1- Quelle est la force de l'homme ?
Réponse : b. Sa pensée.
Dans le texte, Pascal affirme que la véritable grandeur de l'homme réside dans sa capacité
à penser. Même s'il est physiquement faible, il se distingue par sa pensée et sa conscience
de sa propre faiblesse.
2- Quelle phrase résume le mieux la thèse soutenue par Pascal ?
Réponse : c. L'homme pense et il est conscient de sa faiblesse, c'est ce qui fait sa grandeur.
La thèse de Pascal repose sur l'idée que l'homme est grand non pas parce qu'il est fort
physiquement, mais parce qu'il est capable de réfléchir sur sa condition et de reconnaître sa
misère tout en étant conscient de sa dignité.
3- Réponse : c. Son corps.
Dans le texte, Pascal souligne la fragilité de l'homme par sa faiblesse physique. Il est
comparé à un roseau, le plus fragile des êtres, pouvant être détruit par une simple goutte
d'eau ou une vapeur, ce qui met en évidence la fragilité du corps humain.
4- La métaphore du roseau pensant (1.10-11) dans les Pensées de Pascal met en lumière la
dualité de la nature humaine : l'homme est fragile comme un roseau, mais il possède la
pensée, qui lui confère une dignité unique. Le roseau, symbole de la faiblesse physique et
de la vulnérabilité, représente l'homme dans sa fragilité corporelle, qui peut être facilement
anéantie par les forces de la nature (comme une goutte d'eau ou une vapeur). Cependant,
ce roseau est pensant, ce qui signifie que l'homme, bien que faible, a la capacité de
réfléchir, de comprendre sa propre condition, de reconnaître sa misère et sa petitesse face à
l'univers.
Cette pensée, selon Pascal, est ce qui donne à l'homme sa véritable grandeur. La
métaphore souligne ainsi que l'homme, malgré sa vulnérabilité physique, dépasse cette
fragilité par la capacité de la réflexion et de la conscience de soi. L'homme est grand dans
sa faiblesse parce qu'il sait qu'il est faible et qu'il peut penser à cette condition.
5. D'où vient la misère de l'homme ?
La misère de l'homme vient de sa condition fragile et finie, de sa faiblesse physique, et de
l'incompatibilité entre ses désirs et la réalité du monde. Dans les Pensées, Pascal décrit
l'homme comme un être déchiré entre sa grandeur (grâce à sa pensée) et sa misère (à
cause de sa faiblesse corporelle et de son insignifiance face à l'univers). Il est conscient de
sa condition limitée et souffre de son incapacité à échapper à cette réalité.
6. Expliquez pourquoi la misère de l'homme est ce qui prouve sa grandeur.
La misère de l'homme prouve sa grandeur parce qu'elle est liée à sa capacité de penser.
L'homme est le seul être qui puisse prendre conscience de sa misère, de sa faiblesse et de
sa petitesse face à l'univers. Cette réflexion sur sa condition misérable montre sa capacité
de compréhension, de jugement et de conscience. En reconnaissant sa misère, l'homme
manifeste une forme de grandeur : il sait qu'il est misérable, et cette prise de conscience
constitue une forme de noblesse. La grandeur de l'homme réside donc dans sa capacité à
penser et à se connaître, même dans sa faiblesse.
7. Quels traits typiques de la pensée janséniste retrouve-t-on dans ces fragments ? Justifiez
votre réponse.
Dans ces fragments, on retrouve plusieurs traits caractéristiques de la pensée janséniste :
La mise en valeur de la misère humaine : Les jansénistes insistent sur la dépravation de
l'homme et sur sa faiblesse intrinsèque. Pascal, à travers l'image du "roseau pensant",
montre l'homme comme misérable dans sa condition physique, ce qui résonne avec la vision
pessimiste des jansénistes qui voient l'homme comme profondément corrompu et soumis à
la grâce divine.
La grandeur dans la reconnaissance de la misère : Pour les jansénistes, l'humilité et la
reconnaissance de la misère humaine sont essentielles. Pascal souligne que l'homme est
grand précisément parce qu'il reconnaît sa misère. Cette idée est en accord avec la pensée
janséniste qui valorise l'humilité et l'auto-conscience dans la relation de l'homme à Dieu.
La distinction entre la nature humaine et la grâce divine : Bien que ce passage ne le
mentionne pas explicitement, l'idée que l'homme, par sa pensée, peut atteindre une certaine
forme de dignité malgré sa misère physique, rejoint l'idée janséniste de la nécessité de la
grâce divine pour surmonter la faiblesse humaine. Pascal, en tant que janséniste, se situe
dans cette perspective où l'homme est vu comme déchu et ayant besoin de la grâce pour
être sauvé.
Ainsi, la réflexion sur la misère et la grandeur humaine chez Pascal est marquée par des
éléments qui font écho aux préoccupations théologiques et philosophiques du jansénisme,
notamment l'accent mis sur la misère de l'homme, l'humilité et la nécessité de la réflexion
sur la condition humaine.