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Non-lieu et péremption d'instance en droit

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Non-lieu et péremption d'instance en droit

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TITRE I: PROCEDURE CIVILE-PROCEDURE PENALE 2020-2021

1. Le non-lieu
2. La péremption d’instance
3. L’itératif défaut
4. La contumace
5. Le transport sur les lieux
6. L’exéquatur
7. L’extradition
8. L’entraide judiciaire
9. La coopération internationale
10. La garde-à-vue
11. La constitution de partie civile
12. La plainte avec constitution de partie civile
13. Les ordonnances sur requête
14. La procédure de flagrant délit
15. Les procédures d’urgence
16. L’enquête préliminaire
17. La détention préventive
18. Les exceptions de procédure
19. L’homologation
20. Le jugement en chambre de conseil
21. Les mandats de justice
22. La présomption d’innocence
23. La perquisition
24. L’inculpation
25. La reconnaissance de culpabilité
26. La transaction
27. Le pourvoi en cassation
28. L’opposition
29. L’appel
30. L’assignation
31. Le supplément d’enquête
32. Le sursis à statuer
33. L’enquête sociale
34. La mise en état
35. Le classement sans suite
36. Le jugement contradictoire
37. Les décisions définitives
38. La comparution volontaire
39. Le jugement de défaut
40. La représentation en justice
41. La prescription de l’action publique
42. La contrainte par corps
43. La liberté provisoire
44. L’exécution de la décision
45. L’opportunité de poursuite du Procureur de la République

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THEME 1 : LE NON-LIEU

Le juge d’instruction saisi d’une affaire, instruit à charge ou à décharge. Lors de son
instruction, il peut condamner ou peut classer l’affaire sans suite ou prend une ordonnance
de non-lieu. Ce dernier est l’objet de notre étude. Le classement sans suite est différent du
non-lieu. Le non-lieu est une ordonnance de règlement rendu par le juge d’instruction à
l’issu d’une enquête. Il consiste à clore l’enquête sans poursuite judiciaire. Le non-lieu est
déterminé par des conditions mais ces conditions ne sont pas sans effets.

I- LES CONDITIONS DU NON-LIEU

A- Le non-lieu partiel

Le non-lieu partiel est prévu par l’article 216 du code de procédure pénale :

- Lorsqu’au cours d’une enquête, il n’y a pas de preuves suffisantes le juge prend une
ordonnance de non-lieu ;
- Le non-lieu partiel peut être pris avant l’exécution d’un mandat d’arrêt ou un mandat
dépôt prévu à l’article 215 du code de procédure pénale.

B- Le non-lieu total

- Concernant le mineur, le juge des enfants peut estimer qu’il n’y a pas de charge
suffisante pour condamner le mineur, donc il prend une ordonnance de non-lieu selon
l’article 812 alinéa 6 du code de procédure pénale ;
- Si l’inculpé avant sa condamnation a pu prouver son innocence
- Si le juge d’instruction estime que les faits ne constituent pas une infraction (art 211
CPP) ;
- Soit l’auteur de l’infraction reste inconnu (art 211 CPP) ;
- Si le juge estime qu’il n’y a pas de charge suffisante (art 211 CPP) ;
- Extinction de l’action publique (art 211 CPP).

II- LES EFFETS DU NON-LIEU

A- La remise en liberté

- L’inculpé provisoirement emprisonné est mis en liberté (article 211 alinéa 2 du code
de procédure pénale) ;
- Si l’inculpé avait payé un premier cautionnement lors de sa détention, la première
partie du cautionnement est acquise à l’Etat malgré la décision de non-lieu prévu par
l’article 186 alinéa 2 du code de procédure pénale ;
- Si l’inculpé avait payé un premier cautionnement, le montant affecté à la deuxième
partie du cautionnement lui est restitué (article 187 alinéa 1er du code de procédure
pénale) ;

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- Également, le juge statut sur la restitution des objets saisis (article 211 alinéa 3 du
code de procédure pénale).

B- La contestation du non-lieu

- L’ordonnance du non-lieu porté à la connaissance de l’inculpé, la partie plaignante


peut interjeter appel dans un délai de vingt-quatre heures auprès du procureur de la
république (article 217 alinéa 3 du code de procédure pénale)
- Le procureur de la république peut également interjeter appel devant la chambre
d’instruction (article 219 du code de procédure pénale) ;
- Le droit d’appel appartient à l’inculpé contre l’ordonnance de non-lieu si le juge
d’instruction statue sur sa compétence (article 220 du code de procédure pénal) ;
- La partie civile peut interjeter des ordonnances de non-lieu (article 221 alinéa 1er du
code de procédure pénal).

En définitive, le non-lieu est une ordonnance de règlement. Il y a des conditions du


non-lieu mais aussi des effets du non-lieu. Les conditions du non-lieu peuvent être
partielles et totales. Il est à noter que ces conditions ne sont pas sans effets. Les
effets du non-lieu sont la remise en liberté et le non-lieu peut être contesté par les
différentes parties.

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THEME 2 : LA PEREMPTION D’INSTANCE

Il est fréquent qu'après l'ouverture d'un procès, les parties au procès font preuve de
négligence de sorte qu'ils n'accomplissent plus aucune diligence nécessaire à faire avancer
l'affaire. Cette situation donne ainsi lieu à la péremption d'instance, thème qui ait nous
soumis. Dès lors quelles sont les conditions de mise en œuvre de cette décision et quels sont
les effets qui s'y rattachent. Ainsi dans les quelques minutes qui suivent, nous allons nous
atteler à répondre aux préoccupations soulevées plus haut.

I- LES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DE LA PEREMPTION D'INSTANCE


- inaction des parties depuis trois ans après le dernier acte de procédure (art 111 CPCCA) ;
- tout intéressé peut faire constater la péremption. (Art 111 CPCCA).

II- LES EFFETS DE LA PEREMPTION D'INSTANCE


- La péremption prononcée par la juridiction du premier degré, emporte annulation de tous
les actes de procédure. Elle n'éteint pas l'action. (Art 113 CPCCA al 1) ; Possibilité de
reprendre la même action.
-L'arrêt de péremption d'instance rendu par la Cour d'appel ou en matière de demande en
rétractation emporte déchéance de la voie de recours. (Art 113 CPCCA al 2)
- Le délai de péremption d'instance court contre toutes les parties. (Art 112 CPCCA).

CONCLUSION

Au terme de notre exposé, nous pouvons dire que la péremption d'instance intervient donc
comme une sanction à l'inaction des parties à un procès.

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THEME 3: L’ITERATIF DEFAUT (ART 519 CCP)

Au nom du principe du contradictoire et de la défense, toute personne dispose du droit


d'exercer une voie de recours contre une décision de justice rendue en son absence.
Toutefois en matière pénale, ce droit ne profite en réalité qu'au prévenu diligent. En effet,
pour le prévenu négligeant, qui ne comparaît pas une fois de plus à la date d'audience alors
qu'il a formé opposition du premier jugement, il est prononcé à son encontre un jugement
plus ferme dit d'itératif défaut, objet de notre étude.
Le prononcé d'une décision d'itératif défaut, intervient seulement dans des cas précis et
produit des effets. Notre analyse de ce sujet s'articulera donc autour des deux axes que sont
les conditions d'intervention de la décision d'itératif défaut et les effets de cette décision.

I- LES CONDITIONS D'INTERVENTION DE LA DÉCISION D'ITÉRATIF DÉFAUT

A- L'EXIGENCE D'UNE OPPOSITION FORMEE PAR LE PREVENU

- L'affaire concernant le prévenu doit avoir fait l'objet d'un premier jugement au cours
duquel qu'il n'a pas comparu

- Le prévenu doit avoir formé opposition contre le premier jugement par défaut dans les
formes et délais prévus par la loi

B- L'ABSENCE DE COMPARUTION DU PRÉVENU A LA DATE INDIQUÉE

- Le prévenu doit être absent à nouveau à la date fixée pour connaître de l'opposition par
lui faite

- Cette date est celle soit à lui notifiée verbalement et constatée par procès-verbal au
moment où l'opposition a été formée soit celle contenu dans la citation à lui délivrée

II- LES EFFETS DE LA DÉCISION D'ITÉRATIF DÉFAUT

A- A L'ÉGARD DE L'OPPOSITION FORMEE

- L'opposition formée est non avenue, elle est considérée comme n'avoir jamais existée

-Il n'y a donc pas rétractation du premier jugement et réexamen de l'affaire

B- A L'ÉGARD DU PRÉVENU

- la décision d'itératif défaut s'applique à lui comme une décision rendue contradictoirement

- il ne peut attaquer ce jugement que par la voie de l'appel.

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THEME 4 : LA CONTUMACE (Articles 354 à 361 du CPP)

Le Procureur général se trouve quelque fois confronté aux difficultés de localisation d’un
accusé à qui il entend signifier, aux fins de jugement en présence de ce dernier, un arrêt de
renvoi de la Chambre d’instruction devant le Tribunal criminel. Pour contourner de telles
difficultés et ainsi prévenir toute prescription, le législateur a institué la contumace.
Laquelle s’entend de la procédure criminelle destinée au jugement d’un accusé absent sans
excuse valable à l’ouverture de l’audience.

Cette procédure subordonnée à certaines conditions a des implications précises.

I- LES CONDITIONS DE LA CONTUMACE

A) LES CONDITIONS RELATIVES A L’ACCUSE

- L’absence sans excuse valable à l’ouverture de l’audience (354 al1 et 361) devant le
Tribunal criminel (NB : Pas de contumace si l’absence de l’accusé devant le Tribunal criminel
est une sanction du juge qui l’a mis aux arrêts pour trouble ou refus d’obtempérer)

- L’absence constaté au cours des débats sans possibilité de les suspendre jusqu’à son retour
(354 al1) (même en présence de l’avocat de l’accusé)

- La non signification de l’arrêt de renvoi devant le Tribunal criminel à la personne de


l’accusé

B- LES CONDITIONS RELATIVES AU DOMAINE D’APPLICATION

- Procédure exclusivement usitée en matière criminelle

II- LES EFFETS

A- EFFETS LIES AU JUGEMENT

- Peine privative de liberté sans sursis +Mandat de dépôt si pas encore décerné (356 CPP)

- Si accusé constitué prisonnier, ou arrêté avant la prescription de la peine : jugement réputé


non avenu ; nouvel examen de l’affaire

- Toutefois, possibilité pour l’accusé d’acquiescer au jugement du Tribunal criminel dans un


délai d’un (01) mois à compter de sa constitution de prisonnier et de renoncer au nouvel
examen de son affaire. Constat de renonciation fait par le Président du Tribunal criminel
(359 al3)

Possibilité de renoncer au jugement réputé non avenu en toutes ses dispositions → nouvel
examen de l’affaire à son égard par le Tribunal criminel (358 CPP), le mandat d’arrêt délivré
vaut alors mandat de dépôt et l’accusé demeure détenu jusqu’à sa comparution devant le
Tribunal criminel.

B- LES VOIES DE RECOURS

- Voie d’Appel non ouverte au condamné par contumace (359 CPP)

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- Si renonciation, appel possible/Point de départ notification au Parquet ou signification aux
parties de la constatation de cette renonciation.

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THEME 5 : LE TRANSPORT SUR LES LIEUX

Lorsqu’une information judiciaire est ouverte, le Juge d’Instruction compétent peut


accomplir tous actes lui paraissant utiles à la manifestation de la vérité, conformément à
l’article 98 du code de procédure pénale. A cet égard, il peut notamment effectuer des
visites dans certains lieux de son choix ; et on parle dans ce cas de transport sur les lieux,
objet de notre analyse.
Pour une meilleure compréhension du sujet, notre travail s’articulera autour de deux
points : les conditions de régularité du transport sur les lieux (I) et les implications de cette
opération (II).

I- LES CONDITIONS DE REGULARITE DU TRANSPORT SUR LES LIEUX

A- L’information préalable du Procureur de la République

 Lorsque le Transport se fait dans son ressort habituel, le J.I doit aviser le P.R de
son ressort…….article 113 CPP
 Lorsque le Transport se fait hors de son ressort habituel c’est-à-dire dans les
ressorts des Tribunaux de Cote d’Ivoire, le J.I doit aviser le P.R de son ressort et le
P.R du ressort dans lequel a lieu le transport...article 114 CPP

N.B : Le Procureur de la République avisé, peut accompagner le J.I…article 113 CPP

B- L’Assistance obligatoire de son greffier

Article 113 alinéa 2 CPP

 L’assistance est requise dans tous les cas où le J.I se transporte


 La portée de cette exigence légale

N.B : Le juge d’Instruction prend une ordonnance dite de transport sur les lieux.

II- LES IMPLICATIONS DU TRANSPORT SUR LES LIEUX

A- Les Pouvoirs reconnus au Juge d’Instruction

 Le Juge d’Instruction qui se transporte peut procéder à tous actes qui lui paraissent
utiles à la manifestation de la vérité…article 113 alinéa 1 CPP
 Il pourra requérir le concours de la force publique en cas de besoin…article 58 alinéa
3 CPP

B- La production par le Juge d’Instruction d’un procès-verbal

 Le J.I dresse à l’issue de ses opérations un Procès-verbal, lequel doit contenir


certaines mentions : les actes accomplis, les horaires, les lieux…article 114 CPP
 Le P. V doit mentionner les motifs du transport lorsque celui-ci intervient dans un
ressort autre que son ressort habituel…article 114 CPP

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En définitive, nous pouvons retenir qu’à travers le transport sur les lieux, le Juge
d’Instruction peut accéder directement à des informations très précises sur tel ou tel point
de l’affaire dont il est saisi. Toute chose qui contribue à aiguiser son efficacité dans les
orientations qu’il pourrait donner à l’information.

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THEME 6 : L’EXEQUATUR

Notre étude porte sur l’exéquatur. Prévu par les articles 345 à 350 du Code de Procédure
Civile, Commerciale et Administrative, l’exequatur est un procédé par lequel une décision
judiciaire étrangère, contentieuse ou gracieuse, est rendue exécutoire sur le territoire de
la République de Côte d’Ivoire. Selon l’article 350 du code précité, les jugements étrangers
rendus en Côte d’Ivoire sont exécutés conformément à la loi ivoirienne.
Il paraît, donc, opportun de s’interroger de la manière suivante : Comment obtient-on
l’exequatur ? Et, quels sont les effets de la décision d’exéquatur ?
Nous analyserons dans un premier temps l’obtention de l’exequatur (I) et dans un second
temps ses effets (II).

I- L’OBTENTION DE L’EXEQUATUR

A- LES CONDITIONS DE L’OCTROI DE L’EXEQUATUR

Selon les articles 347 et 348 du Code de Procédure Civile, Commerciale et


Administrative, l’exequatur ne peut être accordé que si les conditions suivantes sont
remplies :

- Le jugement émane d’une autorité judiciaire compétente selon les lois du pays où il
a été rendu ;
- La partie condamnée a été régulièrement appelée devant le Tribunal qui a rendu le
jugement et elle a été mise en mesure de se défendre ;
- Le jugement est passé en force de chose jugée et est susceptible d’exécution dans
le pays où il a été rendu ;
- Le litige sur lequel a statué le Tribunal étranger ne relève pas, selon la loi ivoirienne,
de la compétence exclusive des Tribunaux ivoiriens ;
- Absence de contrariété entre le jugement étranger et un autre déjà rendu par une
juridiction ivoirienne, sur la même cause, le même objet et entre les mêmes parties
et passé en force de chose jugée ;
- Conformité de la décision étrangère à l’ordre public ivoirien ;
- A titre de réciprocité, les jugements rendus en Côte d’Ivoire peuvent obtenir
exequatur dans le pays dont émane la décision ;
- La sentence arbitrale n’est susceptible d’exécution forcée qu’en vertu d’une décision
d’exequatur rendue par le juge compétent dans l’Etat Partie. (Article 30 de l’Acte
Uniforme relatif au droit de l’arbitrage).

B- LA PROCEDURE D’EXEQUATUR

- L’instance en exequatur est engagée par voie d’assignation selon les règles du droit
commun ;
- Le tribunal compétent est celui du domicile ou de la résidence du défendeur en Côte
d’Ivoire et à défaut, celui du lieu de l’exécution. En matière gracieuse, l’instance
est dirigée contre le Ministère Public.

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II- LES EFFETS DE L’EXEQUATUR

A- RECONNAISSANCE DU CARACTERE EXECUTOIRE DE LA DECISION ETRANGERE

- L’exequatur a pour effet de rendre la décision (le jugement ou la sentence arbitrale)


exécutoire ;
- Permet l’exécution forcée (valant titre exécutoire, il est alors possible de recourir à
toutes les voies d’exécution forcée telles que la saisine exécution, l’attribution…).

B- DES RECOURS CONTRE LES DECISIONS D’EXEQUATUR

- L’obtention de l’ordonnance d’exequatur fait courir le délai des voies de recours.


- Les décisions statuant sur une demande d’exequatur sont susceptibles des voies de
recours du droit commun, sauf dispositions particulières des conventions
internationales. (Article 349 du Code de Procédure Civile, Commerciale et
Administratif) ;
- La décision qui refuse l’exequatur n’est susceptible que de pourvoi en cassation
devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage. (Article 32 alinéa 1 de l’Acte
Uniforme relatif au droit de l’arbitrage) ;
- La décision qui accorde l’exéquatur n’est susceptible d’aucun recours. (Article 32
alinéa 2 de l’Acte Uniforme relatif au droit de l’arbitrage).

En définitive, retenons qu’une décision de justice rendue par une juridiction étrangère peut
faire objet d’exécution forcée en Côte d’Ivoire lorsque certaines conditions sont réunies et
selon une procédure bien déterminée.
Toutefois, notons que l’exequatur permet de consolider les relations entre les Etats.

THEME 7 : L’EXTRADITION

Pour assurer au mieux la répression des individus qui commettent des infractions dans les
Etats et qui se retrouvent hors de ces Etats, des mesures sont prises pour que ces individus
soient ramenés dans les Etats victimes et punis par ceux-ci. Parmi ces mesures figure
l’extradition qui peut être définie comme la coopération judiciaire internationale par
laquelle un Etat au moyen d’une demande formelle obtient d’un autre Etat la remise d’un
individu poursuivi ou condamné pour cause d’infractions de droit commun pour qu’il puisse
y être jugé ou pour exécuter la peine prononcée contre lui. Ainsi donc comment se présente
l’extradition ? Quels en sont les conditions ?
Nous verrons donc les conditions de forme et les conditions de fond qu’implique la notion
d’extradition.

I. CONDITION DE FORME
A. Règles relatives à la compétence
• Compétence de l’Etat requérant : infraction commise soit sur son territoire ou par
son national
• Compétence de l’Etat requis (ne doit pas être apte à juger)

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B. Règles relatives à la personne
• Respect des droits de la défense
• Respect des autres règles de procédure : l’autorité de la chose jugée (non bis in idem)
et le classement sans suite.

II. CONDITION DE FOND

A. Infractions extradables
• Nature des infractions : infractions de droit commun (exclusion des infractions
politiques et des infractions militaires qui ne sont pas de droit commun)
• Nécessité d’une double incrimination
• Conditions relatives à la peine : infraction doit être punie à un minimum de 2 ans
B. Les personnes extradables
• Influence de la nationalité sur l’extradition (en principe, on n’extrade pas son
national)
• Le statut du refugié
• Considération d’ordre humanitaire

THEME 8 : L’ENTRAIDE JUDICIAIRE

Dans la procédure pénale, l’enquête criminelle utile à la manifestation de la vérité et


préalable à tout jugement peut s’étendre au-delà des frontières d’un État. Cela nécessite
que les autorités judiciaires nationales collaborent avec celles d'autres États pour démasquer
des délinquants et mettre fin aux activités de malfaiteurs. Cette manière de procéder est
pour certaines affaires indispensable voir incontournable : c’est l'entraide judiciaire.
Pour mieux comprendre notre sujet nous analyserons d’abord les fondements juridiques de
l'entraide judiciaire (I) pour ensuite aborder sa mise en œuvre et ses effets (II)

I – LES FONDEMENTS JURIDIQUES DE L'ENTRAIDE JUDICIAIRE

A- L’entraide judiciaire fondée sur des accords internationaux de coopération

- Il s’agit de l’adhésion de plusieurs États dans le cadre d’une coopération


interétatique en matière criminelle
- À titre d’illustration on peut citer INTERPOL qui est un organisme
international financé par plusieurs Etats membres pour une coopération
policière. Chaque pays membre possède un bureau central national qui relie
ses services nationaux chargé de l’application de la loi aux autres pays et au
secrétariat général via un réseau mondial de communication policière. La
côte d’ivoire est un État membre d'Interpol (international Criminel Police
Organisation) depuis le 4 Septembre 1961

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- La côte d’ivoire a ratifié la convention des nations unies contre la corruption
le 6 Décembre 2011
- La directive n°07/2002 du 19 Septembre 2002 relative à la lutte contre le
blanchiment de capitaux dans les États membres
- La convention de Genève de 1949

B- L'entraide judiciaire fondée sur des accords bilatéraux de coopération

- Il s’agit d'accords signés entre deux États dans le cadre d’une collaboration
en matière répressive
- C’est par exemple le cas de l’accord entre le Mali et la Côte d’Ivoire le 10 Mai
2018 pour faciliter la procédure d’extradition des terroristes entre les deux
États signataires

II- LA MISE EN ŒUVRE ET LES EFFETS DE L'ENTRAIDE JUDICIAIRE

A- Les actions concrètes d'entraide judiciaire


- Demande d’information
- Partage de données criminelles
- Extradition vers un autre États
- Arrestations transnationales
- La recherche d’auteurs
- Le jugement devant les tribunaux nationaux pour des faits commis dans un
autre État

B- Les effets de l'entraide judiciaire


- L'entraide judiciaire assure et développe l’assistance réciproque la plus large
de toutes les autorités de police criminelle dans le cadre de lois existantes
dans les différents pays
- L'entraide judiciaire établi et développe les institutions capables de
contribuer efficacement à la prévention et à la répression des infractions
- Elle facilite les procédures judiciaires et les enquêtes policières
- Elle contribue à l’éradication des paradis pénaux

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THEME 9 : LA COOPERATION INTERNATIONALE

La mise en œuvre du service public de la justice dépasse parfois le simple cadre national,
surtout lorsqu’elle met en relation plusieurs Etats. Dans ce cas, et dans l’optique de garantir
une meilleure justice, la collaboration des différentes institutions des Etats concernés
s’impose inévitablement dans les procédures : c’est la coopération internationale en
matière judiciaire. Véritable instrument de l’exercice du pouvoir judiciaire à l’échelle
internationale, elle s’entreprend dans un contexte diplomatique en constante évolution.
Mieux, le recours à la coopération internationale devient de plus en plus important,
permettant ainsi de prévenir éventuellement les conflits de lois. Mais, il convient, à l’effet
de mieux la cerner, d’analyser d’une part ses différents domaines (I). C’est alors que nous
nous intéresserons, d’autre part, aux moyens employés (II).

I. LES DOMAINES DE LA COOPERATION INTERNATIONALE


A. Les domaines de la coopération internationale en matière civile

-L’exécution des décisions de justice (compétence judiciaire, reconnaissance des décisions


de justice, collaboration dans l’exécution de justice, etc.)

-La preuve (obtention de preuve, protection des éléments de preuve…)

-Signification et notification des actes judiciaires et extrajudiciaires

B. Les domaines de la coopération internationale en matière répressive

-Les domaines classiques (actes d’investigation, poursuites, exécution des peines…)

-Extension du domaine : extradition…

II. LES MOYENS DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

A. Les moyens juridiques de la coopération internationale

-Les accords de coopération bilatéraux et multilatéraux

-Les principes directeurs qui gouvernent la coopération internationale (la confiance


mutuelle, l’équivalence des décisions judiciaires, la reconnaissance mutuelle des décisions
judiciaires)

B. Les moyens matériels de la coopération internationale

-Les organes de coopération policière

-La disponibilité de données

-L’échange d’informations

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THEME 9 : LA COOPERATION INTERNATIONALE

Afin d'assurer le respect du droit international humanitaire (DIH) et du droit de la propriété,


les États doivent mettre en place des mécanismes permettant de sanctionner les violations
de ces droits. La répression des violations du DIH et des sanctions relatives aux droits des
biens nécessite souvent la coopération de différents États, non seulement parce que les
personnes impliquées dans les procès (Accusés, victimes, témoins, demandeurs, défendeurs
etc.) peuvent être de différentes nationalités, ou se trouver dans différents pays, mais aussi
parce que les violations les plus graves sont considérées comme portant atteinte à la
communauté internationale dans son ensemble. La coopération entre les États est
essentielle également lorsque les éléments de preuve liés à de tels violations se trouvent sur
le territoire d’un État autre que celui qui a engagé les poursuites, ou dans plusieurs pays. À
la lumière de ces considérations, le droit international prévoit des procédures de
coopération en matière d'extradition et de transfert de détenus, d'entraide judiciaire
interétatique, de coopération en matière d’espace de liberté, de sécurité et de justice ainsi
que de coopération avec les Tribunaux pénaux internationaux ad hoc et la Cour pénale
internationale (CPI).
La coopération judiciaire en matière pénale et civile repose sur le principe de la
reconnaissance mutuelle des jugements et des décisions judiciaires et comprend des mesures
visant à rapprocher les législations des États membres dans plusieurs domaines. Le traité de
Lisbonne a créé une base plus solide pour le développement d’un espace de justice pénale,
tout en conférant de nouveaux pouvoirs au Parlement européen.

I- La coopération judiciaire en matière civile

A- Les sources de la coopération judiciaire

La coopération est mise en œuvre au moyen d’instruments « communautaires.


Nous avons au nombre des instruments, des règlements, directives, décisions, accords, actes
du Conseil, conventions, résolutions, recommandations, déclarations communes, protocoles
et actions communes adoptées par le Conseil !
Il existe donc une grande diversité formelle de textes de coopération judiciaire en matière
civile.
L’importance de ces instruments est variable. Certains sont purement conjoncturels ou
précisent une application territoriale, ajoutent un protocole venant préciser le sens d’un
texte principal ou encore établissent un formulaire standard (cf. par exemple, la Décision
de la Commission du 9 novembre 2004 établissant un formulaire standard pour les demandes
d’aide judiciaire en application de la directive 2003/8/CE, JO L 365 du 10.12.2004, p. 27-
34).
En pratique, les règlements constituent l’instrument législatif le plus puissant de cette
politique. On sait qu’ils ont l’avantage d’être immédiatement et directement applicables
dans les Etats membres, sans aucune mesure de mise en œuvre particulière. Et la Cour de
justice de l’Union Européenne et la Cour Africaine des Droits de l’Homme ont compétence
pour en unifier l’interprétation et en sanctionner l’application dans les Etat membres. Parmi
les textes, nous comptons seize règlements et une seule directive (Directive 2002/8/CE du

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Conseil du 27 janvier 2003 visant à améliorer l’accès à la justice dans les affaires
transfrontalières par l’établissement de règles minimales communes relatives à l’aide
judiciaire accordée dans le cadre de telles affaires, JO L 26 du 31.1.2003, p. 41-47).

B- La visée de la coopération judiciaire

L’action de l’Union en matière de coopération judiciaire civile vise principalement à


atteindre les objectifs suivants :

- assurer aux citoyens un degré élevé de sécurité juridique dans leurs relations
transfrontalières en matière de droit civil ;

- garantir aux citoyens un accès facile et efficace à la justice civile pour le règlement des
litiges transfrontaliers ;

- simplifier les instruments de coopération transfrontalière entre les instances judiciaires


civiles nationales ;

- soutenir la formation des magistrats et du personnel de justice.


Tous les projets d’actes législatifs doivent être transmis aux parlements nationaux. De plus,
les parlements nationaux peuvent formuler des objections à l’encontre de décisions relatives
à certains aspects du droit de la famille ayant une incidence transfrontalière. Ces décisions
peuvent uniquement être adoptées selon la procédure législative ordinaire si aucun
parlement national ne s’y oppose.

L’adaptation nécessaire du mécanisme de fonctionnement des commissions rogatoires


internationales en matière de blanchiment.

II- La coopération judiciaire en matière pénale

A- Conditions de mise en œuvre et objectifs

La coopération judiciaire en matière pénale repose sur le principe de la reconnaissance


mutuelle des jugements et des décisions judiciaires et comprend des mesures visant à
rapprocher les législations des États membres dans plusieurs domaines. Le traité de Lisbonne
a créé une base plus solide pour le développement d’un espace de justice pénale, tout en
conférant de nouveaux pouvoirs au Parlement européen.
Quant aux objectifs, il faut dire que l’’élimination progressive des contrôles aux frontières
au sein des espaces communautaires ou régionaux a considérablement facilité la libre
circulation des citoyens, mais a aussi permis aux criminels d’agir plus facilement au niveau
transnational. Afin de relever le défi de la criminalité transfrontalière, l’espace de liberté,
de sécurité et de justice (ELSJ) comprend des mesures visant à promouvoir la coopération
judiciaire en matière pénale entre les États membres. Le point de départ est le principe de
reconnaissance mutuelle. Des mesures spécifiques ont été adoptées pour lutter contre la
criminalité transnationale et le terrorisme et veiller à ce que les droits des victimes, des
suspects et des détenus soient protégés dans l’Union.

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B-Modalités de coopération internationale en matière pénale
La doctrine et la pratique recensent plusieurs modalités de coopération internationale en
matière pénale qui sont interdépendantes, à savoir :
Extradition ;
Entraide judiciaire ;
Transfert des procédures pénales ;
Exécution des condamnations étrangères ;
Reconnaissance des jugements pénaux étrangers ;
Confiscation des produits du crime ;
Collecte et échange d’information entre les services de renseignements, de
détection et de répression ;
Espaces judiciaires régionaux et sous régionaux ;
Accès à la justice.
De toutes ces modalités, les conventions et protocoles universels contre le terrorisme, et
le blanchiment de capitaux se focalisent sur l’extradition et l’entraide judiciaire. Ce sont
aussi les modalités les plus connues et les plus communément utilisées en pratique.
Confère convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au
dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime du 08 novembre
1990 ; l’UEMOA a adopté la directive n°07/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relative
à la lutte contre le blanchiment de capitaux dans les Etats membre ;

Conventions de Genève de 1949 (art. 49, 50, 129 et 146 respectivement), les Etats sont tenus
de rechercher les auteurs présumés des « infractions graves » « quelle que soit leur
nationalité » et, soit de les déférer devant les tribunaux nationaux, soit de les extrader pour
jugement vers un autre Etat partie qui a retenu contre eux des charges suffisantes ;

Résolution 1373 (2001) :

Décide [..] que tous les Etats doivent :

f) Se prêter mutuellement la plus grande assistance lors des enquêtes criminelles et


autres procédures portant sur le financement d’actes de terrorisme ou l’appui dont ces
actes ont bénéficié, y compris l’assistance en vue de l’obtention des éléments de
preuve qui seraient en leur possession et qui seraient nécessaires à la procédure ;

La Côte d’Ivoire a signé la Convention des Nations Unies contre la corruption (la
Convention) le 10 décembre 2003 et l’a ensuite ratifiée et publiée le 6 décembre 2011. La
Côte d’Ivoire a déposé son instrument de ratification auprès du Secrétaire général le 25
octobre 2012.

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THEME 10 : LA GARDE-A-VUE

La liberté est de droit. Ce principe à valeur constitutionnelle consacré à l’article 7 du titre


1er de la constitution prévoit que tout individu vivant en république de CI doit bénéficier des
conditions d’arrestation et de détention qui préserve sa dignité. C’est pourquoi lorsque l’OPJ
est amené pour, les besoins d’une enquête policière à retenir dans leurs locaux un individu
soupçonné d’être impliqué dans la commission d’une infraction, le législateur met en place
des règles afin que la procédure suivie soit légale. C’est le cas de la garde à vue, objet de
notre analyse. Pour une meilleure compréhension du régime de la garde à vue, notre analyse
s’articulera autour de deux points à savoir d’une part les conditions de validité du placement
en garde à vue et d’autre part ses implications.

I- LES CONDITIONS DE VALIDITE DU PLACEMENT EN GARDE A VUE

Le placement d’un individu en garde à vue obéit à des conditions tant de fond que de forme

A- Les conditions de fond

- La mesure doit être prise par une personne ayant la qualité d’officier de police judiciaire

- La garde à vue doit avoir un caractère nécessaire (art 71 CPP)

- Il doit exister à l’encontre du mis en cause des indices graves et concordant qu’il aurait
participé à la commission d’une infraction (art 71 CPP)

B- Les conditions de forme

- Information du procureur de la République dès le début de la garde à vue (art 72 CPP).

- Point de départ de la garde à vue : (appréhension de l’individu ou présentation de celui-ci


dans les locaux de la police en réponse à la convocation de l’OPJ

- Durée de la garde à vue :

EN PRINCIPE : 48h avec possibilité de prolongement sur autorisation du PR d’un nouveau


délai de 48h (art 72).

EXCEPTIONNELEMENT : 96h pour les activités terroriste et 72h pour les activités illicites
portant sur les stupéfiants (le cas des mineurs peut être évoqué).

II- LES EFFETS DU PLACEMENT EN GARDE A VUE

A- A l’égard de l’officier de police judiciaire

- L’obligation d’informer le gardé à vue de ses droits (art 74 CPP)

- L’obligation de requérir un médecin lorsque le gardé à vue le demande (art 75)

- Respect du principe de présomption d’innocence

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B- A l’égard du gardé à vue

-Droit d’être informé du motif de son placement en garde à vue, de la durée de la garde, de
la nature des faits qui lui sont reprochés (art 74CPP)

-Droit de communiquer (art 74CPP)

-Droit à une assistance médicale et/ou judicaire (art 74CPP)

-Droit à l’alimentation

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THEME 11 : LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE

La constitution de partie civile est prévue et consacrée par diverses dispositions de la loi
portant code de procédure pénale. Elle peut être définie comme l’acte par lequel une
personne qui s'estime victime d'une infraction prend la qualité de demandeur dans un procès
pénal pour demander la réparation du dommage à lui personnellement subi. Alors, l'analyse
du sujet commande que nous abordions premièrement les conditions de constitution de
partie civile et deuxièmement les effets qui s'y rattachent.

I) LES CONDITIONS

A) LE TITULAIRE DE L'ACTION

- toute personne qui se prétend lésée par un crime ou délit peut, en portant plainte se
constituer partie civile (art 106 CPP).

- le titulaire de l'action doit donc avoir personnellement souffert du dommage causé


directement par l'infraction.

B) LE MOMENT

- la victime peut se constituer partie civile devant le juge d'instruction compétent (art 106
CPP).

- la victime peut également se constituer partie civile à l'audience.

II) LES EFFETS

A) LES EFFETS RELATIFS A LA PARTIE LÉSÉE

- la victime de l'infraction devient partie au procès

- la partie lésée acquiert la qualité de partie civile

- la partie civile peut se faire représenter par un avocat

- La partie civile ne peut plus être entendue en qualité de témoin

B) LES EFFETS TENANT A LA DECISION

- le magistrat instructeur après une information ouverte sur constitution de partie civile
peut rendre après une ordonnance de non-lieu dans ce cas les personnes visées par la
plainte peuvent demander des dommages et intérêts à la partie civile pour abus de
constitution de partie civile (art 112 CPP).

- lorsque la constitution de partie civile est faite à l’audience, le tribunal apprécie les
recevabilités de la constitution de partie civile et, s’il échet, déclare cette constitution
irrecevable

- l'irrecevabilité peut également être soulevée par le ministère public, le prévenu, le


civilement responsable ou une autre partie civile.

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En définitive, notons que l'étude sur la constitution de partie civile nous aura permis de
comprendre que la victime d'une infraction devient partie à un procès pénal lorsqu'elle se
constitue partie civile.

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THEME 12 : LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE

Lorsque le procureur de la république a connaissance d’une infraction, celui-ci appréciant


la suite à lui donner, peut décider de mettre ou non en mouvement l’action publique.
Cependant, la partie lésée par l’infraction peut sans référer au procureur de la république,
mettre en mouvement l’action publique et demander réparation du préjudice par elle subit
en portant plainte avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction. (cf. art.
106 du code de procédure pénale)

I- CONDITIONS DE LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE

A- Conditions de fond
• L’infraction en cause doit être un crime ou un délit. Les contraventions sont exclues
du champ de la plainte avec constitution de partie civile. (art.96 et 106 du code de
procédure pénale)
• Le préjudice dont la victime demande réparation doit tirer sa source de l’infraction.
• L’action publique ne doit pas avoir encore été mise en mouvement. Dans ce cas, la
victime doit seulement se constituer partie civile.

B- Conditions de forme
• Le juge d’instruction est la juridiction compétente pour recevoir la plainte avec
constitution de partie civile.
• Le paiement par la partie lésée d’une consignation dont le montant est fixé par le
juge d’instruction (art 109 CPP).
• Elle est présentée par déclaration ou par écrit.

II- EFFETS DE LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE

A- Effets sur l’action publique et l’action civile


• L’action publique pour l’application de la loi pénale est mise en mouvement.
• Les juridictions pénales sont saisies de l’action civile pour la réparation du préjudice
subi par la victime.
• L’action publique n’est mise en mouvement qu’autant que la partie lésée à payer la
consignation.

B- Acquisition par la victime de la qualité de partie au procès

• La victime ‘’participe’’ à l’instruction : elle peut tout comme le procureur de la


république demander le dessaisissement du juge d’instruction ou demander à ce
dernier d’accomplir tout acte d’instruction qu’il estime nécessaire. (cf. art. 101 et
103 du code de procédure pénale)
• Le dossier de la procédure est mis à la disposition de la partie lésée à travers son
conseil (art. 135 du code de procédure pénale)
• Le droit d’exercice des voies de recours contre les décisions des juridictions
d’instruction et des juridictions de jugement (cf. art. 221, art 363 …)

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THEME 13 : LES ORDONNANCES SUR REQUETE

- L’article 231 du CPC donne une définition de l’OR.


Il s’agit d’une procédure gracieuse et non contradictoire, en ce sens qu’aucune partie
adverse n’est invitée à contredire la requête soumise au Juge compétent (le Président du
Tribunal ou le juge délégué par lui).

I- Les cas d’ouverture de la procédure d’ordonnance sur requête

- Au titre des Conditions de fond

**l’art.232 du CPC, énumère les différents cas dans lesquels on peut présenter au Président
du Tribunal, une requête afin qu’il rende une ordonnance :
* dans les cas visant à préserver les droit et intérêts qu’il n’est pas autorisé de laisser sans
protection ;
*en vue de sauvegarder des intérêts en cas de détention d’une créance sur un débiteur…

-du point de vue des Conditions de forme

*Article 233 du CPC= la requête doit être présentée par écrit ;


*elle doit être accompagnée de toutes les pièces justificatives permettant au Président du
Tribunal ou au juge par lui délégué d’apprécier le bienfondé de la requête ;
*la loi prévoit que les ordonnances rendues sur requête n’ont pas besoin d’être motivée.
N.B : Dans l’esprit du texte, le juge doit se baser sur les motifs indiqués dans la requête, il
serait superflu d’indiquer encore les mêmes motifs dans l’ordonnance vue que celle-ci est
attachée au pied de celle-là.

II-les effets ou conséquences juridiques des ordonnances sur requête

- Art.235 CPC = l’ordonnance sur requête est exécutoire sans délai, dans les cas échéant
elles sont exécutoires par provision (C’est-à-dire que l’exécution d’une telle décision ou
ordonnance est engagée en dépit de la voie de recours qui a été initiée partie la plus
diligente.) ;

-Art.236 = le juge peut rendre la décision en son hôtel (à la maison, en un lieu de mariage,
dans une chambre d’hôtel, quel que soit l’endroit où il se trouve.), un dimanche ou un jour
férié s’il y a urgence ;

-Art.238 = une ordonnance sur requête non exécutée dans le délai d’un mois à compter de
son prononcé, est réputée non avenue = plus valide ;

N.B : une nouvelle ordonnance peut être demandée au moyen d’une requête si les mêmes
motifs existent toujours.

-la voie de recours contre l’ordonnance est soit la rétractation (c’est le fait pour le juge qui
a rendu la décision de rétracter l’ordonnance) soit l’appel (délai de 15 jours) ;

La compétence du magistrat qui rend l’ordonnance sur requête

Art.232 = Président du tribunal ou le juge délégué du tribunal.

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Distinction ordonnance sur requête et procédure de référé

- Ordonnance sur requête = La procédure est gracieuse, donc la partie adverse n’est pas
appelée à y contredire = absence de contradiction, seul le requérant est autorisé à présenter
sa requête au Président du tribunal.

- Procédure de référé = La procédure est contradictoire = elle faite dans un délai court.

Les parties sont invitées à faire des conclusions contradictoires devant le Président du
tribunal.

*Elle est faite par voie d’assignation.

THEME 14 : LA PROCEDURE DE FLAGRANT DELIT

Lorsqu'est découvert la commission d'une infraction flagrante, plusieurs mécanismes tant


généraux que spécifiques se mettent en œuvre par l’intervention d’autorités judiciaires
habilités à cet effet. C’est justement entre autres mécanismes parmi lesquels figure la
procédure de flagrant délit contenue dans les importants articles 86 et suivants du code de
procédure pénale faisant l’objet de notre analyse. Celle-ci s’entend d'un ensemble de
formalités devant être suivies pour soumettre une prétention, une cause, une affaire ou un
litige à un juge juridictionnel. Ainsi, cette procédure doit sa particularité au fait que le
procureur de la république ne peut engager de poursuites contre des suspects d'un crime par
lui qualifié de flagrant (I) mais aussi d’être l’émanation exclusive du fait délictueux commis
(II).

I-LES CONDITIONS D’OUVERTURE D’UNE PROCEDURE DE FLAGRANT DELIT

⮚ L’existence d’un cas de flagrant délit ou non.


⮚ Délit qui vient de se commettre
⮚ L’aveu ou l’existence de charges suffisantes.

II-LE DEROULEMENT DE LA PROCEDURE

⮚ Le procès- verbal d’interrogatoire en cas de flagrant délit + mandat de dépôt (art 86,
402 CPP).
⮚ Le mis en cause peut comparaitre le même jour ou le lendemain devant le Tribunal
correctionnel.
⮚ Il doit être jugé dans un délai de 15 jours à défaut le tribunal va ordonner la main
levée de mandat de dépôt.

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THEME 15 : LES PROCEDURES D’URGENCE

I- La procédure de référé

-conditions

-effets

II- Les ordonnances sur requêtes

-conditions

-effet

THEME 16 : L’ENQUETE PRELIMINAIRE


I- Les conditions d’ouverture de l’enquête préliminaire

-Une infraction non flagrante : contravention, délits et crimes ;

-Elle peut débuter par une dénonciation ou une plainte de la victime

II-Les caractéristiques et le déroulement de l’enquête préliminaire

-Caractère non contraignant dans l’enquête préliminaire

-les actes des OPJ sont ; le transport sur les lieux, les saisies, perquisitions, placement
en garde à vue

THEME 17 : LA DETENTION PREVENTIVE

Le droit à la liberté et à la sûreté est un droit fondamental inhérent à la personne. Lorsqu'une


infraction à la loi pénale est commise, certaines personnes font l'objet d'une poursuite aux
fins à répondre de leurs actes. Il arrive généralement que ces personnes sont détenues quand
les éléments qui constituent la preuve ne sont point réunis. Pour mieux appréhender notre
analyse, il serait impérieux de s'interroger comme suit : Quel est l'impact de la détention
préventive sur la vie des justiciables ? La réponse à cette question nous poussera à voir
successivement les conditions relatives au prononcé de la détention préventive (l) ainsi que
les causes d'extinction de celle-ci (II).

I- LES CONDITIONS DE LA DÉTENTION PRÉVENTIVE

- La détention préventive expressément manifeste

-Une détention motivée par le juge d'instruction (art 160 CPP)

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-Une soustraction volontaire des mesures prévues à l'article 163 du Code de procédure pénale
par l'inculpé.

- Les autres cas de détention préventive

-La procédure de comparution immédiate, lorsque le détenu est prévenu d'un délit
d'emprisonnement.

-La procédure sur la reconnaissance de culpabilité.

Il- LA FIN DE LA DÉTENTION PRÉVENTIVE

A- Les délais en matière correctionnelle

-Principe : Six (06) mois, durée d'une détention préventive

-Exception : la possibilité de prorogation du délai par le juge d'instruction, allant jusqu'à six
mois. Le non-respect dudit délai encoure une sanction, la nullité de la détention. Confère
article 166 alinéa 1 du code de procédure pénale.

B- Les délais en matière criminelle

-Principe : Huit (08) mois, durée d'une détention préventive

-Exception : la possibilité de prorogation du délai par le juge d'instruction, allant jusqu'à


huit mois. Le non-respect du délai est assorti d'une sanction, la nullité de la détention.
Confère article 167alinéa 1 du code de procédure pénale.

En définitive, retenons que l'exercice de la détention préventive présente certaines


conditions. Ainsi, l'inobservation desdites conditions pourrait mettre fin au droit de tout
exercice. Pour notre part, les conditions et délais doivent scrupuleusement être appliqués
de manière stricte afin d'établir une justice équitable.

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THEME 18 : LES EXCEPTIONS DE PROCEDURE

Le défendeur, c’est-à-dire la personne assignée à comparaitre en justice par le demandeur,


peut se défendre sur le fond, ou opposer une fin de non-recevoir ou invoquer une exception
de procédure. Une exception de procédure est tout moyen opposé par le défendeur à
l’instance et qui tend soit à faire déclarer la procédure irrégulière ou éteinte, soit à en
surprendre le cours devant la juridiction saisie par le demandeur. Il s’agira, pour nous de
faire d’une part l’inventaire des exceptions de procédure et d’autre part d’étudier leurs
régimes juridiques.

I. L’INVENTAIRE DES EXCEPTIONS DE PROCEDURE

Le code de procédure civile commerciale et administrative a prévu diverses exceptions de


procédure que sont entre autres :

- Exception d’incompétence : elle a pour but le renvoi de l’affaire devant la justice


compétente. La partie qui la soulève doit à peine d’irrecevabilité, indiquer la
juridiction qui selon elle est compétente pour connaitre du litige. (article 115)
- Exception de litispendance : elle a pour objet le renvoi de l’affaire devant un autre
tribunal déjà saisi d’une demande ayant le même objet. (article 116)
- Exception de connexité : elle a pour but le renvoi de l’affaire et sa jonction avec une
autre instance déjà pendante soit devant la même juridiction soit devant une autre,
lorsque les deux affaires présentent entre elles un rapport tel qu’il parait nécessaire,
dans l’intérêt d’une bonne administration de justice, qu’une décision intervienne sur
les deux contestations. (article 117)
- Exception de renvoi : elle a pour objet le dessaisissement d’une juridiction en faveur
d’une autre, pour cause de parenté, d’alliance, de suspicion légitime ou de sûreté
publique. (article 118)
- Exception de règlement de juge : elle a pour but de faire déterminer par une
juridiction supérieure laquelle de deux ou plusieurs juridictions inférieures doit
connaitre d’une procédure dont elles se trouvent simultanément saisies (article 119)
- Exception de communication de pièces : elle a pour but d’exiger que soient
communiquées à la partie qui la soulève, les pièces sur laquelle la partie adverse
entend fonder sa demande ou sa défense. Ces pièces sont déposées au dossier et il
en est donné connaissance sous le contrôle du juge. (article 120)
- Exception de garantie : elle a pour but de subordonner la poursuite d’une procédure
à la présentation d’une caution ou au dépôt d’un cautionnement. (article 121)
- Exception de nullité : elle a pour but de faire déclarer nul un acte de procédure
lorsque cet acte ne réunit pas les conditions de formes prescrites par la loi (article
122)

II. LE REGIME JURIDIQUE DES EXCEPTIONS DE PROCEDURE

A. LES NULLITES DE FORME

- Les exceptions de procédure doivent être soulevées simultanément avant tout moyen
de défense au fond.

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- Pas de nullité de forme sans texte.
- Pas de nullité sans grief : pour obtenir nullité, il faut justifier d’un grief et ce peu
importe que la formalité soit substantielle ou non.
- Elles relèvent en droit commun de la compétence du juge de la mise en état et
doivent être soulevées in limine litis (dès le début de l’instance).
- Dans tous les cas où un juge de la mise en état est désigné, il est seul compétent
pour statuer sur les exceptions de procédure.

B. NULLITES DE FOND

- Elles sont moins rigides que les nullités de forme


- Elles peuvent être soulevées en tout état de cause sauf si de manière tardive dans
un but dilatoire, l’adversaire qui subit la nullité demande des dommages et intérêts.
- Pas besoin de grief
- le juge relève d’office la violation des règles d’ordre public. De même pour
l’incapacité d’agir en justice.
- La nullité entraine anéantissement de l’acte lui-même et des actes subséquents.

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THEME 19 : L’HOMOLOGATION

Dans le but de désengorger les tribunaux, les autorités ont développés des mécanismes de
résolution amiables des différends. Dès lors, afin de consolider la force des accords issus de
ces négociations, elles doivent être soumises à l’homologation du juge. Cette dernière
faisant l’objet de notre étude. L’homologation entant qu’approbation par un tribunal des
accords obtenus à la suite d’un processus conventionnel de règlement des différends est
soumise à des conditions d’octroi (I) avant de produire ses effets (II).

I- LES CONDITIONS DOCTROI DE L’HOMOLOGATION

A- LES CONDITIONS TENANT A LA NATURE DE LACTE SOUMIS A


HOMOLOGATION (CONDITIONS DE FORME)

- L’homologation porte uniquement sur les actes juridiques conventionnels


- Les jugements et les actes unilatéraux sont exclus des actes pouvant être
soumis à homologation

B- LES CONDITIONS TENANT AU CONTENU DE L’ACCORD (CONDITIONS DE


FOND)
- L’accord ne doit pas porter atteinte à l’ordre public
- L’accord doit être conforme à la légalité

II- LES EFFETS ATTACHES A LHOMOLOGATION

A- LA FORCE EXECUTOIRE CONFEREE AUX ACCORDS


- Conférer à l’accord présenté, une force exécutoire
- Consolider l’accord
- Donner un titre d’exécution forcée de l’accord
B- LA PORTEE DE L’HOMOLOGATION
- Les décisions d’homologation ou de refus d’homologation ne sont pas
susceptibles d’opposition ni d’appel
- En cas de refus d’homologation, la validité de l’engagement n’est pas
remise en cause

En définitive, retenons que pour obtenir l’homologation d’un accord, des conditions tant de
forme que de fond doivent être réunis. Aussi, l’homologation d’un accord par la juridiction
compétente produit des effets tenant principalement à la force de l’accord. Pour notre part,
l’homologation constitue une protection des parties offrant une sécurité accrue aux accords
amiables alternatives à la saisine des juridictions.

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THEME 20 : LE JUGEMENT EN CHAMBRE DE CONSEIL

D’après les dispositions de l’article 141 du code de procédure civile, commerciale et


administrative, les jugements sont toujours rendus en audience publique sauf si la loi décide
qu’ils seront en chambre du conseil. Ces dernières faisant l’objet de notre étude, seront
analysées suivant deux (02) axes majeurs à savoir : Premièrement les raisons ou motifs
juridiques du choix des jugements en chambre de conseil (I) et deuxièmement, les effets
des jugements pris en chambre du conseil (II).

I- Les raisons ou motifs juridiques du choix d’un jugement de conseil

- Les raisons évoquées pour le choix d’un jugement en chambre de conseil

-Article 138 du CPCCA

-la sauvegarde de l’ordre public,

-les bonnes mœurs,

-l’inviolabilité de secret de famille

- Les organes de décision du choix du mode de jugement

-Le tribunal (soit d’office, soit à la demande du ministère public)

-Une partie au procès

II-Les effets des jugements pris en chambre de conseil

- Les jugements pris en chambre de conseil revêtus des mêmes caractères que les
jugements intervenus en audience publique

-Les mêmes obligations de rédaction (exposé des motifs, arguments des parties, dispositifs)

-La même force obligatoire et exécutoire

- L’appel des jugements pris en chambre du Conseil soumis aux mêmes règles et
conditions des jugements rendus en audience publique pour les appels

-les délais ;

-les effets de l’appel

CONCLUSION

En définitive, nous retenons que les jugements pris en chambre du conseil dans les cas prévus
par la loi. Excepté les raisons, ils produisent les mêmes effets et sont soumis aux mêmes
règles que ceux intervenus en audience publique en ce qui concerne l’appel.

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THEME 21 : LES MANDATS DE JUSTICE (art 140 à 152 CPP)

Considérés comme des ordres d'une autorité judiciaire tendant à s'assurer d'une personne ou
à la faire comparaître d'où résulte sa mise en examen, les mandats de justice sont des
instruments juridiques. Il en existe quatre types, à savoir : le mandat de comparution, le
mandat d'amener, le mandat de dépôt et le mandat d'arrêt. Ces mandats, soumis à certaines
règles juridiques (II), sont l'apanage de certaines autorités judiciaires (I).

I- LES PERSONNES POUVANT DÉLIVRER LES MANDATS DE JUSTICE

A- Le principe

- Le juge d'instruction, dans l'accomplissement des différents actes d'information.

B- Les atténuations au principe

- Le Procureur de la République

- Le Président de la Chambre d'instruction

- Le Président de la formation de jugement

II- LES RÈGLES APPLICABLES AUX MANDATS DE JUSTICE

A- Les règles communes à tous les mandats

- Le mandat de justice est individuel et précise l'identité de l'inculpé ;

- le mandat est daté et signé par le Magistrat qui le décerne, et revêtu de son sceau ;

- le mandat est exécutoire sur toute l'étendue du territoire de la République ;

- le mandat est obligatoirement visé par le Procureur de la République.

B- Les règles spécifiques à chaque type de mandat

Les quatre types de mandats peuvent être regroupés en deux grandes catégories : les
mandats aux fins de comparution et les mandats aux fins d'incarcération provisoire.

- Les mandats aux fins de comparution tendent à faire comparaître l'inculpé devant le
magistrat instructeur. Il s'agit d'une part du mandat de comparution, lorsque la personne
qu'il vise ne répond pas aux convocations. Ce mandat lui est notifié généralement par un
commissaire de justice, mais dans certains cas par un officier ou agent de la police judiciaire
ou par un agent de la force publique. Et d'autre part le mandat d'amener, qui est notifié et
exécuté par un officier ou agent de la police judiciaire ou par un agent de la force publique,

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ou encore par le chef d'établissement pénitentiaire si l'individu est déjà en détention pour
une autre cause.

- Les mandats aux fins d'incarcération provisoire ou de détention, est la seconde


catégorie constituée du mandat d'arrêt et du mandat de dépôt. Cette catégorie prescrit de
mettre l'inculpé en état de détention préventive. S'agissait du mandat d'arrêt, c'est l'ordre
donné aux agents de la force publique de rechercher activement un individu en vue de
l'appréhender. Quant au mandat de dépôt, c'est l'ordre donné par le Juge d'instruction au
surveillant-chef de la maison d'arrêt, de recevoir et détenir une personne. Ce mandat n'est
délivré qu'après interrogatoire et à condition que l'infraction soit passible d'une peine
privative de liberté.

En définitive, il convient de retenir qu'il existe quatre types de mandats de justice soumis à
certaines règles de forme et de procédure. L'inobservation des formalités prescrites pour les
différents mandats peut donner lieu à des sanctions disciplinaires.

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THEME 22 : LA PRESOMPTION D’INNOCENCE

La présomption d’innocence est un principe juridique selon lequel toute personne qui se voit
reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été
légalement démontrée. Pour mieux appréhender, il est relatif d’une part les aspects
techniques de la présomption d’innocence : l’assurance d’un procès équitable et d’autre
part les aspects politiques de la présomption d’innocence.

I- LES ASPECTS TECHNIQUES DE LA PRESOMPTION D’INNOCENCE : L’ASSURANCE D’UN


PROCES EQUITABLE

A -Une règle de preuve favorable à la partie poursuivie

• L’attribution de la charge de la preuve à la partie poursuivante

• Le bénéfice du doute à la partie poursuivie

B -Une règle de preuve ponctuellement contredite

• Limites à la présomption d’innocence inhérentes à la procédure

• Des limites pragmatiques et conditionnées : les présomptions de culpabilités

II - LES ASPECTS POLITIQUES DE LA PRESOMPTION D’INNOCENCE : PROTECTION DE LA


REPUTATION

A- Affirmation d’un véritable droit subjectif

• L’affirmation par le droit interne d’un droit autonome

• L’affirmation par le droit supranational d’un droit effectif et étendu

B- La protection de ce droit subjectif

• La protection de la personne actuellement impliquée : protection de la présomption


d’innocence

• La protection de la personne naguère impliquée : la protection de l’innocence

En définitive, il convient de retenir que la présomption d’innocence implique l’interdiction


de l’affirmation de la culpabilité avant tout jugement et fait que la charge de la preuve
incombe à l’accusateur : Actori incombit probatio. Cette présomption ne cesse qu’en cas
déclaration de culpabilité par un tribunal entrainant une sanction.

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THEME 23 : LA PERQUISITION

On parle de perquisitions dans le cadre des enquêtes, c’est pourquoi il serait judicieux
d’analyser l’objet de la perquisition et dans une seconde phase, le déroulé de la perquisition.

I-OBJET DE LA PERQUISITION

-Eviter la disparition ou le dépérissement des preuves.

La perquisition a pour objet la recherche des preuves.

-Opérer des saisies et conserver des pièces à conviction.

II-LE DEROULEMENT DE LA PERQUISITION

1-En matière d’infraction de droit commun

Par principe, la perquisition se déroule de 4h à 21h.

Exceptionnellement, les perquisitions peuvent avoir à toute heure de jour comme de nuit
par des fouilles de véhicules, corporelles. Article 68 al 2 CPP.

-Avec l’autorisation écrite ou verbale du Procureur de la république, directeur des enquêtes


article 67 CPP. C’est le préalable à toute perquisition.

La perquisition opérée dans un cabinet d’Avocat se fait en présence du Bâtonnier ou de son


représentant dument mandaté ; avec l’autorisation du Procureur de la République.

2-En matière d’infraction spéciale ; trafic de stupéfiants, du terrorisme et se fait sur les
lieux à toute heure.

Autorisation du Président de la République peut se faire à postériori.

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THEME 24 : L’INCULPATION

Le Juge d’instruction, lorsqu’il estime avoir réuni suffisamment d’indices de la culpabilité


d’une personne, peut l’accuser des actes qu’elle a posés. Cet acte accompli par le Juge
d’instruction, organe judiciaire et ayant pour rôle premier d’ouvrir une information
judiciaire, lorsqu’une infraction est commise et qu’il s’avère nécessaire de mener des
recherches approfondies, à l’effet de faire éclater la vérité n’est rien d’autre que
« l’inculpation », objet de notre analyse. Mais, il est à relever qu’inculper une personne ne
signifie pas, comme certains pourraient le penser, que la personne inculpée est tout de suite
coupable. Il ne s’agit pas non plus d’un jugement et la personne inculpée n’est pas
immédiatement arrêtée. Elle est toujours présumée innocente comme le souligne l’article
7 alinéa 4 de la constitution ivoirienne, à savoir que : « Tout prévenu est présumé innocent
jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’un procès équitable, lui offrant
toutes les garanties indispensables à sa défense. Cela dit, quelle est la signification de la
notion d’inculpation ? Et quels en sont les effets ?

I- LA NOTION ET ACTE D’INCULPATION

A- La notion d’inculpation

- Selon le Code de Procédure pénale ivoirienne, l’inculpation de tout individu est


le fait d’une autorité judiciaire, à savoir le Juge d’instruction. Ainsi, le Juge
d’instruction informe la personne poursuivie les faits qui lui sont reprochés.

B- L’acte d’inculpation

- Le Juge d’instruction constate l’identité de l’individu lui notifie les charges qui
pèsent lui. Cet acte s’appelle l’inculpation.
- L’individu soupçonné est alors inculpé.
- Toutes les pièces de la procédure lui sont alors communiquées, Article 133, code
de procédure pénale ;
- Lorsque le Juge d’instruction décèle un mandat d’arrêt contre un individu, cela
vaut inculpation.

II- LES EFFETS

A- Les effets à l’égard de l’inculpé

Le Juge d’instruction peut décider soit :

- De mettre l’individu en détention préventive,

- sous contrôle judiciaire

- le laisser en liberté.

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- Il peut décerner tous les mandats à partir de l’inculpation.

B- Les effets à l’égard des actes du Juge d’instruction

- L’inculpé peut attaquer tous les actes d’instruction par la voie de l’appel,
- L’inculpé a droit à un Avocat, il peut être entendu ou interrogé,
- Lors de l’inculpation, l’individu peut garder le silence.

NB : L’inculpation prend fin, soit par une l’ordonnance de règlement, soit par l’ordonnance
de clôture ou par une ordonnance de renvoi.

En définitive, il convient de retenir que l’inculpation est le fait de rattacher les faits
infractionnels à un individu pressenti par le Juge d’instruction pour être l’auteur desdits
faits incriminés par la loi pénale. C’est donc à ce niveau que le Juge d’instruction recueille
toutes les informations relatives au mis en cause. Cependant, l’inculpation n’est pas sans
effets. Elle suscite des effets tant à l’égard de l’inculpé qu’à l’égard des actes d’instruction
du Juge. Pour notre part, l’inculpation est d’autant plus importante que nécessaire dans un
monde où la violence est devenue la règle d’or. Etant donné qu’en matière pénale, il est
admis la responsabilité personnelle, il devient nécessité, voire impératif d’attribuer la
paternité des faits infractionnels à leurs auteurs présumées, d’où l’inculpation.

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THEME 25 : LA RECONNAISSANCE DE CULPABILITE

Dans l’optique d’éviter le renvoi de l’auteur d’un délit devant le Tribunal correctionnel et
d’instaurer un dialogue entre l’accusé et le Procureur de la République, un mode de
traitement de certaines infractions qualifiées délits, consistant au terme d’une procédure
allégée à proposer au prévenu une peine inférieure à celle encourue, en échange de la
reconnaissance de sa culpabilité a été mis en place. Il s’agit de la procédure de
reconnaissance de culpabilité, désignée en droit positif sous le vocable de procédure de
comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Ce mode de traitement régit par
les articles 521 et suivant, du code de procédure pénale obéit cependant à des conditions
de mise en œuvre et est soumis à une procédure propre.

I- Les conditions de mise en œuvre de la procédure de reconnaissance de culpabilité

A- Les conditions relatives à la nature du délit et à l’âge du prévenu

* Les conditions relatives à la nature du délit


.Art 521 : le délit doit être passible d’une peine de 5ans au plus
.Art 530: Exclusion de certains délits

*Les conditions relatives à l’âge du prévenu


.Art 530 : Exclusion du mineur
L’accusé doit donc être majeur

B- la condition relative à la reconnaissance des faits reprochés

*Art 521: l’accusé doit avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés

Il - La procédure de la reconnaissance de culpabilité

A- Le déroulement de la procédure

* Art 521: l’assistance obligatoire du prévenu, d’un conseil


*Art 522: la proposition des peines faite par le procureur au prévenu

B- L’issue de la procédure de reconnaissance de culpabilité

*Art 523: En cas d’accord sur les peines le prévenu est présenté devant le Président du
tribunal ou le juge Délégué par lui, saisi par le Procureur d’une requête en homologation.
. Le Président du tribunal peut décider d’homologuer les peines proposées par le
procureur.

* Art 525 : le Président du tribunal statue par ordonnance motivée

*Art 526 : En cas de refus d’acceptation des peines proposées :

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- Ordonnances de refus d’homologation

- Saisine du Tribunal correctionnel par le Procureur de la République

* Art 527: information de la victime de la procédure


*Art 528: procès-verbal des formalités accomplies à peine de nullité de la procédure
*Art 529 : en cas de citation directe

CONCLUSION

En définitive il convient de retenir que la procédure de reconnaissance de culpabilité est


une procédure obéissant à des conditions, permettant d’éviter le renvoi de l’auteur d’un
délit devant le Tribunal correctionnel, et par la même occasion, le prononcé de peines plus
souples. Elle se présente de ce fait comme une véritable aubaine pour le prévenu.

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THEME 26 : LA TRANSACTION

La transaction est une procédure par laquelle le Procureur de la République propose à


l’auteur d’une infraction le paiement d’une amende. Ainsi dit, pour mieux appréhender la
transaction il convient de voir dans un premier temps les conditions d’exercice de la
transaction (I) et dans un second temps ses effets (II).

I- LES CONDITIONS D’EXERCICE DE LA TRANSACTION


A- La nature de l’infraction (article 13 code de procédure pénale)

-La transaction intervient qu’en matière délictuelle et contraventionnelle jusqu’au prononcé


du jugement.

-La transaction est non susceptible d’opposition sauf dans les cas prévus par la loi notamment
en cas d’infractions commises sur mineur, les vols commis avec les circonstances aggravantes
etc.

B- L’obligation incombant au procureur de la république (art 14 code de


procédure pénale)

-Le procureur de la république est tenu d’aviser la victime du projet de transaction

-Le procureur de la république recueille les avis et observations préalables de la victime

-Le procureur de la république doit signer le procès-verbal contenant l’accord et les


signatures des parties.

II- LES EFFETS DE LA TRANSACTION

A- Au regard de l’action publique (art 14 alinéa7 ; art 18 alinéa 1)

-La transaction éteint l’action publique

-Le refus de transiger de la victime ne fait pas obstacle à la transaction sur l’action publique

B- Au regard de l’action civile (art 18 alinéa 4)

-La transaction intervenue sur les intérêts civils éteint l’action civile.

CONCLUSION

Au terme de notre analyse il est à retenir que la transaction vise le paiement d’une amende
proposée par le procureur de la république au délinquant en tenant compte des peines
d’amende prévues par la loi. Par ailleurs, la transaction est soumise à des conditions et
comporte divers effets dont l’extinction de l’action publique.

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THEME 27 : LE POURVOI EN CASSATION

Toute œuvre humaine n’étant pas parfaite, il arrive bien des fois où des juridictions statuant
en dernier ressort, rendent des décisions faisant grief à l’une des parties au procès, du fait
de la mauvaise interprétation de la loi. Celle-ci n’étant pas satisfaite de la décision rendue,
exerce une voie de recours auprès de la juridiction suprême ; laquelle voie de recours est
appelée le pourvoi en cassation, objet de notre étude. Notre travail s’articulera donc autour
de deux idées maitresses, à savoir le cade du pourvoi en cassation (I) suivit de ses effets (II).

I - LE CADRE DU POURVOI EN CASSATION

A – Les cas d’ouverture du pourvoi en cassation

-Les conditions de forme (la procédure et un délai de 15 jour pour la partie demanderesse à
partie de notification, défaut de juge au procès, incompétence du tribunal) article 603 du
code de procédure pénale.

-Les conditions de fond (violation à la loi, insuffisance ou absence de motif de sorte à ne pas
permettre le plein contrôle de la loi appliquée) article 625 à 631 du code de procédure
pénale.

B- les personnes pouvant intervenir

-Le ministère public

-Le détenu ou le condamné, leur conjoint, ou leurs enfants (article 639 du code de procédure
pénale)

- Le greffier

II – LES EFFETS DU POURVOI EN CASSATION (article 633 du code procédure pénal)

A – les effets à l’égard de la décision

-La révision de la décision (article 637 du code de procédure pénal)

- La suspension de l’exécution de la décision attaquée.

-L’annulation de la décision faisant grief.

B – les effets à l’égard de la personne du détenu ou du condamné.

-Dommages et intérêts (article 641 du code de procédure pénale).

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THEME 28 : L’OPPOSITION

L’opposition exercée tant en matière civile que pénale, s’entend d’une voie de recours par
laquelle une partie condamnée par défaut sollicite de la juridiction qui a statué la
rétractation après débat contradictoire, de la décision rendue.

I- L’OPPOSITION EN MATIERE CIVILE

A-CONDITIONS DE L’EXERCICE

- Condition de fond : Décision rendue par défaut

-Condition de forme : L’opposition est introduite suivant les formes et règles établies pour
la saisie de la juridiction qui a statué. Elle est faite par exploit de commissaire de justice,
par voie d’assignation selon l'article 157 du code de procédure civile et par voie de requête
en ce qui concerne les recours contre l’ordonnance du Président du Tribunal.

-Délai d’opposition : L’opposition doit se faire dans un délai de 15 jours, selon les
dispositions de l’article 154 et 158 du code de procédure civile.

B-EFFETS D’OPPOSITION

L’opposition a pour effet de mettre les parties en l’état initial suivant les dispositions de
l'Article 158 du code de procédure civile.

Elle a pour effet de suspendre la décision rendue.

II-L’OPPOSITION EN MATIERE PENALE

A-CONDITIONS

-Conditions de fond : arrêts ou jugements rendus par défaut selon les dispositions de l’article
514 du code de procédure pénale.

-Conditions de forme : Les personnes susceptibles de faire opposition : le prévenu, la partie


civile, l’assureur et la personne civilement responsable par déclaration au greffe selon les
articles 515 et 518 Code de Procédure pénale.

-Le délai de l’opposition est de 10 jours si le prévenu réside en Côte d’Ivoire et 1 mois pour
les autres cas selon les dispositions de l'Article 516 du code de procédure pénale

B-EFFETS D’OPPOSITION

Elle a pour un effet suspensif ou instinctif du jugement par défaut non avenu dans toutes
ses dispositions et le tribunal statuant sur opposition rend un nouveau jugement.

En définitive, nous pouvons retenir que l’opposition est une voie de recours ordinaire ouverte
au défendeur défaillant et à toutes les parties intéressées, dont l’exercice obéit à des
conditions et produit des effets.

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THEME 29 : L’APPEL

L’appel est la voie de recours par laquelle une partie sollicite de la cour d’appel la
reformation de la décision rendue par la juridiction de première instance. Il faut distinguer
l’appel que l’on soit en matière civile ou en matière pénale.

I- AU NIVEAU DE L’APPEL EN MATIÈRE CIVILE

A-CONDITIONS DE FOND, FORME, DÉLAI ET PROCÉDURE

CONDITIONS DE FOND

-Toutes les décisions rendues en premier ressort, contradictoirement ou par défaut

-L’appel ne peut être interjeté que par les parties à la décision attaquée ou leurs ayants
cause.

CONDITIONS DE FORME

L’appel peut se faire par :

-Par exploit d’huissier

-Par déclaration au greffe de la juridiction qui a rendu la décision attaquée.

CONDITIONS DE DÉLAI

L’appel se fait à compter de la signification de la décision dans un délai :

-1 mois à compter de la signification par la partie diligente en oublier que les délais peuvent
augmenter comme le prévoit l’article 34 al 2

-15 jours pour les ordonnances sur requête

Articles 162 à 175 CPC.

B- LES EFFETS DE L’APPEL

-L’appel suspend l’exécution décision entreprise, sauf si l’exécution provisoire a été


ordonnée.

-L’appel a pour effet de remettre la cause en l’état où elle se trouvait avant la décision
entreprise.

Article 177 à 184 CPC.

II-L ’APPEL EN MATIÈRE RÉPRESSIVE

A-APPEL DE JUGEMENT

-Appel de jugement de simple police. Article 581 CPP.

La faculté d'appeler appartient Le procureur général ; au prévenu, à la personne


civilement responsable, au procureur de la République, lorsque le jugement prononce une

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peine d'emprisonnement ou une peine d'amende supérieure à 100.000 francs. Sauf dans le
cas prévu à l'article 565, l'appel est interjeté dans le délai de vingt jours, à compter du
prononcé du jugement contradictoire. La requête, ainsi que les pièces de la procédure sont
envoyées par le procureur de la République au procureur général près la Cour d'Appel dans
le délai d'un mois au plus tard. Le procureur général forme son appel par déclaration au
greffe de la Cour d'Appel, dans le délai de quatre mois, à compter du jour du prononcé du
jugement.

-Appel des jugements correctionnels. Article 555 et 568 CPP.

L'appel est interjeté dans le délai de 20 jours à compter du prononcé de la décision


contradictoire.

-Appel des jugements criminels ; article 363

La faculté d'appeler appartient à l'accusé, au ministère public, à la personne civilement


responsable quant à ses intérêts civils, à la partie civile quant à ses intérêts civils, en cas
d'appel du ministère public, aux administrations publiques dans les cas où celles-ci exercent
l'action publique. Le procureur général peut également faire appel des jugements
d'acquittement.

L'appel est interjeté dans le délai de 20 jours à compter du prononcé de la décision


contradictoire. Les délais d'appel ne courent qu'à compter de la signification du jugement
pour la partie qui n'était pas présente ou représentée à l'audience où la décision a été
prononcée, mais seulement dans le cas où elle-même ou son représentant n'auraient pas été
informés du jour où le jugement serait prononcé. En cas d'appel d'une partie pendant les
délais ci-dessus, les autres parties ont un délai supplémentaire de 5 jours pour interjeter
appel.

B-APPEL DES ORDONNANCES DE JUGE D’INSTRUCTION

Articles 219 et suivants de CPP.

- Cet appel, formé par déclaration au greffe du tribunal, est interjeté dans les vingt-
quatre heures à compter de la notification de 1' ordonnance. Le procureur général a
également dans tous les cas le droit d'interjeter appel, lequel est formé par
déclaration au greffe de la cour, dans les dix jours qui suivent la notification de
l’ordonnance du juge d'instruction au procureur de la République. Une expédition de
la déclaration d'appel est transmise sans délai au greffe de la juridiction d'instruction
intéressée.

NB : Les décisions susceptibles d’appel articles 162, 163 CPC. Article 164 CPC parle des
différentes formes d’appel. Article 168 CPC parle des délais d’appel.

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THEME 30 : L’ASSIGNATION

Pour remédier par voie judiciaire à un contentieux né entre deux ou plusieurs individus le
législateur selon le code de procédure civile, commerciale et administrative a prévu deux
modes d’introduction de l’instance qui sont notamment la requête et l’assignation. Cette
dernière prévue par le code de procédure civile, commerciale et administrative en son
article 33, fera l’objet de notre présente étude. Pour bien élucider ce thème a nous soumis,
il est judicieux de se savoir : Quelles sont les différentes formes d’assignation et quels en
sont ses effets ? Répondre à une telle interrogation nous emmènera à analyser les formes et
le contenu d’une assignation (I) avant aborder les implications (II)

I- FORMES ET CONTENU D’UNE ASSIGNATION

A- FORMES

Il existe deux types d’assignation à savoir :


➢ L’assignation par voie électronique et écrite (ordonnance de 2015-180 du 24 mars 2015)
➢ Un acte extra-judiciaire qui émane d’un commissaire de justice (article 32 CPC)

B- CONTENU

➢ Sous peine d’assignation doit contenir (l’objet de la demande et l’exposé des moyens)
➢ L’indication du tribunal compétent avec la date et l’heure de l’audience ou de
comparution (article 33 et 246 CPC)
II- PROCEDURE ET EFFETS

A- PROCEDURE

➢ Il s’agit pour le commissaire de justice de signifier au défendeur l’assignation ou porter


à sa connaissance selon la loi qu’il doit comparaitre devant la juridiction compétente
saisie de l’affaire à l’effet d’y comparaitre.
➢ Dans un délai de 8 jours pour le défendeur résident dans le ressort territorial de la
juridiction et dans un délai de 15 jours s’il est hors du territoire de la république.

B- EFFETS

L’assignation introduit l’instance et fait naitre à la charge du défendeur des


obligations. S’il ne comparait pas il peut être sanctionné par le juge.
Pour finir retenons que l’assignation est la voie royale pour introduire une instance qui obéit
à un formalisme très exigeant sous peine d’irrecevabilité.

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THEME 31 : LE SUPPLEMENT D’ENQUETE

INTRODUCTION

L’enquête désigne L’ensemble des opérations et investigations menées par les officiers et
agents de police judiciaire en vue de constater les infractions, d’en rechercher les auteurs
et d’en rassembler les preuves tant qu’une information n’est pas ouverte. Ainsi, le
supplément d’enquête est celui qui sera ordonné après clôture de la précédente.

I /LE SUPPLEMENT D’ENQUETE EN PHASE D’INSTRUCTION

Ici, il peut être ordonné par le juge d’instruction ou la chambre d’instruction.

A/LE SUPLEMENT D’ENQUETE ORDONNE PAR LE JUGE D’INSTRUCTION

-(art 223 cpp) lorsque le juge d’instruction a dit n’y avoir lieu à suivre, l’auteur resté
inconnu, l’information peut être reprise en cas de découverte d’éléments nouveaux qui
permettent d’envisager l’inculpation d’une personne dénommée.

-(art 225 cpp) sont considérés comme charges nouvelles les déclarations des témoins, pièces
et procès-verbaux qui n’ayant pu être soumis à l’examen du juge d’instruction, sont
cependant de nature soit à fortifier les charges, soit à donner aux faits de nouveaux
développements utiles à la manifestation de la vérité.

B/LE SUPLEMENT D’ENQUETE ORDONNE PAR LA CHAMBRE D’INSTRUCTION

-(art 234 cpp) la chambre d’instruction peut, dans tous les cas, à la demande du procureur
général, d’une des parties ou même d’office, ordonner tout acte d’information
complémentaire qu’elle juge utile et décerner des mandats.

-(art 235 cpp) la chambre d’instruction peur d’office ou sur les réquisitions du procureur
General, ordonner qu’il soit informé à l’égard des inculpés ou prévenus renvoyés devant
elle, sur tous les faits principaux ou connexes susceptibles de qualifications pénale résultant
du dossier de la procédure, qui n’auraient pas été visés par l’ordonnance du juge
d’instruction ou qui auraient été distraits par une ordonnance comportant non-lieu partiel,
disjonction ou renvoi devant la juridiction correctionnelle ou de simple police.

-(art 238 cpp) il est procédé au supplément d’information conformément aux dispositions
relatives à l’instruction préalable soit par un des membres de la chambre d’instruction, soit
par un juge qu’elle délègue à cette fin.

II/ SUPPLEMENT D’ENQUETE EN PHASE DE JUGEMENT

Il peut intervenir en cas de jugement devant le tribunal criminel ou devant le tribunal


correctionnel et de simple police.

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A/LE SUPPLEMENT D’ENQUETE ORDONNE PAR LE TRIBUNAL CRIMINEL

-(art 289 cpp) le président, si l’instruction lui semble incomplète ou si des éléments
nouveaux ont été révélés depuis sa clôture, peut ordonner tout acte d’information qu’il
estime utile.

-il y est procédé soit par le président, soit par un de ses assesseurs ou un juge d’instruction
qu’il délègue à cette fin : dans ce cas, les prescriptions relatives au juge d’instruction
s’appliquent.

B/LE SUPPLEMENT D’ENQUETE ORDONNE PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL ET DE


SIMPLE POLICE

*devant le tribunal correctionnel :(art 466 ccp alinéa 3) au cas où la nullité de l’acte entraine
la nullité de toute la procédure ultérieure, il ordonne un supplément d’information si la
nullité est réparable.

-(art 285 ccp) le tribunal commet par jugement un de ses membres pour y procéder, ce
dernier dispose des pouvoirs prévus aux articles 188 à192, sauf celui de décerner mandat de
dépôt ou d’arrêté. Le supplément d’information obéit aux règles des articles 135 à [Link]
outre, le PROCUREUR de la REPUBLIQUE peut obtenir au besoin par voie de réquisition la
communication d’une partie du dossier à toute époque de la procédure.

*devant le tribunal de simple police :(art 547 cpp) s’il y’a lieu à supplément d’information,
il y est procédé par le juge du tribunal de simple police, conformément aux articles 135 à
139 du cpp. Les dispositions de l’article 485, alinéa 3, sont applicables.

NB : IL faut noter ici que le supplément d’information équivaut au supplément d’enquête

THEME 32 : LE SURSIS A STATUER

Le prononcé de bien de décisions de justices dépend parfois d’un évènement dont la prise
en compte est impérative pour la suite du procès. Ce qui justifie que le juge puisse être
amené à sursoir à statuer lorsqu’il est saisi d’une affaire. Ainsi dit, le sursis à statuer objet
de notre analyse s’entend, en l’absence de définition légale en droit ivoirien, d’une décision
prononcée par le juge dont la vocation est de suspendre le cours normal de l’instance jusqu’à
la survenance d’une date fixée ou d’un évènement déterminé. Il se rencontre en procédure
civile et se distingue du sursis à exécution qui a pour but de suspendre l’exécution d’une
décision de justice aussi bien en matière civile, pénale, qu’administrative. Il présente des
caractéristiques singulières (I). Une fois ordonné, le sursis produit des effets (II).

I- LES CARACTERISTIQUES DU SURSIS A STATUER

Le sursis à statuer peut-être obligatoire(A) ou facultatif(B).

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A- Le sursis à statuer obligatoire
Le sursis à statuer est obligatoire lorsqu’il s’impose au juge. En effet, il est fait obligation
au juge de surseoir à statuer dans certaines circonstances, lesquelles sont énumérées ci-
dessous. Il s’agit notamment :

- De l’octroi de délais d’option successorale

✓ Il faut entendre par là que le juge doit suspendre l’instance lorsque la partie qui
demande le sursis dispose d’un délai pour accepter ou refuser la succession. Il en est
ainsi car, l’article 43 de la loi relative à la succession prévoit que pendant le délai
de prescription, l’héritier ne peut être contraint à prendre qualité
✓ Ce délai est de 5 ans conformément à l’alinéa 1er de l’article 42 de la loi relative aux
successions qui dispose que <<la faculté d’accepter ou de répudier une succession se
prescrit par cinq ans à compter de l’ouverture de la succession>>.

- Des bénéfices de division et de discussion en matière de cautionnement

✓ Le juge est amené à suspendre l’instance lorsque la partie qui demande le sursis jouit
d’un bénéfice de discussion ou de division. Le premier permet à la caution d’exiger
du créancier qu’il saisisse et fasse vendre les biens du débiteur avant de l’actionner.
✓ Quant au second, il autorise la caution à exiger du créancier qu’il divise
préalablement son action et la réduise de la part et portion de chaque caution.
- Des questions préjudicielles adressées à un juge administratif ou tout autre
juridiction spéciale

✓ Il convient de noter dans cette partie que, quand la solution d’un litige dépend d’une
question qui soulève une difficulté sérieuse relevant de la compétence de la
juridiction administrative ou de toute autre juridiction spéciale, la juridiction
judicaire initialement saisie transmet la question à la juridiction compétente et
sursoit à statuer jusqu’à la décision de ladite juridiction sur la question préjudicielle.

- De l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi (le contrôle de la constitutionalité


d’une loi par voie d’exception)

✓ Le juge sursoit à statuer aussi lorsqu’en cours d’instance, il est soutenu qu’une
disposition législative est contraire à la constitution et que le conseil constitutionnel
est de ce fait saisi pour vérifier la conformité de cette loi à la constitution.

- De la règle du pénal tient le civil en l’état

✓ En vertu de cette règle, le juge saisi d’une action civile doit sursoir à statuer sur
celle-ci tant qu’il n’a pas été prononcé définitivement sur l’action publique
lorsqu’elle a été mise en mouvement. (Exemple d’une action civile exercée en
réparation du dommage causé par l’infraction pour laquelle et engagée une
procédure pénale).

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- Des cas de poursuites criminelles en faut principal (il est sursis au jugement de la
cause, si elle ne peut être jugée indépendamment de la pièce arguée de faux selon
l’article 98 alinéa 1 du CPC).

B- Le sursis à statuer facultatif


Ici, le juge apprécie l’opportunité de la demande, avant de rendre sa décision.
Ce sursis à statuer, peut-être prononcé par le juge dans les cas suivants :
- L’octroi de délai aux fins d’exercice d’une voie de recours extraordinaire

✓ Le juge peut sursoir à statuer lorsque l’une des parties invoque une décision frappée
d’une tierce opposition, d’un recours en révision ou d’un pouvoir en cassation. A
condition que la décision dont se prévaut le demandeur soit susceptible d’avoir une
incidence sur la solution du litige qui lui est soumis.

L’appel à un garant au cours d’une instance

✓ Il faut dire ici que quand le juge accorde un délai au défendeur pour appeler un
garant, il sursoit à statuer jusqu’à l’expiration de ce délai ou de la mise en œuvre de
la garantie.

- Le faux incident civil ou le juge n’est pas obligé d’accorder l’enquête, s’il est
suffisamment éclairé
(Selon l’article 92 du CPC, celui qui évoque la fausseté ou la falsification d’une pièce
produite au cours d’une procédure peut être autorisé à prouver le faux qu’il évoque.
Mais, le juge peut rejeter la demande d’inscription en faux si elle est dénuée de tout
fondement ou sans intérêt pour la solution de l’affaire).

La vérification d’écriture, entraîne la faculté pour le juge d'apprécier la nécessité de


surseoir à statuer ou non.

II- LES EFFETS DU SURSIS A STATUER

Il s’agit d’une part, des effets qui surviennent pendant l’exécution de la décision ordonnant
le sursis (A) et d’autre part, des effets qui s’observent à l’expiration du sursis à statuer (B).

A- Les effets pendant l’exécution de la décision ordonnant le sursis

Il s’agit de la suspension de l’instance et du non dessaisissement du juge.

1- la suspension de l’instance initiale


Le sursis à statuer a pour effet principal de suspendre l’instance.
- C’est donc dire que pendant l’écoulement du temps fixé par la décision ordonnant le
sursis, l’instance principale est suspendue.

- De même, l’instance est suspendue jusqu’à la survenance de l’évènement déterminé


par la décision ordonnant le sursis à statuer.

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Il faut noter que le jugement ordonnant ou refusant le sursis à statuer, une fois rendu est
susceptible d’appel (Art 98 du CPC).

2- le non dessaisissement du juge

Le sursis à statuer ne dessaisi pas le juge du contentieux initial, de sorte qu’il dispose de la
faculté de revenir sur sa décision, a tout le moins d’abréger ou de proroger le délai fixé.
Ainsi, à l’expiration du sursis, l’instance est poursuivie à l’initiative des parties ou à la
diligence du juge, sauf la faculté pour lui d’ordonner, s’il y a lieu, un nouveau sursis. En
effet, Il est dit de la juridiction saisie qu’elle n’est pas dessaisie de l’affaire en ce sens
qu’elle n’a pas encore rendu de décision au fond. Laquelle décision peut être influencée par
les résultats du sursis.

B- Les effets à l’expiration du sursis à statuer

A l’expiration du sursis, l’instance reprend son cours.

- Dans le cas où la cause ayant milité en faveur du prononcé du sursis à statuer est
réglée ou régularisée, l’instance est poursuivie ou reprise sans que les parties aient
besoin d’une forme quelconque pour reprendre l’instance. Ici l’affaire est
simplement remise aux rôles des affaires en cours afin de recevoir jugement définitif.
- Le sursis prend fin en cas de révocation de la décision ordonnant le sursis et l’instance
reprend son cours.

En définitive, il convient de retenir que le sursis à statuer est une mesure de sauvegarde des
droits et de préservation des intérêts des justiciables qui permet à l’autorité compétente
saisie d’une affaire de différer sa décision. Fort malheureusement, un seul article lui est
consacré dans la législation ivoirienne, en l’occurrence l’article 98 du code de procédure
civile. Il apparait donc opportun que le législateur puisse envisager à l’avenir une
règlementation plus complète de la notion.

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THEME 33 : L’ENQUETE SOCIALE

Les couples qui décident de divorcer sont souvent en conflit. Ils ont du mal à trouver un
compromis pour garantir l'intérêt supérieur de leur enfant. C'est pourquoi une enquête
sociale est réalisée afin d'en apprendre davantage sur les conditions de vie de l'enfant. C'est
une mesure diligentée à la demande d'un juge pour faire état d'une situation. Comment se
déroule l'enquête sociale et quel est son intérêt ?

I- Le déroulement de l'enquête sociale

A-Audition des parents

-interroger chaque parent en privé au domicile conjugal

-recueillir des informations sur la famille :

*La situation professionnelle de chaque parent

* L'état du logement

*Les ressources financières de chaque parent

* Le mode de vie de l'enfant etc…

B-contact avec l'entourage

-Contacter le chef de l'école où l’enfant étudie afin de vérifier la véracité de certaines


informations

- Contacter le ou les médecins qui suivent l'enfant

- Un psychologue peut être interroger dans certains cas.

II- L’importance de l'enquête sociale

A-faire un inventaire de la situation

- Elle permet de faire un état de la situation


- Elle permet d'avoir des informations sur l'environnement, l'état psychique de l'enfant
-le juge tire les conséquences des conclusions du rapport d'enquête sociale pour prendre une
décision.
B-assurer le développement de l'enfant

La procédure de divorce crée un choc et affecte la vie de l'enfant.

L'enquête sociale permet de trouver un résultat favorable pour assurer le confort et la


sécurité de l'enfant.

En définitive il est bon de retenir que l'enquête sociale reste un instrument essentiel pour
le juge afin d'explorer l'environnement de l'enfant et ses impacts sur sa vie

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THEME 33 : L’ENQUETE SOCIALE

Lorsqu’un litige survient ou une infraction est commise le juge est saisi. Celui-ci peut
demander l’ouverture d’une enquête aux fins d’établir la vérité. Cette enquête est dite
enquête sociale. Notre étude portera ainsi sur deux points.
D’une part, nous étudierons la procédure d’enquête sociale et d’autre part les actes de
ladite enquête.

I- LA PROCEDURE DE L’ENQUETE SOCIALE

A-Au niveau des juridictions répressives

- Lors de la procédure de flagrant délit ont lieu les enquêtes sociales rapides pour
tenter de donner des éléments au juge sur la situation des prévenus
- Les enquêteurs (OPJ) doivent élaborer un bilan sur la situation personnelle, familiale
et professionnel à destination du juge, du procureur et de l’Avocat
- Le procureur de la République fait vérifier la situation matérielle, sociale, familiale
d’une personne faisant l’objet d’une enquête sociale (Art 52 CPP)
- Le rôle du juge d’instruction dans l’enquête sociale (Articles 98 ; 113 à 117 ; 122 ;
133 CPP)
- Le rôle du juge des enfants en tant que juge d’instruction dans l’enquête sociale (Art
807 CPP)
- L’enquête sociale intervient en priorité dans les procédures de comparution. Elle a
lieu légalement lors de la garde à vue, le procureur de la République, les Avocats
s’entretiennent avec le prévenu

B- Au niveau des juridictions civiles


- Le juge aux affaires familiale peut, lorsqu’il doit statuer sur les modalités de
l’exercice de l’autorité parentale, ordonné une enquête sociale.
- Le juge des affaires familiales peut ordonner d’office une enquête sociale lors d’une
audience de tentative de conciliation d’une procédure de divorce.
- Le juge de tutelle lorsqu’il instruit une demande d’ouverture de tutelle peut
ordonner une enquête sociale.

II- LES ACTES D’ENQUETES SOCIALES


A- Les Actes matériels
- Les auditions des parties
- Les visites domiciliaires
- L’entretien avec l’entourage des personnes concernées
- Les investigations et les diligences effectuées en matière pénale
- Les poursuites du délinquant
- Les perquisitions
- L’établissement d’un procès-verbal

B- Les Actes visant les personnes


- Sur le plan civil : il s’agit essentiellement des parents, des enfants (les mineurs)
- Sur le plan : il s’agit des délinquants

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Conclusion

L’enquête sociale est réalisée à la suite d’une procédure et au moyen d’un certain nombre
d’acte d’enquête. Il a pour finalité de facilité le travail du juge.

THEME 34 : LA MISE EN ETAT

La mise en état est prévue par les articles 48 à 53 du code de procédure civile commerciale
et administrative. Il résulte de ces dispositions que la mise en état est l’ensemble de
procédés aboutissant à l’instruction d'un dossier en matière civile. Elle a lieu lorsqu'un juge
est désigné par le président du tribunal afin d’effectuer des enquêtes plus appropriées. Elle
est généralement admise dans les affaires complexes, difficiles à élucider. Cependant quel
est le domaine de la mise en état et quel en est son régime juridique ?

I- LE DOMAINE DE LA MISE EN ÉTAT

Le domaine de la mise en état s’étend tant à certaines mesures (A) qu’aux incidents de
procédure (B)

A- LES MESURE CONCERNEES PAR LA MISE EN ÉTAT

-procéder à une enquête

- ordonner une expertise

- recevoir ou ordonner toute intervention

- statuer sur les exceptions de caution ou de cautionnement, de communication de pièces


ou de nullité d’acte, …

- se prononcer sur les demandes de provision sur dommages et intérêts

- ordonner une mise sous séquestre ou toutes mesures conservatoires

B- LES INCIDENTS CONCERNES PAR LA MISE EN ÉTAT

-les Demandes additionnelles ou reconventionnelles

- l'intervention

- les interruptions, reprises et péremptions d'instance

- les exceptions et fins de non-recevoir

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II- LE REGIME JURIDIQUE DE LA MISE EN ÉTAT

Le régime juridique de la mise en état concerne ses effets (A) et les recours contre les
ordonnances du juge (B)

A- LES EFFETS DE LA MISE EN ÉTAT

Mettre le dossier en état d’être jugé et permettre ainsi au tribunal de mieux statuer car le
dossier de la procédure est complet. Il a pour effet de purger la procédure de tous vices.

B- LES RECOURS CONTRE LES ORDONNANCES DU JUGE DE LA MISE EN ÉTAT

-les ordonnances du juge de la mise en état ne sont pas susceptibles d’opposition. Elles ne
peuvent être frappées d’appel ou de pourvoi en cassation qu'en même temps que la décision
du tribunal, sauf si elles mettent fin à l'instance

- les ordonnances sont immédiatement exécutoires

- cependant, ses ordonnances statuant en matière d’exception et de fin de non-recevoir ne


peuvent faire l'objet d’appel, qu’après le jugement sur le fond et conjointement avec l'appel
de ce jugement, sauf si elles mettent fin à l'instance.

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THEME 35 : LE CLASSEMENT SANS SUITE

En procédure pénale, des pouvoirs sont reconnus à certains acteurs de l’appareil judicaire
dans l’exercice de leur fonction. Au rang de ces de prérogatives, le principe de l’opportunité
des poursuites donne la faculté aux magistrats du parquet de déclencher ou de ne pas
déclencher l’action publique. La première hypothèse conduit à la poursuite et permet de
rétablir l’ordre public ou la paix sociale troublée. La seconde traduit par un classement sans
suite soulève des inquiétudes quant à l’existence de trouble et mérite notre attention.
L’examen du classement sans suite nécessite une connaissance des conditions de son
prononcé (I) avant ses effets (II).

I-LES CONDITIONS DU CLASSEMENT SANS SUITE

A-L’EXISTENCE DE CIRCONSTANCES PARTICULIERES LIEE A LA COMMISSION DES FAITS

Le classement sans suite doit être motivé par des circonstances liées à la commission des
faits.

Ces motifs peuvent tenir à des raisons :

- D’opportunité ;
Existence d’une infraction insuffisamment caractérisée (problème de preuve) ou la
personnalité de l’auteur

-JURIDIQUES

Absence d’infraction ou d’irresponsabilité pénales

La prescription ou l’extinction de l’action publique

B- L’INFORMATION DE LA VICTIME ET DU PLAIGNANT

- Le procureur de la République avise le plaignant du classement de l’affaire ;


- Le procureur de la République avise la victime du classement sans suite.

II - LES EFFETS DU CLASSMENT SANS SUITE

A- LA SUBSISTANCE DE L’ACTION PUBLIQUE NON ETEINTE

-La possibilité pour le ministère publique de reprendre la procédure

La victime peut relancer (la procédure (articles 106 et 107 du CPP)

B – LA RESTITUTION DES OBJETS SAISIS

-une restitution de principe des objets saisis ;

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- la conservation ou la destruction exceptionnelle des objets saisis.

En définitive, il convient de retenir que le procureur de la République classe l’affaire sans


suite, lorsque des conditions tenant à certaines circonstances et à l’information de la
victime sont réunies. Un tel classement sans suite de l’affaire qui est suivi en principe de
restitution des objets saisis n’est pas définitif.

THEME 36 : LE JUGEMENT CONTRADICTOIRE

En vertu du principe du contradictoire, un principe général de droit, les parties à un procès


pénal ou civil doivent avoir été mises en mesure de débattre contradictoirement et
loyalement. Ainsi, le jugement rendu par un juge conformément à ce principe est dit
jugement contradictoire.
Aussi, les conditions de qualification du jugement contradictoire diffèrent selon qu’on se
situe dans une procédure pénale ou qu’on est dans une procédure civile.
Quelles sont les conditions au vu desquelles l’on peut qualifier un jugement de
contradictoire ?
La réponse à cette interrogation commande que l’on fasse une distinction entre le jugement
contradictoire en procédure pénale et le jugement contradictoire en procédure civile.

I- LE JUGEMENT CONTRADICTOIRE EN MATIERE PENALE

Principe : le jugement est contradictoire lorsque toutes les parties ont comparu.

Exceptionnellement il ressort des dispositions des articles 420 et 421 CPP que le
jugement est contradictoire alors même que le prévenu n’a pas comparu lorsque :

- il est établi qu’il a eu connaissance de la citation régulière le concernant bien qu’il


n’ait pas été cité à personne
- il a adressé une lettre au président du tribunal demandant à être jugé en son absence
à condition l’infraction commise soit passible d’une peine d’amende ou d’une peine
d’emprisonnement inférieur à deux ans.
II- LE JUGEMENT CONTRADICTOIRE EN MATIERE CIVILE

Principe : Les différentes parties ont comparu à l’audience.

L’article 144 du CPCCA pose par ailleurs les conditions de qualification de jugement
contradictoire lorsque les parties n’ont pas comparu.

D’après ce texte, il suffit que la partie contre laquelle a été rendu le jugement ait eu
connaissance de la procédure pour que le jugement soit contradictoire. Cette
connaissance résulte :

- Soit l’acte introductif d’instance lui a été signifié ou notifié à personne


- Soit elle a comparu en cours de procédure, elle-même ou son représentant ou
mandataire

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- Elle a fait valoir à un moment quelconque de la procédure ses moyens

THEME 37 : LES DECISIONS DEFINITIVES

La justice est organisée de sorte qu’une affaire, une fois la décision rendue par le tribunal,
peut être portée devant d’autres juridictions tant qu’elle n’est pas devenue définitive. Il
faut entendre par décision définitive, une décision de justice (jugement ou arrêt), peu
importe la matière, qui n’est pas ou n’est plus susceptible, de la part des parties, de voie
de recours ordinaires ou extraordinaires. Ce caractère attaché aux décisions de justice vise
à consolider et assurer l’application effective desdites décisions et subséquemment la bonne
administration de la justice. Ainsi, quelles sont les conditions pour que les décisions soient
définitives et quels en sont les effets ?

Il importera donc de voir les conditions avant d’aborder les effets de la décision
définitive.

I. LES CONDITIONS D’UNE DECISION DEFINITIVE


A. L’épuisement des voies de recours contre la décision rendue
• Définition des voies de recours
• Toutes les voies de recours ont été exercées si bien que la décision n’est plus
susceptible de voies de recours devant une quelconque juridiction.
B. Le défaut d’exercice des voies de recours dans le temps requis
• Les différentes voies de recours et leurs délais (appel (en toute matière : civile,
pénale, administrative, commerciale, sociale) ; opposition ; pourvoi en cassation).
• Les parties n’ont pas exercé les voies de recours dans les délais prévus à cet effet.
II. LES EFFETS DE LA DECISION DEVENUE DEFINITIVE
A. L’autorité de la chose jugée
• Application ou exécution obligatoire de la décision par les parties
B. Impossibilité de remettre en cause la décision

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THEME 38 : LA COMPARUTION VOLONTAIRE

L’introduction de l’instance est le moyen par lequel une action est portée devant une
juridiction.
Traditionnellement, elle est introduite soit par la voie d’une assignation, soit d’une requête,
toutefois, il arrive des situations où l’instance est ouverte du fait du consentement des
parties, elle est dite comparution volontaire inscrit dans la loi n°72-833 du 21 décembre
1972, portant code de procédure civile, commerciale et administrative en son article 39.
Quelles sont dès lors les conditions requises pour l’application de la comparution volontaire
? Pour mieux cerner cette préoccupation, nous allons subdiviser notre travail autour de deux
grands axes, d’une part des conditions (I), et d’autre part les effets (II).

I- LES CONDITIONS DE LA COMPARUTION VOLONTAIRE

Il ressort de l’article suscité que pour être introduite la comparution volontaire obéit à des
conditions de fond et de forme.

- L’accord préalable des parties

D’un commun accord, ils s’entendent pour aller devant l’instance. Cette procédure permet
aux parties de définir leur position dès le départ.

- La présentation volontaire des parties devant la juridiction

Les parties se présentent, sans avoir été assigné par l’une ou l’autre partie et demandent
que la justice soit rendue à leur profit, donc être jugé spontanément.

- Paiement d’une consignation obligatoire, sauf si les parties bénéficient d’une


assistance judiciaire au regard de l’article 43 du CPCCA.

II- LES EFFETS DE LA COMPARUTION VOLONTAIRE

- La signature par les parties de leur déclaration


- L’affaire est inscrite au plumitif, comportant leur signature, sauf si elles ne savent pas
signer (mention en sera faite)
- A leur demande, le greffe de la juridiction doit établir le procès-verbal de leur
comparution.
- A défaut de provision suffisante, il n’est pas procédé à l’enrôlement de l’affaire ou il
n’est pas suivi sur la demande reconventionnelle.

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THEME 39 : LE JUGEMENT DE DEFAUT

En procédure judiciaire, le principe du contradictoire constitue le premier facteur d’une


justice de qualité. Il signifie qu’une partie ne peut être jugée sans avoir été entendue.
Toutefois dans certaines circonstances la loi elle-même prévoit que des décisions soient
rendues en l’absence d'une partie.
Ainsi en matière pénale comme en matière civile le juge peut rendre des jugements dits
jugements de défaut.
Pour mieux comprendre notre sujet il convient d'abord d'analyser les critères de qualification
d’un jugement de défaut et les effets juridiques qu'emporte ce type de décisions.

I- LES CRITÈRES DE QUALIFICATION D’UN JUGEMENT DE DÉFAUT

A- Le défaut de comparution de la partie régulièrement citée à comparaître


- La signification de l’assignation a été régulièrement faite
- La partie concernée a délibérément renoncée à comparaître

B- Le défaut de délivrance d’une citation à la partie devant comparaître


- La partie devant comparaître n'a reçu aucune notification de l'acte
introductif d'instance
- Elle n'a pas eu connaissance de la citation

II- LES EFFETS JURIDIQUES D’UN JUGEMENT DE DÉFAUT

A- Les effets quant à la valeur juridique de la décision rendue par défaut

- Le jugement rendu par défaut à autorité de chose jugée


- Le jugement rendu par défaut est exécutoire

B- Les effets quant à l’existence de voie de recours

- La partie jugée par défaut peut attaquer la décision par la voie de


l’opposition (rétractation) surtout si c’est une décision rendue en
dernier ressort
- La partie jugée par défaut peut attaquer la décision par la voie de
l’appel

THEME 40 : LA REPRESENTATION EN JUSTICE

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THEME 41 : LA PRESCRIPTION DE L’ACTION PUBLIQUE

La prescription est un mode ou une cause d’extinction de l’action publique résultant du non
exercice de celle-ci avant l’expiration du délai fixé par la loi dont la survenance résulte du
seul écoulement du temps. La prescription de l’action publique est le temps écoulé depuis
la commission de l’infraction ou depuis le dernier acte de poursuite ou d’instruction jusqu’à
un délai après lequel aucune poursuite n’est plus possible.

I- CONDITION POUR INVOQUER LA PRESCRIPTION


Condition de fond

-Les infractions de droit commun la contravention, le délit ou le crime

-L’existence d’une infraction n’ayant pas été définitivement jugée.

Cependant, les infractions de génocide, de crime de guerre et de crime contre l’humanité


sont imprescriptibles.

I- Condition de délai

La durée du délai varie en fonction de la nature de l’infraction. C’est ainsi on aura :

-1 an pour les contraventions

-3 ans pour les délits

-10 ans pour les crimes

La prescription peut être suspendue ou interrompue et elle a pour but d’arrêter


provisoirement la prescription.

II- LES EFFETS DE LA PRESCRIPTION DE L’ACTION PUBLIQUE


A – l’effet principal

-Aucune action relative aux faits infractionnels ne peut plus être poursuivie ni par le
procureur de la république, ni par la victime L’auteur ou le complice devient libre.

B- EFFETS SECONDAIRES

-L’action civile se prescrit par le mécanisme de la solidarité des prescriptions.

-L’action civile demeure si elle a été engagée avant la prescription de l’action publique
seulement devant les juridictions civiles.

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THEME 42 : LA CONTRAINTE PAR CORPS (Article 740 à 753 code de
procédure pénale)

À l’issue de chaque procès pénal, le juge peut prononcer à l’encontre de la partie qui a
succombé des condamnations pécuniaires. Il s’agit d'amendes ou de frais au profit du trésor
public. Lorsque le débiteur ne s’exécute pas, le législateur a prévu dans le code de procédure
pénale une mesure privative de liberté pour l’y contraindre : c’est la contrainte par corps.
Pour une fluidité de notre argumentation nous analyserons d'abord les conditions préalables
au prononcée de la contrainte par corps (I) pour ensuite voir ses effets (II).

I- LES CONDITIONS PRÉALABLES À LA CONTRAINTE PAR CORPS

A- Les conditions de forme

-Le greffier en chef de la juridiction doit délivrer au condamné 03 extraits de la décision


comportant le décompte des condamnations pécuniaires mise à sa charge (article 747 cpp)

-Le condamné doit s’exécuter dans un délai de 3 mois à compter de la condamnation


définitive (article 746 CPP)

-À l’expiration des 3 mois le greffier transmet au parquet les extraits des condamnations non
exécutées (article 749 CPP)

B- Les conditions de fond

-La contrainte par corps ne peut être exercée que contre les personnes dont la culpabilité a
été établie par décision de justice devenue irrévocable (article 742 CPP)

-La personne doit avoir été condamnée à une amende pénale ou civile, aux frais, aux
dommages et intérêts ou tout autre paiement au profit du Trésor public

-La personne condamnée doit être âgée de plus de 18 ans et ne doit pas avoir 60 ans au
moment de la condamnation (article 724 CPP)

II- LES EFFETS DE LA CONTRAINTE PAR CORPS

A- Les effets à l’égard du débiteur

-La personne condamnée est emprisonné pour une durée fixée suivant la valeur de sa dette
(article 741cpp)

-La contrainte par corps est réduite de moitié pour les condamnés qui justifient de leur
insolvabilité en produisant un certificat (article 743 CPP).

B- Les effets sur la dette

-Le condamné qui a subi la contrainte par corps n’est pas libéré de sa dette (article 753cpp)

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-Il peut toutefois faire cesser les effets de la contrainte par corps en fournissant une caution
solidaire ou en payant ou consignant une somme suffisante (article 752cpp).

THEME 43 : LA LIBERTE PROVISOIRE

Prévue aux articles 171 à 187 du code de procédure pénale (CPP), la liberté provisoire est
une mesure qui se prend en faveur de l’individu préalablement placé en état de détention
préventive et qui après avoir demandé pour certaines raisons recouvrera sa liberté de façon
temporaire. Il s’agit d’une remise en liberté temporaire d’un individu placé en détention à
la suite d’un mandat d’arrêt provisoire ou de détention préventive du Procureur ou d’une
juridiction de jugement. Il convient de déterminer les conditions de mise en liberté
provisoire (I) puis de voir ses effets (II).

I- Les conditions de la liberté provisoire

A- Les conditions de fond

La mise en liberté provisoire d’une personne placée détention provisoire quand elle est de
droit doit être ordonnée dans les cas suivant :
➢ Lorsque la détention provisoire excède la durée raisonnable (art 166 in fine et 167 in
fine CPP) ;
➢ En cas de détérioration de l’état de santé du détenu (art 179 CPP) ;
➢ Lorsque les conditions de mise en détention provisoire ne sont plus réunies.

La liberté peut, dans tous les cas où elle n’est pas de droit, être subordonnée à l’obligation
de fournir un cautionnement ou de constituer des sûretés (voir art 184 à 187CPP).

B- Les conditions de forme

➢ La demande de mise en liberté provisoire à l’initiative de détenu ou son avocat (art


172 CPP) ;
➢ La demande mise en liberté à l’initiative du juge d’instruction ou du Procureur de la
république (art 171 CPP).

II- Les effets de la liberté provisoire

A- Les obligations imposées à l’individu

-Répondre aux convocations de l’autorité judiciaire (art 171) ;


-Avertir le juge d’instruction de tous ses déplacements (art171) ;
-La remise en liberté peut être accompagnée de certaines obligations particulières
prononcées dans le cadre d’un contrôle judiciaire (art171).

B- la sanction du non-respect des obligations imposées

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- Après la mise en liberté, si l’inculpé invité à comparaître ne se présente pas ou si des
circonstances nouvelles ou graves rendent sa détention nécessaire, la juridiction
d’Instruction ou de jugement saisie de l’affaire peut décerner un nouveau mandat (art
183CPP).

En somme, il convient de retenir que la liberté provisoire est une mesure de faveur dont
bénéficie un individu placé en détention préventive pouvant intervenir tout à moment. Le
bénéfice de cette mesure soumise à certaines conditions produit certains effets.

THEME 44 : L’EXECUTION DE LA DECISION

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THEME 45 : L’OPPORTUNITE DE POURSUITE DU PROCUREUR DE LA
REPUBLIQUE

Prévue par les articles 51 et 788 du code de procédure pénale, l’opportunité des poursuites
du Procureur de la République, objet de notre étude, est une faculté reconnue au Ministère
public lorsqu'une infraction lui est dénoncée de déclencher ou pas l’action publique. Il
convient donc de mieux approfondir l’étude cette notion (I) avant de voir ses limites (II).

I- LA NOTION D’OPPORTUNITE DES POURSUITES (DEFINITION)

A - SIGNIFICATION DU PRINCIPE

-Un pouvoir reconnu au Procureur de la République

-Un pouvoir justifié par la protection de l’intérêt général

-L’obligation d’informer la victime en cas de classement sans suite

B- DOMAINE D ' APPLICATION

-A la suite d’une enquête préliminaire

- A la suite d'une enquête de flagrance

II- LES LIMITES AU PRINCIPE

A- PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE

-Obligation pour le Procureur d’ouvrir l’action publique

B- PRESCRIPTION DE L 'ACTION PUBLIQUE

-Impossibilité pour le Procureur d’ouvrir une action éteinte

En conclusion, retenons que l’opportunité des poursuites semble faire du Procureur de la


République, un organe incontournable par sa capacité à pouvoir classer sans suite ou non
une affaire. Fort heureusement, ce pouvoir connait des limites. Pour notre part, Il convient
en tout état de cause d’affirmer que ce principe instaure une justice répressive plus humaine
qui fait de l’intérêt général sa priorité.

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