TOUALBIA Asma
TOUALBIA Asma
Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Automatique
Présentée par :
TOUALBIA Asma
Magister en Electrotechnique, Univ. HBB, Chlef
Thème
ENP 2018
Laboratoire de Commande des Processus (LCP), Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 ElHarrach, Alger, Algérie
[Link]
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Thèse
de Doctorat en Sciences
Spécialité : Automatique
Présentée par :
TOUALBIA Asma
Magister en Electrotechnique, Univ. HBB, Chlef
Thème
ENP 2018
Laboratoire de Commande des Processus (LCP), Ecole Nationale Polytechnique (ENP)
10, Avenue Pasteur, Hassen Badi, BP. 182, 16200 ElHarrach, Alger, Algérie
[Link]
Avant propos
AVANT PROPOS
Les travaux présentés dans cette thèse ont été effectués au sein du Laboratoire de
Commande des Processus (LCP) de l’Ecole Nationale Polytechnique d’Alger.
Je suis très reconnaissant à Monsieur Latreche Kamel pour son aide précieuse durant la
période de la rédaction de cette thèse.
Mes remerciements vont également à tous mes collègues enseignants du département de
l’électrotechnique de l’U.H.B.B de Chlef. Mes sincères remerciements vont aussi aux personnes
qui m’ont aidé en contribuant, de près ou de loin, à l’aboutissement de ce travail. Je cite en
particulier Monsieur Elhedj BOUNADJA, Maitre de conférences à l’U.H.B.B de Chlef.
DEDICACES
DEDICACES
Je dédie ce travail à :
Ce qui les plus chers au monde, mes parents, aux quels je n’arriverai jamais à
exprimer ma gratitude et ma reconnaissance, pour leurs amours, leurs soutiens tout
au long de mes études afin de faire de moi ce que je suis aujourd’hui, que DIEU
mes les protègent toujours.
RESUMES
:ملخص
هذا العمل يتناول دراسة انًُذجخ. من أجل تطوير بيئي و اقتصادي فإن مصادر الطاقة المتجددة ( الكهروضوئية والكهروحرارية) تمثل حاليا بديال جيدا
ٌ انكهزودزارٌ انذٌ َعًم عهً االسزطبعخ انعظًً و يسزقال ثبنكبيم عهً يصذر طبقخ انشجكخ انكهزثبئُخ و يٍ أجم أ/ٍوانزذكى فٍ َظبو انكهزوضىئ
ٍ يب َهى ف.َعًم انُظبو انكهزوضىئٍ أو انكهزودزارٌ عهً االسزطبعخ انعظًً وجت درج يذىل َعًم يع خىارسيُخ رزجع انُقطخ انعظًً نالسزطبعخ
هذا انعًم هى رذسٍُ يزدود هذا األخُز عٍ طزَق يزاقجخ انززجع انجُذ نهُقطخ انعظًً نالسزطبعخ ثزذكى َسزُذ عهً رقُُخ انزخًُم ويقبرَزهب يع رقُُخ
انهذف يٍ انزذكى ثىاسطخ هذِ انزقُُخ هى رزجع انُقطخ انعظًً السزطبعخ انهىح..)أخزي يىجىدح فٍ انًزاجع َطهق عهُهب اسى (االضطزاة وانًزاقجخ
.)... انزغُز فٍ انذزارح و كذنك انزغُز فٍ انذًىنخ، انكهزوضىئٍ و انكهزودزارٌ فٍ دبنخ وجىد ثعض االضطزاثبد (انزغُز فٍ اإلضبءح
رقُُخ، " " االضطراب والمراقبة:يذبكبح يخزهف أجشاء انُظبو رى رطىَزِ ثىاسطخ ماتالب يًب َزُخ انًقبرَخ ثٍُ أداء اثٍُُ يٍ رقُُبد انزذكى انًذروسخ
" P&O/IDA-PBC" انُزبئج كبَذ يزضُخ وثُُذ أٌ انزقُُخ انًقززدخ. " P&O/IDA-PBC" " و انزقُُخP&O/EL-PBC" انزخًُم انًسًبح ة
. كًب أَهب أثجزذ سزعخ ودقخ هذِ انزقُُخ،قىَخ عُذ انزغُزاد انًفبجئخ نهًُبر
: الكلمات الدالة
.يسزًز/ يذىالد يسزًز، رقُُخ انزخًُم، ٌ انُظبو انكهزودزار،ٍانُظبو انكهزوضىئ
Abstract:
For an ecologic and economic development, the renewable energy sources (photovoltaic and
thermoelectric) can be considered as a good alternative. This work deals with the modeling and control of a
photovoltaic/thermoelectric system operating at its maximum power and energetically autonomous. For the PV
system and/or thermoelectric operates at its maximum power, it must include a converter associated with a MPPT
algorithm. we have interested to improve in this work the efficiency of the latter using the robust maximum power
point tracking controller based passivity and make a comparison with other approaches known in the literature (the
perturb and observe). The role of this command MPPT is to follow the maximal power point (MPP) of the PV
and/or TE module independently to disturbances of the system (variation of the irradiation, variation of the
temperature et the variation of the load). Simulations of different parts of the system have been developed under
Matlab / Simulink, enabling a comparison between the performances of the three controllers studied: "P&O"
,"P&O/EL-PBC" and " P&O/IDA-PBC. The results are satisfactory and demonstrate that the proposed technique
«P&O/IDA-PBC» is robust to the sudden changes in weather conditions. They also confirm the rapidity and the
precision of the method.
Key Words:
Photovoltaic system, thermoelectric system, passivity based control, DC/DC converters,
Résumé :
Pour un développement écologique et économique, les sources d’énergie renouvelable (photovoltaïque et
thermoélectrique) constituent actuellement une bonne alternative. Le présent travail traite une étude de modélisation
et commande d’un système photovoltaïque /thermoélectrique fonctionnant à sa puissance maximale et
énergétiquement autonome. Pour que le système photovoltaïque et/ou thermoélectrique fonctionne à sa puissance
maximale, un étage d’adaptation associé à un algorithme MPPT est utilisé. Nous sommes intéressés dans ce travail à
l’amélioration du rendement de ce dernier par le contrôle de la poursuite du point de la puissance maximale (MPPT)
utilisant une commande robuste basée sur la passivité tout en effectuant une comparaison avec les autres approches
connues dans la littérature (perturbation et observation ‘P&O’). Le rôle de cette commande est de suivre le point de
puissance maximale (PPM) du module photovoltaïque et/ou thermoélectrique indépendamment à des perturbations
du système (variation de l’éclairement, variation de la température et la variation de la charge….). Des simulations
des différentes parties du système sont développées sous Matlab/Simulink, permettant ainsi une comparaison entre
les performances des trois contrôleurs étudiés ; "P&O" P&O/EL-PBC" et" P&O/IDA-PBC". Les résultats sont
satisfaisants et démontrent que la technique proposée " P&O/IDA-PBC" est robuste vis-à-vis les changements
brusques des conditions climatiques. Ils confirment aussi la rapidité et la précision de la méthode.
Mots clés :
Système photovoltaïque, Système thermoélectrique, commande par passivité, Convertisseurs DC/DC.
Table des matières
I.1 Introduction………………………………………………………………………………….24
I.2 Tendance d’énergie dans le monde…………………………………………………..............24
I.3 L'énergie photovoltaïque………………………………………………………………..... ….25
I.3.1 La jonction P-N……………………………………………………………………25
I.3.2 L’effet photovoltaïque ………………………………………………………… ….26
1.4 Différentes technologies des cellules solaires photovoltaïques……………………………..27
1.5 Modèle de base de la cellule photovoltaïque ……………………………………………….28
1.5.1 Modèle complet de la cellule photovoltaïque…………………………………….29
I.6 Caractéristiques idéales de la cellule photovoltaïque ……………………………………….31
I.6.1 L'association en série……………………………………………………………...34
I.6.2 L'association en parallèle…………………………………………………….........34
I.7 Le module photovoltaïque…………………………………………………………………...35
I.8 Le champ photovoltaïque……………………………………………………………………35
I.9 Protection d’un générateur photovoltaïque …………………………………………………37
I.9.1 Protection lors de la connexion en série de plusieurs cellules (Module)…………..37
I.9.2 Protection lors de la connexion en parallèle de plusieurs GPV……………………38
I.10 Applications actuelles des systèmes photovoltaïques………………………………….. ….39
I.10.1 Systèmes PV autonomes……………………………………………………..........39
I.10.2 Systèmes couplés au réseau……………………………………………………….40
I.10.3 Systèmes hybrides………………………………………………………………...40
I.11 Influence des déférents paramètres sur la caractéristique I(V) et P(V)……………………..41
I.11.1 L’influence de l'éclairement sur le fonctionnement du panneau PV………….….42
I.11.2 L’influence de la température sur le fonctionnement du panneau PV……………43
I.11.3 Influence de la résistance série……………………………………………….. ….44
I.11.4 Influence de la résistance shunt…………………………………………………..44
Table des matières
II.1 Introduction………………………………………………………………………………48
II.2 Historique……………………………………………………………………………….. 48
II.3 Les effets thermoélectriques……………………………………………………………. 50
II.3.1 L’effet Seebeck……………………………………………………………….. 50
II.3.2 L’effet Peltier…………………………………………………………………. 51
II.3.3 L’effet Thomson……………………………………………………………… 52
II.3.4 Les relations de Kelvin………………………………………………………... 52
II.4 Le facteur de mérite adimensionnel…………………………………………………….. 53
II.5 Conversion d’énergie par effet thermoélectrique……………………………………….. 54
II.6 Les matériaux thermoélectriques………………………………………………………... 56
II.6.1 les matériaux conventionnels…………………………………………………. 56
II.6.1.1 Très basses températures……………………………………………. 57
II.6.1.2 Basses températures………………………………………………… 57
II.6.1.3 Moyennes températures…………………………………………….. 58
II.6.1.4 Hautes températures……………………………………………….. 58
II.6.2 Les matériaux non conventionnels …………………………………………….58
II.7 Les différents secteurs d’applications des dispositifs thermoélectriques………………. 59
II.7.1 La réfrigération thermoélectrique……………………………………………... 59
II.7.2 Générateurs de puissance………………………………………………………. 60
II.7.2.1 Secteur spatial……………………………………………………….. 60
II.7.2.2 Secteur automobile…………………………………………………. 61
II.8 Configuration des modules thermoélectriques…………………………………………. 62
II.9 Modélisation d’un module Thermoélectrique (Modèle «idéal»)……………………….. 63
II.10 Schéma équivalent d’un couple thermoélectrique TE………………………………... 65
II.10.1 Modèle comme source de courant (générateur de Norton)………………… .. 65
II.10.2 Modèle comme source de tension (générateur de Thévenin)………………... 66
II.11 Caractéristique courant-tension et puissance tension d’un module thermoélectrique… 67
II.12 Groupement des couples thermoélectriques …………………………………………... 68
II.12.1 Groupement en sérié ………………………………………………………… 68
Table des matières
III.1 Introduction……………………………………………………………………………. 73
III.2 Architecture de différentes chaînes de conversion photovoltaïque……………………. 73
III.2.1 Couplage direct d’un Générateur PV et une charge…………………………. 73
III.2.2 Connexion indirecte par l’intermédiaire d’un étage d’adaptation DC/DC…… 75
III.2.2.1 Le hacheur « rangée »………………………………………………. 76
III.2.2.2 Le hacheur modulaire parallèle……………………………………...77
III.2.2.3 Le hacheur modulaire série………………………………………… 78
III.2.3 Connexion au réseau via un étage d’adaptation DC/AC……………………. 78
III.2.3.1 Structure à onduleur central………………………………………… 78
III.2.3.2 Structure à un onduleur par rangée de modules en série…………... 79
III.2.4 Les convertisseurs DC-DC…………………………………………………… 80
III.2.4.1 Convertisseur abaisseur (Buck)…………………………………….. 81
III.[Link] Principe de fonctionnement……………………………… 81
III.2.4.2 Convertisseur élévateur (Boost) …………………………………… 83
III.[Link] Principe de fonctionnement………………………………. 83
III.[Link] Formes d’ondes des courants et des tensions……………..85
III.2.4.3 Convertisseur abaisseur-élévateur (Buck-Boost) …………………...87
III.[Link] Principe de fonctionnement………………………………. 87
III.2.5 Principe de la recherche du point de puissance maximale (MPPT) dans les
applications photovoltaïques………………………………………………………… 88
III.2.5.1 Différents types de commandes MPPT…………………………… 90
III.[Link] La méthode Perturbation et Observation (P&O)…………. 90
III.[Link] La méthode Incrément des conductances (IncCond)…….. 92
III.2.6 Convertisseur DC/DC à MPPT thermoélectrique……………………………. 94
III.2.7 Critères d’évaluation d’une commande MPPT………………………………. 96
III.2.8 Description du système GPV/GTE à base d’un convertisseur Boost…………96
III.2.8.1 Modèle mathématique de l’hacheur survolteur…………………….. 97
Table des matières
1. ABREVIATIONS
2. SYMBOLES
- Chapitre I :
- Chapitre II :
- Chapitre III :
- Chapitre IV :
CHAPITRE IV
Tableau IV.2 : Les performances des trois méthodes de MPPT ……………………… 143
Annexe A :
INTRODUCTION GENERALE
Les préoccupations d’ordre énergétique n’ont jamais autant été d’actualité. Les problèmes
concernant l’environnement, tels que les émissions de gaz à effet de serre ainsi que l’envolée des
prix des matières fossiles, nous amènent à nous intéresser à de nouvelles sources d’énergies
renouvelables. Le développement des bioénergies, du photovoltaïque ou encore de l’éolien
participe à ces nouvelles stratégies environnementales et, dans un avenir proche, la
thermoélectricité pourrait également devenir une piste complémentaire [FAV13], [EST10].
Parmi les différentes sources identifiables d'énergies renouvelables, deux retiennent l'attention
dans cette étude pour leur important potentiel, l'énergie photovoltaïque et l'énergie
thermoélectrique.
Dans ce contexte, l’énergie photovoltaïque est l’un des importantes sources d’énergie
renouvelable qui présente un dénouement à nos problèmes de production d’énergie. De plus,
cette énergie semble la plus prometteuse, non polluante et inépuisable. Elle provient de la
transformation directe d’une partie du rayonnement solaire en énergie électrique. Cette
conversion d’énergie s’effectue par le biais d’une cellule dite photovoltaïque (PV) basée sur un
phénomène physique appelé effet photovoltaïque ; qui consiste à produire une force
électromotrice lorsque la surface de cette cellule est exposée à la lumière. La tension générée
peut varier en fonction du matériau utilisé pour la fabrication de la cellule. L’association de
plusieurs cellules PV en série/parallèle donne lieu à un générateur photovoltaïque (GPV) qui a
une caractéristique courant-tension (I-V) non linéaire présentant un point de puissance maximale
[MEN16], [REY11],[MEE11],[ABD13],[ABO15],[NOC10].
D'autre part, nous sommes aperçus que, même si les systèmes de production
photovoltaïque faisaient des progrès considérables, ils ne pouvaient à eux seuls représenter une
source d'énergie fiable. Nous avons donc pensé à utiliser autre source d'énergie. La
thermoélectricité représente un moyen de convertir l’énergie thermique en énergie électrique.
Ainsi, elle apparait comme un moyen efficace pour récupérer la chaleur perdue et la transformer
en énergie électrique. Les systèmes de conversion thermoélectriques (TE) sont des dispositifs
appelés modules thermoélectriques, qui sont capables soit de générer de l’électricité à partir
d’une source de chaleur (modules générateurs d’électricité GTE), ou encore produire une
différence de température en présence d’un courant électrique (modules de refroidissement). Ces
dispositifs sont formés par des matériaux semi- conducteurs de type p et n reliés électriquement
19
Introduction générale
en série. Les matériaux TE sont caractérisés par leur figure de mérite ZT qui doit être maximisée
pour assurer une meilleure conversion [KAS13], [CHA06], [BEL15].
En effet, le problème majeur est que les modules photovoltaïques et/ou thermoélectriques
se comportent comme des générateurs non linéaires. Le module photovoltaïque et/ou
thermoélectrique possède un point de fonctionnement optimum appelé le point de puissance
maximal dépendant des conditions extérieurs et intérieurs.
D’ailleurs, on prévoit, pour commander la puissance électrique débitée, diverses méthodes
: l’action sur les propriétés physicochimiques des cellules, l’action sur les trackers mécaniques
d’orientation automatique des panneaux, et l’action sur l’interface d’électronique de puissance
qui relie le générateur PV et/ou TE avec sa charge. Cette dernière action est communément
appelée la commande électrique des systèmes PV et/ou TE. Elle consiste en l’élaboration de
topologies des convertisseurs statiques et de développement d’algorithmes de commande MPPT
(Maximum Power Point Tracking) pour la meilleure capture de la puissance maximale
[BELK15]. Par conséquent, la technique de recherche du point de puissance maximale (PPM)
destinée à contrôler le rapport cyclique du convertisseur DC/DC pour garantir un fonctionnement
optimal de la chaine PVet/ou TE dans différentes conditions d'exploitation [BELK15],[PET09].
Plusieurs travaux ont abordé le problème de la recherche du point de fonctionnement
permettant de tirer le maximum d'énergie des modules PV et/ou modules thermoélectriques en
utilisant différentes méthodes MPPT.
Dans la littérature, il existe beaucoup d’articles sur le MPPT, les trois méthodes les plus
utilisées sont Hill Climbing, Perturbation and Observation (P&O) et l’Incrément de Conductance
(IncCond). Dans [ESR07] un point de vue global sur les 19 méthodes de MPPT est présenté,
lequel donne une estimation et comparaison sur les critères : simplicité, nombre de capteur, prix
et application. A partir de ces remarques, on trouve que la méthode P&O est largement utilisée
pour sa simplicité d’implémentation en numérique, le temps de réponse acceptable, son moindre
coût et elle convient à l’application PV [LE12], [BRA09]. [BAB14].
Selon les références [SHA13], [VER16], [PAZ14], [BEN15] cet algorithme présente
quelques problèmes liés aux oscillations autour du MPP qu’elle engendre en régime établi car la
procédure de recherche du MPP doit être répétée périodiquement, obligeant le système à osciller
en permanence autour du MPP et le temps de convergence. En cas de fréquents changements
climatiques, cet algorithme présente beaucoup plus de perte de puissance. Actuellement, la
technique de contrôle habituellement utilisée dans l’industrie pour les systèmes
photovoltaïques/thermoélectriques reste les commandes proportionnelles-intégrales (PI), à
20
Introduction générale
l’origine conçues pour corriger les systèmes linéairement invariants. Or, les éléments du système
considéré ont une structure non linéaire : des approximations sont alors nécessaires pour leur
adapter les commandes PI, ce qui entraîne une baisse de performances et une perte de stabilité
[TYA15], [DUR12], [XIA07].
Parmi les techniques citées ci-dessus, la méthode MPPT basée sur la passivité a une
grande importance en raison de ses avantages tels que la stabilité, la robustesse contre la
variation des paramètres, la réponse dynamique rapide et enfin la simplicité de mise en œuvre.
Objectif
Organisation du mémoire
Dans la présente thèse, une étude détaillée d’un système photovoltaïque et
thermoélectrique est présentée. Elle comprend une brève discussion sur les systèmes
photovoltaïques et thermoélectriques, les différentes interfaces de puissance, ainsi que quelques
techniques d’extraction de puissance maximale. Le cœur du travail est exposé dans le dernier
chapitre traitant de l’analyse, de la validation, et de la discussion des résultats de la technique
MPPT basée par la passivité.
Cette problématique sera traitée dans cette thèse à travers quatre chapitres.
21
Introduction générale
Le premier chapitre est consacré à l’état de l’art sur l’énergie solaire et ses applications.
Également, des généralités sur les générateurs photovoltaïques (GPV), tels que la constitution,
protection, ont été données. De plus, les différentes chaines de production d’électricité PV sont
présentées. Par la suite, la caractéristique (I-V) du GPV, influencée par la variation de
l’éclairement et la température est déduite.
Dans le deuxième chapitre, nous détaillons les principes de base de la thermoélectricité, la
conversion thermoélectrique comme l’effet thermoélectrique, les couples thermoélectriques, les
générateurs thermoélectriques et les paramètres importants qui permettent de caractériser les
matériaux thermoélectriques. Par la suite, nous décrivons en détail le modèle mathématique du
GTE. Après, nous présentons des simulations qui montrent les effets du gradient de la
température et la résistance interne sur les réponses du GTE.
Le troisième chapitre a exposé le problème de transfert de la puissance maximale du
générateur (GPV) et (GTE) à la charge qui découle souvent d’une mauvaise adaptation. Le point
de fonctionnement qui en résulte est souvent éloigné du point de puissance maximale (PPM) lors
d’une connexion directe. Pour remédier à cet inconvénient, un étage d’adaptation d’impédance
est nécessaire. Par la suite, une analyse de fonctionnement de plusieurs convertisseurs DC/DC
non isolés (Buck, Boost, Buck-Boost) jouant le rôle d’adaptateurs est fait. On termine le chapitre
par les techniques MPPT usuelles, qui permettent d’extraire le maximum d’énergie des modules
PV et des modules GTE.
Enfin, le quatrième chapitre est consacré a la structure de commande permettant
d’améliorer les performances de la chaine de conversion photovoltaïque et thermoélectrique,
notamment, la commande par la passivité associée à la technique perturber et observer
(P&O).On présente la définition des systèmes non linéaire, généralités sur la notion de passivité,
en particulier les systèmes dits d’Euler-Lagrange et leurs équations. La représentation
hamiltonienne par ports des systèmes non linéaires, qui sera utilisée pour représenter les modèles
d’équations de nos systèmes étudiés, est présentée. L’application de la nouvelle méthode sur une
architecture de système PV et GTE autonome à base d’un convertisseur de type Boost est
également développé. Chaque commande proposée sera testée sous logiciel Matlab-Simulink ;
les résultats seront alors présentés et analysés.
En conclusion générale, on présente une synthèse des travaux réalisés ainsi que les
principaux résultats obtenus, puis les perspectives de ces travaux.
22
Chapitre I
Etat de l’art de la Conversion
photovoltaïque
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
I.1 Introduction
De nos jours, une grande partie de la production mondiale d’énergie est assurée à partir
des sources fossiles. La consommation de ces sources donne lieu à des émissions de gaz à
effet de serre et donc une augmentation de la pollution. L'exploitation des énergies
renouvelables est une solution indispensable. Parmi ces énergies renouvelables, l’énergie
photovoltaïque, qui est la conversion directe de l’énergie que nous envoie le soleil en
électricité. En effet, entre autres avantages, elle utilise une source d’énergie renouvelable,
abondante et bien distribuée dans le monde. C’est une énergie à faible cout, propre et
respectueuse de l’environnement [BOU16].
Ce chapitre présente un état de l’art sur les énergies renouvelables et principalement
l’énergie solaire. La première partie de ce chapitre est consacrée à l’effet photovoltaïque et au
mécanisme de fonctionnement de la cellule solaire. Nous décrirons ensuite dans la deuxième
partie le fonctionnement des cellules photovoltaïques, leurs caractéristiques principales, et les
limites du modèle théorique. On termine le chapitre par les principales applications des
systèmes photovoltaïques et les principes de fonctionnement des différentes configurations.
Les énergies d’origine fossile sont menacées d’épuisement à court ou moyen terme. Il
est donc indispensable de mettre en place des mesures d’économie, de récupération, et de
recyclage pour remédier à ce problème. La figure (I-1) montre la production d’énergies
fossiles par habitant et par an et la consommation d’énergie totale (fossiles + renouvelables)
[ABO15].
Figure I.1 : Prévisions des besoins en énergies renouvelables jusqu’au 2150 [ABO15].
24
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
25
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Type N - - - - - -
+ + + + Zone de
déplétion
- - - -
Type P + + + + ++
Photons
ns
-
Type N
VPV Charge
Contacts électriques
Type
P + IPV
26
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Cellules monocristallines
Ce sont celles qui ont le meilleur rendement (15-22%) mais aussi celles qui ont le coût
le plus élevé du fait d’une fabrication compliquée [TOU15].
Cellules polycristallines
Leur conception étant plus facile, leur coût de fabrication est moins important,cependant
leur rendement est plus faible (13-20%) [ABA11].
Cellules amorphes
Les cellules photovoltaïques organiques sont des cellules dont au moins la couche
active est constituée de molécules organiques. Le rendement de ces cellules est encore
inférieur à 3% mais leur coût est faible à cause du faible prix de la matière première
[DUC12], [GAR15].
27
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
I PV I ph I D (I-1)
Pour la diode :
qkVTPV
ID IS e 1 (I-2)
qkVTPV
I PV I ph IS e 1 (I-3)
I PV I ph I S e38.9VPV 1 (I-4)
Avec VPV, Tension délivrée par la cellule PV (V), IS le courant inverse de saturation (A), q est
la charge de l'électron (1.602 × 10-16 C), k est la constante de Boltzmann (1.381 ×10 -23
J/K),
et T est la température de jonction (K).
Iph IPV
IPV
+
+
Charge ID VPV Charge
PV VPV
-
-
Figure I.4: Schéma équivalent le plus simple de la cellule photovoltaïque à
jonction PN.
28
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Le GPV est très sensible au problème de l'ombre qui peut survenir sur une ou plusieurs
cellules. Il sera alors nécessaire d'ajouter au modèle une résistance parallèle RP [ABA11]. La
résistance parallèle ou de court-circuit RP traduit quant à elle, la présence d’un courant de
fuite à travers l’émetteur causé par un défaut. Ceci est le cas lorsque la diffusion des contacts
métalliques à haute température perce l’émetteur. Elle peut aussi être due à un court-circuit
sur les bords de la cellule. Cette valeur devra être la plus élevée possible.
Iph IPV
IPV
IP
+ Charge
PV VPV ID RP VPV Charge
-
Figure I.5 : Le circuit simple d'une cellule PV auquel s'est rajoutée une résistance parallèle Rp.
VPV
I PV I ph I D (I-5)
RP
On peut aussi modéliser le PV en incluant une résistance série R S au modèle simple (Figure
I.6). La résistance série R S est due à la résistivité des différentes couche de la cellule. Ce
terme doit idéalement être le plus faible possible pour limiter son influence sur le courant de
la cellule. Ceci peut être réalisé en optimisant le contact métal/semi-conducteur, et en
diminuant la résistivité du matériau utilisé. Cependant, un dopage trop élevé entraîne une
augmentation de la recombinaison des porteurs [BAS15], [AJA15].
RS
Iph IPV
IPV
+
PV VPV Charge ID VPV Charge
-
Figure I.6: Le circuit équivalent d'une cellule PV avec prise en charge de la résistance en série.
29
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
q VPVkTI PV RS
I PV I ph IS e 1 (I-6)
Iph RS
IPV
IP
ID RP VPV Charge
Actuellement le modèle électrique le plus proche d’une cellule photovoltaïque est celui
à deux diodes (double exponentiel), où la cellule est bien sûr présentée comme un générateur
de courant électrique dont le comportement est équivalent à une source de courant avec deux
diodes en parallèle. Ce modèle est complété par les deux résistances série R S et parallèle RP
comme le montre le schéma électrique équivalent de la figure (I.8).
RS
Iph IPV
IP
30
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
I PV I ph I D1 I D 2 I P (I-8)
Donc:
La courbe de la figure (I.9), montre les caractéristiques non linéaires d’une cellule
solaire qui dépend particulièrement des conditions d’ensoleillement et de température.
Cependant, plusieurs grandeurs électriques importantes décrivent le fonctionnement d’une
cellule photovoltaïque sont:
31
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
D. Facteur de forme FF
PMAX
FF (I-11)
I CC * VOC
E. Rendement de conversion
Pout VOC * I CC * FF
(I-12)
Pint Pint
32
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
ICC
VOC
4 III
I II
Courant (A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Tension (V)
33
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Dans une association en série, illustré sur la figure ci-dessous, le même courant traverse
chaque cellule tandis que la tension globale est la somme des tensions à travers toutes les
cellules [NAI16].
IPV
VPV
qV
PV
I
. N .R
PV s s
qV
PV
I . N .R
PV s s
N n kT N n kT V I . N .R (I-13)
I I I e s 1 1 I e s 2 1 PV PV s s
PV ph S1 S2 N R
s p
IPV
VPV
34
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Module PV
Cellule PV
Plusieurs modules, peuvent être câblés en série pour augmenter la tension et en parallèle
pour augmenter le courant, afin de fournir une puissance électrique importante. Un élément
important dans la conception du système PV est de décider combien de modules doivent être
connectés en série et combien en parallèle afin de fournir toute l'énergie nécessaire. De telles
combinaisons de modules sont désignées comme champ de modules.
35
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
I
+
v
(a)
I
+
v
(b)
36
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Le groupement en série des cellules présente un effet indésirable lorsque le module est
partiellement à l’ombre ou lorsque les cellules ne sont pas éclairées équitablement
(éclairement non homogène).
Ainsi, quand un GPV ou une partie de ce GPV (par exemple, une cellule) est ombrée,
cette partie sous-irradiée du module peut se trouver polarisée en inverse et devenir réceptrice,
dissipant alors la puissance ne pouvant pas être extraite. Cette dissipation a comme effet
immédiat un échauffement de la zone sous-irradiée. Cet échauffement local peut donner lieu à
des « points chauds » qui peuvent endommager la zone affectée et dégrader définitivement les
performances du module PV entier.
En utilisant la diode by- pass, ce problème peut être évité. Comme illustré sur la figure
(I.16), une fois que la troisième diode by-pass conduit, le courant qui la traverse est égal à la
différence entre le courant du circuit et celui de la troisième cellule [HOU12],[ZEG12].
Toutes fois, une diode by-pass pour chaque cellule est trop coûteuse. En pratique,
suivant les pertes de puissance permises, il est suffisant d’avoir une diode by-pass pour
chaque 10 ou 15 cellules (pour un module de 36 cellules, 3 diodes sont requises).
37
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Photons
I
Ombrage
Partiel
Une autre protection consiste à protéger le module photovoltaïque contre les courants
négatifs qui pourraient être générés lors de différentes connexions en parallèle de plusieurs
panneaux (lorsque le panneau devient récepteur plutôt que générateur).Ainsi, une diode anti-
retour est mise en sérié avec chaque branche d’un module PV. Le risque est que des chaines
de cellules fortement éclairées débitent dans des chaines soumises à moins d’éclairement. Il
est à souligner que la présence de cette diode anti-retour permet d’éviter tous les courants
négatifs y compris provenant de la charge (par exemple comme une batterie fonctionnant tout
le temps et pouvant débiter sur le générateur PV à la nuit) [MEC15], [DAO13].
Photons
38
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Marquée par une grande variété permise par les caractéristique intrinsèques de la
technologie des cellules photovoltaïques, la liste des applications du photovoltaïque peut être
divisée en deux grandes catégories: Les applications autonomes, c’est-à-dire non-raccordées à
un réseau électrique et les applications raccordée au réseau public de distribution d’électricité
[KHE15].
Charge
DC
DC DC Charge
AC
DC AC
Contrôleur Système
GPV de charge de stockage
39
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Charge Charge
DC AC
Contrôleur
DC DC électrique
réversible Réseau
DC AC
Contrôleur
GPV de présence
réseau
Figure I.19: Architecture électrique d’un système photovoltaïque connecté au réseau de distribution.
40
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
hybrides fonctionnent tels que, les batteries sont chargées par les panneaux solaires (le jour) et
par le générateur éolien (lorsqu’il y’a du vent) [DHA12].
DC AC
DC
DC
DC CONSOMMATEUR
AC
AC DC
DC DC
température i
température courant
courant
éclairement
éclairement
puissance p
tension
temperature et puissance
éclairement panneau à 2 diode
la tension
41
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
L’éclairement est le paramètre le plus influant sur la cellule PV. En effet, le photo
courant est proportionnel à l’éclairement, par contre le courant à travers la diode qui n’est que
le photo-courant à l’obscurité, reste inchangé aux variations de ce dernier. La variation des
caractéristiques est représentée sur les courbes de la figure (I-22) et (I-23).
4
E=1000W/m²
3 E=800W/m²
Courant (A)
E=600W/m²
2
E=400W/m²
1 E=200W/m²
0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)
E=1000W/m²
60
E=800W/m²
Puissance (W)
E=600W/m²
40
E=400W/m²
20
E=200W/m²
0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)
42
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
Comme nous l’avons expliqué précédemment, la base des cellules photovoltaïques est
une jonction PN. Ceci nous laisse envisager que son rendement variera selon la température
de la jonction. Les figures (I.24) et (I.25) illustrent respectivement les caractéristiques (I-V) et
(P-V) de la photopile simulée sous un éclairement de 1000 W/m2 et différentes températures.
3
Courant (A)
T=0°C
T=25°C
2 T=50°C
T=75°C
0
0 10 20 30
Tension (V)
La figure (I-24) montre que la tension à vide d'une cellule solaire diminue avec
l’augmentation de la température de la cellule. Le courant de court-circuit, par contre,
augmente légèrement avec la température de la cellule.
On peut aussi remarquer sur la figure (I-25) que l’augmentation de la température se
traduit aussi par une diminution de la puissance maximale disponible.
60
Puissance (W)
T=0°C
40
T=25°C
T=50°C
20 T=75°C
0
0 10 20 30
Tension (V)
43
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
La résistance série est une résistance interne de la cellule ; elle dépend principalement
de la résistance du semi-conducteur utilisé, de la résistance de contact des grilles collectrices
et de la résistivité de ces grilles. La figure (I.26) montre l’influence de la résistance série sur la
caractéristique I= f (V).
3
Rs=0.005 ohm
Courant (A)
Rs=0.03 ohm
2 Rs=0.04 ohm
Rs=0.06 ohm
0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)
La résistance shunt est une résistance qui prend en compte les fuites inévitables du
courant qui intervient entre les bornes opposées positives d’une photopile.
3
Courant(A)
Rp = 0.5 ohm
2 Rp = 2 ohm
Rp = 30 ohm
0
0 5 10 15 20 25
Tension(V)
44
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
I.14 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons commencé par exposé l’état d’art sur la production
d’électricité en général et celle d’origine renouvelable dans le monde. Nous avons aussi fait
une synthèse de toutes les technologies du photovoltaïque, de la technologie de fabrication
des cellules solaires à partir du silicium et celles fabriquées à base de matériaux organiques.
Nous avons ensuite présenté la constitution d’un GPV en passant par le principe de la
conversion photovoltaïque et la modélisation d’une cellule solaire. Ensuite, la modélisation du
panneau photovoltaïque est réalisée en vue d’une simulation sous l’environnement Matlab
Simulink. Nous avons, par la suite, présenté le comportement électrique du générateur
photovoltaïque. En effet, les simulations des caractéristiques principales de ce générateur, à
savoir les caractéristiques courant-tension et puissance-tension, ont bien montré l’influence de
45
Chapitre I Etat de l’art de la Conversion Photovoltaïque
46
Chapitre II
Phénomènes et concepts
thermoélectriques
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
II.1 Introduction
II.2 Historique
48
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Pendant son expérience (Figure II-1), il a découvert qu’en présence d’un circuit fermé
réalisé en formant deux jonctions entre un barreau de bismuth et un fil de cuivre, il y a
déviation d’une aiguille aimantée lorsqu’une extrémité est chauffée. Cette déviation met en
évidence l'apparition d'un courant électrique.
Copper
Magnetic Needle
S N
Hot Cold
Electric Current
Bismuth
Heat
Treize années plus tard, le scientifique français Jean Charles Athanase Peltier (1785-
1845) découvrit la deuxième manifestation de la thermoélectricité, le phénomène inverse de
celui découvert par Thomas J. Seebeck. En 1834, J. Peltier constata que le changement de
sens d’un courant électrique continu entre deux matériaux conducteurs reliés entre eux
pouvait engendrer une fluctuation de la température aux jonctions de ces deux matériaux :
c’est «l’Effet Peltier » [COM11].
La thermoélectricité résida dans ces faits expérimentaux antagonistes et sans lien
apparent jusqu’en 1851, lorsque William Thomson (qui deviendra Lord Kelvin en 1892)
établit une première relation thermodynamique entre les coefficients de Seebeck et de Peltier.
Il prédit alors l’existence d’un troisième effet, connu aujourd’hui comme l’effet Thomson, en
démontrant, toujours sur la base d’arguments empruntés à la thermodynamique des processus
réversibles qu’un matériau échange de la chaleur avec le milieu extérieur lorsqu’il est soumis
à un gradient de température et parcouru par un courant électrique. Bien que l’approche soit
contestable, il s’est avéré bien des années plus tard, avec le développement de la
thermodynamique des processus irréversibles, que les relations de Kelvin étaient correctes
[CHU10].
49
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Les effets thermoélectriques ont été mis en évidence au cours du XIXème siècle, les
plus connus étant l’effet Seebeck qui permet de transformer un gradient de température en
gradient de potentiel électrique, et l’effet inverse, l’effet Peltier . Ces deux effets permettent
des applications dans le domaine de la récupération d’énergie (la chaleur récupérée pouvant
générer de l’électricité via un thermogénérateur) ou pour le refroidissement (via des modules
Peltier) [HUY11]. Ces effets thermoélectriques sont décrits dans les prochains paragraphes.
Matériau A
Tchaud ∆T
∆T Tfroid
Matériau B
∆V
Tension électrique
S AB t S A T S B T
dV
(II-1)
dT
Le signe du coefficient Seebeck dépend du type de porteurs. Il est positif pour les matériaux
dont les porteurs de charge sont majoritairement des trous (type P) et négatif pour les
matériaux dont les porteurs de charge sont majoritairement des électrons (type N) [BAR13].
50
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
A une température T, les porteurs de charge sont répartis uniformément dans le matériau.
Cette distribution est modifiée lorsque le matériau est soumis à une différence de température
T . Les porteurs de charge présents à l’extrémité la plus chaude du matériau ont une énergie
cinétique plus importante et vont diffuser dans le conducteur vers l’extrémité la plus froide,
créant une différence de potentiel ( V ) aux bornes de l’élément.
De façon réciproque, le passage d’un courant au travers d’une jonction A-B entre deux
matériaux va s’accompagner d’une libération ou d’une absorption de chaleur Q suivant le
sens du courant (Figure II.3). Cette absorption et ce dégagement de chaleur sont
proportionnels à l’intensité du courant I qui les traverse.
Matériau A
dQ
dQ
∆T
∆T
Evacuation de Absorption de
chaleur chaleur
Matériau B
AB T A T B T
dQ
(II-2)
dT
51
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Considérons maintenant un barreau constitué d’un seul matériau qui est simultanément
parcouru par un courant I et soumis à un gradient de température T . Dans ce cas, il y a une
quantité de chaleur dQ absorbée ou dégagée par le matériau et l’effet Thomson relie la
quantité de chaleur au courant électrique et au gradient thermique selon [QUO11] :
dQ I T (II-3)
Où, est le coefficient Thompson qui, par convention, est positif si le matériau absorbe de la
chaleur lorsqu’il est parcouru par un courant de l’extrémité chaude vers l’extrémité froide.
dQ
∆T
Tchaud Tfroid
I
Figure II.4 : Schéma de principe de l’effet Peltier
Kelvin montre que les trois coefficients, à savoir le coefficient Seebeck, le coefficient
Peltier, et le coefficient Thomson, ne sont pas indépendants les uns des autres. Ils sont liés par
les deux relations présentées par les équations (II-4) et (II-5) [JEA94].
S T (II-4)
dS
(II-5)
T dT
52
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
En ce qui concerne l'équation (II.5), elle relie les effets Seebeck et Thomson et permet
de définir la valeur absolue du coefficient de Seebeck d’un seul matériau selon :
T
A T
B
S AB dT dT S A S B (II-6)
0
T 0
T
T
S dT (II-7)
0
T
Les relations de Kelvin montrent que les trois effets thermoélectriques existent
simultanément dans tout matériau thermoélectrique lorsque celui-ci est parcouru par un
courant électrique et soumis à une différence de température.
S2
Z (II-8)
.
S2 PF
ZT T T (II-9)
.
S2
Où ; PF est le facteur de puissance, exprimé en W.m-1.K-2, et également utilisé pour
53
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
comparer différents matériaux. Il est d’autant meilleur que le gap sera étroit pour les semi
conducteurs. Plus le facteur de mérite adimensionnel est élevé, plus les matériaux sont
performants. Selon l’équation (II.9), de bons matériaux thermoélectriques exigent donc un
fort coefficient Seebeck, une conductivité électrique élevée et une faible conductivité
thermique. Sa résistance électrique doit de plus être faible pour minimiser les pertes de
chaleur par effet Joule, et il doit présenter une faible conductivité thermique pour maintenir
une différence de température appréciable aux bornes du matériau [GID15].
Chaleur absorbé
Génération d’électricité
- +
Chaleur
Rejetée
Type N
Courant
Type P
Type N
Type P
Courant
Chaleur
Rejetée
Chaleur absorbé
Cette configuration présente plusieurs avantages, elle permet d’exploiter les deux
phénomènes principaux, la réfrigération et la génération d’électricité, à l’aide d’un seul type
de dispositif, mais également d’associer en nombre des thermocouples de même nature au
sein d’un unique module. En effet, cette structure permet d’obtenir un montage électrique en
série des différents thermocouples alors que le montage thermique est lui simultanément
réalisé en parallèle [QUO11], [BOU10].
54
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Qf
COP (II-10)
P
Tc
1 Z pnTm
Tc Tf
COP m ax (II-11)
Tc T f 1 Z pnTm 1
les températures des parties chaude et froide du gradient thermique. Le coefficient Z pn est
matériau Qc .
Tc T f 1 Z pnTm 1
m ax (II-12)
Tc Tf
1 Z pnTm
Tc
55
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
56
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
On peut observer sur la figure (II.6) pour des températures au-dessous de 200°C, le
matériau thermoélectrique de type P le plus performant est le tellurure d’antimoine (Sb2Te3)
alors que pour les matériaux de type N , sur la figure (II.7) , on note que les plus performants
sont à base de tellurure de bismuth (Bi2Te3).
A très basses températures (<200 K), les alliages à base de bismuth et d'antimoine sont
les meilleurs matériaux thermoélectriques de type N . Le facteur de mérite réduit maximum
est de 1,1. Cependant, seul le type N est performant. Actuellement, aucun matériau de type
P n'est utilisable à si basse température.
Dans la gamme de température supérieure (de l’ambiante jusqu’à 450 K), les alliages
Bi-Te et leurs dérivés ternaires à base de Sb et de Se sont les plus performants. Ils ont été
découverts et développés depuis les années 1950. Le bismuth étant un semi-métal et le tellure
un métalloïde, ils peuvent former le composé Bi2Te3 qui est un semi-conducteur. Ainsi, cette
composition possède de très bonnes propriétés thermoélectriques autour de la température
ambiante [FAV13].
Le facteur de mérite maximum ZT , à température ambiante, du composé Bi2Te3 du
type P est de 0,75 et celui du type N est de 0,86. Un autre point intéressant de ce composé est
que la conductivité thermique peut être diminuée, et donc ZT augmenté, par la substitution
du Bi avec du Sb pour former des solutions solides du type Bi2Te3 - Sb2Te3, ou par
substitution de Te par Se en formant des solutions solides du type Bi2Te3 - Bi2Se3 [QUO11].
57
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
A plus haute température, jusqu'à plus de 1300K, les plus performants sont les Si-Ge
sont utilisés, sans dégradation notable et tirent ainsi parti de la forte augmentation du facteur
ZT avec la température. Ils ont d’ailleurs remplacé les alliages de PbTe au sein des
dispositifs spatiaux depuis 1975 [VAN14].
Le facteur de mérite réduit de l'alliage utilisé dans les RTGs est de 0,7 et 0,5 pour les
types N et P respectivement aux alentours de 1000 K. Les dopants généralement utilisés sont
le phosphore et le bore pour les types N et P respectivement.
Pour être un bon thermoélectrique, un matériau doit avoir, en plus de son facteur
Seebeck important, une bonne conductivité électrique (conductivité d’un métal) et une faible
conductivité thermique (comme un verre). Pour améliorer le facteur de mérite des matériaux
thermoélectriques, deux axes sont suivis. La recherche dans les nouveaux matériaux pouvant
présentés un facteur de mérite intéressant, et la réduction des dimensions pour les matériaux
connus jusqu’alors pour leurs caractéristiques thermoélectriques [ZIR13].La figure (II.8)
présente quelques exemples de ces nouveaux matériaux. Les siliciures présentent d’autres
avantages : ils ne sont pas nocifs pour l’environnement et leur coût est faible.
58
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Figure II.9: Les différents secteurs d’application des modules thermoélectriques [FAV13].
59
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Les modules à effet Peltier disponibles dans le commerce sont très utilisés pour le
refroidissement de composants et systèmes électroniques, on les retrouve ainsi dans les
détecteurs en opto- électronique pour la médecine, le domaine militaire, etc.
Les industriels travaillent actuellement à l’utilisation de l’effet Peltier pour créer des
systèmes de climatisations. Dans le secteur automobile, cette technologie fiable conduirait à la
réalisation de systèmes climatiseurs réversibles plus performants que ceux actuellement
utilisés.
Les générateurs thermoélectriques (GTE) basés sur le principe décrit ci-dessus sont
utilisés depuis longtemps pour la génération de puissance électrique, allant de basses
puissances (microwatts) jusqu’aux hautes puissances (quelques kilowatts), à partir des sources
de chaleur omniprésentes. On peut citer en exemple les radios alimentées par des modules
thermoélectriques chauffées par une lampe à pétrole pour les régions lointaines de Sibérie
(années 50), ou bien les fours à bois qui peuvent produire quelques dizaines de watts
d’électricité grâce un module thermoélectrique intégré [QUO13] .
60
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
61
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Les modules thermoélectriques, comme les thermocouples, peuvent être utilisés pour
générer un courant électrique via un gradient de température ou créer des flux de chaleur
62
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Le modèle « idéal » d’un module (figure II.13) est composé par des pattes TE de type
P et N . Les connections entre ces pattes de longueur l sont assurées par des conducteurs
électriques et thermiques parfaits et les résistances de contacts sont négligeables. T
Représente la différence de température à travers les pattes TE [BELH15], [VAR15],
[BOU10].
Contact idéal
l ∆T
Patte TE
Pour un module générateur du modèle « idéal », le flux de chaleur échangé avec la jonction
chaude ou froide du module représente la somme de la contribution de l’effet Peltier, la
conductance thermique et les pertes par effet Joule, et s’exprime comme :
NS 2
Qc N S S pn Tc I MTE N S K e T I MTE Ri (II-13)
2
NS 2
Q f N S S pn T f I MTE N S K e T I MTE Ri (II-14)
2
pn A
Ke (II-15)
l
pn l
Ri (II-16)
A
Avec :
S pn : La différence entre les coefficients de Seebeck des deux matériaux formant la jonction
63
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
N en parallèle.
pn p n : Représente la résistivité électrique des matériaux p et n en série.
A : La section du thermocouple.
l : La longueur des pattes du MTE.
A partir des équations (II-13) et (II-14) on peut remonter à l’expression de la puissance
électrique générée par un module thermoélectrique puisque :
PMTE Qc Q f (II-17)
Par ailleurs, il est possible de déterminer la puissance électrique maximale dans le cas
du modèle « idéal » PMAX :
N S S pn T
2
dPMTE
0 (II-19)
dRch
Avec :
Rch : est la résistance de charge externe.
D’autre part, il est important de présenter certains paramètres nécessaires dans l’étude des
modules MTE comme la tension VMTE . En effet, la tension mesurée aux bornes du module
MTE est composée de deux termes : la tension Joule V J et la tension Seebeck V S , et s’écrit
comme :
VMTE V J VS (II-20)
La tension Joule qui est due à la résistance électrique du module s’exprime à partir de la loi
d’Ohm :
64
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
V J N S Ri I MTE (II-21)
VMTE N S S pn T (II-22)
On note que la tension en circuit ouvert VOC (obtenue pour un courant nul) est égale à la
tension Seebeck.
IMTE
65
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
La caractéristique I-V peut être décrite par une équation de la forme implicite :
N S .S pn .T VMTE
I MTE (II-24)
N s Ri
N S . S pn .T VMTE
P I MTE .VMTE .VMTE (II-25)
N s Ri
Ce modèle est connu comme une source de tension ou comme générateur de Thévenin.
La figure (II.15) montre le circuit équivalent d’un module Thermoélectrique idéal décrit par
l'équation (II.23). Il a été employé par plusieurs chercheurs, parfois avec des simplifications
mais toujours avec la structure de base composée d’une source de tension et d’une résistance
en sérié [TOUA15], [KWA16], [AHI14],[SIN15].
Ri
IMTE
Ei=S. ΔT VMTE
66
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
Nous obtenons alors la courbe de la figure (II.16) qui illustre la caractéristique courant-
tension (en bleu) et la caractéristique courant-puissance (en rouge) pour le module HZ-20
obtenues à une différence de température T 30 C ( T f 200 C et Tc 230 C ) [TSA10].
20
Icc ICC
15
Courant (A)
10
Voc
5
0
0 1 2 3 4 5
Tension (V)
puissance.
La puissance débitée par le module dépende de point fonctionnement. Le point PMAX
représente la puissance maximal par le module qui est donnée par :
67
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
VOC N S N S * VOC
(II-28)
I CC I CC N S
IGTE
GTE
GTE VGTE
GTE
68
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
IGTE
L’équation (II-29) résume à son tour les caractéristiques électriques d’une association
parallèle de Np couples thermoélectriques [TOUA15].
VOC N P VOC
(II-29)
I CC N P N P * I CC N P
15
Courant(A)
10
∆T=200°C
∆T=150°C
5 ∆T=100°C
∆T=50°C
0
0 1 2 3 4 5
Tension(V)
69
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
20
∆T=200°C
15
Puissance (W)
∆T=150°C
10
∆T=100°C
5
∆T=50°C
0
0 1 2 3 4 5
Tension (V)
15 Ri
2Ri
Courant (A)
10
3Ri
4Ri
5
0
0 1 2 3 4 5
Tension (V)
70
Chapitre II Phénomènes et Concepts thermoélectriques
20
Ri
15
2Ri
Courant(A) 10
3Ri
4Ri
5
0
0 1 2 3 4 5
Tension(V)
II.15 Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre des notions générales sur la thermoélectricité et
l’état de l’art dans le domaine des matériaux thermoélectriques. Il en ressort que l’efficacité
de conversion énergique dépend de la qualité des matériaux définie par le facteur de mérite
ZT auquel sont reliés le coefficient Seebeck et les conductivités électrique et thermique. Ces
trois propriétés interdépendantes varient toutes en fonction de la concentration des porteurs de
charge. Ensuite nous avons mentionnés les deux majeures applications des matériaux
thermoélectriques à savoir la réfrigération et la génération d’électricité. Un certain nombre
d’exemples d’application dans le domaine de la récupération d’énergie à partir d’une source
de chaleur ont été présentés. Dans la deuxième partie de ce chapitre, nous avons étudiés la
modélisation et la simulation de module thermoélectrique (HZ-20).
71
Chapitre III
L’MPPT d’un Système de Génération
photovoltaïque et thermoélectrique
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
III.1 Introduction
Le système le plus simple que l’on puisse concevoir se compose d’un générateur
photovoltaïque GPV et d’une charge qui utilise directement l’énergie produite du GPV. Cette
énergie est dépendante fortement de l’éclairement, de la nature de la charge et de la
température. La connexion directe est surtout utilisée en raison de sa simplicité de mise en
œuvre, son coût minimal dû fondamentalement à l’absence d’électronique, sans parler d’un
faible coût [LOU15].
Pour ce type de connexion, une diode est insérée entre le GPV et la charge (Figure
III.1). Cette diode permet d’éviter que le GPV devienne récepteur lorsqu’il n’est plus éclairé
73
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
et soit détruit s’il atteint ses limites de fonctionnement en récepteur. Cependant, cette
configuration n’offre aucun type de limitation et/ou de réglage de la tension de la charge. De
plus, dans le cas où la charge est une batterie, c’est la tension de celle-ci qui fixe le point de
fonctionnement du système, et qui risque donc de ne pas se situer sur le PPM du GPV et donc
de ne pas utiliser toute sa puissance disponible. Si par chance, la charge se retrouvait sur le
PPM du module, cela ne durerait que quelques instants, la moindre variation d’ensoleillement,
de température de la cellule ou du niveau de charge de la batterie faisant varier le PPM
[ABO15].
Diode anti-retour
Charge
GPV
Figure III.1 : Connexion directe d'un GPV à sa charge.
Dans cette architecture, il est généralement conçu un panneau solaire adapté pour
chaque type de charge DC à alimenter, caractérisé par une puissance maximale définie par
cette dernière. Des pertes évaluées entre 5% et 30%, fonction du gisement solaire, de la
température ambiante et de l’état des charges sont généralement associées à ce type
d’architecture.
Pour éviter ce type de pertes en puissance, on a recours aux étages d’adaptation
d’impédances. Le bon dimensionnement de ces étages optimise le transfert d’énergie entre le
GPV et la charge. Ces étages, appelés trakers, assurent une régulation instantanée de cette
adaptation d’impédances en poursuivant le point de puissance maximale (MMPT).
Nous comparons ensuite dans la figure (III.2), le comportement du GPV en l’absence
puis en présence de l’algorithme de MPPT dans le ou alimente une charge dynamique dont
l’impédance varié au cours du temps selon l’allure présentée à la figure (III.2-a).
Le GPV dépourvu de MPPT ne fonctionne jamais à sa puissance maximale, sauf
lorsque la charge présente une impédance optimale. Cette configuration est obtenue seulement
entre les instants t1=2s et t2=3s de la simulation. En revanche l’algorithme MPPT permette au
GPV de toujours pouvoir fonctionner au MPP, quelques que soient les variations
74
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
d’impédance. Nous notons également que la tension ou le courant du GPV reste stable au
MPP pour l’algorithme de poursuite alors qu’elle change en fonction de l’allure de
l’impédance de la charge lorsque le GPV est dépourvu de MPPT. Dans ce cas de cette figure,
le GPV ne travaille presque jamais à impédance optimale et les pertes en puissance qui en
découlent sont la plus part du temps très élevée.
60
10
Puissance (W)
Ropt=6.58Ω
Charge(Ohm)
40
5
20
0 0
0 2 4 6 0 1 2 3 4 5 6
Temps(s) Temps(s)
(a) (b)
25 3.5
20
3
Courant(A)
Tension(V)
15
10
2.5
5
0 2
0 2 4 6 8 10 0 1 2 3 4 5 6
Temps(s) Temps(s)
(c) (d)
Figure III.2: (a) variation de la charge avec une valeur optimale Ropt=6.58Ω., (b) l’influence de
la charge sur la puissance sans et avec MPPT. (c) l’influence de la charge sur la tension sans et
avec MPPT, (d) l’influence de la charge sur le courant sans et avec MPPT.
75
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
DC Charge
DC
GPV
VPV IPV
Commande
MPPT
76
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
DC
DC
DC
AC
DC
DC
Le hacheur modulaire parallèle n’est plus connecté à une chaîne de modules PV mais
directement à la sortie du module PV (Figure III.5). En réalité, la discrétisation de la gestion
de puissance permet d’exploiter au mieux l’ensemble des panneaux du générateur solaire et de
détecter tous possibles défauts. De plus, l’inconvénient de cette topologie est le grand rapport
d’élévation entre la tension de sortie du module PV et la tension nécessaire à l’injection sur le
réseau de distribution. Ainsi pour un hacheur non isolé plus le rapport d’élévation est élevé
plus les pertes sont importantes [HOU12],[MAK12].
DC
Interface DC/AC
DC
DC
AC
DC
DC
77
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Pour palier le défaut précédemment cité, une des solutions est de mettre la sortie des
hacheurs en série (Figure III.6). Donc, quand le nombre des hacheurs en série est augmenté
que le rapport d’élévation est d’autant diminué. Cette topologie permet de garder tout les
avantages de la topologie parallèle tout en diminuant le rapport d’élévation des hacheurs et
ainsi d'augmenter le rendement [HOU12].
DC
DC
Interface DC/AC
DC DC
DC AC
DC
DC
78
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
dans le cadre des systèmes PVs de grandes puissances, comprises entre 20kW et 400KW
[LON11].
L’avantage de cette topologie est son articulation sur un seul onduleur DC/AC
(onduleur principal) et sa simplicité de mise en opération : un seul onduleur est nécessaire
pour faire le transfert d’énergie produit par le champ photovoltaïque vers le réseau électrique.
Par ailleurs, cette configuration demande seulement un faible coût d’investissement tout en
arrivant à une maintenance simple. Parmi les inconvénients de cette topologie, on trouve : les
défauts d’ombrage partiel affectent l’exploitation optimale des panneaux et par voie de
conséquence le rendement énergétique de la chaîne complète [NGU14], [MAK12],[VIG10].
Réseau AC
DC
AC
La structure de cette topologie constituée d’un onduleur par rangée ayant pour rôle de
convertir l’énergie provenant de la série de panneaux correspondante, conduisant ainsi à une
mise en parallèle des onduleurs doivent être connectés à un bus AC du réseau de distribution.
Cette topologie permet minimiser les pertes introduites par les ombrages du moment
que chaque onduleur dispose de son propre algorithme de suivi du MPP. De plus, le système
globale reste opérationnel même dans le cas d’un dysfonctionnement où d’une panne
survenue d’un convertisseur cela n’entraîne pas l’arrêt total de l’installation. Néanmoins, les
pertes joules dans le câblage DC sont minimisées grâce à cette gestion à onduleur répartis
[CAL13], [ABD13].
79
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Réseau AC
DC
AC
DC
AC
Les convertisseurs DC-DC sont utilisés pour convertir une tension continue non régulé
à l’entrée en une tension continue régulée à un niveau de tension requis à la sortie. La
régulation de la tension de sortie est atteinte par variation du rapport cyclique de l’élément
interrupteur (l'élément de commutation). Pour cette raison toute la conversion de puissance
échangée doit être réalisée autour des composants de stockage d'énergie (inductance et
condensateurs) et les commutateurs.
Les commutateurs de puissance utilisés dépendent du niveau de la puissance à convertir
ou à commander. Les MOSFETS (transistors à effet de champ d'oxyde de métal) sont
habituellement utilisés à la puissance relativement basse (quelques kW) et les IGBTS
(transistors bipolaires à gâchette isolée) à des puissances plus élevées. Les thyristors ont été
généralement utilisés et acceptés dans les plus hauts niveaux de puissance.
Contrairement à d’autres convertisseurs, les hacheurs ont la particularité de travailler
pratiquement sans pertes et avec un rendement élevé puisqu’ils utilisent des composants
électroniques fonctionnant en commutation périodique [HUA09], [BELK15].
Les hacheurs sont aujourd’hui employés dans de vastes domaines de tension, de courant
et de puissance. Leurs applications vont des alimentations à découpage pour montage
électronique à l’alimentation de tramways et locomotives à partir de réseaux à courant
continu. Une des applications intéressantes des hacheurs est son utilisation comme étage
d’adaptation dans les systèmes photovoltaïques et thermoélectriques.
80
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Li
Ii IL IS
VL
K
Vi VD Di C Vs Rch
ID
V L Vi V S (III-1)
81
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Li
IL IS
VL
Vi C Vs Rch
(a)
l'état bloqué
Dans l'état bloqué, l'interrupteur K est ouvert (Figure III.11), La diode devient passante afin
d’assurer, la continuité du courant dans l'inductance.
La tension de sortie est d’écrit par :
VS V L (III-2)
Li
IL Is
VL
C Vs Rch
(b)
82
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Li Di
IL ID IS
VL
VD
Vi K C Vs Rch
Le circuit est alimenté par une source de tension Vi , la sortie est chargée par une
résistance Rch parcourue par un courant Is. Le fonctionnement d'un convertisseur Boost peut
être divisé en deux phases différentes selon l'état de l'interrupteur K.
83
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Lorsque l'interrupteur est fermé (état passant), cela entraîne l'augmentation du courant
dans l'inductance donc le stockage d'une quantité d'énergie sous forme d'énergie magnétique.
La diode Di est alors bloquée et la charge est alors déconnectée de l'alimentation. La figure
(III.13) donne le schéma équivalent du Boost quand l’interrupteur est fermé.
Li
Ii IS
VL
C Vs Rch
Vi
(a)
On a:
dI L
VL Li (III-3)
dt
D’où :
Vi
i (t ) I m in t (III-4)
Li
Vi
I m ax I m in T (III-5)
Li
84
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
capacité. La figure (III.14) donne le schéma équivalent du Boost quand l’interrupteur est
ouvert.
Li
Ii IS
VL
Vi C Vs Rch
(b)
On a:
dI i
Vi VS Li (III-6)
dt
VS Vi
i t I m ax t T (III-7)
Li
VS Vi
I m in I m ax 1 T (III-8)
Li
.T .T
Vi . dt Vi .T
I LON dI
0
L
0
Li
Li
(III-9)
85
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
1 T 1 T
Vi VS Vi VS 1 T
I LOFF dI
0
L 0
Li
Li
(III-10)
Vi . .T Vi VS 1 T
0 (III-12)
Li Li
VS 1
(III-13)
Vi 1
Etat de l’interrupteur
VL
Vi
t
IL
Courant
t
IK
Courant
t
ID
Courant
t
Figure III.15: Formes d’ondes du courant et de la tension dans un hacheur Boost.
86
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Tandis que, l'interrupteur est fermé (état passant), conduisant ainsi à une augmentation du
courant dans l'inductance Li et la tension. La figure (III.17) donne le schéma équivalent du
Boost quand l’interrupteur est fermé.
Ii IS
IL
Vi Li VL C VS Rch
(a)
Figure III.17: Schéma du Buck-Boost (K fermé).
87
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
dI L
Vi VL Li (III-14)
dt
dI L
VS VL Li (III-15)
dt
IS
IL
Li VL C VS Rch
Une commande MPPT est une commande qui permet de suivre le point de puissance
maximale d’un module photovoltaïque en faisant fonctionner le module PV dans son point de
fonctionnement optimal, quelles que soient les conditions atmosphériques (température et
ensoleillement global) et la valeur de la charge [DJA13]. Elle est basée généralement sur
l’ajustement du rapport cyclique du convertisseur statique jusqu’à se placer sur le PPM.
Durant le fonctionnement du GPV, plusieurs perturbations peuvent modifier le PPM, La
figure (III.19) représente trois cas de perturbations [AMA14], [REY11].
88
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Caractéristique de la charge
PPM1
PPM1
Puissance (W)
PPM2
Puissance (W)
PPM2 E1 PF T1
PF E2
T2
Variation du rapport
cyclique
Tension Tension
(a) (b)
(V) (V)
Charge
PPM
1
Puissance (W)
Charge
2
PF
(c) Tension
(V)
Figure III.19: variation du Point de Puissance Maximal avec l’éclairement, la température et la
charge [REY11].
89
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
commande pour monter vers PPM2. En conclusion, la poursuite du PPM est réalisée en
modifiant le rapport cyclique du convertisseur DC-DC au moyen d’une commande spécifique
nommée MPPT pour assurer un fonctionnement optimal de GPV [QUO11].
90
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Début
Messure V (ki), I
(ki)
Oui P(i)-P(i-1) =0
Oui
Non P(i)-P(i-1)>0
Non Oui
V(i)-V(i-1)>0 V(i)-V(i-1)>0
91
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Avec :
V(ki) : Tension en sortie du panneau à l’itération ki.
I (ki) : Intensité en sortie du panneau à l’itération ki.
P (ki) : Puissance en sortie du panneau à l’itération ki.
α (ki): Le rapport cyclique à l’itération ki.
𝑑𝐼 𝑃𝑉
Figure III.22 : Positionnement du PPM en fonction de 𝑑𝑉 𝑃𝑉
. Nul au MPP, il est
positif à sa gauche et négatif à sa droite.
dPPV d V PV .I PV dI
V PV . PV I PV (III-16)
dVPV dVPV dVPV
92
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
𝑑𝑃𝑃𝑉 𝑑𝐼 𝐼
> 0 si 𝑑𝑉𝑃𝑉 > − 𝑉𝑃𝑉 ; le point de fonctionnement est à gauche du PPM.
𝑑𝑉𝑃𝑉 𝑃𝑉 𝑃𝑉
𝑑𝑃𝑃𝑉 𝑑𝐼 𝐼
= 0 si 𝑑𝑉𝑃𝑉 = − 𝑉𝑃𝑉 ; le point de fonctionnement est sur le PPM.
𝑑𝑉𝑃𝑉 𝑃𝑉 𝑃𝑉
Début
Messure V(ki),I(ki)
ΔV= V(ki)-V(ki-1)
ΔI= I(ki)-I(ki-1)
ΔV=0
ΔI=0
𝛥𝐼
𝐼+ =0
𝛥𝑉
Non
Non
Oui
𝛥𝐼
Oui 𝐼+ >0 ΔI > 0
𝛥𝑉
Non Non
L’un des avantages de cet algorithme est à précision et la vitesse de recherche du PPM
quand les conditions atmosphériques changent rapidement. Cet algorithme possède aussi des
désavantages, elle présente des difficultés de mise en œuvre due à la complexité du circuit de
commande et le calcul en temps réel de la dérivée nécessite un processeur de calcul rapide ce
qui engendre un temps d’exécution plus long. En Pratique, il existe une oscillation autour du
93
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
MPP qui est néanmoins inférieure à celle de la méthode de P&O [REI13]. Au final, avec une
optimisation de la méthode P&O, les rendements sont sensiblement égaux. Parmi les
méthodes de poursuite du Point de Puissance Maximale (PPM), nous avons choisi dans ce
mémoire l'algorithme P&O (Perturbe et Observe) qui est l’une des méthodes les plus utilisées.
Comme nous l’avons vu dans le chapitre II, un module thermoélectrique peut être
modélisé, d’un point de vue électrique, par un générateur de tension dont la tension à vide et,
dans une moindre mesure, la résistance interne varie en fonction de la température. Dans ce
cas, la puissance maximale est obtenue lorsque l’on réalise une adaptation d’impédance, soit
lorsque la résistance équivalente de la charge est égale à la résistance interne du module. De
plus, selon les caractéristiques de la charge sur laquelle le TEG débite, on peut trouver un très
fort écart entre la puissance potentielle du générateur et celle réellement transférée à la charge
en mode connexion directe [PAR16]. Afin d’extraire, à chaque instant, le maximum de
puissance disponible aux bornes du TEG et de la transférer à la charge, on utilise un étage
d’adaptation appelé : convertisseur MPPT [GAO16],[YAM13], [ESR07],[JAN15].
DC
GTE Charge
DC
VGTE IGTE
Commande
MPPT
Tous les algorithmes qui sont utilisées dans les systèmes photovoltaïques elles sont
appliquées dans les systèmes thermoélectriques, voir les références [MON14], [KAL13],
[HEI14]. Par exemple ; la figure (III.25) explique le principe de commande MPPT de type
P&O appliquée au système thermoélectrique, elle représente la variation de la puissance en
fonction de la tension du générateur thermoélectrique. On voit que, si suite à une perturbation
94
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
PPPM
PPM
∆P<0
PGTE(W)
∆P>0
∆V>0 ∆V>0
VPPM
VGTE(V)
Figure III.25: Application de l’algorithme P&O sur la caractéristiques PGTE(V).
2 20
1.5
Charge(Ohm)
15
Power(W)
1 10
R=0.2981Ω
0.5 5
0 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(S) Temps(S)
(a) (b)
5
4
10
Courant(A)
Tension(V)
3
2 5
1
0 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(S)
(c) (d)
Figure III.26:(a) variation de la charge avec une valeur optimale Ropt=0.2981Ω., (b)
l’influence de la charge sur la puissance sans et avec MPPT. (c) l’influence de la
charge sur la tension sans et avec MPPT, (d) l’influence de la charge sur le courant.
sans et avec MPPT.
95
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
Simplicité et Cout
Une commande MPPT doit avoir un niveau de simplicité important favorisant une
faible consommation et donc un coût de développement raisonnable pour que sa présence
compense le surcout généré.
Réponse dynamique
Une commande MPPT doit avoir un bon comportement en dynamique afin de pouvoir
piloter l’étage d’adaptation et assurer que la recherche du nouveau PPM, suite aux
changements d’éclairement ou de température, soit faite le plus rapidement possible.
Flexibilité
Une commande MPPT doit être précise et stable quelles que soient ses conditions
d’utilisation. C'est-à-dire qu’elle ne doit pas être conçue pour fonctionner pour un seul type de
panneau. Elle doit être la plus universelle possible, capable de fonctionner avec des panneaux
de différentes technologies sans trop de modifications, tout en gardant le même taux de
précision et de robustesse.
La commande MPPT est dite compétitive si le PPM est atteint avec une erreur statique,
correspondant à la position du point de fonctionnement par rapport au PPM, relativement
faible sur une large gamme de puissance.
96
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
transfert d’énergie d’une façon continue de l’entrée vers la sortie. Le réglage de la tension de
sortie se fait par action sur le temps de conduction de l’interrupteur (rapport cyclique α)
[SOL08] ,[ATT14], [ELG13], [FAV14].
Di
Li
Ii IL IS
GPV
Vi Ce K CS Vs Rch
/
GTE
Pour obtenir le modèle mathématique du convertisseur, il faut l’étudier dans les deux
phases de fonctionnement (K fermé, et K ouvert) [MEN16].
Le système d’équations qui régit le convertisseur à l’état « ON » est présenté ci-après :
dVi t
I Ce t C e dt I i t I L t
dVS t
I CS t C S I S t (III-17)
dt
V t L diL t V t
L i i
dt
Ainsi, le système d’équations qui régit le convertisseur à l’état « Off» est donnée par :
dVi t
I Ce t C e dt I i t I L t
dVS t
I CS t C S I L t I S t (III-18)
dt
V t L dI L t V t V t
L i
dt
i S
97
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
dVi t
I L t I i t C e dt
dVS t
I S t 1 I L C S (III-19)
dt
dI
V t L L 1 V
i i
dt
S
98
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
1100
70
1000
Irradiation(W/m²)
charge (Ohm)
900
60
800
50 700
60
Temperature(C°)
50
40
30
20
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (s)
(c)
Figure III.28: (a) variation de la charge, (b) variation de Eclairement et (c) variation de la
Température
Nous avons choisi de mettre le système photovoltaïque sous des conditions atmosphériques de
température ambiante constante (T = 25°C) et un rayonnement qui subie une variation et qui suit le
profile de la figure (III.28-b).Les figures (III.28-a), (III.28-b) et (III.28-c) montrent l’évolution de la
puissance du GPV, sa tension et son courant, respectivement.
Nous remarquons que l’algorithme (P&O) présente une perte de puissance suite à un
changement brusque de l’éclairement voir la figure (III.29-a). D’un autre côté, l’inconvénient
majeur de cet algorithme est les pertes d’énergie et les oscillations autour de la valeur
optimale, néanmoins, les ondulations de la tension et du courant sont importantes voir les
figures (III.29-b et III.29-c).
99
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
80 25
60 20
Puissance(W)
Tension (V)
15
40
10
20
5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
Temps (s)
(b)
(a)
3
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
(c)
Figure III.29: Réponse d’algorithme MPPT (P&O) pour une variation de l’ensoleillement
et une température constante.
Il est très important de tester les performances de la commande, par rapport à d'éventuelles
variations de température. L’ensoleillement est maintenue constant à 1000 W/m2 et la
température est variable celons la figure (III.28-c).
La figure (III.30) montre que le système répond convenablement à la variation de la
température, avec qu’il y’ait de chute de puissance à l’instant de augmentation brusque de la
température (III.30-a).
100
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
25
60 20
Puissance(W)
Tension (V)
15
40
10
20
5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temp(s) Temps (s)
(a) (b)
3
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
(c)
Figure III.30: Réponse d’algorithme MPPT (P&O) pour une variation de température et
l’ensoleillement constante.
Nous avons réalisé une série de simulation sur un générateur thermoélectrique de type
HZ-20 comprenant 72 thermocouples raccordés en sérié. En général le test de l’algorithme
MPPT est réalisé en leur appliquant de variation rapide de gradient de température de surface
sous forme d’échelon, cette grandeur externe influençant fortement sur la puissance maximale
fournie par le GTE.
101
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
20 6
15
Puissance(W)
Tension (V)
4
10
2
5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)
(a) (b)
15
Courant (A)
10
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)
(c)
Figure III.31:Réponse d’algorithme MPPT P&O, a) la puissance du GTE, b) la
tension du GTE, c) le courant du GTE.
Le second test est réalisé cette fois-ci en fixant la charge Rch=3 Ω et en variant le
gradient de température Comme selon un échelon comme le montre dans la figure (III.32-a).
Nous constatons bien que l’augmentation de gradient de température se traduit
directement par une augmentation de la puissance produite par le GTE avec d’augmentation
de courent et de tension et inversement qu’une baise du gradient de la température se
répercute par une réduction de la production. Ainsi on constate que les courbes de puissance,
de tension et du courant présentent des oscillations dans le régime permanant.
102
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
30
240
Puissance(W)
20
220
10
200
5 15
4
Courant(A) 10
Tension(V)
2
5
1
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)
(c) (d)
III.5 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons mis en évidence les problèmes dus à la connexion directe
entre GPV ou un GTE et la charge. Dans ce sens, et dans le but d’optimiser la puissance
fournie par le GPV ou GTE, un étage d’adaptation doit être introduit entre la source et la
charge. Cet étage d’adaptation doit être associé à une commande de recherche du point de
puissance maximum. Nous avons aussi présenté la constitution du système photovoltaïque
pour le cas d’un étage d’adaptation DC-DC puis pour le cas d’un étage d’adaptation DC-AC.
Différentes topologies de convertisseurs DC/DC non isolés ont été étudiées. La structure de
type Boost a été adoptée pour sa simplicité et son gain en tension relativement plus élevé.
Quelques méthodes de poursuite de la puissance maximale citées dans la littérature sont
présentées. Nous avons en particulier procédé à l’étude de la technique perturb and observ
(P&O). Dans le but d’étudier le comportement du système photovoltaïque par rapport aux
103
Chapitre III L’MPPT d’un Système de Génération Photovoltaïque et Thermoélectrique
variations climatiques, nous avons simulé au début le système pour différentes valeurs de la
température ou/et de l’ensoleillement ; ensuite nous avons étudié le cas où ces variations sont
brusques. Nous avons aussi étudié dans la deuxième partie le comportement du système
thermoélectrique face à la variation du gradient de température. Nous avons montré que
l’algorithme P&O est simple à la mise en œuvre et son rendement est élevé, mais elle présente
des problèmes d’oscillations autour du PPM. La commande MPPT (P&O) basée sur passivité
présentant de meilleures performances par rapport aux autres sera décrite en détail dans le
chapitre suivant.
104
Chapitre IV
La commande MPPT basée sur
la passivité
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
IV. 1 Introduction
Dans le chapitre précédent, nous avons montré que l’algorithme P&O est simple à la mise
en œuvre et son rendement est élevé, mais elle présente des problèmes d’oscillations autour du
PPM car la recherche doit être répétée périodiquement pour obliger le système à osciller autour
du PPM. En plus, et pour des variations brusques des conditions climatiques ou/et de la charge,
cette méthode présente parfois des erreurs d’interprétation dans la direction qu’il faut suivre pour
atteindre le PPM.
Pour remédier aux différents problèmes liés à la commande P&O, Nous allons nous baser
sur ce dernier pour développer notre propre algorithme de maximisation de puissance basée sur
la passivité, en but de minimiser le phénomène d’oscillation autour du point optimum présent
dans la méthode perturbe and observe seul et par voie de conséquence une réduction énorme des
pertes de puissance. Cette technique est appelée algorithme P&O/PBC. Il nous faudra tout
d’abord rappeler et analyser les objectifs de cette stratégie de commande.
D’une manière générale, on peut définir la stabilité comme la capacité d’un système
physique à revenir à l’équilibre lorsqu’il est perturbé légèrement. La stabilité est une notion
relativement intuitive. Il est cependant difficile d’en donner une définition précise. Plusieurs
définitions de la stabilité peuvent être proposées, stabilité BIBO, stabilité MIMO, stabilité au
sens Lyapunov…etc [YEG06], [TOU10].
106
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
x f x , x (IV.1)
Une notion qui est primordiale dans l’étude de la stabilité est la notion de point
d’équilibre. L’état x e est appelé état d’équilibre où point d’équilibre pour le système x f x si
Stable
Asymptotiquement stable si :
107
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Par définition, la stabilité signifie que si un système est en équilibre, il restera dans cet
état quand le temps varie. L’analyse de la stabilité au sens de Lyapunov consiste en l’étude des
trajectoires du système quand l’état initial est proche d’un état d’équilibre [MUL06].
Un système est stable au sens de Lyapunov, si :
0 , 0 , x0 xe xt, x0 xe , t 0 (IV.4)
Avec :
x 0 : Condition initiale du système.
Une fonction de Lyapunov est un candidat de Lyapunov, à savoir une fonction continue
H x telle que [MUL06], [HAC12] :
H x 0, x 0, H x 0, x 0 (IV.5)
H x 0 , x 0, H x 0, x 0 (IV.6)
La commande basée sur la passivité (PBC) est une technique bien établie pour la
commande des systèmes mécaniques. Cette dénomination a été introduite pour la première fois
par Ortega pour définir une méthodologie de conception de commandes assurant la stabilité des
systèmes en les rendant passif [BYR91], [MAS05].
Le principe de base de la PBC consiste à modifier l'énergie totale du système afin de
stabiliser un point d’équilibre, on vise une fonction d’énergie positive définie pour qu’elle agisse
à titre de fonction de Lyapunov en lui rajoutant un terme d'amortissement pour améliorer la
108
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
réponse transitoire et atteindre la stabilité asymptotique. En plus, si cette commande est capable
d’injecter un terme dissipatif additif au système, alors la convergence à l’état désiré peut être
améliorée par rapport à celle atteinte avec dissipation fournie par le système. Les techniques de
contrôle par passivité les plus utilisées sont la technique par injection d’amortissement de type
Euler Lagrange passivity based control (EL-PBC) et Interconnexion and Damping Assignment
Passivity-Based Control (IDA-PBC) [AZI10],[TOU12].
Pour aborder la passivité, il faudra ensuite introduire les notions d’entrée u m et de
sortie y m du système car nous verrons qu’un système sera dit passif s’il est dissipatif pour la
vitesse d’injection s p u, y u T y .Avant de présenter d’un point de vue mathématique les
définition et propriétés de la passivité, nous allons aborder un exemple simple de système passif
afin d’éclaircir ce concept.
i(t) Li
Rc
Vi(t)
C
En appliquant la loi de Kirchoff au circuit RLC série de la figure (IV.2), nous obtenons
facilement son comportement dynamique :
dit
t
Vi t Rc it it dt Li
1
C0 dt
(IV.7)
t
2
L
Vi t i t Rc i t i t dt i t (IV.8)
2 d 1 i 2
dt 2C 0
2
V
T
109
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
t t
T
H T H 0 y T t u t dt (IV.10)
0
Une extension mathématique de la notion de passivité est possible pour une large classe
des systèmes. Lorsque le système comporte une partie dynamique, certaines variables d’état sont
associées au système, le produit de l’entrée par la sortie (u,y) ne suffit plus pour caractériser la
passivité, en effet, la puissance peut être emmagasinée dans les éléments dynamiques comme
elle peut également être restituée à l’entrée du système [BAA10] ,[ MEL13].
On peut dire qu’un système dynamique est passif si l’énergie fournie à ce dernier est divisée en
deux tranches : l’une stockée à l’intérieur et l’autre dissipée, mathématiquement on a :
110
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
H t u t . y t g t (IV.12)
Un système est passif si sa puissance stockée est inférieur à la puissance fournit à son entrée :
H t u t . y t g t (IV.13)
0 u t yt dt
T
(IV.14)
H u T t y t dt g dt
0 0
L’immense avantage des systèmes passifs est leur plasticité lors de connexion en tout
genre. En effet, ces systèmes se comportent très bien lors de connexion en série, car les systèmes
agissent en quelque sorte indépendamment de leur connexion. Mais ils se comportent également
très bien lors de connexion à la fois en parallèle et en rétroaction. Ce dernier cas est important
lors d’association de sous-systèmes passifs en retour de sortie [BAA10], [MEL13].
Lors d’une connexion parallèle de deux systèmes passifs avec les fonctions de stockage
interne et de dissipation du système H i , g i respectivement, la passivité est préservée [TOU11]:
Selon la figure (IV.3) et d’après la définition différentielle on a :
H 1 u1T y1 g1
H 2 u 2T y 2 g 2
H H 1 H 2 u1T y1 u 2T y 2 g1 g 2
111
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
u T y1 u T y 2 g1 g 2
u T y1 y 2 g1 g 2
uT y g
H u T y g (IV.15)
u1 y1
H 1 , g1
y
+
u +
u2 y2
H2 , g2
Etant donné que lors de la connexion par rétroaction les deux systèmes interagissent
d’amont en aval et ceci à l’infini. La passivité est donc maintenue [TOU11], [CER06].
Soit donc la connexion par rétroaction négative de la figure (IV.4).
H 1 u1T y1 g1
H 2 u 2T y 2 g 2
H H 1 H 2 u1T y1 u 2T y 2 g1 g 2
u T y 2T y1 u 2T y 2 g1 g 2
u T
y y
T
2 1 y1T y 2 g1 g 2
H u T y g (IV.16)
112
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
u u1 y1
H 1 , g1
+ y
-
u2 y2
H2 , g2
dimension finie, nous commençons avec un espace de variables de puissance F F * .On appelle
F l’espace des flux dont les éléments sont désignés par f F et sont appelés vecteurs de flux.
L’espace des efforts est donnée par l’espace dual linéaire : F * et ses éléments sont désignés
par e .L’espace total de variables de flux et d’effort est et sera appelé l’espace des variables
de ports. Dans cet espace de variables de ports, nous définissons la puissance par :
P e f , f , e F (IV.17)
Avec :
e f : Désigne le produit de dualité, autrement dit, la fonction linéaire e F * agissant
sur f F .
Propriété 1
On considère un espace linéaire F de dimension finie avec F * .un sous-espace
Di F F * est une structure de Dirac si :
1. e f 0 , pour tout f , e Di .
2. dim Di dim F
113
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
D f , e F F * Ff Ee 0 (IV.18)
Ex F T F Ex 0
T
rangEx F dim F
et où V est un espace linéaire de même dimension que F .Ainsi, D peut également être écrite
sous forme de représentation image :
Di f , e F F * f E T , e F T , n (IV.19)
F
M
v
x P ,
Avec :
P m v Et la fonction d’énergie : H P
1 2
P .
2m
Les éléments de la structure de Dirac sont :
p , e P P H P
P
f p
v, e F , f vF .
m
Avec :
v F : est la vitesse du point lorsque la force est lui appliqué.
114
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
P F , v v F
Les deux lois d’interconnexion peuvent être écrites sous la forme de la structure de Dirac avec :
0 1 p 1 0 v
1 0 v F 0 1 F 0 (IV-20)
F' p E' p
Satisfais la relation :
FEx Ex F T F F T 0
T
(IV-21)
x f x g x u (IV.22)
Ou x n est le vecteur d’état, f(x) et g(x) sont des fonctions localement Lipschitz, u m est
l’entrée de commande. L’approche PCH consiste, tout d’abord, à identifier la fonction d’énergie
naturelle du système que l’on nommera H(x) , puis de réécrire le système non linéaire (IV.32) en
fonction du gradient de la fonction d’énergie :
T
H
H x x H x .... H x (IV.23)
x1 x 2 x n
x J x Rx H g x . u
(IV.24)
y g T x H
115
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Ou :
x n : Vecteur d’état de variables d’énergie.
H x : n Représente l’énergie totale stockée.
d Lq, q Lq, q
QL (IV.25)
dt q q
Où :
Est la fonction lagrangienne. T q, q est l’énergie cinétique (ou Co-énergie) fonction que nous
supposons être de la forme :
T q, q q D q q
1 T
(IV.27)
2
Ou ;
116
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Nous considérerons trois types de forces externes qui sont l’action des commandes, la
dissipation et l’interaction du système avec son environnement. Nous supposons que les
commandes varient linéairement comme M m u n , M m nm , est une matrice constante et
F q
u n est le vecteur de contrôle. Les forces de dissipation sont de la forme .
q
Ou ;
F
q T q 0 (IV.28)
q
Les forces externes s’écrivent :
F q
QL Q M m u (IV.29)
q
Où :
Pour assurer que la trajectoire d’un système passif converge à ce minimum ou l’équilibre
est asymptotiquement stable, on est obligé d’injecter un amortissement comme indiqué dans
divers articles [RAM97], [JAA11].
Considérons un système dont le modèle général d’état, modèle d’Euler-Lagrange, est de la forme
D x J x R x E e (IV.31)
Avec :
D : Matrice diagonale.
J : Matrice antisymétrique.
R : Matrice symétrique semi-définie positive.
117
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Nous considérons qu’une fonction de stockage du système peut être choisie selon :
1 T
H x Dx (IV.32)
2
Alors, nous pouvons proposer comme fonction de stockage désirée :
1 ~T
Hd x Dx (IV.33)
2
Ou :
~
x x xd (IV.34)
Avec :
x d : La valeur désirée de x .
~
x : L’erreur de x .
La dynamique de l’erreur du système associée à la fonction de stockage (IV.31) sera :
x J ~
D~ x Ee D x d J xd R xd RDI ~
x Rd ~ x (IV.35)
Cependant, ayant une matrice d’amortissement définie positive, il est possible de rendre la
boucle fermée strictement passive en prenant 0 .
Donc, La dynamique sera :
x J ~
D~ x Rd ~
x 0 (IV.37)
H d x ~
x T Rd ~
x 0 , ~
x 0 (IV.38)
D x d J x d R x d RDI ~
x e (IV.39)
Avec :
118
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
L’IDA-PBC a été introduit dans [ORT99], comme une procédure de commande des systèmes
physiques décrits par le modèle PCH de la forme (voir équation (IV.24)).
L’objectif de la synthèse d’une commande IDA-PBC est de poursuivre l’Hamiltonien Hd,
c’est-à-dire l’énergie interne totale du système, désiré à chaque instant, pour maintenir un point
d’équilibre choisi x e . Elle est définie par [ORT04], [KHA12], [CRO14] :
H d x H x H a x (IV.40)
J d x J x J a x (IV.41)
Rd x R x Ra x (IV.42)
Avec :
H a x : L’énergie garantie par le contrôleur en boucle fermée.
Et en supprimant g(x,u). Cela permet d’obtenir le modèle PCH du système souhaité en boucle
fermée, qui s’exprime par :
x J d x Rd x H d
(IV.43)
y g T x H d
119
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Soit le système non linéaire décrit par (IV.22), que l’on veut stabiliser autour d’un point
d’équilibre xe n . Supposons l’existence des matrices suivantes : g x est telle que
d’amortissement désirées.
La fonction d’énergie desirée H d x a son minimum au point d’équilibre désiré, ainsi :
u g T x . g x g T x J d x Rd x H d f x
1
(IV.45)
Il est asymptotiquement stable si, x e est un minimum isolé de Hd(x) et que le plus grand
ensemble invariant du système en boucle fermée (IV.43) contenu dans :
x , H
n
d T Rd xH d
0 (IV.46)
est égal à x e .
d’équation ainsi obtenu est multiplié par une matrice annulative à gauche de g x et les
équations aux dérivées partielles sont alors résolues [ORT02].
120
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
facile des équations aux dérivées partielles qui donnant des contraintes sur J d x et Rd x
[ORT04].
x1 x1 x 22
(IV-47)
x 2 x1 x 2 u
Avec :
0 .
x J R H g u (IV-48)
Avec :
0 x2 1 0 0
J R g
0
, ,
x 2 0 0 1
Ainsi ;
H x
1 2 1 2
x1 x2 (IV-49)
2 2
x1* x2d , u * x2d .
2 3
En utilisant la technique IDA algébrique, nous écrivons l’équation (IV-47) comme suit :
x J d Rd H d (IV-50)
Avec :
121
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
0 x 1 0
Jd , Rd
x 0 0 r
Et
H d x
1
2
x1 x1*
2
1
2
x 2 x 2d 2
(IV-51)
Où :
x1 , x 2 est une fonction qui sera déterminée par l’équation matricielle (IV-52).
0 , r 0 sont des paramètres ajustables.
J R H g u J d Rd H d (IV-52)
x1 x 22 x1 x1*
x 2 x 2d (IV-53)
x1 x 2 u x1 x1* r
x 2 x 2d (IV-55)
u x1 x 2 x1 x1* x 2 x 2d
r
x 2 x 2d (IV-56)
122
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
gamma=1 r=1
4 4
r=0.5 gamma=0.1
r=1 gamma=1
3 r=5 3 gamma=3
x1
2
x1
1 1
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
temps(s)
temps(s)
(a) (b)
Figure IV.6: Comportement de x1,a) pour différentes valeurs de r et gamma=1,b) pour
différentes valeurs de gamma et r=1.
gamma=1 r=1
3 5
r=0.5 gamma=0.1
2.5 r=1 4 gamma=1
r=5 gamma=
2 3
x2
1.5
x2
1 1
0.5 0
0 -1
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
temps(s) temps(s)
(a) (b)
IV.7 Schéma proposé du MPPT perturb and observ basée sur la passivité
(P&O/PBC)
L’algorithme P&O atteint le point de puissance max (MPP) après plusieurs itérations mais
son temps de réponse est grand. On propose dans ce qui suit d’ajouter un block de PBC pour
accélérer le temps de réponse et éliminer l’erreur statique en régime permanent. Le schéma du
MPPT proposé est représenté sur la figure (IV.8). Dans ce schéma MPPT(P&O) est utilisée pour
trouver la tension optimale, en comparent avec la tension de GPV ou GTE par le bloc de PBC
123
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
afin de produire le signal du rapport cyclique permettant de commander le hacheur Boost pour
fonctionner le plus souvent possible au PPM [TOU17].
GPV La
/ DC/DC
Vi charge
GTE
Ii Vi
P&O
Vref α
PBC
Le schéma du convertisseur Boost est redonné dans la figure (III-12). Pour l’expression du
lagrangien, les de charge dans les inductances q L et dans les condensateurs q C sont données
par [JAA11], [RAM97], [TAN08]:
q
q L (IV.57)
qC
T q Lq L2
1
2
V q
1 2
qC
2C S
(IV.58)
F q Rch 1 q L q C
1 2
2
Vi
E e
0
124
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
1 2 qC2
L q, q T q V q Lq L (IV.59)
2 C S
d L L F
QL
dt q L q L q L
(IV.60)
d L L F
QL
dt q c qc q c
q
1 C
Li qL CS Vi
(IV.61)
q C qc 0
1 q L R C
ch S
Un changement de variable nous permettra d’expliciter notre système. Pour cela notre choix est
fait sur les nouvelles variables d’état ci-après :
q
x1 L iL
x q c V (IV.62)
x2 C S
S
0 1
Li 0 V
x 1 x i (IV.63)
1 0
0 Rch
CS
Le modèle d’état (IV.63) est mis sous une forme simplifiée et plus informative du point de vue
énergétique conformément à l’équation (IV.31). Ainsi le système (IV.63) devient :
125
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
0 1 0 0
Li 0 V
x 0 1 x i (IV.64)
0 CS 1 0
Rch 0
Les matrices de l’équation (IV.64) sont alors définies ci-après et sont adaptées à notre
application ;
L 0
D i , qui contient les éléments de stockage dans le convertisseur (inductances
0 CS
et capacités), est diagonale.
0 1
J , est antisymétrique représente l’interconnexion des composants du
1 0
circuit.
0 0
R 0 1 , est diagonale contient les éléments dissipatifs (résistances).
Rch
V
Ee i , représente les entrées exogènes (la tension photovoltaïque et
0
thermoélectrique).
D’après la méthode de modélisation présentée dans la section (IV.3.4.1) Pour la synthèse de lois
de commande par la méthode (Injection d’amortissement (DI)), nous avons choisi la matrice
R 0
d’amortissement comme suit : RDI 1
0 0
Pour avoir exactement le système (IV.64) en totale cohérence avec le système de l’équation
(IV.39), on prend :
1 Vref2
1 Vi R1 I L
(IV.66)
Vref Vi .R ch
126
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Il est à signaler que x 2 d Vref est la tension de référence délivrée par MPPT (P&O)
SSstart
Start
Measure
V(t),I(t)
P(i)=V(i)*I(i)
Oui
P(i)-P(i-1)=0
Non Oui
P(i)-P(i-1) >0
Non Oui
V(i)-V(i-1) >0 No V(i)-V(i-1) >0
Vref
EL- PBC
Vref 1
(IV.67)
Vi 1
127
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
simulations. Tous ces tests ont été effectués avec MATLAB/SIMULINK .nous avons simulé les
variations des grandeurs externes en appliquant des échelons comme dans la littérature, mais
également des rampes de variation.
80 P&O
30
P&O
P&O / EL-PBC P&O / EL- PBC
60
Puissance(W)
20
Tension(V)
40
10
20
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(s)
5
P&O
4 P&O / EL-PBC
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
128
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
la perte d’énergie autour du MPP par 93.79%. La tension et le courant du GTE sont bien
commandés pour atteindre les valeurs optimales.
Dans ce test en faisant varier l’éclairement tout en gardant la température fixe à 25 °C, la
charge est variable (nous gardons la même variation qui est présenté dans le chapitre III). La
figure (IV.11) montre les derniers résultats.
80 25
P&O
P&O / EL- PBC
20
60
Puissance(W)
Tension (V)
15
40
10
20
5
(A) (B) (C) (D)
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s) Temps (s)
(a) (b)
3
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
(c)
Figure VI.11: Influence de variation d’illumination sur le comportement des deux MPPT à une température
fixe de 25°C , a) la puissance du GPV, b) la tension du GPV ,c) le courant du GPV.
Nous pouvons constater que les temps de réponse des deux algorithmes sont différents bien
qu’ils soient soumis aux mêmes variations d’irradiation.
Dans la figure IV.11-a (Zoom-A), on peut noter que la puissance de sortie du GPV
contrôlée par le MPPT (P&O/EL-PBC) atteint le MPP à 5ms par rapport au MPPT (P&O) qui
réalise le même MPP à 25ms.
129
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
En outre, on peut remarquer dans le Zoom (B), que la diminution linéaire du niveau
d’irradiation à partir de 1000W/m2 à 900W/m2 mène le MPPT (P&O) pour continuer à perturber
le système dans la même direction avec de grande perte de puissance.
Ainsi, dans le Zoom(C), on a considéré le changement rapide d’irradiation à l’instant
t=0.3s, (P&O) perd environ 7.82% W par rapport à (P&O/EL-PBC) qui ne perd que 1.5%. On
peut déduire que le MPPT (P&O/EL-PBC) est plus efficace que celui de MPPT (P&O).
Par contre sur le Zoom (D), nous constatons que le MPPT (P&O/EL-PBC) est capable de
Controller le GPV pour avoir une puissance plus stable que l’algorithme (P&O).Alors, le
pourcentage de réduction de l’énergie par les deux MPPTs (P&O) et (P&O/EL-PBC) est
respectivement 3.23%, et 1.27%.
On peut aussi remarquer dans la figure (IV.11-b) qui représente la tension de sortie du
GPV que l'énergie perdue par l'algorithme (P&O) et (P&O/EL-PBC) est respectivement 12.83%
et 2.79%. D’autre part, Pour le courant (voir la figure IV.11-c) du GPV, l'énergie perdue est
respectivement 12,03% et 2.89% .
On peut conclure, que MPPT (P&O/EL-PBC) conduit à des meilleures performances, avec
l’absence des oscillations dans le régime permanant, et un temps de réponse plus rapide.
La puissance du GPV, la tension et le courant qui sont contrôlés par les deux algorithmes
sont indiqués dans la figure (IV.12) pour une variation de la température présentée dans la figure
(III.28-c) et un ensoleillement constant de 1000W/m2.
La réponse par le MPPT (P&O/EL-PBC) est plus efficace aux différentes variations de la
température, le temps de réponse et les oscillations sont améliorées .le temps de réponse est
presque le même dans le cas de la variation d’ensoleillement.
De plus, d'autre part, à t=0.1s (Zoom A), l’augmentation brusque de la température
engendre une perte de puissance considérable par l’algorithme (P&O) par rapport à MPPT
(P&O/EL-PBC). Nous observons que l'efficacité du GPV est respectivement de 89,22% et
96,04% .
Sur le Zoom (B) sur l’intervalle de temps t= [0.4S,0.5S], L'efficacité du système contrôlé
par le MPPT (P&O/EL-PBC) est de 95,78% contre 90,78% pour l'algorithme (P&O) MPPT. On
voit dans ce cas que la MPPT (P&O/EL-PBC) est plus rapide avec une faible oscillation autour
du MPP. En revanche, MPPT (P&O/EL-PBC) est capable de réduire les ondulations de tension
et de courant autour la valeur optimale.
130
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
80 P&O
25
P&O /EL- PBC
20
60
Puissance(W)
Tension (V)
15
40
10
20 5
(A) (B)
0
0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temp(s) Temps (s)
(a) (b)
3
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
(c)
Figure VI.12: Le comportement du GPV avec les deux MPPTs à une variation de la température, a) la
puissance du GPV, b) la tension du GPV, c) le courant du GPV.
Dans ce test, la température a été maintenue à 25°C, tandis que l’ensoleillement est
variable. Une augmentation brusque de la charge était appliquée en ajoutant une résistance de 30
Ω à t = 0,44 s. La figure (IV.13) illustre les résultats de simulation avec ces conditions.
80 P&O
P&O / EL-PBC
60
Puissance(W)
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)
131
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
Les résultats montrent que les deux méthodes ne sont pas influées par la variation de la
résistance, sauf que P&O présente des pertes de puissance pendant l’instant de changement. Les
résultats de simulation donnent une efficacité de 96.98% pour l’algorithme P&O/EL-PBC et de
89.55% pour l’algorithme P&O.
La réponse du système lorsque nous avons introduit une perturbation dans la mesure de
tension est représentée sur la figure (IV.14). Nous avons noté qu'à t = 0,44 s, l'efficacité du
système contrôlé par (P&O/EL-PBC) est de 96,04% par rapport à l'algorithme (P&O) est de
89%. Il est observé que l'algorithme (P&O/EL-PBC) peut contrôler le système photovoltaïque
pour obtenir de meilleures performances en termes de la stabilité de puissance.
P&O
80 P&O/EL-PBC
Puissance (W)
60
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (s)
Figure IV.14:Comparaison de la puissance GPV entre (P&O/EL-PBC) et (P&O) avec introduire une
perturbation dans la mesure de tension.
T Ta 30 E (IV.68)
La figure (IV.15) représente les résultats d’une simulation du modèle du GPV intégrant ce
couplage entre la température et l’irradiation.
On peut remarquer qu’un changement dans la fonction d’irradiation introduit donc un
changement de température immédiatement. La figure montre la rapidité de poursuite de la
132
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
technique MPPT (P&O/EL-PBC) et l’absence des oscillations autour du MPP qui limite les
pertes de la puissance.
1200 65
Irradiation (W/m²)
Temperature (C°)
60
1000
55
800
50
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (s) Temps (s)
80 P&O
P&O / EL-PBC
60
Puissance (W)
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(s)
133
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
compromis qui existe entre rapidité et précision. Une fois le MPP atteint, l’efficacité totale pour
l’algorithme (P&O/EL-PBC) est de 94.82%.
25 6
P&O
P&O / PBC
20
Tension (V)
4
Puissance(W)
15
10
2
5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)
15
Courant (A)
10
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)
Dans cette partie on procédera à l’étude de deux techniques MPPT à savoir (P&O) et
(P&O/EL-PBC) en faisant varier le gradient de la température tout en gardant la charge
fixe Rch 3 . Les résultats de simulation sont représentés par la figure (IV.17).
Suite à l'analyse des courbes de la figure (IV.17), nous pouvons confirmer, encore une fois
de plus, la supériorité de l’algorithme (P&O/EL-PBC) en terme de stabilité et aussi en terme de
convergence assez rapide vers le PPM. En effet, l’algorithme (P&O) remonte vers le point de
fonctionnement et ne se stabilise autour du MPP qu'après d'importantes oscillations. On
remarque ici qu’à l’instant 0.2s, se manifeste une mauvaise interprétation de l’algorithme (P&O)
qui éloigne le point de fonctionnement du MPP. La perte de puissance avoisine 1W par rapport à
l’algorithme (P&O/EL-PBC) qui est de 0.5W.
134
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
40 5
P&O
P&O/ EL-PBC
4
30
Puissance(W)
Tension(V)
3
20
2
10
1
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s) Temps(s)
15
10
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)
Figure (IV.17):Influence des variations de gradient de la température sur le comportement des deux
MPPT.
Dans ce test, nous examinons les effets du contrôle assuré par les deux algorithmes de
commande MPPT, face à la variation de la charge.
25
20
Puissance (W)
15
10
5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(s)
135
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
A t=0.3s, nous avons ajouté une charge de 3.5 Ω. Ces effets sont illustrés par la figure
(IV.18) qui mettent en évidence la grande efficacité, en termes de stabilité et du temps de
réponse de l’algorithme (P&O/EL-PBC) par rapport à l'algorithme (P&O).l’efficacité du système
contrôlé par les deux algorithmes est respectivement de 95,87% et de 88,95.
L’Hamiltonien, qui représente l’énergie totale du circuit est écrit par [TIAN06],[TOU13]:
1 1 2 1 T
H T V 2L qc x D x (IV.69)
2 Li 2C S 2
Avec :
1
0
D i
L
(IV.70)
1
0 C S
H x I
D x L (IV.71)
x Vs
0 1
1
x 1 1 H Vi (IV.72)
Rch x
0
H
x J x Rx g x u (IV.73)
x
T
LiVd2
x d x1d x2d
T
C S Vd (IV.74)
RchVi
Vd Vref : Est la tension de référence délivrée par MPPT P&O correspond le point MPP.
H d x x xd T Dx xd
1
(IV.75)
2
Et nous choisissons :
r 0
Ra x 1
0 r2
Avec :
J a x 0 ; La matrice d’amortissement.
Alors :
H
D x (IV.76)
x
H a
K x x H d x H x Dxd (IV.77)
x x x
En prenant :
J d x Rd x H a x J a x Ra x H x g x u (IV.78)
x x
J d x Rd x Dx d J a x Ra x D x g x u (IV.79)
r2 VS Vref
Vref
.r1 i id Vi , *
1 1
(IV.80)
Vref IL Rch
Afin d'obtenir le contrôleur réussi, nous devons satisfaire l’égalité deux d'équations de (IV.80).
Par conséquent, nous obtenons :
Vref2
r2
1
.
Vref VS Vref Rch
Vi I L* r1 I L* i I L*
(IV.81)
Vi
0 r1 (IV.82)
I i
*
L
137
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
1
Pour Rd 0 ; Nous pouvons obtenir r2 0 , selon l'équation (IV.80) et (IV.82), il est
Rch
facile d'obtenir :
1 Vref
r1 .Vi VS (IV.83)
I i
*
L
*
Rch I L
1 Vref
Donc, quand r1 vérifier ; r1 .Vi VS , R d sera Rd 0 .Alors, nous pouvons
I i
*
L
*
Rch I L
trouver ;
.r1 i id Vi
1
(IV.84)
Vref
Pour pouvoir valider notre approche, nous avons utilisé les mêmes tests effectués dans la
section (IV.5) et les mêmes instants d’application de charge, même variation d’ensoleillement et
la même variation de la température. Les résultats obtenus avec ce nouvel algorithme sont
nettement supérieurs à toutes les commandes citées précédemment.
80 P&O
P&O / IDA - PBC 20
60
Puissance (W)
Tension (V)
15
40 10
20 5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(S)
3
Courant (A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps (S)
Figure IV.19 : La réponse du GPV avec les deux algorithmes dans les conditions standars.
138
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
80
P&O
P&O / IDA - PBC 20
60
Puissance(W)
Tension(V)
15
40 10
20 5
(a) (b) (c)
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S) Temps(s)
3
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)
Figure VI.20: Influence de la variation d’illumination sur le comportement des deux MPPT à une température
fixe de 25°C.
80 25
P&O
P&O / I DA - PBC
20
60
Tension (V)
Puissance (W)
15
40
10
3
Courant(A)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)
Figure IV.21: Des variations de température sur le comportement des deux MPPT à un éclairement constant.
139
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
80 80 P&O
P&O
P&O / I DA-PBC P&O/I DA - PBC
60
Puissance (W)
60
Puissance (W)
40 40
20 20
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Tension (V) Temps(S)
(a) (b)
80 P&O
P&O / I DA - PBC
60
Puissance (W)
40
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Temps(S)
(c)
Figure IV.22 : La puissance du GPV ;a) variation de l’éclairement en fonction de la température,
b) le changement brusque de la charge, c) introduction d’une perturbation dans la mesure de
tension.
140
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
oscillations autour du PPM, tandis que le contrôleur " P&O/IDA-PBC " reste assez stable. Le
pourcentage de réduction de l’énergie par l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est de 0.2 % .
Sur la figure (IV.21), nous remarquons que le point de fonctionnement atteint le MPP à
2.5ms. En plus, à l’instant 0.1s (Zoom b), nous remarquons que l'algorithme (P&O/IDA-PBC)
est plus efficace face à la variation brusque de la température par rapport à l'algorithme (P&O).
L’efficacité du système contrôlé par cet algorithme est de 99%. Nous remarquons dans le Zoom
(c) que l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est capable de réduire la perte de puissance d’un
pourcentage de 98.9%.
Les figures (IV.22-a), (IV.22-b) et (IV.22-c) illustrent le comportement du GPV vis-à-vis
des variations de l’éclairement en fonction de la température, le changement brusque de la
charge et l’introduction d’une perturbation dans la mesure de tension respectivement. Nous
remarquons que l’efficacité de l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est respectivement 99,92%,
99.98% et 99,98%.
Le tableau suivant résume l’éfficacité des différents algorithmes MPPT
précédemment étudiés. L’algorithme (P&O/IDA-PBC) est une l’algorithme robuste et efficace.
En effet, ce l’algorithme fonctionne au point optimal sans oscillations. En outre, il est caractérisé
par un bon comportement en état transitoire.
141
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
25 5
P&O
P&O / I DA - PBC
20 4
Puissance(W)
Tension (V)
15 3
10 2
5 1
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps (S) Temp(S)
15
P&O
P&O/ I DA - PBC
Courant (A)
10
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
temps(S)
30
Puissance(W)
4
Tension (V)
20
2
10
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(S) Temps(S)
15
Courant (A)
10
Figure VI.18: des variations de5température sur le comportement des deux MPPT à une éclairement constant.
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(S)
142
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
P&O
P&O/ I DA - PBC
Puissance (W)
20
10
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4
Temps(S)
Figure (IV.25):Influence de la variation brusque de la charge sur le
comportement du GTE en puissance.
Si nous examinons la figure (IV.23), on constate qu’il y a une amélioration au niveau de temps
de réponse et au niveau de l’ondulation pour les différentes grandeurs. Nous avons constaté
qu’avec cette technique (P&O/IDA-PBC), le temps de réponse est court par rapport à la
technique (P&O) et la grande efficacité, en termes de stabilité. L’efficacité totale du l’algorithme
(P&O/IDA-PBC) est de 99.998%.
D’autre part, Dans la figure (IV.24), nous remarquons l’efficacité d’appliquer la technique
(P&O/IDA-PBC) sous la variation rapide de gradient de la température. Elle montre la rapidité
de poursuite de cette technique MPPT, et l’absence des oscillations autour du MPP qui limite les
pertes de la puissance. La perte de puissance avoisine 1W par rapport à l’algorithme (P&O/PBC)
qui est de 0.02W.
On constate aussi dans la figure (IV.25) que l’algorithme (P&O/IDA PBC) est robuste face
à la variation brusque de la charge. La perte d'énergie est presque négligeable, ce qui donne
l'efficacité de 99.998%.
Les performances des trois méthodes de MPPT sont discutées dans le tableau VI.2.
143
Chapitre IV La Commande MPPT Basée Sur La Passivité
IV.13 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons étudié et analysé, en modélisant et en simulant sous
Matlab/Simulink, le fonctionnement d'un système photovoltaïque et thermoélectrique, dont la
charge est adaptée par l'intermédiaire d'un hacheur de type Boost. La régulation est assurée par
trois types de commande MPPT : La commande classique "Perturb and Observ», la commande
par (P&O/EL-PBC) et la commande (P&O/IDA-PBC). Les résultats auxquels nous avons
aboutis, montrent que l'utilisation de la commande MPPT permet d'améliorer de manière
considérable et efficace le rendement des systèmes photovoltaïques et thermoélectriques. Les
comparaisons effectuées entre les trois types de commandes confirment que l’utilisation du
contrôleur (P&O/IDA-PBC) permet de réduit le temps de réponse du système de commande.
D’un autre côté, il permet d’améliorer le rendement du système ce qui a pour objectif de
diminuer les fluctuations du régime transitoire et assure une nette amélioration de la stabilité
autour du PPM.
144
Conclusion Générale
CONCLUSION GENERALE
Le travail effectué dans cette thèse apporte la modélisation et la commande des deux
chaines (photovoltaïque et thermoélectrique) énergétiquement autonome.
L’objectif était de proposer et de développer une technique de commande efficace et
valable pour le contrôle de la puissance du générateur photovoltaïque (GPV) et le générateur
thermoélectrique (GTE) ; tout en garantissant leur stabilité et leur robustesse vis-à-vis des
différents types de perturbations.
Les systèmes de conversion photovoltaïques et thermoélectriques se caractérisent par la
variation de leur puissance électrique en fonction des conditions météorologiques car la
puissance transférée à la charge correspond rarement à la puissance maximale que le (GPV) et
(GTE) peuvent fournir. Donc, une commande forçant le GPV et le GTE à produire le maximum
de puissance disponible à leurs bornes, s’avère incontournable pour améliorer le rendement du
système de conversion. A cet effet, une commande MPPT appliquée à un convertisseur élévateur
de tension a été développée. Pour cela, trois types d’algorithmes ont été présentés et discutés.
Avant d’entamer la problématique du transfert énergétique du générateur PV, une
plateforme de connaissance approfondie sur le thème PV est nécessaire. Beaucoup de généralités
portant sur l’effet PV, cellule et générateur PV sont présentés au premier chapitre. Après, nous
avons étudié la conception du module, sa protection, sa modélisation et sa caractéristique
technique. L’influence des différents paramètres climatiques et autres sur les caractéristiques
I(V) et P(V) a été abordée.
Le deuxième chapitre a permis de démontrer le grand intérêt de l’utilisation des dispositifs
thermoélectriques en tant que nouvelle source d’énergie fiable et non polluante pour le futur. On
a commencé par une brève étude sur l’énergie thermoélectrique, nous avons présenté les effets
qui constituent la base de la thermoélectricité. La modélisation du module représente la partie la
plus essentielle de ce chapitre. Les simulations ont montrés que le fonctionnement du GTE
dépend fortement du gradient de la température et la résistance interne.
Pour que le système photovoltaïque et thermoélectrique fonctionne à sa puissance
maximale, il doit comporter un étage d’adaptation associé à un algorithme MPPT, les différentes
topologies des convertisseurs continu-continu et les principaux types d’algorithmes MPPT
présents dans la littérature sont détaillés dans le chapitre trois. Dans notre étude, un convertisseur
Boost associé à sa commande de recherche du point de puissance maximum (MPPT perturbation
et observation ‘P&O’ a été présenté. Différentes simulations, sous l’environnement
145
Conclusion Générale
matlab/simulink, sont réalisées pour mettre en évidence l’influence des variations des conditions
climatiques sur le MPP où la puissance de fonctionnement du système est maximale. Les
résultats de simulation ont montré que cette méthode est particulièrement appropriée pour le cas
de changement rapide des conditions atmosphériques et la variation de la charge pour les deux
systèmes photovoltaïque et thermoélectrique. Dans ce cas, cette méthode entraîne une divergence
et une grande oscillation autour de point optimal.
Dans le quatrième chapitre, une nouvelle méthode s’appuyant sur l’approche de passivité a
été proposée pour pallier ce problème. Une commande par passivité (PBC) intégrant l’algorithme
MPPT (P&O) dans sa fonction objectif a été présenté. Un développement lui a été apporté en lui
intégrant une injection d’amortissement, donnant un algorithme (P&O/EL-PBC). Les résultats de
simulation ont montré clairement que la méthode proposée est efficace pour la recherche du
PPM quelles que soient les conditions climatiques et la variation de la charge. En plus, elle est
capable de faire positionner le point de fonctionnement au PPM dès le début de la marche du
système contrairement au l’algorithme (P&O) qui nécessite plus de temps. La deuxième
commande, le contrôleur basé sur la passivité utilisant l’approche IDA-PBC, a pour rôle la
modification de la matrice d’amortissement des systèmes hamiltoniens de nos systèmes a été
présenté. La comparaison des résultats de simulation de cette méthode avec ceux des deux autres
techniques MPPT démontre qu’elle est capable d’atteindre le point de fonctionnement optimal
lors d’un changement brusque du rayonnement solaire et la charge avec une performance élevée
pour le système thermoélectrique qui permet de réduire les erreurs de trajectoire de la poursuite
du PPM. Cela peut se traduire par la minimisation des pertes de puissance engendrées.
L’utilisation de l’algorithme (P&O/IDA-PBC) permet une augmentation du rendement de
99.99%. Nous a amené à conclure que l’algorithme (P&O/IDA-PBC) est le plus performant
concernant le temps de réponse et les oscillations.
Les travaux abordés dans cette thèse sont très encourageants et nous motivent de plus en
plus à continuer dans ce même axe de recherche. En perspectives, on propose quelques tâches à
traiter ultérieurement, comme :
Effectuer des essais expérimentaux avec des panneaux solaires et thermoélectriques.
Etendre le principe de la technique MPPT proposée sur d’autres topologies de
convertisseurs plus efficaces.
146
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157
Annexe
Paramètre Valeur
L’inductance 0.03H
La capacité Ce 150e-6 F
La capacité CS 150e-6 F
158
Résumés
RESUMES
:ملخص
هذا العمل يتناول دراسة انًُذجخ. من أجل تطوير بيئي و اقتصادي فإن مصادر الطاقة المتجددة ( الكهروضوئية والكهروحرارية) تمثل حاليا بديال جيدا
ٌ انكهزودزارٌ انذٌ َعًم عهً االسزطبعخ انعظًً و يسزقال ثبنكبيم عهً يصذر طبقخ انشجكخ انكهزثبئُخ و يٍ أجم أ/ٍوانزذكى فٍ َظبو انكهزوضىئ
ٍ يب َهى ف.َعًم انُظبو انكهزوضىئٍ أو انكهزودزارٌ عهً االسزطبعخ انعظًً وجت درج يذىل َعًم يع خىارسيُخ رزجع انُقطخ انعظًً نالسزطبعخ
هذا انعًم هى رذسٍُ يزدود هذا األخُز عٍ طزَق يزاقجخ انززجع انجُذ نهُقطخ انعظًً نالسزطبعخ ثزذكى َسزُذ عهً رقُُخ انزخًُم ويقبرَزهب يع رقُُخ
انهذف يٍ انزذكى ثىاسطخ هذِ انزقُُخ هى رزجع انُقطخ انعظًً السزطبعخ انهىح..)أخزي يىجىدح فٍ انًزاجع َطهق عهُهب اسى (االضطزاة وانًزاقجخ
.)... انزغُز فٍ انذزارح و كذنك انزغُز فٍ انذًىنخ، انكهزوضىئٍ و انكهزودزارٌ فٍ دبنخ وجىد ثعض االضطزاثبد (انزغُز فٍ اإلضبءح
رقُُخ، " " االضطراب والمراقبة:يذبكبح يخزهف أجشاء انُظبو رى رطىَزِ ثىاسطخ ماتالب يًب َزُخ انًقبرَخ ثٍُ أداء اثٍُُ يٍ رقُُبد انزذكى انًذروسخ
" P&O/IDA-PBC" انُزبئج كبَذ يزضُخ وثُُذ أٌ انزقُُخ انًقززدخ. " P&O/IDA-PBC" " و انزقُُخP&O/EL-PBC" انزخًُم انًسًبح ة
. كًب أَهب أثجزذ سزعخ ودقخ هذِ انزقُُخ،قىَخ عُذ انزغُزاد انًفبجئخ نهًُبر
: الكلمات الدالة
.يسزًز/ يذىالد يسزًز، رقُُخ انزخًُم، ٌ انُظبو انكهزودزار،ٍانُظبو انكهزوضىئ
Abstract:
For an ecologic and economic development, the renewable energy sources (photovoltaic and
thermoelectric) can be considered as a good alternative. This work deals with the modeling and control of a
photovoltaic/thermoelectric system operating at its maximum power and energetically autonomous. For the PV
system and/or thermoelectric operates at its maximum power, it must include a converter associated with a MPPT
algorithm. we have interested to improve in this work the efficiency of the latter using the robust maximum power
point tracking controller based passivity and make a comparison with other approaches known in the literature (the
perturb and observe). The role of this command MPPT is to follow the maximal power point (MPP) of the PV
and/or TE module independently to disturbances of the system (variation of the irradiation, variation of the
temperature et the variation of the load). Simulations of different parts of the system have been developed under
Matlab / Simulink, enabling a comparison between the performances of the three controllers studied: "P&O"
,"P&O/EL-PBC" and " P&O/IDA-PBC. The results are satisfactory and demonstrate that the proposed technique
«P&O/IDA-PBC» is robust to the sudden changes in weather conditions. They also confirm the rapidity and the
precision of the method.
Key Words:
Photovoltaic system, thermoelectric system, passivity based control, DC/DC converters,
Résumé :
Pour un développement écologique et économique, les sources d’énergie renouvelable (photovoltaïque et
thermoélectrique) constituent actuellement une bonne alternative. Le présent travail traite une étude de modélisation
et commande d’un système photovoltaïque /thermoélectrique fonctionnant à sa puissance maximale et
énergétiquement autonome. Pour que le système photovoltaïque et/ou thermoélectrique fonctionne à sa puissance
maximale, un étage d’adaptation associé à un algorithme MPPT est utilisé. Nous sommes intéressés dans ce travail à
l’amélioration du rendement de ce dernier par le contrôle de la poursuite du point de la puissance maximale (MPPT)
utilisant une commande robuste basée sur la passivité tout en effectuant une comparaison avec les autres approches
connues dans la littérature (perturbation et observation ‘P&O’). Le rôle de cette commande est de suivre le point de
puissance maximale (PPM) du module photovoltaïque et/ou thermoélectrique indépendamment à des perturbations
du système (variation de l’éclairement, variation de la température et la variation de la charge….). Des simulations
des différentes parties du système sont développées sous Matlab/Simulink, permettant ainsi une comparaison entre
les performances des trois contrôleurs étudiés ; "P&O" P&O/EL-PBC" et" P&O/IDA-PBC". Les résultats sont
satisfaisants et démontrent que la technique proposée " P&O/IDA-PBC" est robuste vis-à-vis les changements
brusques des conditions climatiques. Ils confirment aussi la rapidité et la précision de la méthode.
Mots clés :
Système photovoltaïque, Système thermoélectrique, commande par passivité, Convertisseurs DC/DC.