Edhec 09
Edhec 09
EXERCICE 1
Si la suite (Xn ) converge en moyenne vers X, alors elle converge en probabilité vers X.
2) a) Soit n un élément de N∗ . Yn prend une valeur non nulle si et seulement si les variables aléatoires Z1 , Z2 , ..., Zn
prennent une valeur non nulle.
n n
!
\ \
Alors {Yn 6= 0} = {Zk 6= 0} donc P (Yn 6= 0) = P {Zk 6= 0} .
k=1 k=1
n
Y n
Y
Par indépendance il vient : P (Yn 6= 0) = P (Zk 6= 0) = 1 − P (Zk = 0) .
k=1 k=1
n
Y
Or Z1 , Z2 , ..., Zn suivent la loi de Poisson de paramètre λ donc : P (Yn 6= 0) = (1 − e−λ ) = (1 − e−λ )n .
k=1
b) Si n est un élément de N∗ et si ε est un réel strictement positif, la réalisation de l’événement {Yn > ε} entraı̂ne la
réalisation de l’événement {Yn 6= 0} !
Pour tout réel strictement positif ε et pour tout entier naturel n non nul, {Yn > ε} ⊂ {Yn 6= 0}.
λ est (strictement) positif donc |1 − e−λ | = 1 − e−λ < 1. Alors lim (1 − e−λ )n = 0.
n→+∞
Par encadrement on obtient alors : lim P (|Yn − 0| > ε) = 0 et ceci pour tout réel ε strictement positif.
n→+∞
3) Ici une petite modification du texte s’impose ! Dans l’ensemble de la question nous supposerons que la suite (Yn )
converge en moyenne vers une variable aléatoire Y afin que le Y de c) ne se sente pas trop seul...
2
a) Nous avons supposé que la suite (Yn ) converge en moyenne vers une variable aléatoire Y . Alors, d’après la première
question, la suite (Yn ) converge en probabilité vers Y . Or d’après la seconde question la suite (Yn ) converge en
probabilité vers la variable aléatoire certaine égale à 0.
Le résultat admis au début de l’exercice permet de dire que P (Y = 0) = 1.
b) Soit n un élément de N∗ . Z1 , Z2 , ..., Zn possèdent une espérance qui vaut λ et ces variables sont indépendantes.
Alors Z1 × Z2 × · · · × Zn possède une espérance qui vaut E(Z1 ) × E(Z2 ) × · · · × E(Zn ) donc λn .
Donc E(Yn ) existe et vaut λn .
c) Y est presque sûrement égale à 0 donc Y possède une espérance qui vaut 0.
Rappelons que Yn possède une espérance qui vaut λn .
Comme la suite (Yn ) converge en moyenne vers Y , E |Yn − Y | existe pour tout n dans N∗ .
∇ Remarque En fait la minoration E |Yn − Y | > E(Yn ) − E(Y ) ne sert à rien car on a presque sûrement ( !)
directement E |Yn − Y | = E(Yn ) = λn . ∇
4) Si la suite (Yn ) converge en moyenne vers une variable aléatoire Y alors lim E |Yn − Y | = +∞. Ceci est
n→+∞
légèrement contradictoire. Donc la suite (Yn ) ne converge pas en moyenne vers Y .
EXERCICE 2
1) a) Soit n un élément de N∗ .
Z +∞ Z +∞
1 dt dt
t→ est continue sur [0, +∞[. est alors de même nature que ·
(1 + tα )n 0 (1 + tα )n 1 (1 + tα )n
1 1 1 1
• ∼ donc ∼ ·
1 + tα t→+∞ tα (1 + tα )n t→+∞ tα n
3
1
•t→ est positive sur [1, +∞[.
tα n
Z +∞
dt
• converge car α n > 1 puisque n > 1 et α > 1.
1 tα n
Z +∞
dt
Les règles de comparaison sur les intégrales généralisées de fonctions positives montrent alors que
1 (1 + tα )n
Z +∞
dt
converge. Ainsi converge et un est défini.
0 (1 + tα )n
Z +∞
1 dt
∀t ∈ [0, +∞[, > 0 donc un = > 0.
(1 + tα )n 0 (1 + tα )n
b) Soit n un élément de N∗ .
∀t ∈ [0, +∞[, 1 + tα > 1 et n + 1 > n. Donc ∀t ∈ [0, +∞[, (1 + tα )n+1 > (1 + tα )n > 0.
Z +∞ Z +∞
1 1 dt dt
Ainsi ∀t ∈ [0, +∞[, 6 · Ceci donne en intégrant : 6 ·
(1 + tα )n+1 (1 + tα )n 0 (1 + t α )n+1
0 (1 + tα )n
Alors un+1 6 un et ceci pour tout n dans N∗ .
La suite (un )n>1 est décroissante et minorée par 0 donc elle est convergente.
∀n ∈ N∗ , un = n α (un − un+1 ).
4
3) Rappelons que la suite des sommes partielles d’une série à termes positifs divergente tend vers +∞.
n−1
X
1 1
∀n ∈ [[2, +∞[[, ln un = ln u1 + ln 1 − car u1 > 0 et ∀k ∈ [[1, n − 1]], 1 − > 0.
kα kα
k=1
1 1
• − ln 1 − ∼ ·
k α k→+∞ k α
1
• ∀k ∈ N∗ , − ln 1 − > 0.
kα
1
• La série de terme général est divergente.
kα
1
Les règles de comparaison sur les séries à termes positifs montrent que la série de terme général − ln 1 − est
kα
divergente. Cette série étant à termes positifs la suite de ses sommes partielles tend vers +∞.
n−1
X n−1
X
1 1
Ainsi lim − ln 1 − = +∞ donc lim ln 1 − = −∞.
n→+∞ kα n→+∞ kα
k=1 k=1
n−1
X !
1
Alors lim ln un = lim ln u1 + ln 1 − = −∞. Donc lim un = lim eln un = 0.
n→+∞ n→+∞ kα n→+∞ n→+∞
k=1
lim un = 0.
n→+∞
4) a) Soit n un élément de N∗ .
n
X n
X n n
X X
Sn = uk = k α (uk − uk+1 ) = k α uk − k α uk+1 .
k=1 k=1 k=1 k=1
1 1 1 1 1 1
c) ln 1 − =− + o et ln 1 − =− + o .
kα kα k→+∞ k k k k→+∞ k
1 1 1 1 1 α−1 1 1 α−1
Donc ln 1 − − ln 1 − =− + + o = + o . Comme n’est pas nul :
kα k k α k k→+∞ k α k k→+∞ k α
1 1 α−1 1
ln 1 − − ln 1 − ∼ ·
kα k k→+∞ α k
1 1 α−1 1
d) • ln 1 − − ln 1 − ∼ ·
kα k k→+∞ α k
α−1 1
• ∀k ∈ N∗ , > 0.
α k
α−1 1
• la série de terme général est divergente.
α k
1
Les règles de comparaison sur les séries à termes positifs montrent alors que la série de terme général ln 1 − −
kα
1
ln 1 − diverge.
k
1 1 1 1
α > 1 donc ∀k ∈ [[2, +∞[[, 6 · Alors ∀k ∈ [[2, +∞[[, 1 − > 1 − > 0.
kα k kα k
1 1 1 1
Ainsi ∀k ∈ [[2, +∞[[, ln 1 − > ln 1 − . Finalement ∀k ∈ [[2, +∞[[, ln 1 − − ln 1 − > 0.
kα k kα k
1 1
La série de terme général ln 1 − − ln 1 − diverge et est à termes positifs donc la suite de ses sommes
kα k
partielles tend vers +∞.
n !
X 1 1
Alors lim ln(Sn ) = lim ln(u1 ) + ln 1 − − ln 1 − = +∞.
n→+∞ n→+∞ kα k
k=2
ln Sn
Ceci donne encore lim Sn = lim e = +∞. Plus de doute :
n→+∞ n→+∞
Z +∞ Z A iA
dt dt h π
5) Ici α = 2. u1 = = lim = lim arctan t = lim arctan A = ·
0 1 + t2 A→+∞ 0 1 + t2 A→+∞ 0 A→+∞ 2
6
∗ 1 1
De plus ∀n ∈ N , un+1 = 1− un ou ∀n ∈ [[2, +∞[[, un = 1− un−1 .
2n 2 (n − 1)
1 Function u(n:integer):real;
2 Begin
3 If (n=1) then u:=pi/2
4 else u:=(1-0.5/(n-1))*u(n-1);
5 end;
EXERCICE 3
2n+1
X
1) • Soit P = ak X k un élément de E.
k=0
2n+1 2n+1
1 X 1 X
f (P ) = X 2n+1 P = ak X 2n+1 × = ak X 2n+1−k .
X Xk
k=0 k=0
2n+1
X
Un petit changement d’indice donne alors : f (P ) = a2n+1−k X k . Ainsi f (P ) est un élément de E.
k=0
2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X
Soit P = ak , X k un élément de E. f (P ) = ak X 2n+1−k = a2n+1−k X k .
k=0 k=0 k=0
1
Dans la suite nous nous appuierons sur cela pour nous éviter de parler de P ...
X
2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X
• Soient P = ak X k et Q = bk X k deux éléments de E. Soit λ un réel. λ P + Q = (λ ak + bk ) X k .
k=0 k=0 k=0
2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X
Ainsi : f (λ P + Q) = (λ a2n+1−k + b2n+1−k ) X k = λ a2n+1−k X k + b2n+1−k X k = λ f (P ) + f (Q).
k=0 k=0 k=0
f est donc linéaire. f est alors une application linéaire de E dans E. Par conséquent :
f est un endomorphisme de E.
2n+1
X 2n+1
X
2) a) Soit P = ak X k un élément de E. f (P ) = a2n+1−k X k .
k=0 k=0
2n+1
X 2n+1
X
a2n+1−(2n+1−k) X k = ak X k = P .
Donc f f (P ) =
k=0 k=0
∀P ∈ E, (f ◦ f )(P ) = f f (P ) = P . Ainsi :
f ◦ f = Id.
b) X 2 − 1 est un polynôme annulateur de f dont les zéros sont −1 et 1. Le spectre de f est donc contenu dans {−1, 1}.
7
3) a) Nous ne commencerons pas à supposer que P est dans Ker(f − Id). Nous donnerons directement, et pour le
même prix une condition nécessaire et suffisante pour que P soit dans Ker(f − Id).
2n+1
X 2n+1
X
Soit P = ak X k un élément de E. f (P ) = a2n+1−k X k .
k=0 k=0
2n+1
X 2n+1
X
P ∈ Ker(f − Id) ⇐⇒ P = f (P ) ⇐⇒ ak X k = a2n+1−k X k ⇐⇒ ∀k ∈ [[0, 2n + 1]], ak = a2n+1−k .
k=0 k=0
Observons alors que : n + 1, 2n + 1 − (n + 1) = (2n + 1 − n, n), n + 2, 2n + 1 − (n + 2) = (2n + 1 − (n − 1), n − 1),
..., 2n + 1, 2n + 1 − (2n + 1) = (2n + 1 − 0, 0).
Ce qui permet de dire que les n + 1 dernières équations du système précédent se déduisent des n+1 premières.
a = a
0 2n+1
a1 = a2n
............ a = a
0 2n+1
an−1 = an+2 a1 = a2n
Illustrons ! ! an = an+1 ⇐⇒ . . . . . . . . . . . C’est mieux comme cela Elisa ?
a = a a = a2n
n+1 n
1
a = a an = an+1
n+2 n−1
. . . . . . . . . . . .
a2n+1 = a0
Ainsi P ∈ Ker(f − Id) ⇐⇒ ∀k ∈ [[0, 2n + 1]], ak = a2n+1−k ⇐⇒ ∀k ∈ [[0, n]], ak = a2n+1−k .
2n+1
X
Un élément P = ak X k de E est un élément de Ker(f − Id) si et seulement si ∀k ∈ [[0, n]], ak = a2n+1−k .
k=0
2n+1
X
b) Soit P = ak , X k un élément de Ker(f − Id). Alors ∀k ∈ [[0, n]], ak = a2n+1−k et même ∀k ∈ [[0, 2n + 1]], ak =
k=0
a2n+1−k .
n
X 2n+1
X n
X n
X n
X
Donc P = ak X k + a2n+1−k X k = ak X k + ak X 2n+1−k = ak (X k + X 2n+1−k ).
k=0 k=n+1 k=0 k=0 k=0
2n+1 2n n n+1
Alors P appartient à Vect(1 + X ,X + X ,...,X + X ).
Ceci permet de dire que Ker(f − Id) ⊂ Vect(1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 ).
De plus ∀k ∈ [[0, n]], f (X k + X 2n+1−k ) = X 2n+1−k + X 2n+1−(2n+1−k) = X k + X 2n+1−k .
Donc ∀k ∈ [[0, n]], X k + X 2n+1−k ∈ Ker(f − Id). Ainsi Vect(1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 ) ⊂ Ker(f − Id).
Finalement Ker(f − Id) = Vect(1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 ) et alors (1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 )
est une famille génératrice de Ker(f − Id).
∀k ∈ [[0, n]], deg(X k + X 2n+1−k ) = 2n + 1 − k, donc les éléments de la famille (1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 )
sont des polynômes non nuls de degrés deux à deux distincts.
Ainsi (1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 ) est une famille libre de Ker(f − Id). Finalement :
∀k ∈ [[0, n]], deg(X k − X 2n+1−k ) = 2n + 1 − k, donc les éléments de la famille (1 − X 2n+1 , X − X 2n , . . . , X n − X n+1 )
sont des polynômes non nuls de degrés deux à deux distincts.
Ainsi (1 − X 2n+1 , X − X 2n , . . . , X n − X n+1 ) est une famille libre de Ker(f − Id). Finalement :
2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X
5) a) Dans cette section P = ak X k , Q = bk X k , R = ck X k sont trois éléments de E et λ est un réel.
k=0 k=0 k=0
2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X
• ϕ(λ P + Q, R) = ((λ ak + bk ) ck ) = (λ ak ck + bk ck ) = λ ak ck + bk ck = λ ϕ(P, R) + ϕ(Q, R).
k=0 k=0 k=0 k=0
2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X 2n+1
X
b) P = ak X k et Q = bk X k sont deux éléments de E. f (P ) = a2n+1−k X k et f (Q) = b2n+1−k X k .
k=0 k=0 k=0 k=0
9
2n+1
X 2n+1
X
Ainsi ϕ (f (P ), Q) = a2n+1−k bk = ai b2n+1−i = ϕ (P, f (Q)). ϕ (f (P ), Q) = ϕ (P, f (Q)).
k=0 i=0
Nous avons vu plus haut que les deux valeurs propres possibles de f sont 1 et −1. Nous avons également vu que :
Ker(f − Id) = Vect(1 + X 2n+1 , X + X 2n , . . . , X n + X n+1 ) et Ker(f + Id) = Vect(1 − X 2n+1 , X − X 2n , . . . , X n − X n+1 ).
Ainsi Ker(f − Id) et Ker(f + Id) ne sont pas réduit au vecteur nul ; 1 et −1 sont des valeurs propres de f .
Finalement 1 et −1 sont les valeurs propres de f . Comme f est diagonalisable, Ker(f − Id) et Ker(f + Id) sont
supplémentaires.
De plus f est symétrique donc ses sous-espaces propres sont orthogonaux. Alors Ker(f − Id) et Ker(f + Id) sont
orthogonaux. Finalement :
∇ Remarque Ceci indique que Ker(f + Id) est l’orthogonal de Ker(f − Id).
Or f est un endomorphisme involutif de E donc f est la symétrie vectorielle par rapport à Ker(f −Id) dans la direction
Ker(f + Id).
Finalement f est la symétrie vectorielle orthogonale par rapport à Ker(f − Id). ∇
PROBLÈME
Partie 1 : Préliminaire
n
X 1 − tn
b) Soit n un élément de N∗ . ∀t ∈ [0, x], tp−1 = ·
p=1
1−t
n
xX x
1 − tn
Z Z
En intégrant on obtient : tp−1 dt = dt. Ce qui donne par linéarité de l’intégrale :
0 p=1 0 1−t
n Z x x x n p x Z x n
tn
Z Z
X
p−1 dt X t x t
t dt = − dt. Alors = − ln |1 − t| 0 − dt.
p=1 0 0 1−t 0 1−t p=1
p 0 0 1 −t
n Z x n Z x n
X xp t t
Ainsi = − ln |1 − x| − dt = − ln(1 − x) − dt.
p=1
p 0 1−t 0 1−t
10
n Z x n
∗
X xp t
∀n ∈ N , = − ln(1 − x) − dt.
p=1
p 0 1 −t
1 1 tn tn
c) Soit n un élément de N∗ . ∀t ∈ [0, x], 0 6 6 et tn > 0 donc ∀t ∈ [0, x], 0 6 6 ·
1−t 1−x 1−t 1−x
x étant un élément de [0, 1[, il vient en intégrant :
Z x n Z x n Z x n+1 x
t t 1 n 1 t 1 xn+1 1
06 dt 6 dt = t dt = = 6 ·
0 1 − t 0 1 − x 1 − x 0 1 − x n + 1 0 1 − x n + 1 (1 − x)(n + 1)
1
Or lim = 0. Par encadrement on obtient alors :
n→+∞ (1 − x)(n + 1)
Z x n
t
lim dt = 0.
n→+∞ 0 1 − t
n Z x n
xp
X t
d) Alors lim = lim − ln(1 − x) − dt = − ln(1 − x). Ainsi :
n→+∞
p=1
p n→+∞ 0 1−t
+∞ p
xp X x
la série de terme général converge et = − ln(1 − x).
p p=1
p
xn+1
La série de terme général est convergente.
n(n + 1)
+∞ +∞ +∞
X xn+1 X xn X xn+1
b) =x − car les trois séries convergent.
n=1
n(n + 1) n=1
n n=1
(n + 1)
+∞ +∞ +∞ p
X xn+1 X xn+1 X x
Donc = x (− ln(1 − x)) − = −x ln(1 − x) − ·
n=1
n(n + 1) n=1
(n + 1) p=2
p
+∞ +∞ p
X xn+1 X x
= −x ln(1 − x) − + x = −x ln(1 − x) − (− ln(1 − x)) + x = x + (1 − x) ln(1 − x).
n=1
n(n + 1) p=1
p
+∞
X xn+1
= x + (1 − x) ln(1 − x).
n=1
n(n + 1)
Partie 2
Supposons qu’il existe un réel x0 tel que F (x0 ) = 1. F étant croissante sur R : ∀x ∈ [x0 , +∞[, F (x) = 1 ! !
f est continue sur ]0, +∞[. Donc F est dérivable sur ]0, +∞[ et ∀x ∈]0, +∞[, F 0 (x) = f (x).
Or f est strictement positive sur [0, +∞[ donc sur ]0, +∞[. Par conséquent F est strictement croissante sur ]0, +∞[
(et même sur [0, +∞[ car F est continue sur R).
F étant strictement croissante sur ]0, +∞[ et constante sur [x0 , +∞[, une légère contradiction apparaı̂t...
Ainsi il n’existe pas de réel x0 tel que F (x0 ) = 1. Donc ∀x ∈ R, F (x) < 1. Alors :
∀x ∈ R, 1 − F (x) > 0.
Z +∞
2) Il convient de montrer que g est positive sur R, continue sur R privé d’un ensemble fini de points et que g(t) dt
−∞
existe et vaut 1. Une remarque préliminaire s’impose.
Z x
f étant nulle sur ] − ∞, 0[ : ∀x ∈] − ∞, 0[, F (x) = f (t) dt = 0.
−∞
Alors ∀x ∈] − ∞, 0[, −f (x) ln(1 − F (x)) = −f (x) ln(1) = 0 = g(x). Plus de doute :
• Soit x un réel.
0 < 1 − F (x) 6 1 donc ln(1 − F (x)) 6 0. f (x) > 0 donc −f (x) 6 0. Alors g(x) = −f (x) ln(1 − F (x)) > 0.
Finalement ∀x ∈ R, g(x) > 0.
• x → 1 − F (x) est continue et strictement positive sur R et ln est continue sur R+ ∗ . Alors x → ln(1 − F (x)) est
continue sur R.
f est continue sur [0, +∞[ et sur ] − ∞, 0[ donc f est au moins continue sur R∗ . Il en est alors de même pour −f .
Donc, par produit, g : x → −f (x) ln(1 − F (x)) est continue sur R∗ .
g est continue sur R privé d’un ensemble fini de points.
∇ Remarque Ce qui précède montre que g est continue en tout point de R∗ .
g est aussi continue à droite en 0 car −f et x → ln(1 − F (x)) sont continues sur [0, +∞[.
Z 0
Notons que F (0) = f (t) dt = 0. Alors g(0) = −f (0) ln(1 − 0) = 0. Rappelons que g est nulle sur ] − ∞, 0[.
−∞
Posons ∀x ∈ [0, +∞[, u(x) = 1 − H(x). u est de classe C 1 sur [0, +∞[ et ∀x ∈ [0, +∞[, u0 (x) = −f (x).
Posons ∀x ∈ [0, +∞[, v(x) = ln(1 − H(x)). x → 1 − H(x) est de classe C 1 sur [0, +∞[ et strictement positive. Comme
−f (x)
ln est de classe C 1 sur R+ ∗ , par composition v est de classe C 1 sur [0, +∞[. ∀x ∈ [0, +∞[, v 0 (x) = ·
1 − H(x)
Soit A un réel strictement positif. En utilisant une intégration par parties (justifiée par ce qui précède) il vient :
Z A Z A Z A
A −f (t)
g(t) dt = − f (t) ln(1 − H(t)) dt = [(1 − H(x)) ln(1 − H(x))]0 − (1 − H(t)) dt.
0 0 0 1 − H(t)
Z A Z A
g(t) dt = (1 − H(A)) ln(1 − H(A)) − (1 − H(0)) ln(1 − H(0)) + f (t) dt.
0 0
Z A
g(t) dt = (1 − H(A)) ln(1 − H(A)) − (1 − H(0)) ln(1 − H(0)) + F (A) − F (0).
0
Z 0
H(0) = F (0) = f (t) dt = 0 donc (1 − H(0)) ln(1 − H(0)) = ln 1 = 0.
−∞
Z A
Alors g(t) dt = (1 − H(A)) ln(1 − H(A)) + F (A).
0
lim (1 − H(A)) = lim (1 − F (A)) = 0 et lim (x ln x) = 0 donc lim (1 − H(A)) ln(1 − H(A)) = 0.
A→+∞ A→+∞ x→0 A→+∞
Z A
Comme en plus lim F (A) = 1 : lim g(t) dt = lim (1 − H(A)) ln(1 − H(A)) + F (A) = 1.
A→+∞ A→+∞ 0 A→+∞
Z +∞
Ainsi g(t) dt existe et vaut 1.
0
Z +∞
Ceci achève de montrer que g(t) dt existe et vaut 1.
−∞
Z +∞
g est positive sur R, g est continue sur R privé d’un ensemble fini de points et g(t) dt existe et vaut 1. Alors g
−∞
est une densité de probabilité donc :
une variable aléatoire X0 suivant une loi exponentielle vérifie les conditions imposées dans cette partie.
b) Ici X suit la loi exponentielle de paramètre λ alors f0 est encore une densité de X. f et f0 sont donc deux densités
de X !
∇ Remarque À priori (à priori seulement), rien ne permet de dire que f est f0 ... ∇
−f0 (x) ln(1 − F (x)) si x ∈ [0, +∞[
Posons ∀x ∈ R, g0 (x) = .
0 sinon
f et f0 diffèrent seulement en un nombre fini de points il en est alors de même de g et g0 .
Comme g0 est positive sur R et que g est une densité de Y , g0 est encore une densité de Y !
x
−λ x −λ x −λ x −λ x −λ x x2−1 e− (1/λ)
∀x ∈ [0, +∞[, g0 (x) = −λ e ln(1 − (1 − e )) = −λ e ln(e )) = (−λ) (−λ x) e = ·
(1/λ)2 Γ(2)
13
Exercice Montrer que f = f0 ! En déduire que ceux qui n’ont pas pris de précaution avaient raison... ! Comme disait
ma grand-mère il n’y a de la chance que pour la canaille...
14
Partie 3
r r r r
∗
X X 1 X 1 1 1 X
1) ∀r ∈ N , un = = − =1− · Alors lim un = 1.
n=1 n=1
n (n + 1) n=1 n n + 1 r+1 r→+∞
n=1
+∞
1 X
La série de terme général un = converge et un = 1.
n(n + 1) n=1
n∈N∗
[
Z −1 (] − ∞, x]) =
{ω ∈ Ω | Max X0 (ω), X1 (ω), . . . , XN (ω) (ω) 6 x} ∩ {ω ∈ Ω | N (ω) = n} .
n∈N∗
[ n o
Z −1 (] − ∞, x]) =
ω ∈ Ω | Max X0 (ω), X1 (ω), . . . , XN (ω) (ω) 6 x et N (ω) = n .
n∈N∗
[ n o
Z −1 (] − ∞, x]) = ω ∈ Ω | Max (X0 (ω), X1 (ω), . . . , Xn (ω)) 6 x et N (ω) = n .
n∈N∗
[ n o
Z −1 (] − ∞, x]) = ω ∈ Ω | X0 (ω) 6 x, X1 (ω) 6 x, . . . , Xn (ω) 6 x, N (ω) = n .
n∈N∗
[
Z −1 (]−∞, x]) = {ω ∈ Ω | X0 (ω) 6 x}∩{ω ∈ Ω | X1 (ω) 6 x}∩· · ·∩{ω ∈ Ω | Xn (ω) 6 x}∩{ω ∈ Ω | N (ω) = n} .
n∈N∗
[
Z −1 (] − ∞, x]) = X0−1 (] − ∞, x]) ∩ X1−1 (] − ∞, x]) ∩ · · · ∩ Xn−1 (] − ∞, x]) ∩ N −1 ({n}) .
n∈N∗
Soit n un élément de N∗ .
X0 , X1 , ..., Xn , N sont des variables aléatoires sur (Ω, A, P ) donc X0−1 (] − ∞, x]), X1−1 (] − ∞, x]), ..., Xn−1 (] − ∞, x]),
N −1 ({n}) sont des éléments de la tribu A.
Alors X0−1 (] − ∞, x]) ∩ X1−1 (] − ∞, x]) ∩ · · · ∩ Xn−1 (] − ∞, x]) ∩ N −1 ({n}) est un élément de A (A est stable par
intersection finie ou dénombrable).
Ainsi Z −1 (] − ∞, x]) est réunion dénombrable d’éléments de la tribu A c’est donc un élément de A et ceci pour tout
élément x de R.
Ceci achève de montrer que :
b) Soit x un élément de R.
+∞
X (F (x))n+1
F (x) ∈ [0, 1[ donc, d’après le préliminaire : FZ (x) = = F (x) + (1 − F (x)) ln(1 − F (x))
n=1
n (n + 1)
c) • Nous avons déjà vu que F , x → 1 − F (x) et x → ln(1 − F (x)) sont continues sur R.
Alors x → F (x) + (1 − F (x)) ln(1 − F (x)) est continue sur R. Par conséquent FZ est continue sur R.
• f est continue au moins sur R∗ donc F est de classe C 1 au moins sur R∗ et ∀x ∈ R, F 0 (x) = f (x).
1 − F est de classe C 1 sur R∗ et strictement positive sur R. Comme ln est de classe C 1 sur R+ ∗ , ln(1 − F ) est de classe
C 1 sur R∗ . Par produit (1 − F ) ln(1 − F ) est de classe C 1 sur R∗ . Par somme F + (1 − F ) ln(1 − F ) est de classe C 1
sur R∗ .
Ainsi FZ est de classe C 1 sur R∗ donc sur R privé d’un ensemble fini de points.
FZ est donc continue sur R et de classe C 1 sur R privé d’un ensemble fini de points donc :
−f (x)
∀x ∈ R∗ , FZ0 (x) = f (x) − f (x) ln(1 − F (x)) + (1 − F (x) = −f (x) ln(1 − F (x)) = g(x).
1 − F (x)
Alors g est positive sur R et coı̈ncide avec Fz0 sur R∗ donc sur R privé d’un ensemble fini de points. Ainsi :