0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
83 vues32 pages

Cahiers des charges des biomatériaux

Transféré par

Mouad El Ouahabi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
83 vues32 pages

Cahiers des charges des biomatériaux

Transféré par

Mouad El Ouahabi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Master : Ingénierie des Matériaux traitement caractérisation contrôle qualité

Étude de cas sous le thème :

Les cahiers de charges de biomatériaux orthopédiques et dentaire

• Réaliser par :
Supervisée par :
. QADER NASSIM
Pr. Sara Rached
. BDICH RAJAA

. BAROUCH OUMAIMA

. LAGUIDI NOURELHOUDA 2024/2025


1
Table de Matière

Introduction ............................................................................................................................3
Chapitre I :Généralités sur les biomatériaux ...........................................................................5
1. Définitions et historique............................................................................................... 6

2. Classes des biomatériaux ........................................................................................... 7

2.1 Biomatériaux métalliques ................................................................................... 8

2.2 Polymères synthétiques ....................................................................................10

2.3 Céramiques Les céramiques .............................................................................11

2.4 Porcelaine .........................................................................................................12

2.5 Verre .................................................................................................................12

2.6 Céramiques dentaires .......................................................................................12

3. Composites biomédicaux ...........................................................................................14

Chapitre II: Cahier de charges de biomatériaux Orthopédiques............................................16


1. Introduction .......................................................................................................17

2. Exigences spécifiques : .....................................................................................17

3. Normes et réglementation : ...............................................................................18

4. Cas d’études et exemples de matériaux utilisés : ..............................................19

Chapitre III: Cahier de charge de biomatériaux dentaire .......................................................21


Chapitre IV :Comparaison entre les cahiers charges orthopédiques et dentaire ...................27
Conclusion générale.............................................................................................................31
Table de figure
Figure 1:Classes des biomatériaux ............................................................................................. 8
Figure 2:Prothèse totale de hanche et de genou ....................................................................... 10
Figure 3: Bridge en zircone ...................................................................................................... 12
Figure 4:Prothèse dentaire fixe ................................................................................................ 22
Figure 5:Prothèse dentaire ........................................................................................................ 22
Figure 6:Prothèse dentaire fixe ................................................................................................ 22
Figure 7:Prothèse dentaire ........................................................................................................ 22
Figure 8:ciments dentaires ....................................................................................................... 23

2
Introduction
Le terme biomatériau désigne les matériaux fabriqués par l’homme qui sont
utilisés pour réaliser des prothèses ou autres dispositifs médicaux implantables
dans le corps humain. Ils sont destinés à être en contact avec les tissus vivants
et/ou les fluides biologiques pour traiter, modifier les formes ou remplacer ces
tissus dans l’objectif de répondre aux critères fonctionnels de la partie qu’ils
suppléent sans induire de réactions de rejet. Les matériaux utilisés comme
biomatériaux doivent satisfaire à un ensemble de critères comme la
biocompatibilité et l’ostéo-intégration .

L’intérêt croissant pour ces matériaux s’explique par l’effet régulier du


vieillissement de la population et la fréquence des accidents ou du trafic dans une
société où la qualité de vie est devenue un critère dominant, notamment dans les
situations où l’utilisation de ces matériaux de remplacement dans des
interventions chirurgicales s’avère nécessaire. C’est pour cette raison que la
chirurgie réparatrice et celle de la suppléance fonctionnelle constituent la plus
grande part des utilisations des biomatériaux dans diverses applications médicales
et médico-chirurgicales, telles que :

❖ La chirurgie orthopédique : vis, plaques, clous, broches, orthèses,


ligaments et tendons artificiels, prothèses articulaires, remplacement
osseux, cartilage, …etc.
❖ L’odontologie et la parodontologie : matériaux de restauration et
comblement dentaire et osseux, traitements prophylactiques, traitement du
parodonte et de la pulpe, orthodontie, implantation dentaire, reconstruction
maxillo-faciale, …etc.
❖ L’urologie et la néphrologie : dialyseurs, cathéters et tubulures pour dialyse
péritonéale.
❖ L’ophtalmologie : lentilles de contact, implants, coussinets de
récupération, …etc.
❖ La chirurgie esthétique : matériaux et implants pour chirurgie esthétique.

3
Toutefois, nous nous intéressons dans cette étude, précisément, à leur utilisation
dans le domaine de l’implantation dentaire où ils sont employés dans la
fabrication d’implants et de prothèses dentaires, utilisés dans le remplacement des
dents perdues .

4
Chapitre I :Généralités sur les biomatériaux

5
1. Définitions et historique
Les biomatériaux utilisés pour implantologie ou comblement suscitent un intérêt
croissant de par leur utilisation fréquente en chirurgie réparatrice ou en chirurgie
orthopédique. Ils représentent une alternative aux autogreffes (prélèvements de
tissu sur l’individu), aux allogreffes (prélèvement de tissu sur un individu de la
même espèce vivant ou mort) et aux xénogreffes (prélèvements de tissu sur une
espèce différente). Lors d’une perte osseuse, on utilise des matériaux de
substitution du tissuosseux destinés à faciliter la réossification d’un défaut ne
pouvant se cicatriser sans apport extérieur, ce sont des matériaux compatibles
avec l’organisme utilisés pour
❖ Pallier la déficience d’un organe (les implants)
❖ Être employés en chirurgie réparatrice (les prothèses)
❖ Être utilisés dans la fabrication des outils d’investigation du corps
humain (appareils et articles médico-chirurgicaux)

Ils ne se définissent donc pas par une nature particulière mais par l’usage
auquel on les destine (orthopédie, odontologie, cardio-vasculaire, ophtalmologie,
chirurgie esthétique…) .

Les Egyptiens essayaient déjà de remplacer l’ensemble ou une partie d’organes


défaillants par des substituts : fer, cuivre, plomb, bois, plâtre, … Jusqu’au milieu
du XXe siècle les biomatériaux étaient plutôt constitués d’or, d’argent et de
cuivre. Ils servaient aussi en chirurgie dentaire et orthopédique. Le
développement des biomatériaux en médecine doit beaucoup à la recherche dans
les industries chimiques, métallurgiques, nucléaires, aéronautiques qui ont été des
viviers féconds et le sont toujours. Leurs connaissances ont été sources de progrès
considérables pour la santé . Les progrès de la chirurgie reconstructive,
orthopédique et vasculaire sont traduits par une demande de plus en plus pressante
de matériaux pour implantation. Ainsi l’acier inoxydable, premier matériau utilisé
avec succès dans la conception de prothèses de hanche dans les années 50, résulte
de décennies d’industrie chimique. Les polyesters ont été utilisés après les années

6
50, comme prothèses vasculaires. Puis vinrent les plastiques, mais ils soulevèrent
un sérieux problème : leur contact avec les fluides du corps favorisait la libération
de substances qui pouvaient se révéler toxiques pour l’organisme. Le titane
découvert en médecine à la fin des années 60 par BRANEMARK et coll. (1969)
était déjà utilisé dans l’aéronautique pour sa combinaison faible densité/
résistance mécanique. Le Polyméthylméthacrylate (PMMA), pour les lentilles
intraoculaires, a suivi un cheminement analogue trouvant son origine dans les
cockpits d’avions anglais pendant la guerre. Il en est de même pour de nombreux
matériaux utilisés depuis longtemps. Dans les années 70, les chercheurs
sélectionnèrent donc plastiques et métaux en fonction de leur toxicité. Les alliages
à base de titane sortirent parmi les grands gagnants. Mais, malgré tous leurs
avantages, ces biomatériaux ne s’intégraient toujours pas parfaitement au corps
humain. Les matériaux des premiers implants ne devaient pas cependant résister
à l’usage et il fallut bien vite essayer de trouver des matériaux adaptés. La science
des biomatériaux était née et enrichissait le vocabulaire biomédical d’une série de
nouveaux mots destinés à définir les interactions entre un organisme vivant et un
matériau . L’allongement de la durée de vie et l’exigence de plus en plus grande
d’une bonne qualité de vie, ont conduit à une augmentation rapide du nombre de
systèmes implantés, tendance qui ne peut que s’affirmer dans l’avenir. De plus,
les progrès réalisés dans le domaine permettent des interventions chirurgicales
autrefois impossibles ainsi que la conception de nouveaux systèmes mieux
intégrés et plus efficaces. L’évolution des biomatériaux devait tenir compte des
caractéristiques de notre organisme .

2. Classes des biomatériaux


Les révolutions techniques et scientifiques sont étroitement associées au
développement de matériaux nouveaux. Les matériaux de base peuvent être
classés en six grandes catégories : Les métaux et alliages métalliques, les
inorganiques non métalliques, les polymères synthétiques, les composites
biomédicaux, les biomatériaux d’origine biologique et les nano-biomatériaux
Chaque catégorie de matériaux possède un certain nombre de propriétés
spécifiques qui caractérisent leur réponse à l'action des sollicitations auxquelles

7
ils sont soumis.

Figure 1:Classes des biomatériaux

2.1 Biomatériaux métalliques


Les alliages métalliques sont principalement utilisés comme biomatériaux en
orthopédie dans le cas de remplacement d'os ou d'articulation prothèse de hanche,
de genou, d’épaule, de cheville, ou aux fins de faciliter la guérison des fractures
(plaques, fixateurs externes,). Par addition judicieuse d'éléments d'alliage mais
aussi par traitements thermiques ou mécaniques, il est possible de façonner les
propriétés des métaux et d'obtenir ainsi un compromis entre des propriétés à
première vue contradictoire telles que ductilité, dureté, ténacité, résistance à la
flexion, résistance à la fatigue, Par ailleurs ces métaux doivent répondre à d'autres
exigences telles que la biocompatibilité et la résistance à la corrosion, étant donné
que l'environnement pour lesquels ils sont destinés (le corps humain) est lui-même
un milieu agressif.

8
La plupart des métaux et alliages doivent être considérés comme instables du
point de vue thermodynamique, c’est-à-dire qu’ils ont tendance à produire des
combinaisons métalliques comme métal plus oxyde. La transformation non
voulue d’un métal en une combinaison ou même en ion métallique représente le
processus de base de la corrosion .

Au début des années 20, on a découvert que l’introduction de chrome dans un


acier exerçait une action décisive sur la corrosion. La résistance à la corrosion de
l’acier était sensiblement améliorée. Aujourd’hui, il est reconnu que cette plus
forte résistance est due à la formation spontanée d’une couche superficielle d’un
oxyde métallique exceptionnellement stable du point de vue thermodynamique.
L’existence spontanée de limite de phase métal/environnement détermine les deux
limites de phase métal/couche recouvrante et couche recouvrante/environnement.
C’est la composition chimique appropriée de la couche de protection qui confère
à l’acier sa grande résistance chimique .

L'intégration réussie d'implants médicaux et dentaires dans le corps peut être


envisagée comme une course contre la montre par rapport aux processus de
cicatrisation des plaies. L'intérêt dans ce domaine a augmenté avec les progrès de
l'ingénierie tissulaire de l'os dans le domaine de l'implantation. Les propriétés de
surface, ainsi que la topographie et la chimie, sont d'une importance primordiale
pour établir les réponses des tissus aux biomatériaux. La topographie de surface,
en particulier les surfaces rainurées, a un rôle crucial dans le contact entre le
périoste et les implants buccaux. Bien que les contraintes mécaniques et physiques
exercées sur le matériau et / ou les tissus influencent le processus de guérison
régénérative ainsi que l'adaptation des tissus, la contribution des propriétés du

9
matériau de l'implant à la réponse tissulaire est moins bien comprise .

Figure 2:Prothèse totale de hanche et de genou

2.2 Polymères synthétiques


Les polymères appelés plus couramment matériaux plastiques, ont pris une place
de plus en plus importante durant les dernières années. Ce phénomène est très
perceptible pour beaucoup d’objets de la vie courante, mais également dans le
domaine médical où de nombreux implants sont réalisés dans des matériaux
faisant partie de la grande famille des polymères. C’est un matériau viscoélastique
dont le module d’élasticité, qui est plus proche de celui du ciment et de l’os que
les alliages métalliques ou la céramique et dont les propriétés d’amortissement
ménagent l’ancrage os ciment .
10
❖ application en odontologie : dents, matériaux d’obturation ;
❖ domaine cardio-vasculaire : cœur artificiel, vaisseaux ;
❖ chirurgie esthétique : peau artificielle ;
❖ en orthopédie : implants ostéo-articulaires et ligaments artificiels.

Les polymères les plus connus sont les polyéthylènes, les résines acryliques, les
polymères biodégradables et les silicones.

2.3 Céramiques Les céramiques


se caractérisent par une température de fusion élevée et un comportement fragile,
qui déterminent leurs domaines d'application. Elles incluent des oxydes, des
sulfures, des borures, des nitrures, des carbures, des composés Inter métalliques .

Deux céramiques l’alumine Al2O3 (Figure I.33) et la Zircone ZrO2 (Figure I.34)
sont actuellement utilisées comme matériaux des têtes fémorales, dans les têtes de
prothèses de hanche, ainsi qu'en odontologie pour les implants dentaires .

L'une des différences essentielles entre les métaux et les céramiques est le «
caractère » fragile des céramiques. Les céramiques ne peuvent pas s'adapter à une
déformation de plus de quelques micromètres. Contrairement aux métaux, les
céramiques ne présentent pas de plasticité (aptitude à la déformation). Elles se
caractérisent par un comportement purement élastique, avec un module de Young
élevé, et ce jusqu'à ce que la contrainte à rupture soit atteinte. Bien que les
céramiques présentent une rupture de type « fragile », certaines d'entre elles
peuvent résister à des contraintes très élevées et on ne peut plus alors les
considérer comme des matériaux fragiles.

11
Figure 3: Bridge en zircone

2.4 Porcelaine
La porcelaine est une céramique contenant de l’argile sous forme de kaolin
(aluminosilicate hydraté) et du feldspath (aluminosilicate) [10].

2.5 Verre
Un verre est un composé minéral fabriqué à base de silice, qui possède une
structure vitreuse désordonnée car constituée d’atomes de dimensions très
différentes. Il est mis en forme par frittage et possède une grande stabilité
chimique car ses atomes constitutifs sont unis par des liaisons chimiques fortes,
covalentes ou ioniques. Cette propriété leur confère une très bonne
biocompatibilité. Les verres sont des matériaux fragiles : ils n’ont pratiquement
aucune possibilité de déformation plastique [10].

2.6 Céramiques dentaires


La céramique dentaire utilisée dans notre étude est la Céramique feldspathique.
Les céramiques sont des matériaux inorganiques, composés d’oxydes, de
carbures, de nitrures et de borures. Les céramiques présentent des liaisons
chimiques fortes de nature ionique ou covalente.

12
Les céramiques sont mises en forme à partir d’une poudre de granulométrie
adaptée qui est agglomérée. Puis une deuxième étape consiste à densifier et
consolider cet agglomérat par un traitement thermique appelé frittage. Le frittage
est un traitement thermique avec ou sans application de pression externe, grâce
auquel un système de particules individuelles ou un corps poreux modifie
certaines de ses propriétés dans le sens d’une évolution vers un état de compacité
maximale.

Actuellement, on considère que le traitement de consolidation peut être aussi une


cristallisation ou une prise hydraulique [41].

Dans le tableau ci-après (Tableau .1), sont cités les biomatériaux les plus

Tableau 1:Biomatériaux les couramment utilisés

couramment utilisé en fonction de leur domaine d’utilisation .

13
3. Composites biomédicaux
Les développements récents des matériaux composites pour besoins des industries
aéronautique et spatiale ont conduit à élaborer des carbone-carbone et des
carbones céramiques dont les propriétés se sont avérés proches de l'optimum
recherché pour les biomatériaux constituant les prothèses chirurgicales. Ces
biomatériaux allient les qualités biologiques du procédé de dépôt chimique en
phase vapeur de la matrice et les qualités biomécaniques des renforts fibreux de
composites, formant ce que l'on appelle les "composites carbonés pyrolytiques".
En effet l'implantation dans l'organisme impose des exigences particulières aux
biomatériaux que ces composites carbonés pyrolytiques sont en mesure de
satisfaire simultanément. Parmi ces exigences

❖ Une biocompatibilité intrinsèque du pyrocarbone et du carbure de silicium


qui ne provoque de rejet de la part de l'organe receveur de l'implant.
❖ Une stabilité chimique des constituants qui rend le composite résistant à
l'agressivité physiologique.
❖ Une porosité naturelle communicante de la structure du matériau qui
autorise une colonisation dans la masse de la prothèse par les tissus
biologiques environnants.
❖ Une flexibilité structurale des composites qui s'harmonise avec l'élasticité
de l'os receveur dans le cas des implantations orthopédiques.
❖ Une endurance inégale en fatigue, critère primordial pour tenir aux
sollicitations alternées de plus de dix millions de cycles que le patient peut
subir durant la vie courante.

Les composites destinés pour les applications médicales sont classés en deux
grandes familles distinctes :

14
❖ Les produits "souples" carbone-carbone sous forme de textures fibreuses
en carbone empesées au pyrocarbone en phase vapeur pour constituer des
renforts tissulaires "flexibles".
❖ Les produits "durs" carbone-carbone sous forme de renforts fibreux en
carbone densifiés au pyrocarbone en phase vapeur pour confectionner des
prothèses articulaires, d'ostéosynthèse, d'implants dentaires etc. Les
nouvelles familles des composites carbone-céramique sous forme de
renforts carbones et matrice SiC en phase vapeur, se font développer ces
dernières années pour la mise au point de valves pour pompes cardiaques
artificielles et de matériel d'ostéosynthèse de nouvelle génération .

15
Chapitre II: Cahier de charges de biomatériaux
Orthopédiques

16
1. Introduction
Cahier des charges dans les biomatériaux orthopédiques est un document
scientifique et technique qui établit les exigences et spécifications nécessaires
pour le développement, l'évaluation et l'utilisation de biomatériaux destinés à des
applications orthopédiques. Il inclut des critères concernant les propriétés
physiques et mécaniques, telles que la résistance, l'élasticité et la durabilité, ainsi
que des exigences de biocompatibilité garantissant que le matériau n'induit pas de
réactions indésirables dans l'organisme. En outre, le cahier des charges précise les
propriétés biologiques essentielles, comme l'intégration tissulaire et la promotion
de la guérison, et définit les normes de fabrication, y compris les méthodes de
contrôle de qualité. Il inclut également des protocoles d'évaluation clinique pour
assurer la sécurité et l'efficacité des matériaux. Enfin, des considérations sur la
durabilité et l'impact environnemental des biomatériaux sont intégrées, faisant du
cahier des charges un outil crucial pour guider le processus de recherche et
développement en orthopédie.
2. Exigences spécifiques :

Le cahier des charges des biomatériaux orthopédiques repose sur des exigences
très strictes, étant donné l’importance de ces matériaux dans le corps humain.
Voici les critères spécifiques essentiels à respecter pour garantir la sécurité, la
performance, et la durabilité des implants orthopédiques.
• Biocompatibilité : Les biomatériaux doivent être bien tolérés par
l’organisme. Cela signifie qu'ils ne doivent pas provoquer de réactions
immunitaires néfastes ni être toxiques pour les cellules et les tissus
environnants. Par exemple, les matériaux comme le titane sont souvent
choisis pour leur biocompatibilité élevée.
• Propriétés mécaniques : Il est crucial que le matériau ait des caractéristiques
mécaniques proches de celles des os. Cela inclut la résistance à la
compression, à la traction, à la torsion et à la fatigue. Par exemple, pour les
prothèses de hanche, les matériaux métalliques comme les alliages de
cobalt-chrome sont privilégiés en raison de leur robustesse.
17
• Ostéointégration : Les matériaux doivent favoriser l'intégration avec le tissu
osseux environnant, garantissant ainsi une fixation solide et durable. Les
surfaces rugueuses ou poreuses des implants métalliques facilitent souvent
cette intégration.
• Résistance à la corrosion et à l'usure : Les biomatériaux doivent être
capables de résister aux conditions biologiques internes, qui peuvent
entraîner la dégradation du matériau. Les métaux comme le titane ou les
céramiques sont particulièrement résistants à la corrosion.

• Compatibilité avec les méthodes de stérilisation : Les matériaux utilisés


doivent pouvoir être stérilisés sans perdre leurs propriétés essentielles. La
stérilisation est nécessaire pour éviter les infections post-opératoires.

• Durabilité : Un implant orthopédique est destiné à durer des années, voire


des décennies, il est donc impératif que le matériau soit capable de résister
à une utilisation prolongée sans se dégrader.
3. Normes et réglementation :
Les biomatériaux destinés aux applications orthopédiques doivent répondre à des
normes et des régulations rigoureuses pour garantir la sécurité des patients. Ces
normes sont définies à l'échelle internationale et nationale et englobent plusieurs
aspects :

• ISO 10993 : Cette norme internationale est utilisée pour l'évaluation


biologique des dispositifs médicaux. Elle couvre les tests de cytotoxicité,
de sensibilisation, de génotoxicité et d'implantation, garantissant que le
matériau est sûr pour une utilisation dans le corps humain.
• ISO 13485 : Ce standard définit les exigences en matière de système de
gestion de la qualité pour la fabrication des dispositifs médicaux, y compris
les implants orthopédiques. Il s’assure que les produits répondent aux
exigences réglementaires et aux besoins des utilisateurs.
• Marquage CE : En Europe, les dispositifs médicaux, y compris les
biomatériaux orthopédiques, doivent obtenir le marquage CE pour être
commercialisés. Cela signifie que le produit est conforme aux exigences
européennes en matière de sécurité, de santé et de protection de
l'environnement.

18
• FDA : Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) réglemente
les dispositifs médicaux. Les fabricants doivent démontrer la sécurité et
l’efficacité de leurs produits avant de pouvoir les mettre sur le marché.

4. Cas d’études et exemples de matériaux utilisés :


Plusieurs matériaux sont couramment utilisés dans la fabrication d'implants
orthopédiques, chacun ayant des avantages spécifiques en fonction de
l'application.
• Titane et ses alliages : Très utilisé pour les prothèses articulaires (hanche,
genou), le titane est apprécié pour sa légèreté, sa résistance mécanique, sa
biocompatibilité, et son excellente résistance à la corrosion. Il favorise
également une bonne ostéointégration grâce à des surfaces rugueuses

Exemple : Une étude sur les prothèses de hanches en titane montre que ce matériau
présente une faible incidence de rejet et de complications à long terme.

• Alliages de cobalt-chrome : Ces matériaux sont souvent utilisés dans les


prothèses articulaires en raison de leur grande résistance à l'usure et à la
corrosion. Leur dureté élevée les rend idéaux pour les surfaces de contact
soumises à des contraintes mécaniques intenses.

Exemple : Les implants de genou en alliage cobalt-chrome sont largement


utilisés, car ils peuvent supporter des forces importantes et résistent bien à
la friction.

• Céramiques : Les céramiques, comme l'oxyde d'aluminium ou de


zirconium, sont utilisées pour les têtes de prothèses de hanche et pour les
disques vertébraux en raison de leur biocompatibilité et de leur résistance à
l'usure. Elles ont aussi l'avantage de produire moins de débris d'usure
comparées aux matériaux métalliques.

Exemple : Des études ont montré que les prothèses de hanche céramique-
céramique réduisent les risques d’usure sur le long terme par rapport aux
combinaisons métal-polymère.

19
• Polymères (polyéthylène à ultra-haut poids moléculaire - UHMWPE) : Ce
polymère est utilisé pour les surfaces de glissement dans les prothèses
articulaires. Il est résistant à l’usure et est souvent utilisé en combinaison
avec des métaux ou des céramiques pour les prothèses de genou et de
hanche.

Exemple : Des études comparatives montrent que les implants en UHMWPE,


utilisés en combinaison avec des têtes en métal ou en céramique, permettent de
réduire les taux d’usure par rapport aux anciens polymères.

Le développement et l’utilisation de biomatériaux orthopédiques impliquent de


respecter des exigences strictes en termes de sécurité, de performance, et de
conformité aux normes. Ces matériaux, qu'ils soient métalliques, céramiques ou
polymères, doivent répondre aux besoins cliniques tout en étant biocompatibles,
résistants et durables. Les progrès dans ce domaine permettent d'améliorer la
qualité de vie des patients grâce à des solutions de plus en plus performantes et
sûres.

20
Chapitre III: Cahier de charge de biomatériaux
dentaire

21
1. Cahiers de charges de biomatériaux dentaire
Introduction aux Biomatériaux Dentaires
Les biomatériaux dentaires jouent un rôle essentiel dans la médecine dentaire
moderne. Ils sont utilisés pour restaurer, remplacer ou réparer les structures
dentaires, et leur développement repose sur des critères rigoureux afin d'assurer
leur compatibilité avec les tissus biologiques. Ces matériaux doivent être à la fois
fonctionnels et sûrs pour une utilisation à long terme dans la cavité buccale.
Les champs d’application des biomatéraux sur odontologie-stomatologie :
o Matériaux de restauration et comblement dentaire et osseux
o Traitements prophylactiques
o Orthodontie
o Traitement du parodonte et de la pulpe
o Implants
o Reconstruction maxillo-faciale

Figure 4:Prothèse
Figure 6:Prothèse
dentaire fixe
dentaire fixe

Figure 5:Prothèse
7:Prothèse dentaire

1.1 Types de Biomatériaux Dentaires


Les biomatériaux utilisés en dentisterie peuvent être classés en plusieurs
catégories selon leur fonction :

22
• Ciments dentaires : utilisés pour sceller les couronnes, bridges et
autres restaurations.

Figure 8:ciments dentaires

• Résines composites : utilisées pour les obturations (plombages)


esthétiques et réparations dentaires.
• Céramiques : matériaux esthétiques pour couronnes et facettes.
• Alliages métalliques : utilisés pour des prothèses ou des implants.
• Matériaux polymères : pour la fabrication de prothèses amovibles.
• Matériaux de bio intégration : utilisés pour les implants, tels que le
titane.
2. Exigences spécifiques
Les exigences spécifiques d’un cahier des charges pour les biomatériaux dentaires
concernent plusieurs aspects techniques, biologiques, et réglementaires, en vue
d’assurer leur sécurité, leur performance, et leur compatibilité avec
l'environnement buccal. Voici les principales exigences :
1.2 Biocompatibilité
Non-toxicité : Les biomatériaux ne doivent pas libérer de substances toxiques qui
pourraient nuire aux tissus buccaux ou générer des réactions systémiques.
Non-immunogénicité : Le matériau ne doit pas provoquer de réaction immunitaire
excessive ou de rejet.
• Compatibilité avec les tissus environnants : Le matériau doit être toléré par
la gencive, les os et les dents sans provoquer d'inflammation ou d'infection.
1.3 Propriétés mécaniques
• Résistance à la compression et à la flexion : Les matériaux doivent pouvoir
supporter les forces mécaniques appliquées lors de la mastication.
• Dureté et résistance à l’usure : Les biomatériaux doivent être suffisamment
résistants pour maintenir leur forme et leur fonctionnalité dans le temps.

23
• Élasticité et module de Young : Le matériau doit posséder des propriétés
élastiques appropriées pour éviter les fractures.
1.4 Stabilité chimique
• Résistance à la corrosion : Les biomatériaux doivent résister à la
dégradation chimique due à l’environnement buccal acide et aux agents
présents dans la salive.
• Inertie chimique : Il est essentiel que les matériaux ne réagissent pas avec
d'autres matériaux dentaires ou substances chimiques (par exemple, les
aliments, boissons, etc.).
1.5 Esthétique
• Couleur et translucidité : Les matériaux doivent être esthétiquement
compatibles avec les dents naturelles en termes de couleur et de brillance.
• Stabilité de la couleur : Les matériaux ne doivent pas se décolorer avec le
temps ou sous l'effet des produits alimentaires ou de l'hygiène buccale.
1.6 Facilité de manipulation
• Temps de travail : Les matériaux doivent avoir un temps de prise suffisant
pour permettre une application correcte par le praticien.
• Viscosité et maniabilité : Les propriétés rhéologiques doivent faciliter la
pose et la mise en place du matériau.
• Capacité d’adhésion : S'il s'agit de matériaux de restauration, ils doivent
bien adhérer aux structures dentaires ou à d'autres biomatériaux utilisés.
3. Normes et réglementations
3.1 Normes ISO (Organisation internationale de normalisation) :
Les normes ISO constituent un cadre global reconnu pour l’évaluation des
biomatériaux dentaires :
• ISO 10993 : Cette norme est dédiée à l'évaluation biologique des dispositifs
médicaux, y compris les biomatériaux dentaires. Elle inclut :
o ISO 10993-1 : Évaluation et essais en fonction du risque biologique.
o ISO 10993-5 : Tests de cytotoxicité in vitro.
o ISO 10993-10 : Tests d'irritation et de sensibilisation.
o ISO 10993-11 : Tests systémiques aigus de toxicité.

24
• ISO 4049 : Matériaux pour obturations et reconstitutions dentaires,
notamment les résines et les composites dentaires. Cette norme évalue la
performance et la sécurité des matériaux d'obturation.
• ISO 6876 : Spécifications relatives aux matériaux d'obturation de canaux
radiculaires (endodontiques).
• ISO 9917 : Matériaux de cimentation à base d’eau (ciments dentaires).
• ISO 7405 : Évaluation de la biocompatibilité et des essais cliniques des
dispositifs médicaux dentaires.
3.2 Réglementations européennes (Règlement (UE) 2017/745)
Le Règlement européen relatif aux dispositifs médicaux (MDR 2017/745), entré
en vigueur en mai 2021, a renforcé les exigences réglementaires pour les
dispositifs médicaux, y compris les biomatériaux dentaires. Les points clés
incluent :
o Classification des dispositifs médicaux : Les biomatériaux dentaires sont
classés selon leur risque pour le patient (dispositifs de classe I, IIa, IIb ou
III).
o Évaluation clinique : Les fabricants doivent démontrer la sécurité et la
performance clinique à travers des études cliniques ou une évaluation des
données existantes.
o Traçabilité : Chaque dispositif doit être traçable grâce à un identifiant
unique (UDI), ce qui permet de suivre les matériaux utilisés dans les soins
dentaires.
o Conformité réglementaire et marquage CE : Les biomatériaux doivent être
conformes aux exigences essentielles de sécurité et de performance avant
d’obtenir le marquage CE pour être mis sur le marché européen.
4. Cas d’études et exemples de matériaux utilisés
4.1 Cas d’étude : Céramiques pour couronnes dentaires
Contexte : Les céramiques sont largement utilisées pour les couronnes dentaires
et les restaurations esthétiques, en raison de leur excellente biocompatibilité,
durabilité, et esthétique.

25
Matériaux utilisés :
o Céramique à base de zircone (ZrO₂) : La zircone stabilisée à l’yttrium est
utilisée pour sa grande résistance mécanique et sa biocompatibilité.
o Céramique à base de disilicate de lithium (Li₂Si₂O₅) : Ce matériau offre une
translucidité exceptionnelle pour des restaurations esthétiques tout en ayant
une bonne résistance mécanique.
o Étude clinique : Les couronnes en zircone montrent une très bonne
durabilité et sont particulièrement efficaces pour les molaires, où les forces
de mastication sont les plus élevées. Cependant, la zircone est moins
translucide que les céramiques à base de disilicate de lithium, ce qui la rend
moins adaptée aux incisives visibles.
o Cahier des charges : Le matériau doit avoir une haute résistance à la
fracture, être résistant à la corrosion et à l'usure, et présenter des propriétés
esthétiques adaptées à la région de la bouche où il sera utilisé.
Exemple de produit : IPS e.max de Ivoclar Vivadent, un matériau à base de
disilicate de lithium, largement utilisé pour les couronnes dentaires

26
Chapitre IV :Comparaison entre les cahiers
charges orthopédiques et dentaire

27
1. Introduction :
L’Orthopédie dento- faciale est une spécialité dentaire à part entière, destinée à
corriger les malpositions des bases osseuses (mâchoires) et/ou des dents. Elle a
pour principal objectif d’harmoniser la croissance des maxillaires, la position
des dents et d’optimiser l’accomplissement des fonctions oro-faciales, ce qui
contribue également à l’amélioration de l’esthétique de la face.
2. la similarité de cahier de charge orthopédique et dentaire
Les cahiers des charges orthopédiques partagent plusieurs similarités,
notamment :
o Objectifs fonctionnels : Tous visent à restaurer ou améliorer la fonction
physique du patient.
o Critères de performance : Ils incluent des exigences spécifiques en
matière de confort, d'ajustabilité et de durabilité des dispositifs.
o Analyse biomécanique : Ils intègrent des études sur les forces et les
mouvements pour garantir que les solutions proposées répondent aux
besoins anatomiques.
o Réglementation : Tous doivent se conformer aux normes de sécurité et de
qualité en vigueur dans le domaine médical.
o Collaboration interdisciplinaire : Ils impliquent souvent des
professionnels de la santé, des ingénieurs et des techniciens pour
développer des solutions adaptées.
o Personnalisation : Les dispositifs orthopédiques doivent être adaptés aux
spécificités de chaque patient (morphologie, pathologie)

3. Déférence cahier de charge orthopédique :


Les cahiers des charges orthopédiques peuvent différer selon plusieurs aspects :

o Type de dispositif : Les exigences varient selon qu'il s'agit d'attelles, de


prothèses, ou d'orthèses, chacun ayant des spécificités fonctionnelles.

o Pathologie ciblée : Les besoins et les fonctionnalités peuvent changer en


fonction des pathologies à traiter, comme les déformations, les
traumatismes ou les maladies dégénératives.

o Public cible : Les exigences peuvent différer entre les enfants, les adultes
ou les personnes âgées, tenant compte de facteurs comme la croissance ou
la fragilité.
28
o Matériaux utilisés : Les choix de matériaux peuvent varier selon les
besoins de légèreté, de résistance ou de confort.

o Technologies intégrées : L'intégration de technologies avancées, comme


les capteurs ou les systèmes de surveillance, peut varier selon le cahier
des charges.

o Budget et coûts : Les contraintes budgétaires peuvent influencer la


conception et les matériaux choisis.

4. Implication de cahier de charge pour choix de matériaux


L'implication d'un cahier des charges dans le choix des matériaux pour les
dispositifs orthopédiques est cruciale. Voici quelques points clés :
• Performance fonctionnelle : Les matériaux doivent répondre aux exigences de
résistance, flexibilité et légèreté pour assurer une fonction optimale du
dispositif.

• Confort : Le choix des matériaux influe sur le confort du patient. Des


matériaux hypoallergéniques et respirants sont souvent préférés.

• Durabilité : Les matériaux doivent résister à l'usure, à l'humidité et à


d'autres facteurs environnementaux pour garantir une longévité adéquate.

• Poids : Un bon choix de matériaux contribue à réduire le poids du


dispositif, ce qui est essentiel pour le confort et l’ergonomie.

• Coûts : Le budget alloué peut limiter ou guider le choix des matériaux,


favorisant des options économiques sans compromettre la qualité.

• Propriétés mécaniques : Les matériaux doivent avoir des caractéristiques


spécifiques (par exemple, résistance à la traction, élasticité) en fonction de
l'application.

29
Conclusion

Le cahier des charges orthopédique est un document fondamental qui définit les
exigences techniques, fonctionnelles et réglementaires pour la conception et la
fabrication de dispositifs orthopédiques. Il joue un rôle clé dans le processus de
développement, garantissant que les solutions proposées répondent aux besoins
spécifiques des patients tout en respectant les normes de sécurité et de qualité.

30
Conclusion générale

Les activateurs de classe II jouent un rôle essentiel dans le domaine de


l'Orthopédie Dento-Faciale en contribuant à la correction des dysmorphoses
squelettiques et dento-alvéolaires chez les patients en cours de croissance. Ces
appareils, en développant une action orthopédique et orthodontique simultanée,
visent à corriger le décalage squelettique en influençant la croissance. Ils induisent
une position mandibulaire spécifique, reproductible et guidée par l'occlusion,
contribuant ainsi à l'amélioration de l'harmonie faciale.Il est important de noter
que les avancées scientifiques récentes ont permis une meilleure compréhension
des mécanismes de croissance crânio-faciale, ce qui a conduit à des conceptions
actualisées sur l'étiopathogénie des anomalies squelettiques. Cela a renforcé
l'efficacité des traitements orthopédiques, notamment ceux utilisant les
activateurs de classe II.
Le succès de ces traitements dépend de plusieurs facteurs, notamment le
diagnostic précis, la qualité de la thérapeutique mise en œuvre par le praticien,
l'âge du patient, et la coopération active du patient lui-même. Dans certains cas,
une éducation du patient sur sa posture et sa cinématique mandibulaire peut être
nécessaire pour assurer la stabilité des résultats obtenus.
Les activateurs de classe II représentent un outil précieux dans l'arsenal des
traitements orthopédiques en orthopédie dento-faciale, contribuant à améliorer la
santé et l'esthétique bucco-faciale des patients en croissance tout en mettant
l'accent sur la collaboration entre le praticien et le patient pour obtenir des résultats
optimaux.Cependant, malgré leur utilité démontrée, les activateurs ne sont pas
toujours la solution miracle imaginée, dans certains cas un activateur seul n’est
pas suffisant.
Un patient non compliant, une classe II squelettique importante ou un patient très
hyperdivergent sont nombres de facteurs influant sur le résultat final, auquel cas
un traitement chirurgical ou un traitement de compromis de compensation dento-
alvéolaire devront être intégrés dans la prise en charge complète de la patiente .

31
Références bibliographiques

▪ F. Langlais, Prothèses articulaires, facteurs biologiques et mécaniques de

tolérance,

▪ Cahier d'enseignement de la SOFCOT, 1983, conférences d'enseignement,

2ème série.

▪ Chapitre I Notions générales sur les biomatériaux

▪ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022391399700363

▪ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022391396904138

32

Vous aimerez peut-être aussi