L'architecture Peer-to-Peer (P2P) est un modèle de réseau dans lequel chaque participant (appelé "pair"
ou "peer") peut agir à la fois en tant que client et en tant que serveur. Contrairement aux architectures
client-serveur traditionnelles où les clients envoient des requêtes à un serveur central qui répond aux
demandes, dans un réseau P2P, chaque pair peut échanger des données et des ressources directement avec
d'autres pairs sans avoir besoin d'un serveur central.
Caractéristiques de l'architecture P2P :
1. Décentralisation :
o Il n'y a pas de serveur central. Chaque pair est autonome et peut se connecter à d'autres
pairs pour partager ou recevoir des ressources.
o La gestion du réseau, la distribution des données et la prise de décision se font entre les
pairs eux-mêmes.
2. Partage des ressources :
o Les pairs peuvent partager diverses ressources telles que la puissance de calcul, la bande
passante, le stockage ou des fichiers.
o Par exemple, dans les réseaux de partage de fichiers comme BitTorrent, les utilisateurs
partagent des morceaux de fichiers avec d'autres pairs.
3. Scalabilité :
o Les réseaux P2P sont très évolutifs. À mesure que de nouveaux pairs rejoignent le réseau,
les ressources augmentent de manière exponentielle, ce qui améliore la capacité du réseau
à traiter des demandes plus importantes.
4. Fiabilité et tolérance aux pannes :
o L'absence de point central de défaillance rend le réseau P2P plus résistant aux pannes. Si
un pair tombe en panne ou se déconnecte, d'autres pairs peuvent continuer à fournir les
ressources.
5. Communication directe :
o Les pairs communiquent et échangent directement les uns avec les autres sans nécessiter
de serveur central pour gérer les requêtes ou les ressources.
Types de réseaux P2P :
1. P2P Pure :
o Dans ces réseaux, tous les pairs sont égaux. Aucune hiérarchie n'est présente, et chaque
pair agit indépendamment tout en échangeant des ressources avec d'autres pairs.
o Exemple : Bitcoin (pour les transactions) et certains réseaux de partage de fichiers.
2. P2P Hybrides :
o Ces réseaux combinent une architecture centralisée et décentralisée. Par exemple, un
serveur central peut être utilisé pour faciliter la découverte des pairs ou pour gérer certains
aspects du réseau, mais les échanges de données se font entre les pairs directement.
o Exemple : Skype (qui utilise des serveurs pour faciliter la connexion, mais les données
peuvent circuler entre les pairs).
3. P2P Structured vs Unstructured :
o P2P structuré : Les pairs sont organisés de manière systématique (ex : DHT – Distributed
Hash Tables).
o P2P non structuré : Les pairs ne suivent pas de structure définie, ce qui peut rendre la
recherche de ressources plus complexe (ex : Gnutella).
Avantages de l'architecture P2P :
Pas de dépendance à un serveur central : Cela élimine le goulot d'étranglement du serveur.
Robustesse : Le réseau est résistant aux pannes.
Scalabilité : Les performances du réseau augmentent avec l'ajout de nouveaux pairs.
Partage efficace des ressources : Les utilisateurs partagent leurs ressources (bande passante,
espace disque) pour améliorer le service global.
Inconvénients de l'architecture P2P :
Sécurité : L'absence de contrôle central peut rendre plus difficile la gestion de la sécurité et de la
confidentialité.
Gestion des ressources : Les ressources peuvent être mal réparties, ce qui peut entraîner des
problèmes de performance.
Légalité : Dans certains contextes (comme le partage de fichiers), l'architecture P2P peut être
utilisée pour partager illégalement des contenus protégés par des droits d'auteur.
En résumé, l'architecture P2P est un modèle décentralisé où chaque pair agit à la fois comme client et
serveur, facilitant le partage de ressources entre les utilisateurs tout en offrant une certaine robustesse et
scalabilité.
L'architecture client/serveur est un modèle de conception de réseau dans lequel les rôles des
participants sont répartis entre deux entités principales : le client et le serveur. Ce modèle est très
couramment utilisé dans les applications informatiques et sur Internet, où le client demande des services
ou des ressources, et le serveur les fournit.
Composants de l'architecture client/serveur :
1. Client :
o Le client est une entité qui envoie des requêtes à un serveur. Il peut s'agir d'un programme,
d'une application, ou même d'un appareil qui nécessite des services ou des ressources.
o Le client est souvent une application qui fournit une interface utilisateur permettant
d’interagir avec l'utilisateur final.
o Exemple : Un navigateur web qui envoie des requêtes HTTP pour afficher une page web.
2. Serveur :
o Le serveur est une entité qui reçoit des requêtes de clients et qui fournit les services ou
ressources demandées.
o Un serveur peut héberger des applications, des bases de données, des fichiers, etc., et est
généralement conçu pour gérer de multiples demandes simultanées.
o Exemple : Un serveur web qui héberge des sites internet et répond aux requêtes des
navigateurs.
Fonctionnement de l'architecture client/serveur :
Le client envoie une requête : Le client envoie une demande de service ou de ressource au
serveur. Cela pourrait être une requête HTTP pour récupérer une page web, une demande de
fichier, ou une requête pour interagir avec une base de données.
Le serveur traite la requête : Le serveur reçoit la requête, la traite, et envoie une réponse au
client. Selon la demande, le serveur peut interroger une base de données, effectuer un calcul, ou
envoyer un fichier.
Le client reçoit la réponse : Une fois que le serveur a traité la requête, il renvoie une réponse au
client, qui peut alors utiliser cette réponse pour afficher des informations, effectuer des actions
supplémentaires, etc.
Caractéristiques de l'architecture client/serveur :
1. Centralisation des services :
o Dans une architecture client/serveur, les services et les ressources sont centralisés sur un
ou plusieurs serveurs, ce qui permet une gestion et une maintenance plus faciles. Par
exemple, un serveur de base de données centralisé peut contenir toutes les informations
nécessaires, ce qui simplifie les mises à jour et la sauvegarde des données.
2. Séparation des responsabilités :
o Les clients se concentrent sur l'interface utilisateur et l'interaction avec l'utilisateur, tandis
que les serveurs se concentrent sur le traitement des données et la gestion des ressources.
3. Répartition des rôles :
o Un client est responsable de l'envoi des requêtes, tandis que le serveur est responsable de
leur traitement et de la fourniture des services.
4. Communication via des protocoles :
o Les clients et serveurs communiquent généralement via des protocoles standard, tels que
HTTP/HTTPS pour les applications web, FTP pour le transfert de fichiers, ou SQL pour
interroger des bases de données.
Types de communication dans une architecture client/serveur :
1. Communication synchrone :
o Le client envoie une requête et attend une réponse immédiate du serveur. Ce modèle est
courant dans les applications de type web où chaque action de l'utilisateur entraîne une
requête au serveur (par exemple, navigation sur un site web).
2. Communication asynchrone :
o Le client envoie une requête, mais il ne bloque pas son traitement en attendant la réponse
du serveur. Ce modèle est souvent utilisé dans les systèmes où la réponse du serveur peut
prendre un certain temps (par exemple, envoi d'un e-mail ou de notifications push).
Avantages de l'architecture client/serveur :
1. Centralisation de la gestion :
o Les services sont centralisés sur le serveur, ce qui simplifie la gestion et la maintenance
des ressources (comme les bases de données ou les applications).
2. Sécurité :
o Les serveurs peuvent être protégés par des mécanismes de sécurité centralisés
(authentification, chiffrement, etc.), ce qui permet de mieux contrôler l'accès aux données
et aux ressources.
3. Scalabilité :
o Le modèle client/serveur permet d'ajouter plusieurs serveurs pour gérer un grand nombre
de clients simultanés. Par exemple, on peut répartir la charge sur plusieurs serveurs
(serveurs de base de données, serveurs d'application, etc.) pour améliorer les performances
et la disponibilité.
4. Isolation des responsabilités :
o Le client se concentre sur l'interface utilisateur et l'expérience, tandis que le serveur gère la
logique métier et les ressources, ce qui permet de mieux organiser les responsabilités.
Inconvénients de l'architecture client/serveur :
1. Point de défaillance unique :
o Si le serveur tombe en panne, les clients ne peuvent pas accéder aux services ou aux
ressources. Ce problème peut être atténué par des solutions de redondance et de haute
disponibilité.
2. Coût élevé pour les serveurs :
o
Les serveurs doivent être puissants et souvent coûteux pour pouvoir gérer un grand
nombre de clients simultanés, ce qui peut rendre cette architecture coûteuse à mettre en
place.
3. Bande passante :
o Les communications entre le client et le serveur peuvent entraîner des problèmes de bande
passante, notamment lorsque le volume de données échangé est élevé.
Exemples d'architectures client/serveur :
Applications web : Le navigateur (client) envoie des requêtes HTTP à un serveur web, qui répond
avec des pages HTML, des images, etc.
Applications de base de données : Un client peut envoyer des requêtes SQL à un serveur de base
de données, qui renvoie les résultats.
Applications mobiles : Une application mobile peut agir comme client et interagir avec un
serveur via des API REST ou GraphQL pour obtenir des données ou effectuer des actions.
En résumé, l'architecture client/serveur est un modèle classique dans lequel les clients demandent des
services ou des ressources, et les serveurs les fournissent, avec une séparation claire des responsabilités et
une communication entre les deux via des protocoles standard.
L'architecture Client-Serveur (CS) se décline en plusieurs types selon la répartition des rôles, des
responsabilités, et des services entre le client et le serveur. Voici les principaux types d'architectures
client/serveur :
1. Architecture Client-Serveur à 2 niveaux (2-Tiers)
Description :
Dans une architecture à 2 niveaux, la communication se fait directement entre le client et le serveur. Le
client envoie des requêtes au serveur, qui traite ces requêtes et renvoie des réponses au client.
Client : Il contient l'interface utilisateur et envoie des requêtes au serveur.
Serveur : Il gère les ressources (données, services) et répond aux requêtes des clients.
Avantages :
Simple à mettre en œuvre.
Moins de charge sur le serveur central.
Réduction des coûts d'infrastructure.
Inconvénients :
Le serveur peut devenir un goulot d'étranglement lorsqu'il doit gérer un grand nombre de clients.
Moins de flexibilité pour la gestion de la logique métier, qui est souvent gérée sur le serveur.
Exemples :
Applications bureautiques où le client est une application (ex : un logiciel de gestion de base de données
qui interagit directement avec une base de données sur un serveur).
Accès direct aux bases de données via un client léger.
2. Architecture Client-Serveur à 3 niveaux (3-Tiers)
Description :
Dans l'architecture à 3 niveaux, la logique métier est séparée en trois couches distinctes : le client, le
serveur d'applications (logique métier), et le serveur de données (base de données).
Client : Fournit l'interface utilisateur et fait appel aux services.
Serveur d'applications : Gère la logique métier (traitement des données, calculs, règles de gestion).
Serveur de données : Héberge la base de données et fournit les informations aux autres couches.
Avantages :
Une séparation claire des responsabilités.
Meilleure scalabilité et maintenance.
Réduction de la charge sur le client et le serveur de données grâce à la logique métier décentralisée.
Inconvénients :
Complexité accrue de l'architecture.
Plus de coûts de développement et de maintenance.
Risque de latence accrue en raison des multiples niveaux de communication.
Exemples :
Applications web modernes où l'interface utilisateur (client) interagit avec un serveur d'applications qui
gère la logique métier, et ce serveur communique avec une base de données pour stocker et récupérer
les informations.
3. Architecture Client-Serveur à 4 niveaux (4-Tiers)
Description :
L'architecture à 4 niveaux étend l'architecture à 3 niveaux en introduisant un niveau intermédiaire
supplémentaire pour traiter des préoccupations spécifiques comme la sécurité, l'accès aux services ou la
gestion des sessions.
Client : Fournit l'interface utilisateur.
Serveur de présentation : Il s'agit d'un serveur qui gère l'affichage des données, la gestion de l'interface
utilisateur, et des interactions avec l'utilisateur.
Serveur d'applications : Gère la logique métier.
Serveur de données : Héberge la base de données.
Avantages :
Plus de flexibilité et de sécurité.
Distribution des tâches et des responsabilités optimisées.
Amélioration de la gestion des utilisateurs et des sessions.
Inconvénients :
Architecture plus complexe à maintenir et déployer.
Possibilité de latence accrue en raison de la distribution sur plusieurs niveaux.
Exemples :
Architectures de systèmes ERP (Enterprise Resource Planning) où différentes couches gèrent la
présentation, la logique métier, la gestion des sessions, et la base de données.
4. Architecture Client-Serveur sans État (Stateless)
Description :
Dans une architecture sans état, le serveur ne conserve aucune information sur l'état du client entre les
différentes requêtes. Chaque requête est traitée indépendamment sans référence à des requêtes
précédentes. Cela permet une meilleure scalabilité et une gestion plus simple des sessions.
Client : Envoie une requête complète à chaque fois qu'il interagit avec le serveur.
Serveur : Traite chaque requête de manière indépendante sans conserver de contexte entre les
demandes.
Avantages :
Scalabilité élevée, car le serveur n'a pas besoin de gérer des informations d'état.
Moins de charge de gestion sur le serveur.
Inconvénients :
Chaque requête doit contenir toute l'information nécessaire pour être traitée, ce qui peut entraîner un
surcoût en termes de bande passante et de calcul.
Les interactions avec l'utilisateur peuvent devenir moins fluides (par exemple, la gestion de la session est
plus complexe).
Exemples :
API RESTful, où chaque requête est indépendante et ne dépend pas des requêtes précédentes.
5. Architecture Client-Serveur avec État (Stateful)
Description :
Dans cette architecture, le serveur garde une trace de l'état du client au fil des interactions. Cela permet de
gérer des sessions persistantes et d'offrir une expérience utilisateur plus fluide.
Client : Envoie des requêtes et interagit avec le serveur.
Serveur : Garde la trace de l'état des sessions utilisateur, ce qui permet d'offrir une expérience
personnalisée ou de traiter des informations dépendantes des interactions passées.
Avantages :
Une meilleure expérience utilisateur grâce à la persistance des sessions.
Permet des interactions plus complexes.
Inconvénients :
Moins scalable que l'architecture sans état, car le serveur doit gérer l'état pour chaque utilisateur.
Plus de complexité dans la gestion des sessions et des connexions.
Exemples :
Applications web nécessitant une gestion d'utilisateur, comme les sites de commerce électronique où les
informations sur les produits dans le panier sont conservées pendant toute la session.
Conclusion :
Les architectures client/serveur peuvent être déclinées sous différentes formes (2 niveaux, 3 niveaux, 4
niveaux, avec ou sans état), chacune ayant ses avantages et ses inconvénients en fonction des besoins en
termes de scalabilité, de gestion des données, de sécurité, et de maintenance. Le choix de l'architecture
dépend des exigences spécifiques de l'application que vous développez.
Le choix entre une architecture Peer-to-Peer (P2P) et Client-Serveur (CS) dépend des exigences
spécifiques du système que vous développez. Voici quelques considérations pour savoir quand utiliser
chaque architecture :
Quand utiliser l'architecture Peer-to-Peer (P2P)
L'architecture P2P est utilisée lorsque les besoins du système nécessitent une communication
décentralisée où chaque entité peut agir à la fois comme client et serveur. Elle est souvent choisie dans
des situations où la scalabilité, la tolérance aux pannes, et la résilience sont cruciales, ou lorsque des
systèmes distribués sont nécessaires.
Cas d'utilisation typiques pour P2P :
1. Partage de fichiers :
o Les systèmes de partage de fichiers, comme BitTorrent, utilisent une architecture P2P où chaque
utilisateur peut à la fois télécharger et partager des fichiers avec d'autres utilisateurs. Ici, il n'y a
pas de serveur central, chaque participant (pair) joue un rôle dans la distribution des données.
2. Applications de communication décentralisée :
o Les applications de messagerie comme Skype et des systèmes de téléphonie VoIP utilisent un
modèle P2P où les utilisateurs communiquent directement sans avoir besoin d'un serveur central
pour chaque interaction.
3. Blockchain et Cryptomonnaies :
o Les réseaux de cryptomonnaies (par exemple, Bitcoin) fonctionnent sur une architecture P2P où
chaque nœud valide les transactions et aide à maintenir un registre distribué. L'absence de
serveur central permet d'assurer la sécurité et la décentralisation.
4. Jeux multijoueurs en ligne :
o Certains jeux multijoueurs utilisent une architecture P2P pour permettre aux joueurs de se
connecter directement entre eux sans passer par un serveur central, réduisant ainsi les coûts et la
latence.
5. Partage de ressources :
o Dans des systèmes où les ressources (processeur, stockage, etc.) sont partagées entre les pairs de
manière décentralisée (comme dans le calcul distribué ou les systèmes de stockage
décentralisés).
Avantages de l'architecture P2P :
Scalabilité : Pas de serveur central qui peut devenir un goulot d'étranglement.
Résilience : Les systèmes P2P sont souvent plus tolérants aux pannes, car chaque pair peut jouer un rôle
dans la gestion du réseau.
Réduction des coûts : Pas besoin de maintenir un serveur central, ce qui peut réduire les coûts
d'infrastructure.
Inconvénients de l'architecture P2P :
Sécurité et contrôle : La gestion de la sécurité et des droits d'accès peut être plus complexe, car chaque
pair est responsable de ses propres données.
Gestion des ressources : Les performances peuvent être variables, car chaque pair peut avoir des
ressources limitées (bande passante, stockage, etc.).
Quand utiliser l'architecture Client-Serveur (CS)
L'architecture Client-Serveur est idéale lorsque les besoins du système nécessitent une gestion centralisée
des services, des données et des ressources. Elle est souvent choisie dans des applications où le contrôle,
la sécurité, et la gestion des ressources doivent être centralisés.
Cas d'utilisation typiques pour CS :
1. Applications Web et Sites Internet :
o Les applications web comme Facebook, Google, et les sites e-commerce utilisent l'architecture
CS. Le client (navigateur web) envoie des requêtes HTTP au serveur, qui gère la logique métier, les
bases de données, et la gestion des utilisateurs.
2. Systèmes de gestion de bases de données :
o Dans des systèmes où la gestion des données est critique, comme les applications bancaires ou
les systèmes ERP, l'architecture CS est utilisée pour centraliser la gestion des bases de données et
assurer la sécurité et l'intégrité des données.
3. Applications mobiles avec back-end centralisé :
o Les applications mobiles modernes utilisent souvent des architectures CS avec un serveur
backend (API) qui gère les données, les utilisateurs, et la logique métier, tandis que l'application
mobile sert d'interface utilisateur.
4. Réseaux d'entreprise et systèmes de gestion internes :
o Dans les entreprises, les applications de gestion de ressources humaines, de gestion des stocks,
ou les outils de collaboration utilisent une architecture CS, où les clients interagissent avec des
serveurs centralisés.
5. Services Cloud et Infrastructure :
o Les plateformes cloud comme AWS, Google Cloud, ou Azure utilisent l'architecture CS, où les
utilisateurs accèdent à des services via des interfaces clientes et des serveurs centralisés gèrent
les ressources (stockage, calculs, etc.).
Avantages de l'architecture CS :
Centralisation : Facilité de gestion, contrôle et sécurité grâce à un serveur centralisé.
Sécurité : La gestion centralisée des utilisateurs et des données permet de mieux contrôler les accès et
protéger les informations sensibles.
Gestion simplifiée des ressources : Un serveur puissant peut gérer plusieurs clients, traiter de grandes
quantités de données, et appliquer des règles métiers de manière centralisée.
Inconvénients de l'architecture CS :
Scalabilité limitée : Si le serveur est surchargé ou tombe en panne, toute l'application peut être affectée.
Dépendance du serveur : La disponibilité et les performances dépendent entièrement du serveur central.
Coûts d'infrastructure : Les coûts de mise en place et de maintenance des serveurs peuvent être élevés.
Résumé des différences et du choix entre P2P et CS :
Critère P2P CS (Client-Serveur)
Architecture Décentralisée Centralisée
Le client envoie des requêtes au serveur qui
Rôle Chaque pair est à la fois client et serveur
traite et répond
Partage de fichiers, Blockchain, Téléphonie
Exemples Sites web, applications mobiles, systèmes ERP
décentralisée
Scalabilité Très élevée (ajout facile de nouveaux pairs) Limité par les ressources du serveur central
Sécurité Moins sécurisé (difficulté de contrôle) Plus sécurisé (contrôle centralisé)
Coûts
Moins élevé (pas de serveur central) Plus élevé (besoin de maintenir des serveurs)
d'infrastructure
Performance Variable (dépend des ressources des pairs) Stable (dépend des capacités du serveur)
Conclusion :
Utilisez P2P lorsque vous avez besoin d'une architecture décentralisée, avec une scalabilité élevée et une
tolérance aux pannes (par exemple pour les applications de partage de fichiers, les cryptomonnaies, ou
les jeux en ligne).
Utilisez CS lorsque vous avez besoin de contrôler et sécuriser les données, de gérer des ressources
centralisées, et d'avoir des services structurés (comme dans les applications web, la gestion de bases de
données, ou les services cloud).
Le choix entre l'architecture Peer-to-Peer (P2P) et Client-Serveur (CS) dépend des besoins spécifiques
de votre application et des critères techniques que vous devez prendre en compte. Voici une méthode pour
vous aider à décider quelle architecture utiliser en fonction de différents critères :
1. Nature de l'application
P2P : Si votre application implique un partage de ressources entre utilisateurs (par exemple, partage de
fichiers, jeux multijoueurs en ligne, réseaux sociaux décentralisés, cryptomonnaies), une architecture P2P
peut être plus adaptée. Chaque utilisateur (pair) peut être responsable d'une partie du service.
CS : Si votre application repose sur des services centralisés, des bases de données ou des transactions
critiques (par exemple, une application bancaire, un site de e-commerce, ou une application web
traditionnelle), l'architecture Client-Serveur est généralement plus appropriée.
2. Scalabilité
P2P : Si votre application doit pouvoir supporter un grand nombre d'utilisateurs sans affecter la
performance, l'architecture P2P est avantageuse. Chaque nouveau pair augmente les ressources
disponibles pour le réseau.
CS : Si la scalabilité est importante mais que vous souhaitez contrôler précisément la gestion des
ressources (serveurs, bases de données), l'architecture Client-Serveur peut être préférable, mais vous
devrez peut-être ajouter des serveurs de mise à l'échelle horizontale (par exemple, un cluster de
serveurs) pour répondre à la charge.
3. Contrôle et gestion des ressources
P2P : Si vous souhaitez décentraliser le contrôle et la gestion des données (par exemple, dans des
systèmes où chaque utilisateur doit avoir un contrôle égal sur les ressources ou les données), P2P est le
bon choix. Les pairs agissent à la fois comme clients et serveurs, ce qui signifie que le contrôle est
distribué entre tous les participants.
CS : Si vous avez besoin de contrôler de manière centralisée les données, la logique métier ou la gestion
des utilisateurs (par exemple, une application web où les données sensibles doivent être stockées en
toute sécurité), une architecture Client-Serveur est plus adaptée.
4. Sécurité et contrôle d'accès
P2P : Si la sécurité et le contrôle d'accès sont des préoccupations majeures et que vous devez garantir
une gestion précise des permissions et des accès (par exemple, éviter que des utilisateurs non autorisés
accèdent à des données partagées), il peut être plus difficile de maintenir la sécurité dans une
architecture P2P.
CS : Si vous devez gérer des utilisateurs, des connexions sécurisées et des transactions de manière
centralisée, Client-Serveur est souvent le choix le plus sûr, car vous pouvez appliquer des politiques de
sécurité et de contrôle d'accès via un serveur central.
5. Coût et maintenance
P2P : L'architecture P2P a souvent un coût initial plus bas en termes d'infrastructure, car il n'y a pas de
serveur central coûteux à maintenir. Cependant, la gestion du réseau et la garantie d'une bonne
performance peuvent devenir complexes à mesure que le nombre de pairs augmente.
CS : L'architecture Client-Serveur peut entraîner des coûts d'infrastructure et de maintenance plus élevés
à cause des serveurs centraux et des services associés. Mais elle est plus facile à administrer et à sécuriser
à grande échelle.
6. Tolérance aux pannes et disponibilité
P2P : Si votre application doit être résiliente aux pannes, une architecture P2P peut être bénéfique, car
les pairs sont indépendants et si un pair tombe en panne, d'autres peuvent toujours continuer à
fonctionner.
CS : Dans une architecture Client-Serveur, la disponibilité du système dépend d'un serveur central. Si ce
serveur tombe en panne, l'ensemble du service peut être affecté. Cependant, vous pouvez utiliser des
solutions de haute disponibilité (serveurs de secours, clustering) pour améliorer la résilience.
7. Performance et latence
P2P : L'architecture P2P peut être plus efficace en termes de bande passante et de latence pour certaines
applications (par exemple, les jeux multijoueurs ou le streaming vidéo), car les données sont partagées
directement entre les pairs. Cependant, la performance peut varier en fonction des capacités des pairs.
CS : Si la latence ou la performance est critique (par exemple, dans des applications bancaires ou de
gestion d'inventaire en temps réel), l'architecture Client-Serveur permet de centraliser les ressources
pour un contrôle plus fin de la performance.
8. Exemples d'application pour chaque architecture
Utiliser P2P :
Partage de fichiers (BitTorrent)
Cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum)
Messagerie décentralisée (Signal, WhatsApp dans une configuration sans serveur central)
Jeux multijoueurs peer-to-peer (Certains jeux en ligne)
Réseaux sociaux décentralisés (Mastodon)
Utiliser Client-Serveur :
Sites web (Facebook, Amazon, Google)
Applications bancaires ou de gestion d'entreprise
Applications de cloud computing (Google Drive, Dropbox)
Applications mobiles (Instagram, Twitter)
Plateformes de streaming (Netflix, Spotify)
Conclusion
Choisissez P2P si vous avez besoin d'une architecture décentralisée, scalable, et résiliente aux pannes,
mais cela implique souvent plus de complexité pour la gestion des ressources et de la sécurité.
Choisissez Client-Serveur si vous avez besoin d'un contrôle centralisé des données, de sécurité et de
performance stable, mais cela peut entraîner des coûts et une gestion plus complexe du serveur central.
En résumé, le choix entre P2P et CS dépend principalement de la nature de votre application, de la
scalabilité nécessaire, de la sécurité et de la gestion des ressources.