Centre Ibn Ghazi de CPGE – Rabat – MPSI
CENTRE IBN GHAZI Classes de première année MPSI
DES CLASSES PRÉPARATOIRES Année 16-17
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RABAT
Devoir surveillé
25 décembre 2016
Durée 4h
La qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des raisonnements constitue-
ront des éléments importants pour l’appréciation des copies. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les références des questions abordées.
Ce sujet est composée de deux problèmes, indépendants, à traiter dans l’ordre souhaité. L’usage de tout
document et de tout matériel électronique est interdit.
Problème 1
Dans ce problème ϕ désigne une fonction continue sur R tout entier et qu’elle est strictement
positive sur R, sauf éventuellement en un nombre fini de points. On suppose de plus que ϕ possède une
limite ` (finie ou infinie) en +∞.
Le but de ce problème est d’étudier la fonction f où f (x) est défini, pour x réel, comme étant l’unique
solution de l’équation (Ex ) d’inconnue y :
Z y
ϕ(t) dt = 1 . (Ex )
x
La première partie est consacrée à l’étude d’un exemple où l’on détermine explicitement f . La deuxième
partie permet d’aboutir à l’existence de f si ` 6= 0. Dans la troisième partie, on étudie des propriétés de
la fonction f et on illustre les résultats obtenus sans calcul explicite de f .
1ère Partie
Dans cette partie, ϕ est la fonction exponentielle définie pour tout x réel par ϕ(x) = ex .
1.1. Prouver que pour tout x réel l’équation (Ex ) possède une unique solution notée f (x).
On montrera que f (x) = ln(1 + ex ), x ∈ R.
1.2. Étudier les variations de f sur R. Déterminer les limites de f aux bornes de l’intervalle d’étude.
1.3. Montrer que la droite D d’équation y = x est asymptote à la courbe C représentant f . Préciser la
position de celle-ci par rapport à l’asymptote.
1.4. Donner l’équation de la tangente en 0 à C et la position locale de la courbe C par rapport à celle-ci..
1.5. Préciser l’équation de la tangente en 0 à C et tracer l’allure de la courbe C dans un repère orthonormé.
2ème Partie
Z u
Dans la suite du problème, on pose Φx (u) = ϕ(t) dt, pour tout réel x.
x
2.1. Justifier que la fonction Φx est dérivable sur R et préciser sa dérivée.
1
2.2. Dans cette question seulement, ϕ est définie, pour tout t réel, par : ϕ(t) = .
π(1 + t2 )
Sujet de Mathématiques 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Z y
2.2.1. Montrer que pour x et y réels, ϕ(t) dt < 1.
x
2.2.2. En déduire que pour tout x réel, l’équation (Ex ) n’a pas de solution.
2.2.3. Que vaut ` dans ce cas particulier ? On rappelle que ` = lim ϕ(t).
t→+∞
Dans toute la suite de ce problème, on suppose que ` 6= 0.
2.3. Exprimer l’équation (Ex ) à l’aide de la fonction Φx .
2.4. Montrer que Φx est continue strictement croissante sur R. Que peut-on en conclure ?
2.5. Montrer qu’il existe t0 réel et A > 0 tels que pour tout t > t0 , ϕ(t) > A.
On pourra distinguer les cas ` = +∞ et ` réel.
2.6. En déduire que pour tout x réel, il existe u > x tel que Φx (u) > 1.
2.7. En remarquant que Φx (x) = 0, montrer que l’équation (Ex ) possède une solution unique.
Jusqu’à la fin de ce problème, f (x) désigne pour x réel, l’unique solution de l’équation (Ex ).
3ème Partie
Z u
On rappelle que pour tout réel x, Φx (u) = ϕ(t) dt.
x
3.1. Montrer, en justifiant l’écriture, que pour tout x réel, f (x) = Φ−1
0 (Φ0 (x) + 1).
3.2. En déduire que f est continue strictement croissante sur R
3.3. Étude de la dérivabilité de f
3.3.1. On suppose dans cette question que ϕ ne s’annule pas. Montrer que f est de classe C 1 sur R
et que
ϕ(x)
∀ x ∈ R, f 0 (x) = .
ϕ (f (x))
3.3.2. On suppose dans cette question qu’il existe x0 réel tel que ϕ(x0 ) 6= 0 et tel que ϕ reste
strictement positive sur un voisinage de f (x0 ) sauf en f (x0 ) où ϕ s’annule.
Montrer que f n’est pas dérivable en x0 mais que la courbe représentant f possède au point d’abscisse
x0 une tangente verticale.
3.4. On se propose d’étudier la branche infinie de f au voisinage de +∞ dans le cas où ` = +∞ et on
considère ε > 0.
1
3.4.1. Montrer qu’il existe a ∈ R tel que pour t > a, ϕ(t) > .
ε
3.4.2. En déduire que si x > a, |f (x) − x| 6 ε. Que peut-on en conclure ?
3.5. Étudier de même la branche infinie de f au voisinage de +∞ dans le cas où ` > 0.
3.6. Dans cette question, on suppose ϕ paire. On note Γ le graphe de f .
3.6.1. Soit (x, y) ∈ R2 . Montrer que (x, y) ∈ Γ si, et seulement si, (−y, −x) ∈ Γ.
3.6.2. En déduire que la courbe représentant f possède un axe de symétrie à déterminer.
3.7. Étude d’un exemple
Dans cette partie, ϕ est la fonction définie, pour tout x réel, par ϕ(x) = x4 − 2x2 + 1.
3.7.1. Justifier que ϕ vérifie les hypothèses du problème.
3.7.2. Sans calculer f (x) et en utilisant les résultats des parties précédentes, esquisser le graphe de
la fonction f , en précisant les éléments remarquables (asymptotes, axe de symétrie, points à tangentes
horizontales ou verticales).
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Problème 2
1ère Partie
Formule et inégalité de Taylor-Lagrange à l’ordre 2
Soit I un intervalle non trivial de R et soit f : I −→ R une fonction 2 fois dérivable sur R.
Soit a un élément de I qui n’est pas une extrémité de I et soit h un réel non nul tel que a + h ∈ I.
On note J le segment de R d’extrémités 0 et h et on rappelle que {a + t ; t ∈ J}, qui n’est rien d’autre
que le segment d’extrémités a et a + h, est inclus dans l’intervalle I.
On définit l’application g : J −→ R par :
g(t) = f (a + t) − f (a) − f 0 (a) t − A t2 , t ∈ J,
où le réel A est choisi de sorte que f (a + h) − f (a) − f 0 (a) h = A h2 .
4.1. Justifier que g est 2 fois dérivable sur J et calculer g 0 (0).
4.2. Calculer g(0) et g(h) et montrer qu’il existe un réel c1 , compris strictement entre 0 et h, tel que
g 0 (c1 ) = 0. On donnera un énoncé précis du théorème utilisé.
4.3. Montrer de même qu’il existe un réel c2 , compris strictement entre 0 et c1 , tel que g 00 (c2 ) = 0.
4.4. Formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 2
En déduire qu’il existe un réel c, compris strictement entre a et a + h, tel que
1
f (a + h) = f (a) + f 0 (a) h + f 00 (c) h2 . (1)
2
4.5. Inégalité de Taylor-Lagrange à l’ordre 2
On suppose que la fonction f 00 est bornée sur I et on pose M2 = sup |f 00 (x)|. Montrer que
x∈I
M2 h2
f (a + h) − f (a) − f 0 (a) h 6 .
2
2ème Partie
Suites convexes de nombres réels
À toute suite réelle (an )n∈N , on associe les suites (cn )n∈N∗ et (dn )n∈N∗ définies par les relations :
∀n ∈ N∗ , cn = an−1 − an et dn = an−1 + an+1 − 2an .
On dit que la suite (an )n∈N est convexe si le réel dn est positif ou nul pour tout n ≥ 1.
5.1. On suppose, dans cette question, qu’il existe une fonction f : [0, +∞[−→ R continue sur [0, +∞[ et
deux fois dérivable sur ]0, +∞[, à dérivée seconde positive ou nulle, telle que an = f (n) pour tout n ∈ N.
Démontrer que la suite (an )n∈N est convexe.
On pourra utiliser la formule de Taylor-Lagrange (1), établie à la question 4.4. de la première partie.
5.2. Un premier exemple
Déterminer les valeurs du réel strictement positif α telles que la suite (nα )n∈N soit convexe.
5.3. Un deuxième exemple
Pour tout réel x, on note bxc la partie entière de x, c’est à dire l’unique entier relatif vérifiant
bxc 6 x < bxc + 1. On suppose, dans cette question, que an = bnα c où α est un réel strictement positif.
3
5.3.1. La suite (an )n∈N est-elle convexe pour α = 2 ? On pourra calculer d9 .
5.3.2. On suppose que α > 2 et on pose = a0n
et d0n = a0n+1 + a0n−1 − 2a0n , n ∈ N.
nα
0
(i) Montrer que, pour tout n ∈ N, −2 6 dn − dn 6 2.
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(ii) Montrer que, pour tout n > 2, d0n > 2. On pourra utiliser la formule de Taylor-Lagrange (1),
établie à la question 4.4. de la première partie.
(iii) En déduire que la suite (an )n∈N est convexe.
5.4. Donner une condition nécessaire et suffisante, portant sur la suite (cn )n∈N , pour que la suite (an )n∈N
soit convexe.
5.5. Déterminer toutes les suites convexes (an )n∈N telles que les suites (−an )n∈N soient également
convexes.
Dans la suite de cette partie, (an )n∈N désigne une suite convexe et bornée ; on note A > 0 un réel tel que
|an | 6 A pour tout n ∈ N.
5.6. Montrer que la suite (cn )n∈N est convergente.
5.7. Montrer que la suite (cn )n∈N est à termes positifs.
On pourra raisonner par l’absurde et utiliser le fait que la suite (an )n∈N est bornée.
5.8. Montrer que la suite (an )n∈N est convergente.
5.9. En déduire que la suite (cn )n∈N est de limite nulle.
5.10. Soient n et p deux entiers naturels non nuls tels que n > 2p.
5.10.1. Montrer que 0 6 n cn 6 2(ap − an ).
5.10.2. En déduire que les suites (n cn )n∈N et (n cn+1 )n∈N convergent vers 0.
5.11. Étude de deux suites
n
X n
X
5.11.1. Soit n ∈ N∗ ; exprimer kdk − ck en fonction de n et de cn+1 .
k=1 k=1
n
X
5.11.2. Montrer que la suite ck est convergente.
n∈N
k=1
n
X n
X n
X
5.11.3. En déduire que la suite kdk est convergente et que lim kdk = lim ck .
n∈N n→+∞ n→+∞
k=1 k=1 k=1
Fin du sujet
Sujet de Mathématiques 4/4 Fin