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LeLivreDeLaConnaissance - LeDevenirDeLHomme

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Serge-Reiver Nazare

LE DEVENIR DE L'HOMME

Edition Mai 2008


Sommaire

Introduction 2

Notions traditionnelles sur le devenir de l'homme

Présentation 5
Le salut 6
La rédemption 8
L'eschatologie 9
Le messianisme 12
La résurrection 13
L'âme 15
La réincarnation 17
Le karma 19
Conclusion 21

Notions ésotériques sur le devenir de l'homme

Présentation 23
La Loi de la réincarnation 24
La Loi de cause à effet 28
La désincarnation 31
La vie entre deux incarnations 32
La civilisation actuelle 38

L'Ere de Verseau

Introduction 45
Les problèmes d'évolution de l'homme 47
Caractéristiques de la 6e Grande Civilisation 49
Des religions à l'Ere du Verseau 52
La nouvelle planète école 54
Le grand futur 56

Conclusion 59

1
INTRODUCTION

Le dictionnaire définit la vie comme étant la propriété essentielle des êtres


organisés, laquelle propriété est définie par l'ensemble des phénomènes que sont
la nutrition, l'assimilation, la croissance et la reproduction, communs à tous les
organismes, et qui s'expriment de la naissance à la mort. Une des
caractéristiques de la vie est la reproduction, la formation de copies identiques
(ou presque) d'une structure complexe à partir de matériaux simples.
Ceci concerne la vie du corps matériel. Nous savons que ce corps matériel est le
support de ce que nous appelons la conscience.
Nous pouvons donc définir la vie sur la Terre comme étant l'évolution des
consciences à travers des véhicules appelés corps, dans un environnement
matériel, physique, mais aussi énergétique, et en plus, particulièrement pour
l'homme, émotionnel, mental et psychique.

Lorsque l'on parle d'évolution de l'homme, habituellement on fait référence à


l'évolution de l'espèce humaine, dans son corps, et dans sa civilisation, sa
société, en y incluant ce peut apporter la science et les progrès de la technologie.
Mais de plus en plus la notion d'évolution inclut la conscience de l'homme.
Nous allons développer uniquement cette dernière notion.

Tous les êtres sensés sont d'accord pour affirmer que le but de tout être humain
vivant sur ce plan matériel est de travailler à affiner son comportement en
développant des qualités qui doivent remplacer les défauts. Tous les êtres sensés
estiment que l'Homme doit aller vers son épuration en pensant, aimant et
agissant en conformité avec des Lois spirituelles qui ont été dictées à travers les
siècles par des êtres éclairés.
Nous avons remarqué que c'est dans la façon de vivre cette expansion que les
êtres divergent selon les croyances.

Nous allons donc aborder ici le devenir de l'Homme.


J'entends par devenir ce qu'il advient après l'incarnation bien sûr.
Il y a plusieurs manières, dans les traditions, de considérer le devenir de
l'Homme, de même qu'il y a plusieurs questions fondamentales que l'on peut se
poser :

- Qu'advient-il à l'Homme à partir du moment où il quitte son corps matériel


présent?

- Que va-t-il se passer pour lui à partir de la fin de cette incarnation?

2
- Si l'on croit au principe de la réincarnation, que va-t-il se passer pour lui dans
les prochaines incarnations, et que va-t-il se passer à l'issue de ces incarnations?

- Vers où se dirige notre humanité?

- Quel sera l'avenir de la population qui habite ce plan terrestre?

A partir de là, il y a deux façons de considérer les choses :

- Les conceptions philosophiques et religieuses courantes formulées par les


hommes, et nous allons voir qu'il existe une grande palette de croyances dans les
différentes philosophies et religions.

- Les conceptions ésotériques qui sont issues pour une bonne part
d'enseignements issus de plans autres que notre plan matériel, et là aussi il existe
des divergences. Ensuite les conceptions ésotériques expliquent les choses de
façon parfois très différentes des autres croyances.

Je vous propose le plan d'étude suivant :

- Quel est le devenir de l'Homme selon les croyances philosophiques et


religieuses?

- Quel est le devenir de l'Homme selon les croyances ésotériques?


Là, je vous proposerai principalement mes déductions personnelles qui résultent
des expériences, des prises de consciences, et des enseignements ésotériques qui
ont été les miens.

3
NOTIONS TRADITIONNELLES

SUR LE DEVENIR DE L'HOMME

4
PRESENTATION

Depuis les temps les plus anciens les hommes se sont posés des questions sur
leur devenir après ce que l'on appelle communément la mort.
Dans la plupart des philosophies et des religions, on retrouve le principe d'une
survie, avec ou non un principe de réincarnation, en une seule fois ou en
plusieurs fois. Pour une bonne part, cette survie est liée à une ou plusieurs
divinités.
Ces croyances s'expriment à travers divers concepts que nous allons définir ci-
dessous.
Nous allons aborder la notion du salut, de la rédemption, de l'eschatologie, du
messianisme, de la résurrection, du principe de l'âme, du principe de la
réincarnation et du karma.

5
LE SALUT

Dans l'Ancien Testament, le peuple hébreu fait l'expérience de Dieu comme d'un
dieu qui le libère de l'esclavage en Egypte et qui le sauve de ses ennemis. Le
salut est considéré comme une libération historique et le don par Dieu du
bonheur terrestre (terre promise, récolte, paix, postérité). Mais, peu à peu, face
aux malheurs de l'histoire, le peuple apprend à distinguer le bonheur terrestre et
la communion avec Dieu.

Le salut, (ou félicité éternelle), dans le christianisme, représente l'action de Dieu


en faveur de l'homme pour rétablir la relation d'alliance rompue par le péché et
redonner à l'homme l'intégrité de sa vie, présente et à venir. Le salut est au
centre de la Bible et du christianisme qui affirme que Jésus-Christ a sauvé tous
les hommes.

Le Nouveau Testament est centré sur le message de salut de Jésus-Christ. Le


Royaume de Dieu qu'il annonce désigne en fait le monde sauvé par Dieu où
l'unité entre les hommes et avec Dieu est rétablie. Ce Royaume apparaît comme
imminent, et même déjà présent. Les guérisons et les miracles de Jésus
représentent des signes qui indiquent la proximité du salut.
Dès les premiers temps de l'Eglise, la mort violente de Jésus et sa résurrection
furent considérées comme réalisant le salut annoncé par Jésus. Jésus était mort
pour les hommes, pour les sauver du péché et de la mort. C'est la personne
même de Jésus qui réalisait le salut. Aussi, les premiers chrétiens prirent
progressivement de la distance par rapport au Temple de Jésus et à la loi juive,
qui étaient les moyens donnés précédemment par Dieu pour être sauvé. Saint
Paul affirma que ce n'est pas le respect de la loi, mais la foi en Jésus-Christ qui
sauve l'homme. La foi est pour lui la réponse de l'homme au salut donné par
Dieu.

Au cours de l'histoire chrétienne, le salut a été décrit en de nombreux termes qui


ont chacun leur accent particulier. Aux premiers siècles, les Pères de l'Eglise
insistent sur la divinisation. Le salut est union de l'homme avec Dieu, ce qui lui
permet d'échapper à la contingence et à la mort.

Cette conception, fondée sur l'incarnation (Dieu s'est fait homme pour que
l'homme devienne Dieu) reste prédominante dans la théologie orthodoxe.

Le terme de rédemption, également utilisé, indique le combat victorieux mené


par le Christ contre le Mal pour sauver l'homme. Il a été associé aux notions de
rachat et d'achat. Le Christ a donné sa vie en rançon pour sauver les hommes,
rançon qui aurait été payée à Satan.

6
Saint Anselme, théologien du XIe siècle, exprime le salut en parlant de
satisfaction. Jésus-Christ a réparé l'offense faite à l'honneur de Dieu par le péché
de l'homme.
On a aussi parlé du salut en terme de réconciliation. La réconciliation est ce qui
met fin à une séparation qu'elle surmonte. Le salut peut être aussi qualifié de
libération, ce qui lui donne une dimension temporelle. Libération du péché, mais
aussi des structures d'oppression, accent que l'on trouve dans l'actuelle théologie
de la libération.

Dans toutes ces catégories, la justification tient une place à part. En effet, on
peut estimer qu'elle représente le cœur de la doctrine du salut. C'est elle que saint
Paul privilégia. Justifié est pour lui synonyme de sauvé. Cela signifie que
l'homme reçoit de Dieu par le Christ une nouvelle justice, qu'il est déclaré et
rendu juste par Dieu, alors qu'il était auparavant séparé de Dieu, pécheur.
Au XVIe siècle, Martin Luther insista particulièrement sur la notion de
justification, et en fit le dogme central du christianisme. Il découvrit, en méditant
sur l'Epître aux Romains que la justice de Dieu ne punit pas l'homme, mais
qu'elle le rend juste, par miséricorde, à cause de la mort de Jésus sur la croix. Il
comprit que l'homme, corrompu par le péché, ne pouvait pas se sauver par les
bonnes œuvres qu'il accomplissait. Seule la foi, don gratuit de Dieu, rend
l'homme juste, et Dieu n'exige de l'homme rien d'autre que cette foi en la
miséricorde divine. Pour lui, cette grâce de la foi est accordée à l'homme en
vertu d'un choix mystérieux, la prédestination. Cette conception du salut opposa
durablement catholiques et protestants. Depuis le concile de Vatican II, des
accords ont été réalisés dans les dialogues œcuméniques à partir de la conception
biblique que l'homme ne peut pas se sauver par lui-même, mais que c'est Dieu
qui le sauve. Cependant, des divergences demeurent sur le rôle à attribuer à
l'Eglise dans ce salut. Les catholiques considèrent en effet qu'elle est le moyen et
le lieu de la réalisation du salut, tandis que, pour les protestants, celui-ci est
donné directement par Dieu.

La doctrine catholique fut longtemps marquée par la préoccupation de "faire son


salut" ou de "sauver son âme". Cette recherche était motivée par l'insistance sur
la vie éternelle, la peur de l'enfer et la présentation de Dieu comme un juge qui
pesait les actes bons et mauvais. Bien que ce soit Dieu qui sauve l'homme, on
insistait sur le rôle de l'homme pour recevoir ce salut. Il fallait vouloir être sauvé
et respecter la loi (les commandements de Dieu et de l'Eglise) pour atteindre le
salut. Aujourd'hui, la question du salut de l'âme a perdu de son importance pour
les chrétiens, à cause d'une revalorisation de la vie terrestre (qui n'est plus
simplement préparation à l'éternité), d'une conception plus collective du salut et
d'une redécouverte que Dieu n'est pas d'abord juge mais sauveur.

7
LA REDEMPTION

La rédemption, dans le langage religieux, représente le salut que Dieu apporte


aux hommes. Dérivé du latin redimere (racheter), le mot signifia d'abord, dans le
langage juridique, l'acte par lequel on rachète un droit.
La Bible fait mention de la rédemption en la présentant en premier lieu comme
l'action de celui dont la situation de parenté lui permet de racheter les biens ou la
liberté d'un proche.

La rédemption est identifiée aussi à l'avènement du monde messianique, dans


lequel sera rétablie la grande harmonie troublée par le péché d'Adam.
La pensée chrétienne, qui conserva la croyance en une rédemption finale, située
dans un avenir apocalyptique, considère que le don fait par le Christ de sa vie en
rémission des péchés était déjà la rédemption absolue, désormais inscrite dans le
passé. Cependant, saint Paul identifia la rédemption à la grâce, donnée par Dieu
aux hommes, dans le présent.
Tout entière dans le passé de l'incarnation, dans le présent de la grâce et dans
l'avenir de la parousie (second avènement attendu du Christ), la rédemption est,
après la Trinité et l'incarnation, le troisième des mystères fondamentaux sur
lesquels repose la foi chrétienne.

8
L'ESCHATOLOGIE

L'Eschatologie est un ensemble des croyances concernant les fins dernières de


l'Homme et du monde.
Présents dans les cultures orales traditionnelles, dans les anciennes religions de
la Perse (zoroastrisme et mazdéisme), les récits eschatologiques apparaissent
aussi bien dans la religion grecque ancienne ou en Inde que dans les trois grands
monothéismes, le judaïsme, le christianisme et l'islam. Mais chaque religion
possède sa propre façon de concevoir la fin du monde actuel.

Les récits eschatologiques sont un élément central des religions. Ils développent
une mythologie autour de la mort, donnant à connaître l'inconnu. Posant une
communauté d'existence entre les individus jusque dans la mort, ils proposent
une communauté déterminée pour en affronter les affres et en interpréter les
signes, et prescrivent une conduite morale qui en découle.

Dans les religions anciennes de la Nature on trouve fréquemment le mythe de


l'éternel retour, ou la restauration d'un âge d'or oublié.

Dans le judaïsme ancien, l'eschatologie est marquée par l'attente du Messie. Son
retour marquera le jugement ainsi que le salut d'Israël et de Juda. Un châtiment
sera imposé par Dieu à ceux qui n'ont pas suivi sa voie. Mais s'il est juge et entre
en procès avec son peuple, roi, seigneur de l'orage, il est aussi berger et
rédempteur. Le jour de Yahvé transformera le monde et verra advenir le paradis,
même si les prophètes ne le voient pas toujours ainsi, appelant la colère de Dieu
sur le peuple parjure et infidèle : Le jour de Yahvé sera ténèbres et non pas
lumière. Quelques justes seront épargnés par la colère de Dieu, qui donneront
naissance au nouvel Israël. Dans certains textes, les derniers jours voient
également le retour de Moïse, de David ou d'Élie.

Dans le christianisme, l'attente eschatologique prend la forme de la vigilance : Il


faut veiller et prier, car le jour du jugement est proche. Le royaume de Dieu est
pour le moment caché, mais Jésus, qui l'a proclamé, est retourné vers son Père,
et il reviendra dans la gloire, juger les vivants et les morts. Ce sera alors la
parousie, manifestation plénière de Dieu en tous : "Notre cité à nous est dans les
cieux, d'où nous attendons comme sauveur le seigneur Jésus-Christ".
Un discours eschatologique chrétien s'est progressivement constitué à partir de
passages des Evangiles évoquant la vie morale à l'aide de citations de l'Ancien
Testament. Ainsi le Jugement dernier verra la condamnation éternelle du
pécheur, et le salut de celui qui a cru en Jésus. Les morts ressusciteront. L'enfer,
le paradis et le purgatoire sont devenus des thèmes quasi mythiques de
l'eschatologie chrétienne.

9
Pour l'islam, au jour du jugement, annoncé par le retour d'un prophète, Jésus ou
Mahdi, le soleil s'obscurcira, la terre tremblera, les morts sortiront de leurs
tombeaux et seront rassemblés sur une place. Commencera alors le jugement.
Tous les actes humains seront pesés sur une balance, et les anges distingueront
les pécheurs des hommes vertueux. Sur le pont étroit qui conduit au paradis,
certains tomberont et seront précipités en enfer.

On retrouve souvent dans les récits eschatologiques la structure suivante : Signes


annonciateurs qu'entendent ceux qui suivent la religion, catastrophes naturelles,
venue d'un prophète ou du dieu, jugement, examen des actions de chacun, salut
ou perte éternelle, restauration du monde ou création d'un monde nouveau.

Réinterprétés, à partir de l'époque moderne, de façon allégorique ou symbolique,


les récits eschatologiques sont maintenant le plus souvent perçus, à la suite du
théologien réformé allemand Jürgen Moltmann (né en 1924), dans les
mouvements protestants, juifs et catholiques libéraux comme signe d'espérance,
orientation de l'histoire, du monde et de l'homme vers Dieu, ou comme signifiant
une présence déjà réalisée de Dieu.
Néanmoins les récits eschatologiques ont été traditionnellement interprétés de
façon réaliste, soutenus le plus souvent par une iconographie suggestive et
stimulante, qui a eu une certaine postérité dans l'histoire de l'art. Les mentalités
populaires ont également pris le relais et ont souvent fait du thème
eschatologique le ferment de leur foi (prière pour les âmes du purgatoire, crainte
de mourir en état de péché mortel, pèlerinage expiatoire, etc.).

La croyance eschatologique a une place centrale dans la dogmatique


théologique. Le jour du jugement est le premier dogme, avec l'unicité de Dieu,
proclamé dans le Coran. La résurrection des morts, la vie éternelle et le
jugement termine le credo de Nicée-Constantinople dans le christianisme, et
l'eschatologie achève les traités classiques de dogmatique catholique, qui
distinguent l'eschatologie individuelle de l'eschatologie générale, qui concerne le
sort du monde et de l'humanité tout entière.
Mythologie constitutive des textes fondateurs, les récits eschatologiques
s'identifient aux religions elles-mêmes, dont ils ont parfois constitué, pour ainsi
dire, le programme. Ainsi l'attente du retour du Messie dans le judaïsme induit-
elle tout un ensemble de comportements éthiques et religieux. La crainte du jour
du jugement, dans l'islam, commande de mener une vie sainte et juste. Le
Jugement dernier des chrétiens implique, dans la tradition catholique comme
dans les confessions protestantes et réformées, une attitude morale et religieuse
précise : Conversion, confession du nom de Jésus-Christ, confession des péchés
(principalement dans la tradition catholique).

10
Attente et anticipation de la fin par des discours, l'eschatologie nourrit les peurs
humaines d'espérance et d'effroi. Particulièrement active dans les périodes de
crise, elle déploie un imaginaire sans limites pour penser ce qui limite la vie
humaine.

11
LE MESSIANISME

Le messianisme représente la doctrine fondée sur l'attente et la préparation d'une


ère nouvelle et s'opposant aux mythes de l'âge d'or. La croyance en la venue du
Messie attribue à l'histoire un sens positif et confère à la liberté humaine une
influence sur la destinée du monde.

Le terme messianisme, qui apparut au XIXe siècle, fut employé en 1848 par
l'historien Jules Michelet pour désigner l'attente d'un salut ou d'une libération.
Ce mot récent se rapporte toutefois à un courant de pensée qui remonte au moins
aux époques bibliques et qui se caractérise par la condensation de deux
aspirations collectives : La croyance en la rédemption spirituelle et la volonté de
se libérer d'une oppression politique, généralement étrangère.

Le messianisme s'est particulièrement développé au sein du peuple juif au début


de notre ère, lorsque l'empereur romain Titus ordonna la destruction du Temple
de Jérusalem. Faisant front contre la puissance victorieuse de l'ennemi romain,
les religieux et les mouvements de résistance armée déclarèrent que la venue du
Messie coïnciderait avec la délivrance d'Israël, marquerait la fin de l'exil et la
reconstruction du Temple, et qu'elle serait suivie par la résurrection des morts.
Ils élaborèrent ainsi l'idée qui constitue l'élément le plus original du judaïsme,
l'aspiration vers un avenir absolu qui transforme toute réalité passée et présente.
La force du messianisme réside dans sa capacité à convaincre ses adeptes que les
malheurs du temps présent annoncent en fait un bien supérieur. Sans préjuger
des choix de l'humanité, qui peut devenir entièrement bonne ou entièrement
mauvaise, le Talmud se réfère à la perspective messianique pour donner du sens
à la condition humaine, depuis l'origine et jusqu'à la fin des temps.

Les divers mouvements messianiques qui sont apparus au cours de l'histoire se


caractérisent par l'assimilation des fins dernières et des buts politiques.
En unifiant métaphysique et politique, le messianisme se retourna parfois contre
les institutions, en particulier contre l'Eglise. Depuis Paul qui mit en garde ceux
dont l'esprit s'agite ou s'alarme à cause des prophéties sur l'imminence du Jour
du Seigneur, jusqu'aux avertissements donnés par le Vatican depuis près de trois
décennies aux défenseurs de la théologie de la libération, qui identifient le
combat spirituel et la lutte des classes, l'Eglise n'a cessé de se démarquer des
courants messianiques. En réalité, l'eschatologie nourrit à la fois le messianisme
et l'Eglise, et les sépare en même temps.

12
LA RESURRECTION

Définition :

La résurrection, est un terme religieux qui désigne la vie après la mort, une des
croyances fondamentales des chrétiens.

Doctrines non chrétiennes :

Bien que l'immortalité de l'âme humaine ou la résurrection d'êtres divins fasse


partie de certaines religions anciennes, la croyance dans la résurrection humaine
y était pratiquement inconnue. On trouve cependant des traces de cette doctrine
dans la religion égyptienne ancienne et dans le zoroastrisme.
Le judaïsme ancien annonce la résurrection pour la fin des temps, avec
l'avènement d'une ère nouvelle. La Bible rapporte également des récits de
résurrections individuelles (Elie, Elisée). Au 1er siècle ap JC., la résurrection
était devenue une doctrine à part entière chez les Pharisiens et au sein du peuple
juif, bien qu'elle fut fortement contestée par les Sadducéens.
Dans l'islam, le Coran enseigne explicitement la résurrection de tous les êtres
humains le jour du jugement dernier, suivant en cela la conception judéo-
chrétienne.

Doctrine chrétienne :

La foi chrétienne repose sur la doctrine de la résurrection du Christ. La


résurrection du Christ lui-même se distingue de celle de tous ceux qui ont
confessé son nom au jour du Jugement dernier. Les Evangiles contiennent les
récits de la résurrection du Christ, la résurrection de tous les baptisés. Jésus lui-
même avait effectué quelques résurrections miraculeuses, notamment celle de
Lazare. Il s'agissait alors d'un retour au corps et à la vie d'avant la mort.
L'enseignement chrétien concernant la résurrection du Christ s'appuie sur
plusieurs passages du Nouveau Testament, dans lesquels on montre le tombeau
de Jésus vide trois jours après sa mort, puis plusieurs apparitions du Christ à ses
disciples. Ces récits visent à signifier que Jésus n'est pas un prophète comme les
autres, mais qu'il est le Messie. La résurrection du Christ, qu'il aurait, nous dit
l'Evangile, annoncé à ses disciples, est un accès à une autre vie et une mise à
mort de la mort. Son œuvre de rédemption de l'humanité est ainsi achevée avec
son retour auprès de son père. Tous les morts se relèveront pour être jugés, ceux
qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, et ceux qui auront fait le mal

13
ressusciteront pour le jugement. La résurrection aura lieu le jour du Jugement
dernier, annoncé par le son de trompettes.
Rien n'est dit explicitement dans la Bible quant à la nature du corps ressuscité,
sinon qu'il sera rendu pareil à celui du Christ. La transfiguration du Christ a
parfois servi de modèle aux théologiens, notamment orientaux, pour penser le
corps du Christ ressuscité. La tradition chrétienne ancienne appelait corps
glorieux (vivant dans la gloire de Dieu) les corps ressuscités. La possibilité d'une
résurrection corporelle a été un sujet de discorde parmi les premiers chrétiens.
Saint Paul se prononce clairement en sa faveur en arguant que les événements du
monde naturel lui semblent à peine moins mystérieux. La croyance en la
résurrection du Christ et des corps fait partie du credo de Nicée-Constantinople.
Les gnostiques et les manichéens, qui furent condamnés pour hérésie par l'Eglise
des premiers siècles, rejettent l'idée de la résurrection du corps, soutenant le
caractère purement spirituel de l'après vie. La doctrine catholique romaine de la
résurrection fut développée par les théologiens saint Augustin d'Hippone, saint
Jérôme et Tertullien, qui insistèrent sur la résurrection de la chair. D'une façon
différente, le théologien chrétien du IIIe siècle, Origène, parla de corps spirituel
et affirma le rétablissement de toutes choses en Dieu.
Les interprètes chrétiens du dogme de la résurrection, théologiens et exégètes, se
demandent si la résurrection concerne tous les êtres vivants, ou seulement les
êtres humains, ou encore les seuls chrétiens et si elle est déjà accomplie et
réalisée dans le Christ, ou si elle ne surviendra qu'à la fin des temps.
Pour les chrétiens de confession orthodoxe ou catholique, la résurrection est à la
fois rappelée et vécue dans chaque sacrifice eucharistique (messe), qui rend
présent le corps ressuscité du Christ sous la figure du pain consacré, et par lui,
rend le chrétien pareil à son Sauveur.

14
L'AME

L'âme, dans de nombreuses religions et philosophies, désigne l'élément


immatériel qui, associé à l'enveloppe corporelle, constitue l'individu humain. En
général, l'âme est considérée comme un principe intérieur, vital et spirituel, la
source de toutes les fonctions corporelles et particulièrement de l'activité
mentale.

On peut poser deux questions à propos de l'âme, celle de sa nature et celle de son
immortalité.

Platon analysa la nature de l'âme à partir de la nature de la cité, et il y distingua


trois forces: la raison, la colère et les désirs. L'âme entière devrait être soumise à
la raison. Il établit l'immortalité de l'âme à partir de la distinction entre l'âme et
le corps. Au moment de la mort, l'âme s'échappe du corps, qui lui est comme une
prison et retrouve son état antérieur, indépendant du corps.

Aristote analysa les différentes fonctions de l'âme et peut être, à ce titre,


considéré comme le père de la psychologie. Il décrivit trois sortes d'âme, l'âme
étant considérée comme le principe de toute activité vivante: l'âme végétative
(nutrition), l'âme sensitive et motrice, l'âme intellectuelle et raisonnable.

Chez Descartes, la notion d'âme est celle du sujet individuel. L'âme est pour lui
une substance liée au corps, mais indépendante de celui-ci et d'une nature qui n'a
aucun rapport à l'étendue ni aux dimensions ou autres propriétés de la matière
dont le corps est composé. Il y a donc un dualisme strict entre l'âme et le corps
chez Descartes, et c'est sur ce dualisme qu'il fonde l'immortalité de l'âme.

Pour Maine de Biran, la notion d'âme s'oppose à l'esprit. Celui-ci est le siège des
idées, tandis que l'âme est le lieu des sentiments profonds et élevés, le véritable
lieu de la vie morale.

La question de l'âme et de son immortalité semble avoir disparu du paysage de


la philosophie contemporaine, effacée par la notion de sujet.

Freud utilise le terme d'âme pour désigner l'appareil psychique.

Jung parle de l'âme pour désigner l'inconscient collectif.

Bergson considère que l'âme est puissance spirituelle et créatrice, centre de la


liberté de l'homme. Ce sont l'artiste et le mystique qui peuvent nous renseigner

15
sur la vraie nature de l'âme, car ce sont eux qui la connaissent vraiment. De son
côté.

Louis Lavelle considère l'âme comme le centre du moi doté de liberté et


caractérisé par la conscience de soi.

Dans l'hindouisme, l'âme ou moi (atman) désigna au départ la réalité intérieure


qui fait qu'un être subsiste, le principe qui donne vie. Puis on l'identifia au divin
(brahman), à une réalité immortelle, purement spirituelle, indépendante du corps
et des phénomènes psychiques (souffrance-joie) qui ont leur racine dans le
corps. Mais l'âme humaine, parce qu'on la considère comme liée à la matière, est
emprisonnée dans le cycle des réincarnations jusqu'à ce qu'elle parvienne par la
purification et la connaissance à sa réalité finale.

Le bouddhisme a ceci de particulier dans l'histoire des religions en ce qu'il


enseigne que l'âme individuelle est une illusion produite par différentes
influences psychologiques et physiologiques. Par conséquent, il ne conçoit pas
qu'il existe une âme ou un moi qui puisse survivre à la mort. La vision
bouddhiste de la réincarnation est simplement une chaîne de conséquences non
liées par une identité quelconque, bien que, dans la croyance populaire, cette
subtilité se perde souvent et que les fidèles considèrent les morts comme des
âmes transmigrées.

Le judaïsme biblique utilise, pour parler de l'âme, un mot hébreu Nephesh, qui à
l'origine signifiait souffle, désir, aspiration, puis la vie, qui n'est pas séparable du
sang. La Bible ne partage pas le dualisme âme-corps. La personnalité humaine
est considérée comme un tout. Cette vision unitaire de l'homme rendit longtemps
difficile la réflexion sur l'au-delà et ce n'est que tardivement que s'imposa la
croyance en la résurrection des morts.

Le christianisme a retiré de l'anthropologie biblique le caractère spirituel de


l'âme, qui est le lieu de la relation entre l'homme et Dieu mais aussi la relation
essentielle entre l'âme et le corps, de sorte que le salut de l'homme ne peut pas
être seulement un salut de l'âme, mais une résurrection des corps. C'est l'homme
dans son entier qui peut être admis en présence de Dieu après la vie. Cependant,
la doctrine chrétienne de l'âme a été fortement influencée par les philosophies de
Platon et d'Aristote et la plupart des chrétiens croient que chaque individu
possède une âme immortelle qu'il s'agit de sauver, indépendamment du corps.

Les enseignements de l'islam concernant l'âme ressemblent à ceux du judaïsme


et du christianisme. Selon le Coran, Dieu insuffla l'âme dans les premiers êtres
humains et, lors de leur mort, les âmes des fidèles sont portées près de Dieu.

16
LA REINCARNATION

La réincarnation représente la transmigration des âmes, passage d'une âme après


la mort dans un nouveau corps ou une nouvelle forme d'être.
La transmigration et la réincarnation, ou renaissance d'une âme dans un nouveau
corps (en particulier un corps humain), sont pratiquement synonymes.
En revanche, la transmigration n'est synonyme ni de métamorphose ni de
résurrection.
La métamorphose est la transformation d'un être vivant en une autre forme ou
substance vivante (par exemple, la transformation d'une personne en arbre).
La résurrection, en particulier la doctrine chrétienne de la résurrection, est le
retour du corps à la vie après la mort.

Les anciens Egyptiens croyaient en la transmigration des âmes. Les défunts


étaient embaumés afin de préserver leur corps, de sorte qu'il puisse accompagner
le ka, une énergie vitale immortelle considérée comme le double de l'homme,
dans l'au-delà.
Chez les Grecs anciens, la doctrine de la transmigration était étroitement
associée aux orphiques, et aux adeptes du philosophe et mathématicien
Pythagore. Selon ses enseignements, l'âme, à peine sortie du corps, se retrouve
comme en prison dans un autre corps. Elle est condamnée à se réincarner sans
cesse à cause d'une souillure primitive. Le cycle des réincarnations est sans fin
pour ceux qui ne sont pas initiés.

Platon affirmait que l'âme est éternelle, préexistante et entièrement spirituelle.


Après avoir pénétré le corps, elle devient impure à cause de son association aux
passions corporelles. Cependant, elle perd le souvenir de ses existences
antérieures. La délivrance du corps n'intervient qu'après le passage de l'âme dans
une série de transmigrations. Si l'âme possédait un bon caractère dans ses
existences, elle est autorisée à retrouver un état d'être pur. Mais si son caractère
s'est perpétuellement dégradé au cours de ses transmigrations, elle finit dans les
Enfers, lieu de damnation éternelle.

L'idée de la transmigration ne fut jamais adoptée par le judaïsme orthodoxe ni


par le christianisme. Chez les juifs, seuls les kabbalistes mystiques acceptèrent
cette idée dans leur système de philosophie.
Les gnostiques et les manichéens croyaient également dans la transmigration,
mais les premiers chrétiens qui adoptèrent les doctrines gnostiques et
manichéennes furent déclarés hérétiques par l'Eglise.

Dans la pensée et la philosophie religieuses orientales, la croyance en la


transmigration ne semble pas avoir fait partie des plus anciennes croyances des

17
conquérants aryens de l'Inde. Elle apparaît pour la première fois sous forme de
doctrine dans l'ensemble religieux et philosophique que représentent les
Upanishads. Cependant, depuis, le samsâra, l'incessant tourbillon des naissances
et des morts dont l'homme ne parvient pas à se libérer, a toujours été l'un des
plus importants principes des trois principales religions orientales : l'hindouisme,
le bouddhisme et le jaïnisme. Les actions mauvaises que les hommes
commettent les enchaînent et les mènent à des destinées mauvaises. Pour se
libérer du cycle infernal, il faut réussir à évacuer le karma, la loi du karma étant
la loi de la rétribution. L'homme peut obtenir sa libération par l'acquisition de la
connaissance, par la dévotion à un dieu qui assure alors son salut ou encore par
le yoga. La connaissance consiste à admettre que l'âme individuelle (atman) et
l'âme universelle (brahman) sont identiques. Le bouddhisme nie quant à lui
l'existence de l'atman, qu'il soit individuel ou universel. Ce n'est plus, dans ce
cas, la connaissance de l'atman qui peut mener à la libération, mais un acte de
sagesse qui anéantit tout désir : la négation de l'existence d'un soi.

Depuis des temps immémoriaux, des sociétés moins structurées que celles qui
ont adopté les principales religions orientales et occidentales ont également cru
en différentes formes de transmigration. On a supposé que le corps était habité
par une seule âme, ou essence vitale, censée se séparer de lui au moment de la
mort (et parfois même pendant le sommeil), en entrant et sortant par la bouche et
les narines. Séparée du corps après la mort, l'âme cherche à habiter un nouveau
corps et, si besoin est, peut pénétrer le corps d'un animal ou d'une forme de vie
inférieure. Dans certaines cultures, la réincarnation est censée intervenir par la
transmigration de l'âme d'une personne défunte dans le corps d'un jeune enfant
de la même famille avec l'animation conséquente de l'enfant. Les ressemblances
familiales seraient liées à ce processus.

18
LE KARMA

La notion de karma est directement liée au principe des réincarnations.


Le Karma (en sanskrit, actions), dans la philosophie indienne, représente
l'ensemble des actes, bons ou mauvais, d'un individu, conservés par l'âme lors de
sa transmigration, chaque nouveau corps (et chaque expérience vécue par ce
corps) étant déterminé par le karma précédent.
La croyance dans le karma, qui peut être ramenée aux Upanishad, est acceptée
par tous les hindous, bien qu'il en existe des interprétations différentes. Certains
aspirent à accumuler un karma positif en vue d'obtenir une renaissance
favorable, tandis que d'autres, considérant que tous les karmas sont négatifs,
cherchent à s'arracher à la chaîne des renaissances (samsâra).
Certains pensent que le karma détermine tout ce qui arrive à un individu, alors
que d'autres attribuent un rôle plus important à la destinée, à l'intervention divine
ou à l'effort humain. L'une des formes du karma (prarabdha) est déterminée à la
naissance et évolue pendant la vie, une autre forme (sanchita) reste latente
pendant cette vie, et une troisième forme (sanchiyamana), accumulée pendant la
vie, devient mature dans une vie future.

Le karma désigne donc les actions qu'un être accomplit et leurs conséquences.
Toute action doit porter des fruits. Les bonnes actions sont inévitablement
source de bienfaits alors que les actions négatives sont rééquilibrées. Par
conséquent, n'existent ni plaisirs immérités ni souffrances injustifiées, mais
plutôt une justice universelle.
Il ne faut pas confondre cependant cette théorie avec une quelconque justice
morale, ni avec des notions de récompenses et de punitions. La théorie du karma
est une théorie de causes à effets, d'actions et de réactions, elle exprime une loi
naturelle qui n'a rien à voir avec une justice rétributive.
Toute action qui est appuyée sur une construction mentale produit des effets, des
résultats. Les bonnes actions produisent de bons effets, et les mauvaises actions
produisent de mauvais effets. Les résultats résultent uniquement de la nature
propre des causes.

Le processus karmique fonctionne sous l'effet d'une sorte de code naturel et non
sous l'autorité d'un jugement divin. Le karma de chacun détermine des facteurs
tels que l'apparence, la beauté, l'intelligence, la longévité, la richesse et le statut
social. Selon cette philosophie, différents types de karma peuvent donner lieu à
une renaissance en tant qu'être humain, animal, fantôme, habitant des enfers ou
dieu du panthéon hindou. Bien que le bouddhisme n'ait jamais réellement nié
l'existence des divinités, il refuse de leur accorder un rôle spécifique. Leur vie au
paradis est longue et plaisante, mais les dieux sont sujets aux situations difficiles
que connaissent les autres créatures. Ils peuvent même expérimenter la mort ou

19
une renaissance dans des états d'existence inférieurs. De plus, ils ne sont pas
créateurs de l'Univers et ne contrôlent en rien la destinée humaine. Le
bouddhisme rejette aussi les prières et les sacrifices accordés aux dieux. Parmi la
multiplicité des modalités de renaissance possibles, l'existence humaine est la
plus favorable, car les déités sont tellement absorbées par leurs propres plaisirs
qu'elles en oublient l'aspiration à la délivrance. L'illumination (ou l'éveil) est
réservée aux seuls êtres humains.

20
CONCLUSION

Comment s'y retrouver dans ce dédalle de conceptions?


Où est la vérité si tentée que nous puissions l'approcher?
Pour l'instant c'est la foi qui fait que la plupart des êtres croient ou ne croient pas
en telle ou telle conception. Les autres, ceux qui cherchent réfléchissent,
élaborent avec leur mental.
Mais tout cela évolue tout de même dans le temps. De plus en plus d'individus
religieux adoptent des conceptions de philosophies orientales, adoptent des
éléments de plusieurs philosophies ou religion. Les êtres sont de plus en plus
libres de réfléchir personnellement à des conceptions qui les satisfassent sur ces
sujets.
Par exemple, je rencontre de plus en plus de catholiques qui croient en la
réincarnation, etc.

21
NOTIONS ESOTERIQUES

SUR LE DEVENIR DE L'HOMME

22
PRESENTATION

Nous avons constaté combien il y avait de divergences dans les conceptions


philosophiques et religieuses du devenir de l'Homme.
Je vous propose maintenant d'entrer dans les conceptions ésotériques sur ces
sujets. Ils ont déjà été traités dans des ouvrages précédents, aussi je me conterai
d'en résumer les éléments.

Le but des chapitres suivants est de tenter de comprendre quel est notre avenir en
tant que conscience humaine, indépendante et dotée du libre arbitre.

23
LA LOI DE LA REINCARNATION

Introduction :

Au-delà de ce qui a été pensé sur le plan philosophique et religieux dans


l'histoire de l'homme, voici ce qu'il en est selon mes propres études ésotériques.

Le principe des réincarnations représente une des Lois Universelles, c'est-à-dire


une des Lois par lesquelles le Vie Universelle s’exprime. Il ne s’agit donc pas
d’une loi valable uniquement pour la Terre.
Contrairement aux écrits officiels, cette notion de réincarnation était d'ailleurs
assez répandue à l'époque de la venue de Jésus, dans le monde oriental, y
compris parmi les juifs. Rappelons que ce principe a été écarté des dogmes
chrétiens mis en place à partir de 2e Concile de Constantinople en 553. Cette
notion n'était pas absente des préoccupations chrétiennes avant ce Concile. Les
Pères conciliaires ont simplement éliminé le principe de la réincarnation des
dogmes de l'église chrétienne naissante. Il n'a pas été oublié ou même nié, mais
simplement éliminé des croyances. Peut-être pour que les fidèles ne s'endorment
pas dans leurs efforts spirituels, pensant qu'ils avaient le temps puisque pouvant
vivre de nombreuses réincarnations. Quoi qu'il en soit, la chrétienté, dans le
temps, s'est mise à nier ce principe, en se basant, entre autres, sur certaines
erreurs commises par les croyances indoues et bouddhiques, notamment la
métempsycose (possibilité de réincarnation de consciences humaines dans des
corps animaux).
Il reste cependant quelques traces de la notion de réincarnation dans la Bible,
notamment dans l'évangile de Mathieu chapitre 16, versets 13 à 15 (question de
Jésus sur ses antécédents), dans l'évangile de Mathieu chapitre 17, versets 9 à 13
(Elie réincarné en Jean-Baptiste), et dans bien d'autres endroits de façon plus ou
moins claire. Il faut préciser qu'il n'a pas été dans le programme de Jésus de
traiter de cet aspect de la vie, il avait bien d'autres choses à dire.

Le problème est que la religion chrétienne ne peut expliquer les différences dans
les capacités (physiques, émotionnelles, mentales, spirituelles, artistiques,
technologiques…), et les conditions d'existence (richesse, pauvreté, santé…),
ainsi que les longueurs de vie, des êtres humains.

Cependant, de nombreux hommes, en occident, ont prôné cette notion, y


compris des Pères de l'église. Citons quelques noms connus : Platon, Origène,
saint Gérôme, saint Augustin, Clément d'Alexandrie, saint Grégoire de Nysance,
saint Justin, saint Hilaire. Plus tard nous pouvons citer des penseurs, des poètes,
des philosophes : Giordano Bruno, Paracelse, Jérôme Cardan, Campanella,
Leibnitz, David Hume, Schlegel, Schopenhauer, Herder, Goethe, Voltaire,

24
Camille Flammarion, Baudelaire, Victor Hugo, Edgar Poë, Emerson, Kipling,
etc.
Ne nos jours, cette notion est acceptée par un nombre grandissant de personnes,
y compris parmi les fidèles de l'église chrétienne.

Nous allons donc mettre de l'ordre dans cette réalité, en allant au-delà des
croyances et dogmes établis.

Présentation ésotérique :

Lorsque les êtres humains, lorsque les consciences humaines évoluent sur des
plans matériels denses, tels que notre plan matériel, ils sont obligés d'utiliser un
corps matériel pour se mouvoir sur ce plan matériel. On appelle cela
l'incarnation. Cela veut dire qu'une conscience humaine s'incarne dans un corps
matériel qui lui sert de véhicule.
Mais ces consciences n'arrivent pas n'importe comment dans cette matière. Elles
établissent avec leurs guides d'évolution, où ceux-ci le font pour elles,
établissent donc des plans d'évolution s'étalant sur un certain nombre
d'incarnations. On appelle ce programme, cycles d’incarnations.
Pourquoi plusieurs incarnations? Parce que les buts d'évolution choisis ne
peuvent être atteints en si peu de temps d'une seule incarnation.
Pour plus de détails, consulter l'ouvrage intitulé "L'incarnation sur Terre".

Rappelons-nous que les consciences humaines évoluent sur des plans subtils
jusqu'au moment où elles éprouvent le besoin d'effectuer un apprentissage sur un
plan matériel. Cet apprentissage correspond à un planning d'évolution bien
défini, avec des buts précis, et des phases prédéterminées. Il est bien évident,
lorsque l'on connaît, les principaux buts d'évolution dans la matière, qu'ils ne
peuvent se réaliser en quelques années ou dizaines d'années de temps terrestre.
Cet apprentissage s'effectue suivant ce qu'on appelle des cycles d’évolution,
Ces cycles d’incarnations se poursuivent tant que la conscience n’a pas atteint le
ou les buts qu’elle s’est donnée d’atteindre dans la matière. Suivant ces buts et la
vitesse de progression, les êtres peuvent vivre de quelques unes à un certain
nombre de dizaines d’incarnations.
Certaines consciences, après avoir terminé un cycle d’incarnations, après avoir
atteint leur but, désirent se programmer un ou plusieurs autres buts dans ces
incarnations à travers un ou plusieurs cycles. Il est vrai que certaines possibilités
ne peuvent s’acquérir qu’à travers des vécus sur des plans denses.

Voyons, dans les généralités, quels sont les buts principaux que l'on veut
atteindre dans les différentes incarnations :

25
- Concrétiser les acquis que l’on a eus sur des plans plus subtils à travers des
vécus denses. Expérimenter ces acquis, les réaliser dans la matière afin de mieux
les intégrer dans sa conscience. Des consciences peuvent avoir intégré des
valeurs de développement sur certains plans et vouloir vérifier cette intégration
dans la matière. Parfois des réajustements sont nécessaires (voir chapitre
suivant).

- Apprendre, par les relations intérieur-extérieur, à coexister et coopérer avec des


consciences différentes les unes des autres, et être capable, à travers ces
différences, d’appliquer la Loi d’Amour Universelle.
A travers la compréhension des différences, la conscience est aidée dans le
travail de dépassement des problèmes de comportement. Ce travail peut
difficilement se faire sur des plans subtils, car dans ceux-ci les consciences ont
tendance à se regrouper par affinités de vibration, d’où peu de différences entre
les êtres.
Il s’agit là de développer sa propre personnalité en utilisant les rapports avec
autrui comme outils d’évolution.

- Se débarrasser à travers des expériences tangibles et concrètes, de certains


inconvénients, de certains défauts, de certaines zones d’ombre qui resteraient au
niveau des corps subtils ou de la Grande Conscience. Il s’agit là de dépasser ce
qui est mal compris ou mal assimilé en soi.

- Apprendre à vivre sur tous les plans en harmonie avec les véritables règles de
la vie Universelle. Ce qui est bien vécu, ce qui est bien compris dans la matière
l’est en soi-même dans sa Grande Conscience, et sur tous les plans. Les
expériences réussies, les progrès, le développement des connaissances
représentent l’acquis de cette Grande Conscience.

- Se reconnecter à sa Conscience Cosmique depuis la matière en vivant en


harmonie avec les Lois Universelles, et par là pouvoir transcender tous les plans.

- Certains êtres désirent dans l’incarnation pouvoir étudier le comportement des


corps humains au niveau de la matière, ou étudier les règles d’équilibre et de vie
de la nature terrestre, ou le comportement des autres règnes. Leur but est alors de
pouvoir participer plus tard au développement de la vie sur Terre ou ailleurs.

- Le but de ces incarnations est aussi de se débarrasser petit à petit des


mauvaises cellules qui se sont accumulées en l’être, les transcender en cellules
lumineuses.

26
- Le but est également d’élever la vibration des différents corps en les rendant
plus purs et, au fil des choix, obliquer vers les valeurs de la Vie Spirituelle en
faisant disparaître les effets de l'ego inférieur de l’humain.

- Certains s’incarnent pour aider Gaïa face aux destructions perpétrées par
d’autres humains peu scrupuleux de leur support planétaire, ou totalement
inconscients des équilibres écologiques planétaires. Ceux-là ont appris leur
mission déjà à travers des incarnations antérieures.

- Certains s’incarnent pour aider autrui dans leur développement tout en


poursuivant le leur. Eux aussi sont arrivés à un certain degré de
perfectionnement et de connaissance à travers de nombreuses incarnations.

Remarques :

Toutes ces expériences sont vécues dans une dualité bien-mal sur la planète
Terre. D’innombrables impacts doivent frapper le conscient pour que, par
l’accumulation des données, l’être puisse percevoir les possibilités de la Lumière
face à l’ombre.

Pour tout cela, d’innombrables expériences sont nécessaires.


En aucun cas ce gigantesque travail ne peut s’effectuer durant le cours laps de
temps que représente une incarnation. Surtout si, pour différentes raisons,
l’incarnation ne dure que très peu de temps.
Voir les principes de l'évolution des hommes dans l'ouvrage intitulé "Les
consciences humaines".

Au-delà de ces buts généraux d'évolution, les êtres choisissent des buts concrets
plus précis qui sont développés dans l'ouvrage intitulé "Les comportements
caractéristiques".

Il ne faudra pas cependant confondre des réincarnations d'êtres initiés qui sont
venus plusieurs fois en incarnation afin d'aider le Plan d'Evolution, avec les
réincarnations des individus qui sont en pleine évolution, qui ne sont donc pas
conscients des véritables trames, et qui sont sujets à de graves erreurs de
comportement et de jugement. Ces derniers sont là principalement pour
apprendre et comprendre, aidés par les premiers.

27
LA LOI DE CAUSE A EFFET

Cette Loi est appelée également Loi des compensations ou Karma.


A travers l'important travail que les êtres ont à effectuer dans les incarnations
pour leur apprentissage, il est normal qu'ils commettent des erreurs. Il sont
confrontés à des situations souvent psychodramatiques, à des tests
d'apprentissage, à des dépassements difficiles, à de douloureux, à des pertes
parfois, etc.
Les consciences peuvent être de mauvaise foi, ne pas vouloir faire les efforts
nécessaires, ou bien tout en voulant jouer le jeu, les consciences peuvent ne pas
pouvoir, ne pas être capable de bien faire les choses. Il s'en suit des erreurs, des
fautes, plus ou moins graves, qui engendrent des conséquences sur autrui ou sur
la planète.
La Loi d'Equilibre Universel exige que tout déséquilibre, dans l'évolution,
implique un rééquilibrage. Ce rééquilibrage se fait à travers des épreuves, des
difficultés, des rétrécissements, des pertes, etc., afin que la conscience, en vivant
ce qu'elle a fait vivre à d'autres en souffrances physiques ou émotionnelles ou
autres,

1° Prenne conscience qu'elle a commis des erreurs, et lesquelles.

2° Qu'elle doit entamer ce que l'on appelle des réajustements, c'est à dire qu'elle
doit rattraper les erreurs commises antérieurement.
Par exemple, celui qui a hotté une ou plusieurs vies devra en sauver autant, celui
qui a pris un bien à autrui inconsidérément, aura à perdre un bien équivalant lui
appartenant, etc.

C'est ce que l'on appelle la Loi de cause à effet, ou Loi karmique, ou Loi des
compensations.

Et les incarnations se poursuivent tant que l’équilibre par rapport à la Loi de


cause à effet n’est pas rétabli, même si les buts d'évolution sont atteints.
Nul ne quitte le plan terrestre pour poursuivre son évolution ailleurs dans le
cosmos avant que tout ne soit rétabli sur celui-ci.

Il est logique qu'à travers les vécus sur Terre les êtres, dans leur apprentissage,
commettent des erreurs, des fautes, des errements.
Tout doit être réharmonisé dans la conscience et dans les énergies, rééquilibré
par rapport aux hommes avant de terminer un cycle d’incarnations.
Il en est de même par rapport à Gaïa. Si l’être a commis des fautes ou des
dégradations sur son support planétaire, il devra les réparer avant de repartir.

28
Nous venons de définir ce qui est appelé un karma individuel. Mais si un groupe
d'individus commet des erreurs, des exactions, des violences, des peines, etc., de
la même manière c'est le groupe qui sera concerné par un karma collectif.
De même pour des actions menées au niveau d'une nation.

Une nation, C'est une masse d'âmes incarnées en un même lieu, en une même
culture, avec une base d'expériences communes. Si la race incarnée fait des
erreurs, a des leçons à apprendre d'une façon collective, il faudra qu'elle
revienne, qu'elle se réincarne à un niveau plus haut pour comprendre ce qu'elle
n'a pas compris, achever ce qu'elle n'a pas fait, récolter le fruit de ses erreurs,
mais non à titre de punition, mais pour le replanter ailleurs et autrement.
Le jardinier, sur la Terre, apprend à modifier les semences, apprend à les rendre
meilleures. Les consciences incarnées, que ce soit au niveau individuel ou au
niveau d'une nation, doivent faire de même.
Si donc un peuple a agi contre l'amour, contre la Loi, contre son frère, il faudra
qu'il revienne et qu'il apprenne sa leçon, et qu'il compense ses erreurs.

La conscience universelle, l'amour, ne donnent jamais de châtiments, ne


distribuent jamais de coups de bâton, mais attendent toujours, en donnant les
éléments pour ce faire, le retour dans la juste Loi, le retour à l'Equilibre, le retour
à la Lumière.

Ce qui semble une épreuve au niveau d'une personne, au niveau d'un peuple, au
niveau d'un monde, n'est qu'un cadeau de l'univers pour lui permettre d'aller plus
haut et de se découvrir davantage au sein de sa propre lumière.
Il ne faut jamais dire d'un peuple, d'un pays, d'une nation, qu'il paye quelque
chose.

Mais attention, le fait qu'il y ait notion de karma, notion de leçon, notion
d'épreuve, notion d'erreur à corriger, n'exclut pas que l'on puisse tendre la main.

Quand à l'individu ou au peuple bourreau, celui-ci n'a pas choisi de faire le


bourreau, mais il était, de par son propre niveau, en condition de le faire.
Lorsque quelqu'un doit subir une épreuve, il se trouve rapproché des conditions
de l'épreuve. Il se met, non consciemment, sous la coupe de celui qui, par son
état d'être non évolué, va lui permettre d'évoluer.
Quand à l'être ou au peuple non évolué, il aura l'occasion d'évoluer aussi. Il
pourra peut-être comprendre par d'autres moyens. Ce pourra être les conditions
climatiques, ce pourra être des épidémies, etc.

Il n'y a jamais d'êtres spécialement choisis pour donner les coups et d'autres pour
les recevoir. Il y a simplement des conditions réunies pour qu'une situation se
concrétise. C'est tout.

29
Notons que la conscience ne fait pas de choix à priori. Elle est incarnée, avec
son potentiel, elle a à vivre son incompréhension ou sa compréhension. Chaque
conscience, devant des événements passés, a vécu telle qu'elle était incarnée, elle
n'a pas choisi d'aller se faire massacrer, l'autre n'a pas choisi avant de s'incarner,
de massacrer. Ils étaient simplement incarnés avec des états d'esprit qui devaient
déclencher le désastre. Mais il faut comprendre qu'à travers ces erreurs, l'un et
l'autre ont appris. Il n'y a pas que des bourreaux dans le camp des bourreaux, il y
a aussi des victimes. D'autre part, il arrive aussi qu'au moment de se désincarner,
un bourreau prenne conscience des désastres dont il a été responsable, et c'est
déjà une très bonne chose pour son futur.

30
LA DESINCARNATION

Après maintes aventures, après maints apprentissages, après maints tests et


maintes vicissitudes dans une incarnation, il vient pour chacun le moment de se
séparer de son corps matériel, et continuer à vivre, mais aussi à apprendre sur les
plans plus subtils de Gaïa.
Nous n’employons pas le mot "mort" à dessein, car ce mot a, pour certains, une
connotation de séparativité définitive, ou pour d’autres il signifie
l’anéantissement définitif et total de la conscience.
La mort existe pour le corps matériel, dont les éléments, les énergies retournent
à la Terre qui va les utiliser à sa guise, mais elle n’existe pas pour la conscience.
La plupart des êtres humains terriens vivent sur les plans de l’astral, jusqu’au
jour où ils décident de revenir.

La notion de la mort est un concept erroné, particulièrement dans la civilisation


occidentale. Désincarnation est le mot le plus juste bien qu’il ne soit pas très
agréable dans la prononciation.

Au moment de la désincarnation, le corps matériel se détache des autres corps.


Les autres corps, et la conscience attachée à ces corps continuent à vivre en
s’équilibrant chacun sur le plan qui correspond à sa propre vibration, à sa propre
évolution, et ceci jusqu’au moment d’un autre retour. A moins que l’être soit
arrivé à une fin de cycle.

Notons qu’une désincarnation survient principalement lorsque :

- L’individu a terminé sa phase d’apprentissage dans l’incarnation présente.

- L’individu a mal géré, s’est mal occupé de la santé de son corps. Il l’a usé
prématurément, et il en sera tenu compte pour la suite.

- L’individu décide, dans son libre arbitre de détruire son corps matériel pour
interrompre prématurément son incarnation. C’est le suicide. Là aussi il en sera
tenu compte pour la suite.

- L’individu est victime d’événements qui ne sont pas en totalité de sa


responsabilité, comme par exemple une guerre, des violences ou des accidents
que la conscience n’a pas su ou pas pu éviter.

- L’individu doit vivre une désincarnation particulière par un karma qu’il s’est
induit dans une incarnation précédente. Par exemple périr par le feu pour un ex
incendiaire, périr par noyade pour un ex-responsable de noyade d’autrui, etc.

31
LA VIE ENTRE DEUX INCARNATIONS

Les circonstances immédiates après une désincarnation :

Entre deux incarnations les êtres continuent leur évolution, leur vie, leurs
expériences de différentes manières selon leur incarnation précédente, leur
programme d’études, leurs cycles d’évolution, ainsi que d’autres critères.
Les conditions qui suivent une désincarnation sont donc fonction du vécu sur la
Terre et de l’évolution de l’être. Globalement, nous pouvons noter les
possibilités suivantes :

- Certaines consciences restent dans l’ambiance physique de la vie qu’elles


viennent de quitter.

- D’autres, qui ont vécu des maladies éprouvantes doivent se faire soigner au
niveau de leur corps astral dans des lieux spécialisés de l’astral de Gaïa.

- D’autres, qui se sont désincarnés par accident ou événement naturel grave, que
cela soit karmique ou non, se retrouvent traumatisées et doivent être
rééquilibrées eux aussi dans des lieux spécialisés de l’astral.

- D’autres doivent se retrouver dans des protections spécifiques afin d’être


éloignés de certaines perturbations du bas astral ou de forces négatives.

- D’autres se retrouvent dans des zones denses du moyen astral où elles vont
vivre dans des conditions physiques qui rappellent celles de la matière. Elles
continueront à apprendre, ou réaliseront ce qu’elles n’ont pu faire dans la
matière qu’elles viennent de quitter.

- D’autres se retrouvent directement dans des zones du haut astral, où elles vont
pouvoir jouir de conditions idéales pour poursuivre leur développement, en
présence des guides d’évolution. C’est un peu la récompense de leurs efforts!

- D’autres encore échappent à ces plans, et vont vivre sur des plans cosmiques,
parce qu’elles en ont acquis la possibilité au travers de leur évolution.

- D’autres aussi vont s’intégrer dans différents plans plus ou moins denses
d’autres planètes, d’autres sphères matérielles, ou subtiles. Suivant leurs
possibilités et leur degré d’adaptation à ces ambiances différentes.

- D’autres vont pouvoir rejoindre les plans Universels et agir à plus haut niveau,
etc.

32
La liste serait encore longue, et cela nous mènerait à des conceptions éloignées
du but de cet ouvrage. Quoi qu’il en soit les possibilités sont infinies car les
manifestations de la vie sont infinies. Ce qui se passe sur cette planète n’est
qu’un tout petit exemple de cette infinité d’expressions de la vie.

Les suites d'une désincarnation :

Si nous parlons conscience, nous pouvons dire que les êtres qui viennent de se
désincarner obéissent à 3 possibilités :

- Les êtres restent dans leur potentiel de la vie précédente.


- Les êtres rejoignent leur corps intermédiaire.
- Les êtres rejoignent leur Grande Conscience.

Nous allons analyser chacune de ces trois possibilités.

- Les êtres restent dans leur potentiel de la vie précédente :

Les individus seront très influencés inconsciemment par leur vie antérieure, mais
n’ayant pas ou peu fait de synthèse, leur nouvelle incarnation se fera dans la
suite de la précédente. Ils n’auront pas l’impression de s’être désincarnés et ils
ne se poseront pas de questions sur leur précédente incarnation.
Ces individus, dans leur nouveau corps ne se sentiront pas ou peu concernés par
les cycles évolutifs d’incarnation, ne se poseront pas de questions sur ce qu’ils
ont à faire ou ce qui les pousse à accepter leur but. Ils le font par l’action des
guides.

Cette attitude correspond à des cas différents :

- Souvent c’est le cas des êtres qui débutent dans l’évolution.

- Ce peut être le cas d’êtres qui s’enferment dans leur évolution, qui se bloquent,
qui refusent, qui sont très accaparés par leurs propres problèmes.
Ils commencent à s’interroger par les actions et réactions dans la vie physique,
d’où remise en question.

Ces êtres restent dans les plans proches de la Terre. Par exemple c’est le cas des
revenants qui restent bloqués par le physique, et qui ne veulent pas quitter leur
monde physique. Petit à petit ils deviennent des coques et lorsqu’ils veulent se
réincarner, ces êtres sont bloqués et ne peuvent pas le faire dans l’état. Ils
doivent quitter le physique, même en restant proches de la Terre pour pouvoir

33
s’incarner à nouveau. C’est pour cette raison que certains d’entre eux cherchent
des corps de médium ou d’adolescents pour essayer de s’incarner eux-mêmes
(parasitages).

Dans cette catégorie se trouvent aussi ceux qui se recréent volontairement ce


qu’ils ont le plus apprécié dans leur monde physique. Soit qu’ils le créent eux-
mêmes, soit que des guides leur créent ce monde, s’ils ne sont pas capables de le
créer eux-mêmes. Ces êtres vont errer dans différents plans astro-mentaux
proches de la Terre où ils peuvent se trouver face à des énergies pas toujours très
pures, plutôt négatives.
Pour qu’ils ne soient pas tentés de s’approcher de ces énergies négatives, des
guides veillent sur eux et cloisonnent leur monde en attendant de leur faire
prendre conscience de leur désincarnation.
Si ces êtres refusent de prendre conscience de leur désincarnation, des guides
choisissent pour eux leur future incarnation. Ils choisissent une future
incarnation assez proche de ce qu’ils ont vécu précédemment, ou de ce qu’ils
vivent dans ce plan astro-mental, pour que la différence ne soit pas trop forte.
Etant donné que ces êtres sont fermés, si les guides les mettent face à quelque
chose de nouveau trop éloigné de leur conception, ils ne pourront pas le
supporter.

Tous ces êtres se réincarnent souvent dans le même peuple, la même région ou
la même condition sociale, soit pour continuer à se former, soit pour continuer
leur but. Ils le continuent d’une vie sur l’autre.
Si vraiment ces êtres se bloquent trop, les guides vont essayer de choisir des vies
qui leur permettront de sortir de ce blocage. Cela se fait progressivement.
Nous trouvons dans ces cas, souvent des individus qui commencent leur
évolution en tant qu’homme.

- Ce peut être également le cas d’êtres qui n’ont pas continué leur but et qui
doivent le terminer. Ils ont pu être interrompus par accident, ou ont commencé à
entreprendre leur but trop tard dans leur vie.

Ces êtres restent fermés dans leur monde entre deux incarnations pour être à
maturité lors de nouvelles incarnations. Souvent, dans ce cas, l’espace entre
deux incarnations est très court, quelques années au maximum.

- Les êtres rejoignent leur corps intermédiaire :

En rejoignant le corps intermédiaire ils font obligatoirement la synthèse de leur


dernière vie, réfléchissent sur leurs erreurs, sur ce qu’ils doivent améliorer.
Ensuite, ils établissent leur prochain but.

34
Ces êtres sont ceux qui sont le plus influencés par le karma des vies antérieures,
par des souvenirs, des épreuves qui leur rappellent quelque chose de déjà vécu
dans d’autres conditions.

Ces êtres, après leur désincarnation, revoient leur vie précédente, leur
cheminement, essaient de comprendre celle-ci, en discutent avec d’autres, et
ensuite, pour se corriger, rejoignent leur corps intermédiaire pour avoir une
meilleure vision des choses.
Après cela, ces êtres cherchent leur nouveau but, qui se situe toujours dans leur
cycle d’évolution choisi antérieurement.

Dans cette catégorie, il y a deux genres d’individus :

Ceux qui possèdent un fort potentiel incarné.


Ceux qui possèdent un faible potentiel incarné et un fort potentiel non incarné.

° Pour ceux qui possèdent un fort potentiel incarné, l’action des guides est plus
grande, car lorsque la personne rejoint son potentiel non incarné, (corps
intermédiaire), cela ne lui fait qu’une faible augmentation de conscience, donc
celle-ci est encore très prise par l’ambiance de vie. Elle a peu de recul, et ce
recul lui sera apporté par les guides qui viendront lui donner leur avis.
Quand ceux-ci ont donné leur avis, ces êtres donnent le leur, et quand les
décisions sont acceptées aussi bien par eux que par les guides, l’être pourra
entamer une nouvelle incarnation.

° Pour ceux qui possèdent un faible potentiel incarné et un fort potentiel non
incarné, lorsqu’ils rejoignent leur potentiel non incarné, ils récupèrent une partie
plus importante de leurs moyens propres, et peuvent dégager plus facilement des
priorités par eux-mêmes.
Si l’entité a une fonction à faire qu’elle trouve plus importante qu’une nouvelle
incarnation, elle décidera de la faire avec ce potentiel non incarné, (qui est fort),
et ensuite, lorsque cela sera terminé, il y aura une nouvelle incarnation pour finir
le premier but non terminé.
Dans ce cas il y a moins d’action des guides. C’est le potentiel non incarné qui
joue ce rôle.
Le temps entre deux incarnations peut être plus long, par exemple une vie dans
chaque civilisation, d’où possibilité d’effectuer un but dans les plans subtils
entre deux incarnations.

- Les êtres rejoignent leur Grande Conscience :

Dans cette catégorie, il y a deux possibilités.

35
Suivant le cas, questions d’évolution, ou fin d’un cycle d’incarnation.

° Questions d’évolution :

Dans ce cas les êtres sont plutôt axés sur ce qu’ils doivent entreprendre, sur les
retombées qu’ils devront avoir.
Les épreuves, les problèmes qu’ils surmonteront seront vus comme un travail de
plus à effectuer et non pas comme une conséquence d’une vie antérieure car ces
êtres, quand ils ont rejoint leur Grande Conscience, ont mêlé toute leur énergie à
cette Grande Conscience, aussi bien le positif que le négatif, et ensuite,
reviennent sur Terre.
Mais ce n’est pas tout à fait la même partie d’énergie qui revient. Il y a une
énergie commune propre à la Terre mais également vient s’ajouter une énergie
propre au nouveau but et qui n’a rien à voir avec les énergies passées.
Si ces êtres prennent conscience de leurs cycles d’incarnations, ils verront
chaque vie comme un état, comme une action et non pas comme une continuité.

° Fin d’un cycle d’incarnation :

Dans ce cas l'être rejoint également sa Grande Conscience.


L’être effectue son bilan, ce qu’il a appris durant ce cycle. Il ramène au niveau
de sa Grande Conscience l’acquis tant positif que ce qui reste à améliorer mais il
n’y a pas obligatoirement d’incarnation prévue "dans l’immédiat".
Cela dépendra de ce que l’être désire, ou doit étudier pour la suite de son
évolution.

. Soit l’être continue son évolution sur divers plans subtils, ici ou ailleurs, en
fonction de son potentiel acquis à ce moment.

. Soit il choisit un nouveau cycle d’incarnations, avec d’autres buts différents à


effectuer, ici ou ailleurs.

- A la fin d'un cycle d'évolution :

Au moment où un être termine un cycle d'incarnations plusieurs possibilités


peuvent s'offrir à lui suivant le degré d'avancement de sa conscience.
Nous venons de voir qu'il peut choisir un nouveau cycle d'incarnations.
S'il a accompli un nombre suffisant de cycles pour sa propre évolution, il peut
choisir entre les possibilités suivantes :

36
° Certaines consciences humaines ont pour finalité de rejoindre leur sphère-
mère, la sphère qui leur a donné naissance.

° D'autres vont rejoindre des sphères naissantes pour se fondre en elles, pour les
aider à évoluer.

° D'autres vont se fondre dans des évolutions stellaires.

° D'autres vont se fondre dans des évolutions galactiques, pour gérer la


construction de l'Univers.

° D'autres continueront à évoluer en tant qu'êtres humains indépendants.

° Etc.

- L'évolution en tant que conscience indépendante :

Pour les consciences qui continuent à évoluer en tant qu'êtres humains


indépendants, elles peuvent intégrer plusieurs domaines, à condition que leur
potentiel de conscience ait atteint un niveau suffisant. Elles peuvent rejoindre :

° L'Organisation Planétaire Humaine qui gère l'ensemble du règne humain de la


sphère Gaïa.

° Une Organisation Planétaire autre que Gaïa qui évolue dans notre vaste
Univers, mais qui doit être en concordance avec le potentiel de la Grande
Conscience.

° L'organisation Intergalactique qui gère l'évolution des êtres humains dans


l'ensemble de notre galaxie, la Voie Lactée.

° Intégrer le Plan de Création Humain.

Pour plus de détails sur ces Organisations ou Plans, consulter l'ouvrage intitulé
"Les Consciences Humaines".

37
LA CIVILISATION ACTUELLE

Présentation :

L'évolution de l'homme sur la Terre s'est faite à travers des périodes


caractéristiques, différentes les une des autres, depuis qu'il s'est intégré sur le
Plan matériel. Nous appelons ces périodes les Grandes civilisations, par
opposition d'avec des civilisations partielles qui s’intègrent dans celles-ci.
Notre époque actuelle correspond au déclin de la 5e Grande Civilisation.
Chaque Grande Civilisation correspond à une phase d'évolution et suit un
processus identique, à savoir, naissance, expansion, apogée, concrétisation,
déclin et disparition, pour laisser la place à une suivante. Ainsi va l'évolution de
l'Homme sur la Terre.

Les Grandes civilisations précédentes sont nommées, dans l'ordre d'apparition, et


selon leurs lieux géographiques :

La civilisation adamique.
La civilisation hyperboréenne.
La civilisation lémurienne.
La civilisation atlante.

Notre Grande Civilisation actuelle, (5e Grande Civilisation), représente le bilan


des civilisations antérieures. Nous allons voir qu'il existe actuellement une
possibilité de libre arbitre maximum, ainsi qu'une prise de conscience des
valeurs cosmiques. Il n'y a plus de lieu privilégié car c'est l'ensemble de la
planète qui est concernée. Nous verrons que nous retrouvons, entre autres, toutes
les consciences qui se sont incarnées précédemment et qui n'ont pas terminé leur
cycle d'évolution.
Dans cette civilisation actuelle, l’époque présente se situe dans la phase de
déclin de la civilisation, mais avec un phénomène qui ne s’est pas encore produit
dans l’historique des civilisations précédentes. Cette fois-ci c’est l’ensemble de
la planète qui amorce un changement. Les différentes civilisations doivent
laisser la place à une autre forme de civilisation plus globale, plus planétaire, qui
prendra son essor dans ce que nous appelons "l’Ere du Verseau" (6e Grande
Civilisation future).
Cette présente Grande Civilisation est devenue mondiale, c'est-à-dire qu'elle
n'est plus géographique. Elle englobe la totalité de la planète, mais avec des
particularités certes.
L'explosion démographique est la plus importante que la Terre n'ait jamais
portée, d'une part parce que le nombre moyen d'êtres incarnés augmente
régulièrement à travers les différentes civilisations, et d'autre part parce que cette

38
fin de Grande Civilisation est particulièrement importante. En effet, la prochaine
Grande Civilisation qui est appelée "Ere du Verseau", marquera un saut
d'évolution spirituelle de l'humanité. Beaucoup d'êtres profitent de circonstances
particulières à nos époques pour terminer un cycle d'évolution, ou rattraper un
retard, ou écluser un lot de karmas, ou profiter du chaudron ardent actuel pour
forcer des difficultés d'évolution, etc.
Nous allons aborder dans un prochain chapitre l'Ere du Verseau, mais
auparavant, nous allons parler un peu de la civilisation actuelle pour mieux
comprendre les mutations qui s'opèrent actuellement.

Notre Grande Civilisation a pris naissance il y a 12 000 ans dans le bassin


méditerranéen, notamment avec l'Egypte et la Mésopotamie, puis elle s'est
répandue sur l'ensemble de la planète à travers un certain nombre de
civilisations.
Voyons ce qu'il en est actuellement en ce qui concerne les consciences incarnées
qui forment cette présente civilisation.

Les types de consciences incarnées actuellement :

Nous rencontrons actuellement sur le plan matériel différents types de


consciences :

- Les consciences qui poursuivent leur évolution depuis les Grandes


Civilisations précédentes, et qui n’ont pas terminé leur cycle.

- Les consciences qui redoublent, qui ont raté la fin de la civilisation précédente,
(Atlantide).

- Les consciences en évolution qui terminent un cycle d'évolution, qui liquident


leurs dettes karmiques pour préparer la suite dans les meilleures conditions.

- Les consciences qui ont échoué dans leurs possibilités antérieures d'évolution,
qui se trouvent plutôt en position de blocage dans leur conscience, et qui sont
incarnées pour essayer de sortir de ce blocage en effectuant des prises de
consciences, généralement dans des conditions difficiles d'existence.

- Les consciences nouvelles qui arrivent d'autres sphères du cosmos, et qui


préparent la nouvelle vague.

- Les consciences nouvelles qui arrivent d'autres sphères du cosmos, et qui vont
évoluer dans la nouvelle vague.

39
- Des consciences qui ont effectué antérieurement des ouvertures spirituelles et
qui, tout en poursuivant leur évolution, apportent des aides évolutives à ceux qui
le demandent.

- Des guides d'évolution, qui proviennent, soit du haut astral, soit de


l'Organisation Planétaire Humaine, soit de l'Organisation Intergalactique, et qui
agissent en tant que missionnés pour aider les êtres humains à élever leur
vibration.

Répartition des consciences incarnées :

Nous assistons également, dans l’époque actuelle, à des différences


démographiques et des différences concernant l’évolution des hommes, suivant
la position géographique :

- Le monde occidental :

Il est surtout habité par des êtres qui ont évolué pendant de nombreuses vies.
Ce monde est géré par des êtres qui ont connu d’autres civilisations, et par des
êtres qui redoublent. Leur nombre d’individus incarnés est limité. Ils savent
utiliser leur corps mais doivent les corriger, faire des prises de conscience sur
eux-mêmes.
Le monde occidental représente la civilisation actuelle arrivée à sa fin. Les êtres
doivent apprendre à utiliser tout leur acquis pour le retransmettre aux autres,
sinon ils redoubleront sans les privilèges de l’époque actuelle (conditions de
vie).

- Le tiers monde :

Il correspond à plusieurs possibilités :

° Là sont incarnés des êtres qui ont effectué un cycle de vie dans cette
civilisation et doivent conclure, faire leur synthèse. Le nombre d’individus
incarnés est plus grand.

° Sont incarnés aussi des êtres plus "neufs" qui vibrent plus instinctivement, qui
apprennent à gérer leur corps physique, astral, mental.

° Sont incarnés également une majorité d’êtres qui commencent leur évolution
dans le plan physique en tant qu’homme.

40
Les problèmes existant dans ces pays sont liés au libre arbitre de l’homme. Ils
doivent apprendre à gérer leur corps astral (impulsivité), mental (réflexion),
physique (maîtriser la descendance en fonction des conditions de vie),
conditions pratiques de vie (alimentation, technologies).

Caractéristiques des incarnations actuelles :

Si nous voulons établir une différenciation au niveau des caractéristiques de ces


consciences, il convient de faire la différence entre le monde occidental et ce que
nous appelons le tiers monde.

- Dans le monde occidental :

Des êtres s’incarnent pour avoir conscience de la science de la civilisation


actuelle, de la société, pour retenir ce qui est positif, pour apprendre ce qu’il faut
faire et ne pas faire, pour plus tard structurer la nouvelle civilisation.

- Dans le Tiers monde :

Des êtres s’incarnent pour insuffler un nouvel élan, pour planter des graines pour
qu’un certain nombre de ces êtres puissent assumer la prochaine civilisation,
pour qu’un groupe de meneurs qui se forment là, donnent l’élan à la prochaine
civilisation.

Le déclin de la civilisation :

Notre époque correspond à un déclin de Grande civilisation. Comme dans les


autres Grandes civilisations, après qu'un travail de concrétisation ait été fait, il y
a explosion démographique. A ce moment-là tous les êtres qui se sont déjà
incarnés peuvent venir s’incarner à nouveau pour vivre cette fin de civilisation,
pour percevoir, pour comprendre le travail des autres.

Avec l'avènement de la 6e Grande Civilisation, la Terre se prépare à vivre une


véritable mutation, la première mutation spirituelle de son histoire, car Gaïa
évolue dans ce sens comme l'ensemble de notre système solaire. Ici les êtres
humains sont en retard, et ils doivent rattraper ce retard pour suivre le
mouvement universel de la vie. Les hommes qui ont vécu de nombreuses
incarnations dans les civilisations antérieures doivent maintenant écluser leur

41
karma, échapper à la roue des réincarnations, repartir vivre sur leur planète
d'origine ou ailleurs, dans leur plan d'équilibre de conscience et de possibilités.

Le plan terrestre, qui je le rappelle appartient à Gaïa, doit évoluer rapidement


maintenant, et dans tous ses règnes. Des mutations doivent intervenir sous la
forme d'Energies Lumière, et ses locataires humains sont invités à faire de
même.

Nous assistons donc à un nettoyage préliminaire, à une refonte importante de


toutes les notions fausses ou trop anciennes, afin de préparer cet avenir.
Il en résulte un certain bouillon de culture parfois explosif, d’autant plus que
pour la première fois l’homme s’est doté de moyens de communication
importants qui font que les événements sont partagés par tout le monde.
L’homme s’est doté aussi de moyens de transport importants qui favorisent les
contacts avec des êtres différents d’eux-mêmes. Ces contacts avec des êtres
différents nécessitent pour chacun un gros travail de compréhension mutuelle, et
de coopération.

L’homme apprend déjà à vivre sur un plan planétaire. Il apprend à s’harmoniser


globalement, avant d’apprendre à aimer. Mais déjà des prémices se font sentir.
Des entraides économiques et humanitaires se mettent en place. Petit à petit
l'homme apprendra à cerner son impulsivité, sa violence, sa cruauté parfois, pour
élaborer une civilisation globale planétaire vivant en Paix, dans l’Harmonie
entre les hommes.
Auparavant il faut bien éliminer ce qui n’est plus dans la Vérité, dans l’Axe de
l’évolution de la planète. Le problème est que, hélas, l’être humain ne sait pas
encore aborder les changements dans la l’Harmonie.
D'autre part, dans cette époque actuelle, l'homme possède un grand libre arbitre,
afin qu'il puisse exprimer un comportement correspondant à la nature profonde
de sa conscience. De là s'opère un tri qui facilitera les suites à donner à ces
consciences au moment de la mutation vers la prochaine Grande Civilisation.

Notre époque actuelle (21e siècle), correspond à des possibilités particulières de


choix, d’ouverture, de tri. C'est pour cela que les circonstances sont difficiles et
violentes et, en fonction de ces circonstances, l'être humain est doté actuellement
d'un grand libre-arbitre. Il peut, et il doit exprimer sans frein ce qu'il a au fond de
sa conscience, et qui est le résultat de son travail antérieur de développement
personnel. Sans ce frein, l'homme est face à sa conscience. Que fait-il de ce qu'il
a appris? Quel est son comportement? Quel degré peut-il atteindre dans le bien
ou le mal? Nous assistons à un véritable tri où les consciences se placent à leur
véritable niveau, et la suite de leur évolution, les circonstances de cette évolution
future, seront la conséquence directe des résultats des choix entrepris dans cette
incarnation.

42
Nous assistons donc à des prises de consciences importantes, à des phases
d'évolutions rapides, où bien à des blocages divers, à des comportements
négatifs et violents en grande quantité.

L'avenir sera pour chaque individu, la résultante, la conclusion de ce qui se passe


actuellement. Tout être possède maintenant la possibilité de s'amander,
comprendre et basculer vers le bien, le beau, le bon.

43
L'ERE DU VERSEAU

44
INTRODUCTION

Nous avons vu comment les consciences évoluent. Comme par le passé, certains
iront évoluer sur d'autres sphères, certains resteront encore un long moment sur
Gaïa, sur ses plans subtils, ou en incarnation, alors que de nouvelles consciences
viendront d'ailleurs pour évoluer ici. C'est l'ensemble des consciences qui vont
se retrouver en incarnation sur le plan matériel de Gaïa qui fera l'histoire de la
prochaine Grande Civilisation, appelée l'Ere du Verseau.

Mais pourquoi cette dénomination de l'Ere du Verseau pour la 6e Grande


Civilisation? :

L'axe de rotation de la Terre ne pointe pas continuellement au même point de la


voûte céleste. Il y a 5 000 ans, par exemple, il pointait vers la constellation du
Dragon, actuellement il pointe vers Polaris, (l'Etoile polaire), et dans 5 000 ans,
il pointera vers Alpha-Céphée. On appelle ce phénomène, la précession des
équinoxes. La conséquence principale est que les points de l'orbite où se
trouvent les équinoxes et les solstices, changent dans le temps.
Du fait de la précession des équinoxes autour de l'écliptique, l'origine du Bélier
(ou point vernal) rétrograde d'environ 1° tous les 70 ans, de sorte que le signe du
Bélier se situe aujourd'hui dans la constellation des Poissons.
Le décalage est d'un signe zodiacal tous les 2160 ans. La position fait un tour
complet en 25920 ans.
Nous allons donc entrer bientôt dans la constellation du Verseau. Mais il s'agit,
dans ce calcul, des signes zodiacaux, délimités arbitrairement à 30° chacun par
l'homme. Quoi qu'il en soit, ce n'est qu'une question de nom. Nous nous en
tiendrons donc, pour rester cohérent avec les autres, à cette dénomination de
l'Ere du Verseau.

Beaucoup de gens parlent actuellement de l'ère du Verseau.


Outre l'aspect astronomique qui résulte du phénomène de la précession des
équinoxes, dans l'esprit de la plupart des individus, cette ère, dans laquelle entre
notre Terre, correspond à un changement en profondeur des prises de
consciences des hommes, et qui impliquera des améliorations importantes de son
comportement.

Les astronomes et les physiciens font des calculs, les philosophes et les
ésotéristes ressentent un futur. Je pense que tous ont raison, d'autant plus que les
phases d'évolution de la Terre sont liées à des processus cosmiques. Tout est lié.
L'ensemble du système solaire, donc la Terre, entre progressivement, dans sa
course autour du centre de la galaxie, dans une zone sidérale qui lui permet une

45
accélération progressive des taux vibratoires de toutes les planètes du système
solaire, et de tous les règnes, dont le règne humain.

Cette accélération implique un travail plus important des consciences vers une
amélioration de leurs états d'être. Cela correspond à un travail de purification, à
une accélération d'évolution.
Sur les autres planètes du système solaire, les êtres qui vivent sur les plans
subtils de ces planètes, ne connaissent pas de problème de comportement face à
cette accélération car ils savent évoluer correctement. En ce qui concerne la
Terre, nous constatons qu'il n'en va pas de même. Mais n'oublions pas qu'il s'agit
ici d'une planète école, et pour certains, d'un centre de redressement (dans le
sens étymologique).

En ce qui concerne notre humanité terrienne, malgré ses errements, elle doit finir
par être capable d'établir une civilisation mondiale basée sur des valeurs
d'amour, et non plus sur des rapports de force.
Ces valeurs d'amour impliquent la généralisation de qualités telles que la
compréhension, la compassion, l'entraide, l'acceptation, etc.

Mais ces mouvements nouveaux, qui ont vraiment démarré au début du 20e
siècle, auront un effet planétaire vraiment conséquent que dans un futur plus ou
moins proche. Certains se plaisent à croire qu'un nouvel âge d'or est pour
bientôt, de l'ordre d'années pour certains. C'est méconnaître les Lois d'évolution,
et les mécaniques universelles. Il s'agirait plutôt que ces êtres entament
véritablement une remise en question complète et effective de leur état d'être,
afin de rehausser déjà leur propre vibration avant de considérer un effet général.
Le général vient de l'assemblage de différents particuliers, ne l'oublions pas.

46
LES PROBLEMES D'EVOLUTION DE L'HOMME SUR LA TERRE

A l'origine, lorsque les premières consciences humaines ont commencé à


s'incarner sur le plan dense de Gaïa, il était prévu que le plan dimension 4 (plan
subtil), serait le véritable plan de travail évolutif des êtres humains sur la Terre.
Il était prévu que les hommes ne devaient faire que de rapides incursions sur le
plan matériel, (dimension 3), pour en connaître ses valeurs. C'est ce qui s'est
passé au début, mais les hommes qui ont vécu ces expériences se sont attardés
dans la matière par leur libre arbitre. De part leurs actions ils ont alourdi leur
conscience incarnée, ils se sont peu à peu séparés de leur plan d'équilibre, la
dimension 4. A un certain moment la séparation a été si forte qu'il y a eu rupture
entre la dimension 4, et le plan incarné, dimension 3.
Les êtres qui ont continué à s'incarner dans la dimension 3 ont perdu dans leur
conscient, les valeurs universelles de la vie. Ils sont entrés dans une ambiance de
séparativité, car la dimension 4 était, et reste toujours, en contact avec la vie
universelle, notamment la vie sur les autres planètes du système solaire qui sont
habitées par des consciences sur leurs plans subtils.

Les habitants de ce plan matériel, en fonction de leurs comportements, ont


alourdi leur vibration qui, par conséquence directe a alourdi l'ensemble du plan
planétaire matériel, qui s'est encore plus séparé du plan dimension 4.

Afin de mieux comprendre ce qui doit se passer durant l'ère du Verseau, nous
devons savoir qu'il est prévu maintenant que les êtres humains effectuent le
chemin inverse. C'est-à-dire que, par l'évolution de leur conscience dans des
cycles d'incarnations, ils doivent alléger l'ensemble du plan matériel planétaire.
Il est prévu aussi, qu'à travers leur évolution, les habitants de cette planète
pourront à nouveau migrer vers le plan dimension 4. Les êtres vivront alors en
contact permanent avec les autres sphères de l'Univers. Le plan matériel,
redevenu vierge d'hommes, sera consacré à une autre forme d'évolution, dans un
grand futur.

Mais pour en revenir aux temps anciens, la diminution de vibration a induit une
diminution de conscience, d'où un éloignement plus grand par rapport à la
Lumière d'origine, donc un apport spirituel amoindri.
D'ailleurs, pour aider ces consciences, de tout temps des êtres évolués sont venus
sur la Terre apporter leur aide, leur massage, leur exemple, leur énergie, leur
vibration. Les hommes les ont compris et traduit en fonction de leurs différents
états de conscience, suivant les époques et les lieux, d'où l'origine des
philosophies et religions.
D'autre part, depuis que l'homme a pris conscience de son individualité et de sa
place sur la Terre, il a instauré des rites sacrés qui, je pense, représentent l'appel

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à ce qui est plus lumineux en lui et autour de lui, ce qui est plus haut dans la
vibration, ce qui existe et qu'il recherche inconsciemment ou consciemment. Il
demande de l'aide pour retrouver ce paradis qu'il a perdu, mais qui reste inscrit
dans sa mémoire consciencielle. Ce paradis peut être la dimension 4, ou la
planète d'origine, et pas forcément sur la Terre matérielle.

D'autre part, cet effondrement de l'homme a provoqué, comme je l'ai déjà dit, un
effondrement de tout le plan de conscience matériel, avec ses conséquences sur
tous les règnes de la nature, et des déstabilisations appelées naturelles mais qui
n'était plus dans l'ordre des choses, dans l'harmonie de la Terre formée.
Cet abaissement de la vibration de la conscience humaine a provoqué, d'autre
part, un effet d'aspiration sur d'autres consciences non stables évoluant dans
l'Univers, et qui sont venues s'incarner dans cette nouvelle ambiance. Dans
l'Univers tout est lié, en dehors de notre plan l'espace et le temps n'existent pas
comme l'entendent nos scientifiques. Une déstabilisation à un endroit se
répercute à l'infini dans le cosmos, et peut attirer à elle d'autres déstabilisations.
Il faut admettre qu'il s'est passé sur cette Terre une spirale descendante qui n'a pu
être contrôlée. Les instances spirituelles supérieures ont donc mis en place des
plans d'intervention afin que les êtres puissent être aidés à remonter leur
vibration et à retrouver un état d'être plus conforme à l'équilibre universel.

Mais afin de ne pas dramatiser ce schéma d'évolution, il faut savoir que les
perturbations graves ont surtout commencé à l'époque Atlante, ce qui est récent à
l'échelle de la vie de la planète. Notre époque actuelle nous prépare à inverser la
parabole vers un rehaussement de la vibration d'un plus grand nombre d'êtres qui
eux-mêmes influenceront positivement les masses, rehaussant du même coup
l'ensemble du plan planétaire matériel.

Il faut noter aussi que, parmi les êtres humains qui sont venus apporter de l'aide
spirituelle ou autre aux humains en séparativité, il y a toujours eu des êtres
venant d'autres civilisations cosmiques, généralement plus évoluées que celles
de la Terre. Ils ont toujours visité la Terre, et ont laissé des traces pour ceux qui
peuvent, ou qui veulent voir.

48
CARACTERISTIQUES DE LA 6e GRANDE CIVILISATION

Cette Ere du Verseau doit voir l’éclosion d’un système de civilisation plus
global, dans lequel tous les êtres incarnés se sentiront concernés par les grands
problèmes de la civilisation.
La gestion sera plus planétaire, et les grandes différences devront disparaître. La
Terre devra assister également à des prises de conscience sur les plans spirituels
qui devront amener des changements positifs dans le comportement des
hommes.

La transformation de cette Planète, en Planète de Lumière se fera lorsqu'une


majorité de ses habitants auront compris, en eux-mêmes et de manière définitive,
quelles sont les valeurs spirituelles. Ces valeurs spirituelles doivent être
comprises, non pas de façon mentale ou intellectuelle, mais doivent être vécues à
un niveau intuitif, dans chaque seconde de vie, dans les manifestations de l'état
d'être continuel, dans l'ouverture du cœur et de la conscience.
La transformation de la vie sur cette Terre se fera par la transformation de
chaque individu. C'est une affaire individuelle et collective. C'est pour cette
raison que tous les êtres évolués sont à l'œuvre, de toute provenance et agissant
sur tous les plans.

Vous pouvez cependant avoir l'impression que la Terre sombre lorsque vous
regardez autour de vous et si vous êtes attentif aux événements que diffusent les
différents moyens d'informations. Vous ne voyez sombrer qu'une partie de la
Terre, celle qui est encore bien visible. L'autre partie, celle qui contient la
Lumière est encore bien cachée car les hommes bien souvent encore ont peur de
cette Lumière qui, semble-t-il, les brûle.

Oui cette humanité souffre, mais elle souffre de deux manières : D'abord parce
qu'elle vit les conséquences de ses actes négatifs, de cette vie et des autres,
suivant la Loi du Karma, mais aussi elle souffre car, quelque part elle a soif de
Vie de Lumière et d'Amour. Les hommes hurlent en eux-mêmes : "A moi, au
secours, comprenez-moi et aidez-moi, je me cherche dans la pénombre ou dans
l'ombre, j'ai induit en moi-même des défauts dont je n'arrive pas à me
débarrasser, et j'ai mal. Par pitié débarrassez-moi de ces fardeaux".

Ce à quoi la divinité répond : "Ouvre donc les yeux, ait confiance, prend ma
main, et suis-moi. Je te montrerai le chemin pour que tu travailles à te
débarrasser toi-même de tes défauts, de tes inconvénients. Nul ne peut faire le
travail à ta place, car c'est ta propre conscience qui doit intégrer les véritables
valeurs universelles. Tu sais bien que tout ce qui est imposé par l'extérieur est
artificiel, que tout ce qui est fait par la contrainte, la force ou la peur reste à

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l'extérieur de soi. Travailles, remets-toi en question, dépouilles-toi de tes anciens
habits. Alors et alors seulement tu évoluera véritablement vers le Bonheur à
travers la Paix intérieure, et la Sérénité. Si tu ne peux le faire maintenant, tu
commencera à le faire le jour où tu te révoltera contre toi-même, le jour où tu
criera : Assez, j'en ai assez de souffrir, je veux maintenant écouter pour me
transformer".

Voilà pourquoi cette humanité souffre. Parce que globalement elle n'arrive pas à
entreprendre le voyage vers sa libération. Elle croit, soit que la libération viendra
à travers la matérialité, soit à travers la spiritualité qui lui sera amenée dans le
creux de la main, sans qu'elle n'ait rien à faire. Et ces derniers crient à l'injustice
d'un Dieu qui propage des malheurs sur ses enfants! Quelle absurdité.

N'oublions pas que les hommes terrestres en sont arrivés là car ils se sont peu à
peu détachés des Vibrations Universelles dans les temps anciens et se sont trop
enfoncés dans la matière. Ils ont eu des difficultés à gérer leur conscience,
alourdie par cette matière, et ont engendré des défauts qui ont encore rétréci leur
champ de vision, et leur conscience a perdu le contact conscient avec les
vibrations dans lesquelles ils avaient baigné auparavant. Il fallait alors retrouver
le fil d'Ariane qui conduirait l'homme hors de cette lourdeur qu'il avait créé par
lui-même. Ne pouvant réagir tout seul, les aînés sont venus d'autres plans pour
leur proposer les éléments qui leur permettraient de retrouver les véritables
conditions de l'évolution et de la Vie Universelle.

Ce n'est pas la matière qui est lourde, au contraire, elle brille de la Lumière dont
elle est issue. C'est le règne humain qui l'a alourdie artificiellement par ses
pensées et ses actions qu'il a menées à travers sa conscience rétrécie, de par son
libre arbitre. L'homme doit rehausser la vibration du plan terrestre où il s'est
fourvoyé, pour vivre à nouveau sur le plan qui lui avait été préparé à l'origine.
Ce plan est un plan physique plus subtil que celui que nous connaissons
actuellement. Mais pour l'atteindre il faut évacuer en totalité de nous-mêmes la
violence, et tous ses corollaires. Ce plan de vie existe, il nous attend. Il a
toujours existé. C'est de lui dont fait allusion la bible lorsqu'elle parle du paradis
terrestre. Le mythe d'Adam représente l'erreur des premiers hommes, il y a de
cela des millions d'années, lorsqu'ils se sont écartés des Lois, en s'enfonçant dans
la matière d'un plan qui n'était pas pour eux. A l'origine les hommes qui étaient
liés aux plans subtils desquels ils venaient, devaient venir sur un plan matériel
pour y faire quelques incursions. Ces incursions avaient pour but de faire
connaître à leur conscience les valeurs de la matière pour approfondir leurs
connaissances des possibilités universelles. Ces stades devaient aussi leur
permettre de concrétiser leurs acquis subtils, mais ils ne devaient pas trop
s'enfoncer dans cette matière. Ils ont dévié de leur chemin, s'y sont installés, se
sont alourdis, ont alourdi le plan entier de vie, et se sont fait piéger. Cette

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transformation a aspiré d'autres consciences qui ont voulu vivre les mêmes
expériences, et sont venus s'incarner. Ce plan est devenu un plan-école, où les
consciences venaient se tremper dans un chaudron ardent pour s'affermir.

Mais maintenant, selon l'évolution de Gaïa, ce plan qui abrite actuellement


l'humanité doit être nettoyé, rehaussé. Il doit retrouver sa vibration première, et
l'homme doit migrer sur le plan subtil qu'il n'aurait du jamais quitter. Ces
hommes primitifs, c'est nous-mêmes. Ces erreurs sont les nôtres. Ce n'est pas
l'erreur de Adam et Eve qui rejaillit sur nous, mais bien nos propres erreurs qui
nous ont chassés du paradis que nous devions ne pas quitter. L'Univers est
logique et juste. Il s'agit de comprendre les choses suivant un processus plus
naturel et remettre de l'ordre dans les interprétations infantiles de nos
prédécesseurs. Il ne s'agit pas de les juger, ils ont fait ce qu'ils ont pu, c'était sans
doute nous-mêmes d'ailleurs dans nos conditions antérieures. Mais il est temps
de remettre les pendues à l'heure, n'en déplaise aux esprits chagrins qui ont
encore peur des remises en question.

Ce qui n'est pas fait par notre propre volonté, le sera dans les obligations de
l'accélération vibratoire de ce plan. Cela est inéluctable et incontournable. Alors
il vaut mieux faire les efforts maintenant en contrôlant notre transformation que
de la subir dans d'autres souffrances que nous pouvons éviter. L'Univers ne nous
demande pas d'évoluer dans la souffrance, elle n'existe pas en tant que principe
universel, mais elle est la conséquence de nos errements et de nos erreurs. Nous
souffrons par notre faute, et notre faute seule.

Voilà en quoi consiste le travail qui nous attend, déjà dans cette incarnation-ci,
mais aussi dans toutes les suivantes. Voilà le véritable sens de l'Ere du Verseau.
Remise en question en profondeur de nous-mêmes, transformation de notre état
d'être, refonte de nos comportements, ceci individuellement pour chaque être
incarné, d'où transformation de la société humaine dans son ensemble. Et si nous
ne nous incarnons plus sur cette planète, en tant que conscience personnelle, ce
travail reviendra aux consciences qui resteront et celles qui arriveront.
Le véritable sens de l'Ere du Verseau est bien une transformation du
comportement individuel des êtres qui habiteront ce plan, et aussi une
transformation des outils d'évolution, comme les religions.

Une remarque toutefois, l'accélération de l'évolution des consciences concerne


l'ensemble du système solaire. Mais le principe d'évolution qui est celui de l'Ere
du Verseau concerne aussi toutes les consciences qui vivent, habitent les plans
subtils de Gaïa, notre Terre, et principalement les plans astro-mentaux.
N'oublions pas que les êtres attachés à Gaïa ne vivent pas que sur ce plan
matériel. Ils ne représentent qu'une partie de la sphère Gaïa, je le répète. Or les
principes universels s'appliquent à tous et à tout.

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DES RELIGIONS A L'ERE DU VERSEAU

Chacun est l'artisan de sa propre destinée. Il faut que cela soit compris.
C'est, à mon sens une erreur des religions qui ont été établies. Elles veulent
prendre en charge les consciences, les diriger par la peur et par la contrainte, les
obliger à se façonner toutes dans les mêmes moules, à passer toutes par les
mêmes portes sur un même chemin.
Il me semble que la vérité serait qu'elles apprennent à l'Homme à se transformer
à travers un véritable libre arbitre, mais en étant enseignés et dirigés d'une
manière vraiment spirituelle.
N'oublions pas que les bases des religions proviennent de sources subtiles, de
l'Organisation Planétaire en particulier, mais aussi de l'Organisation
Intergalactique. Ces bases d'évolution ont été données de tous temps, et
continuent à être données par des guides d'évolution, des êtres vraiment initiés
aux véritables Lois Universelles qui dépassent la Terre, le système solaire, et
même la galaxie. Elles sont valables pour toute humanité quelle qu'elle soit, où
qu'elle soit, et quel que soit son degré d'avancement.

Ce sont les hommes qui ont interprété individuellement ces Lois, y ont rajouté
leurs conceptions toute humaine, rétrécies par les filtres de leur mental, de leur
émotionnel, de leurs désirs, de leur ego, etc., bref à travers leurs consciences
encore enfantines et coupées la plupart du temps des Sources cosmiques. C'est
pourquoi ces religions contiennent autant d'hérésies, de non sens, de contresens,
de violences, d'interprétations restrictives, tout en contenant, tout de même, de
véritables notions spirituelles.
Si je m'attarde sur les religions, c'est qu'elles contiennent la quintessence des
notions d'élévation spirituelle de l'humanité. Mais il s'agit de faire un tri de ce
qu'elles contiennent.

Et puisque je parle de religions, précisons que chacune n'a pas le monopole de la


vérité et du salut, comme elles veulent le faire croire. Nous avons vu quelles
discriminations, quels fanatismes, quelles violences cela engendre.
Pour ne parler que de la religion chrétienne, toute l'humanité ne doit pas passer
par celle-ci pour trouver son salut. Cependant, les religions, les philosophies
contiennent des vérités que les adeptes de ces religions ou philosophies doivent
appliquer pour évoluer. Jésus par son action n'a rien inventé, il a accéléré un
processus qui avait été déjà exprimé par d'autres avant lui. D'autre part il n'a pas
demandé qu'une religion soit créée. Ce sont les hommes qui en ont décidé ainsi.
J'estime que la religion chrétienne n'est pas meilleure, ni pire que les autres. Elle
aussi a ses restrictions et ses aberrations. Elle fait simplement partie des
différentes béquilles que les hommes ont inventé pour s'appuyer dessus, se
rassurer et se réconforter.

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Les autres religions sont tombées aussi dans les mêmes pièges.

Mais il faut savoir que toutes ces conceptions erronées doivent disparaître dans
ce futur dont nous parlons. Les différentes religions, ainsi que tous leurs
mouvements déviés doivent disparaître dans le sens où les déformations
humaines doivent être remises en cause, éliminées, pour faire place au véritable
tronc commun spirituel cosmique. Ce sera ce que j'appelle la Religion
Universelle. N'oublions pas que le mot "religion" veut dire "relier", et non
différencier!

La véritable religion universelle, qui sera établie dans ce futur en tant qu'aide à
l'évolution, ne doit plus renfermer de non-sens ou de contresens, d'erreurs
d'interprétation, ou de rabaissement humain des enseignements. La religion
universelle doit être pure.
Il faut que chacun retrouve ce qu'il y a de vrai dans sa religion pour que par
comparaison avec les autres, une véritable unité se fasse jour à travers les
analogies. Le reste coulera de source.
De même ceux qui ne suivent pas une religion particulière ne doivent pas être
exclus dès l'instant où ils aspirent à la vérité, et où leur comportement est
conforme avec les Lois Universelles. Encore une fois c'est le comportement de
l'homme qui détermine sa valeur et non son appartenance à un quelconque
regroupement. Il faut comprendre certains agnostiques lorsqu'on leur présente
certaines images de ce qu'on appelle Dieu, et de ses représentants.

Les Instructeurs Cosmiques ont bien insistés sur la notion de conditions


d'évolution. Ils ont précisé qu'il ne s'agissait pas d'établir une humanité bâtie
dans un même moule, mais que chacun reste bien dans son individualité, sa
spécificité, sa différence même, mais avec un comportement basé sur les mêmes
qualités et attributs que les autres, dans un schéma d'évolution basé sur la Paix,
l'Equilibre et l'Unité universels.
Un arc en ciel, mais non plus un chaudron ardent. C'est ce qui fera de cette Terre
sa grande valeur.

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LA NOUVELLE PLANETE ECOLE

Il est bien évident que tout le monde ne pourra pas se rétablir suffisamment pour
faire partie de ce futur de la Terre. Ceux qui auront encore trop de travail à
accomplir, ceux qui ne désireront pas faire les efforts pour évoluer dans ce sens,
ceux qui ne voudront toujours pas comprendre, ceux qui auront encore en eux
trop de violence, etc., ne pourront plus, à un certain moment se sentir équilibré
dans le futur environnement, dans le nouveau taux vibratoire. L'Univers ne les
laissera pas tomber pour autant. Il n'existe pas de laisser pour compte dans le
Cosmos. Souvenez-vous, de nombreux habitants actuels de Gaïa viennent
d'autres sphères, et certains d'entre eux, d'entre-nous, sont venus ici car ils ne
pouvaient suivre de manière harmonisée, l'évolution de leur humanité de
naissance.
De part l'évolution propre de Gaïa, celle-ci devant redevenir une planète
harmonisée sur ses plans mental, astral, et matériel, ne pourra, dans le futur,
accepter de consciences trop dissonantes par rapport à sa vibration de base. Les
consciences encore trop primaires qui l'habiteront ne pourront plus rester ici,
elles devront migrer ailleurs.
Ceux qui, durant l'Ere du Verseau, auront la possibilité de passer ces caps
apprendront à vivre selon une véritable philosophie spirituelle qui leur ouvrira
les portes du cosmos tout entier. Ces êtres acquerront une science, une sagesse,
une manière de vivre, et une attitude morale qu'ils n'avaient pas encore en eux.
Quant à ceux qui ne seront pas encore prêts à vivre cela dans leur évolution, ils
devront la poursuivre sur un autre plan planétaire, ailleurs dans le cosmos, qui a
été préparé pour les recevoir.

Cette planète prête à recevoir les consciences retardataires de Gaïa s'appelle


Arius. Elle tourne autour de l'étoile Procyon répertoriée dans notre catalogue
astronomique.
Et ainsi l'histoire se poursuit!
Arius est donc une planète qui peut recevoir des êtres humains sur son plan
matériel. D'ailleurs elle est déjà habitée par des êtres humains originaires ce cette
sphère-là. Sa vibration est paisible, ses conditions naturelles de vie sont douces,
il n'y a pas encore de système industriel. Son ambiance globale ressemble à celle
qui régnait en occident au Moyen Age, la violence en moins. Car les habitants
actuels sont si doux, si paisibles, qu'ils ont tendance à se cristalliser dans leur
conscience. Il leur faut apprendre à se dynamiser, à acquérir de la force.
Les nouveaux arrivants, ceux qui n'auront pu se maintenir sur Terre, se
retrouveront dans une ambiance si calme, qu'ils apprendront à devenir moins
violents, moins agressifs. Ils pourront réaliser sur cette nouvelle planète ce qu'ils
n'auront pu réaliser sur Terre. Il leur faudra plus de temps. Mais, par contre, ils

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apporteront aux habitants d'Arius la dynamique d'évolution dont ils ont besoin,
ainsi qu'un certain nombre de connaissances qui leur manque encore.
Ainsi la boucle est bouclée. Rien n'est perdu, tout se retrouve dans notre
magnifique Univers.

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LE GRAND FUTUR

Puisqu'il s'agit de parler du futur de notre humanité sur Terre, pourquoi ne pas
aller jusqu'au bout.
L'Ere du Verseau, qui représente la 6e Grande Civilisation, n'est encore qu'une
étape dans l'évolution de l'humanité terrestre. Elle représente l'étape
intermédiaire de transformation de cette humanité pour accéder à sa véritable
demeure sur Terre. Je veux parler de la dimension 4. Durant les temps futurs de
cette 6e Grande Civilisation, les êtres humains incarnés ici apprendront à migrer
peu à peu, grâce à leur expansion de conscience, grâce à l'élévation de leur taux
vibratoire, dans la dimension 4 de Gaïa.
Là ils se retrouveront en correspondance avec les autres sphères du système
solaire, et d'ailleurs. Ils se retrouveront en communication directe et physique
avec tous les êtres humains qui peuplent les plans subtils de toutes ces planètes
car la dimension 4 de Gaïa est bien un plan subtil. Ce plan correspond au plan de
vie physique de la plupart des planètes du système solaire. Donc les terriens
vivant sur la dimension 4 de Gaïa pourront voyager, communiquer, rencontrer
tous leurs Frères harmonisés à leur vibration. Notre humanité aura appris, entre-
temps, à faire évoluer aussi sa science et ses technologies. Le nouveau plan de
vie ne sera plus matériel dense, mais plus physique que matériel, plus
énergétique aussi. L'humanité aura appris à construire des engins non polluants,
faisant appel à des systèmes de propulsion ne nécessitant plus d'énergies fossiles
ou denses, à des systèmes de production d'énergie infinies, qui permettront à ces
futurs voyageurs d'explorer bien des demeures du cosmos. Ils pourront aller, de
planète en planète, rencontrer paisiblement d'autres peuples différents d'eux-
mêmes, mais avec qui ils apprendront beaucoup dans des échanges, dans le
respect des différences. Et en commençant par les sphères de notre
environnement solaire.

Oui la future humanité terrestre visitera le cosmos. Elle abordera des planètes au
niveau de leurs plans subtils. Les terriens verront alors physiquement les
habitants de ces planètes. Ils ne penseront plus que Vénus, Mars, et les autres
sont des déserts inhospitaliers. Bien sûr ils le sont, mais sur leur plans matériel.
Dans le subtil le cosmos est une pépinière dense d'êtres en évolution, et l'humain
terrien vivra au niveau de ce cosmos de la même manière qu'il vit aujourd'hui
sur sa terre, lorsqu'il visite une ville proche ou lointaine, lorsqu'il rencontre des
peuples différents de coutumes et de personnalité, mais avec lesquels il apprend
à partager, à travailler, à échanger.
En changeant de plan, l'homme changera de dimension. Il aura retrouvé sa
véritable vie. Il pourra même ensemencer d'autres terres sous d'autres cieux, de
façon physique, de la même manière que d'autres sont venus du cosmos
physiquement sur Terre en d'autres temps bien reculés.

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Oui l'histoire de l'Univers se renouvelle à chaque instant, mais dans une spirale
ascendante, et non pas en cercle fermé, comme certains le pensent.
L'homme est la conséquence de son passé, mais il représente aussi le futur
d'autres êtres.

Je dis et je le répète, une partie des êtres humains vient du cosmos. Cela est
tellement inscrit dans les gènes de sa conscience qu'il a de tout temps regardé le
ciel, à la recherche inconsciente de ses origines. Mais s'étant coupé de ses
origines en fonction de ses agissements dont nous avons parlé précédemment, il
n'a pas encore su remettre chaque chose à sa place. Alors il a conçu des Dieux
appelés à combler ses lacunes de conscience. Mais, lorsqu'il aura retrouvé sa
véritable dimension, il comprendra que, ce qu'il appelle Dieu, est à un niveau
bien plus élevé par rapport à ce qu'il a cru ou même perçu. Ce ne sera plus ce
surhomme aux actions si rétrécies, aux réactions si humaines, qui lui sont
prêtées dans les religions. Non la vérité est bien plus bien plus belle, bien plus
grandiose, bien plus universelle, et en même temps bien plus proche de ce que
nous croyons.
Mais ceci est une autre histoire.

L'homme aura donc migré sur un plan subtil de Gaïa. Celui qui avait été sa
première demeure. Il aura rejoint l'ambiance de ses origines, qu'il soit de Gaïa ou
d'ailleurs. Mais qu'adviendra-t-il du plan matériel?

Si les locataires qui l'habitent actuellement ne l'auront pas trop abîmé, si ce plan
sera encore capable d'abriter encore une vie matérielle, l'Univers a prévu d'y
faire vivre et évoluer un autre règne. Mais cela ne concernera plus l'homme. Ce
futur probable sera géré par d'autres Organisations Universelles. Il n'y a pas que
l'homme qui vit et évolue. Tous les règnes qu'il connaît, et ceux qu'il ne connaît
pas, ont droit aux mêmes avantages, aux mêmes aides que lui. L'être humain
terrien va se rendre compte qu'il n'est pas le centre du système solaire, puis il
apprendra, qu'en tant qu'humain, il n'est pas le centre de l'Univers. Il comprendra
qu'il est un élément, parmi tant d'autres, de la richesse infinie de cet Univers.

Une dernière remarque en ce qui concerne le futur de notre humanité. Tout ce


que je viens de décrire représente ce qui est prévu par les Grandes Instances
Universelles dans la probabilité que l'homme actuel, et l'homme dans le futur
proche, ne rende pas ce schéma de mutations impossibles par son esprit
destructeur.
Nous savons que l'homme a créé, et a accumulé dans sa technologie, de quoi
anéantir toute vie sur ce plan matériel. La majorité des êtres, des nations ont déjà
dépassé leurs envies de destructions meurtrières. Mais il en reste d'autres non
encore suffisamment évolués qui représentent un potentiel dangereux encore

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maintenant. Espérons qu'ils sauront dépasser leurs basses consciences pour
s'aligner sur ceux qui viennent d'acquérir un peu de sagesse.
D'autre part, nous savons tous que nos habitudes de vie engendrent des
pollutions de plus en plus dangereuses pour l'équilibre écologique de la Nature.
Déjà certaines pollutions sont irréversibles, d'autres ne seront résorbées que dans
de longs siècles. Là encore des prises de consciences se font, mais pas encore à
un niveau suffisant pour que des actions de grandes envergures puissent être
prises, et dans certains domaines à l'échelon planétaire. Là aussi espérons que
l'homme, dans son inconscience ne continue pas à scier la branche sur laquelle il
est assis. Non seulement il tombera très bas, mais il entraînera des impossibilités
de vie et d'évolution pour les futures humanités qui doivent venir habiter ce plan.

J'ai déjà insisté sur le fait que nous sommes des locataires de notre Mère
nourricière Gaïa. Elle nous a confié, il y a des millions d'années de notre temps,
un plan d'existence matériel. Déjà l'être humain l'a fait chuter en vibration en
créant un plan lourd et dense. J'ai expliqué que le devoir de cette humanité est de
remonter les vibrations pour remettre les choses en place, dans l'état où ce plan
lui a été confié. Il ne s'agirait pas, en plus, qu'il le détruise ou le rende impropre
à la vie. Les conséquences seraient trop dramatiques pour tout le monde.

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CONCLUSION

Si l'on veut résumer tout cela, je pourrais dire que tout revient à la notion
d'Evolution. Evolution de notre être, être pris dans son sens global, dans tous ses
corps, sur toutes ses dimensions. L'Evolution implique automatiquement la
notion d'ouverture de notre Conscience, avec l'application consciente des choses
découvertes. Et cette évolution, cette ouverture de conscience doit s'effectuer
dans deux domaines, je pourrais même dire dans deux directions
complémentaires qui pourrait se résumer en deux mots : Comportement et
Connaissance.
Si l'on analyse les points les plus importants de tous les développements étudiés,
et si l'on veut les résumer, nous en revenons à nos fameuses qualités. Tout
tourne autour de l'amélioration du comportement de l'homme, et tous les guides
de notre humanité expliquent et développent chacun une partie de ces qualités.
Le reste est une question de moyens utilisés. Certains scientifiques cherchent
leur Dieu dans des formules, d'autres à travers des réflexions mentales, d'autres à
travers les diverses expressions de la foi, d'autres à travers des études
ésotériques, ou des rituels, et pourquoi pas? Peu importe les moyens, seul le but
compte, à condition qu'il soit honorable.

L'amélioration du comportement est indispensable dès maintenant et pour


l'ensemble de l'humanité. Quand à la connaissance, elle n'est pas primordiale
pour l'instant, mais tous les êtres devront à un moment ou à un autre passer par
la connaissance, c'est à dire par la prise de conscience intelligente des Lois
Universelles. L'humanité est destinée dans le grand futur à explorer le cosmos, et
y rencontrer de nombreuses civilisations humaines sur des plans plus subtils que
notre plan matériel actuel, nous avons vu cela. Mais afin d'y arriver, il faudra
apprendre et maîtriser les grandes Lois Cosmiques, connaître les agencements
énergétiques et conscienciels de notre Univers Local, et pour ceux qui voudront
atteindre les grandes valeurs des Vibrations Universelles, il faudra qu'ils en aient
la connaissance pour s'y diriger et y agir. Je pense qu'il est inutile de développer
outre mesure ces aspects, car ils l'ont été de manière implicite et explicite à
travers les ouvrages précédents, ainsi que dans celui-ci. Il suffit de s'y replonger.

Au delà de ces deux qualités premières et primordiales pour notre évolution que
sont le Comportement et la Connaissance j'y ajouterais une troisième,
l'Intelligence. L'Intelligence représente les facultés d’adaptation et de
compréhension des choses. Pour moi elle est indispensable à l’évolution car
l’homme passe de l’instinct à la conscience. Bien sûr cette intelligence doit
pouvoir se manifester à tous les niveaux, astral (intelligence du cœur), mental
(analyse, synthèse, raison), spirituel (compréhension des valeurs et des
mécanismes cosmiques et universels).

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Les instances spirituelles supérieures ont mis au point un plan d'accélération car
cette humanité s'est enlisée dans une matérialité trop dense, et a des difficultés à
s'en sortir. Mais ils ont laissé le choix à chacun de prendre ou ne pas prendre la
perche qui est tendue, et elle continue à être tendue en permanence, pour tous et
pour permettre à chacun de la prendre en temps voulu, lors des prises de
conscience.
Je pensais, au moment où j'ai commencé à écrire cet ouvrage, qu'il représentait
la conclusion de tous les autres ouvrages, autant dans la collection intitulée "A la
recherche de la Lumière Universelle", que dans la collection intitulée "A la
recherche de l'Homme".
Je me rends compte, au moment où je termine la conclusion qu'il pourrait
représenter l'introduction à ces autres ouvrages.
Je me rends compte une fois de plus que tout est dans tout, qu'à notre niveau il
n'y a pas vraiment de commencement, ni de fin, et peut-être cela est-il valable
aussi pour l'Univers.
La boucle est bouclée mais le cercle n'est pas fermé. D'abord parce que rien ne
peut être fermé, terminé. Ensuite parce que j'ai dit qu'en matière de vie, donc
d'évolution il ne doit pas y avoir de cercle mais une spirale ascendante qui doit, à
son terme rejoindre le Tout.
Et pour poursuivre le jeu des symboles, arrivé à ce Tout, il n'y a plus de cercle,
ni même de spirale, mais un point. Ce point représente l'origine des choses et
son aboutissement. Entre les deux une respiration universelle, une expiration
correspondante à une évolution, et une inspiration correspondante à un
regroupement. Et c'est ainsi que, pour moi, l'Univers respire, Dieu respire et
grandit lui aussi à travers toutes ses particules, tout ses enfants.
Mais, au fait, Qui a-t-il au-delà de notre Univers? D'autres Univers, d'autres
Dieux qui respirent aussi? Mais qui provoque donc ces respirations? Nous
croyons savoir qu'à tout effet correspond une cause. Quelle est donc cette cause?
Un super univers, Un super Dieu?
Et si nous étions, nous-même atomes de cellules-galaxies, galaxies elles-mêmes
cellules d'organes Univers faisant partie d'un corps encore bien plus vaste que
notre Univers, que nous considérons comme la totalité. Notre conception de la
totalité est-elle restreinte comme nos conceptions cosmiques de la vie
actuellement?
Sommes-nous en train de concevoir le véritable infini?
Comment pourrions-nous en être capable?
Peut-être parce que, en tant qu'atome de cet infini, nous avons tout en nous?
Et c'est ce qui nous permettrait de concevoir cela.

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