0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
129 vues8 pages

Système veineux et lymphatique expliqué

Transféré par

aurelien choupo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
129 vues8 pages

Système veineux et lymphatique expliqué

Transféré par

aurelien choupo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

III- SYSTEME VEINEUX ET SYSTEME LYMPHATIQUE

III.1) SYSTEME VEINEUX


Le système veineux constitue un réseau de vaisseaux de tailles
différentes dont la fonction est d’acheminer le sang désoxygéné au
cœur et d’agir tel un réservoir sanguin. Le système veineux contient
environ 75 % du volume sanguin.
Voici ce qui distingue les veines des artères :
 Leurs parois sont minces. Elles sont formées de trois couches
comme les artères, mais leur couche musculaire est beaucoup
plus réduite. Les parois des principales veines superficielles des
extrémités sont plus épaisses que celles des veines profondes.
 Le système veineux fonctionne à basse pression, et son flux
dépend beaucoup moins de l’action de pompage du cœur.
 En temps normal, les veines sont seulement partiellement
remplies de sang. Leur aire transversale est trois fois
supérieure à celle des artères correspondantes.
 Les veines des extrémités sont munies de valvules, des
structures bicuspides minces et délicates faites de tissu fibreux
et élastique et recouvert d’endothélium. À l’endroit où se
trouve chaque valvule, la veine est dilatée, ce qui crée un
espace sinusien autour de la valvule pour en faciliter
l’ouverture et la fermeture. La fonction des valvules est de
fractionner le flux sanguin dans la veine et d’assurer une
circulation à sens unique.

Figure 1 : Valvule
a) Anatomie
Le système veineux comprend des veines superficielles, des
veines profondes, des veines perforantes et des sinus veineux
intramusculaires.
 Les veines superficielles se trouvent dans la couche adipeuse sous-
cutanée du corps, juste sous la peau et à la surface du fascia lata qui
enveloppe la musculature. Les principales veines des jambes sont les grande et
petite veines saphènes et leurs branches collatérales; dans les bras, ce sont les veines

basilique et céphalique et leurs branches collatérales .

 Les veines profondes suivent les artères et portent le même nom


que celles qu’elles longent. Dans les extrémités, il est commun de
retrouver deux veines ou plus correspondant à une même artère de
taille petite ou moyenne.
 Les veines perforantes traversent le fascia lata afin de relier les
veines superficielles aux veines profondes. Celles qui se trouvent le
long du côté interne du mollet jouent un rôle prépondérant dans la
pathogenèse du « syndrome postphlébitique de la jambe ».
 Les veines sinusoïdales intramusculaires sont des veines larges
situées à l’intérieur du muscle squelettique et caractérisées par de
très minces parois et l’absence de valvules. Elles sont directement
reliées aux veines profondes
b) Physiologie
b.1) Système veineux de la petite circulation I.
 Origine, Trajet et rapport
Les veines sont satellites des bronches lobaires et des artères. Chaque
poumon est drainé par deux veines axiales, l’une crâniale et l’autre
caudale. Le trajet extrapulmonaire des veines pulmonaires est
pratiquement nul chez les ongulés. Les veines perforent immédiatement le
péricarde pour déboucher au plafond de l’atrium gauche.
 Terminaison
Elles constituent trois groupes : les veines lobaires caudales, les veines lobaires
crâniales et moyennes.
b.2) Système veineux de la grande circulation
On distingue :
 Les veines cardiaques (étudiées avec le cœur).
 La veine cave crâniale.
 La veine cave caudale.
Les vaisseaux du système veineux ramènent le sang au cœur. Un
flux veineux normal dépend de quatre facteurs : le cœur (flux dynamique
ou spontané), la respiration (le flux rythmé), la pompe musculaire et les
valvules.
 Flux dynamique : Dans le système artériel, le flux sanguin dépend
de l’action de pompage du cœur de même que de l’élasticité et de
l’activité musculaire des artères. Par contre, à l’exception des veines
superficielles principales, les veines ont de minces parois présentant
peu de muscles. La pression résiduelle du flux dynamique est basse
(15 mm de Hg). Elle suffit cependant pour produire un gradient de
pression considérable par rapport à celle du côté droit du cœur où
la pression veineuse est de 0.
 Flux rythmé : C’est l’effet de la respiration sur le flux veineux
normal. Dans les bras et le cou, le flux vers le cœur augmente
durant l’inspiration en raison de la pression intrathoracique négative
qu’elle produit. Le contraire est vrai dans les jambes. Lors de
l’inspiration, le diaphragme descend, ce qui augmente la pression
intra-abdominale et ralentit le flux. Le flux augmente quelque peu
avec l’expiration, puisque celle-ci s’accompagne d’une réduction de
la pression intra-abdominale.
 Pompe musculaire » : C’est dans les muscles du mollet que le
mécanisme de la pompe musculaire est le plus développé.
 Valvules : Les valvules sont structurées de façon à ce que le sang
circule toujours vers le cœur ainsi que des veines superficielles vers
les veines profondes.
III.2) SYSTEME LYMPHATIQUE
Les échanges de nutriments, de déchets et de gaz se déroulent entre le
liquide interstitiel et le sang qui circule dans l'organisme.
Le liquide non réabsorbé (3 L par jour) s'intègre au liquide interstitiel. Le
liquide interstitiel et les protéines plasmatiques qui s'échappent de la
circulation sanguine doivent retourner dans le sang pour que le volume
sanguin (volémie) reste normal et maintienne la pression artérielle
nécessaire au bon fonctionnement du système cardiovasculaire. Les
vaisseaux lymphatiques s'acquittent de cette tâche. Ils constituent un
réseau élaboré qui draine le liquide interstitiel et son contenu en protéines
(de 100 à 200 g de protéines par jour) et le retourne au sang. Lorsque le
liquide interstitiel est entré dans les vaisseaux lymphatiques, il prend le
nom de lymphe (lympha: eau). La lymphe est donc composée pour une
part de liquide interstitiel en circulation. Toutefois, la majeure partie de la
lymphe est constituée de liquides provenant du foie et des intestins.

Figure 2 Distribution et caractéristiques structurales des capillaires


lymphatiques. (a) Relations structurales entre un lit capillaire du système cardiovasculaire et
les capillaires lymphatiques. Les flèches indiquent la direction dans laquelle circule le liquide, (b)
Les capillaires lymphatiques naissent sous forme de culs-de-sac. Les cellules endothéliales de
leurs parois se chevauchent et forment des disjonctions

a) Distribution et structure des vaisseaux lymphatiques


Dans les vaisseaux lymphatiques, la lymphe circule à sens unique vers le
cœur. Les premières structures de ce réseau sont les capillaires
lymphatiques, de microscopiques vaisseaux en culs-de-sac qui s'insinuent
entre les cellules et les capillaires sanguins des tissus conjonctifs lâches
de l'organisme. Les capillaires lymphatiques sont très répandus. Ils sont
toutefois absents des os et des dents, de la moelle osseuse, du myocarde
et de tout le système nerveux central (dans ce système, l'excès de liquide
s'intègre au liquide cérébro-spinal.
Bien que semblables aux capillaires sanguins, les capillaires
lymphatiques sont si perméables qu'on les croyait autrefois ouverts à une
de leurs extrémités. On sait aujourd'hui que leur perméabilité est due à
deux spécialisations structurales :
- Les cellules endothéliales qui composent les parois des capillaires
lymphatiques ne sont pas solidement attachées ; leurs bords se
chevauchent lâchement et constituent des disjonctions en forme
de rabats, qui s'ouvrent facile ment vers l'intérieur du vaisseau ;
une fois que le liquide est à l'intérieur du capillaire lymphatique,
sa pression tend à pousser le rabat et à fermer la valve (figure
1b). 2.
- Des filaments collagènes fixent les cellules endothéliales aux
fibres collagènes du tissu conjonctif, de telle sorte que toute
augmentation du volume du liquide interstitiel exerce une
traction sur les disjonctions et les ouvre; le liquide interstitiel
pénètre dans le capillaire lymphatique plutôt que de l'écraser.

Des capillaires lymphatiques, la lymphe s'écoule dans des vaisseaux dont


l'épaisseur des parois et le diamètre vont croissant: d'abord les vaisseaux
collecteurs, puis les troncs et enfin les conduits, qui sont les plus gros.
Les vaisseaux lymphatiques sont analogues aux veines, mais ils s'en
distinguent par la minceur de leurs trois tuniques ainsi que par leur plus
grand nombre de valvules (situées sur leur tunique interne) et
d'anastomoses. En général, les vaisseaux lymphatiques superficiels sont
parallèles aux veines superficielles, tandis que les vaisseaux lymphatiques
profonds du tronc et des viscères digestifs suivent les artères profondes et
forment des anastomoses autour d'elles.
 Les troncs lymphatiques sont constitués par l'union des plus gros
vaisseaux collecteurs et ils drainent des régions étendues de
l'organisme. Les principaux troncs, nommés pour la plupart d'après
les régions dont ils recueillent la lymphe, sont les troncs lombaire,
broncho-médiastinal, sous-clavier et jugulaire, qui sont des troncs
pairs, ainsi que le tronc unique appelé tronc intestinal (figure 2b).
 La lymphe atteint enfin deux gros conduits situés dans le thorax. Le
conduit lymphatique droit draine la lymphe du bras droit et du côté
droit de la tête et du thorax (figure 2a). Le conduit thoracique,
beaucoup plus gros, reçoit la lymphe provenant du reste de
l'organisme ; il naît à l'avant des deux premières vertèbres
lombaires sous la forme d'un sac.
b) Transport de la lymphe
Le système lymphatique fonctionne sans l'aide d'une pompe et, dans les
conditions normales, la pression est faible dans les vaisseaux
lymphatiques. La lymphe y circule d'abord grâce à la pression provenant
du liquide interstitiel, mais aussi grâce à des mécanismes analogues à
ceux du retour veineux, soit l'effet de propulsion dû à la contraction des
muscles squelettiques, l'action des valvules lymphatiques (qui empêchent
le reflux), les variations de pression créées dans la cavité thoracique
pendant

Figure 3 Système lymphatique. (a) Distribution générale des vaisseaux


collecteurs et des ganglions (nœuds) lymphatiques régionaux. Le conduit lymphatique
droit draine la région représentée en vert pâle ; le conduit thoracique draine le reste
de l'organisme (en beige), (b) Principales veines de la partie supérieure du thorax et
points d'entrée du conduit lymphatique droit et du conduit thoracique. Les principaux
troncs lymphatiques sont aussi indiqués
L’inspiration et les contractions intestinales. En outre, la pulsation des
artères du système cardiovasculaire favorise l'écoulement de la lymphe,
puisque les mêmes gaines de tissu conjonctif enveloppent les vaisseaux
sanguins et les vaisseaux lymphatiques. Enfin, il faut ajouter à cette liste
de mécanismes les contractions rythmiques du muscle lisse des parois du
conduit thoracique, des troncs lymphatiques et peut-être aussi des
capillaires lymphatiques — contractions régulées par des mécanismes
myogènes semblables à ceux du système cardiovasculaire déjà décrits.
Malgré tout, le transport de la lymphe demeure sporadique et lent. Les 3
litres de lymphe qui entrent dans la circulation sanguine toutes les 24
heures correspondent presque exactement au volume de liquide qui s'en
échappe vers le compartiment interstitiel au cours de la même période.
On ne saurait trop insister sur l'importance des mouvements des tissus
adjacents pour la propulsion de la lymphe. Lorsque l'activité physique ou
les mouvements passifs s'intensifient, l'écoulement de la lymphe
s'accélère considérablement (de 10 à 30 fois) pour compenser
l'accroissement des fuites de liquides à partir des capillaires sanguins qui
se produit alors. Par conséquent, lorsqu'une partie de l'organisme est très
infectée, il est indiqué de l'immobiliser pour entraver le drainage des
substances inflammatoires de la région infectée.

Vous aimerez peut-être aussi