Coc Rse Bac
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Résumé de contexte
Paul et Sosthène écrivent à l’église de Dieu qui est à Corinthe (th/| evkklhsi,a| tou/
qeou/ th/| ou;sh| evn Kori,nqw|((1,2)) non sans énergie (5,6) ni déception (3,1 ; 6,5.7). En
effet, Paul a été informé par les gens de Chloé du désordre qui règne au sein de
l’église (1,11) et qui a pour nom division (1,12), inconduite sexuelle (5,1), se faire
juger par les non chrétiens (6,1), intolérance (6,7), injustice (6,8).
Il a également reçu une lettre de la part des chrétiens de Corinthe (7,1) lui
demandant de les éclairer sur des sujets comme le mariage (chapitre 7), sur la
consommation des viandes sacrifiées aux idoles (8,1ss ; 10,14ss), sur son apostolat (
mise en cause par certains (9,1ss)), sur la tenue de la femme dans les assemblés
(11,5ss), sur le comportement à adopter lors des agapes (11,17), sur les dons
spirituels (12-13-14), sur la résurrection (15,1ss) et sur la collecte à faire en faveur
des chrétiens de Jérusalem (16,1-4)
La missive de Paul a donc pour but de traiter ces différents problèmes selon
l’ordre du Seigneur (7,10) et suivant son propre bon sens (7,25), sans toutefois
manquer d’éclairer quelque point d’une correspondance précédente (5,9). Il termine
sa lettre en parlant de ses projets (16,5-9), de la visite prochaine de Timothée et
d’Apollos à Corinthe (16,10-12). Enfin il fait quelques recommandations suivies de
son salut final.
Paul écrit d’Ephèse (16,8) probablement en 56 après Jésus Christ. Les porteurs
de la lettre sont les envoyés de Corinthe, Stephanas, Fortunatus et Achaïcus (16,17).
Complément au Contexte
Paul
Il n’est pas seul, il est avec Sosthène, chef de la synagogue de Corinthe (1,1 ;
Ac 18,17). Il se nomme apôtre. Il parle de sa manière de prêcher (2,1-16). Il défend
son rôle de fondateur de la communauté (3,6 ; 4,15). Il parle de l’abandon des droits
que lui donne son apostolat (9,1ss). Il est probablement critiqué sur l’origine de son
enseignement (n’étant pas parmi les douze) (11,23 ; 15,1-10).
Il a envoyé Timothée à un certain moment à Corinthe (4,17). Il compte
l’envoyer à nouveau auprès des Corinthiens (16,10). Il se trouve à Ephèse et compte
y rester jusqu’à la pentecôte (16,8 ; Ac 19,8). Il espère revoir les Corinthiens avant
l’hiver (16,5-6).
Les destinataires
L’église est composée de païens (majoritairement) et de Juifs convertis (9,20-
22 ; 10,1-5.32 ; 12,2 ; Ac 18,4.8). Plusieurs d’entre eux ne sont pas de condition
sociale élevée (1,26). Ils sont charnels (3,2). Il y a des divisions parmi eux (1,10ss).
Certains sont enflés d’orgueil (1Co 4,18).
La date
Paul est arrivé à Corinthe, pour la première fois, en provenance d’Athènes sous
le proconsulat de Gallion1 en Achaïe (Ac 18,1.12). Peu après, il a été rejoint par
Timothée et Silas, venus de la Macédoine (Ac 18,5). Il y rencontre le couple Aquilas
et Priscille qui sont venus de Rome suite au décret d’expulsion des Juifs pris par
l’empereur Claude (41-54), en 49 ou 50. Il y demeura un an et six mois selon le
témoignage des Actes (Ac 18,11).
De là, il partit pour Jérusalem afin d’accomplir un vœu. En route, il fit une
brève escale à Ephèse où il laissa ses compagnons. Il quitta la ville parce qu’il devait
accomplir un vœu à Jérusalem. Mais il a fait la promesse d’y revenir (Ac 18,18-21).
Après l’accomplissement de son vœu à Jérusalem, il remonte à Antioche de
Syrie pour son troisième voyage missionnaire (Ac 18,22-23). Ce troisième voyage va
l’amener d’abord en Galatie, en Phrigie, puis à Ephèse (Ac 18,23-24). Paul passa
deux ans trois mois dans cette ville (Ac 19,8-10). C’est sur la fin de ce second séjour
à Ephèse qu’il écrivit la Première aux Corinthiens. Il écrit après le décret d’expulsion
des Juifs de Rome (49 ou 50), après le proconsulat de Galion (après 52) et vers la fin
d’une période de deux ans et trois mois après 52. On estime qu’il a écrit au printemps
de l’année 56.
La ville de Corinthe
Corinthe était une ville portuaire d’où son effervescence (relations d’affaires,
divertissement, satisfaction de plaisir sensuels). « Les Macédoniens occupèrent la
citadelle de 335 à 197 av. J. –C., sauf durant les années 243-222 av. J. –C. En 196
av. J. –C., la Grèce fut déclarée indépendante de la Macédoine par les Romains. En
146 av. J. –C., Mummus, consul romain, fit brûler la ville de Corinthe parce qu’elle
s’était révolté contre Rome. Jules César l’a rebâtie, un peu avant sa mort en 44 av. J.
–C. Elle devint la capitale romaine de l’Achaïe et fut gouverné par un proconsul. Paul
1
Son vrai nom de naissance est Marcus Annaeus Novatus mais lorsqu’il fut adopté par la famille Lucius
Junius Gallio il reçut le nom Junius Annaeus Gallio, il est le frère du philosophe Sénèque. Le
proconsulat de Gallion selon la Pierre de Delphe, découverte en 1905 est estimé de mai 51 à mai 52
voir René Pâche (éditeur) Nouveau Dictionnaire Biblique, révisé, Saint-Légier : Emmaüs, 2002, p.510.
atteint Corinthe en 52 ap. J. –C., pense-t-on. La ville comptait alors 700000 à 800000
habitants dont 400000 esclaves.2» Il y avait dans la ville un temple à Aphrodite.
Aphrodite est la divinité de l’amour et de la beauté dans la mythologie grecque. Dans
la mythologie romaine, il a reçu le nom de Venus. « Dans les sculptures, elle est
représentée comme une belle jeune femme, souvent nue. »3
Structure
La lettre peut être divisée en quatre parties principales : l’adresse et l’action de
grâce (1,1-9), l’exhortation relative aux choses rapportées par les gens de Chloe
(1,10-6,20), la réponse à la correspondance des Corinthiens (7,1-16,4) et la
conclusion (16,5-24).
Dans la seconde partie, on trouve des expressions qui indiquent que Paul parle
des choses qu’il a entendu dire : evdhlw,qh ga,r moi peri. u`mw/n( avdelfoi, mou( (en
effet, mes frères, j’ai appris à votre sujet (1,11)), {Olwj avkou,etai evn u`mi/n
pornei,a( (on entend dire partout qu’il ya de la débauche parmi vous (5,1)).
Dans la troisième partie, on trouve fréquemment l’expression grecque Peri. de.
(7,1.25 ; 8,1.4 ; 12,1 ; 16,1). Elle peut être rendue par, au sujet de, concernant, à
propos de. La première de ces occurrences (7,1) indique que Paul est entrain de
traiter des choses que les Corinthiens ont écrits : Peri. de. w-n evgra,yate( (au sujet des
choses que vous avez écrites).
Plan
1. Salutation, souhait et action de grâce (1,1-9)
2. Au sujet des choses dont Paul a entendu parler (1,10-6,20)
3. Réponses aux préoccupations des Corinthiens (7,1-16,4)
4. Conclusion (16,5-24)
Survol du contenu
1. Adresse, souhait et action de grâce (1,1-9)
1.1. Adresse et souhait (1,1-3)
2
René Pâche (éditeur) Nouveau Dictionnaire Biblique, révisé, Saint-Légier : Emmaüs, 2002, p.283 ;
3
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Paul débute l’action de grâce par une formule qu’on retrouve ailleurs, je rends
grâce à mon Dieu, Euvcaristw/ tw/| qew/| (Rm 1,8 ; 1Co 1,4 ; Ph 1,3 ; Phm 1,1). Ce qui
motive l’action de grâce de Paul c’est la faveur que Dieu a accordée à l’Eglise de
Corinthe (1,4-5).
Dieu leur a accordée les dons de la parole et de la connaissance. L’évangile s’est
affermi en eux, il ne leur manque rien en attendant le retour de Jésus Christ, que
Paul désigne sur le vocable de la manifestation du Seigneur Jésus Christ, th.n
avpoka,luyin tou/ kuri,ou h`mw/n VIhsou/ Cristou/ (1,6-7).
Il termine son action de grâce, en exprimant son assurance que Dieu qui a
appelés les chrétiens de Corinthe à la communion avec son fils Jésus pourra les
affermir jusqu’à la fin pour qu’ils soient irréprochables au Jour du Seigneur Jésus
(1,8-9).
2. Au sujet de ce dont Paul a entendu parler (1,10--6,20)
2.1. Les divisions (1,10—4,21)
2.1.1 L’exposé du problème (1,10-17)
Paul débute l’exposé du problème par une exhortation à l’unité. L’unité
consiste à avoir un même langage (to. auvto. le,ghte), un même esprit (tw/| auvtw/| noi>),
une même pensée (h/| auvth/| gnw,mh|Å) et à éviter les divisions (sci,smata) (1,10). En effet,
il a reçu des gens de Chloé, une information qui fait état de rivalités (e;ridej) au sein
de la communauté (1,11).
4
Un chef de synagogue à Corinthe converti au christianisme, au temps de Paul, porte ce nom (Ac
18,17). C’est probablement lui qui est devenu le collaborateur de Paul. Ce n’est donc pas par hasard
que Paul l’associe à la lettre. Il est un frère pour Paul et doublement frère des Corinthiens.
car le moment viendra où tout paraîtra à la lumière, alors chacun recevra de Dieu la
louange qui lui est due (4,1-5). Au demeurant, ce que chaque serviteur peut
accomplir relève de la grâce de Dieu. Il n’y a donc pas raison de se glorifier (4,6-7).
Paul s’évertue à peindre la véritable condition des ouvriers du Seigneur et cela
pour montrer que les Corinthiens ont tord de se vanter de la personne des serviteurs.
Ils sont les derniers des hommes, des condamnés à mort, livrés en spectacle au
monde, aux anges et aux hommes. Ils sont fous à cause de Christ, ils sont faibles,
ils sont méprisés (4,8-10). Leur ministère les expose à la faim, à la soif, au
dénuement, à la maltraitance, à la fatigue, aux injures, à la persécution. Ils sont
comme des gens dont le monde n’en veut pas (4,11-13).
L’appel à la retenue et à la sagesse que l’apôtre lance à la communauté, face
aux divisions, aux partis et au jugement n’a pas pour but de faire honte aux croyants,
mais, comme un bon père, il veut qu’ils marchent dans ses traces. C’est pour cela
qu’il a envoyé Timothée auprès des Corinthiens afin qu’il puisse leur faire connaître sa
conduite en Christ et la manière dont il enseigne dans les églises (4,14-17).
Certains, à Corinthe se sont montrés orgueilleux, l’apôtre en a, probablement,
eu écho. Il promet, quand il sera à Corinthe, non pas d’entendre mais de découvrir le
pouvoir sur lequel ils s’appuient pour agir orgueilleusement. Car l’apôtre, en fonction
des circonstances, peut agir avec amour et douceur ou faire prévaloir l’autorité dont
le Christ l’a investi pour sanctionner ce qui est contraire à l’évangile (4,18-21).
2.2. L’immoralité sexuelle (5,1-13)
Paul a appris qu’à Corinthe, qu’un croyant a une relation sexuelle non
convenable. Il a pris la femme de son père. La femme en question était-elle l’ex-
femme de son père ? Ou bien le fils l’avait arrachée au père pendant que ce dernier
était toujours en relation avec elle ? Le Père était-il encore vivant ? La femme était-
elle une croyante ? Etait-ce une relation ponctuelle ? Ou l’homme s’était-il constitué
en couple avec la femme ? Il n’y a pas de réponses directes à ces interrogations.
Le propos de Paul nous donne à penser que la femme devait être une femme
non chrétienne, autrement l’apôtre aurait parlé de sa culpabilité. En employant le
verbe avoir, « l’un de vous a la femme de son père », Paul laisse entendre que
l’homme vit maritalement avec la femme. Les traducteurs de la Bible Œcuménique
ont compris ainsi en traduisant « l’un de vous vit avec la femme de son
père TOB1988». Quelle qu’ait été la situation, Paul estime que c’est un péché puisqu’il
est qualifié d’impudicité (pornei,a).
Mais ce péché n’a ému personne, et l’homme qui s’est rendu coupable d’une
telle inconduite sexuelle n’a reçu aucune sanction de la communauté. On a plutôt
toléré alors qu’il fallait sanctionner. L’apôtre estime qu’un tel croyant doit être livré à
Satan pour la destruction de la chair (5,5). L’expression « livrer à Satan » ici signifie
rupture de relation (5,5.11.13).
2.3. Comparution devant les autorités païennes (6,1-11)
A Corinthe, certains chrétiens, quand ils ont quelque différend avec leurs
frères et sœurs dans la foi, les trainent devant les tribunaux païens pour se faire
justice. Paul estime que les différends entre frères chrétiens peuvent être réglés dans
l’église. Parce qu’on devrait pouvoir, dans la communauté, trouver quelques
personnes sages pour cela.
Par ailleurs, le fait d’intenter un procès contre un frère, une sœur chrétienne
rend de l’église un mauvais témoignage. Car cela montre qu’on ne peut supporter
quelque injustice de la part d’un frère ou d’une sœur et qu’on a le désir inavoué de
dépouiller les autres en justice.
Paul rappelle que les pécheurs, qu’ils soient débauchés (po,rnoi), idolâtres
(eivdwlola,trai), adultères (moicoi.), efféminés (malakoi.), homosexuels
(avrsenokoi/tai), voleurs (kle,ptai), cupides (pleone,ktai), ivrognes (me,qusoi),
outrageux (loi,doroi), ou les ravisseurs (a[rpagej), n’hériteront pas du royaume de
Dieu. Ce rappel a tout son sens, puisque la conduite de certains à Corinthe indique
qu’ils n’ont par encore fini avec leur passé, qu’après avoir été lavés, sanctifiés et
justifiés, ils veulent encore renouer avec le péché (6,7-11).
Traîner les frères croyants devant les tribunaux païens est également une
honte, parce que cela est la preuve publique de ce qu’il n’y a pas, parmi les saints,
des personnes sages pour régler leurs conflits. Et eux, qui servent le Dieu de la
justice, qui sont éclairés par l’évangile, eux qui jugeront les anges (Dan 7,22) font
recours à une juridiction inférieure pour régler leurs affaires.
2.4. Tout n’est pas utile (6,12-20)
« Tout m’est permis », c’est probablement un slogan dont des chrétiens à
Corinthe se servaient pour proclamer leur liberté comme pour dire « comme Christ
nous a rendus libres nous pouvons tout faire ». Paul reprend le slogan en montrant le
danger qui s’y cache. Le chrétien, la chrétienne est libre de tout faire mais tout ne lui
est pas utile. A vouloir tout faire au nom de la liberté chrétienne, on court le risque
d’un nouvel asservissement.
Peut-on, par exemple, au nom de la liberté chrétienne, livrer son corps à
l’impudicité ? La réponse est non. Car le corps n’est pas pour l’impudicité mais pour le
Seigneur (6,13), il est un membre du Christ (6,15). Il ne doit pas être souillé par
l’impudicité sexuelle mais servir à glorifier le Seigneur qu’il l’a racheté et qui le
ressuscitera au moment venu (6,14-20). En achevant le chapitre six sur ces notes,
Paul introduit implicitement le chapitre sept où il est question de mariage.
3. Réponses aux questions des Corinthiens (7,1—16,4)
3.1. Relation entre hommes et femmes (7,1-40)
De même, si des parents jugent bon de marier leurs filles vierges qu’ils le
fassent, ils ne pècheront pas. Cependant c’est mieux s’ils consentent que leurs filles
restent vierges sans se marier.
3.1.5. Au sujet des veuves
Le Mariage dure aussi longtemps que les deux partenaires sont en vie. Si
l’homme venait à mourir, la veuve peut se remarier. Cela est aussi valable pour
l’homme si la femme venait à mourir. Si Paul parle de la situation de la veuve ici,
c’est parce qu’en général, l’Ecriture ne pose pas la situation du veuf comme un
problème d’une part, et d’autre part, il se peut que c’est la question de la veuve qui a
intéressé les corinthiens.
Le remariage est une option pour les veuves, il y a aussi l’autre option, celle de
ne pas se remarier, de rester veuve à vie. Ce qui leur permettra de se consacrer au
Seigneur, à l’exemple d’Anne fille de Phanuel (2,36-38) ou comme des veuves dont
parle la première à Timothée (1Tim 5,9-10). L’apôtre estime que cette dernière
option est plus avantageuse.
3.2. De l’usage de la liberté (8,1—11,1)
3.2.1. De l’usage de la liberté dans la consommation des viandes sacrifiées
(8,1-13)
Il y a plusieurs dieux et Seigneurs dans le monde dit-on. Mais pour les
croyants éclairés, il y a un seul Dieu et un seul Seigneur, Jésus Christ (8,4-6). Les
croyants qui, à Corinthe, ont cette connaissance mangent les viandes sacrifiées aux
idoles en toute liberté. En effet, la connaissance donne la liberté (Jn 8,32).
Mais cette connaissance n’est pas le partage de tous à Corinthe. Certains
continuent de penser que les idoles sont quelque chose (8,7). Pour cette raison s’ils
mangent des viandes sacrifiées ou s’ils voient quelqu’un le faire, leur conscience est
souillée. Pour ceux-là, ceux qui ont de la connaissance doivent se garder de manger
les viandes sacrifiées, de s’attabler dans les temples dédiés aux idoles pour ne pas
être une occasion de chute.
L’exercice de la liberté doit prendre en compte l’amour pour les autres. Etre
libre, d’accord mais être une occasion de chute, non. Paul invite les Corinthiens à
restreindre leur liberté au profit de l’amour fraternel. L’apôtre est, avec ses droits,
l’exemple de ce qu’il enseigne.
3.2.2. De l’usage de la liberté : Paul et ses droits (9,1-27)
L’évangile confère à ceux qui ont la charge de l’annoncer des droits. Ils ont le
droit de manger, de boire (9,4), d’être mariés (9,5), de ne pas travailler (9,6), de
vivre de l’évangile (9,7-14) comme les prêtres de l’Ancien Testament qui vivent de
l’autel. Mais Paul a, par moment, renoncé à la jouissance de ses droits dans l’intérêt
de l’évangile.
Il aurait pu prendre une sœur chrétienne pour femme comme le font d’autres
serviteurs, mais il ne l’a pas fait. Il aurait pu réclamer de la nourriture aux
Corinthiens, il ne l’a pas fait, bien au contraire, il a travaillé de ses propres mains
pour pourvoir à ses besoins (9,11-12) ne voulant pas poser d’obstacle à l’évangile.
En écrivant aux Corinthiens, l’apôtre n’a pas l’intention de leur réclamer ses
droits. Il n’annonce pas l’évangile dans l’intention de jouir des droits que confère la
proclamation de l’évangile. Son annonce de l’évangile n’est pas mu par le bénéfice
personnel qu’on pourrait tirer ici bas. Il annonce l’évangile parce que c’est un mandat
divin (9,16-17).
Son désir, c’est de pouvoir annoncer l’évangile gratuitement sans user de son
droit de prédicateur. Bien qu’il soit libre, il s’est fait serviteur de tous pour gagner
Juifs et païens à Jésus Christ (9,19-23). En effet, il ne veut pas être disqualifié après
avoir prêché l’évangile (Mt 7,21-23). Car il est possible d’être disqualifié, et l’exemple
d’Israël est là pour nous le rappeler.
3.2.3. De l’usage de la liberté : l’exemple d’Israël (10,1-11,1)
Les privilèges des pères
Ils ont tous été sous la nuée (10,1 ; Ex 13,20 ; Nb 9,18). Ils sont tous passés
à travers la mer (10,1 ; Ex 14,22). La nuée et la mer étaient pour eux un baptême
(10,2). Ils ont tous mangé le même aliment et bu le même breuvage spirituel (10,3-
4 ; Ex 17,6)
Les pères ont eu le privilège de voir toutes ces choses, mais quel profit ont-ils
tiré ? Certains ont vautré dans l’idolâtrie se rendant ainsi désagréables à Dieu pour
leur perte (10,5-7). Il faut se garder de suivre leur exemple, car si leur histoire a été
écrite, c’est justement pour que les générations à venir ne marchent pas dans les
traces de leurs pas (10,6.11).
Les choses qu’ils ont faites et qui ont causé leur ruine sont l’idolâtrie (10,7),
l’impudicité (10,8), tenter Dieu (10,9), murmurer (10,10). Voici les choses dont il faut
se garder de faire pour ne pas que ce qui leur est arrivé arrive à nouveau. On peut
très bien surmonter ces péchés parce que Dieu ne permet pas que le croyant soit
panto.j avndro.j h` kefalh. o` cristo,j Tout homme a pour tête (chef) Christ
evstin\
kefalh. de. gunaiko,j( o` avnh,r\ La tête (chef) de la femme c’est l’homme
L’homme et la femme
Il a pour tête (chef) le Christ (11,3) Elle a pour tête (chef) l’homme (11,3)
S’il prie ou prophétise la tête couverte il Si elle prie ou prophétise la tête non voilée
déshonore sa tête (chef) (11,4) elle déshonore sa tête (chef). C’est comme si
elle était rasée (11,5)
Il est l’image et la gloire de Dieu pour cela il La femme est la gloire de l’homme pour cela
ne doit pas se couvrir la tête (11,7) elle doit se couvrir la tête (11,7.13)
Il n’a pas été tiré de la femme (11,8) Elle a été tirée de l’homme (11,8)
Il n’a pas été créé à cause de la femme Elle a été créée à cause de l’homme (11,9)
(11,9)
Cependant dans le Seigneur l’homme n’est Cependant dans le Seigneur la femme n’est
pas sans la femme (11,11) pas sans l’homme (11,11)
L’homme est grâce à la femme (11,12) Elle a été tirée de l’homme (11,12)
La nature enseigne que c’est une honte pour C’est une gloire pour la femme de porter de
l’homme de porter de longs cheveux (11,14) longs cheveux. En effet, La chevelure lui a
été donnée comme voile (11,15)
Il est probable que prier et prophétiser en ayant la tête couverte soit une
pratique des femmes religieuses dans la société corinthienne. Et cette pratique était
probablement l’expression de l’autorité de l’homme sur la femme.
Des femmes chrétiennes de Corinthe, par liberté chrétienne (n’oublions pas
que la liberté était très chère aux chrétiens avec leur slogan « tout m’est permis »)
priaient et prophétisaient sans avoir la tête couverte tandis que d’autres et les
femmes païennes continuent de couvrir leur tête. Ceci plaçait la communauté face à
un dilemme éthique. Quelle est la conduire à tenir lorsqu’une femme prie ou
prophétise ?
L’apôtre répond à la préoccupation des Corinthiens en rappelant le principe
d’autorité et en leur demandant de souscrire à la manière dont ce principe s’exprime
à Corinthe ; très probablement pour ne pas faire obstacle à l’évangile et conserver la
paix et le bon ordre dans la communauté.
à la rencontre (11,34). Il faut s’attendre les uns les autres afin que ce qui a été
apporté soit partagé entre tous.
Le repas du Seigneur est une chose à prendre au sérieux. Il faut y aller en
ayant la conviction qu’on a rien à se reprocher et cela par un examen de soi.
Autrement on peut tomber sous le châtiment de Dieu comme certains à Corinthe, ont
fait l’expérience ou font encore l’expérience.
Paul a laissé d’autres préoccupations des Corinthiens en suspend
probablement parce qu’il estimait que leur règlement efficace exigeait sa présence
physique (11,34).
3.4. Exercice des charismes (12,1—14,40)
BGT 1 Co 12:8 w-| me.n ga.r dia. tou/ pneu,matoj di,dotai lo,goj Parole de sagesse
sofi,aj(
BGT 1 Co 12:8 a;llw| de. lo,goj gnw,sewj kata. to. auvto. pneu/ma( Parole de connaissance
BGT 1 Co 12:9 e`te,rw| pi,stij evn tw/| auvtw/| pneu,mati( la foi
BGT 1 Co 12:9 a;llw| de. cari,smata ivama,twn evn tw/| e`ni. les dons de guérisons
pneu,mati(
BGT 1 Co 12:10 a;llw| de. evnergh,mata duna,mewn( Actes de puissance
BGT 1 Co 12:10 a;llw| de. evnergh,mata duna,mewn( a;llw| Îde.Ð La prophétie
profhtei,a(
BGT 1 Co 12:10 a;llw| Îde.Ð diakri,seij pneuma,twn( Le discernement des
esprits
BGT 1 Co 12:10 e`te,rw| ge,nh glwssw/n( Diverses langues
BGT 1 Co 12:10 a;llw| de. e`rmhnei,a glwssw/n\ Interpretation des langues
BGT 1 Co 12:28 e;peita duna,meij( ( dons de) miracles
BGT 1 Co 12:28 e;peita cari,smata ivama,twn( Les dons de guérisons
BGT 1 Co 12:28 avntilh,myeij( (les dons) d’assistance
BGT 1 Co 12:28 kubernh,seij (Les dons) de gouvernance
Paul enseigne aux Corinthiens qui, eut égard à leur passé et à leur agenda,
privilégient certains dons au détriment d’autres au point de fragiliser l’unité de la
communauté et de porter atteinte à sa croissance harmonieuse, plusieurs vérités
relatives aux dons et à leur exercice. Il enseigne que le dispensateur des dons et des
ministères qui s’y attachent est le Dieu trinitaire (Esprit, Fils, Père), lui qui est un dans
la diversité de ses personnes. Comme dans la trinité, la diversité des charismes n’est
pas incompatible avec l’unité. L’exercice des charismes ne doit donc pas entraver
l’unité de la communauté.
Pour ce faire, il faut comprendre que les divers dons, comme les différents
organes dans le corps humain, ont tous leur importance, car tous ont été donnés
pour l’édification de la communauté. Il faut donc mettre un frein au mépris de
certains charismes et à la surévaluation d’autres (12,22-25).
Bien que les dons soient divers et tous importants, il ya une primauté de
certains sur les autres. Cette primauté n’est pas due au caractère extraordinaire et
spectaculaire mais très probablement au rôle éminent qu’ils jouent dans l’édification
de la communauté. Ces charismes sont ceux de la parole : apôtres (prw/ton
avposto,louj(), prophètes (deu,teron profh,taj(), docteurs (tri,ton didaska,louj() (12,28).
Si l’on évalue les dons en fonction de leur contribution à la construction de la
communauté, on peut parler de meilleurs dons. Et l’apôtre veut que les chrétiens de
Corinthe au lieu de chercher les charismes qui attirent l’attention des autres sur leur
personne, recherchent plutôt ce qui participe à l’édification de l’ensemble de la
communauté (12,31 ; 14,1).
3.4.3. Au-delà des dons, l’amour (13,1-13)
Paul enseigne aux chrétiens que l’exercice des charismes ne doit pas crucifier
l’amour (13,1-3). L’amour doit présider à l’exercice des charismes. Les dons ne sont
pas seulement partiels mais ils peuvent disparaître. Mais l’amour demeurera toujours
(13,8-13).
L’amour que prêche l’apôtre est, positivement, patiente (H avga,ph makroqumei/(),
pleine de bonté (crhsteu,etai h` avga,ph), se réjouit de la vérité (ugcai,rei de. th/| avlhqei,a|),
excuse tout (a,nta ste,gei) croit tout (pa,nta pisteu,ei), espère tout (pa,nta evlpi,zei(),
supporte tout (pa,nta u`pome,neiÅ).
Négativement, il n’est pas envieux (ouv zhloi/(), il ne se vante pas (Îh` avga,phÐ ouv
perpereu,etai), il ne s’enfle pas d’orgueil (ouv fusiou/tai), il ne fait rien de malhonnête
(ouvk avschmonei/(), il ne cherche pas son intérêt (ouv zhtei/ ta. e`auth/j(), il ne s’irrite point
(ouv paroxu,netai(), il ne soupçonne pas le mal (ouv logi,zetai to. kako,n), il ne se réjouit
pas de l’injustice (ouv cai,rei evpi. th/| avdiki,a|(), il ne périt Jamais (H avga,ph ouvde,pote
pi,ptei\).
3.4.4. Le don de langue et le don de prophétie (14,1-40)
Comparaison
(14,2)
Celui qui parle en langue s’édifie lui- Il les édifie, les exhorte, les console
même (14,4) (14,3). Il édifie l’église (14,4)
Celui qui parle en langue est inférieur à Celui qui prophétise est plus grand
celui qui prophétise à moins d’une que celui qui parle en langue à moins
interprétation (15,5) d’une interprétation (14,5)
Celui qui parle en langue n’est d’aucune Celui qui prophétise dit des paroles
utilité communautaire sans intelligibles et n’a pas besoin
l’interprétation (14,6-9). L’exercice d’interprètes (14,19)
communautaire du don de langue exige
l’interprétation (14,13)
Les langues sont un signe pour les La prophétie est un signe pour les
incroyants si l’on regarde l’histoire de la croyants (14,22)
foi (14,20-22)
Dans l’assemblée, il faut que l’exercice de Dans l’assemblée, il faut que
la langue se fasse dans l’ordre, de façon l’exercice de la prophétie se fasse
limitée et astreinte à l’interprétation dans l’ordre, de façon limitée et
(14,27-28). soumis au jugement des autres
prophètes (14,29-30).
s’attaque dans le présent chapitre. Il commence par rappeler l’évangile qu’il prêche
(15,1-11), ensuite il montre l’absurdité de la négation de la résurrection des morts
(15,12-19), il continue en réaffirmant la résurrection (15,20-34). Il achève sa défense
de la résurrection en parlant du corps de résurrection et en exhortant les croyants à
rester inébranlables et à continuer de servir le Seigneur (15,35-58).
3.5.1. L’évangile proclamé par l’apôtre (15,1-11)
L’évangile que proclament Paul et ses compagnons c’est l’évangile de la mort
et de la résurrection de Christ, en vue du pardon des péchés. Cet évangile affirme la
résurrection de Jésus Christ. Cette résurrection s’est produite selon l’Ecriture et a été
historiquement attestée par plusieurs témoins.
Christ est mort pour les péchés (15,3) Il est apparu à Céphas et aux douze
(15,5.7)
Il a été enseveli (15,4) Il est apparu à plus de 500 frères (15,6)
Il est ressuscité au 3ème jour selon Il est apparu à l’apôtre (15,8)
l’Ecriture (15,4)
pour les morts5 et le zèle que les prédicateurs déploient pour annoncer l’évangile
(15,29-34)
En ce qui concerne l’ordre de la résurrection, on peut noter ceci :
1. La résurrection de Christ (elle a déjà eu lieu)
2. La résurrection de ceux qui lui appartiennent lors du retour de Christ (15,23)
3. La destruction des pouvoirs (15,24)
4. La remise du royaume au père (15,24)
5. La soumission du fils au père (15,28)
L’eschatologie que Paul développe ici, comme en 1Th 4 et 5 concerne ceux qui
croient au Christ.
3.5.4. Le corps de résurrection (15,35-58)
Il est possible que les négateurs de la résurrection des morts aient utilisé
l’incertitude sur le corps que l’on prendra à la résurrection comme un argument pour
tenter de ruiner la doctrine de la résurrection. C’est peut-être ce qui justifie le
développement que l’apôtre fait au sujet du corps de résurrection.
Pour parler du corps de résurrection, l’apôtre commence par employer deux
analogies : celle de la semence et celle des corps. En effet la graine qui est semée
meurt mais elle reprend vie, elle donne une nouvelle plante et ceci par le pouvoir de
Dieu (15,36-38). La semence enseigne ainsi que non seulement il y a résurrection
mais l’acquisition de nouveaux corps par ce fait. L’analogie des corps montre, quant à
elle, qu’il ya plusieurs sortes de corps, qui ne sont pas tous identiques mais que
chacun a ses caractéristiques propres (15,39-40).
Le corps présent comparé au corps avenir
Le corps présent Le corps avenir
Il est le premier (15,46) Il est le second (15,46)
Il est terrestre (15,46) Il est céleste (15,40)
Son éclat est terrestre (15,40-14) Son éclat est céleste (15,40-41)
Il est corruptible (15,43) Il est incorruptible (15,42)
Il est méprisable (15,43) Il est glorieux (15,43)
Il est infirme (15,43) Il est plein de force (15,43)
5
On ne sait pas ce qu’est le baptême pour les morts. Est-ce qu’on se faisait baptiser à la place d’un croyant
mort sans avoir fait le baptême.
Paul appelle la grâce du Seigneur sur les chrétiens de Corinthe et les rassure
de son amour pour eux (16,23-24).
5. Quelques Thèmes
5.1. Dieu
Il est père, père de Jésus Christ et des croyants, il est dispensateur de grâce
et de paix (1,3). Il appelle les croyants à la communion avec son Fils Jésus Christ. Il
est fidèle (pisto.j o` qeo,j), il peut affermir les croyants et les rendre irréprochables au
jour de Jésus Christ (1,8-9). C’est à lui qu’appartient l’église qui est à Corinthe. Il
redonne vie à la graine qui est semée. Il est sage (1,21). Il détruira celui ou celle qui
détruit l’église (3,17). Il louera chacun en fonction de son œuvre (4,5). Il juge les
non chrétiens (5,13). Il détruira les aliments et le ventre (6,13).
Il a ressuscité le Seigneur Jésus Christ et il ressuscitera aussi les croyants
(6,14). Le corps des croyants ainsi que leur esprit lui appartiennent (6,20). Il a appelé
les croyants à vivre en paix (7,15). Il est le seul véritable Dieu (8,4-6).
5.2. Jésus Christ
Il est le Seigneur des croyants, il est dispensateur, avec Dieu de grâce et de
paix (1,1-3). C’est en lui que Dieu accorde ses grâces à l’église, il est le canal de
bénédiction de l’église. Paul parle de son retour comme le moment de sa révélation
ou manifestation (1 Co 1:7 avpoka,luyin tou/ kuri,ou h`mw/n VIhsou/ Cristou/) ou du jour du
Seigneur Jésus (1 Co 1:8 th/| h`me,ra| tou/ kuri,ou h`mw/n VIhsou/ ÎCristou/ÐÅ).
(avnegklh,toj). Elle est champ de Dieu, édifice de Dieu (qeou/ gew,rgion( qeou/ oivkodomh,
evsteÅ 3,9), Temple de Dieu (nao.j qeou/ evste 3,16-17) et corps de Christ (12-14).
Comme champ de Dieu, chacun de ceux qui y travaillent est appelé par Dieu et
il travaille en fonction de la grâce qui lui a été faite. C’est à Dieu que doit revenir la
gloire lui qui fait fructifier le travail. Cependant chacun recevra la récompense qui est
attaché à son œuvre, d’où la nécessité de bien remplir son ministère (3,8).
En tant qu’édifice de Dieu, l’église a Jésus Christ comme l’irremplaçable
fondation sur laquelle chacun doit bâtir en utilisant les matériaux qui sont
convenables. Car l’œuvre de chacun sera éprouvée au moment venu, pour que la
récompense qui lui revient lui soit donnée (3,12-15).
L’église, en tant que corps de Christ, souligne l’unité et la diversité qui doivent
être vécues dans l’amour et dans le respect de la différence. La diversité de l’église
est sociologique (il y a des Juif et des non-Juifs, des gens libres et des esclaves
12,12-14) et charismatique (les charismes sont variés)
5.5. L’anthropologie
Il y a deux humanités, celle qui a pour tête de file Adam et celle qui a pour
tête de file Jésus Christ, le dernier Adam. La première humanité est terrestre (15,47),
animal (2,11), son corps est animal et corruptible(15,42). Il est fait de chair et de
sang (15,50). Il a un esprit qui habite en lui et lui permet de comprendre les choses
qui sont en lui (2,11). La première humanité est une âme vivante (15,47).
Le chrétien appartient à la première humanité mais il est promu à la nouvelle
humanité par sa foi en Christ. Il a l’Esprit de Dieu qui lui permet de comprendre les
choses de Dieu (2,14-15). Il appartient corps et esprit à Dieu, de ce fait il doit
glorifier Dieu dans son corps et dans son esprit (6,13.19-20). Quand le moment sera
venu, il revêtira le nouveau corps qui est un corps céleste, glorieux, plein de force,
incorruptible. Il sera, à l’exemple du dernier Adam, et à différence du premier Adam,
un esprit vivant (15,45).
5.6. L’eschatologie
Les injustes c'est-à-dire les impudiques, les idolâtres, les efféminés, les
infâmes, les voleurs, les cupides, les ivrognes, les outrageux, les ravisseurs, n’auront
pas part au royaume (6,8-11). Le corps présent ne pourra pas non plus hériter du
royaume (15,50). Le péché a causé la ruine du monde présent, il ne peut, par
conséquent, être inscrit dans le monde nouveau. Le corps présent est sujet à la
destruction, il ne peut donc hériter du royaume qui est marqué par l’indestructibilité.
5.6.3. Les évènements de la fin
1. Christ est ressuscité comme prémices de la résurrection. Sa résurrection rend
possible les autres résurrections (15,20.23).
2. Tous ceux et toutes celles qui appartiennent à Christ ne mourront pas tous avant
sa venue. Ceux qui sont déjà morts ressusciteront incorruptibles et ceux qui sont
encore vivants seront changés (15,23.52). Le revêtement du nouveau corps
marquera la fin du règne de la mort, le dernier ennemi à vaincre (15,54-56).
3. Christ détruira toute domination, toute autorité et toute puissance. Dieu lui
soumettra toutes choses (15,24-25).
4. Lorsque tout lui sera soumis il remettra le royaume au père et il lui sera soumis
(15,27-28)