Responsabilité sociétale des entreprises
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est la déclinaison des principes du
développement durable à l’échelle de l’entreprise. Elle signifie essentiellement que les
entreprises, de leur propre initiative, contribuent à améliorer la société et à protéger
l’environnement, en liaison avec les parties prenantes. De plus en plus d’entreprises
reconnaissent leur responsabilité sociétale en mettant en œuvre des dispositifs au sein de leur
structure et avec leurs parties prenantes.
Un des leviers importants agissant sur le comportement socialement responsable des
entreprises est celui du financement. L’investissement socialement responsable (ISR), c’est-à-
dire la gestion de fonds qui intègre des critères de nature sociale et environnementale aux
critères financiers classiques, se développe rapidement ces dernières années. Les fonds
institutionnels, comme le Fonds de réserve des retraites, ont des objectifs à long terme qui
correspondent bien aux valeurs du développement durable. Ils représentent des montants
importants qui s’orientent progressivement vers l’ISR.
Le développement de la RSE et de l’ISR rend nécessaire d’améliorer l’information non
financière. L’article 116 de la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) demande
aux entreprises françaises cotées sur le marché français d’inclure dans leur rapport annuel une
formalisation des impacts sociaux et environnementaux de leurs activités.
Responsabilité sociétale des entreprises
(RSE)
Que signifient les termes RSE ?
Les termes « responsabilité sociale des entreprises » proviennent de la Commission
européenne. Dans l’acceptation européenne, le terme « sociale » est traduit de l’anglais et doit
être, en français, plutôt rapproché du terme « sociétale » lequel inclut le volet
environnemental. En effet, selon la Commission, le concept de RSE signifie essentiellement
que les entreprises, de leur propre initiative, contribuent à améliorer la société et à protéger
l’environnement, en liaison avec les parties prenantes. La RSE est donc la déclinaison des
principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise.
Quelles sont les démarches qui encouragent la RSE ?
De plus en plus d’entreprises reconnaissent leur responsabilité sociale et environnementale.
Leurs démarches sont encouragées par :
a) au niveau international :
le Global Compact qui a été lancé en 1999 sous l’impulsion de M. Kofi ANNAN.
Cette démarche vise à proposer aux entreprises d’adhérer à dix grands principes dans
les domaines des droits de la personne, du travail et de l’environnement ;
la Global Reporting Initiative (GRI) qui définit des indicateurs pour l’établissement de
rapports d’activités non financiers ;
l’OCDE qui promeut des principes directeurs à l’intention des entreprises
multinationales ;
b) au niveau communautaire :
le conseil européen de Lisbonne qui a inscrit la RSE au premier rang des priorités
politiques ;
le livre vert sur la RSE publié le 18 juillet 2001 et la communication de la
Commission du 2 juillet 2002 ;
le Forum plurilatéral européen sur la responsabilité sociale des entreprises qui s’est
tenu d’octobre 2002 à juin 2004. Il a remis un rapport à la Commission contenant une
analyse des freins et des facteurs favorables affectant le développement de la RSE et
des recommandations
le lancement, le 22 mars 2006, de l’Alliance européenne pour la responsabilité sociale
des entreprises ;
c) au niveau national : une des cinq lignes d’actions du chapitre économique de la Stratégie
nationale de développement durable consacrée au « développement de la responsabilité
sociale et environnementale des entreprises, condition de leur bonne gouvernance ».
La normalisation au service de la RSE et du développement durable
Une démarche complète suppose que l’entreprise intègre la RSE à sa stratégie, à ses modes de
management et de fonctionnement, jusqu’à la conception de ses produits et services.
À cette fin, les entreprises peuvent s’appuyer sur des outils existants, en particulier les
normes : de management de la qualité (ISO 9001), de management de l’environnement (ISO
14001, EMAS), de management de la sécurité au travail (OHSAS 18001), d’éco-conception
(ISO/TR 14062), etc. Ce sont autant d’outils qui favorisent l’amélioration continue de la
performance globale des entreprises.
Les initiatives pour formaliser des démarches globales se multiplient partout dans le monde.
L’association française de normalisation (AFNOR) a ainsi publié en 2003 le fascicule de
documentation SD 21000 intitulé « Guide pour la prise en compte des enjeux du
développement durable dans le stratégie et le management de l’entreprise » . Son objectif est
d’apporter aux responsables d’entreprises une aide à la réflexion initiale pour la prise en
compte des principes du développement durable lors de l’élaboration de leur politique et de
leurs stratégies.
L’organisation internationale des normes (ISO) se saisit également du sujet de la RSE. Suite à
la conférence sur la responsabilité sociétale, tenue à Stockholm en juin 2004, il a été considéré
que l’ISO avait une légitimité pour engager des travaux à caractère volontaire sur la
responsabilité sociétale, à condition qu’elle ne se substitue pas aux organisations
gouvernementales et intergouvernementales responsables des politiques concernées, en
particulier l’Organisation internationale du travail (OIT). Après consultation des membres de
l’ISO, les travaux se sont engagés début 2005 pour trois ans, suivant un processus révisé afin
d’assurer la participation significative du plus grand nombre de parties intéressées.
Investissement socialement responsable
(ISR)
Un des leviers importants agissant sur le comportement socialement responsable des
entreprises est celui du financement. L’investissement socialement responsable (ISR), c’est-à-
dire la gestion de fonds qui intègre des critères de nature sociale et environnementale aux
critères financiers classiques, se développe rapidement ces dernières années.
Selon une étude publiée par Eurosif en 2006, l’encours total des fonds disponibles sur le
marché français serait de 8,2 milliards d’euros fin 2005 contre 30,5 milliards d’euros au
Royaume-Uni, leader en Europe. L’encours français comble son retard rapidement puisqu’il a
progressé de 92 % depuis 2003 contre 36 % pour les fonds européens.
Les fonds institutionnels, comme le Fond de réserve des retraites, ont des objectifs à long
terme qui correspondent bien aux valeurs du développement durable. Ils représentent des
masses importantes qui s’orientent progressivement vers l’ISR.
Le développement de l’ISR est l’un des objectifs de la Stratégie nationale de développement
durable .