
exequatur dans le pays dont émane la décision ;
- La sentence arbitrale n’est susceptible d’exécution forcée qu’en vertu d’une décision
d’exequatur rendue par le juge compétent dans l’Etat Partie. (Article 30 de l’Acte
Uniforme relatif au droit de l’arbitrage).
B- LA PROCEDURE D’EXEQUATUR
- L’instance en exequatur est engagée par voie d’assignation selon les règles du droit
commun ;
- Le tribunal compétent est celui du domicile ou de la résidence du défendeur en Côte
d’Ivoire et à défaut, celui du lieu de l’exécution. En matière gracieuse, l’instance
est dirigée contre le Ministère Public.
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II- LES EFFETS DE L’EXEQUATUR
En définitive, retenons qu’une décision de justice rendue par une juridiction étrangère peut
faire objet d’exécution forcée en Côte d’Ivoire lorsque certaines conditions sont réunies et
selon une procédure bien déterminée.
Toutefois, notons que l’exequatur permet de consolider les relations entre les Etats.
THEME 7 : L’EXTRADITION
Pour assurer au mieux la répression des individus qui commettent des infractions dans les
Etats et qui se retrouvent hors de ces Etats, des mesures sont prises pour que ces individus
soient ramenés dans les Etats victimes et punis par ceux-ci. Parmi ces mesures figure
l’extradition qui peut être définie comme la coopération judiciaire internationale par
laquelle un Etat au moyen d’une demande formelle obtient d’un autre Etat la remise d’un
individu poursuivi ou condamné pour cause d’infractions de droit commun pour qu’il puisse
y être jugé ou pour exécuter la peine prononcée contre lui. Ainsi donc comment se présente
l’extradition ? Quels en sont les conditions ?
Nous verrons donc les conditions de forme et les conditions de fond qu’implique la notion
d’extradition.
I. CONDITION DE FORME
A. Règles relatives à la compétence
• Compétence de l’Etat requérant : infraction commise soit sur son territoire ou par
son national
• Compétence de l’Etat requis (ne doit pas être apte à juger)
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B. Règles relatives à la personne
• Respect des droits de la défense
• Respect des autres règles de procédure : l’autorité de la chose jugée (non bis in idem)
et le classement sans suite.
A. Infractions extradables
• Nature des infractions : infractions de droit commun (exclusion des infractions
politiques et des infractions militaires qui ne sont pas de droit commun)
• Nécessité d’une double incrimination
• Conditions relatives à la peine : infraction doit être punie à un minimum de 2 ans
B. Les personnes extradables
• Influence de la nationalité sur l’extradition (en principe, on n’extrade pas son
national)
• Le statut du refugié
• Considération d’ordre humanitaire
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- La côte d’ivoire a ratifié la convention des nations unies contre la corruption
le 6 Décembre 2011
- La directive n°07/2002 du 19 Septembre 2002 relative à la lutte contre le
blanchiment de capitaux dans les États membres
- La convention de Genève de 1949
- Il s’agit d'accords signés entre deux États dans le cadre d’une collaboration
en matière répressive
- C’est par exemple le cas de l’accord entre le Mali et la Côte d’Ivoire le 10 Mai
2018 pour faciliter la procédure d’extradition des terroristes entre les deux
États signataires
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THEME 9 : LA COOPERATION INTERNATIONALE
La mise en œuvre du service public de la justice dépasse parfois le simple cadre national,
surtout lorsqu’elle met en relation plusieurs Etats. Dans ce cas, et dans l’optique de garantir
une meilleure justice, la collaboration des différentes institutions des Etats concernés
s’impose inévitablement dans les procédures : c’est la coopération internationale en
matière judiciaire. Véritable instrument de l’exercice du pouvoir judiciaire à l’échelle
internationale, elle s’entreprend dans un contexte diplomatique en constante évolution.
Mieux, le recours à la coopération internationale devient de plus en plus important,
permettant ainsi de prévenir éventuellement les conflits de lois. Mais, il convient, à l’effet
de mieux la cerner, d’analyser d’une part ses différents domaines (I). C’est alors que nous
nous intéresserons, d’autre part, aux moyens employés (II).
-L’échange d’informations
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THEME 9 : LA COOPERATION INTERNATIONALE
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Conseil du 27 janvier 2003 visant à améliorer l’accès à la justice dans les affaires
transfrontalières par l’établissement de règles minimales communes relatives à l’aide
judiciaire accordée dans le cadre de telles affaires, JO L 26 du 31.1.2003, p. 41-47).
- assurer aux citoyens un degré élevé de sécurité juridique dans leurs relations
transfrontalières en matière de droit civil ;
- garantir aux citoyens un accès facile et efficace à la justice civile pour le règlement des
litiges transfrontaliers ;
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B-Modalités de coopération internationale en matière pénale
La doctrine et la pratique recensent plusieurs modalités de coopération internationale en
matière pénale qui sont interdépendantes, à savoir :
Extradition ;
Entraide judiciaire ;
Transfert des procédures pénales ;
Exécution des condamnations étrangères ;
Reconnaissance des jugements pénaux étrangers ;
Confiscation des produits du crime ;
Collecte et échange d’information entre les services de renseignements, de
détection et de répression ;
Espaces judiciaires régionaux et sous régionaux ;
Accès à la justice.
De toutes ces modalités, les conventions et protocoles universels contre le terrorisme, et
le blanchiment de capitaux se focalisent sur l’extradition et l’entraide judiciaire. Ce sont
aussi les modalités les plus connues et les plus communément utilisées en pratique.
Confère convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au
dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime du 08 novembre
1990 ; l’UEMOA a adopté la directive n°07/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relative
à la lutte contre le blanchiment de capitaux dans les Etats membre ;
Conventions de Genève de 1949 (art. 49, 50, 129 et 146 respectivement), les Etats sont tenus
de rechercher les auteurs présumés des « infractions graves » « quelle que soit leur
nationalité » et, soit de les déférer devant les tribunaux nationaux, soit de les extrader pour
jugement vers un autre Etat partie qui a retenu contre eux des charges suffisantes ;
La Côte d’Ivoire a signé la Convention des Nations Unies contre la corruption (la
Convention) le 10 décembre 2003 et l’a ensuite ratifiée et publiée le 6 décembre 2011. La
Côte d’Ivoire a déposé son instrument de ratification auprès du Secrétaire général le 25
octobre 2012.
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THEME 10 : LA GARDE-A-VUE
Le placement d’un individu en garde à vue obéit à des conditions tant de fond que de forme
- La mesure doit être prise par une personne ayant la qualité d’officier de police judiciaire
- Il doit exister à l’encontre du mis en cause des indices graves et concordant qu’il aurait
participé à la commission d’une infraction (art 71 CPP)
EXCEPTIONNELEMENT : 96h pour les activités terroriste et 72h pour les activités illicites
portant sur les stupéfiants (le cas des mineurs peut être évoqué).
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B- A l’égard du gardé à vue
-Droit d’être informé du motif de son placement en garde à vue, de la durée de la garde, de
la nature des faits qui lui sont reprochés (art 74CPP)
-Droit à l’alimentation
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THEME 11 : LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE
La constitution de partie civile est prévue et consacrée par diverses dispositions de la loi
portant code de procédure pénale. Elle peut être définie comme l’acte par lequel une
personne qui s'estime victime d'une infraction prend la qualité de demandeur dans un procès
pénal pour demander la réparation du dommage à lui personnellement subi. Alors, l'analyse
du sujet commande que nous abordions premièrement les conditions de constitution de
partie civile et deuxièmement les effets qui s'y rattachent.
I) LES CONDITIONS
A) LE TITULAIRE DE L'ACTION
- toute personne qui se prétend lésée par un crime ou délit peut, en portant plainte se
constituer partie civile (art 106 CPP).
B) LE MOMENT
- la victime peut se constituer partie civile devant le juge d'instruction compétent (art 106
CPP).
- le magistrat instructeur après une information ouverte sur constitution de partie civile
peut rendre après une ordonnance de non-lieu dans ce cas les personnes visées par la
plainte peuvent demander des dommages et intérêts à la partie civile pour abus de
constitution de partie civile (art 112 CPP).
- lorsque la constitution de partie civile est faite à l’audience, le tribunal apprécie les
recevabilités de la constitution de partie civile et, s’il échet, déclare cette constitution
irrecevable
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En définitive, notons que l'étude sur la constitution de partie civile nous aura permis de
comprendre que la victime d'une infraction devient partie à un procès pénal lorsqu'elle se
constitue partie civile.
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THEME 12 : LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE
A- Conditions de fond
• L’infraction en cause doit être un crime ou un délit. Les contraventions sont exclues
du champ de la plainte avec constitution de partie civile. (art.96 et 106 du code de
procédure pénale)
• Le préjudice dont la victime demande réparation doit tirer sa source de l’infraction.
• L’action publique ne doit pas avoir encore été mise en mouvement. Dans ce cas, la
victime doit seulement se constituer partie civile.
B- Conditions de forme
• Le juge d’instruction est la juridiction compétente pour recevoir la plainte avec
constitution de partie civile.
• Le paiement par la partie lésée d’une consignation dont le montant est fixé par le
juge d’instruction (art 109 CPP).
• Elle est présentée par déclaration ou par écrit.
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THEME 13 : LES ORDONNANCES SUR REQUETE
**l’art.232 du CPC, énumère les différents cas dans lesquels on peut présenter au Président
du Tribunal, une requête afin qu’il rende une ordonnance :
* dans les cas visant à préserver les droit et intérêts qu’il n’est pas autorisé de laisser sans
protection ;
*en vue de sauvegarder des intérêts en cas de détention d’une créance sur un débiteur…
- Art.235 CPC = l’ordonnance sur requête est exécutoire sans délai, dans les cas échéant
elles sont exécutoires par provision (C’est-à-dire que l’exécution d’une telle décision ou
ordonnance est engagée en dépit de la voie de recours qui a été initiée partie la plus
diligente.) ;
-Art.236 = le juge peut rendre la décision en son hôtel (à la maison, en un lieu de mariage,
dans une chambre d’hôtel, quel que soit l’endroit où il se trouve.), un dimanche ou un jour
férié s’il y a urgence ;
-Art.238 = une ordonnance sur requête non exécutée dans le délai d’un mois à compter de
son prononcé, est réputée non avenue = plus valide ;
N.B : une nouvelle ordonnance peut être demandée au moyen d’une requête si les mêmes
motifs existent toujours.
-la voie de recours contre l’ordonnance est soit la rétractation (c’est le fait pour le juge qui
a rendu la décision de rétracter l’ordonnance) soit l’appel (délai de 15 jours) ;
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Distinction ordonnance sur requête et procédure de référé
- Ordonnance sur requête = La procédure est gracieuse, donc la partie adverse n’est pas
appelée à y contredire = absence de contradiction, seul le requérant est autorisé à présenter
sa requête au Président du tribunal.
- Procédure de référé = La procédure est contradictoire = elle faite dans un délai court.
Les parties sont invitées à faire des conclusions contradictoires devant le Président du
tribunal.
⮚ Le procès- verbal d’interrogatoire en cas de flagrant délit + mandat de dépôt (art 86,
402 CPP).
⮚ Le mis en cause peut comparaitre le même jour ou le lendemain devant le Tribunal
correctionnel.
⮚ Il doit être jugé dans un délai de 15 jours à défaut le tribunal va ordonner la main
levée de mandat de dépôt.
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THEME 15 : LES PROCEDURES D’URGENCE
I- La procédure de référé
-conditions
-effets
-conditions
-effet
-les actes des OPJ sont ; le transport sur les lieux, les saisies, perquisitions, placement
en garde à vue
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-Une soustraction volontaire des mesures prévues à l'article 163 du Code de procédure pénale
par l'inculpé.
-La procédure de comparution immédiate, lorsque le détenu est prévenu d'un délit
d'emprisonnement.
-Exception : la possibilité de prorogation du délai par le juge d'instruction, allant jusqu'à six
mois. Le non-respect dudit délai encoure une sanction, la nullité de la détention. Confère
article 166 alinéa 1 du code de procédure pénale.
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THEME 18 : LES EXCEPTIONS DE PROCEDURE
- Les exceptions de procédure doivent être soulevées simultanément avant tout moyen
de défense au fond.
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- Pas de nullité de forme sans texte.
- Pas de nullité sans grief : pour obtenir nullité, il faut justifier d’un grief et ce peu
importe que la formalité soit substantielle ou non.
- Elles relèvent en droit commun de la compétence du juge de la mise en état et
doivent être soulevées in limine litis (dès le début de l’instance).
- Dans tous les cas où un juge de la mise en état est désigné, il est seul compétent
pour statuer sur les exceptions de procédure.
B. NULLITES DE FOND
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THEME 19 : L’HOMOLOGATION
Dans le but de désengorger les tribunaux, les autorités ont développés des mécanismes de
résolution amiables des différends. Dès lors, afin de consolider la force des accords issus de
ces négociations, elles doivent être soumises à l’homologation du juge. Cette dernière
faisant l’objet de notre étude. L’homologation entant qu’approbation par un tribunal des
accords obtenus à la suite d’un processus conventionnel de règlement des différends est
soumise à des conditions d’octroi (I) avant de produire ses effets (II).
En définitive, retenons que pour obtenir l’homologation d’un accord, des conditions tant de
forme que de fond doivent être réunis. Aussi, l’homologation d’un accord par la juridiction
compétente produit des effets tenant principalement à la force de l’accord. Pour notre part,
l’homologation constitue une protection des parties offrant une sécurité accrue aux accords
amiables alternatives à la saisine des juridictions.
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THEME 20 : LE JUGEMENT EN CHAMBRE DE CONSEIL
- Les jugements pris en chambre de conseil revêtus des mêmes caractères que les
jugements intervenus en audience publique
-Les mêmes obligations de rédaction (exposé des motifs, arguments des parties, dispositifs)
- L’appel des jugements pris en chambre du Conseil soumis aux mêmes règles et
conditions des jugements rendus en audience publique pour les appels
-les délais ;
CONCLUSION
En définitive, nous retenons que les jugements pris en chambre du conseil dans les cas prévus
par la loi. Excepté les raisons, ils produisent les mêmes effets et sont soumis aux mêmes
règles que ceux intervenus en audience publique en ce qui concerne l’appel.
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THEME 21 : LES MANDATS DE JUSTICE (art 140 à 152 CPP)
Considérés comme des ordres d'une autorité judiciaire tendant à s'assurer d'une personne ou
à la faire comparaître d'où résulte sa mise en examen, les mandats de justice sont des
instruments juridiques. Il en existe quatre types, à savoir : le mandat de comparution, le
mandat d'amener, le mandat de dépôt et le mandat d'arrêt. Ces mandats, soumis à certaines
règles juridiques (II), sont l'apanage de certaines autorités judiciaires (I).
A- Le principe
- Le Procureur de la République
- le mandat est daté et signé par le Magistrat qui le décerne, et revêtu de son sceau ;
Les quatre types de mandats peuvent être regroupés en deux grandes catégories : les
mandats aux fins de comparution et les mandats aux fins d'incarcération provisoire.
- Les mandats aux fins de comparution tendent à faire comparaître l'inculpé devant le
magistrat instructeur. Il s'agit d'une part du mandat de comparution, lorsque la personne
qu'il vise ne répond pas aux convocations. Ce mandat lui est notifié généralement par un
commissaire de justice, mais dans certains cas par un officier ou agent de la police judiciaire
ou par un agent de la force publique. Et d'autre part le mandat d'amener, qui est notifié et
exécuté par un officier ou agent de la police judiciaire ou par un agent de la force publique,
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ou encore par le chef d'établissement pénitentiaire si l'individu est déjà en détention pour
une autre cause.
En définitive, il convient de retenir qu'il existe quatre types de mandats de justice soumis à
certaines règles de forme et de procédure. L'inobservation des formalités prescrites pour les
différents mandats peut donner lieu à des sanctions disciplinaires.
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THEME 22 : LA PRESOMPTION D’INNOCENCE
La présomption d’innocence est un principe juridique selon lequel toute personne qui se voit
reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été
légalement démontrée. Pour mieux appréhender, il est relatif d’une part les aspects
techniques de la présomption d’innocence : l’assurance d’un procès équitable et d’autre
part les aspects politiques de la présomption d’innocence.
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THEME 23 : LA PERQUISITION
On parle de perquisitions dans le cadre des enquêtes, c’est pourquoi il serait judicieux
d’analyser l’objet de la perquisition et dans une seconde phase, le déroulé de la perquisition.
I-OBJET DE LA PERQUISITION
Exceptionnellement, les perquisitions peuvent avoir à toute heure de jour comme de nuit
par des fouilles de véhicules, corporelles. Article 68 al 2 CPP.
2-En matière d’infraction spéciale ; trafic de stupéfiants, du terrorisme et se fait sur les
lieux à toute heure.
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THEME 24 : L’INCULPATION
A- La notion d’inculpation
B- L’acte d’inculpation
- Le Juge d’instruction constate l’identité de l’individu lui notifie les charges qui
pèsent lui. Cet acte s’appelle l’inculpation.
- L’individu soupçonné est alors inculpé.
- Toutes les pièces de la procédure lui sont alors communiquées, Article 133, code
de procédure pénale ;
- Lorsque le Juge d’instruction décèle un mandat d’arrêt contre un individu, cela
vaut inculpation.
- le laisser en liberté.
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- Il peut décerner tous les mandats à partir de l’inculpation.
- L’inculpé peut attaquer tous les actes d’instruction par la voie de l’appel,
- L’inculpé a droit à un Avocat, il peut être entendu ou interrogé,
- Lors de l’inculpation, l’individu peut garder le silence.
NB : L’inculpation prend fin, soit par une l’ordonnance de règlement, soit par l’ordonnance
de clôture ou par une ordonnance de renvoi.
En définitive, il convient de retenir que l’inculpation est le fait de rattacher les faits
infractionnels à un individu pressenti par le Juge d’instruction pour être l’auteur desdits
faits incriminés par la loi pénale. C’est donc à ce niveau que le Juge d’instruction recueille
toutes les informations relatives au mis en cause. Cependant, l’inculpation n’est pas sans
effets. Elle suscite des effets tant à l’égard de l’inculpé qu’à l’égard des actes d’instruction
du Juge. Pour notre part, l’inculpation est d’autant plus importante que nécessaire dans un
monde où la violence est devenue la règle d’or. Etant donné qu’en matière pénale, il est
admis la responsabilité personnelle, il devient nécessité, voire impératif d’attribuer la
paternité des faits infractionnels à leurs auteurs présumées, d’où l’inculpation.
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THEME 25 : LA RECONNAISSANCE DE CULPABILITE
Dans l’optique d’éviter le renvoi de l’auteur d’un délit devant le Tribunal correctionnel et
d’instaurer un dialogue entre l’accusé et le Procureur de la République, un mode de
traitement de certaines infractions qualifiées délits, consistant au terme d’une procédure
allégée à proposer au prévenu une peine inférieure à celle encourue, en échange de la
reconnaissance de sa culpabilité a été mis en place. Il s’agit de la procédure de
reconnaissance de culpabilité, désignée en droit positif sous le vocable de procédure de
comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Ce mode de traitement régit par
les articles 521 et suivant, du code de procédure pénale obéit cependant à des conditions
de mise en œuvre et est soumis à une procédure propre.
*Art 521: l’accusé doit avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés
A- Le déroulement de la procédure
*Art 523: En cas d’accord sur les peines le prévenu est présenté devant le Président du
tribunal ou le juge Délégué par lui, saisi par le Procureur d’une requête en homologation.
. Le Président du tribunal peut décider d’homologuer les peines proposées par le
procureur.
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- Ordonnances de refus d’homologation
CONCLUSION
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THEME 26 : LA TRANSACTION
-La transaction est non susceptible d’opposition sauf dans les cas prévus par la loi notamment
en cas d’infractions commises sur mineur, les vols commis avec les circonstances aggravantes
etc.
-Le refus de transiger de la victime ne fait pas obstacle à la transaction sur l’action publique
-La transaction intervenue sur les intérêts civils éteint l’action civile.
CONCLUSION
Au terme de notre analyse il est à retenir que la transaction vise le paiement d’une amende
proposée par le procureur de la république au délinquant en tenant compte des peines
d’amende prévues par la loi. Par ailleurs, la transaction est soumise à des conditions et
comporte divers effets dont l’extinction de l’action publique.
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THEME 27 : LE POURVOI EN CASSATION
Toute œuvre humaine n’étant pas parfaite, il arrive bien des fois où des juridictions statuant
en dernier ressort, rendent des décisions faisant grief à l’une des parties au procès, du fait
de la mauvaise interprétation de la loi. Celle-ci n’étant pas satisfaite de la décision rendue,
exerce une voie de recours auprès de la juridiction suprême ; laquelle voie de recours est
appelée le pourvoi en cassation, objet de notre étude. Notre travail s’articulera donc autour
de deux idées maitresses, à savoir le cade du pourvoi en cassation (I) suivit de ses effets (II).
-Les conditions de forme (la procédure et un délai de 15 jour pour la partie demanderesse à
partie de notification, défaut de juge au procès, incompétence du tribunal) article 603 du
code de procédure pénale.
-Les conditions de fond (violation à la loi, insuffisance ou absence de motif de sorte à ne pas
permettre le plein contrôle de la loi appliquée) article 625 à 631 du code de procédure
pénale.
-Le détenu ou le condamné, leur conjoint, ou leurs enfants (article 639 du code de procédure
pénale)
- Le greffier
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THEME 28 : L’OPPOSITION
L’opposition exercée tant en matière civile que pénale, s’entend d’une voie de recours par
laquelle une partie condamnée par défaut sollicite de la juridiction qui a statué la
rétractation après débat contradictoire, de la décision rendue.
A-CONDITIONS DE L’EXERCICE
-Condition de forme : L’opposition est introduite suivant les formes et règles établies pour
la saisie de la juridiction qui a statué. Elle est faite par exploit de commissaire de justice,
par voie d’assignation selon l'article 157 du code de procédure civile et par voie de requête
en ce qui concerne les recours contre l’ordonnance du Président du Tribunal.
-Délai d’opposition : L’opposition doit se faire dans un délai de 15 jours, selon les
dispositions de l’article 154 et 158 du code de procédure civile.
B-EFFETS D’OPPOSITION
L’opposition a pour effet de mettre les parties en l’état initial suivant les dispositions de
l'Article 158 du code de procédure civile.
A-CONDITIONS
-Conditions de fond : arrêts ou jugements rendus par défaut selon les dispositions de l’article
514 du code de procédure pénale.
-Le délai de l’opposition est de 10 jours si le prévenu réside en Côte d’Ivoire et 1 mois pour
les autres cas selon les dispositions de l'Article 516 du code de procédure pénale
B-EFFETS D’OPPOSITION
Elle a pour un effet suspensif ou instinctif du jugement par défaut non avenu dans toutes
ses dispositions et le tribunal statuant sur opposition rend un nouveau jugement.
En définitive, nous pouvons retenir que l’opposition est une voie de recours ordinaire ouverte
au défendeur défaillant et à toutes les parties intéressées, dont l’exercice obéit à des
conditions et produit des effets.
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THEME 29 : L’APPEL
L’appel est la voie de recours par laquelle une partie sollicite de la cour d’appel la
reformation de la décision rendue par la juridiction de première instance. Il faut distinguer
l’appel que l’on soit en matière civile ou en matière pénale.
CONDITIONS DE FOND
-L’appel ne peut être interjeté que par les parties à la décision attaquée ou leurs ayants
cause.
CONDITIONS DE FORME
CONDITIONS DE DÉLAI
-1 mois à compter de la signification par la partie diligente en oublier que les délais peuvent
augmenter comme le prévoit l’article 34 al 2
-L’appel a pour effet de remettre la cause en l’état où elle se trouvait avant la décision
entreprise.
A-APPEL DE JUGEMENT
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peine d'emprisonnement ou une peine d'amende supérieure à 100.000 francs. Sauf dans le
cas prévu à l'article 565, l'appel est interjeté dans le délai de vingt jours, à compter du
prononcé du jugement contradictoire. La requête, ainsi que les pièces de la procédure sont
envoyées par le procureur de la République au procureur général près la Cour d'Appel dans
le délai d'un mois au plus tard. Le procureur général forme son appel par déclaration au
greffe de la Cour d'Appel, dans le délai de quatre mois, à compter du jour du prononcé du
jugement.
- Cet appel, formé par déclaration au greffe du tribunal, est interjeté dans les vingt-
quatre heures à compter de la notification de 1' ordonnance. Le procureur général a
également dans tous les cas le droit d'interjeter appel, lequel est formé par
déclaration au greffe de la cour, dans les dix jours qui suivent la notification de
l’ordonnance du juge d'instruction au procureur de la République. Une expédition de
la déclaration d'appel est transmise sans délai au greffe de la juridiction d'instruction
intéressée.
NB : Les décisions susceptibles d’appel articles 162, 163 CPC. Article 164 CPC parle des
différentes formes d’appel. Article 168 CPC parle des délais d’appel.
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THEME 30 : L’ASSIGNATION
Pour remédier par voie judiciaire à un contentieux né entre deux ou plusieurs individus le
législateur selon le code de procédure civile, commerciale et administrative a prévu deux
modes d’introduction de l’instance qui sont notamment la requête et l’assignation. Cette
dernière prévue par le code de procédure civile, commerciale et administrative en son
article 33, fera l’objet de notre présente étude. Pour bien élucider ce thème a nous soumis,
il est judicieux de se savoir : Quelles sont les différentes formes d’assignation et quels en
sont ses effets ? Répondre à une telle interrogation nous emmènera à analyser les formes et
le contenu d’une assignation (I) avant aborder les implications (II)
A- FORMES
B- CONTENU
➢ Sous peine d’assignation doit contenir (l’objet de la demande et l’exposé des moyens)
➢ L’indication du tribunal compétent avec la date et l’heure de l’audience ou de
comparution (article 33 et 246 CPC)
II- PROCEDURE ET EFFETS
A- PROCEDURE
B- EFFETS
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THEME 31 : LE SUPPLEMENT D’ENQUETE
INTRODUCTION
L’enquête désigne L’ensemble des opérations et investigations menées par les officiers et
agents de police judiciaire en vue de constater les infractions, d’en rechercher les auteurs
et d’en rassembler les preuves tant qu’une information n’est pas ouverte. Ainsi, le
supplément d’enquête est celui qui sera ordonné après clôture de la précédente.
-(art 223 cpp) lorsque le juge d’instruction a dit n’y avoir lieu à suivre, l’auteur resté
inconnu, l’information peut être reprise en cas de découverte d’éléments nouveaux qui
permettent d’envisager l’inculpation d’une personne dénommée.
-(art 225 cpp) sont considérés comme charges nouvelles les déclarations des témoins, pièces
et procès-verbaux qui n’ayant pu être soumis à l’examen du juge d’instruction, sont
cependant de nature soit à fortifier les charges, soit à donner aux faits de nouveaux
développements utiles à la manifestation de la vérité.
-(art 234 cpp) la chambre d’instruction peut, dans tous les cas, à la demande du procureur
général, d’une des parties ou même d’office, ordonner tout acte d’information
complémentaire qu’elle juge utile et décerner des mandats.
-(art 235 cpp) la chambre d’instruction peur d’office ou sur les réquisitions du procureur
General, ordonner qu’il soit informé à l’égard des inculpés ou prévenus renvoyés devant
elle, sur tous les faits principaux ou connexes susceptibles de qualifications pénale résultant
du dossier de la procédure, qui n’auraient pas été visés par l’ordonnance du juge
d’instruction ou qui auraient été distraits par une ordonnance comportant non-lieu partiel,
disjonction ou renvoi devant la juridiction correctionnelle ou de simple police.
-(art 238 cpp) il est procédé au supplément d’information conformément aux dispositions
relatives à l’instruction préalable soit par un des membres de la chambre d’instruction, soit
par un juge qu’elle délègue à cette fin.
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A/LE SUPPLEMENT D’ENQUETE ORDONNE PAR LE TRIBUNAL CRIMINEL
-(art 289 cpp) le président, si l’instruction lui semble incomplète ou si des éléments
nouveaux ont été révélés depuis sa clôture, peut ordonner tout acte d’information qu’il
estime utile.
-il y est procédé soit par le président, soit par un de ses assesseurs ou un juge d’instruction
qu’il délègue à cette fin : dans ce cas, les prescriptions relatives au juge d’instruction
s’appliquent.
*devant le tribunal correctionnel :(art 466 ccp alinéa 3) au cas où la nullité de l’acte entraine
la nullité de toute la procédure ultérieure, il ordonne un supplément d’information si la
nullité est réparable.
-(art 285 ccp) le tribunal commet par jugement un de ses membres pour y procéder, ce
dernier dispose des pouvoirs prévus aux articles 188 à192, sauf celui de décerner mandat de
dépôt ou d’arrêté. Le supplément d’information obéit aux règles des articles 135 à [Link]
outre, le PROCUREUR de la REPUBLIQUE peut obtenir au besoin par voie de réquisition la
communication d’une partie du dossier à toute époque de la procédure.
*devant le tribunal de simple police :(art 547 cpp) s’il y’a lieu à supplément d’information,
il y est procédé par le juge du tribunal de simple police, conformément aux articles 135 à
139 du cpp. Les dispositions de l’article 485, alinéa 3, sont applicables.
Le prononcé de bien de décisions de justices dépend parfois d’un évènement dont la prise
en compte est impérative pour la suite du procès. Ce qui justifie que le juge puisse être
amené à sursoir à statuer lorsqu’il est saisi d’une affaire. Ainsi dit, le sursis à statuer objet
de notre analyse s’entend, en l’absence de définition légale en droit ivoirien, d’une décision
prononcée par le juge dont la vocation est de suspendre le cours normal de l’instance jusqu’à
la survenance d’une date fixée ou d’un évènement déterminé. Il se rencontre en procédure
civile et se distingue du sursis à exécution qui a pour but de suspendre l’exécution d’une
décision de justice aussi bien en matière civile, pénale, qu’administrative. Il présente des
caractéristiques singulières (I). Une fois ordonné, le sursis produit des effets (II).
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A- Le sursis à statuer obligatoire
Le sursis à statuer est obligatoire lorsqu’il s’impose au juge. En effet, il est fait obligation
au juge de surseoir à statuer dans certaines circonstances, lesquelles sont énumérées ci-
dessous. Il s’agit notamment :
✓ Il faut entendre par là que le juge doit suspendre l’instance lorsque la partie qui
demande le sursis dispose d’un délai pour accepter ou refuser la succession. Il en est
ainsi car, l’article 43 de la loi relative à la succession prévoit que pendant le délai
de prescription, l’héritier ne peut être contraint à prendre qualité
✓ Ce délai est de 5 ans conformément à l’alinéa 1er de l’article 42 de la loi relative aux
successions qui dispose que <<la faculté d’accepter ou de répudier une succession se
prescrit par cinq ans à compter de l’ouverture de la succession>>.
✓ Le juge est amené à suspendre l’instance lorsque la partie qui demande le sursis jouit
d’un bénéfice de discussion ou de division. Le premier permet à la caution d’exiger
du créancier qu’il saisisse et fasse vendre les biens du débiteur avant de l’actionner.
✓ Quant au second, il autorise la caution à exiger du créancier qu’il divise
préalablement son action et la réduise de la part et portion de chaque caution.
- Des questions préjudicielles adressées à un juge administratif ou tout autre
juridiction spéciale
✓ Il convient de noter dans cette partie que, quand la solution d’un litige dépend d’une
question qui soulève une difficulté sérieuse relevant de la compétence de la
juridiction administrative ou de toute autre juridiction spéciale, la juridiction
judicaire initialement saisie transmet la question à la juridiction compétente et
sursoit à statuer jusqu’à la décision de ladite juridiction sur la question préjudicielle.
✓ Le juge sursoit à statuer aussi lorsqu’en cours d’instance, il est soutenu qu’une
disposition législative est contraire à la constitution et que le conseil constitutionnel
est de ce fait saisi pour vérifier la conformité de cette loi à la constitution.
✓ En vertu de cette règle, le juge saisi d’une action civile doit sursoir à statuer sur
celle-ci tant qu’il n’a pas été prononcé définitivement sur l’action publique
lorsqu’elle a été mise en mouvement. (Exemple d’une action civile exercée en
réparation du dommage causé par l’infraction pour laquelle et engagée une
procédure pénale).
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- Des cas de poursuites criminelles en faut principal (il est sursis au jugement de la
cause, si elle ne peut être jugée indépendamment de la pièce arguée de faux selon
l’article 98 alinéa 1 du CPC).
✓ Le juge peut sursoir à statuer lorsque l’une des parties invoque une décision frappée
d’une tierce opposition, d’un recours en révision ou d’un pouvoir en cassation. A
condition que la décision dont se prévaut le demandeur soit susceptible d’avoir une
incidence sur la solution du litige qui lui est soumis.
✓ Il faut dire ici que quand le juge accorde un délai au défendeur pour appeler un
garant, il sursoit à statuer jusqu’à l’expiration de ce délai ou de la mise en œuvre de
la garantie.
- Le faux incident civil ou le juge n’est pas obligé d’accorder l’enquête, s’il est
suffisamment éclairé
(Selon l’article 92 du CPC, celui qui évoque la fausseté ou la falsification d’une pièce
produite au cours d’une procédure peut être autorisé à prouver le faux qu’il évoque.
Mais, le juge peut rejeter la demande d’inscription en faux si elle est dénuée de tout
fondement ou sans intérêt pour la solution de l’affaire).
Il s’agit d’une part, des effets qui surviennent pendant l’exécution de la décision ordonnant
le sursis (A) et d’autre part, des effets qui s’observent à l’expiration du sursis à statuer (B).
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Il faut noter que le jugement ordonnant ou refusant le sursis à statuer, une fois rendu est
susceptible d’appel (Art 98 du CPC).
Le sursis à statuer ne dessaisi pas le juge du contentieux initial, de sorte qu’il dispose de la
faculté de revenir sur sa décision, a tout le moins d’abréger ou de proroger le délai fixé.
Ainsi, à l’expiration du sursis, l’instance est poursuivie à l’initiative des parties ou à la
diligence du juge, sauf la faculté pour lui d’ordonner, s’il y a lieu, un nouveau sursis. En
effet, Il est dit de la juridiction saisie qu’elle n’est pas dessaisie de l’affaire en ce sens
qu’elle n’a pas encore rendu de décision au fond. Laquelle décision peut être influencée par
les résultats du sursis.
- Dans le cas où la cause ayant milité en faveur du prononcé du sursis à statuer est
réglée ou régularisée, l’instance est poursuivie ou reprise sans que les parties aient
besoin d’une forme quelconque pour reprendre l’instance. Ici l’affaire est
simplement remise aux rôles des affaires en cours afin de recevoir jugement définitif.
- Le sursis prend fin en cas de révocation de la décision ordonnant le sursis et l’instance
reprend son cours.
En définitive, il convient de retenir que le sursis à statuer est une mesure de sauvegarde des
droits et de préservation des intérêts des justiciables qui permet à l’autorité compétente
saisie d’une affaire de différer sa décision. Fort malheureusement, un seul article lui est
consacré dans la législation ivoirienne, en l’occurrence l’article 98 du code de procédure
civile. Il apparait donc opportun que le législateur puisse envisager à l’avenir une
règlementation plus complète de la notion.
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THEME 33 : L’ENQUETE SOCIALE
Les couples qui décident de divorcer sont souvent en conflit. Ils ont du mal à trouver un
compromis pour garantir l'intérêt supérieur de leur enfant. C'est pourquoi une enquête
sociale est réalisée afin d'en apprendre davantage sur les conditions de vie de l'enfant. C'est
une mesure diligentée à la demande d'un juge pour faire état d'une situation. Comment se
déroule l'enquête sociale et quel est son intérêt ?
* L'état du logement
En définitive il est bon de retenir que l'enquête sociale reste un instrument essentiel pour
le juge afin d'explorer l'environnement de l'enfant et ses impacts sur sa vie
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THEME 33 : L’ENQUETE SOCIALE
Lorsqu’un litige survient ou une infraction est commise le juge est saisi. Celui-ci peut
demander l’ouverture d’une enquête aux fins d’établir la vérité. Cette enquête est dite
enquête sociale. Notre étude portera ainsi sur deux points.
D’une part, nous étudierons la procédure d’enquête sociale et d’autre part les actes de
ladite enquête.
- Lors de la procédure de flagrant délit ont lieu les enquêtes sociales rapides pour
tenter de donner des éléments au juge sur la situation des prévenus
- Les enquêteurs (OPJ) doivent élaborer un bilan sur la situation personnelle, familiale
et professionnel à destination du juge, du procureur et de l’Avocat
- Le procureur de la République fait vérifier la situation matérielle, sociale, familiale
d’une personne faisant l’objet d’une enquête sociale (Art 52 CPP)
- Le rôle du juge d’instruction dans l’enquête sociale (Articles 98 ; 113 à 117 ; 122 ;
133 CPP)
- Le rôle du juge des enfants en tant que juge d’instruction dans l’enquête sociale (Art
807 CPP)
- L’enquête sociale intervient en priorité dans les procédures de comparution. Elle a
lieu légalement lors de la garde à vue, le procureur de la République, les Avocats
s’entretiennent avec le prévenu
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Conclusion
L’enquête sociale est réalisée à la suite d’une procédure et au moyen d’un certain nombre
d’acte d’enquête. Il a pour finalité de facilité le travail du juge.
La mise en état est prévue par les articles 48 à 53 du code de procédure civile commerciale
et administrative. Il résulte de ces dispositions que la mise en état est l’ensemble de
procédés aboutissant à l’instruction d'un dossier en matière civile. Elle a lieu lorsqu'un juge
est désigné par le président du tribunal afin d’effectuer des enquêtes plus appropriées. Elle
est généralement admise dans les affaires complexes, difficiles à élucider. Cependant quel
est le domaine de la mise en état et quel en est son régime juridique ?
Le domaine de la mise en état s’étend tant à certaines mesures (A) qu’aux incidents de
procédure (B)
- l'intervention
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II- LE REGIME JURIDIQUE DE LA MISE EN ÉTAT
Le régime juridique de la mise en état concerne ses effets (A) et les recours contre les
ordonnances du juge (B)
Mettre le dossier en état d’être jugé et permettre ainsi au tribunal de mieux statuer car le
dossier de la procédure est complet. Il a pour effet de purger la procédure de tous vices.
-les ordonnances du juge de la mise en état ne sont pas susceptibles d’opposition. Elles ne
peuvent être frappées d’appel ou de pourvoi en cassation qu'en même temps que la décision
du tribunal, sauf si elles mettent fin à l'instance
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THEME 35 : LE CLASSEMENT SANS SUITE
En procédure pénale, des pouvoirs sont reconnus à certains acteurs de l’appareil judicaire
dans l’exercice de leur fonction. Au rang de ces de prérogatives, le principe de l’opportunité
des poursuites donne la faculté aux magistrats du parquet de déclencher ou de ne pas
déclencher l’action publique. La première hypothèse conduit à la poursuite et permet de
rétablir l’ordre public ou la paix sociale troublée. La seconde traduit par un classement sans
suite soulève des inquiétudes quant à l’existence de trouble et mérite notre attention.
L’examen du classement sans suite nécessite une connaissance des conditions de son
prononcé (I) avant ses effets (II).
Le classement sans suite doit être motivé par des circonstances liées à la commission des
faits.
- D’opportunité ;
Existence d’une infraction insuffisamment caractérisée (problème de preuve) ou la
personnalité de l’auteur
-JURIDIQUES
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- la conservation ou la destruction exceptionnelle des objets saisis.
Principe : le jugement est contradictoire lorsque toutes les parties ont comparu.
Exceptionnellement il ressort des dispositions des articles 420 et 421 CPP que le
jugement est contradictoire alors même que le prévenu n’a pas comparu lorsque :
L’article 144 du CPCCA pose par ailleurs les conditions de qualification de jugement
contradictoire lorsque les parties n’ont pas comparu.
D’après ce texte, il suffit que la partie contre laquelle a été rendu le jugement ait eu
connaissance de la procédure pour que le jugement soit contradictoire. Cette
connaissance résulte :
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- Elle a fait valoir à un moment quelconque de la procédure ses moyens
La justice est organisée de sorte qu’une affaire, une fois la décision rendue par le tribunal,
peut être portée devant d’autres juridictions tant qu’elle n’est pas devenue définitive. Il
faut entendre par décision définitive, une décision de justice (jugement ou arrêt), peu
importe la matière, qui n’est pas ou n’est plus susceptible, de la part des parties, de voie
de recours ordinaires ou extraordinaires. Ce caractère attaché aux décisions de justice vise
à consolider et assurer l’application effective desdites décisions et subséquemment la bonne
administration de la justice. Ainsi, quelles sont les conditions pour que les décisions soient
définitives et quels en sont les effets ?
Il importera donc de voir les conditions avant d’aborder les effets de la décision
définitive.
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THEME 38 : LA COMPARUTION VOLONTAIRE
L’introduction de l’instance est le moyen par lequel une action est portée devant une
juridiction.
Traditionnellement, elle est introduite soit par la voie d’une assignation, soit d’une requête,
toutefois, il arrive des situations où l’instance est ouverte du fait du consentement des
parties, elle est dite comparution volontaire inscrit dans la loi n°72-833 du 21 décembre
1972, portant code de procédure civile, commerciale et administrative en son article 39.
Quelles sont dès lors les conditions requises pour l’application de la comparution volontaire
? Pour mieux cerner cette préoccupation, nous allons subdiviser notre travail autour de deux
grands axes, d’une part des conditions (I), et d’autre part les effets (II).
Il ressort de l’article suscité que pour être introduite la comparution volontaire obéit à des
conditions de fond et de forme.
D’un commun accord, ils s’entendent pour aller devant l’instance. Cette procédure permet
aux parties de définir leur position dès le départ.
Les parties se présentent, sans avoir été assigné par l’une ou l’autre partie et demandent
que la justice soit rendue à leur profit, donc être jugé spontanément.
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THEME 39 : LE JUGEMENT DE DEFAUT
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THEME 41 : LA PRESCRIPTION DE L’ACTION PUBLIQUE
La prescription est un mode ou une cause d’extinction de l’action publique résultant du non
exercice de celle-ci avant l’expiration du délai fixé par la loi dont la survenance résulte du
seul écoulement du temps. La prescription de l’action publique est le temps écoulé depuis
la commission de l’infraction ou depuis le dernier acte de poursuite ou d’instruction jusqu’à
un délai après lequel aucune poursuite n’est plus possible.
I- Condition de délai
-Aucune action relative aux faits infractionnels ne peut plus être poursuivie ni par le
procureur de la république, ni par la victime L’auteur ou le complice devient libre.
B- EFFETS SECONDAIRES
-L’action civile demeure si elle a été engagée avant la prescription de l’action publique
seulement devant les juridictions civiles.
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THEME 42 : LA CONTRAINTE PAR CORPS (Article 740 à 753 code de
procédure pénale)
À l’issue de chaque procès pénal, le juge peut prononcer à l’encontre de la partie qui a
succombé des condamnations pécuniaires. Il s’agit d'amendes ou de frais au profit du trésor
public. Lorsque le débiteur ne s’exécute pas, le législateur a prévu dans le code de procédure
pénale une mesure privative de liberté pour l’y contraindre : c’est la contrainte par corps.
Pour une fluidité de notre argumentation nous analyserons d'abord les conditions préalables
au prononcée de la contrainte par corps (I) pour ensuite voir ses effets (II).
-À l’expiration des 3 mois le greffier transmet au parquet les extraits des condamnations non
exécutées (article 749 CPP)
-La contrainte par corps ne peut être exercée que contre les personnes dont la culpabilité a
été établie par décision de justice devenue irrévocable (article 742 CPP)
-La personne doit avoir été condamnée à une amende pénale ou civile, aux frais, aux
dommages et intérêts ou tout autre paiement au profit du Trésor public
-La personne condamnée doit être âgée de plus de 18 ans et ne doit pas avoir 60 ans au
moment de la condamnation (article 724 CPP)
-La personne condamnée est emprisonné pour une durée fixée suivant la valeur de sa dette
(article 741cpp)
-La contrainte par corps est réduite de moitié pour les condamnés qui justifient de leur
insolvabilité en produisant un certificat (article 743 CPP).
-Le condamné qui a subi la contrainte par corps n’est pas libéré de sa dette (article 753cpp)
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-Il peut toutefois faire cesser les effets de la contrainte par corps en fournissant une caution
solidaire ou en payant ou consignant une somme suffisante (article 752cpp).
Prévue aux articles 171 à 187 du code de procédure pénale (CPP), la liberté provisoire est
une mesure qui se prend en faveur de l’individu préalablement placé en état de détention
préventive et qui après avoir demandé pour certaines raisons recouvrera sa liberté de façon
temporaire. Il s’agit d’une remise en liberté temporaire d’un individu placé en détention à
la suite d’un mandat d’arrêt provisoire ou de détention préventive du Procureur ou d’une
juridiction de jugement. Il convient de déterminer les conditions de mise en liberté
provisoire (I) puis de voir ses effets (II).
La mise en liberté provisoire d’une personne placée détention provisoire quand elle est de
droit doit être ordonnée dans les cas suivant :
➢ Lorsque la détention provisoire excède la durée raisonnable (art 166 in fine et 167 in
fine CPP) ;
➢ En cas de détérioration de l’état de santé du détenu (art 179 CPP) ;
➢ Lorsque les conditions de mise en détention provisoire ne sont plus réunies.
La liberté peut, dans tous les cas où elle n’est pas de droit, être subordonnée à l’obligation
de fournir un cautionnement ou de constituer des sûretés (voir art 184 à 187CPP).
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- Après la mise en liberté, si l’inculpé invité à comparaître ne se présente pas ou si des
circonstances nouvelles ou graves rendent sa détention nécessaire, la juridiction
d’Instruction ou de jugement saisie de l’affaire peut décerner un nouveau mandat (art
183CPP).
En somme, il convient de retenir que la liberté provisoire est une mesure de faveur dont
bénéficie un individu placé en détention préventive pouvant intervenir tout à moment. Le
bénéfice de cette mesure soumise à certaines conditions produit certains effets.
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THEME 45 : L’OPPORTUNITE DE POURSUITE DU PROCUREUR DE LA
REPUBLIQUE
Prévue par les articles 51 et 788 du code de procédure pénale, l’opportunité des poursuites
du Procureur de la République, objet de notre étude, est une faculté reconnue au Ministère
public lorsqu'une infraction lui est dénoncée de déclencher ou pas l’action publique. Il
convient donc de mieux approfondir l’étude cette notion (I) avant de voir ses limites (II).
A - SIGNIFICATION DU PRINCIPE
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