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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Polytechnique


Département d’Automatique
Laboratoire de Commande des Processus

Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Automatique

Présentée par :
TOUALBIA Asma
Magister en Electrotechnique, Univ. HBB, Chlef

Thème

Commande MPPT avancée d'un système de conversion


d'énergie solaire : photovoltaïque et thermoélectrique

Thèse soutenue publiquement le 18 / 04/2018, devant le Jury d’examen suivant :

Président : BERKOUK El Madjid Professeur ENP


Directeurs de thèse : TADJINE Mohamed Professeur ENP
Examinateurs : BENMANSOUR Khelifa Professeur ESDAT
HELAIMI M’hamed M.C. A. UHBBC
BOUDANA Djamel M.C. A. l’U.Y.F
NEZLI Lazhari Professeur ENP

ENP 2018
Laboratoire de Commande des Processus (LCP), Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 ElHarrach, Alger, Algérie
[Link]
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Polytechnique


Département d’Automatique
Laboratoire de Commande des Processus

Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Automatique

Présentée par :
TOUALBIA Asma
Magister en Electrotechnique, Univ. HBB, Chlef

Thème

Commande MPPT avancée d'un système de conversion


d'énergie solaire : photovoltaïque et thermoélectrique

Thèse soutenue publiquement le 18 / 04/2018, devant le Jury d’examen suivant :

Président : BERKOUK El Madjid Professeur ENP


Directeurs de thèse : TADJINE Mohamed Professeur ENP
Examinateurs : BENMANSOUR Khelifa Professeur ESDAT
HELAIMI M’hamed M.C. A. UHBBC
BOUDANA Djamel M.C. A. l’U.Y.F
NEZLI Lazhari Professeur ENP

ENP 2018
Laboratoire de Commande des Processus (LCP), Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 ElHarrach, Alger, Algérie
[Link]
Avant propos

AVANT PROPOS

Avant tout, je remercie ALLAH le tout-puissant de m’avoir donné le courage, la volonté


de mener à bien ce modeste travail.

Les travaux présentés dans cette thèse ont été effectués au sein du Laboratoire de
Commande des Processus (LCP) de l’Ecole Nationale Polytechnique d’Alger.

Je remercie profondément Monsieur Mohamed TADJINE, Professeur à l’ENP d’Alger,


d’avoir dirigé cette thèse. Ses qualités scientifiques et humaines ont toujours été pour moi une
source de motivation.

Je remercie vivement Monsieur El Madjid. BERKOUK, Professeur à l’ENP d’Alger de


m’avoir fait l’honneur de présider le jury de soutenance.

Je tiens également à adresser, mes sincères remerciements à Monsieur Khelifa


BENMANSOUR, Professeur à ESDAT, à Monsieur M’hamed HELAIMI, Maître de
Conférences à l’U.H.B.B de Chlef, à Monsieur Djamel BOUDANA, Maître de Conférences à
l’U.Y.F de Médéa et à Monsieur Lazhari NEZLI, Professeur à l’ENP d’Alger pour avoir accepté
la charge d’examinateurs.

Je tiens à témoigner ma reconnaissance, à tous les enseignants du département


d’Automatique de l’ENP d’Alger, en particulier les professeurs Mohamed Seghir
BOUCHERIT et Mohand Oulhadj MAHMOUDI.

Je suis très reconnaissant à Monsieur Latreche Kamel pour son aide précieuse durant la
période de la rédaction de cette thèse.
Mes remerciements vont également à tous mes collègues enseignants du département de
l’électrotechnique de l’U.H.B.B de Chlef. Mes sincères remerciements vont aussi aux personnes
qui m’ont aidé en contribuant, de près ou de loin, à l’aboutissement de ce travail. Je cite en
particulier Monsieur Elhedj BOUNADJA, Maitre de conférences à l’U.H.B.B de Chlef.
DEDICACES

DEDICACES

Je dédie ce travail à :

Ce qui les plus chers au monde, mes parents, aux quels je n’arriverai jamais à
exprimer ma gratitude et ma reconnaissance, pour leurs amours, leurs soutiens tout
au long de mes études afin de faire de moi ce que je suis aujourd’hui, que DIEU
mes les protègent toujours.

A Mes frères et sœurs ainsi que toute la famille.

A la mémoire de mon enseignant Mohamed BEDERRAR et à toute sa famille.

A tous ceux qui ont contribué à l’élaboration de mon travail;

Je dédie cet humble ouvrage.


Résumés

RESUMES
:‫ملخص‬
‫ هذا العمل يتناول دراسة انًُذجخ‬. ‫من أجل تطوير بيئي و اقتصادي فإن مصادر الطاقة المتجددة ( الكهروضوئية والكهروحرارية) تمثل حاليا بديال جيدا‬
ٌ‫ انكهزودزارٌ انذٌ َعًم عهً االسزطبعخ انعظًً و يسزقال ثبنكبيم عهً يصذر طبقخ انشجكخ انكهزثبئُخ و يٍ أجم أ‬/ٍ‫وانزذكى فٍ َظبو انكهزوضىئ‬
ٍ‫ يب َهى ف‬.‫َعًم انُظبو انكهزوضىئٍ أو انكهزودزارٌ عهً االسزطبعخ انعظًً وجت درج يذىل َعًم يع خىارسيُخ رزجع انُقطخ انعظًً نالسزطبعخ‬
‫هذا انعًم هى رذسٍُ يزدود هذا األخُز عٍ طزَق يزاقجخ انززجع انجُذ نهُقطخ انعظًً نالسزطبعخ ثزذكى َسزُذ عهً رقُُخ انزخًُم ويقبرَزهب يع رقُُخ‬
‫ انهذف يٍ انزذكى ثىاسطخ هذِ انزقُُخ هى رزجع انُقطخ انعظًً السزطبعخ انهىح‬..)‫أخزي يىجىدح فٍ انًزاجع َطهق عهُهب اسى (االضطزاة وانًزاقجخ‬
.)...‫ انزغُز فٍ انذزارح و كذنك انزغُز فٍ انذًىنخ‬، ‫انكهزوضىئٍ و انكهزودزارٌ فٍ دبنخ وجىد ثعض االضطزاثبد (انزغُز فٍ اإلضبءح‬
‫ رقُُخ‬، " ‫ " االضطراب والمراقبة‬:‫يذبكبح يخزهف أجشاء انُظبو رى رطىَزِ ثىاسطخ ماتالب يًب َزُخ انًقبرَخ ثٍُ أداء اثٍُُ يٍ رقُُبد انزذكى انًذروسخ‬
" P&O/IDA-PBC" ‫انُزبئج كبَذ يزضُخ وثُُذ أٌ انزقُُخ انًقززدخ‬. " P&O/IDA-PBC" ‫ " و انزقُُخ‬P&O/EL-PBC" ‫انزخًُم انًسًبح ة‬
.‫ كًب أَهب أثجزذ سزعخ ودقخ هذِ انزقُُخ‬،‫قىَخ عُذ انزغُزاد انًفبجئخ نهًُبر‬

: ‫الكلمات الدالة‬
.‫يسزًز‬/‫ يذىالد يسزًز‬،‫ رقُُخ انزخًُم‬، ٌ‫ انُظبو انكهزودزار‬،ٍ‫انُظبو انكهزوضىئ‬

Abstract:
For an ecologic and economic development, the renewable energy sources (photovoltaic and
thermoelectric) can be considered as a good alternative. This work deals with the modeling and control of a
photovoltaic/thermoelectric system operating at its maximum power and energetically autonomous. For the PV
system and/or thermoelectric operates at its maximum power, it must include a converter associated with a MPPT
algorithm. we have interested to improve in this work the efficiency of the latter using the robust maximum power
point tracking controller based passivity and make a comparison with other approaches known in the literature (the
perturb and observe). The role of this command MPPT is to follow the maximal power point (MPP) of the PV
and/or TE module independently to disturbances of the system (variation of the irradiation, variation of the
temperature et the variation of the load). Simulations of different parts of the system have been developed under
Matlab / Simulink, enabling a comparison between the performances of the three controllers studied: "P&O"
,"P&O/EL-PBC" and " P&O/IDA-PBC. The results are satisfactory and demonstrate that the proposed technique
«P&O/IDA-PBC» is robust to the sudden changes in weather conditions. They also confirm the rapidity and the
precision of the method.

Key Words:
Photovoltaic system, thermoelectric system, passivity based control, DC/DC converters,

Résumé :
Pour un développement écologique et économique, les sources d’énergie renouvelable (photovoltaïque et
thermoélectrique) constituent actuellement une bonne alternative. Le présent travail traite une étude de modélisation
et commande d’un système photovoltaïque /thermoélectrique fonctionnant à sa puissance maximale et
énergétiquement autonome. Pour que le système photovoltaïque et/ou thermoélectrique fonctionne à sa puissance
maximale, un étage d’adaptation associé à un algorithme MPPT est utilisé. Nous sommes intéressés dans ce travail à
l’amélioration du rendement de ce dernier par le contrôle de la poursuite du point de la puissance maximale (MPPT)
utilisant une commande robuste basée sur la passivité tout en effectuant une comparaison avec les autres approches
connues dans la littérature (perturbation et observation ‘P&O’). Le rôle de cette commande est de suivre le point de
puissance maximale (PPM) du module photovoltaïque et/ou thermoélectrique indépendamment à des perturbations
du système (variation de l’éclairement, variation de la température et la variation de la charge….). Des simulations
des différentes parties du système sont développées sous Matlab/Simulink, permettant ainsi une comparaison entre
les performances des trois contrôleurs étudiés ; "P&O" P&O/EL-PBC" et" P&O/IDA-PBC". Les résultats sont
satisfaisants et démontrent que la technique proposée " P&O/IDA-PBC" est robuste vis-à-vis les changements
brusques des conditions climatiques. Ils confirment aussi la rapidité et la précision de la méthode.

Mots clés :
Système photovoltaïque, Système thermoélectrique, commande par passivité, Convertisseurs DC/DC.
Table des matières

TABLE DES MATIERES

Liste des abréviations et symboles


Liste des figures et tableaux
Introduction générale ……………………………………………………………………………19

Chapitre I : Etat de l’art de la conversion photovoltaïque

I.1 Introduction………………………………………………………………………………….24
I.2 Tendance d’énergie dans le monde…………………………………………………..............24
I.3 L'énergie photovoltaïque………………………………………………………………..... ….25
I.3.1 La jonction P-N……………………………………………………………………25
I.3.2 L’effet photovoltaïque ………………………………………………………… ….26
1.4 Différentes technologies des cellules solaires photovoltaïques……………………………..27
1.5 Modèle de base de la cellule photovoltaïque ……………………………………………….28
1.5.1 Modèle complet de la cellule photovoltaïque…………………………………….29
I.6 Caractéristiques idéales de la cellule photovoltaïque ……………………………………….31
I.6.1 L'association en série……………………………………………………………...34
I.6.2 L'association en parallèle…………………………………………………….........34
I.7 Le module photovoltaïque…………………………………………………………………...35
I.8 Le champ photovoltaïque……………………………………………………………………35
I.9 Protection d’un générateur photovoltaïque …………………………………………………37
I.9.1 Protection lors de la connexion en série de plusieurs cellules (Module)…………..37
I.9.2 Protection lors de la connexion en parallèle de plusieurs GPV……………………38
I.10 Applications actuelles des systèmes photovoltaïques………………………………….. ….39
I.10.1 Systèmes PV autonomes……………………………………………………..........39
I.10.2 Systèmes couplés au réseau……………………………………………………….40
I.10.3 Systèmes hybrides………………………………………………………………...40
I.11 Influence des déférents paramètres sur la caractéristique I(V) et P(V)……………………..41
I.11.1 L’influence de l'éclairement sur le fonctionnement du panneau PV………….….42
I.11.2 L’influence de la température sur le fonctionnement du panneau PV……………43
I.11.3 Influence de la résistance série……………………………………………….. ….44
I.11.4 Influence de la résistance shunt…………………………………………………..44
Table des matières

I.12 Principaux avantages de l’énergie photovoltaïque …………………………………….. 45


I.13 Inconvénients de l’énergie photovoltaïque………………………………………………45
I.14 Conclusion …………………………………………………………………………….. 45

Chapitre II : Phénomènes et concepts thermoélectriques

II.1 Introduction………………………………………………………………………………48
II.2 Historique……………………………………………………………………………….. 48
II.3 Les effets thermoélectriques……………………………………………………………. 50
II.3.1 L’effet Seebeck……………………………………………………………….. 50
II.3.2 L’effet Peltier…………………………………………………………………. 51
II.3.3 L’effet Thomson……………………………………………………………… 52
II.3.4 Les relations de Kelvin………………………………………………………... 52
II.4 Le facteur de mérite adimensionnel…………………………………………………….. 53
II.5 Conversion d’énergie par effet thermoélectrique……………………………………….. 54
II.6 Les matériaux thermoélectriques………………………………………………………... 56
II.6.1 les matériaux conventionnels…………………………………………………. 56
II.6.1.1 Très basses températures……………………………………………. 57
II.6.1.2 Basses températures………………………………………………… 57
II.6.1.3 Moyennes températures…………………………………………….. 58
II.6.1.4 Hautes températures……………………………………………….. 58
II.6.2 Les matériaux non conventionnels …………………………………………….58
II.7 Les différents secteurs d’applications des dispositifs thermoélectriques………………. 59
II.7.1 La réfrigération thermoélectrique……………………………………………... 59
II.7.2 Générateurs de puissance………………………………………………………. 60
II.7.2.1 Secteur spatial……………………………………………………….. 60
II.7.2.2 Secteur automobile…………………………………………………. 61
II.8 Configuration des modules thermoélectriques…………………………………………. 62
II.9 Modélisation d’un module Thermoélectrique (Modèle «idéal»)……………………….. 63
II.10 Schéma équivalent d’un couple thermoélectrique TE………………………………... 65
II.10.1 Modèle comme source de courant (générateur de Norton)………………… .. 65
II.10.2 Modèle comme source de tension (générateur de Thévenin)………………... 66
II.11 Caractéristique courant-tension et puissance tension d’un module thermoélectrique… 67
II.12 Groupement des couples thermoélectriques …………………………………………... 68
II.12.1 Groupement en sérié ………………………………………………………… 68
Table des matières

II.12.2 Groupement en parallèle……………………………………………………... 68


II.13 Influence du gradient de température sur le MTE…………………………………….. 69
II.14 Influence de résistance interne sur le MTE……………………………………………. 70
II.15 Conclusion …………………………………………………………………………….. 71

Chapitre III : L’MPPT d’un Système de Génération photovoltaïque et thermoélectrique

III.1 Introduction……………………………………………………………………………. 73
III.2 Architecture de différentes chaînes de conversion photovoltaïque……………………. 73
III.2.1 Couplage direct d’un Générateur PV et une charge…………………………. 73
III.2.2 Connexion indirecte par l’intermédiaire d’un étage d’adaptation DC/DC…… 75
III.2.2.1 Le hacheur « rangée »………………………………………………. 76
III.2.2.2 Le hacheur modulaire parallèle……………………………………...77
III.2.2.3 Le hacheur modulaire série………………………………………… 78
III.2.3 Connexion au réseau via un étage d’adaptation DC/AC……………………. 78
III.2.3.1 Structure à onduleur central………………………………………… 78
III.2.3.2 Structure à un onduleur par rangée de modules en série…………... 79
III.2.4 Les convertisseurs DC-DC…………………………………………………… 80
III.2.4.1 Convertisseur abaisseur (Buck)…………………………………….. 81
III.[Link] Principe de fonctionnement……………………………… 81
III.2.4.2 Convertisseur élévateur (Boost) …………………………………… 83
III.[Link] Principe de fonctionnement………………………………. 83
III.[Link] Formes d’ondes des courants et des tensions……………..85
III.2.4.3 Convertisseur abaisseur-élévateur (Buck-Boost) …………………...87
III.[Link] Principe de fonctionnement………………………………. 87
III.2.5 Principe de la recherche du point de puissance maximale (MPPT) dans les
applications photovoltaïques………………………………………………………… 88
III.2.5.1 Différents types de commandes MPPT…………………………… 90
III.[Link] La méthode Perturbation et Observation (P&O)…………. 90
III.[Link] La méthode Incrément des conductances (IncCond)…….. 92
III.2.6 Convertisseur DC/DC à MPPT thermoélectrique……………………………. 94
III.2.7 Critères d’évaluation d’une commande MPPT………………………………. 96
III.2.8 Description du système GPV/GTE à base d’un convertisseur Boost…………96
III.2.8.1 Modèle mathématique de l’hacheur survolteur…………………….. 97
Table des matières

III.3 Résultats de Simulation pour le système PV…………………………………………… 98


III.3.1 Comportement du système face à un changement de l’éclairement …………. 99
III.3.2 Comportement du système face à un changement de température………….. 100
III.4 Résultats de Simulation pour le système GTE…………………………………………. 101
III.4.1 Comportement du système pour un gradient de température constante……… 101
III.4.2 Comportement du système pour un gradient de température variable……….. 102
III.5 Conclusion …………………………………………………………………………….. 103

Chapitre IV : Développement d’une commande MPPT basée sur passivité

IV. 1 Introduction…………………………………………………………………………… 106


IV. 2 Rappels de quelques concepts de stabilité……………………………………………. 106
IV.2.1 La stabilité des systèmes non linéaires……………………………………….. 106
IV. 2.1.1 Notion intuitive de la stabilité…………………………………… 106
IV. 2.1.2 Stabilité asymptotique………………………………………………107
IV. 2.1.3 Stabilité au sens de LYAPUNOV…………………………………. 108
IV. [Link] Fonction de Lyapunov…………………………………. 108
IV. [Link] Méthode directe………………………………………… 108
IV.3 La commande basée sur la passivité (PBC)……………………………………………. 108
IV.3.1 Fonction de stockage…………………………………………………………. 110
IV.3.2 Système dynamique passif…………………………………………………... 110
IV.3.2.1 Définition différentielle et équation énergétique d’équilibre ………110
IV.3.2.2 Définition intégrale……………………………………………….. 111
IV.3.3 Propriété des systèmes passifs……………………………………………….. 111
IV.3.3.1 Connexion parallèle………………………………………………… 111
IV.3.3.2 Connexion par rétroaction………………………………………….. 112
IV.4 Structure de Dirac………………………………………………………………………113
IV.5 Système Hamiltonien commandé par port (PCH)……………………………………...115
IV.6 La commande Euler-Lagrange Passivity-Based Control……………………………….116
IV.6.1 Injection d’amortissement (DI)…………………………………… …………117
IV.6.2 La commande basée sur la passivité à assignement d’interconnexion et
d’amortissement (IDA-PBC) ……………………………………………………………….119
IV.6.2.1 la méthodologie d’IDA-PBC………………………………………119
IV.6.2.2 Les techniques d’IDA-PBC………………………………………..120
IV.[Link] IDA-PBC non parametrisé………………………………120
Table des matières

IV.[Link] IDA-PBC algébrique…………………………………….120


V.[Link] IDA-PBC paramétrique…………………………………..121
IV.7 Schéma proposé du MPPT perturb and observ basée sur la passivité (P&O/PBC)…...123
IV.7.1Modèle d’Euler-Lagrange du convertisseur Boost (Injection
d’amortissement)…………………………………………………………………….124
IV.8 Etude comparative des algorithmes P&O et P&O/EL-PBC pour le GPV…………….127
IV.9 Etude de la robustesse des deux algorithmes (P&O) et (P&O/EL-PBC) appliquées sur le
GTE………………………………………………………………………………………….133
IV.10 Commande de convertisseur Boost par Assignation d’interconnexion et d’amortissement
(IDA-PBC)…………………………………………………………………………………..136
IV.11 Résultats de simulation pour le GPV………………………………………………...138
IV.12 Résultats de simulation pour le GTE…………………………………………………141
IV.13 Conclusion…………………………………………………………………………….144
Conclusion générale………………………………………………………………………...145
Références bibliographiques……………………………………………………………….147
Annexe A……………………………………………………………………………………158
Liste des abréviations et symboles

LISTE DES ABREVIATIONS ET SYMBOLES

1. ABREVIATIONS

DC/AC Conversion Continu / Alternatif


DC/DC Conversion Continu / Continu
GPV Générateurs Photovoltaïques
GTE Générateur Thermoélectrique.
MTE Module Thermoélectrique.
TE Thermocouple.
IncCond Incrémentation de Conductance
PPM Point de Puissance Maximale
MPPT Maximum Power Point Tracking
HC Hill Climbing
P&O Perturbation et Observation
PV Photovoltaïque
I-V Courant-Tension
P-V Puissance-Tension
FF Facteur de Forme
DC Courant Continu (Direct Current).
Buck Convertisseur Abaisseur
Boost Convertisseur Elévateur
Buck-Boost Convertisseur Abaisseur-Elévateur
Di Diode
C.O.P le Coefficient de Performance de GTE.
PBC Commande par Passivité (en l’anglais : Passivity-Based Control)
DI Injection D’amortissement
PCH Système Hamiltonien Commandé par Port
P&O/PBC Perturb and Observ basée sur la Passivité
P&O/EL-PBC Perturb and Observ basée sur Euleur Lagrange Passivité
IDA-PBC la Commande basée sur la Passivité par Assignement D’interconnexion et
D’amortissement.
Liste des abréviations et symboles

2. SYMBOLES

- Symboles spécifiques à le GPV

𝐼𝑃𝑉 (A) Courant délivré par la cellule PV.


𝑉𝑃𝑉 (Volt) Tension délivrée par la cellule PV.
𝐼𝑝ℎ (A) Courant photo-généré.
𝐼𝐷1 (A) Courant de diode ‘1’.
𝐼𝐷2 (A) Courant de diode ‘2’.
𝐼𝑆 (A) Courant de saturation de la diode.
𝑅𝑆 (Ω) Résistance série.
𝑅𝑃 (Ω) Résistance parallele.
𝑞 (C) Charge de l’électron
𝑘 (J/K) Constante de Boltzmann
𝑛1 (-) Facteur de qualité de la diode 1.
𝑛2 (-) Facteur de qualité de la diode 2.
𝑇 (°K) Température de la cellule
𝑁𝑆 (-) Nombre des cellules en série.
𝑁𝑃 (-) Nombre des cellules en série.
𝑃𝑀𝐴𝑋 (W) La puissance maximale du GPV.
𝑉𝑂𝑃𝑇 (Volt) La tension optimale du GPV.
𝐼𝑂𝑃𝑇 (Volt) Le courant optimale du GPV.
𝐼𝐶𝐶 (Volt) Le courant de court circuit du GPV.
𝑉𝑂𝐶 (Volt) La tension de circuit-ouvert du GPV.
𝜂 (-) rendement du GPV.

- Symboles spécifiques à le GTE

𝛥𝑇 (°C) Différence de Température à la borne de thermocouple.


𝛥𝑉 (Volt) Différence de Tension à la borne de thermocouple.
𝑆 (V/K) Constante de Seebeck.
𝛱 (V) Constante de Peltier.
𝜏 (V/K) Constante de Thomson.
𝑍 (-) La figure de mérite.
𝑍𝑇 (-) La figure de mérite adimensionnelle.
Liste des abréviations et symboles

𝜌 (Ω.m) La résistivité électrique.


𝑄 (W) Flux de chaleur (W).
𝑇𝑐 (°C) La température de la surface chaude du MTE.
𝑇𝑓 (°C) La température de la surface chaude du MTE.
𝐴 (m2) Section du thermocouple dans un module thermoélectrique.
𝑙 (mm) Longueur des pattes d’un MTE.
𝐾𝑒 (W/K) Conductance thermique
𝑉𝑀𝑇𝐸 (Volt) Tension électrique d’un module thermoélectrique.
𝐼𝑀𝑇𝐸 (A) courant électrique d’un module thermoélectrique.
𝑉𝐽 (Volt) Tension Joule.
𝑉𝑆 (Volt) Tension Seebeck.
𝑃𝑀𝑇𝐸 𝑀𝐴𝑋 (W) la puissance maximale du MTE.
𝜆𝑚 (W.K-1.m-1) La conductivité thermique du matériau.
𝑃𝐹 (W.m-1.K-2) le facteur de puissance.

- Symboles spécifiques à le convertisseur DC/DC

𝑉𝑖 (Volt) Tension d’entrée.


𝑉𝑆 (Volt) Tension de sortie.
𝑅𝑐ℎ (Ω) Résistance de charge.
𝐿𝑖 (H) L’inductance.
𝐾 (-) l'interrupteur commandé.
𝐶𝑒 (F) Capacité d’entrée.
𝐶𝑆 (F) Capacité de sortie.
𝐼𝑆 (A) Courant de charge.
𝐼𝐿 (A) Courant de charge.
𝐼𝑖 (A) Courant d’entrée.
𝐼𝐶𝑒 (A) Courant dans l’inductance d’entrée.
𝐼𝐶𝑆 (A) Courant dans l’inductance de sortie.
𝑉𝐿 (Volt) Tension à la borne de l’inductance.
𝛼 (-) Rapport cyclique.
Liste des abréviations et symboles

- Symboles spécifiques à la commande PBC

𝑥𝑒 (-) Point d’équilibre.


𝑉𝑟𝑒𝑓 (V) La tension de référence délivré par MPPT.
𝑉𝑑 (V) La tension désirée.
𝑇 𝑞, 𝑞 (J) Énergie cinétique.
𝑉 𝑞 (J) Énergie potentielle.
𝐷 (-) Matrice d’inertie.
𝐹 𝑞 (-) La fonction de dissipation de RAYLIEGH.
𝑀𝑚 (-) Matrice de rang plein.
𝐿 𝑞, 𝑞 (-) Lagrangien.
𝑄𝐿 (-) Vecteur de forces généralisées.
𝑄𝜁 (-) Vecteur de forces généralisées.
𝐽 𝑥 (-) Matrice d’interconnexion.
𝑅 𝑥 (-) Matrice d’amortissement.
𝑅𝑑 𝑥 (-) Matrice d’amortissement désirée.
𝐻 𝑥 (-) La fonction Hamiltonien.
𝐻𝑑 𝑥 (-) La fonction Hamiltonien désirée.
Listes des figures et tableaux

LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX


1. LISTE DES FIGURES

- Chapitre I :

Figure I.1 : Prévisions des besoins en énergies renouvelables jusqu’au 2150……… 24


Figure I.2 : Jonction PN…………………………………………………………….. 26
Figure I.3 : Principe de conversion photovoltaïque………………………………… 26
Figure I.4 : Schéma équivalent le plus simple de la cellule photovoltaïque à
jonction PN…………………………………………………………….. 28
Figure I.5 : Le circuit simple d'une cellule PV auquel s'est rajoutée une résistance
parallèle Rp……………………………………………………………... 29
Figure I.6 : Le circuit équivalent d'une cellule PV avec prise en charge de la
résistance en série………………………………………………………. 29
Figure I.7 : Modèle à une diode d’une cellule PV………………………………….. 30
Figure I.8 : Modèle à deux diodes d’une cellule PV………………………………... 30
Figure I.9 : Caractéristique électrique d’une cellule photovoltaïque……………….. 33
Figure I.10 : Les différentes zones de la caractéristique I-V………………………… 33
Figure I.11 : Association des cellules en série……………………………………….. 34
Figure I.12 : Association des cellules en parallele…………………………………... 34
Figure I.13 : Cellule PV, Module PV………………………………………………… 35
Figure I.14 : Champ photovoltaïque…………………………………………………. 36
Figure I.15 : Deux facons de cabler un champ de 6 panneaux. mise en parallele de
deux serie de trois panneaux en a) et mise en série de trois associations
parallèles de deux panneau en (b)……………………………………… 36
Figure I.16 : Groupement en série avec diodes bypass………………………………. 38
Figure I.17 : Groupement en parallele avec les diodes anti retour………………….. 38
Figure I.18 : Système photovoltaïque autonome…………………………………….. 39
Figure I.19 : Architecture électrique d’un système photovoltaïque connecté au
réseau de distribution…………………………………………………… 40
Figure I.20 : Système hybride………………………………………………………... 41
Figure I.21 : Modèle du module photovoltaïque……………………………………. 41
Figure I.22 : Effet de l’éclairement sur la caractéristique I-V……………………….. 42
Figure I.23 : Effet de l’éclairement sur la caractéristique P-V………………………. 42
Figure I.24 : Effet de la température sur la caractéristique I-V………………………. 43
Figure I.25 : Effet de la température sur la caractéristique P-V……………………… 43
Figure I.26 : Influence de la résistance série sur les caractéristiques I-V……………. 44
Figure I.27 : Influence de la résistance shunt sur les caractéristiques I-V…………… 44

- Chapitre II :

Figure II.1 : Expérience de Seebeck…………………………………………………. 49


Figure II.2 : Schéma de principe de l’effet Seebeck…………………………............ 50
Figure II.3 : Schéma de principe de l’effet Peltier…………………………………... 51
Figure II.4 : Schéma de principe de l’effet Peltier…………………………………... 52
Listes des figures et tableaux

Figure II.5 : thermocouples fonctionnant en réfrigération (a) ou en génération


d’électricité (b)…………………………………………………………. 54
Figure II.6 : Figure de mérite pour des matériaux de type P………………………… 56
Figure II.7 : Figure de mérite pour des matériaux de type N………………………... 57
Figure II.8 : les facteurs de quelques matériaux obtenus jusqu'à présent……………. 59
Figure II.9 : Les différents secteurs d’application des modules thermoélectriques…. 59
Figure II.10 : représentation et description d’un RTG………………………………... 60
Figure II.11 : Conception d’un générateur thermoélectrique produisant de l'électricité
de la chaleur perdue au niveau du pot d'échappement d’un véhicule
(source BMW)………………………………………………………….. 61
Figure II.12 : a) Module thermoélectrique, b) Thermocouple………………………… 62
Figure II.13 : Schéma du modèle «idéal» d’un MTE…………………………………. 63
Figure II.14 : Schéma électrique équivalent d’un module thermoélectrique
(générateur de Norton)…………………………………………………. 65
Figure II.15 : Schéma électrique équivalent d’un module thermoélectrique
(générateur de Thévenin)……………………………………………….. 66
Figure II.16 : Caractéristiques courant-tension (en bleu) et courant-puissance (en
rouge) pour le Module HZ-20…………………………………………. 67
Figure II.17 : groupement de Ns couples thermoélectriques en série………………… 68
Figure II.18 : groupement de Np couples thermoélectriques en parallèle……………. 69
Figure II.19 : Influence du gradient de température sur la caractéristique I (V)……… 69
Figure II.20 : Influence du gradient de température sur la caractéristique P(V)……… 70
Figure II.21 : Influence de la résistance interne sur les caractéristiques I-V…………. 70
Figure II.22 : Influence de la résistance interne sur les caractéristiques P-V…………. 71

- Chapitre III :

Figure III.1 : Connexion directe d'un GPV à sa charge.………………………………….. 74


Figure III.2 : (a) variation de la charge avec une valeur optimale Ropt=6.58Ω., (b)
l’influence de la charge sur la puissance sans et avec MPPT. (c)
l’influence de la charge sur la tension sans et avec MPPT, (d)
l’influence de la charge sur le courant sans et avec
MPPT………………………………………………… 75
Figure III.3 : Structure PV de connexion d’une charge DC via un étage d’adaptation
DC-DC doté d’un algorithme de commande………………………… 76
Figure III.4 : Etage DC/DC par "string"……………………………………………… 77
Figure III.5 : La topologie « hacheur modulaire parallèle »…………………………. 77
Figure III.6 : La topologie « hacheur modulaire série »……………………………… 78
Figure III.7 : Topologie du champ photovoltaïque basée sur un onduleur central…… 79
Figure III.8 : Schéma d'une Structure PV à onduleur rangée (String en anglais)…….. 80
Figure III.9 : Schéma de base d'un convertisseur Buck………………………………. 81
Figure III.10 : Convertisseur Buck à l’état passant……………………………………. 82
Figure III.11 : Convertisseur Buck à l’état bloqué…………………………………….. 82
Figure III.12 : Schéma de base d'un convertisseur Boost……………………………… 83
Figure III.13 : Schéma du Boost (S fermé)…………………………………………….. 84
Listes des figures et tableaux

Figure III.14 : Schéma du Boost (K ouvert)…………………………………………… 85


Figure III.15 : Formes d’ondes du courant et de la tension dans un hacheur Boost…… 86
Figure III.16 : Schéma de base d'un convertisseur Buck-Boost……………………….. 87
Figure III.17 : Schéma du Buck-Boost (K fermé)……………………………………... 87
Figure III.18 : Schéma du Buck-Boost (K ouvert)…………………………………….. 88
Figure III.19 : variation du Point de Puissance Maximal avec l’éclairement, la
température et la charge………………………………………………… 89

Figure III.20 : Caractéristique puissance–tension d’un panneau photovoltaïque……… 91


Figure III.21 : Diagramme fonctionnel d’algorithme "perturbation et observation"…... 91
Figure III.22 : 𝑑𝐼
Positionnement du PPM en fonction de 𝑑𝑉𝑃𝑉 . Nul au MPP, il est
𝑃𝑉 92
positif à sa gauche et négatif à sa droite………………………………...
Figure III.23 : Diagramme fonctionnel algorithme’’ d'incrémentation de la
conductance’’………………………………………………………………. 93
Figure III.24 : Connexion GTE-charge à travers un étage d’adaptation………………. 94
Figure III.25 : Application de l’algorithme P&O sur la caractéristiques PGTE(V)…….. 95
Figure III.26 : a) variation de la charge avec une valeur optimale Ropt=0.2981Ω., (b)
l’influence de la charge sur la puissance sans et avec MPPT. (c)
l’influence de la charge sur la tension sans et avec MPPT, (d)
l’influencede la charge sur le courant…………………………………... 95
Figure III.27 : Système photovoltaïque/thermoélectrique suivi par un hacheur de type
Boost…………………………………………………………………… 97
Figure III.28 : (a) variation de la charge, (b) variation de Eclairement et (c) variation
de la Température………………………………………………………. 99
Figure III.29 : Réponse d’algorithme MPPT (P&O) pour une variation de
l’ensoleillement et une température constante…………………………. 100
Figure III.30 : Réponse d’algorithme MPPT (P&O) pour une variation de température
et l’ensoleillement constante…………………………………………. 101
Figure III.31 : Réponse d’algorithme MPPT P&O, a) la puissance du GTE, b) la
tension du GTE, c) le courant du GTE…………………………………. 102
Figure III.32 : Réponse d’algorithme MPPT P&O pour un gradient de température
variable…………………………………………………………………. 103

- Chapitre IV :

Figure IV.1 : Illustration de la définition intuitive de la stabilité……………………... 102


Figure IV.2 : Circuit RLC série……………………………………………………….. 109
Figure IV.3 : Connexion parallèle…………………………………………………….. 112
Figure IV.4 : Connexion par rétroaction……………………………………………… 113
Figure IV.5 Point matériel soumis à une force externe……………………………… 114
Figure IV.6 : Comportement de x1,a) pour différentes valeurs de r et gamma=1,b)
pour différentes valeurs de gamma et r=1……………………………… 123
Figure IV.7 : Comportement de x2,a) pour différentes valeurs de r et gamma=1,b)
pour différentes valeurs de gamma et r=1……………………………… 123
Figure IV.8 : Le schéma du MPPT proposé…………………………………………... 124
Figure IV.9 : Organigramme de la commande MPPT (P&O/EL-PBC)……………… 127
Figure IV.10 : La réponse du GPV avec MPPT (P&O) et MPPT (P&O/EL-PBC)……. 128
Figure IV.11 : Influence des variations d’illumination sur le comportement des deux
Listes des figures et tableaux

MPPT à une température fixe de 25°C , a) la puissance du GPV, b) la


tension du GPV ,c) le courant du GPV………………………………... 129
Figure IV.12 : le comportement du GPV avec les deux MPPTs à une variation de la
température, a) la puissance du GPV, b) la tension du GPV, c) le
courant du GPV………………………………………………………… 131
Figure IV.13 : Comparaison de la puissance du GPV entre (P&O/EL-PBC) et (P&O)
sous un changement brusque de la charge……………………………… 131
Figure IV.14 : Comparaison de la puissance GPV entre (P&O/EL-PBC) et (P&O)
avec introduire une perturbation dans la mesure de tension…………... 132
Figure IV.15 : Influence sur les MPPT des variations de la température des cellules en
fonction des variations de l’irradiation solaire…………………………. 133
Figure IV.16 : la réponse du GTE avec MPPT (P&O) et MPPT (P&O/EL-PBC), a) la
puissance du GTE, b) la tension du GTE, c) le courant du GTE……… 134
Figure IV.17 : Influence des variations de gradient de la température sur le
comportement des deux MPPT………………………………………… 135
Figure IV.18 : Influence de la variation brusque de la charge sur le comportement en
puissance……………………………………………………………….. 135
Figure IV.19 : La réponse du GPV avec les deux algorithmes dans les conditions
standars…………………………………………………………………. 138
Figure IV.20 : Influence de la variation d’illumination sur le comportement des deux
MPPT à une température fixe de 25°C…………………………………. 139
Figure IV.21 : Des variations de température sur le comportement des deux MPPT à
un éclairement constant………………………………………………… 139
Figure IV.22 : La puissance du GPV ;a) variation de l’éclairement en fonction de la
température, b) le changement brusque de la charge ,c) introduction
d’une perturbation dans la mesure de tension………………………….. 140
Figure IV.23 : Réponse du GTE avec MPPT (P&O) et MPPT (P&O/IDA PBC)……... 142
Figure IV.24 : Influence de la variation de gradient de température sur le
comportement de l’algorithme…………………………………………. 142
Figure IV.25 : Influence de la variation brusque de la charge sur le comportement du
GTE en puissance……………………………………………………… 143

2. LISTE DES TABLEAUX

CHAPITRE IV

Tableau IV.1 : Comparaison des techniques MPPT ……………………………......... 141

Tableau IV.2 : Les performances des trois méthodes de MPPT ……………………… 143

Annexe A :

Tableau A.1 : Les paramètres du module photovoltaïque……………………………... 158

Tableau A.2 : Les paramètres du convertisseur DC – DC (hacheur-boost) ………… 158


Listes des figures et tableaux

Tableau A.3 : Les paramètres du module thermoélectrique (HZ-20)………………… 138


Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

Les préoccupations d’ordre énergétique n’ont jamais autant été d’actualité. Les problèmes
concernant l’environnement, tels que les émissions de gaz à effet de serre ainsi que l’envolée des
prix des matières fossiles, nous amènent à nous intéresser à de nouvelles sources d’énergies
renouvelables. Le développement des bioénergies, du photovoltaïque ou encore de l’éolien
participe à ces nouvelles stratégies environnementales et, dans un avenir proche, la
thermoélectricité pourrait également devenir une piste complémentaire [FAV13], [EST10].
Parmi les différentes sources identifiables d'énergies renouvelables, deux retiennent l'attention
dans cette étude pour leur important potentiel, l'énergie photovoltaïque et l'énergie
thermoélectrique.
Dans ce contexte, l’énergie photovoltaïque est l’un des importantes sources d’énergie
renouvelable qui présente un dénouement à nos problèmes de production d’énergie. De plus,
cette énergie semble la plus prometteuse, non polluante et inépuisable. Elle provient de la
transformation directe d’une partie du rayonnement solaire en énergie électrique. Cette
conversion d’énergie s’effectue par le biais d’une cellule dite photovoltaïque (PV) basée sur un
phénomène physique appelé effet photovoltaïque ; qui consiste à produire une force
électromotrice lorsque la surface de cette cellule est exposée à la lumière. La tension générée
peut varier en fonction du matériau utilisé pour la fabrication de la cellule. L’association de
plusieurs cellules PV en série/parallèle donne lieu à un générateur photovoltaïque (GPV) qui a
une caractéristique courant-tension (I-V) non linéaire présentant un point de puissance maximale
[MEN16], [REY11],[MEE11],[ABD13],[ABO15],[NOC10].
D'autre part, nous sommes aperçus que, même si les systèmes de production
photovoltaïque faisaient des progrès considérables, ils ne pouvaient à eux seuls représenter une
source d'énergie fiable. Nous avons donc pensé à utiliser autre source d'énergie. La
thermoélectricité représente un moyen de convertir l’énergie thermique en énergie électrique.
Ainsi, elle apparait comme un moyen efficace pour récupérer la chaleur perdue et la transformer
en énergie électrique. Les systèmes de conversion thermoélectriques (TE) sont des dispositifs
appelés modules thermoélectriques, qui sont capables soit de générer de l’électricité à partir
d’une source de chaleur (modules générateurs d’électricité GTE), ou encore produire une
différence de température en présence d’un courant électrique (modules de refroidissement). Ces
dispositifs sont formés par des matériaux semi- conducteurs de type p et n reliés électriquement

19
Introduction générale

en série. Les matériaux TE sont caractérisés par leur figure de mérite ZT qui doit être maximisée
pour assurer une meilleure conversion [KAS13], [CHA06], [BEL15].
En effet, le problème majeur est que les modules photovoltaïques et/ou thermoélectriques
se comportent comme des générateurs non linéaires. Le module photovoltaïque et/ou
thermoélectrique possède un point de fonctionnement optimum appelé le point de puissance
maximal dépendant des conditions extérieurs et intérieurs.
D’ailleurs, on prévoit, pour commander la puissance électrique débitée, diverses méthodes
: l’action sur les propriétés physicochimiques des cellules, l’action sur les trackers mécaniques
d’orientation automatique des panneaux, et l’action sur l’interface d’électronique de puissance
qui relie le générateur PV et/ou TE avec sa charge. Cette dernière action est communément
appelée la commande électrique des systèmes PV et/ou TE. Elle consiste en l’élaboration de
topologies des convertisseurs statiques et de développement d’algorithmes de commande MPPT
(Maximum Power Point Tracking) pour la meilleure capture de la puissance maximale
[BELK15]. Par conséquent, la technique de recherche du point de puissance maximale (PPM)
destinée à contrôler le rapport cyclique du convertisseur DC/DC pour garantir un fonctionnement
optimal de la chaine PVet/ou TE dans différentes conditions d'exploitation [BELK15],[PET09].
Plusieurs travaux ont abordé le problème de la recherche du point de fonctionnement
permettant de tirer le maximum d'énergie des modules PV et/ou modules thermoélectriques en
utilisant différentes méthodes MPPT.
Dans la littérature, il existe beaucoup d’articles sur le MPPT, les trois méthodes les plus
utilisées sont Hill Climbing, Perturbation and Observation (P&O) et l’Incrément de Conductance
(IncCond). Dans [ESR07] un point de vue global sur les 19 méthodes de MPPT est présenté,
lequel donne une estimation et comparaison sur les critères : simplicité, nombre de capteur, prix
et application. A partir de ces remarques, on trouve que la méthode P&O est largement utilisée
pour sa simplicité d’implémentation en numérique, le temps de réponse acceptable, son moindre
coût et elle convient à l’application PV [LE12], [BRA09]. [BAB14].
Selon les références [SHA13], [VER16], [PAZ14], [BEN15] cet algorithme présente
quelques problèmes liés aux oscillations autour du MPP qu’elle engendre en régime établi car la
procédure de recherche du MPP doit être répétée périodiquement, obligeant le système à osciller
en permanence autour du MPP et le temps de convergence. En cas de fréquents changements
climatiques, cet algorithme présente beaucoup plus de perte de puissance. Actuellement, la
technique de contrôle habituellement utilisée dans l’industrie pour les systèmes
photovoltaïques/thermoélectriques reste les commandes proportionnelles-intégrales (PI), à

20
Introduction générale

l’origine conçues pour corriger les systèmes linéairement invariants. Or, les éléments du système
considéré ont une structure non linéaire : des approximations sont alors nécessaires pour leur
adapter les commandes PI, ce qui entraîne une baisse de performances et une perte de stabilité
[TYA15], [DUR12], [XIA07].
Parmi les techniques citées ci-dessus, la méthode MPPT basée sur la passivité a une
grande importance en raison de ses avantages tels que la stabilité, la robustesse contre la
variation des paramètres, la réponse dynamique rapide et enfin la simplicité de mise en œuvre.

Objectif

Ce travail de recherche a pour objectif de l’extraction de puissance maximale fournie par le


générateur photovoltaïque et thermoélectrique en utilisant des lois de commande basées sur la
passivité, dans le but d'améliorer leurs rendements. La commande basée sur la passivité,
s’appuyant sur l’assurance de la stabilité du système, consiste à calculer l’énergie totale du
système, ensuite de rajouter un terme d’amortissement.

Pour atteindre cet objectif, il faut réaliser les tâches suivantes:

- Analyse du transfert d'énergie dans une source photovoltaïque et thermoélectrique.


- Étude comparative des différentes méthodes MPPT disponibles dans la littérature.
- La commande de l'énergie extraite par la poursuite du PPM en utilisant un algorithme de
commande non linéaire basée sur la passivité.
- Application du système MPPT proposé sur une plateforme de simulation basée sur le
progiciel Matlab/Simulink.
- Comparaison avec d’autres méthodes MPPT, notamment la technique P&O.

Organisation du mémoire
Dans la présente thèse, une étude détaillée d’un système photovoltaïque et
thermoélectrique est présentée. Elle comprend une brève discussion sur les systèmes
photovoltaïques et thermoélectriques, les différentes interfaces de puissance, ainsi que quelques
techniques d’extraction de puissance maximale. Le cœur du travail est exposé dans le dernier
chapitre traitant de l’analyse, de la validation, et de la discussion des résultats de la technique
MPPT basée par la passivité.
Cette problématique sera traitée dans cette thèse à travers quatre chapitres.

21
Introduction générale

Le premier chapitre est consacré à l’état de l’art sur l’énergie solaire et ses applications.
Également, des généralités sur les générateurs photovoltaïques (GPV), tels que la constitution,
protection, ont été données. De plus, les différentes chaines de production d’électricité PV sont
présentées. Par la suite, la caractéristique (I-V) du GPV, influencée par la variation de
l’éclairement et la température est déduite.
Dans le deuxième chapitre, nous détaillons les principes de base de la thermoélectricité, la
conversion thermoélectrique comme l’effet thermoélectrique, les couples thermoélectriques, les
générateurs thermoélectriques et les paramètres importants qui permettent de caractériser les
matériaux thermoélectriques. Par la suite, nous décrivons en détail le modèle mathématique du
GTE. Après, nous présentons des simulations qui montrent les effets du gradient de la
température et la résistance interne sur les réponses du GTE.
Le troisième chapitre a exposé le problème de transfert de la puissance maximale du
générateur (GPV) et (GTE) à la charge qui découle souvent d’une mauvaise adaptation. Le point
de fonctionnement qui en résulte est souvent éloigné du point de puissance maximale (PPM) lors
d’une connexion directe. Pour remédier à cet inconvénient, un étage d’adaptation d’impédance
est nécessaire. Par la suite, une analyse de fonctionnement de plusieurs convertisseurs DC/DC
non isolés (Buck, Boost, Buck-Boost) jouant le rôle d’adaptateurs est fait. On termine le chapitre
par les techniques MPPT usuelles, qui permettent d’extraire le maximum d’énergie des modules
PV et des modules GTE.
Enfin, le quatrième chapitre est consacré a la structure de commande permettant
d’améliorer les performances de la chaine de conversion photovoltaïque et thermoélectrique,
notamment, la commande par la passivité associée à la technique perturber et observer
(P&O).On présente la définition des systèmes non linéaire, généralités sur la notion de passivité,
en particulier les systèmes dits d’Euler-Lagrange et leurs équations. La représentation
hamiltonienne par ports des systèmes non linéaires, qui sera utilisée pour représenter les modèles
d’équations de nos systèmes étudiés, est présentée. L’application de la nouvelle méthode sur une
architecture de système PV et GTE autonome à base d’un convertisseur de type Boost est
également développé. Chaque commande proposée sera testée sous logiciel Matlab-Simulink ;
les résultats seront alors présentés et analysés.
En conclusion générale, on présente une synthèse des travaux réalisés ainsi que les
principaux résultats obtenus, puis les perspectives de ces travaux.

22
Chapitre I
Etat de l’art de la Conversion
photovoltaïque
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.1 Introduction

De nos jours, une grande partie de la production mondiale d’énergie est assurée à partir
des sources fossiles. La consommation de ces sources donne lieu à des émissions de gaz à
effet de serre et donc une augmentation de la pollution. L'exploitation des énergies
renouvelables est une solution indispensable. Parmi ces énergies renouvelables, l’énergie
photovoltaïque, qui est la conversion directe de l’énergie que nous envoie le soleil en
électricité. En effet, entre autres avantages, elle utilise une source d’énergie renouvelable,
abondante et bien distribuée dans le monde. C’est une énergie à faible cout, propre et
respectueuse de l’environnement [BOU16].
Ce chapitre présente un état de l’art sur les énergies renouvelables et principalement
l’énergie solaire. La première partie de ce chapitre est consacrée à l’effet photovoltaïque et au
mécanisme de fonctionnement de la cellule solaire. Nous décrirons ensuite dans la deuxième
partie le fonctionnement des cellules photovoltaïques, leurs caractéristiques principales, et les
limites du modèle théorique. On termine le chapitre par les principales applications des
systèmes photovoltaïques et les principes de fonctionnement des différentes configurations.

I.2 Tendance d’énergie dans le monde

Les énergies d’origine fossile sont menacées d’épuisement à court ou moyen terme. Il
est donc indispensable de mettre en place des mesures d’économie, de récupération, et de
recyclage pour remédier à ce problème. La figure (I-1) montre la production d’énergies
fossiles par habitant et par an et la consommation d’énergie totale (fossiles + renouvelables)
[ABO15].

Figure I.1 : Prévisions des besoins en énergies renouvelables jusqu’au 2150 [ABO15].

24
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

La courbe noire sur la figure représente la production maximale d’énergies fossiles


rapportées à la population mondiale, qui présente un maximum vers l’année 2020, puis
décroit. En revanche, l’écart entre la consommation totale d’énergie et la production
d’énergies fossiles, assigne le besoin en énergies renouvelables. Ce qui montre que les
besoins en énergie augmentent et les stocks d’énergies fossiles diminuent. Pour cette raison,
les énergies renouvelables constituent une réponse particulièrement adaptée aux besoins
énergétiques considérables des pays émergeants qui assurent aujourd’hui l’essentiel de la
croissance mondiale.
L’énergie solaire est l’énergie renouvelable par excellence. En raison de l’épuisement
prévisible des ressources d’énergies fossiles et des problèmes croissants liés à la dégradation
de l’environnement, une alternative possible réside dans l’utilisation des systèmes
photovoltaïques qui convertissent l’énergie solaire en énergie électrique.

I.3 L'énergie photovoltaïque


L'énergie photovoltaïque provient de la transformation directe d'une partie du
rayonnement solaire en énergie électrique. Cette conversion d'énergie s'effectue par le biais
d'une cellule dite photovoltaïque grâce à un phénomène physique appelée effet photovoltaïque
qui consiste à produire une force électromotrice lorsque la surface de cette cellule est exposée
à la lumière [HOUS12].

I.3.1 La jonction P-N

La mise en contact d'un semi-conducteur dopé « N » et un semi-conducteur dopé « P»,


permet d'obtenir une jonction " PN " (Figure I.2). La transition de la zone P à la zone N se
fait brutalement. Lorsque les deux semi-conducteurs de type N et de type P sont assemblés, la
différence de concentration entre les porteurs des régions P et N va provoquer la circulation
d'un courant de diffusion. Les trous de la région P, vont diffuser vers la région N, laissant
derrière eux des atomes ionisés, qui constituent autant de charges négatives fixes. Il en est de
même pour les électrons de la région N qui diffusent vers la région P laissant derrière eux des
charges positives. Il apparaît au niveau de la jonction une zone contenant des charges fixes
positives et négatives. Ces charges vont créer un champ électrique qui va s’opposer à la
diffusion des porteurs pour créer une situation d’équilibre électrique. La région dépeuplée de
porteurs mobiles est appelée zone de charge d'espace [SAR07].

25
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

Charge négative accumulée

Type N - - - - - -

+ + + + Zone de
déplétion
- - - -
Type P + + + + ++

Charge positive accumulée

Figure I.2 : Jonction PN.

I.3.2 L’effet photovoltaïque

L’effet photovoltaïque se définit comme étant la base du fonctionnement de la cellule


photovoltaïque. Comme l’indique la littérature, la cellule photovoltaïque est formée de deux
couches dont la couche supérieure notée N qui est un apport d’électrons périphériques et la
couche inférieure notée P qui est un déficit d’électrons : il s’agit d’une jonction PN.
Si on expose la jonction PN à une source de lumière, les paires électron-trou qui sont
créées dans la zone de charge d’espace de la jonction sont immédiatement séparées par le
champ électrique qui règne dans cette région, et entraînées dans les zones neutres de chaque
côté de la jonction. Si le dispositif est isolé, il apparaît une différence de potentiel aux bornes
de la jonction (photo tension); s’il est connecté à une charge électrique extérieure, on observe
le passage d’un courant alors qu’on n’applique aucune tension au dispositif. C’est le principe
de base d’une cellule photovoltaïque [MEE11], [HOU12].

Photons
ns
-

Type N
VPV Charge
Contacts électriques
Type
P + IPV

Figure I.3 : Principe de conversion photovoltaïque.

26
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

1.4 Différentes technologies des cellules solaires photovoltaïques

Différentes technologies des cellules solaires sont actuellement appliquées en cours de


développement, plus de 80% de la production des cellules solaires annuelle est faite à partir
du silicium cristallin, dont 29% pour le silicium monocristallin et 51% pour le silicium
multi-cristallin [JOU16], [BEN16]. Selon le procédé de fabrication, on obtiendra des
photopiles plus ou moins performantes, sous forme amorphe, polycristalline, ou mono
cristalline. D’autres matériaux sont utilisables : Arséniure de Gallium (AsGa), Tellurure de
Cadmium (CdTe), Indium Gallium Phosphide (InGaP), et Cu(InGa)Se2. Le choix de ces
différentes technologies se fait selon le prix et le rendement énergétique [BAN16]. Quelques
rendements concernant les diverses photopiles existantes sont présentés ci-après :

 Cellules monocristallines

Ce sont celles qui ont le meilleur rendement (15-22%) mais aussi celles qui ont le coût
le plus élevé du fait d’une fabrication compliquée [TOU15].

 Cellules polycristallines

Leur conception étant plus facile, leur coût de fabrication est moins important,cependant
leur rendement est plus faible (13-20%) [ABA11].

 Cellules amorphes

Elles ont un faible rendement 5% à 8% mais ne nécessitent que de très faibles


épaisseurs de silicium et ont un coût peu élevé. Elles sont utilisées couramment dans les
produits de petites consommations telles que les calculatrices solaires [BOU17].
 Tellurure de cadmium (CdTe)

La technologie à base de CdTe présente des rendements en dessous du cristallin, de


l'ordre de 7 à 9% en industrie (21.0%, record cellule en laboratoire) mais bénéficie d'un faible
coût à la production [MAM14]. Sa capacité d'absorption de la lumière et son coefficient
thermique avantageux lui permettent d'être en adéquation presque parfaite avec le spectre
solaire [SOU13].
 La cellule photovoltaïque organique

Les cellules photovoltaïques organiques sont des cellules dont au moins la couche
active est constituée de molécules organiques. Le rendement de ces cellules est encore
inférieur à 3% mais leur coût est faible à cause du faible prix de la matière première
[DUC12], [GAR15].

27
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

1.5 Modèle de base de la cellule photovoltaïque

Le schéma équivalent le plus simple de la cellule photovoltaïque à jonction PN idéale


comprend une source idéale de courant associée à une diode réelle en parallèle qui modélise la
jonction P-N dont la polarisation détermine la tension (figure ci-dessous) [MEE11].
On peut écrire l'équation du courant comme suit [JEN15], [DEI16] :

I PV  I ph  I D (I-1)

Pour la diode :

 qkVTPV 
ID  IS e  1 (I-2)
 
 

En statique, le comportement d’une cellule PV constituée d’une jonction PN à base de silcium


peut être décrit par l’équation suivante :

 qkVTPV 
I PV  I ph  IS e  1 (I-3)
 
 

Pour une température standard de 25 degrés, On aura :


I PV  I ph  I S e38.9VPV  1  (I-4)

Avec VPV, Tension délivrée par la cellule PV (V), IS le courant inverse de saturation (A), q est
la charge de l'électron (1.602 × 10-16 C), k est la constante de Boltzmann (1.381 ×10 -23
J/K),
et T est la température de jonction (K).

Iph IPV
IPV
+

+
Charge ID VPV Charge
PV VPV
-

-
Figure I.4: Schéma équivalent le plus simple de la cellule photovoltaïque à
jonction PN.

28
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

1.5.1 Modèle complet de la cellule photovoltaïque

Le GPV est très sensible au problème de l'ombre qui peut survenir sur une ou plusieurs
cellules. Il sera alors nécessaire d'ajouter au modèle une résistance parallèle RP [ABA11]. La
résistance parallèle ou de court-circuit RP traduit quant à elle, la présence d’un courant de
fuite à travers l’émetteur causé par un défaut. Ceci est le cas lorsque la diffusion des contacts
métalliques à haute température perce l’émetteur. Elle peut aussi être due à un court-circuit
sur les bords de la cellule. Cette valeur devra être la plus élevée possible.

Iph IPV
IPV
IP

+ Charge
PV VPV ID RP VPV Charge
-

Figure I.5 : Le circuit simple d'une cellule PV auquel s'est rajoutée une résistance parallèle Rp.

VPV
I PV  I ph  I D  (I-5)
RP

On peut aussi modéliser le PV en incluant une résistance série R S au modèle simple (Figure

I.6). La résistance série R S est due à la résistivité des différentes couche de la cellule. Ce
terme doit idéalement être le plus faible possible pour limiter son influence sur le courant de
la cellule. Ceci peut être réalisé en optimisant le contact métal/semi-conducteur, et en
diminuant la résistivité du matériau utilisé. Cependant, un dopage trop élevé entraîne une
augmentation de la recombinaison des porteurs [BAS15], [AJA15].

RS
Iph IPV
IPV

+
PV VPV Charge ID VPV Charge
-

Figure I.6: Le circuit équivalent d'une cellule PV avec prise en charge de la résistance en série.

29
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

La relation tension – courant peut avoir la forme suivante :

 q VPVkTI PV RS  
I PV  I ph  IS e  1 (I-6)
 
 

Finalement, on peut réaliser le modèle du circuit équivalent d'une cellule PV en


incluant les deux résistances série et parallèle. Dans ce modèle le courant de la source I ph

délivrera le courant à la diode, la résistance parallèle, la résistance séries et à la charge.

Iph RS
IPV

IP

ID RP VPV Charge

Figure I.7: Modèle à une diode d’une cellule PV.

L’équation (I-3) devient alors :


 q VPVkTI PV RS   V  I R 
I PV  I ph  IS e  1  PV PV S
(I-7)
  RP
 

Actuellement le modèle électrique le plus proche d’une cellule photovoltaïque est celui
à deux diodes (double exponentiel), où la cellule est bien sûr présentée comme un générateur
de courant électrique dont le comportement est équivalent à une source de courant avec deux
diodes en parallèle. Ce modèle est complété par les deux résistances série R S et parallèle RP
comme le montre le schéma électrique équivalent de la figure (I.8).

RS
Iph IPV

IP

ID1 ID2 RP VPV Charge

Figure I.8: Modèle à deux diodes d’une cellule PV.

30
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

On déduit du schéma de la figure (I.8), l'équation caractérisant la variation du courant en


fonction de la tension à l'aide des lois de Kirchhoff :

I PV  I ph  I D1  I D 2  I P (I-8)

Donc:

 q VPVn kITPV RS    q VPVnkT


I PV RS 
 V  I R 
I PV  I ph 
 I S1 e 1  
1  I S 2 e 2   PV PV S
(I-9)
    RP
   

I.6 Caractéristiques idéales de la cellule photovoltaïque

La courbe de la figure (I.9), montre les caractéristiques non linéaires d’une cellule
solaire qui dépend particulièrement des conditions d’ensoleillement et de température.
Cependant, plusieurs grandeurs électriques importantes décrivent le fonctionnement d’une
cellule photovoltaïque sont:

A. Le courant maximal (ICC)


Le courant de court-circuit ( I CC ) est le courant obtenu quand les bornes de cellules sont

court circuitées ( VPV  0 ). Il augmente linéairement avec l'intensité d'illumination de la


cellule et est relié sur la surface éclairée, le spectre du rayonnement solaire et la température
[BOU16].
B. Tension de circuit ouvert ( V OC )

La tension de circuit-ouvert, V OC la photo-tension générée par éclairement, par


accumulation des charges aux électrodes, lorsqu’il n’y a pas de courant dans le circuit
extérieur [MAH15].
C. Point de fonctionnement optimal
Le but recherché par tout utilisateur de générateur photovoltaïque est que l’énergie
produite soit la plus optimale possible. Pour l’éclairement considéré, le point PMAX représente
le point où la puissance de la photopile est maximale. Ce point, dit puissance maximale, est
associé à une tension optimale VOPT et à une intensité optimale I OPT . C’est cette puissance que
par la suite sera toujours recherché par notre régulateur (MPPT) [BEL15].

PMAX  VOPT * I OPT (I-10)

31
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

D. Facteur de forme FF

Un paramètre important est souvent utilisé à partir de la caractéristique Ipv(V) pour


qualifier la qualité d’une cellule ou d’un générateur PV : c’est le facteur de remplissage ou fill
factor (FF),il est illustré sur la Figure (I.9). Ce coefficient représente le rapport entre la
puissance maximale que peut délivrer la cellule notée PMAX et la puissance formée par le
rectangle I CC * VOC . Plus la valeur de ce facteur sera grande, plus la puissance exploitable le
sera également. Les meilleures cellules auront donc fait l’objet de compromis technologiques
pour atteindre le plus possible les caractéristiques idéales [PET09], [VEC15].

PMAX
FF  (I-11)
I CC * VOC

E. Rendement de conversion

Le rendement de conversion est le paramètre le plus important dans la cellule solaire. Il


exprime la capacité de la cellule à convertir efficacement les photons de la lumière incidente
en courant électrique. Il est calculé par le rapport entre la puissance de sortie Pout et la
puissance d’entrée de la cellule Pin (puissance d’éclairement solaire incident) [ZIA13].

Pout VOC * I CC * FF
  (I-12)
Pint Pint

En général, le rendement global, défini comme le rapport de l’énergie électrique produite et


de l’énergie lumineuse incidente, varie en pratique de 10 à 17% selon le type de la cellule.
Notons bien que d’autres paramètres peuvent influer sur le rendement des modules. Parmi
ceux-ci, on peut citer :
 L’inclinaison du panneau : en fonction de divers angles d’inclinaison compris entre
l’horizontale (0°) et la verticale (90°), le rendement de puissance est maximum lorsque
le panneau est tourné vers le ciel (Soleil au Zénith), les rayons du soleil frappent
perpendiculairement le panneau.
 Influence de l’ombre : toutes les cellules sont en série, il suffit qu’une seule cellule sur
36 (3% de la surface) soit placée dans l’ombre pour que la baisse de puissance soit
considérable.

32
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

ICC

PMAX  VOPT * I OPT

VOC

Figure I.9 : Caractéristique électrique d’une cellule photovoltaïque.

La caractéristique peut être divisée en trois intervalles différents [HOU12] :

 Intervalle I : L’intervalle où la cellule solaire, est considérée comme source de


courant ; Ainsi le courant étant constant alors la tension est variable.
 Intervalle II : correspondant au coude de la caractéristique, la région intermédiaire
entre les deux zones suivantes, représente la région préférée pour le fonctionnement du
générateur, où le point optimal (caractérisé par une puissance maximale) peut être déterminé.
 Intervalle III : L’intervalle où une cellule solaire, est considérée comme une source
tension, comme la tension est constant et le courant est variable.

4 III
I II
Courant (A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Tension (V)

Figure I.10: Les différentes zones de la caractéristique (I-V).

33
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.6.1 L'association en série

Dans une association en série, illustré sur la figure ci-dessous, le même courant traverse
chaque cellule tandis que la tension globale est la somme des tensions à travers toutes les
cellules [NAI16].

IPV

VPV

Figure I.11: Association des cellules en série.

L’équation (I.13) résume les caractéristiques électriques d’une association série de NS


cellules.



 qV
PV
I 
. N .R
PV s s

 

 qV
PV
I . N .R
PV s s
 

 N n kT   N n kT  V I . N .R (I-13)
I I  I e s 1  1  I  e s 2  1   PV PV s s
PV ph S1   S2  N R
    s p
   
   

I.6.2 L'association en parallèle

Les propriétés du groupement en parallèle des cellules sont duales de celles du


groupement en série. Ainsi dans un groupement de cellules en parallèle, la tension aux bornes
de chaque cellule est la même [NAI16].

IPV

VPV

Figure I.12: Association des cellules en parallele.

34
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

L’équation (I.14) résume les caractéristiques électriques d’une association parallèle de


Np cellules.
I CCN P  N P * I CC (I-14)

I.7 Le module photovoltaïque

Dans des conditions d’ensoleillement standard (1000W/m²; 25°C), la puissance


maximale délivrée par une cellule silicium de 150 cm² est d'environ 2.3 W sous une tension
de 0.6V. Cette faible puissance est insuffisante pour la plupart des applications domestiques
ou industrielles. Pour augmenter cette tension on connecte un certain nombre des cellules (36
ou 72 cellules) en série pour aboutir à une tension désirée de l’ordre de 21V [BOU17].
Quand les cellules connectées en séries sont placées dans une armature, l’ensemble
constitue un module photovoltaïque. Un module de 36 cellules fournit une tension appropriée
pour charger une batterie de 12V.

Module PV

Cellule PV

Figure I.13: Cellule PV, Module PV.

Plusieurs modules, peuvent être câblés en série pour augmenter la tension et en parallèle
pour augmenter le courant, afin de fournir une puissance électrique importante. Un élément
important dans la conception du système PV est de décider combien de modules doivent être
connectés en série et combien en parallèle afin de fournir toute l'énergie nécessaire. De telles
combinaisons de modules sont désignées comme champ de modules.

I.8 Champ photovoltaïque

Un champ photovoltaïque se compose d'un certain nombre de modules formés par un


certain nombre de cellules photovoltaïques, connectées ensemble en série et en parallèle pour
fournir le courant et la tension nécessaires [ZEG12].

35
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

Figure I.14: Champ photovoltaïque.

Il y a deux façons d'imaginer le câblage d'une combinaison série-parallèle des modules:


 Les modules en série peuvent être considérés comme une chaîne (string), et les chaînes
ainsi formées seront câblées en parallèle comme indiqué dans la Figure (I-15-a).
 Les modules peuvent être reliés en parallèle en première étape pour former des unités
et après les unités seront combinées en série (Figure I-15-b).

I
+
v

(a)

I
+
v

(b)

Figure I.15: Deux façons de câbler un champ de 6 panneaux. Mise en parallèle de


deux séries de trois panneaux en (a) et mise en série de trois associations parallèles
de deux panneaux en (b).

36
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.9 Protection d’un générateur photovoltaïque

Une installation photovoltaïque est destinée à produire de l’énergie électrique pendant


des années, il est donc indispensable d’ajouter des protections électriques aux modules pour
éviter des pannes destructrices liées à l’association en série et en parallèle des cellules. Pour
cela, deux types de protection sont classiquement utilisés dans les installations actuelles:
 la diode anti-retour empêchant un courant négatif dans les GPV. Ce phénomène peut
apparaître lorsque plusieurs modules sont connectés en parallèle, ou bien quand une
charge en connexion directe peut basculer du mode récepteur au mode générateur, par
exemple une batterie durant la nuit.
 les diodes by-pass servent à isoler un ensemble de cellules lorsque l’éclairement n’est
pas homogène pour éviter l’apparition de points chauds et la destruction des cellules
mal éclairées [ZEG12].

I.9.1 Protection lors de la connexion en série de plusieurs cellules (Module)

Le groupement en série des cellules présente un effet indésirable lorsque le module est
partiellement à l’ombre ou lorsque les cellules ne sont pas éclairées équitablement
(éclairement non homogène).
Ainsi, quand un GPV ou une partie de ce GPV (par exemple, une cellule) est ombrée,
cette partie sous-irradiée du module peut se trouver polarisée en inverse et devenir réceptrice,
dissipant alors la puissance ne pouvant pas être extraite. Cette dissipation a comme effet
immédiat un échauffement de la zone sous-irradiée. Cet échauffement local peut donner lieu à
des « points chauds » qui peuvent endommager la zone affectée et dégrader définitivement les
performances du module PV entier.
En utilisant la diode by- pass, ce problème peut être évité. Comme illustré sur la figure
(I.16), une fois que la troisième diode by-pass conduit, le courant qui la traverse est égal à la
différence entre le courant du circuit et celui de la troisième cellule [HOU12],[ZEG12].
Toutes fois, une diode by-pass pour chaque cellule est trop coûteuse. En pratique,
suivant les pertes de puissance permises, il est suffisant d’avoir une diode by-pass pour
chaque 10 ou 15 cellules (pour un module de 36 cellules, 3 diodes sont requises).

37
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

Photons
I

Ombrage
Partiel

Figure I.16: Groupement en série avec diodes bypass.

I.9.2 Protection lors de la connexion en parallèle de plusieurs GPV

Une autre protection consiste à protéger le module photovoltaïque contre les courants
négatifs qui pourraient être générés lors de différentes connexions en parallèle de plusieurs
panneaux (lorsque le panneau devient récepteur plutôt que générateur).Ainsi, une diode anti-
retour est mise en sérié avec chaque branche d’un module PV. Le risque est que des chaines
de cellules fortement éclairées débitent dans des chaines soumises à moins d’éclairement. Il
est à souligner que la présence de cette diode anti-retour permet d’éviter tous les courants
négatifs y compris provenant de la charge (par exemple comme une batterie fonctionnant tout
le temps et pouvant débiter sur le générateur PV à la nuit) [MEC15], [DAO13].

Photons

Figure I.17: Groupement en parallele avec les diodes anti retour.

38
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.10 Applications actuelles des systèmes photovoltaïques

Marquée par une grande variété permise par les caractéristique intrinsèques de la
technologie des cellules photovoltaïques, la liste des applications du photovoltaïque peut être
divisée en deux grandes catégories: Les applications autonomes, c’est-à-dire non-raccordées à
un réseau électrique et les applications raccordée au réseau public de distribution d’électricité
[KHE15].

I.10.1 Systèmes PV autonomes

Autonomes ou « stand-alone », ces installations isolées ne sont pas connectées au


réseau, mais elles doivent assurer la couverture de la demande de la charge en tout temps. La
puissance à la sortie du générateur photovoltaïque n’est pas suffisante pour satisfaire la
demande de charge. Aussi, l’autonomie du système est assurée par un système de stockage
d’énergie, un onduleur et un système de régulation [KHE15].
La chaîne de conversion d’une installation PV autonome est donnée par la figure (I.18) ci-
dessous :

Charge
DC

DC DC Charge
AC
DC AC

Contrôleur Système
GPV de charge de stockage

Figure I.18: Système photovoltaïque autonome.

Le producteur-consommateur isolé du réseau est tributaire des conditions météorologiques.


Ainsi, si l’on a plusieurs jours successifs défavorables à la production d’électricité, le
producteur consommateur risque également d’être privé d’électricité lorsque son dispositif de
stockage sera complètement déchargé. Au contraire, si les conditions sont favorables à la
production et que toute la capacité de stockage est totalement utilisée, il doit arrêter de
produire et donc délester sa production.

39
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.10.2 Systèmes couplés au réseau

Les systèmes photovoltaïques connectés au réseau représentent la quasi-totalité des


systèmes PV installés. Comme il est montré sur la figure (I.19), les panneaux photovoltaïques
débitent sur un bus de tension continue à travers un convertisseur dont le rôle est d’effectuer
la conversion DC-AC et de faire en sorte que le générateur PV fonctionne toujours à son
point de fonctionnement optimal (MPPT : Maximum Power Point Tracking) [KHE15].
Dans ses versions les plus économiques l’onduleur ne peut fonctionner qu’en présence
du réseau, une éventuelle panne de ce dernier rend inopérationnel le système de production
d’origine renouvelable. Un onduleur réversible est nécessaire si on a une charge à courant
continu. Si la consommation locale est supérieure à la production de la centrale, la puissance
est fournie par le réseau. Dans le cas contraire, l'énergie est fournie au réseau public et sert à
alimenter les consommateurs voisins. Le principal avantage des systèmes couplés au réseau
est qu’ils permettent de revendre l’énergie produite et non consommée sur place au
fournisseur du réseau. Par contre, ces systèmes ne peuvent fonctionner qu’en présence du
réseau. Dans le cas d’une coupure de ce dernier, bien qu’ayant son propre système de
production d’électricité, le producteur indépendant se trouve privé d’électricité [MIT16].

Charge Charge
DC AC

Contrôleur
DC DC électrique
réversible Réseau
DC AC

Contrôleur
GPV de présence
réseau

Figure I.19: Architecture électrique d’un système photovoltaïque connecté au réseau de distribution.

I.10.3 Systèmes hybrides

Les systèmes hybrides consistent en l’association de deux ou plusieurs technologies


complémentaires de manière à accroître la fourniture d’énergie. Les sources d’énergie comme
le soleil et le vent ne délivrent pas une puissance constante, et leur combinaison peut
permettre de parvenir à une production électrique plus continue dans le temps. Les systèmes

40
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

hybrides fonctionnent tels que, les batteries sont chargées par les panneaux solaires (le jour) et
par le générateur éolien (lorsqu’il y’a du vent) [DHA12].

DC AC

DC
DC
DC CONSOMMATEUR
AC

AC DC
DC DC

Figure I.20: Système hybride.

I.11 Influence des différents paramètres sur la caractéristique I(V) et P(V)

Le modèle de l’équation (I-13) permet de simuler l’effet de la température et de


l’ensoleillement sur le courant et la tension de la cellule photovoltaïque. Le schéma de
simulation sous Simulink est représenté sur la figure (I-21). Le modèle, comporte deux
paramètres d’entrée (la température et l’ensoleillement) et deux paramètres de sortie (le
courant et la puissance) dont les caractéristiques sont données sur le tableau A.1 (voir
l’annexe A) :

température i
température courant
courant
éclairement

éclairement
puissance p
tension
temperature et puissance
éclairement panneau à 2 diode

la tension

Figure I.21: Modèle du module photovoltaïque.

41
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.11.1 L’influence de l'éclairement sur le fonctionnement du panneau PV

L’éclairement est le paramètre le plus influant sur la cellule PV. En effet, le photo
courant est proportionnel à l’éclairement, par contre le courant à travers la diode qui n’est que
le photo-courant à l’obscurité, reste inchangé aux variations de ce dernier. La variation des
caractéristiques est représentée sur les courbes de la figure (I-22) et (I-23).

4
E=1000W/m²

3 E=800W/m²
Courant (A)

E=600W/m²
2
E=400W/m²

1 E=200W/m²

0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)

Figure I.22: Effet de l’éclairement sur la caractéristique I-V.

E=1000W/m²
60
E=800W/m²
Puissance (W)

E=600W/m²
40
E=400W/m²

20
E=200W/m²

0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)

Figure I.23: Effet de l’éclairement sur la caractéristique P-V.

Nous remarquons que l’augmentation d’ensoleillement se traduit par un déplacement de


la caractéristique I=f (V) suivant l’axe des courants. L’accroissement du courant de court-
circuit est beaucoup plus important que celui de la tension à circuit ouvert étant donné que le
courant de court circuit est une fonction linéaire de l’éclairement, alors que celle de la tension
à circuit ouvert est logarithmique ce qui engendre une augmentation de la puissance
photovoltaïque.

42
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.11.2 L’influence de la température sur le fonctionnement du panneau PV

Comme nous l’avons expliqué précédemment, la base des cellules photovoltaïques est
une jonction PN. Ceci nous laisse envisager que son rendement variera selon la température
de la jonction. Les figures (I.24) et (I.25) illustrent respectivement les caractéristiques (I-V) et
(P-V) de la photopile simulée sous un éclairement de 1000 W/m2 et différentes températures.

3
Courant (A)

T=0°C
T=25°C
2 T=50°C
T=75°C

0
0 10 20 30
Tension (V)

Figure I.24: Effet de la température sur la caractéristique I-V.

La figure (I-24) montre que la tension à vide d'une cellule solaire diminue avec
l’augmentation de la température de la cellule. Le courant de court-circuit, par contre,
augmente légèrement avec la température de la cellule.
On peut aussi remarquer sur la figure (I-25) que l’augmentation de la température se
traduit aussi par une diminution de la puissance maximale disponible.

60
Puissance (W)

T=0°C
40
T=25°C
T=50°C
20 T=75°C

0
0 10 20 30
Tension (V)

Figure I.25 : Effet de la température sur la caractéristique P-V.

43
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

I.11.3 Influence de la résistance série

La résistance série est une résistance interne de la cellule ; elle dépend principalement
de la résistance du semi-conducteur utilisé, de la résistance de contact des grilles collectrices
et de la résistivité de ces grilles. La figure (I.26) montre l’influence de la résistance série sur la
caractéristique I= f (V).

3
Rs=0.005 ohm
Courant (A)

Rs=0.03 ohm
2 Rs=0.04 ohm
Rs=0.06 ohm

0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)

Figure I.26: Influence de la résistance série sur les caractéristiques I-V.

La résistance série agit sur la pente de la caractéristique dans la zone où la photodiode


se comporte comme un générateur de tension, et lorsqu’elle est élevée, elle diminue la valeur
de courant de court- circuit.

I.11.4 Influence de la résistance shunt

La résistance shunt est une résistance qui prend en compte les fuites inévitables du
courant qui intervient entre les bornes opposées positives d’une photopile.

3
Courant(A)

Rp = 0.5 ohm
2 Rp = 2 ohm

Rp = 30 ohm

0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)

Fig. I.27: Influence de la résistance shunt sur les caractéristiques I-V.

44
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

Cette influence se traduit par une augmentation de la pente de la courbe I(V) du


panneau dans la zone correspondante comme une source de courant, telle que représentée sur
la Figure (I-27).

I.12 Principaux avantages de l’énergie photovoltaïque

 Les installations photovoltaïques en général de haute fiabilité, peu sujettes à l’usure,


elles demandent peu d’entretien puisqu’elles ne comportent pas de pièces mobiles.
 L’énergie photovoltaïque est une énergie propre et non polluante qui ne dégage pas de
gaz à effet de serre et ne génère pas de déchets.
 Le cout de fonctionnement est très faible vu les entretiens réduit et ne nécessite ni
combustible ni transport, ni personnel hautement spécialisé [BEN16].

I.13 Inconvénients de l’énergie photovoltaïque

 La fabrication des panneaux solaires photovoltaïques relève de la haute technologie de


mandant énormément de recherche et développement et donc des investissements
coûteux. Cela se traduit dans le prix de l’installation qui, aujourd’hui, reste chère.
 La durée de vie d’une installation photovoltaïque n’est pas éternelle mais de l’ordre de
20 à 30 ans. De plus, le rendement des cellules photovoltaïque diminue avec le temps
qui passe.
 Le niveau de production d’électricité n’est pas stable et pas prévisible mais dépend du
niveau d’ensoleillement [BEN16].

I.14 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons commencé par exposé l’état d’art sur la production
d’électricité en général et celle d’origine renouvelable dans le monde. Nous avons aussi fait
une synthèse de toutes les technologies du photovoltaïque, de la technologie de fabrication
des cellules solaires à partir du silicium et celles fabriquées à base de matériaux organiques.
Nous avons ensuite présenté la constitution d’un GPV en passant par le principe de la
conversion photovoltaïque et la modélisation d’une cellule solaire. Ensuite, la modélisation du
panneau photovoltaïque est réalisée en vue d’une simulation sous l’environnement Matlab
Simulink. Nous avons, par la suite, présenté le comportement électrique du générateur
photovoltaïque. En effet, les simulations des caractéristiques principales de ce générateur, à
savoir les caractéristiques courant-tension et puissance-tension, ont bien montré l’influence de

45
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque

la température et de l’ensoleillement sur son comportement électrique. Dans le domaine du


PV, plusieurs architectures de systèmes PVs existent dont on a présenté toutes les cas de
configurations que nous avons pu rencontrer dans la littérature.
Non seulement il est possible de produire de l’énergie électrique au moyen de modules
photovoltaïques, mais aussi grâce à la chaleur récupéré en utilisant les modules
thermoélectriques (la thermoélectricité), c'est ce que nous présenterons dans le chapitre
suivant.

46
Chapitre II
Phénomènes et concepts
thermoélectriques
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.1 Introduction

Durant ces dernières décennies, la consommation énergétique est en croissance dans


toutes les régions du monde. En effet, d’après l'agence internationale de l'énergie, la demande
mondiale d'énergie pourrait augmenter de 45 % d'ici l'an 2030, en raison du développement
démographique et de l'industrialisation. Parmi les sources de production d’énergies les plus
importantes, on cite les énergies fossiles. Ce type d’énergie est en épuisement progressif, d’où
la nécessité de diversifier les sources d’énergie et d’avoir recours à d’autres alternatives. Le
développement des bioénergies, du photovoltaïque ou encore de l’éolien participe à ces
nouvelles stratégies environnementales et, dans un avenir proche, la thermoélectricité pourrait
également devenir une piste complémentaire [CHU10].
En effet, la thermoélectricité permet de convertir l’énergie électrique en énergie
thermique mais aussi, inversement, de transformer de la chaleur en électricité. Les générateurs
thermoélectriques constituent ainsi un outil de choix pour répondre aux enjeux écologiques
mondiaux en valorisant les innombrables sources de perte thermique (industrie, automobile,
chaleur du corps humain) [KAS13].
Ce chapitre introductif est destiné à poser les bases de la thermoélectricité. Nous verrons
notamment les équations de base régissant la thermoélectricité, Puis, l’accent sera porté sur la
description des deux configurations de travail d’un dispositif thermoélectrique, le mode «
générateur thermoélectrique » qui permet de convertir la chaleur en électricité et l’inverse, le
mode réfrigérateur thermoélectrique qui génère du froid lorsqu’il est alimenté par un courant.
Comme nous le montrerons plus loin, le facteur qui permet d’évaluer les performances d’un
matériau thermoélectrique s’appelle le facteur de mérite adimensionnel ZT. Enfin, ce chapitre
se terminera par une revue sur les matériaux thermoélectriques incluant les composés dits
conventionnels et les nouveaux matériaux, et la modélisation des modules thermoélectriques.

II.2 Historique

La thermoélectricité repose sur trois principaux effets, découverts successivement dans


la première partie du XIXè siècle. Le premier de ces trois effets a été mis en évidence par
Thomas Seebeck en 1821. Il remarqua qu’une aiguille métallique est déviée si elle est placée
entre deux matériaux conducteurs de natures distinctes, reliés par des jonctions portées à des
températures différentes, formant un circuit fermé. Il pensa être confronté à un phénomène
d’origine magnétique, et cru alors fournir une explication au magnétisme terrestre en
s’appuyant sur la différence de température entre les pôles et l’équateur [BAR13].

48
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

Pendant son expérience (Figure II-1), il a découvert qu’en présence d’un circuit fermé
réalisé en formant deux jonctions entre un barreau de bismuth et un fil de cuivre, il y a
déviation d’une aiguille aimantée lorsqu’une extrémité est chauffée. Cette déviation met en
évidence l'apparition d'un courant électrique.

Copper

Magnetic Needle

S N
Hot Cold

Electric Current
Bismuth

Heat

Figure II.1 : Expérience de Seebeck [BAR13].

Treize années plus tard, le scientifique français Jean Charles Athanase Peltier (1785-
1845) découvrit la deuxième manifestation de la thermoélectricité, le phénomène inverse de
celui découvert par Thomas J. Seebeck. En 1834, J. Peltier constata que le changement de
sens d’un courant électrique continu entre deux matériaux conducteurs reliés entre eux
pouvait engendrer une fluctuation de la température aux jonctions de ces deux matériaux :
c’est «l’Effet Peltier » [COM11].
La thermoélectricité résida dans ces faits expérimentaux antagonistes et sans lien
apparent jusqu’en 1851, lorsque William Thomson (qui deviendra Lord Kelvin en 1892)
établit une première relation thermodynamique entre les coefficients de Seebeck et de Peltier.
Il prédit alors l’existence d’un troisième effet, connu aujourd’hui comme l’effet Thomson, en
démontrant, toujours sur la base d’arguments empruntés à la thermodynamique des processus
réversibles qu’un matériau échange de la chaleur avec le milieu extérieur lorsqu’il est soumis
à un gradient de température et parcouru par un courant électrique. Bien que l’approche soit
contestable, il s’est avéré bien des années plus tard, avec le développement de la
thermodynamique des processus irréversibles, que les relations de Kelvin étaient correctes
[CHU10].

49
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.3 Les effets thermoélectriques

Les effets thermoélectriques ont été mis en évidence au cours du XIXème siècle, les
plus connus étant l’effet Seebeck qui permet de transformer un gradient de température en
gradient de potentiel électrique, et l’effet inverse, l’effet Peltier . Ces deux effets permettent
des applications dans le domaine de la récupération d’énergie (la chaleur récupérée pouvant
générer de l’électricité via un thermogénérateur) ou pour le refroidissement (via des modules
Peltier) [HUY11]. Ces effets thermoélectriques sont décrits dans les prochains paragraphes.

II.3.1 L’effet Seebeck

L’effet Seebeck consiste en la génération d’une tension V lorsque les jonctions de


deux matériaux différents, A et B, sont soumises à une différence de température
T  Tchaud  T froid , voir la Figure (II.2).

Matériau A

Tchaud ∆T
∆T Tfroid

Matériau B

∆V
Tension électrique

Figure II.2 : Schéma de principe de l’effet Seebeck [QUO11].

Cette différence de potentiel est proportionnelle à l’écart de température T imposé. Le


coefficient de proportionnalité est appelé coefficient Seebeck ou pouvoir de coupure, S AB .il
est d’écrit par :

S AB t   S A T   S B T  
dV
(II-1)
dT

Le signe du coefficient Seebeck dépend du type de porteurs. Il est positif pour les matériaux
dont les porteurs de charge sont majoritairement des trous (type P) et négatif pour les
matériaux dont les porteurs de charge sont majoritairement des électrons (type N) [BAR13].

50
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

A une température T, les porteurs de charge sont répartis uniformément dans le matériau.
Cette distribution est modifiée lorsque le matériau est soumis à une différence de température
T . Les porteurs de charge présents à l’extrémité la plus chaude du matériau ont une énergie
cinétique plus importante et vont diffuser dans le conducteur vers l’extrémité la plus froide,
créant une différence de potentiel ( V ) aux bornes de l’élément.

II.3.2 L’effet Peltier

De façon réciproque, le passage d’un courant au travers d’une jonction A-B entre deux
matériaux va s’accompagner d’une libération ou d’une absorption de chaleur Q suivant le
sens du courant (Figure II.3). Cette absorption et ce dégagement de chaleur sont
proportionnels à l’intensité du courant I qui les traverse.

Matériau A

dQ
dQ
∆T
∆T
Evacuation de Absorption de
chaleur chaleur

Matériau B

Figure II.3 : Schéma de principe de l’effet Peltier [QUO11].

Le coefficient de proportionnalité appelé coefficient Peltier,  est tel que [COM11] :

 AB T    A T    B T  
dQ
(II-2)
dT

Ou :  A T  et  B T  sont respectivement les coefficients Peltier à la température T des

conducteurs A et B. Par convention, le signe de  B T  est positif si un courant électrique


circulant de A vers B entraîne une absorption de chaleur au niveau de la jonction AB, et
négatif dans le cas contraire.

51
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.3.3 L’effet Thomson

Considérons maintenant un barreau constitué d’un seul matériau qui est simultanément
parcouru par un courant I et soumis à un gradient de température T . Dans ce cas, il y a une
quantité de chaleur dQ absorbée ou dégagée par le matériau et l’effet Thomson relie la
quantité de chaleur au courant électrique et au gradient thermique selon [QUO11] :

dQ   I T (II-3)

Où,  est le coefficient Thompson qui, par convention, est positif si le matériau absorbe de la
chaleur lorsqu’il est parcouru par un courant de l’extrémité chaude vers l’extrémité froide.

dQ
∆T

Tchaud Tfroid

I
Figure II.4 : Schéma de principe de l’effet Peltier

II.3.4 Les relations de Kelvin

Kelvin montre que les trois coefficients, à savoir le coefficient Seebeck, le coefficient
Peltier, et le coefficient Thomson, ne sont pas indépendants les uns des autres. Ils sont liés par
les deux relations présentées par les équations (II-4) et (II-5) [JEA94].

  S T (II-4)

 dS
 (II-5)
T dT

L’équation (II.4) démontre la réversibilité de deux effets, Seebeck et Peltier, et permet


de déterminer le coefficient Peltier via le coefficient Seebeck, c’est-à-dire à partir des mesures
de tension et de températures beaucoup plus simples à réaliser que les mesures de transfert de
chaleur [QUO11].

52
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

En ce qui concerne l'équation (II.5), elle relie les effets Seebeck et Thomson et permet
de définir la valeur absolue du coefficient de Seebeck d’un seul matériau selon :

T
A T
B
S AB   dT   dT  S A  S B (II-6)
0
T 0
T

D’où le coefficient de Seebeck absolu d’un matériau :

T

S dT (II-7)
0
T

Les relations de Kelvin montrent que les trois effets thermoélectriques existent
simultanément dans tout matériau thermoélectrique lorsque celui-ci est parcouru par un
courant électrique et soumis à une différence de température.

II.4 Le facteur de mérite adimensionnel


La caractérisation de la performance d’un matériau thermoélectrique ne s’arrête
toutefois pas à la valeur du coefficient de Seebeck S, ce coefficient ayant été définit
précédemment pour une jonction, il est toutefois possible de mesurer directement le
coefficient de Seebeck comme une propriété intrinsèque au matériau. En effet, d’autres
paramètres intrinsèques au matériau évalué doivent être pris en compte, comme ses
conductivités thermique et électrique [KAS13].
La figure de mérite Z a été introduite afin de prendre en compte ces autres paramètres et
se définit comme suit, où ρ et  représentent respectivement la résistivité électrique et la
conductivité thermique du matériau :

S2
Z (II-8)
 .

Cette performance est exprimée généralement par la figure de mérite adimensionnelle


ZT , où T est exprimée en degré Kelvin.

S2 PF
ZT  T  T (II-9)
 . 

S2
Où ; PF  est le facteur de puissance, exprimé en W.m-1.K-2, et également utilisé pour

53
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

comparer différents matériaux. Il est d’autant meilleur que le gap sera étroit pour les semi
conducteurs. Plus le facteur de mérite adimensionnel est élevé, plus les matériaux sont
performants. Selon l’équation (II.9), de bons matériaux thermoélectriques exigent donc un
fort coefficient Seebeck, une conductivité électrique élevée et une faible conductivité
thermique. Sa résistance électrique  doit de plus être faible pour minimiser les pertes de
chaleur par effet Joule, et il doit présenter une faible conductivité thermique  pour maintenir
une différence de température appréciable aux bornes du matériau [GID15].

II.5 Conversion d’énergie par effet thermoélectrique

Les dispositifs thermoélectriques peuvent être utilisés comme système réfrigérant ou


comme générateur électrique (figure II.5). Ces dispositifs sont constitués de matériaux semi-
conducteurs l’un de type P ( S  0 ) et l’autre de type N ( S  0 ), reliés entre eux par des
connexions métalliques. Les couples sont connectés électriquement en série et thermiquement
en parallèle [COM11].

Chaleur absorbé
Génération d’électricité
- +
Chaleur
Rejetée
Type N

Courant
Type P

Type N
Type P

Courant

Chaleur
Rejetée

Chaleur absorbé

Figure. II.5 : Thermocouples fonctionnant en réfrigération (a) ou en génération d’électricité (b).

Cette configuration présente plusieurs avantages, elle permet d’exploiter les deux
phénomènes principaux, la réfrigération et la génération d’électricité, à l’aide d’un seul type
de dispositif, mais également d’associer en nombre des thermocouples de même nature au
sein d’un unique module. En effet, cette structure permet d’obtenir un montage électrique en
série des différents thermocouples alors que le montage thermique est lui simultanément
réalisé en parallèle [QUO11], [BOU10].

54
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

Lorsqu’un générateur de courant électrique alimente le dispositif thermoélectrique


constitué d’un seul thermocouple, il y aura, sous l’effet du passage de courant, soit absorption
soit dégagement de chaleur au niveau des jonctions métal/semi-conducteur. Si on met un
objet en contact avec la jonction froide, il sera alors possible de le refroidir. Le dispositif
fonctionne alors comme un réfrigérateur. L’efficacité des systèmes réfrigérants est
caractérisée par le Coefficient de Performance (COP), traduit par la relation:

Qf
COP  (II-10)
P

Où Q f représente la puissance calorique absorbée par l’objet disposé du côté froid du

thermocouple et P la puissance fournie par le générateur.


Le coefficient de performance maximum est exprimé en fonction du facteur de mérite Z pn et

des températures T f et Tc [VAN14] [COM11], [FRA11] :

Tc
1  Z pnTm 
Tc Tf
COP m ax  (II-11)
Tc  T f 1  Z pnTm  1

Tm représente la température moyenne de fonctionnement, Tc et T f indiquent respectivement

les températures des parties chaude et froide du gradient thermique. Le coefficient Z pn est

appelé le Facteur de Mérite du thermocouple (exprimé en K-1).


Pour un système utilisé en génération d’électricité, l’efficacité maximum, notée  m ax

correspond au rapport de la puissance électrique utile Pu et du flux thermique traversant le

matériau Qc .

Tc  T f 1  Z pnTm  1
 m ax  (II-12)
Tc Tf
1  Z pnTm 
Tc

L’expression des coefficients COP m ax et  m ax montre que le rendement de conversion


des dispositifs thermoélectriques est donc lié à la différence de température aux bornes du
dispositif et à la valeur du facteur Z pn . Dans les deux cas (réfrigérateur ou générateur), plus la

valeur du coefficient Z pn sera élevée, plus le rendement de conversion sera important.

55
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.6 Les matériaux thermoélectriques

Depuis la découverte du premier effet thermoélectrique il y a 190 ans, et malgré leur


utilisation dans des applications spécifiques, les matériaux thermoélectriques n’ont pas encore
trouvé une place dans la commercialisation à grande échelle pour des applications
domestiques ou génération d’électricité compétitive. Le pouvoir thermoélectrique de ces
matériaux doit être supérieur à 2 pour pouvoir envisager la concurrence des systèmes de
réfrigération actuels et les générateurs d’électricité classiques, cette valeur n’a pas encore été
atteinte en industrie.

II.6.1 les matériaux conventionnels

Dans la production des dispositifs thermoélectriques, les matériaux semi-conducteurs de


type P et de type N sont utilisés pour fabriquer des thermo-éléments (pattes); dans la plupart
des dispositifs, les fabricants utilisent souvent la même base de matériaux et ajoutent des
impuretés par dopage pour donner au matériau des propriétés de type N ou P . Cette
technique génère des matériaux avec une compatibilité des propriétés thermique, électrique et
mécanique, qui peuvent facilement se combiner dans des modules [VAR15]. Pour fabriquer
un dispositif thermoélectrique générateur performant, il faut chercher des matériaux semi-
conducteurs avec une haute performance ZT . Les facteurs ZT de ces matériaux ont été
portés sur la figure (II-6) et (II-7), en fonction de la température, pour chacun des types de
conduction, N et P respectivement.
ZT

Figure II.6 : Figure de mérite pour des matériaux de type P [VAR15].

56
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

Figure II.7: Figure de mérite pour des matériaux de type N [VAR15].

On peut observer sur la figure (II.6) pour des températures au-dessous de 200°C, le
matériau thermoélectrique de type P le plus performant est le tellurure d’antimoine (Sb2Te3)
alors que pour les matériaux de type N , sur la figure (II.7) , on note que les plus performants
sont à base de tellurure de bismuth (Bi2Te3).

II.6.1.1 Très basses températures

A très basses températures (<200 K), les alliages à base de bismuth et d'antimoine sont
les meilleurs matériaux thermoélectriques de type N . Le facteur de mérite réduit maximum
est de 1,1. Cependant, seul le type N est performant. Actuellement, aucun matériau de type
P n'est utilisable à si basse température.

II.6.1.2 Basses températures

Dans la gamme de température supérieure (de l’ambiante jusqu’à 450 K), les alliages
Bi-Te et leurs dérivés ternaires à base de Sb et de Se sont les plus performants. Ils ont été
découverts et développés depuis les années 1950. Le bismuth étant un semi-métal et le tellure
un métalloïde, ils peuvent former le composé Bi2Te3 qui est un semi-conducteur. Ainsi, cette
composition possède de très bonnes propriétés thermoélectriques autour de la température
ambiante [FAV13].
Le facteur de mérite maximum ZT , à température ambiante, du composé Bi2Te3 du
type P est de 0,75 et celui du type N est de 0,86. Un autre point intéressant de ce composé est
que la conductivité thermique peut être diminuée, et donc ZT augmenté, par la substitution
du Bi avec du Sb pour former des solutions solides du type Bi2Te3 - Sb2Te3, ou par
substitution de Te par Se en formant des solutions solides du type Bi2Te3 - Bi2Se3 [QUO11].

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Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.6.1.3 Moyennes températures

Au delà de 450 K, le problème de la stabilité chimique des composés à base de Bi 2Te3


se pose et impose de se tourner vers les composés à base de PbTe, une famille intéressante
dans la gamme 450 – 800 K. De plus, le fait que les deux types de conduction N et P soient
disponibles et présentent des performances comparables, a conduit à utiliser ces matériaux
dans des applications pour le domaine spatial. En effet, entre 1962 et 1975, les composés à
base de PbTe sont entrés dans la fabrication des RTGs (Radioisotope Thermoélectric
Générators) développés aux Etats-Unis ou en ex-URSS [CHU10]. Comme le tellurure de
bismuth Bi2Te3, le tellurure de plomb PbTe est un semi-conducteur à faible gap, mais avec
une bande interdite de largeur supérieure (0,32 eV à 300 K), d’où un domaine de température
plus élevée que celui des composés à base de Bi2Te3.

II.6.1.4 Hautes températures

A plus haute température, jusqu'à plus de 1300K, les plus performants sont les Si-Ge
sont utilisés, sans dégradation notable et tirent ainsi parti de la forte augmentation du facteur
ZT avec la température. Ils ont d’ailleurs remplacé les alliages de PbTe au sein des
dispositifs spatiaux depuis 1975 [VAN14].
Le facteur de mérite réduit de l'alliage utilisé dans les RTGs est de 0,7 et 0,5 pour les
types N et P respectivement aux alentours de 1000 K. Les dopants généralement utilisés sont
le phosphore et le bore pour les types N et P respectivement.

II.6.2 Les matériaux non conventionnels

Pour être un bon thermoélectrique, un matériau doit avoir, en plus de son facteur
Seebeck important, une bonne conductivité électrique (conductivité d’un métal) et une faible
conductivité thermique (comme un verre). Pour améliorer le facteur de mérite des matériaux
thermoélectriques, deux axes sont suivis. La recherche dans les nouveaux matériaux pouvant
présentés un facteur de mérite intéressant, et la réduction des dimensions pour les matériaux
connus jusqu’alors pour leurs caractéristiques thermoélectriques [ZIR13].La figure (II.8)
présente quelques exemples de ces nouveaux matériaux. Les siliciures présentent d’autres
avantages : ils ne sont pas nocifs pour l’environnement et leur coût est faible.

58
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

Figure II.8:Les facteurs de quelques matériaux obtenus jusqu'à présent [ZIR13].

II.7 Les différents secteurs d’applications des dispositifs thermoélectriques


II.7.1 La réfrigération thermoélectrique

Du thermocouple aux montres thermoélectriques et au refroidissement des


microprocesseurs, en passant par la réfrigération utilisée pour le transport d’organes, plusieurs
applications de thermoélectricité sont à présent disponibles sur le marché. Le rendement trop
faible des modules thermoélectriques ne permet pas d’envisager une concurrence aux
méthodes de génération d’électricité et de réfrigération classiques [FAV13]. Leurs domaines
d’applications sont représentés sur la figure (II.9).

Figure II.9: Les différents secteurs d’application des modules thermoélectriques [FAV13].

59
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

Les modules à effet Peltier disponibles dans le commerce sont très utilisés pour le
refroidissement de composants et systèmes électroniques, on les retrouve ainsi dans les
détecteurs en opto- électronique pour la médecine, le domaine militaire, etc.
Les industriels travaillent actuellement à l’utilisation de l’effet Peltier pour créer des
systèmes de climatisations. Dans le secteur automobile, cette technologie fiable conduirait à la
réalisation de systèmes climatiseurs réversibles plus performants que ceux actuellement
utilisés.

II.7.2 Générateurs de puissance

Les générateurs thermoélectriques (GTE) basés sur le principe décrit ci-dessus sont
utilisés depuis longtemps pour la génération de puissance électrique, allant de basses
puissances (microwatts) jusqu’aux hautes puissances (quelques kilowatts), à partir des sources
de chaleur omniprésentes. On peut citer en exemple les radios alimentées par des modules
thermoélectriques chauffées par une lampe à pétrole pour les régions lointaines de Sibérie
(années 50), ou bien les fours à bois qui peuvent produire quelques dizaines de watts
d’électricité grâce un module thermoélectrique intégré [QUO13] .

II.7.2.1 Secteur spatial

Un exemple célèbre est celui des générateurs thermoélectriques à radio-isotope RTG


(Radioisotope Thermoelectric Generator) utilisés par de nombreuses sondes spatiales de
NASA. Ces générateurs thermoélectriques peuvent fournir une puissance électrique de
quelques centaines de watts en convertissant la chaleur produite par des sources radioactives
(Figure II-10) [COM11].

Figure II.10 : Représentation et description d’un RTG [COM11].

60
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

Malgré leur faible rendement (inférieur à 10 %), les générateurs thermoélectriques


représentent l’unique choix possible, en raison d’une lumière solaire dans l’espace
insuffisante pour le fonctionnement des panneaux photovoltaïques des sondes. Par exemple,
la sonde Pioneer a fonctionné pendant 31 ans (de 1972 à 2003) étant alimentée par 4 RTGs de
165 W de puissance totale.

II.7.2.2 Secteur automobile

Dans de nombreux secteurs d’activités industrielles ou même domestiques, une quantité


importante de l’énergie produite est perdue sous forme de chaleur. En effet, les efforts
s’intensifient à travers le monde pour rendre possible la récupération de l’énergie thermique
perdue dans les automobiles. Dans le cas des automobiles, le bénéfice serait double.
Premièrement, une partie de l’énergie issue de la combustion et perdue sous forme de chaleur
pourrait être réutilisée sous la forme d’une puissance électrique. Deuxièmement, l’électricité
produite dans une voiture se fait via un alternateur utilisant une partie de la puissance générée
par le moteur thermique pour faire tourner le rotor. En remplaçant cet alternateur par un
système thermoélectrique, il deviendrait possible d'abaisser la consommation en carburant.
Cela conduirait directement à une réduction de l’émission de dioxyde de carbone dans
l’atmosphère [BEL14], [FAV13], [KEN10].

Figure II.11 : Conception d’un générateur thermoélectrique produisant de l'électricité de


la chaleur perdue au niveau du pot d'échappement d’un véhicule (source BMW).

61
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

L’utilisation de thermogénérateur placé sur la ligne d’échappement permettrait la


transformation de cette chaleur en énergie électrique et pourrait alimenter les différents
dispositifs électroniques de la voiture.

II.8 Configuration des modules thermoélectriques

Un module thermoélectrique est un dispositif composé de plusieurs thermocouples.


Chaque thermocouple contient deux pattes : une patte formée par un semi-conducteur de type
p et l’autre par un semi-conducteur de type n. Ces pattes sont reliées par des contacts de
cuivre, qui est un bon conducteur électrique, ce qui permet de réduire l’effet Joule qui influe
sur la performance du module. L’ensemble de ces pattes est couvert par deux plaques de
céramique qui permettent de maintenir en place l’assemblage des thermocouples et qui
assurent une conduction de la chaleur acceptable ainsi qu’une bonne isolation électrique. Les
pattes sont alors connectées thermiquement en parallèle et électriquement en série.
L’alternance des pattes et des plaques de cuivre forme un circuit électrique. La figure (II.12)
montre l’exemple d’un module conventionnel [BELH15]. La performance de ce type de
module dépend de la performance des matériaux semi-conducteurs utilisés dans les pattes et
de la différence de température imposée, ainsi que d’autres facteurs moins importants reliés à
la géométrie [GAO16].

Figure II.12: a) Module thermoélectrique, b) Thermocouple [BELH15]

Les modules thermoélectriques, comme les thermocouples, peuvent être utilisés pour
générer un courant électrique via un gradient de température ou créer des flux de chaleur

62
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

(chauffage ou refroidissement) en fonction du sens du courant qui le traverse. Durant cette


étude, nous allons nous focaliser sur les modules générateurs.

II.9 Modélisation d’un module Thermoélectrique (Modèle «idéal»)

Le modèle « idéal » d’un module (figure II.13) est composé par des pattes TE de type
P et N . Les connections entre ces pattes de longueur l sont assurées par des conducteurs
électriques et thermiques parfaits et les résistances de contacts sont négligeables. T
Représente la différence de température à travers les pattes TE [BELH15], [VAR15],
[BOU10].

Contact idéal

l ∆T

Patte TE

Figure II.13: Schéma du modèle «idéal» d’un MTE.

Pour un module générateur du modèle « idéal », le flux de chaleur échangé avec la jonction
chaude ou froide du module représente la somme de la contribution de l’effet Peltier, la
conductance thermique et les pertes par effet Joule, et s’exprime comme :

NS 2
Qc  N S S pn Tc I MTE  N S K e T  I MTE Ri (II-13)
2

NS 2
Q f  N S S pn T f I MTE  N S K e T  I MTE Ri (II-14)
2

La conductance thermique K e et la résistance électrique interne R i du thermocouple


s’écrivent comme :

 pn A
Ke  (II-15)
l
 pn l
Ri  (II-16)
A
Avec :
S pn : La différence entre les coefficients de Seebeck des deux matériaux formant la jonction

63
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

N S : Le nombre des thermocouples formant le module.

Tc : La température de la surface chaude du MTE.

T f : La température de la surface froide du MTE.

 mpn   mp   mn : Représente la conductivité thermique des semi conducteurs de type P et

N en parallèle.
 pn   p   n : Représente la résistivité électrique des matériaux p et n en série.

A : La section du thermocouple.
l : La longueur des pattes du MTE.
A partir des équations (II-13) et (II-14) on peut remonter à l’expression de la puissance
électrique générée par un module thermoélectrique puisque :

PMTE  Qc  Q f (II-17)

Par ailleurs, il est possible de déterminer la puissance électrique maximale dans le cas
du modèle « idéal » PMAX :

N S S pn T 
2

PMTE MAX  (II-18)


Ri

La puissance électrique maximale c’est la puissance optimale obtenue pour :

dPMTE
0 (II-19)
dRch
Avec :
Rch : est la résistance de charge externe.

D’autre part, il est important de présenter certains paramètres nécessaires dans l’étude des
modules MTE comme la tension VMTE . En effet, la tension mesurée aux bornes du module

MTE est composée de deux termes : la tension Joule V J et la tension Seebeck V S , et s’écrit
comme :

VMTE  V J  VS (II-20)

La tension Joule qui est due à la résistance électrique du module s’exprime à partir de la loi

d’Ohm :

64
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

V J   N S Ri I MTE (II-21)

La tension Seebeck qui résulte de la différence de température à travers le module MTE


est définie comme :

VMTE  N S S pn T (II-22)

Ainsi, la tension aux bornes du module s’exprime par la relation suivante :

VMTE  N S S pn T  N S Ri I MTE (II-23)

On note que la tension en circuit ouvert VOC (obtenue pour un courant nul) est égale à la
tension Seebeck.

II.10 Schéma équivalent d’un module thermoélectrique TE

Un module thermoélectrique est une succession de jonctions PN utilisée dans le but de


fournir une puissance électrique significative ou de permettre un transfert significatif de
chaleur. A un régime de fonctionnement donnée schéma électrique équivalent d’un générateur
thermoélectrique se compose d’une force électromotrice Ei en sérié avec une résistance
interne Ri (Modèle comme source de tension) et en parallèle (Modèle comme source de
courant). Durant cette étude, seul le modèle de Norton est considéré [TOUA15].

II.10.1 Modèle comme source de courant (générateur de Norton)

Le schéma équivalent d’un module thermoélectrique idéal (Modèle de Norton)


comprend un générateur de courant et une résistance en parallèle qui modélise la jonction PN.

IMTE

I=f(S ΔT) Ri VMTE

Figure II.14: Schéma électrique équivalent d’un module thermoélectrique


(générateur de Norton).

65
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

La caractéristique I-V peut être décrite par une équation de la forme implicite :

N S .S pn .T  VMTE
I MTE  (II-24)
N s Ri

La caractéristique Puissance-tension est décrite par l’expression suivante :

N S . S pn .T  VMTE
P  I MTE .VMTE  .VMTE (II-25)
N s Ri

II.10.2 Modèle comme source de tension (générateur de Thévenin)

Ce modèle est connu comme une source de tension ou comme générateur de Thévenin.
La figure (II.15) montre le circuit équivalent d’un module Thermoélectrique idéal décrit par
l'équation (II.23). Il a été employé par plusieurs chercheurs, parfois avec des simplifications
mais toujours avec la structure de base composée d’une source de tension et d’une résistance
en sérié [TOUA15], [KWA16], [AHI14],[SIN15].

Ri

IMTE

Ei=S. ΔT VMTE

Figure II.15: Schéma électrique équivalent d’un module thermoélectrique (générateur de


Thévenin).

L'équation de base qui décrit mathématiquement la caractéristique I(V) d’un module


thermoélectrique idéale est :

VMTE  N S S pn T  N S Ri I MTE (II-26)

66
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.11 Caractéristique courant-tension et puissance tension d’un module


thermoélectrique

Nous obtenons alors la courbe de la figure (II.16) qui illustre la caractéristique courant-
tension (en bleu) et la caractéristique courant-puissance (en rouge) pour le module HZ-20
obtenues à une différence de température T  30 C ( T f  200 C et Tc  230  C ) [TSA10].

Où trois points sont à souligner: point de court-circuit I CC  , point de puissance maximale

PMAX  et le point de circuit ouvert VOC  .

20
Icc ICC
15
Courant (A)

10
Voc
5

0
0 1 2 3 4 5
Tension (V)

Figure II.16: Caractéristiques courant-tension (en bleu) et courant-


puissance (en rouge) pour le Module HZ-20.

En effet, la tension en circuit ouvert V OC correspond à la valeur de la tension quand le


courant est nulle (intersection de la droite bleue avec l’axe des abscisses). Le courant en court
circuit ICC correspond à la valeur du courant lorsque la tension est nulle (intersection de la
droite bleue avec l’axe des ordonnées). PMTE MAX représente le pic de la courbe tension-

puissance.
La puissance débitée par le module dépende de point fonctionnement. Le point PMAX
représente la puissance maximal par le module qui est donnée par :

p MTE MAX  I opt .Vopt (II-27)

67
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

II.12 Groupement des couples thermoélectriques

Le couple thermoélectrique élémentaire constitue un générateur de très faible puissance


vis-à-vis des besoins de la plupart des applications domestiques ou industrielles. Un couple
élémentaire de quelques dizaines de centimètres carrés délivre, au maximum, quelques watts
sous une tension inférieure au volt typiquement liée à une tension de jonction PN.

II.12.1 Groupement en sérié

Une association de Ns couples thermoélectriques en série permet d’augmenter la tension


du générateur thermoélectrique (GTE). Les couples sont alors traversées par le même courant
et la caractéristique résultante du groupement série est obtenue par addition des tensions
élémentaires de chaque couple, voir la figure (II.17). L’équation (II.28) résume les
caractéristiques électriques d’une association série de Ns couples thermoélectriques
[TOUA15].

VOC N S  N S * VOC
 (II-28)
 I CC  I CC N S

Le groupement en sérié se présente sous la forme suivante :

IGTE

GTE

GTE VGTE

GTE

Figure II.17: Groupement de Ns couples thermoélectriques en série.

II.12.2 Groupement en parallèle

Une association parallèle de Np couples est possible et permet d’accroître le courant de


sortie du générateur ainsi créé. Dans un groupement de couples identiques connectées en

68
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

parallèle, les couples sont soumises à la même tension et la caractéristique résultante du


groupement est obtenue par addition des courants, voir la figure (II.18).

IGTE

GTE GTE GTE VGTE

Figure II.18 : Groupement de Np couples thermoélectriques en


parallèle.

L’équation (II-29) résume à son tour les caractéristiques électriques d’une association
parallèle de Np couples thermoélectriques [TOUA15].

 VOC N P  VOC
 (II-29)
I CC N P  N P * I CC N P

II.13 Influence du gradient de température sur le MTE


La température est un paramètre très important dans le fonctionnement des couples
thermoélectriques parce que les propriétés électriques d’un semi conducteur sont très
sensibles à la température. Les figures (II.19) et (II.20) illustrent l’influence du gradient de
température sur les caractéristiques I(V) et P(V) du module MTE.

15
Courant(A)

10
∆T=200°C
∆T=150°C
5 ∆T=100°C
∆T=50°C
0
0 1 2 3 4 5
Tension(V)

Figure II.19: Influence du gradient de température sur la caractéristique I (V).

69
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

20
∆T=200°C
15

Puissance (W)
∆T=150°C
10
∆T=100°C
5
∆T=50°C
0
0 1 2 3 4 5
Tension (V)

Figure II.20: Influence du gradient de température sur la caractéristique P (V).

On observe que lorsque le gradient de température augmente, la tension du circuit


ouvert augmente considérablement alors que le courant du court-circuit augmente. Donc, il est
évident que, plus le gradient de température augmente, plus la puissance du couple
n’augmente.

II.14 Influence de résistance interne sur le MTE

A partir du circuit équivalent d’un couple thermoélectrique, on constate que


l'augmentation de la résistance interne engendre une diminution de courant de court-circuit et
se traduit aussi par une diminution de la puissance maximale disponible dans le module. Les
figures (II.21) et (II.22) illustrent respectivement les caractéristiques (I-V) et (P-V) pour
différentes valeurs de la résistance interne.

15 Ri

2Ri
Courant (A)

10
3Ri
4Ri
5

0
0 1 2 3 4 5
Tension (V)

Figure II.21: Influence de la résistance interne sur les caractéristiques I-V.

70
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques

20
Ri
15
2Ri
Courant(A) 10
3Ri
4Ri
5

0
0 1 2 3 4 5
Tension(V)

Figure II.22: Influence de la résistance interne sur les caractéristiques (P-V).

II.15 Conclusion

Nous avons présenté dans ce chapitre des notions générales sur la thermoélectricité et
l’état de l’art dans le domaine des matériaux thermoélectriques. Il en ressort que l’efficacité
de conversion énergique dépend de la qualité des matériaux définie par le facteur de mérite
ZT auquel sont reliés le coefficient Seebeck et les conductivités électrique et thermique. Ces
trois propriétés interdépendantes varient toutes en fonction de la concentration des porteurs de
charge. Ensuite nous avons mentionnés les deux majeures applications des matériaux
thermoélectriques à savoir la réfrigération et la génération d’électricité. Un certain nombre
d’exemples d’application dans le domaine de la récupération d’énergie à partir d’une source
de chaleur ont été présentés. Dans la deuxième partie de ce chapitre, nous avons étudiés la
modélisation et la simulation de module thermoélectrique (HZ-20).

71
Chapitre III
L’MPPT d’un Système de Génération
photovoltaïque et thermoélectrique
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

III.1 Introduction

Comme nous avons présenté au premier chapitre et au deuxième chapitre, un générateur


photovoltaïque ou un générateur thermoélectrique présente des caractéristiques (P-V) non
linéaires et qui admettent un seul point de fonctionnement optimal dans les conditions
homogènes d’éclairement et de température ou une variation de gradient de température
respectivement. La détermination du point de fonctionnement du générateur photovoltaïque
(GPV) ou du générateur thermoélectrique (GTE) dépend directement de la charge à laquelle il
est connecté. En effet, pour que le GPV ou TEG fonctionne à sa puissance maximale, un étage
d’adaptation doit être inséré entre la source et la charge. Cet étage peut être un convertisseur
DC-DC, abaisseur ou élévateur de tension, ou même dans le cas de besoin du courant
alternatif, un onduleur. Pour cela, différentes topologies des convertisseurs DC-DC et DC-AC
seront étudiées dans ce chapitre.
Dans le but de concevoir une interface de puissance plus performante, une étude
détaillée est faite sur les convertisseurs statiques DC-DC non isolés en mode de conduction
continu. Après avoir déterminé la structure du convertisseur adopté, on présentera quelques
techniques MPPT existantes qui permettent de faire fonctionner le GPV et le GTE à sa
puissance maximale.

III.2 Architecture de différentes chaînes de conversion photovoltaïque

Plusieurs solutions existent pour connecter le générateur photovoltaïque à sa charge. De


la manière la plus simple en connexion directe en ajoutant une simple diode, ou plus
sophistiqué grâce à des convertisseurs statiques pouvant intégrer des lois de commande très
complexes. Le choix dépendra de l’utilisation, du coût ou des performances recherchées.

III.2.1 Couplage direct d’un Générateur PV et une charge

Le système le plus simple que l’on puisse concevoir se compose d’un générateur
photovoltaïque GPV et d’une charge qui utilise directement l’énergie produite du GPV. Cette
énergie est dépendante fortement de l’éclairement, de la nature de la charge et de la
température. La connexion directe est surtout utilisée en raison de sa simplicité de mise en
œuvre, son coût minimal dû fondamentalement à l’absence d’électronique, sans parler d’un
faible coût [LOU15].
Pour ce type de connexion, une diode est insérée entre le GPV et la charge (Figure
III.1). Cette diode permet d’éviter que le GPV devienne récepteur lorsqu’il n’est plus éclairé

73
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

et soit détruit s’il atteint ses limites de fonctionnement en récepteur. Cependant, cette
configuration n’offre aucun type de limitation et/ou de réglage de la tension de la charge. De
plus, dans le cas où la charge est une batterie, c’est la tension de celle-ci qui fixe le point de
fonctionnement du système, et qui risque donc de ne pas se situer sur le PPM du GPV et donc
de ne pas utiliser toute sa puissance disponible. Si par chance, la charge se retrouvait sur le
PPM du module, cela ne durerait que quelques instants, la moindre variation d’ensoleillement,
de température de la cellule ou du niveau de charge de la batterie faisant varier le PPM
[ABO15].

Diode anti-retour

Charge

GPV
Figure III.1 : Connexion directe d'un GPV à sa charge.

Dans cette architecture, il est généralement conçu un panneau solaire adapté pour
chaque type de charge DC à alimenter, caractérisé par une puissance maximale définie par
cette dernière. Des pertes évaluées entre 5% et 30%, fonction du gisement solaire, de la
température ambiante et de l’état des charges sont généralement associées à ce type
d’architecture.
Pour éviter ce type de pertes en puissance, on a recours aux étages d’adaptation
d’impédances. Le bon dimensionnement de ces étages optimise le transfert d’énergie entre le
GPV et la charge. Ces étages, appelés trakers, assurent une régulation instantanée de cette
adaptation d’impédances en poursuivant le point de puissance maximale (MMPT).
Nous comparons ensuite dans la figure (III.2), le comportement du GPV en l’absence
puis en présence de l’algorithme de MPPT dans le ou alimente une charge dynamique dont
l’impédance varié au cours du temps selon l’allure présentée à la figure (III.2-a).
Le GPV dépourvu de MPPT ne fonctionne jamais à sa puissance maximale, sauf
lorsque la charge présente une impédance optimale. Cette configuration est obtenue seulement
entre les instants t1=2s et t2=3s de la simulation. En revanche l’algorithme MPPT permette au
GPV de toujours pouvoir fonctionner au MPP, quelques que soient les variations

74
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

d’impédance. Nous notons également que la tension ou le courant du GPV reste stable au
MPP pour l’algorithme de poursuite alors qu’elle change en fonction de l’allure de
l’impédance de la charge lorsque le GPV est dépourvu de MPPT. Dans ce cas de cette figure,
le GPV ne travaille presque jamais à impédance optimale et les pertes en puissance qui en
découlent sont la plus part du temps très élevée.

60
10

Puissance (W)
Ropt=6.58Ω
Charge(Ohm)

40

5
20

0 0
0 2 4 6 0 1 2 3 4 5 6
Temps(s) Temps(s)
(a) (b)

25 3.5

20
3
Courant(A)
Tension(V)

15

10
2.5
5

0 2
0 2 4 6 8 10 0 1 2 3 4 5 6
Temps(s) Temps(s)
(c) (d)

Figure III.2: (a) variation de la charge avec une valeur optimale Ropt=6.58Ω., (b) l’influence de
la charge sur la puissance sans et avec MPPT. (c) l’influence de la charge sur la tension sans et
avec MPPT, (d) l’influence de la charge sur le courant sans et avec MPPT.

III.2.2 Connexion indirecte par l’intermédiaire d’un étage d’adaptation DC/DC

Comme illustré précédemment, le générateur PV présente des caractéristiques I(V) non


linéaires avec des PPM. Les changements des paramètres d’environnement affectent
fortement cette caractéristique. Le point de puissance maximale est en conséquence modifié
en permanence. Afin d’extraire, à chaque instant, le maximum de puissance disponible aux
bornes du GPV et de la transférer à la charge, un étage d’adaptation DC/DC est à insérer

75
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

entre la charge GPV et le DC conformément à la Figure (III.3). L’adaptateur communément


utilisé en PV est un convertisseur statique doté d’une commande (analogique ou numérique)
qui assure la poursuite du MPP en temps réel. Le signal de commande du convertisseur est
contrôlé par l’algorithme MPPT qui utilise les paramètres de courant et la tension du GPV
pour permettre le transfert maximum d’énergie [DAO13], [QUA13].

DC Charge
DC

GPV
VPV IPV

Commande
MPPT

Figure III.3 : Structure PV de connexion d’une charge DC via un étage d’adaptation


DC-DC doté d’un algorithme de commande.

III.2.2.1 Le hacheur « rangée »

Le hacheur "rangée", aussi appelé convertisseur multi-string, utilise un hacheur en bout


de chaque string du système PV (Figure III.4). Elle permet d’améliorer le rendement de
conversion et la fiabilité du système en dissociant les fonctionnalités de poursuite de point
maximum de puissance à celui d’alimentation de consommateur(s) et de réduire le cout global
de l’installation comparée à la structure onduleur par "string". De plus, l’utilisation d’un seul
onduleur comme interface avec le réseau permet de réduire le nombre d’interactions entre le
réseau et l’installation PV. Le montage reste évolutif, mais la continuité de service n’est pas
assurée en cas de panne de l’onduleur [KER13],[HOU12], [MAK12].

76
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

String Bus DC/DC Bus AC

DC

DC

DC

AC
DC

DC

Figure III.4 : Etage DC/DC par "string".

III.2.2.2 Le hacheur modulaire parallèle

Le hacheur modulaire parallèle n’est plus connecté à une chaîne de modules PV mais
directement à la sortie du module PV (Figure III.5). En réalité, la discrétisation de la gestion
de puissance permet d’exploiter au mieux l’ensemble des panneaux du générateur solaire et de
détecter tous possibles défauts. De plus, l’inconvénient de cette topologie est le grand rapport
d’élévation entre la tension de sortie du module PV et la tension nécessaire à l’injection sur le
réseau de distribution. Ainsi pour un hacheur non isolé plus le rapport d’élévation est élevé
plus les pertes sont importantes [HOU12],[MAK12].

Bus DC/DC Bus AC

DC
Interface DC/AC
DC
DC
AC

DC
DC

Figure III.5 : La topologie « hacheur modulaire parallèle ».

77
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

III.2.2.3 Le hacheur modulaire série

Pour palier le défaut précédemment cité, une des solutions est de mettre la sortie des
hacheurs en série (Figure III.6). Donc, quand le nombre des hacheurs en série est augmenté
que le rapport d’élévation est d’autant diminué. Cette topologie permet de garder tout les
avantages de la topologie parallèle tout en diminuant le rapport d’élévation des hacheurs et
ainsi d'augmenter le rendement [HOU12].

Bus DC/DC Bus AC

DC

DC
Interface DC/AC

DC DC
DC AC

DC
DC

Figure III.6 : La topologie « hacheur modulaire série ».

III.2.3 Connexion au réseau via un étage d’adaptation DC/AC

Les décisions politiques en faveur du PV ont incité les particuliers à utiliser le


photovoltaïque raccordé au réseau de distribution et d’alimentation électrique. Grâce à
l’évolution des composants d’électronique de puissance, des entreprises spécialisées ont
réalisé des onduleurs conçus pour être raccordés directement au réseau de moyenne tension
AC des différents opérateurs locaux ou nationaux. Dans ce contexte, les topologies
décentralisées ou distribuées deviennent de plus en plus attractives. Une grande diversité de
topologies de champs PV existe, nous présenterons uniquement les plus utilisées et les plus
intéressantes [MEN16].

III.2.3.1 Structure à onduleur central

L’architecture à onduleur centralisé est composée d’un seul onduleur réalisant


l’interface entre le réseau et le champ photovoltaïque, où des chaînes des modules (ou
"string") sont connectées en parallèle. Ce type de structure est également largement utilisé

78
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

dans le cadre des systèmes PVs de grandes puissances, comprises entre 20kW et 400KW
[LON11].
L’avantage de cette topologie est son articulation sur un seul onduleur DC/AC
(onduleur principal) et sa simplicité de mise en opération : un seul onduleur est nécessaire
pour faire le transfert d’énergie produit par le champ photovoltaïque vers le réseau électrique.
Par ailleurs, cette configuration demande seulement un faible coût d’investissement tout en
arrivant à une maintenance simple. Parmi les inconvénients de cette topologie, on trouve : les
défauts d’ombrage partiel affectent l’exploitation optimale des panneaux et par voie de
conséquence le rendement énergétique de la chaîne complète [NGU14], [MAK12],[VIG10].

Réseau AC

DC
AC

Figure. III.7 : Topologie du champ photovoltaïque basée sur un onduleur central.

III.2.3.2 Structure à un onduleur par rangée de modules en série

La structure de cette topologie constituée d’un onduleur par rangée ayant pour rôle de
convertir l’énergie provenant de la série de panneaux correspondante, conduisant ainsi à une
mise en parallèle des onduleurs doivent être connectés à un bus AC du réseau de distribution.
Cette topologie permet minimiser les pertes introduites par les ombrages du moment
que chaque onduleur dispose de son propre algorithme de suivi du MPP. De plus, le système
globale reste opérationnel même dans le cas d’un dysfonctionnement où d’une panne
survenue d’un convertisseur cela n’entraîne pas l’arrêt total de l’installation. Néanmoins, les
pertes joules dans le câblage DC sont minimisées grâce à cette gestion à onduleur répartis
[CAL13], [ABD13].

79
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

Réseau AC

DC

AC

DC

AC

Figure. III.8 : Schéma d'une Structure PV à onduleur rangée (String en anglais).

III.2.4 Les convertisseurs DC-DC

Les convertisseurs DC-DC sont utilisés pour convertir une tension continue non régulé
à l’entrée en une tension continue régulée à un niveau de tension requis à la sortie. La
régulation de la tension de sortie est atteinte par variation du rapport cyclique de l’élément
interrupteur (l'élément de commutation). Pour cette raison toute la conversion de puissance
échangée doit être réalisée autour des composants de stockage d'énergie (inductance et
condensateurs) et les commutateurs.
Les commutateurs de puissance utilisés dépendent du niveau de la puissance à convertir
ou à commander. Les MOSFETS (transistors à effet de champ d'oxyde de métal) sont
habituellement utilisés à la puissance relativement basse (quelques kW) et les IGBTS
(transistors bipolaires à gâchette isolée) à des puissances plus élevées. Les thyristors ont été
généralement utilisés et acceptés dans les plus hauts niveaux de puissance.
Contrairement à d’autres convertisseurs, les hacheurs ont la particularité de travailler
pratiquement sans pertes et avec un rendement élevé puisqu’ils utilisent des composants
électroniques fonctionnant en commutation périodique [HUA09], [BELK15].
Les hacheurs sont aujourd’hui employés dans de vastes domaines de tension, de courant
et de puissance. Leurs applications vont des alimentations à découpage pour montage
électronique à l’alimentation de tramways et locomotives à partir de réseaux à courant
continu. Une des applications intéressantes des hacheurs est son utilisation comme étage
d’adaptation dans les systèmes photovoltaïques et thermoélectriques.

80
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

III.2.4.1 Convertisseur abaisseur (Buck)

Un convertisseur dévolteur ou hacheur série, est une alimentation à découpage qui


convertit une tension continue en une autre tension continue de plus faible valeur. Il bien
conçu possède un fort rendement (jusqu'à 95%) et offre la possibilité de réguler la tension de
sortie contrairement a l’utilisation d’un diviseur de tension qui dissipant sous forme de
chaleur l'excès de tension et possédant un faible rendement ce qui est rédhibitoire pour les
applications d'électronique de puissance. Ce type de convertisseur dont le schéma de base est
représenté par la Figure (III.9) [AZI06], [SOL08], [ARR07].

Li
Ii IL IS

VL
K
Vi VD Di C Vs Rch

ID

Figure III.9 : Schéma de base d'un convertisseur Buck.

III.[Link] Principe de fonctionnement

Le convertisseur abaisseur utilise un interrupteur commandé K (Figure III.9) sans


isolation entre la source d’entrée et la sortie (charge). Le fonctionnement d'un tel
convertisseur peut être divisé en deux configurations suivant l'état de l'interrupteur K.
 l'état passant
Dans l'état passant, l'interrupteur K est fermé (Figure III.10), la tension aux bornes de
l'inductance vaut :

V L  Vi  V S (III-1)

Le courant IL n’augmente pas immédiatement, mais plutôt linéairement avec un taux


d’accroissement imposé par l’inductance Li.

81
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

Li
IL IS

VL

Vi C Vs Rch

(a)

Figure. III.10: Convertisseur Buck à l’état passant.

 l'état bloqué
Dans l'état bloqué, l'interrupteur K est ouvert (Figure III.11), La diode devient passante afin
d’assurer, la continuité du courant dans l'inductance.
La tension de sortie est d’écrit par :

VS  V L (III-2)

Li
IL Is

VL

C Vs Rch

(b)

Figure III.11: Convertisseur Buck à l’état bloqué.

Les modes de fonctionnement des convertisseurs DC-DC peuvent être classifiés en


première approximation selon deux modes : «mode de conduction continue (CCM en anglais :
Continuous Conduction Mode) » et « mode de conduction discontinue (DCM en anglais :
Discontinuous Conduction Mode) ». En pratique, les modes CCM ou DCM sont directement
liés au point de fonctionnement du convertisseur et peuvent chacun être représentés par un
modèle à temps continu ou bien à temps discret [AZI06].

82
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

 Mode de fonctionnement continu (CCM)

Dans ce cas l’énergie emmagasinée dans l’inductance est transférée partiellement a la


charge, le courant dans l’inductance, carrément positif, ne s’annule jamais sur une période de
commutation est donc varié d’une manière continue positive et sans rupture.

 Mode de conduction discontinue (DCM)

Dans ce cas l’énergie emmagasinée dans l’inductance est transférée en intégralité à la


charge et le courant dans l’inductance s’annule périodiquement durant un laps de temps
positif. Donc le courant varié d’une façon discontinue.
Notons que nous nous intéressant qu’au premier mode durant toutes les études faites dans ce
chapitre.

III.2.4.2 Convertisseur élévateur (Boost)

Le convertisseur Boost est connu par le nom d’élévateur de tension. Le schéma de la


figure (III.12), représente le circuit électrique du Boost. Il est souvent utilisé dans les systèmes
alimentés par batteries d’accumulateurs et nécessitons une tension d’alimentation élevée, un
tel convertisseur est utile dans ce cas afin de diminuer le nombre d’éléments nécessaire pour
atteindre le niveau de la tension désirée [TEG16], [SOL08],[ARR07].

Li Di
IL ID IS

VL
VD
Vi K C Vs Rch

Figure III.12: Schéma de base d'un convertisseur Boost.

III.[Link] Principe de fonctionnement

Le circuit est alimenté par une source de tension Vi , la sortie est chargée par une
résistance Rch parcourue par un courant Is. Le fonctionnement d'un convertisseur Boost peut
être divisé en deux phases différentes selon l'état de l'interrupteur K.

83
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

 Phase1 (𝟎 < 𝑡 < 𝛼𝑇)

Lorsque l'interrupteur est fermé (état passant), cela entraîne l'augmentation du courant
dans l'inductance donc le stockage d'une quantité d'énergie sous forme d'énergie magnétique.
La diode Di est alors bloquée et la charge est alors déconnectée de l'alimentation. La figure
(III.13) donne le schéma équivalent du Boost quand l’interrupteur est fermé.

Li
Ii IS

VL
C Vs Rch
Vi

(a)

Figure III.13: Schéma du Boost (S fermé).

On a:

dI L
VL  Li (III-3)
dt

D’où :
Vi
i (t )  I m in  t (III-4)
Li

A l'instant t  T , le courant dans l'inductance atteint la valeur crête :

Vi
I m ax  I m in  T (III-5)
Li

 Phase2 (𝜶𝑻 < 𝑡 < 𝑇)

A, t  T , on ouvre l'interrupteur K . L’inductance se trouve alors en série avec le générateur


et sa f.e.m s'additionne à celle du générateur (effet survolteur). La diode Di devient
conductrice, Le courant traversant l'inductance traverse ensuite la diode Di, le condensateur C
et la charge Rch .Il en résulte un transfert de l'énergie accumulée dans l'inductance vers la

84
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

capacité. La figure (III.14) donne le schéma équivalent du Boost quand l’interrupteur est
ouvert.

Li
Ii IS

VL

Vi C Vs Rch

(b)

Figure III.14: Schéma du Boost (K ouvert).

On a:
dI i
Vi  VS  Li (III-6)
dt

Le courant dans l’inductance est écrit par :

VS  Vi
i t   I m ax  t  T  (III-7)
Li

A l’instant, t  T le courant dans l'inductance atteint sa valeur minimale :

VS  Vi
I m in  I m ax  1   T (III-8)
Li

III.[Link] Formes d’ondes des courants et des tensions

Quand un convertisseur Boost travaille en mode de conduction continue, le courant IL


traversant l'inductance ne s'annule jamais. La figure (III.15) montre les formes d'ondes du
courant et de la tension dans un convertisseur Boost.
A l’état passant, le courant IL a augmenté :

 .T  .T
Vi . dt Vi .T
I LON   dI
0
L  
0
Li

Li
(III-9)

A l’état bloqué, le courant IL dans l'inductance est donné par :

85
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

1 T 1 T
Vi  VS  Vi  VS 1    T
I LOFF   dI
0
L  0
Li

Li
(III-10)

En régime permanent, le courant traversant l'inductance est le même au début et à la fin de


chaque cycle de commutation :

I LON  LOFF  0 (III-11)

En remplaçant I LON et I OFF par leur expression, on trouve :

Vi . .T Vi  VS 1   T
 0 (III-12)
Li Li

L’expression de la tension de sortie est donne par :

VS 1
 (III-13)
Vi 1  

On constate que la tension de sortie du convertisseur ne dépend que de la tension d'entrée et


du rapport cyclique α. Celui ci étant toujours compris entre 0 et 1, le convertisseur est toujours
élévateur de tension.

Etat de l’interrupteur

Passant Bloqué Passant


αT T
t
VO VD
Tension

VL
Vi
t
IL
Courant

t
IK
Courant

t
ID
Courant

t
Figure III.15: Formes d’ondes du courant et de la tension dans un hacheur Boost.

86
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

III.2.4.3 Convertisseur abaisseur-élévateur (Buck-Boost)

Le convertisseur Buck-Boost est également appelé abaisseur-élévateur dont le schéma


de base est représenté par la Figure (III.16) est une alimentation à découpage qui convertit une
tension d’entrée continue en une autre tension continue de plus faible ou plus grande valeur
mais de polarité inverse.
Di
IS
IL
K
Vi Li VL C VS Rch

Figure. III.16: Schéma de base d'un convertisseur Buck-Boost.

III.[Link] Principe de fonctionnement


Comme l’étude précédente du Boost nous nous intéressant qu’au mode de fonctionnent
continu. Les états de commutation sont contrôlés avec une période constante et un rapport
cyclique variable, sur une période T le fonctionnement du circuit passe par deux phases :

 Phase 1 (𝟎 < 𝒕 < 𝜶𝑻)

Tandis que, l'interrupteur est fermé (état passant), conduisant ainsi à une augmentation du
courant dans l'inductance Li et la tension. La figure (III.17) donne le schéma équivalent du
Boost quand l’interrupteur est fermé.

Ii IS
IL

Vi Li VL C VS Rch

(a)
Figure III.17: Schéma du Buck-Boost (K fermé).

Pendant une durée égale à αT :

87
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

dI L
Vi  VL  Li (III-14)
dt

 Phase 2 (𝜶𝑻 < 𝑡 < 𝑇)

L’interrupteur K est ouvert, le courant traversant l'inductance circule à travers la charge. Si on


considère une chute de tension nulle aux bornes de la diode et un condensateur suffisamment
grand pour garder sa tension constante, la tension aux bornes de Li devient :

dI L
VS  VL  Li (III-15)
dt

IS
IL

Li VL C VS Rch

Figure III.18: Schéma du Buck-Boost (K ouvert).

III.2.5 Principe de la recherche du point de puissance maximale (MPPT) dans les


applications photovoltaïques

Une commande MPPT est une commande qui permet de suivre le point de puissance
maximale d’un module photovoltaïque en faisant fonctionner le module PV dans son point de
fonctionnement optimal, quelles que soient les conditions atmosphériques (température et
ensoleillement global) et la valeur de la charge [DJA13]. Elle est basée généralement sur
l’ajustement du rapport cyclique du convertisseur statique jusqu’à se placer sur le PPM.
Durant le fonctionnement du GPV, plusieurs perturbations peuvent modifier le PPM, La
figure (III.19) représente trois cas de perturbations [AMA14], [REY11].

88
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

Caractéristique de la charge

PPM1
PPM1

Puissance (W)
PPM2
Puissance (W)

PPM2 E1 PF T1

PF E2
T2

Variation du rapport
cyclique
Tension Tension
(a) (b)
(V) (V)

Charge
PPM
1
Puissance (W)

Charge
2
PF

(c) Tension
(V)
Figure III.19: variation du Point de Puissance Maximal avec l’éclairement, la température et la
charge [REY11].

Pour un niveau d’ensoleillement E1, la puissance optimale transférée à la charge est le


point [Link] le niveau d’ensoleillement change E2, alors ce point de puissance maximale est
le point PPM2 et le point de fonctionnement du générateur GPV est le point PF (voir la figure
(III.19.a)). Pour revenir au fonctionnement optimal et monter vers PPM2, nous avons donc
besoin d’une variation du rapport cyclique du convertisseur. De même, On fixe
l’ensoleillement et la charge et on change la température comme illustré dans la figure
(III.19.b). La température à la valeur T1, la puissance optimale transférée à la charge est le
point [Link] la température est change à la valeur T2, nous remarquons que le point de
fonctionnement du générateur GPV est le point PF, Il suffit de réajuster la valeur du rapport
cyclique pour converger vers le nouveau point de puissance maximum PPM2. Il en sera de
même que lorsque la charge change (III.19.c), il faut également agir au niveau de la

89
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

commande pour monter vers PPM2. En conclusion, la poursuite du PPM est réalisée en
modifiant le rapport cyclique du convertisseur DC-DC au moyen d’une commande spécifique
nommée MPPT pour assurer un fonctionnement optimal de GPV [QUO11].

III.2.5.1 Différents types de commandes MPPT

La littérature propose un certain nombre d'algorithmes de recherche de MPP dont


plusieurs ont été élaborés il y a déjà quelques décennies. Les trois méthodes les plus
couramment rencontrées sont communément appelées respectivement Hill Climbing, Perturb
& Observ (P&O) et l’incrément de conductance (IncCond) [LAH12],[AZZ12]. Pour une
meilleure compréhension des performances de ces commandes, nous rappelons brièvement
leurs différents principes dans les paragraphes suivants. Ceci a constitué la base théorique
pour nos travaux sur le développement d’une nouvelle MPPT (chapitre IV).

III.[Link] La méthode Perturbation et Observation (P&O)

La méthode Perturbation et Observation (P&O) est le plus utilisé dans la littérature et


surtout dans la pratique en raison de sa facilité de mise en œuvre. Cet algorithme a pour
objectif de faire fonctionner le système à sa puissance maximale par l’incrémentation ou
décrémentation de la tension du point de fonctionnement et l'observation de l'effet de cette
perturbation sur la puissance débitée par le générateur photovoltaïque ou thermoélectrique
[AZZ12].
Ainsi, on peut déduire que si une incrémentation positive de la tension V (VPV) engendre un
accroissement de la puissance P (PPV) c'est-à-dire ∆𝑃 > 0, comme illustré dans la figure (III-
20), a perturbation de la tension déplace le point de fonctionnement vers un point plus proche
du MPP, et on continue à perturber la tension dans la même direction. Par contre, si la
puissance diminue∆𝑃 < 0,, alors la perturbation a éloigné le point de fonctionnement du
MPP. L’algorithme inversera la direction de la perturbation suivante. Ceci va déplacer le
point de fonctionnement jusqu’à atteindre le MPP. Les étapes de la recherche (du point
optimal) sont illustrées dans le diagramme de (Figure III.21) [LE12], [DAO13]
[SEL14],[SUR12], [KOA14].

90
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

Figure III.20: Caractéristique puissance–tension d’un panneau


photovoltaïque.

Début

Messure V (ki), I
(ki)

P(k)= V (ki).I (ki)

Oui P(i)-P(i-1) =0

Oui
Non P(i)-P(i-1)>0

Non Oui
V(i)-V(i-1)>0 V(i)-V(i-1)>0

V (i) =V (i)-Δ V (i) =V (i)+Δ V (i) =V (i)-Δ V (i) =V (i)+Δ

Figure III.21 : Diagramme fonctionnel d’algorithme "perturbation et observation".

91
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

Avec :
V(ki) : Tension en sortie du panneau à l’itération ki.
I (ki) : Intensité en sortie du panneau à l’itération ki.
P (ki) : Puissance en sortie du panneau à l’itération ki.
α (ki): Le rapport cyclique à l’itération ki.

III.[Link] La méthode Incrément des conductances (IncCond)

La commande MPPT nommé algorithme d’incrémentation de la conductance se base


sur la dérivée de la conductance du générateur photovoltaïque pour connaître la position
relative du point de puissance recherchée et enfin pour appliquer une action de contrôle
adéquate au suivi de ce point. Dans cette méthode, la tension de sortie du générateur est
𝐼𝑃𝑉
corrigée en permanence en comparant la conductance instantanée du générateur PV à
𝑉𝑃𝑉

l’opposé de la variation de sa conductance locale, appelée aussi incrément de conductance, -


𝑑𝐼 𝑃𝑉 𝑑𝐼 𝑃𝑉
. Comme le montre sur la figure (III.22), la dérivée s’annule au point de puissance
𝑑𝑉 𝑃𝑉 𝑑𝑉 𝑃𝑉

maximale, est de signe positif à sa gauche et négatif à sa droite [SAH15], [KAN14] .

𝑑𝐼 𝑃𝑉
Figure III.22 : Positionnement du PPM en fonction de 𝑑𝑉 𝑃𝑉
. Nul au MPP, il est
positif à sa gauche et négatif à sa droite.

Le principe de poursuite du MPP est illustré au moyen de l’équation suivante :

dPPV d V PV .I PV  dI
  V PV . PV  I PV (III-16)
dVPV dVPV dVPV

92
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

La caractéristique puissance-tension du GPV, permet d’écrire les conditions suivantes :

𝑑𝑃𝑃𝑉 𝑑𝐼 𝐼
 > 0 si 𝑑𝑉𝑃𝑉 > − 𝑉𝑃𝑉 ; le point de fonctionnement est à gauche du PPM.
𝑑𝑉𝑃𝑉 𝑃𝑉 𝑃𝑉

𝑑𝑃𝑃𝑉 𝑑𝐼 𝐼
 = 0 si 𝑑𝑉𝑃𝑉 = − 𝑉𝑃𝑉 ; le point de fonctionnement est sur le PPM.
𝑑𝑉𝑃𝑉 𝑃𝑉 𝑃𝑉

𝑑𝑃𝑃𝑉 𝑑𝐼𝑃𝑉 𝐼𝑃𝑉


 < 0 si 𝑑𝑉 < −𝑉 ; le point de fonctionnement est sur la droite du PPM.
𝑑𝑉𝑃𝑉 𝑃𝑉 𝑃𝑉

Le PPM peut être atteint en comparant à chaque instant la valeur de la conductance


𝐼𝑃𝑉 𝑉𝑃𝑉 avec celle de l’incrément de conductance 𝑑𝐼𝑃𝑉 𝑑𝑉𝑃𝑉 . La figure (III.23) montre
l’algorithme de cette méthode.

Début

Messure V(ki),I(ki)
ΔV= V(ki)-V(ki-1)
ΔI= I(ki)-I(ki-1)

ΔV=0

ΔI=0
𝛥𝐼
𝐼+ =0
𝛥𝑉
Non
Non
Oui
𝛥𝐼
Oui 𝐼+ >0 ΔI > 0
𝛥𝑉

Non Non

Incrémenter Vref Décrémenter Vref Décrémenter Vref Incrémenter Vref

Figure III.23 : Diagramme fonctionnel algorithme’’ d'incrémentation de la conductance’’.

L’un des avantages de cet algorithme est à précision et la vitesse de recherche du PPM
quand les conditions atmosphériques changent rapidement. Cet algorithme possède aussi des
désavantages, elle présente des difficultés de mise en œuvre due à la complexité du circuit de
commande et le calcul en temps réel de la dérivée nécessite un processeur de calcul rapide ce
qui engendre un temps d’exécution plus long. En Pratique, il existe une oscillation autour du

93
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

MPP qui est néanmoins inférieure à celle de la méthode de P&O [REI13]. Au final, avec une
optimisation de la méthode P&O, les rendements sont sensiblement égaux. Parmi les
méthodes de poursuite du Point de Puissance Maximale (PPM), nous avons choisi dans ce
mémoire l'algorithme P&O (Perturbe et Observe) qui est l’une des méthodes les plus utilisées.

III.2.6 Convertisseur DC/DC à MPPT thermoélectrique

Comme nous l’avons vu dans le chapitre II, un module thermoélectrique peut être
modélisé, d’un point de vue électrique, par un générateur de tension dont la tension à vide et,
dans une moindre mesure, la résistance interne varie en fonction de la température. Dans ce
cas, la puissance maximale est obtenue lorsque l’on réalise une adaptation d’impédance, soit
lorsque la résistance équivalente de la charge est égale à la résistance interne du module. De
plus, selon les caractéristiques de la charge sur laquelle le TEG débite, on peut trouver un très
fort écart entre la puissance potentielle du générateur et celle réellement transférée à la charge
en mode connexion directe [PAR16]. Afin d’extraire, à chaque instant, le maximum de
puissance disponible aux bornes du TEG et de la transférer à la charge, on utilise un étage
d’adaptation appelé : convertisseur MPPT [GAO16],[YAM13], [ESR07],[JAN15].

DC
GTE Charge
DC

VGTE IGTE

Commande
MPPT

Figure III.24 : Connexion GTE-charge à travers un étage d’adaptation.

Tous les algorithmes qui sont utilisées dans les systèmes photovoltaïques elles sont
appliquées dans les systèmes thermoélectriques, voir les références [MON14], [KAL13],
[HEI14]. Par exemple ; la figure (III.25) explique le principe de commande MPPT de type
P&O appliquée au système thermoélectrique, elle représente la variation de la puissance en
fonction de la tension du générateur thermoélectrique. On voit que, si suite à une perturbation

94
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

de tension, la puissance GTE augmente, la direction de perturbation est maintenue. Dans le


cas contraire, elle est inversée pour reprendre la convergence vers le nouveau MPP [MON15].

PPPM
PPM

∆P<0
PGTE(W)

∆P>0

∆V>0 ∆V>0

VPPM
VGTE(V)
Figure III.25: Application de l’algorithme P&O sur la caractéristiques PGTE(V).

Nous comparons aussi le comportement du GTE sans et avec l’algorithme de MPPT


dans le cas ou il alimente une charge dynamique variable.

2 20

1.5
Charge(Ohm)

15
Power(W)

1 10
R=0.2981Ω
0.5 5

0 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(S) Temps(S)
(a) (b)

5
4
10
Courant(A)
Tension(V)

3
2 5
1
0 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(S)
(c) (d)
Figure III.26:(a) variation de la charge avec une valeur optimale Ropt=0.2981Ω., (b)
l’influence de la charge sur la puissance sans et avec MPPT. (c) l’influence de la
charge sur la tension sans et avec MPPT, (d) l’influence de la charge sur le courant.
sans et avec MPPT.

95
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

III.2.7 Critères d’évaluation d’une commande MPPT

Le rendement d'un système photovoltaïque ou thermoélectrique ce n’est pas le seul


paramètre qui montre la performance d'un commande MPPT, il y'a d’autres critères qui
présentés dans la suite [CAB08], [PAS06] :

 Simplicité et Cout

Une commande MPPT doit avoir un niveau de simplicité important favorisant une
faible consommation et donc un coût de développement raisonnable pour que sa présence
compense le surcout généré.

 Réponse dynamique

Une commande MPPT doit avoir un bon comportement en dynamique afin de pouvoir
piloter l’étage d’adaptation et assurer que la recherche du nouveau PPM, suite aux
changements d’éclairement ou de température, soit faite le plus rapidement possible.

 Flexibilité
Une commande MPPT doit être précise et stable quelles que soient ses conditions
d’utilisation. C'est-à-dire qu’elle ne doit pas être conçue pour fonctionner pour un seul type de
panneau. Elle doit être la plus universelle possible, capable de fonctionner avec des panneaux
de différentes technologies sans trop de modifications, tout en gardant le même taux de
précision et de robustesse.

 Compétitive sur une large gamme de puissance

La commande MPPT est dite compétitive si le PPM est atteint avec une erreur statique,
correspondant à la position du point de fonctionnement par rapport au PPM, relativement
faible sur une large gamme de puissance.

III.2.8 Description du système GPV/GTE à base d’un convertisseur Boost

Dans cette partie, on s’intéressera à l’application de la loi de commande perturb and


observe pour la chaine de conversion du système PV et du système TE utilisant un
convertisseur Boost .La figure (III.27) 1illustre un système photovoltaïque/thermoélectrique
adapté par un hacheur de type Boost alimentant une charge résistive Rch. L’inductance et les
capacités (Li, Ce, CS) sont utilisées pour filtrer le courant et de minimiser le taux d’ondulation
de la tension à l’entrée et à la sortie des convertisseurs. En outre, l’inductance Li, qui stocke
l’énergie sous forme magnétique avant de la restituer au rythme du découpage, assure le

96
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

transfert d’énergie d’une façon continue de l’entrée vers la sortie. Le réglage de la tension de
sortie se fait par action sur le temps de conduction de l’interrupteur (rapport cyclique α)
[SOL08] ,[ATT14], [ELG13], [FAV14].

Di
Li
Ii IL IS

GPV
Vi Ce K CS Vs Rch
/

GTE

Figure III.27: Système photovoltaïque/thermoélectrique suivi par un hacheur de type Boost.

III.2.8.1 Modèle mathématique de l’hacheur survolteur

Pour obtenir le modèle mathématique du convertisseur, il faut l’étudier dans les deux
phases de fonctionnement (K fermé, et K ouvert) [MEN16].
Le système d’équations qui régit le convertisseur à l’état « ON » est présenté ci-après :

 dVi t 
 I Ce t   C e dt  I i t   I L t 
 dVS t 
 I CS t   C S   I S t  (III-17)
 dt
 V t   L diL t   V t 

L i i
dt

Ainsi, le système d’équations qui régit le convertisseur à l’état « Off» est donnée par :

 dVi t 
 I Ce t   C e dt  I i t   I L t 
 dVS t 
 I CS t   C S  I L t   I S t  (III-18)
 dt
 V t   L dI L t   V t   V t 
 L i
dt
i S

97
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

A partir des deux systèmes d’équations précédents (III-17) et (III-18), le modèle


mathématique du hacheur Boost est déduit par :

 dVi t 
 I L t   I i t   C e dt
 dVS t 
 I S t   1   I L  C S (III-19)
 dt
dI
 V t   L L  1   V
 i i
dt
S

III.3 Résultats de Simulation pour le système PV

On va choisir dans ce travail le générateur PV, composé de 36 cellules solaires. Les


caractéristiques électriques de ce panneau photovoltaïque sont données par le tableau présenté
dans le chapitre I. Les simulations ont été exécutées en appliquant séparément des variations
de la température et d’irradiation.
La figure (III.28) représente la batterie de tests à effectuer sur l’algorithme à savoir :
 En figure (III.28-a) pour tester la réponse de l’algorithme (P&O), nous allons imposer
une variation de la charge dans le temps entre 50Ω et 70Ω selon une rampe et des
échelons. Cela nous permettra de reproduire une variation réelle de la charge qui ne
peut guerre être contrôlée par le système mais sa variation est aléatoire. La charge est,
dans un premier temps, fixée à 50 Ω durant 0.1s suivie d’une variation linéaire jusqu'à
0.2s. Fixe de 0.2 à 0.3s et au-delà la charge va subir une variation en baisse pour tester
la robustesse d’algorithme.
 En figure (III.28-b), on procède au test de la variation du niveau d’irradiation solaire
selon une loi linéaire et des échelons. Initialement fixé à 1000W/m² entre 0s et 0.1s, il
subira une diminution linéaire jusqu'à 900 W/m² durant 0.1s qui traduit un passage de
nuage ou carrément une présence passagère d’ombrage. Le reste du temps est alloué à
des variations en échelons.
 L’influence de la température sur le comportement de l’algorithme est consignée en
figure (III.28-c). une variation de température en échelon et rampe de 25C° à 60 C°.

98
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

1100
70
1000

Irradiation(W/m²)
charge (Ohm)

900
60
800
50 700

0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 600


0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
temps (s) temp(s)
(a) (b)

60
Temperature(C°)

50

40

30

20
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (s)
(c)

Figure III.28: (a) variation de la charge, (b) variation de Eclairement et (c) variation de la
Température

III.3.1 Comportement du système face à un changement de l’éclairement

Nous avons choisi de mettre le système photovoltaïque sous des conditions atmosphériques de
température ambiante constante (T = 25°C) et un rayonnement qui subie une variation et qui suit le
profile de la figure (III.28-b).Les figures (III.28-a), (III.28-b) et (III.28-c) montrent l’évolution de la
puissance du GPV, sa tension et son courant, respectivement.
Nous remarquons que l’algorithme (P&O) présente une perte de puissance suite à un
changement brusque de l’éclairement voir la figure (III.29-a). D’un autre côté, l’inconvénient
majeur de cet algorithme est les pertes d’énergie et les oscillations autour de la valeur
optimale, néanmoins, les ondulations de la tension et du courant sont importantes voir les
figures (III.29-b et III.29-c).

99
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

80 25

60 20
Puissance(W)

Tension (V)
15
40
10
20
5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
Temps (s)

(b)
(a)

3
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)

(c)

Figure III.29: Réponse d’algorithme MPPT (P&O) pour une variation de l’ensoleillement
et une température constante.

III.3.2 Comportement du système face à un changement de température

Il est très important de tester les performances de la commande, par rapport à d'éventuelles
variations de température. L’ensoleillement est maintenue constant à 1000 W/m2 et la
température est variable celons la figure (III.28-c).
La figure (III.30) montre que le système répond convenablement à la variation de la
température, avec qu’il y’ait de chute de puissance à l’instant de augmentation brusque de la
température (III.30-a).

100
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

25

60 20
Puissance(W)

Tension (V)
15
40
10
20
5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temp(s) Temps (s)
(a) (b)

3
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
(c)

Figure III.30: Réponse d’algorithme MPPT (P&O) pour une variation de température et
l’ensoleillement constante.

III.4 Résultats de Simulation pour le système GTE

Nous avons réalisé une série de simulation sur un générateur thermoélectrique de type
HZ-20 comprenant 72 thermocouples raccordés en sérié. En général le test de l’algorithme
MPPT est réalisé en leur appliquant de variation rapide de gradient de température de surface
sous forme d’échelon, cette grandeur externe influençant fortement sur la puissance maximale
fournie par le GTE.

III.4.1 Comportement du système pour un gradient de température constante

Dans ce test, le gradient de température et la charge sont maintenus constants on prend


les valeurs ; ∆T= 200°C et Rch=3Ω respectivement.

101
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

20 6

15
Puissance(W)

Tension (V)
4
10
2
5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)
(a) (b)

15
Courant (A)

10

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)
(c)
Figure III.31:Réponse d’algorithme MPPT P&O, a) la puissance du GTE, b) la
tension du GTE, c) le courant du GTE.

On remarque qu’il existe une relation de proportionnalité entre la puissance et le


gradient de la température. La figure (III.31-a) représente la puissance de sortie du GTE qui
va augmenter rapidement jusqu'au niveau de 19W où elle se stabilise, ainsi elle présente une
oscillation importante autour du point de la puissance maximale. On constate que les courbes
de la tension et du courant présentent des oscillations dans le régime permanant.

III.4.2 Comportement du système pour un gradient de température variable

Le second test est réalisé cette fois-ci en fixant la charge Rch=3 Ω et en variant le
gradient de température Comme selon un échelon comme le montre dans la figure (III.32-a).
Nous constatons bien que l’augmentation de gradient de température se traduit
directement par une augmentation de la puissance produite par le GTE avec d’augmentation
de courent et de tension et inversement qu’une baise du gradient de la température se
répercute par une réduction de la production. Ainsi on constate que les courbes de puissance,
de tension et du courant présentent des oscillations dans le régime permanant.

102
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

variation de la gradient de température (°C)

30
240

Puissance(W)
20
220

10
200

0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0


Temps(s)
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)
(a) (b)

5 15

4
Courant(A) 10
Tension(V)

2
5
1

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)

(c) (d)

Figure III.32: Réponse d’algorithme MPPT P&O pour un gradient de température


variable.

III.5 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons mis en évidence les problèmes dus à la connexion directe
entre GPV ou un GTE et la charge. Dans ce sens, et dans le but d’optimiser la puissance
fournie par le GPV ou GTE, un étage d’adaptation doit être introduit entre la source et la
charge. Cet étage d’adaptation doit être associé à une commande de recherche du point de
puissance maximum. Nous avons aussi présenté la constitution du système photovoltaïque
pour le cas d’un étage d’adaptation DC-DC puis pour le cas d’un étage d’adaptation DC-AC.
Différentes topologies de convertisseurs DC/DC non isolés ont été étudiées. La structure de
type Boost a été adoptée pour sa simplicité et son gain en tension relativement plus élevé.
Quelques méthodes de poursuite de la puissance maximale citées dans la littérature sont
présentées. Nous avons en particulier procédé à l’étude de la technique perturb and observ
(P&O). Dans le but d’étudier le comportement du système photovoltaïque par rapport aux

103
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique

variations climatiques, nous avons simulé au début le système pour différentes valeurs de la
température ou/et de l’ensoleillement ; ensuite nous avons étudié le cas où ces variations sont
brusques. Nous avons aussi étudié dans la deuxième partie le comportement du système
thermoélectrique face à la variation du gradient de température. Nous avons montré que
l’algorithme P&O est simple à la mise en œuvre et son rendement est élevé, mais elle présente
des problèmes d’oscillations autour du PPM. La commande MPPT (P&O) basée sur passivité
présentant de meilleures performances par rapport aux autres sera décrite en détail dans le
chapitre suivant.

104
Chapitre IV
La commande MPPT basée sur
la passivité
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

IV. 1 Introduction
Dans le chapitre précédent, nous avons montré que l’algorithme P&O est simple à la mise
en œuvre et son rendement est élevé, mais elle présente des problèmes d’oscillations autour du
PPM car la recherche doit être répétée périodiquement pour obliger le système à osciller autour
du PPM. En plus, et pour des variations brusques des conditions climatiques ou/et de la charge,
cette méthode présente parfois des erreurs d’interprétation dans la direction qu’il faut suivre pour
atteindre le PPM.
Pour remédier aux différents problèmes liés à la commande P&O, Nous allons nous baser
sur ce dernier pour développer notre propre algorithme de maximisation de puissance basée sur
la passivité, en but de minimiser le phénomène d’oscillation autour du point optimum présent
dans la méthode perturbe and observe seul et par voie de conséquence une réduction énorme des
pertes de puissance. Cette technique est appelée algorithme P&O/PBC. Il nous faudra tout
d’abord rappeler et analyser les objectifs de cette stratégie de commande.

IV. 2 Rappels de quelques concepts de la stabilité

Il y a deux approches possibles pour la commande d'un système non linéaire :


La première : vise la linéarisation du système à commander, afin de profiter des techniques de
l’automatique linéaire. Cette linéarisation est réalisée, moyennant des approximations.
La deuxième : cette approche consiste à trouver une fonction de commande dite de Lyapunov
garantissant certaines performances pour le système en boucle fermée, actuellement la plupart
des techniques de commande utilisent cette approche [MUL06], [BAA10].
D’une façon générale, les systèmes non linéaires sont les plus difficiles à étudier parce
qu’il est délicat d’en faire l’étude dans le domaine fréquentiel (fonction de transfert difficile a
exploiter).

IV.2.1 La stabilité des systèmes non linéaires

D’une manière générale, on peut définir la stabilité comme la capacité d’un système
physique à revenir à l’équilibre lorsqu’il est perturbé légèrement. La stabilité est une notion
relativement intuitive. Il est cependant difficile d’en donner une définition précise. Plusieurs
définitions de la stabilité peuvent être proposées, stabilité BIBO, stabilité MIMO, stabilité au
sens Lyapunov…etc [YEG06], [TOU10].

IV.2.1.1 Notion intuitive de la stabilité

Nous allons considérer le système décrit par [ZOG14] :

106
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

x  f x , x   (IV.1)

Une notion qui est primordiale dans l’étude de la stabilité est la notion de point
d’équilibre. L’état x e est appelé état d’équilibre où point d’équilibre pour le système x  f x  si

lorsque x e vérifié l’équation ; f xe   0 .


La stabilité d’un point d’équilibre d’un système consiste à toujours à observer que son
évolution reste proche du point d’équilibre lorsqu’on s’en écarte d’un certain voisinage dans le
domaine de stabilité [YEG06], [JOU02], [ELL12].

IV.2.1.2 Stabilité asymptotique

La stabilité asymptotique, en plus de garantir la condition précédente, indique que le


système reviendra exactement au point d’équilibre, au bout d’un temps éventuellement infini, si
on s’en écarte « légèrement » [TOU12],[BOU15].
Le point d’équilibre x e est :

 Stable

   0 ,    0 : x0  xe    xt   xe   (IV.2)

 Asymptotiquement stable si :

  0 : x0  xe    lim t  xt   xe (IV.3)

Figure IV.1 : Illustration de la définition intuitive de la stabilité.

107
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

IV.2.1.3 Stabilité au sens de LYAPUNOV

Par définition, la stabilité signifie que si un système est en équilibre, il restera dans cet
état quand le temps varie. L’analyse de la stabilité au sens de Lyapunov consiste en l’étude des
trajectoires du système quand l’état initial est proche d’un état d’équilibre [MUL06].
Un système est stable au sens de Lyapunov, si :

  0 ,    0 , x0  xe    xt, x0   xe   , t  0 (IV.4)

Avec :
x 0 : Condition initiale du système.

IV.[Link] Fonction de Lyapunov

Une fonction de Lyapunov est un candidat de Lyapunov, à savoir une fonction continue
H  x  telle que [MUL06], [HAC12] :

H  x   0,  x  0, H  x   0, x  0 (IV.5)

Ayant en plus la propriété :

H  x   0 ,  x  0, H  x   0, x  0 (IV.6)

IV. [Link] Méthode directe

Seconde méthode de Lyapunov, dite aussi méthode directe [HAC12] ;


 Si une fonction de Lyapunov existe pour un système donné alors ce système est
stable.
 Si la fonction de Lyapunov est strictement décroissante, c’est-à-dire que
H  x   0,  x  0, alors la stabilité est en plus asymptotique.

IV.3 La commande basée sur la passivité (PBC)

La commande basée sur la passivité (PBC) est une technique bien établie pour la
commande des systèmes mécaniques. Cette dénomination a été introduite pour la première fois
par Ortega pour définir une méthodologie de conception de commandes assurant la stabilité des
systèmes en les rendant passif [BYR91], [MAS05].
Le principe de base de la PBC consiste à modifier l'énergie totale du système afin de
stabiliser un point d’équilibre, on vise une fonction d’énergie positive définie pour qu’elle agisse
à titre de fonction de Lyapunov en lui rajoutant un terme d'amortissement pour améliorer la

108
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

réponse transitoire et atteindre la stabilité asymptotique. En plus, si cette commande est capable
d’injecter un terme dissipatif additif au système, alors la convergence à l’état désiré peut être
améliorée par rapport à celle atteinte avec dissipation fournie par le système. Les techniques de
contrôle par passivité les plus utilisées sont la technique par injection d’amortissement de type
Euler Lagrange passivity based control (EL-PBC) et Interconnexion and Damping Assignment
Passivity-Based Control (IDA-PBC) [AZI10],[TOU12].
Pour aborder la passivité, il faudra ensuite introduire les notions d’entrée u   m et de

sortie y   m du système car nous verrons qu’un système sera dit passif s’il est dissipatif pour la

vitesse d’injection s p u, y   u T y .Avant de présenter d’un point de vue mathématique les
définition et propriétés de la passivité, nous allons aborder un exemple simple de système passif
afin d’éclaircir ce concept.

i(t) Li
Rc
Vi(t)
C

Figure IV.2 : Circuit RLC série.

En appliquant la loi de Kirchoff au circuit RLC série de la figure (IV.2), nous obtenons
facilement son comportement dynamique :

dit 
t
Vi t   Rc it   it  dt  Li
1
C0 dt
(IV.7)

Qui nous donne en multipliant le tout par it  :

 
  t

2 
L
Vi t i t   Rc i t     i t  dt   i t  (IV.8)
2 d  1 i 2

dt 2C  0
 
  2  
   
 V

T

Où V, T et H désignent respectivement l’énergie électrique emmagasinée dans le condensateur C,


l’énergie magnétique emmagasinée dans l’inductance Li et l’hamiltonien du système. En
intégrant l’équation (IV.7) de 0 à t, nous obtenons l’équation de l’équilibre des énergies :

109
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

t t

 V t it dt   R i t dt  


H t   
H 0
2
i c (IV.9)

0

0 disponible initiale
fournie dissipée

Si nous prenons u = Vi comme entrée et y = i comme sortie (ou inversement), alors le


système : u  y , est passif.

IV. 3.1 Fonction de stockage

Supposons qu’il existe une fonction continue H  t   0 , on appelle fonction de stockage du

système d’entrée u t  et de sortie y  t  , la fonction donnée par le théorème suivant [MEL13]:

T
H T   H  0    y T t  u t  dt (IV.10)
0

Pour toutes fonctions u , et tout T  0 et tout H  0  .Alors le système d’entrée u  t  et de

sortie y  t  est passif.

IV.3.2 Système dynamique passif

Une extension mathématique de la notion de passivité est possible pour une large classe
des systèmes. Lorsque le système comporte une partie dynamique, certaines variables d’état sont
associées au système, le produit de l’entrée par la sortie (u,y) ne suffit plus pour caractériser la
passivité, en effet, la puissance peut être emmagasinée dans les éléments dynamiques comme
elle peut également être restituée à l’entrée du système [BAA10] ,[ MEL13].

IV.3.2.1 Définition différentielle et équation énergétique d’équilibre

On peut dire qu’un système dynamique est passif si l’énergie fournie à ce dernier est divisée en
deux tranches : l’une stockée à l’intérieur et l’autre dissipée, mathématiquement on a :

 ut . yt  dt  H xt , t   g xt , t 


0
(IV.11)

Énergie fournie = Énergie stockée + Énergie dissipée.


Avec :
H  t  : est la fonction de stockage.
Rxt ,t  : est une fonction positive qui capture les effets de dissipation.
En termes de puissance on obtient :

110
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

H t   u t . y t   g t  (IV.12)

Un système est passif si sa puissance stockée est inférieur à la puissance fournit à son entrée :

H t   u t . y t   g t  (IV.13)

Cette définition de la passivité est appelée ‘’définition différentielle’’.

IV.3.2.2 Définition intégrale

S’il existe    ,     , les fonctions : H   et g  0 tel que si : H  u T y  g et


   ,     ;
Alors ; la définition intégrale suivante est satisfaite :

 

0 u t  yt  dt  
T


   (IV.14)
 H  u T t  y t  dt  g dt  
 0 0

IV.3.3 Propriété des systèmes passifs

L’immense avantage des systèmes passifs est leur plasticité lors de connexion en tout
genre. En effet, ces systèmes se comportent très bien lors de connexion en série, car les systèmes
agissent en quelque sorte indépendamment de leur connexion. Mais ils se comportent également
très bien lors de connexion à la fois en parallèle et en rétroaction. Ce dernier cas est important
lors d’association de sous-systèmes passifs en retour de sortie [BAA10], [MEL13].

IV.3.3.1 Connexion parallèle

Lors d’une connexion parallèle de deux systèmes passifs avec les fonctions de stockage
interne et de dissipation du système H i , g i respectivement, la passivité est préservée [TOU11]:
Selon la figure (IV.3) et d’après la définition différentielle on a :

H 1  u1T y1  g1

H 2  u 2T y 2  g 2

H  H 1  H 2  u1T y1  u 2T y 2  g1  g 2

111
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

 u T y1  u T y 2  g1  g 2

 u T  y1  y 2   g1  g 2

 uT y  g

H  u T y  g (IV.15)

Système passif, avec : g  g1  g 2  0

u1 y1
H 1 , g1
y
+
u +
u2 y2
H2 , g2

Figure IV.3: Connexion parallèle.

IV.3.3.2 Connexion par rétroaction

Etant donné que lors de la connexion par rétroaction les deux systèmes interagissent
d’amont en aval et ceci à l’infini. La passivité est donc maintenue [TOU11], [CER06].
Soit donc la connexion par rétroaction négative de la figure (IV.4).

H 1  u1T y1  g1

H 2  u 2T y 2  g 2

H  H 1  H 2  u1T y1  u 2T y 2  g1  g 2

 
 u T  y 2T y1  u 2T y 2  g1  g 2

 u T
 y y
T
2 1  y1T y 2  g1  g 2

H  u T y  g (IV.16)

Système passif, avec : g  g1  g 2  0

112
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

u u1 y1
H 1 , g1
+ y
-

u2 y2
H2 , g2

Figure IV.4: Connexion par rétroaction.

IV.4 Structure de Dirac Figure III.5: Connexion parallèle.

Dans le domaine électrique les équations de kirchoff définissent une structure


géométrique dans l’espace des variables de puissance, que l’on appelle : structure de Dirac, elle
peut être associée a la conservation d’énergies dans les interconnexions des modèles de type
réseau.
La propriété de base d’une structure de Dirac est la conservation de l’énergie : la structure
de Dirac relie les différentes variables de ports (flux et effort) de telle sorte que la puissance
totale e T f est égale à zéro. Pour définir la notion de structure de Dirac pour les systèmes de

dimension finie, nous commençons avec un espace de variables de puissance F  F * .On appelle
F l’espace des flux dont les éléments sont désignés par f  F et sont appelés vecteurs de flux.
L’espace des efforts est donnée par l’espace dual linéaire  : F * et ses éléments sont désignés
par e   .L’espace total de variables de flux et d’effort est et sera appelé l’espace des variables
de ports. Dans cet espace de variables de ports, nous définissons la puissance par :

P  e f ,  f , e  F   (IV.17)

Avec :
 e f  : Désigne le produit de dualité, autrement dit, la fonction linéaire e  F * agissant

sur f  F .

Propriété 1
On considère un espace linéaire F de dimension finie avec   F * .un sous-espace
Di  F  F * est une structure de Dirac si :

1.  e f  0 , pour tout  f , e   Di .

2. dim Di  dim F

113
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Propriété 1 correspond à la conservation de puissance et exprime que la puissance totale dans


une structure de Dirac est égale à zéro.

Propriété 2 (Représentations noyau et image)


Toute structure de Dirac D  F  F * peut être écrite en représentation noyau :

D   f , e  F  F * Ff  Ee  0 (IV.18)

Où F : F  V x et E x : F  V sont des applications linéaires tel les que :

 Ex F T  F Ex  0
T

 rangEx F   dim F

et où V est un espace linéaire de même dimension que F .Ainsi, D peut également être écrite
sous forme de représentation image :


Di   f , e  F  F * f  E T  , e  F T  ,   n  (IV.19)

Exemple d’interconnexion (Point matériel soumis à une force externe)


Nous présentons un exemple élémentaire d’interconnexion en utilisant la structure de Dirac.
On considère un point matériel de masse qui se déplace à une vitesse, et on lui applique une force externe
voir la figure (IV-5).

F
M
v

Figure IV.5: Point matériel soumis à une force externe.

Ce système dynamique est décrit par les variables :

x  P ,

Avec :

P  m v Et la fonction d’énergie : H P  
1 2
P .
2m
Les éléments de la structure de Dirac sont :

  p , e P   P H P  
P
f p
 v, e  F , f  vF .
m
Avec :
v F : est la vitesse du point lorsque la force est lui appliqué.

114
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Les lois physiques d’interconnexion :

P  F , v  v F
Les deux lois d’interconnexion peuvent être écrites sous la forme de la structure de Dirac avec :

0  1  p  1 0  v 
1 0   v F   0 1  F   0 (IV-20)

     
F'  p E'  p

Satisfais la relation :

FEx  Ex F T  F  F T  0
T
(IV-21)

IV.5 Système Hamiltonien commandé par port (PCH)

Une nouvelle approche de modélisation qui s’appuie sur la structure Hamiltonienne


Commandée par Port, permet de décrire de manière naturelle les structures physiques et les
propriétés fondamentales des systèmes (lois de conservation, termes de dissipation...). La
modélisation sous forme PCH incorpore les concepts d’énergie et de flux d’énergie et englobe un
ensemble plus large de systèmes que les modèles Lagrangiens et Hamiltoniens. La structure de
ces modèles permet d’identifier des caractéristiques intéressantes (structures d’interconnexion et
d’amortissement) des systèmes physiques qui peuvent être exploitées dans la synthèse de la
commande [ORT04], [KHA12].

Considérons le système non linéaire affine en la commande suivante :

x  f x   g x u (IV.22)

Ou x   n est le vecteur d’état, f(x) et g(x) sont des fonctions localement Lipschitz, u   m est
l’entrée de commande. L’approche PCH consiste, tout d’abord, à identifier la fonction d’énergie
naturelle du système que l’on nommera H(x) , puis de réécrire le système non linéaire (IV.32) en
fonction du gradient de la fonction d’énergie :
T
 H 
H  x    x  H x  .... H x  (IV.23)
 x1 x 2 x n 

Ainsi, la forme PCH du système initial (IV.23) est :

 x  J x   Rx H  g x  . u
 (IV.24)
 y  g T x H

115
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Ou :
x   n : Vecteur d’état de variables d’énergie.
H  x  :  n   Représente l’énergie totale stockée.

u, y   m : Les ports (entrées-sorties) de puissances variables.

J x  : est une matrice antisymétrique, J T x    J x  : est de dimension n × n


représentant les interconnexions entre les états.
Rx  : est une matrice symétrique semi-définie positive, Rx   R T x   0

IV.6 La commande Euler-Lagrange Passivity-Based Control


La commande par injection d’amortissement d’Euler-Lagrange exploite la propriété de
passivité des systèmes d’Euler-Lagrange. Elle permet d’assurer deux fonctions : premièrement,
d’annuler l’énergie potentielle V du système d’Euler-Lagrange considéré, afin de le stabiliser en
boucle fermée. Deuxièmement, de façonner son énergie cinétique T, afin d’assurer le suivi des
consignes sur les variables à commander [TOU09].
L’approche par le Lagrangien consiste à établir les grandeurs et fonctions d’Euler-Lagrange du
circuit :
– énergies cinétique et potentielle,
– fonction de dissipation de Rayleigh,
–entrées exogènes au système,
Le système est un système d’EL s’il satisfait l’équation (IV.25) [LOR96], [ACO05], [RAM96] :

d   Lq, q    Lq, q 
   QL (IV.25)
dt   q  q

Où :

Lq, q   T q, q   V q  (IV.26)

Est la fonction lagrangienne. T q, q  est l’énergie cinétique (ou Co-énergie) fonction que nous
supposons être de la forme :

T q, q   q D q q
1 T
(IV.27)
2
Ou ;

Dq    nn est la matrice d’inertie généralisée qui satisfait Dq   D T q   0 .

V q  : est la fonction potentielle, telle que V q   0 .

116
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Nous considérerons trois types de forces externes qui sont l’action des commandes, la
dissipation et l’interaction du système avec son environnement. Nous supposons que les
commandes varient linéairement comme M m u   n , M m   nm , est une matrice constante et

 F q 
u   n est le vecteur de contrôle. Les forces de dissipation sont de la forme  .
 q

Ou ;

F q  est la fonction de dissipation de Rayleigh qui par définition satisfait :

F
q T q   0 (IV.28)
q
Les forces externes s’écrivent :
F q 
QL    Q  M m u (IV.29)
 q
Où :

Q ; modélise les effets de la perturbation.

L’équation du mouvement devient alors :

d  Lq, q   Lq, q  F q 


    Q  M m u (IV.30)
dt   q  q q

IV.6.1 Injection d’amortissement (DI)

Pour assurer que la trajectoire d’un système passif converge à ce minimum ou l’équilibre
est asymptotiquement stable, on est obligé d’injecter un amortissement comme indiqué dans
divers articles [RAM97], [JAA11].
Considérons un système dont le modèle général d’état, modèle d’Euler-Lagrange, est de la forme

D x  J x  R x  E e (IV.31)
Avec :
D : Matrice diagonale.
J : Matrice antisymétrique.
R : Matrice symétrique semi-définie positive.

La méthodologie de la commande par passivité consiste à rendre la boucle fermée


(strictement) passive caractérisée par une fonction de stockage désirée H d .

117
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Nous considérons qu’une fonction de stockage du système peut être choisie selon :

1 T
H x Dx (IV.32)
2
Alors, nous pouvons proposer comme fonction de stockage désirée :

1 ~T
Hd  x Dx (IV.33)
2
Ou :
~
x  x  xd (IV.34)
Avec :
x d : La valeur désirée de x .
~
x : L’erreur de x .
La dynamique de l’erreur du système associée à la fonction de stockage (IV.31) sera :

x  J ~
D~ x  Ee  D x d  J xd  R xd   RDI ~
x  Rd ~ x  (IV.35)

Cette dynamique est obtenue après avoir injecté l’amortissement nécessaire R DI .


Avec :
R  Rd  RDI (IV.36)
Ou :
R d : L’amortissement souhaité.

Cependant, ayant une matrice d’amortissement définie positive, il est possible de rendre la
boucle fermée strictement passive en prenant   0 .
Donc, La dynamique sera :

x  J ~
D~ x  Rd ~
x 0 (IV.37)

La dynamique de l’équation (IV.37) obéit à la stabilité conformément à l’équation (IV.38) :

H d  x    ~
x T Rd ~
x  0 , ~
x 0 (IV.38)

Ce qui permet de déduire la loi de commande :

D x d  J x d  R x d  RDI ~
x  e (IV.39)
Avec :

R DI et D sont deux matrices diagonales à coefficients positifs.

118
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

IV.6.2 La commande basée sur la passivité à assignement d’interconnexion et


d’amortissement (IDA-PBC)
La commande par injection d’amortissement d’Euler-Lagrange offre la possibilité de
maintenir l’énergie potentielle d’un système à zéro, et d’asservir son énergie cinétique, mais ne
permet pas de suivre les variations de celle-ci. Une méthode alternative existe, exploitant elle
aussi les propriétés de passivité : l’Interconnection and Damping Assignment Passivity-Based
Control (IDA-PBC) [ORT04].
L’idée de base de cette technique est de, en conservant la structure PCH du système avec
dissipation, assigner la fonction de l’énergie en boucle fermée en modifiant les matrices
d’interconnexions et d’amortissements. Autrement dit, la dynamique désirée du système a une
forme PCH [SCH02].

IV.6.2.1 la méthodologie de IDA-PBC

L’IDA-PBC a été introduit dans [ORT99], comme une procédure de commande des systèmes
physiques décrits par le modèle PCH de la forme (voir équation (IV.24)).
L’objectif de la synthèse d’une commande IDA-PBC est de poursuivre l’Hamiltonien Hd,
c’est-à-dire l’énergie interne totale du système, désiré à chaque instant, pour maintenir un point
d’équilibre choisi x e . Elle est définie par [ORT04], [KHA12], [CRO14] :

H d x   H x   H a x  (IV.40)

Dans ce but, la dynamique et la dissipation désirées pour le système sont imposées, en


choisissant respectivement la forme de la matrice anti-symétrique :

J d x   J x   J a x  (IV.41)

Les coefficients de la matrice de dissipation :

Rd  x   R  x   Ra  x  (IV.42)
Avec :
H a x  : L’énergie garantie par le contrôleur en boucle fermée.

Et en supprimant g(x,u). Cela permet d’obtenir le modèle PCH du système souhaité en boucle
fermée, qui s’exprime par :

 x  J d x   Rd x H d
 (IV.43)
 y  g T x H d

119
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Soit le système non linéaire décrit par (IV.22), que l’on veut stabiliser autour d’un point
d’équilibre xe   n . Supposons l’existence des matrices suivantes : g   x  est telle que

g  x .g x   0 . J d  x    J dT  x  , Rd  x   RdT  x  comme étant les matrices d’interconnexion et

d’amortissement désirées.
La fonction d’énergie desirée H d x  a son minimum au point d’équilibre désiré, ainsi :

xe  arg min H d x  (IV.44)


Avec :
xe   n : est un point d’équilibre (localement) stable.

Le système (IV.22) en boucle fermée avec la commande u , telle que :

 
u  g T x . g x  g T x  J d x   Rd x  H d  f x 
1
(IV.45)

Il est asymptotiquement stable si, x e est un minimum isolé de Hd(x) et que le plus grand
ensemble invariant du système en boucle fermée (IV.43) contenu dans :

x   , H
n
d T Rd xH d 
0 (IV.46)

est égal à x e .

IV.6.2.2 Les techniques de IDA-PBC

On a proposé plusieurs techniques dans la littérature :

IV.[Link] IDA-PBC non parametrisé

Les matrices de structure et d’amortissement ( J d  x  et Rd  x  ) sont fixées, le système

d’équation ainsi obtenu est multiplié par une matrice annulative à gauche de g x  et les
équations aux dérivées partielles sont alors résolues [ORT02].

IV.[Link] IDA-PBC algébrique

On détermine tout d’abord la fonction Hamiltonien désirées H d (par exemple une


fonction quadratique en termes d’erreur) et alors on résoudre les équations algébriques obtenues
pour J d  x  et Rd  x  [ORT04].

120
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

IV.[Link] IDA-PBC paramétrique

S’applique principalement pour les systèmes mécanique sous actionnés. La connaissance


de le structure de la fonction Hamiltonien désirées H d est utilisée pour avoir la solution plus

facile des équations aux dérivées partielles qui donnant des contraintes sur J d  x  et Rd  x 
[ORT04].

Exemple I (système non linéaire)

On considère le système non linéaire suivant [ARN06]:

 x1   x1   x 22
 (IV-47)
 x 2   x1 x 2  u
Avec :

 0 .

Nous écrivons le système (IV-47) sous la forme de PCH :

x  J  R  H  g u (IV-48)

Avec :

 0 x2  1 0 0
J  R g 
0  
, ,
 x 2 0 0 1

Ainsi ;

H x  
1 2 1 2
x1   x2 (IV-49)
2 2

L’objectif de commande est de réguler, par exemple, x 2 à une valeur désirée x 2d .


L’équilibre correspondant à l’équation (IV-47) est donnée par :

   
x1*   x2d , u *   x2d .
2 3

En utilisant la technique IDA algébrique, nous écrivons l’équation (IV-47) comme suit :

x   J d  Rd  H d (IV-50)

Avec :

121
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

 0  x  1 0
Jd    , Rd   
   x  0  0 r 
Et

H d x  
1
2

x1  x1* 
2

1
2

x 2  x 2d 2
(IV-51)

Où :

  x1 , x 2  est une fonction qui sera déterminée par l’équation matricielle (IV-52).
  0 , r  0 sont des paramètres ajustables.

J  R H  g u  J d  Rd  H d (IV-52)

A partir de la première ligne de l’équation matricielle (IV-52) on obtient :



 x1   x 22   x1  x1*   
x 2  x 2d  (IV-53)

Nous pouvons en déduire :



 x1 , x 2  
x2  x d
 x 2
2  
 x1*    x 2  x 2d  (IV-54)
2

En substituant ceci dans la deuxième ligne de l’équation matricielle (IV-52) on a :


 x1 x 2  u   x1  x1*   r

x 2  x 2d  (IV-55)

Alors la commande u est écrit par :


u  x1 x 2    x1  x1* x 2  x 2d   
r
x 2  x 2d  (IV-56)

Cette commande représente un système hamiltonien en boucle fermé avec  J d , Rd , H d  , et qui a

( x1* , x 2d ) point d'équilibre globalement asymptotiquement stable.


Les Figures ci-dessous montrent le comportement du système contrôlé par la commande
IDA-PBC pour différentes valeurs de r et  (   2 et x 2d  1 ).

122
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

gamma=1 r=1
4 4
r=0.5 gamma=0.1
r=1 gamma=1
3 r=5 3 gamma=3

x1
2
x1

1 1

0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
temps(s)
temps(s)
(a) (b)
Figure IV.6: Comportement de x1,a) pour différentes valeurs de r et gamma=1,b) pour
différentes valeurs de gamma et r=1.

gamma=1 r=1
3 5
r=0.5 gamma=0.1
2.5 r=1 4 gamma=1
r=5 gamma=
2 3
x2

1.5
x2

1 1

0.5 0

0 -1
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
temps(s) temps(s)

(a) (b)

Figure IV.7: Comportement de x2,a) pour différentes valeurs de r et gamma=1,b) pour


différentes valeurs de gamma et r=1.

Les figures (IV.6) et (IV.7) montrent le comportement de x1 et x2 pour différentes valeurs


d’amortissements ‘r’ et ‘gamma’. Il a noté que pour une valeur plus élevée de r, le transitoire
devient plus amortie, ce qui donne une interprétation physique de la matrice rd .

IV.7 Schéma proposé du MPPT perturb and observ basée sur la passivité
(P&O/PBC)

L’algorithme P&O atteint le point de puissance max (MPP) après plusieurs itérations mais
son temps de réponse est grand. On propose dans ce qui suit d’ajouter un block de PBC pour
accélérer le temps de réponse et éliminer l’erreur statique en régime permanent. Le schéma du
MPPT proposé est représenté sur la figure (IV.8). Dans ce schéma MPPT(P&O) est utilisée pour
trouver la tension optimale, en comparent avec la tension de GPV ou GTE par le bloc de PBC

123
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

afin de produire le signal du rapport cyclique permettant de commander le hacheur Boost pour
fonctionner le plus souvent possible au PPM [TOU17].

GPV La
/ DC/DC
Vi charge
GTE

Ii Vi

P&O
Vref α
PBC

Figure IV.8: Le schéma du MPPT proposé.

IV.7.1Modèle d’Euler-Lagrange du convertisseur Boost (Injection d’amortissement)

Le schéma du convertisseur Boost est redonné dans la figure (III-12). Pour l’expression du
lagrangien, les de charge dans les inductances q L et dans les condensateurs q C sont données
par [JAA11], [RAM97], [TAN08]:

q 
q   L  (IV.57)
 qC 

Après avoir définie les fonctions caractéristiques d’Euler-Lagrange pour chaque


configuration du circuit, selon l’état du commutateur ouvert et fermé, nous pouvons, en les
combinant, déduire un ensemble d’expressions globales pour le système en commutation. En
remplaçant α par 0 ou 1, nous obtenons les relations suivantes pour le convertisseur Boost :


T q   Lq L2
1
 2

V q  
1 2
 qC
 2C S
 (IV.58)
 F q   Rch 1   q L  q C 
1 2

 2
  Vi 
 E e   
 0

124
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Où T et V sont les énergies cinétique et potentielle respectivement, F la fonction de

dissipation de Rayleigh qui représente la puissance dissipée, et E e le vecteur des entrées

exogènes. Le terme V i remplace la tension d’alimentation du V PV pour le système

photovoltaïque et VGTE pour le système thermoélectrique. Le Lagrangien peut ensuite être


définie, à partir des énergies cinétique et potentielle, par :

1  2 qC2 
L q, q   T q   V q    Lq L   (IV.59)
2  C S 

La représentation dynamique du système en commutation sera alors régit par:

d  L  L F
    QL  
dt  q L  q L q L
(IV.60)
d  L  L F
    QL 
dt  q c  qc q c

Ce qui permettra d’avoir :

 q 
  1    C 
 Li qL   CS   Vi 
   (IV.61)
 q C   qc   0 
 1   q L  R C 
 ch S 

Un changement de variable nous permettra d’expliciter notre système. Pour cela notre choix est
fait sur les nouvelles variables d’état ci-après :

 q 
 x1   L   iL 
x      q c   V  (IV.62)
 x2   C   S
 S 

En combinant les équations (IV.61) et (IV.62) nous pouvons avoir :

 0  1   
 Li 0   V 
  x   1 x   i  (IV.63)
1     0
0 Rch   
CS 

Le modèle d’état (IV.63) est mis sous une forme simplifiée et plus informative du point de vue
énergétique conformément à l’équation (IV.31). Ainsi le système (IV.63) devient :

125
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

 0  1     0 0 
 Li 0    V 
  x      0  1   x   i  (IV.64)
0 CS   1   0   
Rch    0 
 

Les matrices de l’équation (IV.64) sont alors définies ci-après et sont adaptées à notre
application ;

L 0 
 D   i  , qui contient les éléments de stockage dans le convertisseur (inductances
 0 CS 
et capacités), est diagonale.

 0  1   
 J    , est antisymétrique représente l’interconnexion des composants du
1   0 
circuit.

0 0 
 R   0  1  , est diagonale contient les éléments dissipatifs (résistances).
 
 Rch 
V 
 Ee   i  , représente les entrées exogènes (la tension photovoltaïque et
0
thermoélectrique).

D’après la méthode de modélisation présentée dans la section (IV.3.4.1) Pour la synthèse de lois
de commande par la méthode (Injection d’amortissement (DI)), nous avons choisi la matrice
R 0
d’amortissement comme suit : RDI   1 
0 0 

Pour avoir exactement le système (IV.64) en totale cohérence avec le système de l’équation
(IV.39), on prend :

 Li x1d  x 2 d 1     R1 x1  x1d   Vi



 0 x
C S x 2 d  x1d 1     2 d  0
(IV.65)

 Rch

D’après l’équation (IV.65), nous pouvons trouver un contrôleur en fonction de la tension


désirée :

1   Vref2 
  1 Vi  R1  I L  

(IV.66)
Vref   Vi .R ch 

126
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Il est à signaler que x 2 d  Vref est la tension de référence délivrée par MPPT (P&O)

correspondons le point MPP.


L’équation (IV.66) donne lieu à notre nouvel algorithme (P&O) basé sur la passivité, nommé
(P&O/EL-PBC) suivant :

SSstart
Start

Measure
V(t),I(t)
P(i)=V(i)*I(i)

Oui
P(i)-P(i-1)=0

Non Oui
P(i)-P(i-1) >0
Non Oui
V(i)-V(i-1) >0 No V(i)-V(i-1) >0

V(i)=V(i)- ∆ V(i)=V(i)+∆ V(i)=V(i)-∆ V(i)=V(i)+∆

Vref

EL- PBC

Figure IV.9: Organigramme de la commande MPPT (P&O/EL-PBC).

La relation entre la tension de référence et le rapport cyclique est écrit par :

Vref 1
 (IV.67)
Vi 1

IV.8 Etude comparative des algorithmes P&O et P&O/EL-PBC pour le GPV

L’objectif de ce paragraphe est de présenter les résultats de simulation de la technique de


commande par passivité (P&O/EL-PBC) et de la comparer à la technique (P&O). La spécificité
des améliorations réside dans le suivi instantané comme nous allons le constater à travers les
simulations qui suivent avec une prise en charge des variations linéaires, aléatoire des variables
environnementales ainsi que les variations dynamiques de la charge.
Pour étudier la robustesse des deux algorithmes vis-à-vis les différentes conditions
environnementales simulées de manière réaliste, nous avons effectué une batterie originale de

127
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

simulations. Tous ces tests ont été effectués avec MATLAB/SIMULINK .nous avons simulé les
variations des grandeurs externes en appliquant des échelons comme dans la littérature, mais
également des rampes de variation.

A. Fonctionnement avec conditions environnementales stables

Dans ce cas de simulation, les paramètres (température T=25C° et l’ensoleillement


E=1000w/m²) sont maintenus constants avec une charge constante de 40 Ω. La figure (IV.10)
montre, à titre de comparaison, les résultats de simulation pour la MPPT (P&O/EL-PBC) et la
méthode (P&O).

80 P&O
30
P&O
P&O / EL-PBC P&O / EL- PBC
60
Puissance(W)

20
Tension(V)
40
10
20

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(s)

5
P&O
4 P&O / EL-PBC
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)

Figure IV.10: La réponse du GPV avec MPPT (P&O) et MPPT (P&O/EL-PBC).

On peut remarquer que la puissance de sortie de la technique (P&O/EL-PBC) est


comparativement identique à celle de la technique (P&O) mais avec de légères oscillations.
Apres avoir atteint le PPM, le contrôleur a bien atteint sa valeur optimale, sans aucune oscillation
autour du PPM.
On voit aussi que l’algorithme (P&O) prend plus de temps pour rejoindre le MPP. On
constate qu’au démarrage du profil, la technique (P&O/EL-PBC) traque le PPM avant P&O
d’une durée d’environ de 20 ms. Cependant, l'algorithme (P&O/EL-PBC) est capable de réduire

128
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

la perte d’énergie autour du MPP par 93.79%. La tension et le courant du GTE sont bien
commandés pour atteindre les valeurs optimales.

B. Robustesse des deux algorithmes à une variation d’ensoleillement

Dans ce test en faisant varier l’éclairement tout en gardant la température fixe à 25 °C, la
charge est variable (nous gardons la même variation qui est présenté dans le chapitre III). La
figure (IV.11) montre les derniers résultats.

80 25
P&O
P&O / EL- PBC
20
60
Puissance(W)

Tension (V)
15
40
10

20
5
(A) (B) (C) (D)
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s) Temps (s)
(a) (b)

3
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
(c)
Figure VI.11: Influence de variation d’illumination sur le comportement des deux MPPT à une température
fixe de 25°C , a) la puissance du GPV, b) la tension du GPV ,c) le courant du GPV.

Nous pouvons constater que les temps de réponse des deux algorithmes sont différents bien
qu’ils soient soumis aux mêmes variations d’irradiation.
Dans la figure IV.11-a (Zoom-A), on peut noter que la puissance de sortie du GPV
contrôlée par le MPPT (P&O/EL-PBC) atteint le MPP à 5ms par rapport au MPPT (P&O) qui
réalise le même MPP à 25ms.

129
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

En outre, on peut remarquer dans le Zoom (B), que la diminution linéaire du niveau
d’irradiation à partir de 1000W/m2 à 900W/m2 mène le MPPT (P&O) pour continuer à perturber
le système dans la même direction avec de grande perte de puissance.
Ainsi, dans le Zoom(C), on a considéré le changement rapide d’irradiation à l’instant
t=0.3s, (P&O) perd environ 7.82% W par rapport à (P&O/EL-PBC) qui ne perd que 1.5%. On
peut déduire que le MPPT (P&O/EL-PBC) est plus efficace que celui de MPPT (P&O).
Par contre sur le Zoom (D), nous constatons que le MPPT (P&O/EL-PBC) est capable de
Controller le GPV pour avoir une puissance plus stable que l’algorithme (P&O).Alors, le
pourcentage de réduction de l’énergie par les deux MPPTs (P&O) et (P&O/EL-PBC) est
respectivement 3.23%, et 1.27%.
On peut aussi remarquer dans la figure (IV.11-b) qui représente la tension de sortie du
GPV que l'énergie perdue par l'algorithme (P&O) et (P&O/EL-PBC) est respectivement 12.83%
et 2.79%. D’autre part, Pour le courant (voir la figure IV.11-c) du GPV, l'énergie perdue est
respectivement 12,03% et 2.89% .
On peut conclure, que MPPT (P&O/EL-PBC) conduit à des meilleures performances, avec
l’absence des oscillations dans le régime permanant, et un temps de réponse plus rapide.

C. Robustesse des deux algorithmes à une variation de température

La puissance du GPV, la tension et le courant qui sont contrôlés par les deux algorithmes
sont indiqués dans la figure (IV.12) pour une variation de la température présentée dans la figure
(III.28-c) et un ensoleillement constant de 1000W/m2.
La réponse par le MPPT (P&O/EL-PBC) est plus efficace aux différentes variations de la
température, le temps de réponse et les oscillations sont améliorées .le temps de réponse est
presque le même dans le cas de la variation d’ensoleillement.
De plus, d'autre part, à t=0.1s (Zoom A), l’augmentation brusque de la température
engendre une perte de puissance considérable par l’algorithme (P&O) par rapport à MPPT
(P&O/EL-PBC). Nous observons que l'efficacité du GPV est respectivement de 89,22% et
96,04% .
Sur le Zoom (B) sur l’intervalle de temps t= [0.4S,0.5S], L'efficacité du système contrôlé
par le MPPT (P&O/EL-PBC) est de 95,78% contre 90,78% pour l'algorithme (P&O) MPPT. On
voit dans ce cas que la MPPT (P&O/EL-PBC) est plus rapide avec une faible oscillation autour
du MPP. En revanche, MPPT (P&O/EL-PBC) est capable de réduire les ondulations de tension
et de courant autour la valeur optimale.

130
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

80 P&O
25
P&O /EL- PBC
20
60
Puissance(W)

Tension (V)
15
40
10

20 5
(A) (B)
0
0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temp(s) Temps (s)
(a) (b)

3
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)

(c)

Figure VI.12: Le comportement du GPV avec les deux MPPTs à une variation de la température, a) la
puissance du GPV, b) la tension du GPV, c) le courant du GPV.

D. Robustesse des deux algorithmes à une variation brusque de charge

Dans ce test, la température a été maintenue à 25°C, tandis que l’ensoleillement est
variable. Une augmentation brusque de la charge était appliquée en ajoutant une résistance de 30
Ω à t = 0,44 s. La figure (IV.13) illustre les résultats de simulation avec ces conditions.

80 P&O
P&O / EL-PBC

60
Puissance(W)

40

20

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)

Figure IV.13:Comparaison de la puissance du GPV entre (P&O/EL-PBC) et (P&O)


sous un changement brusque de la charge.

131
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Les résultats montrent que les deux méthodes ne sont pas influées par la variation de la
résistance, sauf que P&O présente des pertes de puissance pendant l’instant de changement. Les
résultats de simulation donnent une efficacité de 96.98% pour l’algorithme P&O/EL-PBC et de
89.55% pour l’algorithme P&O.

E. Robustesse des deux algorithmes à une erreur de mesure

La réponse du système lorsque nous avons introduit une perturbation dans la mesure de
tension est représentée sur la figure (IV.14). Nous avons noté qu'à t = 0,44 s, l'efficacité du
système contrôlé par (P&O/EL-PBC) est de 96,04% par rapport à l'algorithme (P&O) est de
89%. Il est observé que l'algorithme (P&O/EL-PBC) peut contrôler le système photovoltaïque
pour obtenir de meilleures performances en termes de la stabilité de puissance.

P&O
80 P&O/EL-PBC
Puissance (W)

60
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (s)

Figure IV.14:Comparaison de la puissance GPV entre (P&O/EL-PBC) et (P&O) avec introduire une
perturbation dans la mesure de tension.

F. Robustesse des deux algorithmes à des perturbations environnementales fines

Il est possible de modéliser l’évolution de la température T de surface des cellules PV


placée dans un milieu ambiant de température Ta et soumis à l’ irradiation solaire totale E. on
suppose que la température de la jonction PV augmente de 30°C devant la température sous la
condition E=1000W/m². La température T est d’écrit par équation suivante [KAW97] :

T  Ta  30 E (IV.68)

La figure (IV.15) représente les résultats d’une simulation du modèle du GPV intégrant ce
couplage entre la température et l’irradiation.
On peut remarquer qu’un changement dans la fonction d’irradiation introduit donc un
changement de température immédiatement. La figure montre la rapidité de poursuite de la

132
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

technique MPPT (P&O/EL-PBC) et l’absence des oscillations autour du MPP qui limite les
pertes de la puissance.

1200 65
Irradiation (W/m²)

Temperature (C°)
60
1000
55

800
50
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (s) Temps (s)

80 P&O
P&O / EL-PBC
60
Puissance (W)

40

20

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)

Figure (IV.15):Influence sur les MPPT des variations de la température des


cellules en fonction des variations de l’irradiation solaire

IV.9 Etude de la robustesse des deux algorithmes (P&O) et (P&O/EL-PBC)


appliquées sur le GTE

A. Fonctionnement sous un gradient de température constante

Dans ce test, l’évaluation du fonctionnement de système effectué dans les conditions


T  2000 C et Rch  3 .La figure (IV.16) donne les résultats de simulation de la puissance,

de courant et la tension du GTE.


On remarque que pour l’algorithme (P&O/EL-PBC), le point de fonctionnement atteint le
MPP en 5ms contre 55ms pour l’algorithme (P&O). La réponse est donc plus rapide et
l’amplitude de l’oscillation autour du MPP est moins importante pour l’algorithme (P&O/EL-
PBC). Par conséquent, la perte de puissance engendrée est réduite. Ceci met en évidence le

133
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

compromis qui existe entre rapidité et précision. Une fois le MPP atteint, l’efficacité totale pour
l’algorithme (P&O/EL-PBC) est de 94.82%.

25 6
P&O
P&O / PBC
20

Tension (V)
4
Puissance(W)

15
10
2
5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)

15
Courant (A)

10

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)

Figure (IV.16) : La réponse du GTE avec MPPT (P&O) et MPPT (P&O/EL-PBC), a) la


puissance du GTE, b) la tension du GTE, c) le courant du GTE.

B. Robustesse des deux algorithmes à la variation de Gradient de la Température

Dans cette partie on procédera à l’étude de deux techniques MPPT à savoir (P&O) et
(P&O/EL-PBC) en faisant varier le gradient de la température tout en gardant la charge
fixe Rch  3 . Les résultats de simulation sont représentés par la figure (IV.17).
Suite à l'analyse des courbes de la figure (IV.17), nous pouvons confirmer, encore une fois
de plus, la supériorité de l’algorithme (P&O/EL-PBC) en terme de stabilité et aussi en terme de
convergence assez rapide vers le PPM. En effet, l’algorithme (P&O) remonte vers le point de
fonctionnement et ne se stabilise autour du MPP qu'après d'importantes oscillations. On
remarque ici qu’à l’instant 0.2s, se manifeste une mauvaise interprétation de l’algorithme (P&O)
qui éloigne le point de fonctionnement du MPP. La perte de puissance avoisine 1W par rapport à
l’algorithme (P&O/EL-PBC) qui est de 0.5W.

134
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

40 5
P&O
P&O/ EL-PBC
4
30
Puissance(W)

Tension(V)
3
20
2
10
1
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)

15

10
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)

Figure (IV.17):Influence des variations de gradient de la température sur le comportement des deux
MPPT.

C. Robustesse des deux algorithmes à une variation brusque de la charge

Dans ce test, nous examinons les effets du contrôle assuré par les deux algorithmes de
commande MPPT, face à la variation de la charge.

25
20
Puissance (W)

15
10
5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)

Figure (IV.18):Influence de la variation brusque de la charge sur le


comportement en puissance.

135
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

A t=0.3s, nous avons ajouté une charge de 3.5 Ω. Ces effets sont illustrés par la figure
(IV.18) qui mettent en évidence la grande efficacité, en termes de stabilité et du temps de
réponse de l’algorithme (P&O/EL-PBC) par rapport à l'algorithme (P&O).l’efficacité du système
contrôlé par les deux algorithmes est respectivement de 95,87% et de 88,95.

IV.10 Commande de convertisseur Boost par Assignation d’interconnexion et


d’amortissement (IDA-PBC)

L’Hamiltonien, qui représente l’énergie totale du circuit est écrit par [TIAN06],[TOU13]:

1 1 2 1 T
H  T V   2L  qc  x D x (IV.69)
2 Li 2C S 2

Avec :
1 
 0 
D i 
L
(IV.70)
 1 
0 C S 

Et donc en dérivant l’Hamiltonien par rapport au vecteur d’état, nous obtenons :

H x  I 
 D x   L  (IV.71)
x  Vs 

Ce qui conduit au modèle d’état :

 0  1   
1
x  1   1  H   Vi (IV.72)
  
Rch  x  
0

Ce modèle peut être écrit sous la forme simplifiée ;

H
x  J x   Rx   g x  u (IV.73)
x

Alors ; nous fixons les points d’équilibres indiqués par :

T
 LiVd2 
x d  x1d x2d  
T
C S Vd  (IV.74)
 RchVi 

Vd  Vref : Est la tension de référence délivrée par MPPT P&O correspond le point MPP.

Suivant la conception d’IDA-PBC, nous proposons la fonction de stockage désirée :


136
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

H d x   x  xd T Dx  xd 
1
(IV.75)
2
Et nous choisissons :

r 0
Ra  x    1
0 r2 

Avec :

J a x   0 ; La matrice d’amortissement.

Alors :
H
D x (IV.76)
x

H a
K x   x   H d x   H x    Dxd (IV.77)
x x x
En prenant :

J d x   Rd x  H a x   J a x   Ra x  H x   g x u (IV.78)
x x

Nous remplaçons l'équation (IV.77) dans (IV.78), nous obtenons :

J d x   Rd x  Dx d  J a  x   Ra  x  D x  g  x u (IV.79)

Donc nous trouvons :

 
  r2 VS  Vref  
Vref
.r1 i  id   Vi ,    *
1 1
  (IV.80)
Vref IL  Rch 

Afin d'obtenir le contrôleur réussi, nous devons satisfaire l’égalité deux d'équations de (IV.80).
Par conséquent, nous obtenons :

 Vref2  
r2 
1
.
Vref VS  Vref   Rch

 Vi I L*   r1 I L* i  I L*

 (IV.81)
 

En raison de 0    1 ; Nous pouvons obtenir r1 qui doit satisfaire :

Vi
0  r1  (IV.82)
I i
*
L

137
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

1
Pour Rd  0 ; Nous pouvons obtenir  r2  0 , selon l'équation (IV.80) et (IV.82), il est
Rch
facile d'obtenir :

1  Vref 
r1  .Vi  VS  (IV.83)
I i 
*
L
*
Rch I L 

1  Vref 
Donc, quand r1 vérifier ; r1  .Vi  VS  , R d sera Rd  0 .Alors, nous pouvons
I i 
*
L
*
Rch I L 

trouver ;

.r1 i  id   Vi 
1
 (IV.84)
Vref

IV.11 Résultats de simulation pour le GPV

Pour pouvoir valider notre approche, nous avons utilisé les mêmes tests effectués dans la
section (IV.5) et les mêmes instants d’application de charge, même variation d’ensoleillement et
la même variation de la température. Les résultats obtenus avec ce nouvel algorithme sont
nettement supérieurs à toutes les commandes citées précédemment.

80 P&O
P&O / IDA - PBC 20
60
Puissance (W)

Tension (V)

15
40 10

20 5

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(S)

3
Courant (A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (S)

Figure IV.19 : La réponse du GPV avec les deux algorithmes dans les conditions standars.

138
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

80
P&O
P&O / IDA - PBC 20
60
Puissance(W)

Tension(V)
15
40 10

20 5
(a) (b) (c)
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(s)

3
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)

Figure VI.20: Influence de la variation d’illumination sur le comportement des deux MPPT à une température
fixe de 25°C.

80 25
P&O
P&O / I DA - PBC
20
60
Tension (V)
Puissance (W)

15
40
10

20 (a) (b) (c) 5


0
0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(S)

3
Courant(A)

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)

Figure IV.21: Des variations de température sur le comportement des deux MPPT à un éclairement constant.

139
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

80 80 P&O
P&O
P&O / I DA-PBC P&O/I DA - PBC
60

Puissance (W)
60
Puissance (W)

40 40

20 20

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Tension (V) Temps(S)
(a) (b)
80 P&O
P&O / I DA - PBC

60
Puissance (W)

40

20

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)
(c)
Figure IV.22 : La puissance du GPV ;a) variation de l’éclairement en fonction de la température,
b) le changement brusque de la charge, c) introduction d’une perturbation dans la mesure de
tension.

En effet, si nous examinons la figure (IV.19), on remarque que pour le MPPT


(P&O/IDA-PBC), le point de fonctionnement atteint le MPP en 4ms .La réponse de cet
algorithme est donc plus rapide. On remarque aussi, l’amplitude de l’oscillation autour du MPP
est moins importante, Par conséquent, la perte de puissance engendrée est réduite. On peut dire
que la réponse est plus précise pour le MPPT (P&O/IDA-PBC). Cependant, l'algorithme
(P&O/IDA-PBC) est capable de réduire la perte d’énergie autour du MPP par 98.99%.
Pour le test de robustesse (figure IV.20), nous remarquons l’effet de l’augmentation de
la puissance produite par le système PV, causée par une augmentation de l’éclairement si la
température est fixe. Dans les deux cas, le temps de convergence ou temps de réponse du
contrôleur (P&O/IDA-PBC) est plus rapide que celui du contrôleur "P&O". Celons la figure
(IV.20-a), le MPPT (P&O/IDA-PBC) atteint le MPP, en réduisant le temps de suivi d’environs
de 22ms. Dans la même figure (Zoom b), à t=0.3s, La perte de puissance engendrée par cette
algorithme n’est pas très importante, car le MPPT est assez rapide, l’algorithme (P&O/IDA-
PBC) qui perd sauf 0.125%. Par contre sur le Zoom (c), le contrôleur "P&O" présente des

140
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

oscillations autour du PPM, tandis que le contrôleur " P&O/IDA-PBC " reste assez stable. Le
pourcentage de réduction de l’énergie par l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est de 0.2 % .
Sur la figure (IV.21), nous remarquons que le point de fonctionnement atteint le MPP à
2.5ms. En plus, à l’instant 0.1s (Zoom b), nous remarquons que l'algorithme (P&O/IDA-PBC)
est plus efficace face à la variation brusque de la température par rapport à l'algorithme (P&O).
L’efficacité du système contrôlé par cet algorithme est de 99%. Nous remarquons dans le Zoom
(c) que l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est capable de réduire la perte de puissance d’un
pourcentage de 98.9%.
Les figures (IV.22-a), (IV.22-b) et (IV.22-c) illustrent le comportement du GPV vis-à-vis
des variations de l’éclairement en fonction de la température, le changement brusque de la
charge et l’introduction d’une perturbation dans la mesure de tension respectivement. Nous
remarquons que l’efficacité de l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est respectivement 99,92%,
99.98% et 99,98%.
Le tableau suivant résume l’éfficacité des différents algorithmes MPPT
précédemment étudiés. L’algorithme (P&O/IDA-PBC) est une l’algorithme robuste et efficace.
En effet, ce l’algorithme fonctionne au point optimal sans oscillations. En outre, il est caractérisé
par un bon comportement en état transitoire.

Tableau VI.1 : Comparaison des techniques MPPT


Méthodes Efficacité(%)
MPPT
conditions Variation de Variation de la Variation de Erreur de Perturbation
Standars l’éclairement température la charge mesure Environnementales
fines
P&O 90 90 90.78 89.55 89 91
P&O/EL-PBC 93.79 98.73 95.78 96.98 96.04 96.7
P&O/IDA-PBC 98.99 99.8 98.9 99.98 99.98 99.92

IV.12 Résultats de simulation pour le GTE


De la même façon, dans le but d’étudier la robustesse de cet algorithme, une batterie de test
à été réalisé. Pour pouvoir comparer les résultats, nous utiliserons les mêmes tests et les mêmes
instants d’application de charge.

141
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

25 5
P&O
P&O / I DA - PBC
20 4
Puissance(W)

Tension (V)
15 3

10 2

5 1

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps (S) Temp(S)

15
P&O
P&O/ I DA - PBC
Courant (A)

10

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
temps(S)

Figure IV.23: réponse du GTE avec MPPT (P&O) et MPPT (P&O/IDA-PBC).


40 P&O / I DA - PBC
6
P&O

30
Puissance(W)

4
Tension (V)

20

2
10

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(S) Temps(S)

15
Courant (A)

10

Figure VI.18: des variations de5température sur le comportement des deux MPPT à une éclairement constant.

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(S)

Figure VI.24: Influence de la variation de gradient de température sur le comportement de l’algorithme

142
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

P&O
P&O/ I DA - PBC

Puissance (W)
20

10

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(S)
Figure (IV.25):Influence de la variation brusque de la charge sur le
comportement du GTE en puissance.
Si nous examinons la figure (IV.23), on constate qu’il y a une amélioration au niveau de temps
de réponse et au niveau de l’ondulation pour les différentes grandeurs. Nous avons constaté
qu’avec cette technique (P&O/IDA-PBC), le temps de réponse est court par rapport à la
technique (P&O) et la grande efficacité, en termes de stabilité. L’efficacité totale du l’algorithme
(P&O/IDA-PBC) est de 99.998%.
D’autre part, Dans la figure (IV.24), nous remarquons l’efficacité d’appliquer la technique
(P&O/IDA-PBC) sous la variation rapide de gradient de la température. Elle montre la rapidité
de poursuite de cette technique MPPT, et l’absence des oscillations autour du MPP qui limite les
pertes de la puissance. La perte de puissance avoisine 1W par rapport à l’algorithme (P&O/PBC)
qui est de 0.02W.
On constate aussi dans la figure (IV.25) que l’algorithme (P&O/IDA PBC) est robuste face
à la variation brusque de la charge. La perte d'énergie est presque négligeable, ce qui donne
l'efficacité de 99.998%.
Les performances des trois méthodes de MPPT sont discutées dans le tableau VI.2.

Tableau VI.2 : Les performances des trois méthodes de MPPT

Méthodes Efficacité (%)


MPPT
Un gradient de température Variation brusque du Variation brusque de
constante gradient de la température la charge
P&O 85 99 88.95
P&O/EL-PBC 94.82 99.5 95.95
P&O/IDA-PBC 99.98 99.98 99.98

143
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité

Finalement, L’application de l’algorithme (P&O/IDA-PBC) pour la poursuite du MPP prouve


son efficacité et sa robustesse par rapport aux autres algorithmes proposée (MPPT P&O et
MPPT P&O/PBC) en qualité de la rapidité et de la diminution des perturbations vis-à-vis les
variations climatiques ainsi que des paramètres du système.

IV.13 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons étudié et analysé, en modélisant et en simulant sous
Matlab/Simulink, le fonctionnement d'un système photovoltaïque et thermoélectrique, dont la
charge est adaptée par l'intermédiaire d'un hacheur de type Boost. La régulation est assurée par
trois types de commande MPPT : La commande classique "Perturb and Observ», la commande
par (P&O/EL-PBC) et la commande (P&O/IDA-PBC). Les résultats auxquels nous avons
aboutis, montrent que l'utilisation de la commande MPPT permet d'améliorer de manière
considérable et efficace le rendement des systèmes photovoltaïques et thermoélectriques. Les
comparaisons effectuées entre les trois types de commandes confirment que l’utilisation du
contrôleur (P&O/IDA-PBC) permet de réduit le temps de réponse du système de commande.
D’un autre côté, il permet d’améliorer le rendement du système ce qui a pour objectif de
diminuer les fluctuations du régime transitoire et assure une nette amélioration de la stabilité
autour du PPM.

144
Conclusion Générale

CONCLUSION GENERALE

Le travail effectué dans cette thèse apporte la modélisation et la commande des deux
chaines (photovoltaïque et thermoélectrique) énergétiquement autonome.
L’objectif était de proposer et de développer une technique de commande efficace et
valable pour le contrôle de la puissance du générateur photovoltaïque (GPV) et le générateur
thermoélectrique (GTE) ; tout en garantissant leur stabilité et leur robustesse vis-à-vis des
différents types de perturbations.
Les systèmes de conversion photovoltaïques et thermoélectriques se caractérisent par la
variation de leur puissance électrique en fonction des conditions météorologiques car la
puissance transférée à la charge correspond rarement à la puissance maximale que le (GPV) et
(GTE) peuvent fournir. Donc, une commande forçant le GPV et le GTE à produire le maximum
de puissance disponible à leurs bornes, s’avère incontournable pour améliorer le rendement du
système de conversion. A cet effet, une commande MPPT appliquée à un convertisseur élévateur
de tension a été développée. Pour cela, trois types d’algorithmes ont été présentés et discutés.
Avant d’entamer la problématique du transfert énergétique du générateur PV, une
plateforme de connaissance approfondie sur le thème PV est nécessaire. Beaucoup de généralités
portant sur l’effet PV, cellule et générateur PV sont présentés au premier chapitre. Après, nous
avons étudié la conception du module, sa protection, sa modélisation et sa caractéristique
technique. L’influence des différents paramètres climatiques et autres sur les caractéristiques
I(V) et P(V) a été abordée.
Le deuxième chapitre a permis de démontrer le grand intérêt de l’utilisation des dispositifs
thermoélectriques en tant que nouvelle source d’énergie fiable et non polluante pour le futur. On
a commencé par une brève étude sur l’énergie thermoélectrique, nous avons présenté les effets
qui constituent la base de la thermoélectricité. La modélisation du module représente la partie la
plus essentielle de ce chapitre. Les simulations ont montrés que le fonctionnement du GTE
dépend fortement du gradient de la température et la résistance interne.
Pour que le système photovoltaïque et thermoélectrique fonctionne à sa puissance
maximale, il doit comporter un étage d’adaptation associé à un algorithme MPPT, les différentes
topologies des convertisseurs continu-continu et les principaux types d’algorithmes MPPT
présents dans la littérature sont détaillés dans le chapitre trois. Dans notre étude, un convertisseur
Boost associé à sa commande de recherche du point de puissance maximum (MPPT perturbation
et observation ‘P&O’ a été présenté. Différentes simulations, sous l’environnement

145
Conclusion Générale

matlab/simulink, sont réalisées pour mettre en évidence l’influence des variations des conditions
climatiques sur le MPP où la puissance de fonctionnement du système est maximale. Les
résultats de simulation ont montré que cette méthode est particulièrement appropriée pour le cas
de changement rapide des conditions atmosphériques et la variation de la charge pour les deux
systèmes photovoltaïque et thermoélectrique. Dans ce cas, cette méthode entraîne une divergence
et une grande oscillation autour de point optimal.
Dans le quatrième chapitre, une nouvelle méthode s’appuyant sur l’approche de passivité a
été proposée pour pallier ce problème. Une commande par passivité (PBC) intégrant l’algorithme
MPPT (P&O) dans sa fonction objectif a été présenté. Un développement lui a été apporté en lui
intégrant une injection d’amortissement, donnant un algorithme (P&O/EL-PBC). Les résultats de
simulation ont montré clairement que la méthode proposée est efficace pour la recherche du
PPM quelles que soient les conditions climatiques et la variation de la charge. En plus, elle est
capable de faire positionner le point de fonctionnement au PPM dès le début de la marche du
système contrairement au l’algorithme (P&O) qui nécessite plus de temps. La deuxième
commande, le contrôleur basé sur la passivité utilisant l’approche IDA-PBC, a pour rôle la
modification de la matrice d’amortissement des systèmes hamiltoniens de nos systèmes a été
présenté. La comparaison des résultats de simulation de cette méthode avec ceux des deux autres
techniques MPPT démontre qu’elle est capable d’atteindre le point de fonctionnement optimal
lors d’un changement brusque du rayonnement solaire et la charge avec une performance élevée
pour le système thermoélectrique qui permet de réduire les erreurs de trajectoire de la poursuite
du PPM. Cela peut se traduire par la minimisation des pertes de puissance engendrées.
L’utilisation de l’algorithme (P&O/IDA-PBC) permet une augmentation du rendement de
99.99%. Nous a amené à conclure que l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est le plus performant
concernant le temps de réponse et les oscillations.
Les travaux abordés dans cette thèse sont très encourageants et nous motivent de plus en
plus à continuer dans ce même axe de recherche. En perspectives, on propose quelques tâches à
traiter ultérieurement, comme :
 Effectuer des essais expérimentaux avec des panneaux solaires et thermoélectriques.
 Etendre le principe de la technique MPPT proposée sur d’autres topologies de
convertisseurs plus efficaces.

146
Références Bibliographiques

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157
Annexe

Annexe A : Paramètres du système de conversion d’énergie photovoltaïque et


thermoélectrique

A.1 Les paramètres du module photovoltaïque [ZEG12].


Paramètre Valeur

Puissance maximale (Pmax) 62.2 W

Tension à Pmax (Vopt) 20.21 V

Courant à Pmax (Iopt) 3.07 A

Tension à circuit ouvert (Voc) 24.93 V

Le courant de court-circuit (Icc) 3.24 A

A.2 Les paramètres du convertisseur DC – DC (hacheur-boost):

Paramètre Valeur

L’inductance 0.03H

La capacité Ce 150e-6 F

La capacité CS 150e-6 F

A.3 Les paramètres du module thermoélectrique (HZ-20) [TSA10].


Paramètre Valeur
Puissance maximale (Pmax) 19 W
Tension à Pmax (Vopt) 2.3800 V
Courant à Pmax (Iopt) 7.9832 A
Température du côté chaud (°C) 230°C
Température du côté froid (°C) 30°C
Le facteur de mérité Z 0.0011K-1
Le coefficient Seebeck S 0.00238 V/K

158
Résumés

RESUMES
:‫ملخص‬
‫ هذا العمل يتناول دراسة انًُذجخ‬. ‫من أجل تطوير بيئي و اقتصادي فإن مصادر الطاقة المتجددة ( الكهروضوئية والكهروحرارية) تمثل حاليا بديال جيدا‬
ٌ‫ انكهزودزارٌ انذٌ َعًم عهً االسزطبعخ انعظًً و يسزقال ثبنكبيم عهً يصذر طبقخ انشجكخ انكهزثبئُخ و يٍ أجم أ‬/ٍ‫وانزذكى فٍ َظبو انكهزوضىئ‬
ٍ‫ يب َهى ف‬.‫َعًم انُظبو انكهزوضىئٍ أو انكهزودزارٌ عهً االسزطبعخ انعظًً وجت درج يذىل َعًم يع خىارسيُخ رزجع انُقطخ انعظًً نالسزطبعخ‬
‫هذا انعًم هى رذسٍُ يزدود هذا األخُز عٍ طزَق يزاقجخ انززجع انجُذ نهُقطخ انعظًً نالسزطبعخ ثزذكى َسزُذ عهً رقُُخ انزخًُم ويقبرَزهب يع رقُُخ‬
‫ انهذف يٍ انزذكى ثىاسطخ هذِ انزقُُخ هى رزجع انُقطخ انعظًً السزطبعخ انهىح‬..)‫أخزي يىجىدح فٍ انًزاجع َطهق عهُهب اسى (االضطزاة وانًزاقجخ‬
.)...‫ انزغُز فٍ انذزارح و كذنك انزغُز فٍ انذًىنخ‬، ‫انكهزوضىئٍ و انكهزودزارٌ فٍ دبنخ وجىد ثعض االضطزاثبد (انزغُز فٍ اإلضبءح‬
‫ رقُُخ‬، " ‫ " االضطراب والمراقبة‬:‫يذبكبح يخزهف أجشاء انُظبو رى رطىَزِ ثىاسطخ ماتالب يًب َزُخ انًقبرَخ ثٍُ أداء اثٍُُ يٍ رقُُبد انزذكى انًذروسخ‬
" P&O/IDA-PBC" ‫انُزبئج كبَذ يزضُخ وثُُذ أٌ انزقُُخ انًقززدخ‬. " P&O/IDA-PBC" ‫ " و انزقُُخ‬P&O/EL-PBC" ‫انزخًُم انًسًبح ة‬
.‫ كًب أَهب أثجزذ سزعخ ودقخ هذِ انزقُُخ‬،‫قىَخ عُذ انزغُزاد انًفبجئخ نهًُبر‬

: ‫الكلمات الدالة‬
.‫يسزًز‬/‫ يذىالد يسزًز‬،‫ رقُُخ انزخًُم‬، ٌ‫ انُظبو انكهزودزار‬،ٍ‫انُظبو انكهزوضىئ‬

Abstract:
For an ecologic and economic development, the renewable energy sources (photovoltaic and
thermoelectric) can be considered as a good alternative. This work deals with the modeling and control of a
photovoltaic/thermoelectric system operating at its maximum power and energetically autonomous. For the PV
system and/or thermoelectric operates at its maximum power, it must include a converter associated with a MPPT
algorithm. we have interested to improve in this work the efficiency of the latter using the robust maximum power
point tracking controller based passivity and make a comparison with other approaches known in the literature (the
perturb and observe). The role of this command MPPT is to follow the maximal power point (MPP) of the PV
and/or TE module independently to disturbances of the system (variation of the irradiation, variation of the
temperature et the variation of the load). Simulations of different parts of the system have been developed under
Matlab / Simulink, enabling a comparison between the performances of the three controllers studied: "P&O"
,"P&O/EL-PBC" and " P&O/IDA-PBC. The results are satisfactory and demonstrate that the proposed technique
«P&O/IDA-PBC» is robust to the sudden changes in weather conditions. They also confirm the rapidity and the
precision of the method.

Key Words:
Photovoltaic system, thermoelectric system, passivity based control, DC/DC converters,

Résumé :
Pour un développement écologique et économique, les sources d’énergie renouvelable (photovoltaïque et
thermoélectrique) constituent actuellement une bonne alternative. Le présent travail traite une étude de modélisation
et commande d’un système photovoltaïque /thermoélectrique fonctionnant à sa puissance maximale et
énergétiquement autonome. Pour que le système photovoltaïque et/ou thermoélectrique fonctionne à sa puissance
maximale, un étage d’adaptation associé à un algorithme MPPT est utilisé. Nous sommes intéressés dans ce travail à
l’amélioration du rendement de ce dernier par le contrôle de la poursuite du point de la puissance maximale (MPPT)
utilisant une commande robuste basée sur la passivité tout en effectuant une comparaison avec les autres approches
connues dans la littérature (perturbation et observation ‘P&O’). Le rôle de cette commande est de suivre le point de
puissance maximale (PPM) du module photovoltaïque et/ou thermoélectrique indépendamment à des perturbations
du système (variation de l’éclairement, variation de la température et la variation de la charge….). Des simulations
des différentes parties du système sont développées sous Matlab/Simulink, permettant ainsi une comparaison entre
les performances des trois contrôleurs étudiés ; "P&O" P&O/EL-PBC" et" P&O/IDA-PBC". Les résultats sont
satisfaisants et démontrent que la technique proposée " P&O/IDA-PBC" est robuste vis-à-vis les changements
brusques des conditions climatiques. Ils confirment aussi la rapidité et la précision de la méthode.

Mots clés :
Système photovoltaïque, Système thermoélectrique, commande par passivité, Convertisseurs DC/DC.

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