CHAPITRE
1 Devenir homme ou femme
Préambule :
Ce chapitre comporte des données scientifiques classiques, concernant la mise en place et
le fonctionnement des appareils reproducteurs : il vient ainsi compléter et approfondir les
connaissances du collège. Il comporte aussi des questions liées à l’identité sexuée et à la
sexualité : pour éviter de générer ou d’entretenir des confusions dans l’esprit des élèves,
les auteurs ont choisi de ne pas regrouper ces différents aspects dans une même double-
page. En effet, les problèmes d’intersexualité n’ont rien à voir avec la transidentité ou avec
l’orientation sexuelle. Il convient donc de bien les distinguer.
Ainsi :
– Les questions liées à ce qu’on appelle couramment l’intersexualité (qu’il serait plus correct
d’appeler intersexuation, car ces problèmes ne sont pas des questions de sexualité) sont
abordées dans l’unité 1 et à travers des exemples précis dans les exercices 12, 14 et 15.
– La transidentité (souvent appelée à tort transsexualité, car là encore il ne s’agit pas d’un
problème de sexualité) est expliquée dans l’unité 2.
– La diversité des orientations sexuelles trouve logiquement sa place dans l’unité 5.
Par ailleurs, il a semblé cohérent d’inclure dans ce chapitre, qui concerne, le fonctionnement
des appareils sexuels, l’étude des mécanismes sur lesquels repose la réalisation de la
sexualité, en particulier le plaisir sexuel.
Le sexe biologique et son origine
Unité 1 (p. 224-225)
Extraits du programme
Connaissances Capacités
• Dans le champ biologique, l’identité sexuée • Extraire et exploiter des informations de
est fondée sur le sexe chromosomique et géné- différents documents et/ou réaliser des
tique qui induit les caractéristiques sexuelles observations microscopiques et/ou mettre en
anatomiques et physiologiques de la personne. œuvre une démarche historique, pour iden-
• La mise en place de l’organisation et de la tifier le fonctionnement des relations entre
fonctionnalité des appareils sexuels se réalise sexe génétique et organisation anatomique et
sur une longue période qui va de la fécondation physiologique.
à la puberté. • Traduire certains mécanismes sous forme
Notions fondamentales : hormones sexuelles de schémas fonctionnels.
(testostérone) ; organes cibles ; gène SRY ; • Différencier, à partir de la confrontation de
gonades indifférenciées et différenciées. données biologiques et de représentations
sociales, ce qui relève : de l’identité sexuelle,
des rôles en tant qu’individus sexués et de
leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent
de l’espace social.
Chapitre 1 • Devenir homme ou femme 125
1 Les intentions pédagogiques
Cette unité permet de découvrir les mécanismes chromosomiques, génétiques et hormonaux
qui sont à l’origine des caractères sexuels visibles à la naissance. L’ensemble des documents
permet de comprendre comment se mettent en place les caractéristiques d’un nouveau-né
fille ou garçon. Conformément au programme, le dernier document aborde les questions
d’identité posées par les cas d’intersexualité. Des exemples précis sont proposés par les
exercices 12, 14 et 15.
Le document 1 présente les chromosomes sexuels présents chez chacun des deux sexes
afin de faire le lien entre sexe chromosomique et sexe phénotypique. On peut ainsi partir
des acquis des élèves. L’exercice 12 page 238 permet aux élèves de trouver par eux-mêmes
le rôle primordial du chromosome Y.
Le document 2 présente l’aspect des organes sexuels externes et internes indifférenciés
d’un embryon, permettant aux élèves de se poser le problème du mécanisme d’obtention des
phénotypes différenciés vus dans le document 1.
Les documents 3 et 4 apportent les explications nécessaires pour résoudre le problème mis
en évidence dans le document 2. Le document 3 présente l’aspect génétique en indiquant
la différenciation des gonades embryonnaires sous l’influence du gène SRY (conformément
au programme), alors que le document 4 présente l’aspect hormonal qui en résulte, afin de
montrer ensuite l’origine de la différenciation des organes externes.
Si le phénotype féminin nécessite l’absence d’expression du gène SRY, il ne faut cependant
pas laisser croire que ce phénotype s’établit alors spontanément. Bien évidemment, la mise
en place des organes génitaux féminins tels qu’ils sont constitués à la naissance, nécessite,
tout comme pour le sexe masculin, l’expression de nombreux gènes. Leur étude ne figure
pas au programme de la classe de Seconde.
2 Activités envisageables
1. Comme on le voit dans le document 1, on peut parler de détermination génétique du sexe
car c’est la présence des chromosomes XX ou XY qui détermine un phénotype de fille ou de
garçon dès la naissance.
2. On propose le schéma ci-dessous comme exemple de correction :
Différenciation Pénis et voies
Chromosome Y
présent s Expression
du gène SRY s des gonades
en testicules
s Production de
testostérone s génitales
masculines
s garçon
Bébé
Pas de gène Différenciation Pas de Vulve et voie
Chromosome Y
absent s SRY, expression s des gonades en s production s génitales s
d’autres gènes ovaires de testostérone féminines
Bébé
fille
3. On peut alors supposer que des phénotypes intersexués proviennent de défaillances
dans l’expression du gène SRY où dans la production d’hormone testostérone pendant la vie
fœtale.
3 Ressources complémentaires
• Le syndrome d’insensibilité aux androgènes (voir exercice 15)
• En anglais : [Link]
Éditions Bordas, SVT 2de
• En français : [Link]
126 Partie 4 • Corps humain et santé
L’acquisition des caractères sexuels
Unité 2 de l’adulte (p. 226-227)
Extraits du programme
Connaissances Capacités
• La mise en place de l’organisation et de • Extraire et exploiter des informations de
la fonctionnalité des appareils sexuels se différents documents et/ou réaliser des
réalise sur une longue période qui va de la observations microscopiques et/ou mettre en
fécondation à la puberté. œuvre une démarche historique, pour identi-
Notions fondamentales : hormones sexuelles fier le fonctionnement des organes génitaux
(testostérone, œstrogènes) ; organes cibles ; au cours de la vie.
follicules ; tubes séminifères. • Traduire certains mécanismes sous forme
de schémas fonctionnels.
• Différencier, à partir de la confrontation de
données biologiques et de représentations
sociales, ce qui relève : de l’identité sexuelle,
des rôles en tant qu’individus sexués et de
leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent
de l’espace social.
1 Les intentions pédagogiques
Après avoir repéré les caractères sexuels visibles à la naissance, cette seconde unité
a pour but de mettre en évidence l’acquisition des caractères sexuels de l’adulte avec en
particulier les modifications d’origine hormonale qui se produisent à la puberté, ainsi que les
transformations en relation avec l’acquisition de la capacité à se reproduire.
Le document 1 permet, pour les deux sexes, une reprise des acquis des élèves concernant
les transformations qui se produisent à la puberté, en y ajoutant les informations montrant
leur origine hormonale. La mise en relation des informations concernant les transformations
physiques présentées sur les schémas avec celles présentes sur les graphiques présentant
les quantités d’hormones en fonction de l’âge des individus permet de faire le lien entre
puberté et hormones. On pourra également s’appuyer sur le document relatif à la
communication hormonale figurant dans les acquis du collège, page 220.
Le document 2 est centré sur des comparaisons des gonades avant et après la puberté,
afin de faire ressortir l’une des caractéristiques fonctionnelles importantes : la puberté
est associée à l’acquisition de la capacité à se reproduire. Cette comparaison est aisée, la
présence ou l’absence de gamètes étant facilement observable.
Le document 3 permet de s’interroger et d’identifier des informations relatives à la
construction progressive de l’identité sexuée depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte : en
soulignant le fait que de multiples facteurs entrent en jeu, qui dépassent les seuls aspects
biologiques, ce document peut servir de base pour une recherche documentaire, ou un travail
interdisciplinaire.
2 Activités envisageables
1. Les transformations biologiques au moment de la puberté ont pour origine l’entrée en
fonction des gonades, qui commencent à produire d’une part des cellules reproductrices, ce
qui explique l’acquisition de la fertilité, et d’autre part des hormones sexuelles qui ont des
effets sur de nombreux organes.
Chapitre 1 • Devenir homme ou femme 127
Chez les deux sexes, ces hormones contribuent au développement de la pilosité pubienne et
axillaire et à un pic de croissance, ainsi qu’une sexualisation du cerveau.
Chez les filles, les œstrogènes provoquent le développement progressif des caractères
sexuels secondaires (développement des seins, arrondissement des hanches, affinement
de la taille...).
Chez les garçons, la testostérone provoque un développement de la musculature, la mue de
la voie et l’apparition de la barbe.
2. L’identité sexuée correspondant à l’ensemble des déterminants du sexe d’un individu,
celle-ci a nécessairement une construction complexe, source de diversité d’un individu à
l’autre. Elle comprend en effet le sexe génétique, le sexe anatomique et physiologique et
leur acceptation, mais dépend aussi de l’éducation et du degré d’adhésion aux images et aux
rôles des hommes et des femmes sur le plan social.
Une production continue de spermatozoïdes
Unité 3 et de testostérone (p. 228-229)
Extraits du programme
Connaissances Capacités
• La mise en place de l’organisation et de • Extraire et exploiter des informations de
la fonctionnalité des appareils sexuels se différents documents et/ou réaliser des
réalise sur une longue période qui va de la observations microscopiques et/ou mettre en
fécondation à la puberté. œuvre une démarche historique, pour identi-
Notions fondamentales : hormones sexuelles fier le fonctionnement des organes génitaux
(testostérone) ; organes cibles ; cellules au cours de la vie.
interstitielles ; tubes séminifères. • Traduire certains mécanismes sous forme
de schémas fonctionnels.
1 Les intentions pédagogiques
Les deux premières unités ayant permis de montrer l’origine du phénotype sexuel de l’adulte,
les unités 3 et 4 ont pour objectif la compréhension du fonctionnement des gonades, l’unité 3
se focalisant sur les testicules.
Il s’agit ici de montrer l’aspect anatomique et l’aspect fonctionnel du testicule, tout en faisant
ressortir ses deux fonctions, produire des spermatozoïdes mais aussi des hormones.
Les photographies des documents 1 et 2 ont été choisies pour compléter une observation
microscopique de coupe de testicule, afin de permettre de repérer lors de celle-ci les
éléments essentiels : spermatozoïdes, parois et interstices des tubes séminifères.
Le document 1 présente la structure du testicule à différentes échelles :
– vue de quelques tubes séminifères au microscope électronique à balayage afin de visualiser
la structure globale d’un tube et de localiser les spermatozoïdes,
– vue détaillée de la paroi d’un tube séminifère en coupe transversale au microscope optique
Éditions Bordas, SVT 2de
visant à repérer la transformation progressive des cellules sexuelles. Cette vue est
accompagnée d’un schéma d’interprétation montrant l’intégration des cellules sexuelles
dans les cellules de Sertoli (non légendées car hors programme).
128 Partie 4 • Corps humain et santé
La fonction testiculaire de production d’hormones est mise en évidence dans le
document 2, qui montre une coupe transversale de testicule centrée sur le tissu interstitiel
vue au microscope optique. Les cellules de Leydig ainsi que leur proximité avec le système
circulatoire sont bien visibles dans ce document.
Après avoir repéré l’origine de la testostérone dans le document 2, le document 3 permet
d’en voir la structure d’une part, et la production d’autre part. La production est présentée à
deux échelles de temps : à grande échelle avec la concentration de testostérone tout au long
de la vie, et à plus petite échelle sur une vingtaine de jours.
2 Activités envisageables
D’après les acquis du collège, on peut constater que, contrairement aux ovaires qui produisent
un ovule par cycle depuis la puberté jusqu’à la ménopause, les testicules produisent de très
nombreux spermatozoïdes de façon continue depuis la puberté jusqu’à la fin de la vie.
Le fonctionnement cyclique des ovaires
Unité 4 (p. 230-231)
Extraits du programme
Connaissances Capacités
• La mise en place de l’organisation et de • Extraire et exploiter des informations de
la fonctionnalité des appareils sexuels se différents documents et/ou réaliser des
réalise sur une longue période qui va de la observations microscopiques et/ou mettre en
fécondation à la puberté. œuvre une démarche historique, pour identi-
Notions fondamentales : hormones sexuelles fier le fonctionnement des organes génitaux
(progestérone, œstrogènes) ; organes cibles, au cours de la vie.
follicules ; corps jaune. • Traduire certains mécanismes sous forme
de schémas fonctionnels.
1 Les intentions pédagogiques
L’unité 4 traite du rôle et du fonctionnement des ovaires, faisant écho à l’unité 3 qui se
focalisait sur les testicules.
Construite de la même façon que l’unité précédente, elle montre l’aspect anatomique et
l’aspect fonctionnel de l’ovaire, et fait ressortir ses deux fonctions, produire des ovules ainsi
que des hormones.
Les photographies des documents 1 et 2 ont été choisies pour compléter une observation
microscopique de coupe d’ovaires, afin de permettre de repérer lors de celle-ci les éléments
essentiels : ovules, follicules et corps jaune.
Le document 1 présente grâce à des vues au microscope optique l’évolution cyclique des
structures ovariennes : jeunes follicules, follicule mûr puis corps jaune, après l’ovulation.
Ce document est centré sur la première fonction ovarienne : la production d’ovules. À noter
que les quatre photos sont présentées à la même échelle, ce qui permet de percevoir la
croissance des structures ovariennes. On notera que, contrairement à ce que l’on trouve
encore dans certaines représentations, le follicule ovarien est déjà cavitaire en début de
cycle (il existe d’ailleurs à ce stade plusieurs follicules dans cet état, un seul en principe
n’arrivant finalement à maturité).
Chapitre 1 • Devenir homme ou femme 129
La fonction hormonale de l’ovaire est présentée dans les documents 2 et 3.
Les structures ovariennes productrices d’hormones sont vues dans le document 2, et l’on
retrouve ainsi le follicule et le corps jaune dans un mode d’observation différent (microscope
électronique à balayage, fausses couleurs).
Le document 3 présente de manière classique les variations des taux des deux hormones
ovariennes, mises en parallèle avec l’évolution cyclique de la muqueuse utérine. Le cycle
utérin est un acquis du collège : on le trouvera présenté page 219 ; il apparait cependant
indispensable de bien établir ici les relations de cause à effet entre l’évolution des taux
hormonaux et l’évolution de la muqueuse utérine. En effet, c’est ainsi que les élèves pourront
comprendre le mécanisme des règles, le maintien d’une grossesse ou encore l’action de
certains contraceptifs.
2 Activités envisageables
2. Au cours d’un cycle, les hormones produites par les structures ovariennes déterminent
l’évolution de la muqueuse utérine. Les œstrogènes seuls, produits par les follicules en
croissance, puis œstrogènes et progestérone sont responsables de la croissance de la
muqueuse utérine. La disparition du corps jaune en fin de cycle, associée à une chute des
taux des deux hormones, déclenche les règles.
3. La production d’hormones par les ovaires est (comme la production d’ovule) cyclique,
alors que la production de testostérone par les testicules est continue.
Unité 5 Vivre sa sexualité (p. 232-233)
Extraits du programme
Connaissances Capacités
• Chez l’homme et la femme, le système ner- • Identifier les structures cérébrales qui
veux est impliqué dans la réalisation de la participent aux processus de récompense à
sexualité. Le plaisir repose notamment sur partir de documents et données médicales et
des mécanismes biologiques, en particulier expérimentales.
l’activation dans le cerveau du système de • Différencier, à partir de la confrontation de
récompense. données biologiques et de représentations
• Les facteurs affectifs et cognitifs ainsi que sociales, ce qui relève :
le contexte culturel ont une influence majeure – de l’identité sexuelle, des rôles en tant
sur le comportement sexuel humain. qu’individus sexués et de leurs stéréotypes
Notions fondamentales : composante biolo- dans la société, qui relèvent de l’espace
gique de la relation entre sexualité et plaisir ; social ;
cerveau et système de récompense/plaisir – de l’orientation sexuelle qui relève de l’inti-
dans l’espèce humaine ; structures cérébrales mité des personnes.
et composantes affectives, motivationnelles
Éditions Bordas, SVT 2de
et cognitives.
130 Partie 4 • Corps humain et santé
1 Les intentions pédagogiques
Cette ultime unité du chapitre répond aux indications du programme concernant la sexualité
dans deux aspects :
– l’aspect « plaisir sexuel » et système de la récompense,
– l’aspect « orientation sexuelle ».
Le sujet est présenté sous deux angles, celui de l’histoire des sciences et celui de l’exploration
fonctionnelle du cerveau.
Le document 1 montre l’expérience de Milner, permettant à l’élève d’étudier une expérience
historique et une découverte « accidentelle » d’un des centres du plaisir.
Le document 2 est un support d’étude présentant d’une part l’IRM fonctionnelle telle qu’elle
peut être visualisée à l’aide du logiciel EduAnat2, et d’autre part les structures cérébrales du
système de la récompense.
Les auteurs ont délibérément choisi de ne pas faire figurer d’illustrations d’IRMf de patient
réalisant des tests mobilisant le système de la récompense, afin de laisser toute la place
à leur étude en classe avec EduAnat2. Une image de ce type est toutefois présente dans
l’exercice 13 p. 238. Les éléments proposés dans le document ont pour but de servir de
référence pour la compréhension de la méthode d’IRMf, et pour l’exploitation des résultats
obtenus avec le logiciel.
Afin de relier système de la récompense et sexualité, le document 3 apporte des informations
sur l’innervation des organes sexuels, en présentant notamment à cette occasion un schéma
de l’intégralité du clitoris. Ce document est donc à mettre en relation avec les deux documents
précédents.
Le document 4 termine cette unité en apportant des informations sur les particularités de
la sexualité humaine par rapport à celle des autres mammifères et les comportements qui
peuvent y être associés.
Les lecteurs noteront la volonté des auteurs de présenter dans différentes unités les
aspects sociétaux relatifs à l’identité sexuée et à l’orientation sexuelle, dans le but d’éviter
les amalgames (unité 1 : intersexualité, unité 2 : transidentité, identité sexuée, unité 5 :
orientation et comportement sexuels.
2 Activités envisageables
1. Olds et Milner ont conclu de leur expérience qu’ils avaient localisé le centre du plaisir,
or les études d’IRMf ont montré qu’il n’y a pas qu’un seul centre du plaisir localisé dans
une zone bien déterminée du cerveau, mais au contraire qu’il existe un ensemble de zones
cérébrales interconnectées et dispersées pour composer le système de la récompense.
2. Chez les mammifères autres que les primates, les relations sexuelles ont un but
exclusivement reproductif, et ont lieu uniquement lors de la saison de reproduction, ce qui
n’est pas le cas chez les primates.
Le comportement sexuel des primates montre des ressemblances avec le comportement
humain. Les relations sexuelles sont une composante importante des relations sociales dans
les groupes de primates, et n’ont donc pas seulement un but reproductif. Chez les bonobos
par exemple, les conflits entre individus du groupe sont en grande partie résolus par les
relations sexuelles.
3 Ressources complémentaires
On trouvera dans les pages « Objectif sciences » (p. 264), des documents concernant la
sexualité des adolescents qui peuvent servir de support pour prolonger ou amorcer cette
étude.
Chapitre 1 • Devenir homme ou femme 131
Exercices
Autoévaluation (p. 236)
Exercices 1 à 6
La correction des exercices 1 à 6 page 236 figure dans le manuel aux pages 294-295.
Entraînement (p. 237)
Exercice 7. Extraire une information d’un document et utiliser ses connaissances
Cet exercice est une simple application des connaissances issues de l’unité 1 au sujet de la dé-
termination chromosomique du sexe.
Le caryotype montre la présence de trois chromosomes sexuels au lieu de deux : deux X et un Y.
Comme la présence du chromosome Y conduit au phénotype sexuel masculin, les personnes
atteintes du syndrome de Klinefelter sont donc des hommes.
Exercice 8. Extraire des informations à partir d’une observation et raisonner
La comparaison de la photographie proposée et de celle de la page 228 met en évidence l’ab-
sence totale de spermatozoïdes dans la lumière des tubes séminifères. On en déduit donc que
c’est la localisation abdominale des testicules qui est la cause de cette stérilité, ce qui justifie
l’intervention chirurgicale permettant le repositionnement des testicules dans le scrotum.
Exercice 9. Proposer une hypothèse
Les connaissances sur le cycle ovarien ou le document page 231 permettent d’associer le début
des règles à la disparition du corps jaune. Les élèves sont donc amenés à penser que la dispari-
tion des règles est associée à une persistance du corps jaune à la fin du cycle.
Exercice 10. Construire un schéma
Caractères Caractères
Gonades Organes Gonades Organes
sexuels sexuels
génitaux génitaux
secondaires secondaires
indifférenciées indifférenciées indifférenciées indifférenciées
SRY SRY
naissance Absents naissance
Absents
d'un garçon d'une fille
Non Non
Testicules Ovaires
fonctionnels fonctionnels
Testosté Œstrogènes / Pr
rone ogestérone
puberté puberté
Fonctionnels Présents Fonctionnels Présents
Éditions Bordas, SVT 2de
132 Partie 4 • Corps humain et santé
Exercice 11. S’exprimer à l’oral ou à l’écrit
En début de cycle, en raison de la disparition du corps jaune formé lors du cycle précédent, les
concentrations d’hormones ovariennes sont très faibles, ce qui explique la dégradation progres-
sive de la muqueuse utérine et la présence des règles.
Dans la suite de la phase folliculaire, le développement de plusieurs puis d’un seul follicule est
à l’origine d’une augmentation de la concentration d’œstrogènes. Ceci explique la croissance en
épaisseur de la muqueuse utérine au cours de cette phase.
Enfin, pendant la phase lutéale, le corps jaune se développe, produisant œstrogènes et proges-
térone. Sous l’influence de ces deux hormones, la muqueuse utérine continue sa croissance en
épaisseur tout en s’enrichissant en glandes et vaisseaux sanguins.
Raisonnement scientifique (p. 238-239)
Exercice 12. Le déterminisme chromosomique du sexe biologique
La comparaison des données des deux premières colonnes du tableau permet de répondre sans
difficulté à la question. L’étude du cas du syndrome de Turner permet de montrer que le nombre
de chromosomes X n’est pas déterminant, contrairement à ce qu’indique Liam (un seul X et sexe
féminin). L’étude du cas du syndrome de Klinefelter est déterminante : l’individu possède à la fois
de chromosomes X comme les filles et un chromosome Y comme les garçons, or son apparence
sexuelle est masculine. Ceci permet de valider la proposition de Chloé.
Exercice 13. Plaisir et circuit de la récompense
La complexité du système de la récompense est visible dans le document 1 par le fait qu’il se
compose de nombreuses aires localisées dans des zones très différentes de l’encéphale.
Le schéma du document 2 permet d’identifier certaines zones visibles dans le document 1 (cor-
tex préfrontal, noyau accumbens notamment).
Parmi les caractéristiques identifiables de ce circuit, on peut noter l’existence de zones spéci-
fiques à un type de récompense (rouge et bleu) et d’autres communes (vert). Le texte montre
par ailleurs l’activation du système de la récompense d’abord lors de la réception de celle-ci. Il
s’établit ensuite une anticipation et l’activation du système de récompense est constatée dès la
phase de recherche d’une récompense.
Exercice 14. Comprendre un cas particulier : des « hommes XX »
Chez les hommes XX, l’un des chromosomes X porte le gène SRY, normalement présent sur le
chromosome Y.
Le document 3 montre en effet la présence de deux chromosomes X, caractérisés par la sonde A.
Mais la sonde fluorescente verte B spécifique du gène SRY a réussi à s’hybrider sur un télomère
de l’un des chromosomes X.
Le gène SRY est donc passé d’un chromosome Y à un chromosome X, et le document 2 permet
de comprendre le mécanisme de cette anomalie. Il s’agit d’une translocation : un échange de
fragments de chromosomes a pu se produire entre les deux chromosomes sexuels (lors de la
méiose).
Puisque le chromosome Y n'est présent que chez le père (document 1), cette translocation s’est
produite chez le père, qui a donc transmis un chromosome X issu porteur du gène SRY, condui-
sant à un individu XX.
Comme le gène SRY est responsable de la différenciation des gonades en testicules, et qu’en-
suite la testostérone produite par ceux-ci oriente la différenciation des organes génitaux vers le
sexe masculin, l’individu est donc anatomiquement un garçon, bien qu’étant « chromosomique-
ment » une fille.
Chapitre 1 • Devenir homme ou femme 133
Construire sa démarche (p. 240-241)
Exercice 15. Comprendre un cas particulier : le syndrome d’insensibilité complète aux
androgènes (SICA)
Les intentions pédagogiques
Cette tâche complexe utilise des notions des unités 1 à 4 :
– origine chromosomique du sexe et rôle du gène SRY,
– mise en place progressive du phénotype sexuel à la puberté,
– structure du testicule,
– influence de la testostérone.
L’étude se veut motivante pour les élèves, qui sont souvent demandeurs d’explications concer-
nant des phénotypes sexuels particuliers.
Les documents
Le document 1 présente les caractères sexuels des personnes atteintes du SICA.
Les informations du texte et de la photo A mises en relation avec l’échelle de Tanner permettent
de mettre en évidence le maintien des caractères de début de puberté chez les adultes atteints
du syndrome. La comparaison de la photo B avec celles présentes à la page 228 montre que les
individus atteints sont stériles (absence de spermatozoïdes dans les tubes séminifères).
Le document 2 montre un caryotype normal ce qui permet d’éliminer l’hypothèse d’une maladie
ayant pour origine une anomalie chromosomique, et montre que les personnes atteintes de ce
syndrome sont génétiquement des hommes. Le texte précise les informations concernant le rôle
du gène AR dans la synthèse du récepteur de la testostérone.
Le document 3 apporte quelques informations complémentaires sur les mécanismes molécu-
laires de l’action d’une hormone (fixation sur un récepteur spécifique de forme complémentaire
à celle de l’hormone).
La comparaison des deux graphiques C permet de trouver l’origine de la maladie : la fixation de
l’hormone sur son récepteur n’a pas lieu.
La mise en relation des documents permet de proposer une solution compatible avec l’ensemble
des données.
La mise en relation des documents 1 et 2 permet de mettre en évidence la discordance entre le
phénotype féminin et le caryotype masculin. Elle permet, en relation avec les connaissances sur
le gène SRY et ses effets sur les gonades embryonnaires, d’expliquer la présence de testicules.
Toutes ces informations reliées à celle du document 3 permettent de comprendre que puisque
la testostérone ne peut agir en raison de la production d’un récepteur anormal, les tubes sémi-
nifères ne peuvent produire de spermatozoïdes et les caractères sexuels secondaires masculins
ne peuvent se mettre en place.
Éditions Bordas, SVT 2de
134 Partie 4 • Corps humain et santé