Martiniste Russe Rutuel
Martiniste Russe Rutuel
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leopoldoskoberg
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Ce rituel est strictement conforme en son déroulement, sa structure, et en son esprit, au rituel russe
utilisé en Russie et en Ukraine dès la fin du 18e siècle, après l'initiation du prince Alexis Borisowitz
Galitzine par Louis Claude de Saint Martin en 1787, en Suisse. Toutes les réponses aux questions du
dialogue rituel sont extraites des oeuvres mêmes du Philosophe Inconnu. Les invocations, le signe
d'ordre, les décors, tant du temple que des assistants sont strictement conformes au rituel de l'époque.
Il en est de même du cérémonial initiatique, de l'ordre des couleurs etc.
"Vous conserverez fidèlement les anciens usages sans rien y changer" (Rituel de la Loge «St - George" à
l'Orient de Kiev, à la fin du 19e siècle) Novikoff et le Martinisme de Moscou Monographie de M.N.
Longuinoff– Moscou – 1847/1867 Voici un extrait de ce volume, page 159, Edition en russe: "Le Prince
Alexis Borisowitz Galitzine a été initié par Saint – Martin lui - même en Suisse vers la fin des années 1770
- 1730."
2.
Brigadier Tchoukov
3.
Docteur Baarinaskv
4
Colonel Ladijensky
5.
6.
Alexis Nosikoff
7.
Jean Lapouchine
8.
11.
12.
13.
Le Prince Engalitcheff
14.
15.
16. Schwartz (mérite une mention spéciale, il a été l'agent international de Saint Martin)
Le Martinisme a été très florissant en Russie sous l'Impératrice Catherine Il, qui finit par en prendre
ombrage
Premier degré: Associé ou Apprenti Elu Cohen Deuxième degré: Initié ou Compagnon Elu Cohen
Troisième degré: Supérieur Inconnu ou Maître Elu Cohen – Chambre Mystique et Théurgique Quatrième
degré: Supérieur Inconnu Initiateur - Chambre Celtique de Consécration Théurgique
Le Temple dans lequel s'assemble la Loge martiniste est rectangulaire, de préférence. A l'opposé de la
porte d'entrée se place l'Orient symbolique. La porte est donc censée être à l'Occident. Les quatre murs
du local sont tendus de noir. Le plafond est peint de couleur safranée, rappelant l'aurore. A l'Orient, se
trouve une table rectangulaire, dite "autel" - Elle est recouverte de la nappe aux couleurs du Degré
pratiqué. Sur la nappe, au centre de l'autel, un chandelier à trois branches. Les flammes de ces trois
bougies doivent dessiner un triangle, soit dans le plan vertical, soit dans le plan horizontal, triangle ayant
évidemment la base en bas s'il s'agit du schéma vertical, et la base vers le président s'il s'agit du schéma
horizontal ; la base dudit triangle est alors dirigée vers l'impétrant ou vers l'Occident. L'autel est alors
complété par le Livre Sacré et, l'Epée d'Ordre posée dans le plus grand axe de la table servant d'autel.
Derrière l'autel prend place le Président, portant le titre de Grand-maître (comme un Aréopage
maçonnique du 30° degré). Au coté droit de la table se place le – "Maître du Nord", au côté gauche, le
"Maître du Sud" Ce sont là les trois officiers de la Loge martiniste. Les adelphes se placent en deux
"colonnes" auprès de l'autel, vers l'Orient, se placent (comme en Loge maçonnique), les officiers
secondaires Secrétaire. Trésorier, etc. A l'Occident, devant la porte, se place le siège du - "Veilleur de
l'Occident". Devant lui, dans le grand Axe du local, un guéridon portant une nappe rouge, un encensoir
garni de braises et d'encens. Les assistants, en pénétrant dans la Loge, doivent donc nécessairement
passer à travers la fumée purificatrice, et cela avant même d'avoir atteint les places les plus rapprochées
sur les colonnes." Au mur d'Orient, derrière le siège du Grand-maître par conséquent, est accroché un
tapis d'Ordre, de 1 X 2 environ, en forme de "carré long", ses dimensions les meilleures sont d'environ
2m de hauteur sur 1 m de largeur.
Voici les trois *Tapis d'Ordre*, correspondant aux différents degrés: 1. - *Associé*: Tapis noir portant un
grand Pentagramme doré. 2. - *Initié *: Tapis noir, bordé de galon rouge de 0,10 m environ portant le
même Pentagramme doré. 3. - *Supérieur Inconnu*: Tapis rouge portant un Grand Pentacle de l'Ordre
semblable au bijou. 4. - Supérieur Inconnu Initiateur: Même Tapis et Pentacle Sur l'autel. un Pentacle
semblable est déposé devant le Chandelier à trois branches, mais aux réserves suivantes: 1. – Associé: Il
est totalement voilé de violet. 2. - Initié: Il est à demi dévoilé. 3. - S.I.: Il est totalement dévoilé, le voile
est retiré. 4. - S.I. I.: Il est totalement dévoilé, le voile est retiré. L'encens que l'on doit consumer dans
l'encensoir ou le brûle-parfum placé a l'entrée du Temple est soit de l'encens pur en larmes, soit un
mélange de: 1. - encens pur pulvérisé 3 parties 2. - myrrhe pulvérisée: 2 parties 3. - benjoin pulvérisé 1
partie Total: 6 parties Les braises sont de type utilisé dans les encensoirs liturgiques. N.B. Les murailles
tapissées de noir facilitent les phénomènes de voyance chez les sujets sensibles. II importe de ne jamais
mêler de parfum ci-dessus à d'autres ingrédients susceptibles de déclencher des phénomènes
hallucinatoires: safran. stoéchas du Levant, galbanum, etc. Il importe de conserver aux tenues
martinistes le calme et l'équilibre qui sont, chez les membres, les conditions essentielles des travaux de
valeur. Il s'agit là de fumigations purificatrices du mental et nullement de produits métagnomigénes.
Une tenue de travail n'est pas une opération théurgique.
DECORS ET BIJOUX DES MEMBRES DE L'ORDRE Tous les membres de l'Ordre Martiniste Initiatique, selon
l'ancien usage du Martinisme russe du 18e siècle, portent une Coule blanche, large d'environ 0m45,
descendant jusqu'aux chevilles à hauteur du col par un dispositif quelconque. (Cravate, fermoir etc.) Au
premier degré Associé, un Pentagramme doré est brodé à hauteur du plexus solaire, surmontant les six
points du Martinisme sur la dite Coule. Au second degré Initié, un Pentagramme doré est brodé à
hauteur du plexus solaire. surmontant les six points du Martinisme. le tout surmonté par la lettre "I",
également brodée d'argent. Au troisième degré Supérieur Inconnu, un Pentagramme doré est brodé a
hauteur du plexus solaire surmontant les six points du Martinisme, le tout surmonté des deux lettres "S"
et "I" enlacées, également brodées en argent. Au quatrième degré Supérieur Inconnu Initiateur, un
Pentagramme est brodé a hauteur du plexus solaire surmontant les six points du Martinisme. le tout
surmonté des lettres S I et H, entrelacées de façon à former le monogramme HIS Ces lettres soulignent
l'origine latine des qualificatifs 1.
2.
3. S et I sont les initiales du latin Superior Incognitos soit "Supérieur inconnu honoraire" C'est le
Supérieur Inconnu Initiateur. On observera que l'ensemble de ce monogramme est parlant: 1. S est le
symbole du Stauros des gnostiques, pieu symbolique qui était censé signifier la limite des mondes
Plérome et du Kénome. 2. I est le Serpent Ourobouros, emblème du Cosmos, ou le symbole de la Gnose
antique; il est levé autour du Pieu (le grec stauros signifie limite), tout comme le serpent d'Airain autour
de la perche qu'éleva Moïse dans le désert pour la guérison des fils d'Israël. 3 H est le Héta grec. Dans le
monde antique, cette lettre était portée sur les listes militaires, en face des soldats morts au combat.
Mais lorsque les montants verticaux du H dépassent le cercle de Héta: il symbolisait l'esprit élargi chez
les hermétistes. Or on dit élargir un prisonnier pour dire qu'on le libère. Ainsi 1.
2.
3.
4.
Le Supérieur Inconnu Initiateur est l'équivalent du Maître de Loge ou Vénérable de qui seul procède
toute initiation.
La Coule blanche peut-être remplacée par une Robe blanche, du type Cotte d'armes semblable quant à
la coupe à celle que portaient les Chevaliers Teutoniques ou du Saint-Sépulcre, etc. L'une comme l'autre
sont complétées par la Cordelier, faisant deux fois le tour de la talle, et retombant, pour chacun des
brins, d'environ 0,50m. Ces derniers se terminent chacun par trois noeuds espacés d'environ dix
centimètres, soit six en tout. Tous les membres de l'Ordre Martiniste Russe portent sur la Coule ou sur la
Robe blanche. le décor de leur propre grade, savoir: 1. un cordon blanc moiré de 0,10 m environ de
largeur, de l'épaule gauche à la hanche droite, pour l'Associé martiniste, avec le Bijou de l'Ordre en
pointe. 2. Un cordon blanc moiré de 0,10 m environ de largeur, de l'épaule droite à la hanche gauche,
pour l'Initié martiniste, avec le Bijou de l'Ordre en pointe. Les membres féminins ne pouvant accéder au
degré de S. I. I. qu'à certaines conditions, peuvent le porter brodé d'or. 3. On observera que si les lettres
A et I ne sont pas brodés à hauteur de la poitrine, pour le Supérieur Inconnu, il porte en pointe le bijou
de l'Ordre avec les lettres S I en or. 4. Un sautoir blanc moiré, de 0,l0 m environ de largeur, descendant
en pointe au bas de la poitrine, pour le Supérieur Inconnu. Il porte en pointe le Bijou de l'Ordre avec les
lettres S I en or. 5. Un sautoir semblable, mais bordé d'or sur ses deux lisières, pour le Supérieur Inconnu
Initiateur, avec ou sans les lettres. Il porte en pointe le bijou de l'Ordre. 6. Pour souligner son
appartenance à la filiation authentique du 18e siècle, filiation qu'il reçut du Martinisme russe ancien,
l'Ordre Martiniste Russe, par décision unanime de son suprême Conseil. a décidé de compléter les
Cordons et le Sautoir par un galon bleu Russe de 1 cm de largeur, cousu sur la couture d'épaule desdits
membres à la façon d'une étroite épaulette. 7. Rappelons que le bleu russe est un bleu très dur, plus
foncé que le bleu de Prusse. Sur ces galons, les membres du Suprême Conseil portent une étroite
soutache or, cousue au centre dudit gallon, en son plus grand axe. 8. Tous les membres de l'Ordre
Martiniste Initiatique portent le bijou classique représentant le Pentacle de l'Ordre, doré et argenté en
ses deux triangles antipodiques, à la pointe du Cordon et du Sautoir. 9. Tous les membres de l'Ordre
Martiniste Initiatique complètent ces premiers décors par des gants blancs. 10.
CONSECRATION DU TEMPLE Recueillons - nous mes Frères (et mes Soeurs:), afin que nos esprits et nos
cœurs soient unis, par delà la mort avec ceux de nos Maîtres Passés (silence et méditation). Invocation: -
"Maîtres Vénérés qui avez franchi les portes et effectué le dernier voyage, notre appel s'élève vers vous.
Avec tous nos Frères et Sœurs dispersés dans le vaste monde, daignez nous assembler et nous unira cet
instant et en ce lieu et allumer d'esprit et de Cœur avec l'un des Vôtres. Silence Frapper o – o o lever la
main droite largement ouverte, doigts unis en équerre et dire: Puissances du royaume, soyez sous mon
pied gauche et dans ma main droite. Gloire et Eternité, touchez mes deux épaules et dirigez-moi dans
les voies de la Victoire. Miséricorde et Justice, soyez l'équilibre et la splendeur de ma vie Intelligence et
Sagesse, donnez-moi la couronne. Esprits de Malkouth, conduisez-moi entre les deux colonnes sur
lesquelles s'appuie tout l'édifice du temple Anges de Netsah et de Hod, affermissez-moi sur la pierre
cubique de Yesod. Ô Gédoulaél, ô Gébourael, ô Thiphéret. Binael, sois mon amour. Rouah hockmael,
sois ma lumière. Sois ce que tu es et ce que tu seras ô Ketheriel. Ischim, assistez-moi au nom de Chadaï.
Kéroubim, soyez ma force au nom d'Adonai. Bnei Élohim, soyez mes frères au nom du Fils et par les
vertus de Tsebaoth. Élohim, combattez pour moi au nom de Tétragrammaton. Malahim, protégez-moi
au nom de Yahvé. Séraphim, épurez mon amour au nom d'Éloha.
Haschmalim, éclairez-moi par la splendeur d'Élohim et de Shékina. Aralim agissez ! Ophanim, tournez et
resplendissez. Hayot - Hakodesch, criez, parlez, rugissez, mugissez ! Kadosch Kadosch Kadosch Chadai
Adonai lod Hé Vav Hé Ehieh Ascher Ehieh. Alleluia, Alleluia. alleluia. Amen. Silence Allumer le charbon.
*Invocation*: .. - Dieu Eternel, sage et Fort, Puissant Être des Êtres, Viens en ce lieu. Sanctifie le par ta
Présence et par ta Majesté, afin que la Pureté, la Chasteté et la Plénitude de ta Loi y résident. De même
que la fumée de cet Encens (le verser) monte vers toi, que Ta vertu et ta Bénédiction descendent en ces
lieux. Et vous Anges et Esprits Célestes, soyez présents à cette consécration accourez en ce temple.
Mikael - Gabriel - Raphaël - Uriel. Daignez ouvrir les portes d'en Haut et que vos Esprits nous assistent.
De par le Dieu Saint, Vivant, Éternel, qui vous a créés de rien ainsi que moi, et qui, en ce moment même,
peut me replonger avec vous dans le néant, par Sa seule Sagesse... AMEN.
*OUVERTURE DES TRAVAUX * *N.B. Pour l'entrée: Canon de Pachelbel fondu* et«coup de maillet"
*Assis, le Grand Maître frappe un coup de maillet 0* Grand Maître: - Frère Veilleur d'Occident, sommes-
nous en sécurité ? Veilleur d'Occident: – Grand Maître, les parvis sont déserts, les profanes sont écartés,
les Gardes sont à leur poste, tout est silencieux. Grand Maître: - Frère Maître du Nord, pourquoi
sommes-nous réunis? Maître du Nord: - Grand Maître pour nous livrer à la recherche des origines et de
la destination ultime de l'Homme et de l'Univers. Car si nous sommes émanés d'une Source Universelle
de Vérité, aucune vérité ne doit nous paraître nouvelle. Et réciproquement, si aucune vérité ne nous
parait nouvelle, mais que nous n'y apercevions que le souvenir ou la représentation de ce qui était caché
en nous, c'est que nous devons avoir pris naissance en cette Source Universelle de Vérité. Grand Maître:
- Frère Maître du Midi, sommes-nous en état de procéder à une telle recherche, sans pour cela déchoir
par présomption? Maître du Midi: - Grand Maître, qu'est-ce que l'Homme, tant qu'il n'a pas la clé de sa
prison? Or l'âme de l'Homme est une pensée du Dieu des êtres, et il y a deux portes dans le coeur de
l'Homme l'une - inférieure et par laquelle il peut donner à l'Ennemi l'accès de la lumière élémentaire,
dont il ne peut jouir que par cette voie, et l'autre, supérieure, par laquelle il peut donner à l'Esprit
enfermé avec lui l'accès à la Lumière Divine, qui ne peut, ici-bas lui être communiquée que par ce canal.
Grand Maître: - Frère Maître du Nord, pouvons-nous ici-bas avoir accès à cette Lumière Divine? Maître
du Nord: - Grand Maître, ne négligeons pas le secours de la Terre sur laquelle nous marchons. Elle est en
quelque sorte le réservoir de cette Fontaine de Jouvence dont la Fable nous a transmis tant de
merveilles, puisque c'est en elle que se prépare la substance qui sert de base et de premier degré à la
régénération ou à la renaissance de tous les êtres, et elle est le creuset des âmes, autant que celui des
corps.
Grand Maître: - Frère Maître du Midi, le jour et l'heure sont-ils propices pour travailler à ce Grand
oeuvre? Maître du Midi: - Grand Maître, le temps n'est que l'intervalle entre deux actions. Ce n'est
qu'une contraction, une suspension dans les facultés d'un être. Aussi, chaque année, chaque mois,
chaque semaine, chaque jour, chaque heure, chaque moment, le Principe Supérieur retire et restitue
leurs puissances aux êtres. Et de plus, l'Homme n'est-il pas comme une Lampe suspendue dans les
ténèbres du Temps. Grand Maître: - Puisqu'il en est ainsi pour l'Homme, l'Espace et le Temps, et que
tout concourt à nous faciliter notre tache, nous pouvons donc donner vie à cette Assemblée. - Ainsi donc
mes Frères et mes Soeurs, debout et à l'Ordre au degré d'associé (ou initié ou …) II frappe un coup de
maillet - o - Le Grand Maître et les Frères se lèvent et se mettent à l'Ordre du degré auquel ils vont
travailler. Grand Maître: - A la Gloire du Dieu Tout-puissant, Grand Architecte de l'Univers, au nom de
l'Ordre, en vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, je déclare ouverts (ou repris) les travaux de
cette respectable Loge Martiniste constituée sous les auspices de notre Maître, le Philosophe Inconnu, à
l'Orient de - sous le Vocable de: Il frappe alors lentement – 0-00-00-0- il lit ensuite l'invocation: Dieu tout
Puissant, Grand Architecte de l'Univers, Etre Eternel et Infini, qui est la bonté, la Justice, et la Vérité
mêmes, O Toi qui, par Ta Parole toute puissante et invincible, as donné l'être a tout ce qui existe, reçois
l'hommage que Te rendent les adelphes réunis en Ta Présence, pour eux-mêmes et pour tous les autres
hommes. Bénis et dirige, Toi-même les travaux de l'Ordre, et les nôtres en particulier, daigne accorder à
notre zèle un succès heureux, afin que le Temple que nous avons entrepris d'élever à Ta gloire, étant
fondé sur la Sagesse, décoré par la Beauté, et soutenu par la Force, qui viennent de Toi, soit un séjour de
paix, d'union fraternelle, un asile pour la vertu, un rempart impénétrable aux vices, et le sanctuaire de la
Vérité, afin que nous puissions tous y trouver le vrai bonheur, dont Tu es l'unique source, comme tu en
es à jamais le terme. Amen. L'assistance répète: Amen. *Tous font le signe d'Ordre en même temps que
le Grand Maître.*
Grand Maître: Mes Frères et mes Sœurs, maintenant que ce Temple Particulier est ouvert aux Hommes
de désir, il importe que nous y apportions la lumière, puisque c'est pour l'abriter qu'il fut édifié. Ainsi
donc, et selon l'ancien usage, permettons aux symboles de se manifester. A ce moment sur fond de
musique. ex: Adagio et Rondo, très courte musique maçonnique, le Veilleur d'Orient, silencieux, apporte
le flambeau des Maîtres Passés au Grand Maître. Ce dernier y prend la flamme pour allumer les trois
luminaires de l'autel. Ensuite le Veilleur d'Occident reprend le flambeau, le replace près du symbole des
Maîtres Passés, puis retourne s'asseoir à sa place. Le Grand Maître allume les trois luminaires de l'Autel,
d'abord le central, puis celui de droite, puis celui de gauche. Il ouvre ensuite le Livre sacré, et pose en
travers de ce dernier, pointe vers le Nord, l'Epée. Grand Maître: - Que cette unique clarté, émanant de
ces luminaires, pourtant différents, nous manifeste la puissance de Celui qui soutient notre Temple
particulier. Que cette lumière mystérieuse éclaire nos esprits et nos coeurs, comme elle auréola jadis les
oeuvres de nos Frères du temps passé ! Que ces flambeaux illuminent de leur vivante clarté les adelphes
assemblés à leur appel, et que leur présence soit constamment un vivant témoignage de notre union !
Amen... *L'assistance*: Amen ! Grand Maître: - Mes Frères et mes Soeurs, veuillez prendre place. La
parole est au Frère Secrétaire. *Le Frère secrétaire lit successivement*: 1
2
Le libelle de La convocation de la tenue du jour
*Lorsque tout est traité des trois premiers termes, le Grand Maître donne la parole au Frère ou à la
Soeur présentant le travail du jour.*
INTRODUCTION PRELIMINAIRE Monsieur, C'est un lieu commun que de rappeler que tous les peuples
ont connu et conservé la notion d'une origine mystérieuse de l'Homme, d'une déclaration spirituelle qui
l'aurait matérialisé et d'une restauration possible de ses privilèges initiaux par le truchement des
initiations. Mais il n'est peut-être pas inutile de préciser pourquoi, de préférence à toute autre
l'initiation martiniste repose sur l'aspect hébraïque de cette Tradition universelle. Et pour vous rappeler
les nombreux et probants motifs, nous ne pouvons mieux faire que de laisser parler un des initiés de
cette doctrine, connue sous le nom de Martinisme, nous avons nommé Joseph de Maistre. Dans le
neuvième entretien des célèbres Soirées de Saint-Petersbourg, répondant au Conseiller privé de T…
membre du Sénat, en présence du Chevalier de B en son pavillon au bord de la Neva, et à la fin d'une
chaude soirée de l'été 1809, le Comte de Maistre précisait le rôle éminent que la nation juive occupa
parmi toutes les autres, ses voisines. En général, il y avait en cette nation, même dans les temps les plus
anciens, et longtemps avant son mélange avec les Grecs, beaucoup plus d'instruction qu'on ne le croit
communément, pour des raisons qu'il ne serait pas difficile d'assigner. Où avaient-ils pris, par exemple
leur Calendrier, l'un des plus justes, et peut - être le plus juste de l'antiquité ? Newton, en sa chronologie
n'a pas dédaigné de lui rendre pleine justice... On peut voir, par l'exemple de Daniel, combien les
hommes habiles de cette nation étaient considérés à Babylone qui renfermait certainement de grandes
connaissances. Le fameux rabbin Moïse Maimonide, dont j'ai parcouru quelques ouvrages traduits, nous
apprit qu'à la fin de la grande captivité, un grand nombre de Juifs ne voulurent point retourner chez eux,
qu'ils se fixèrent à Babylone, qu'ils y jouirent de la plus grande liberté, de la plus grande considération,
et que la garde des archives les plus secrètes à Ecbatane, était confiée à des hommes choisis en cette
nation. La traduction des livres sacrés dans une langue devenue celle de l'univers, la dispersion des juifs
dans les différentes parties du monde, et la curiosité naturelle de l'homme pour tout ce qu'il y a de
nouveau et d'extraordinaire, avaient fait connaître de tout coté la loi mosaïque qui devenait ainsi une
introduction au christianisme. Depuis longtemps les juifs servaient dans les armées de plusieurs Princes,
qui les employaient volontiers à cause de leur valeur reconnue, et de leur fidélité sans égale. Alexandre
surtout, en tira grand parti et leur montra des égards recherchés. Ses successeurs au trône d'Egypte
l'imitèrent en ce sens et donnèrent constamment aux juifs de très grandes marques de confiance. Lagus
mit sous leurs gardes les plus fortes places de l'Egypte et, pour conserver les villes qu'il avait conquises
dans la Libye, il n'y trouva rien de mieux que d'y envoyer des colonies juives. L'un des Ptolémées, ses
successeurs, voulut se
procurer une traduction solennelle des Livres sacrés. Evergètes, après avoir conquis la Syrie, vint rendre
ses actions de grâce à Jérusalem ; il offrit à Dieu un grand nombre de victimes et fit de riches présents au
Temple. Philomène et Cléopâtre confièrent à deux hommes de cette nation le gouvernement du
royaume, et le commandement de l'armée. Tout, en un mot, justifiait le discours de Tobie à ses frères:
Dieu vous a dispersés parmi les nations qui ne le connaissent pas, afin que vous leur fassiez connaître
Ses merveilles; afin que vous leur appreniez qu'il est le Vrai Dieu et le seul Tout-Puissant. Suivant les
idées anciennes qui admettaient une foule de divinités, et surtout des dieux nationaux, le Dieu d'Israël
n'était, pour les Grecs, pour les Romains, et même pour toutes les autres nations, qu'une nouvelle
divinité ajoutée aux autres, ce qui n'avait rien de choquant. Mais comme il y a toujours dans la vérité
une action secrète, plus forte que tous les préjugés, le nouveau Dieu, partout où il montrait, devait
nécessairement faire une grande impression sur une foule d'esprits. Je vous en ai cité rapidement
quelques exemples, et je puis encore vous en citer d'autres. La cour des empereurs romains avait un
grand respect pour le Temple de Jérusalem. Caïus Agrippa, ayant traversé la Judée sans y faire ses
dévotions, (voulez - vous me pardonner cette expression ?), son aïeul, l'empereur Auguste, en fut
extrêmement irrité; et ce qu'il y a de bien singulier, c'est qu'une disette terrible qui affligea Rome à cette
époque, fut regardée par l'opinion publique comme un châtiment de cette faute. Par une espèce de
réparation, ou par un mouvement spontané encore plus honorable pour lui, Auguste, quoi qu'il fût en
général un grand et constant ennemi des religions étrangères ordonna qu'on sacrifiât chaque jour, à ses
frais, sur l'autel de Jérusalem. Livia, sa femme, y fit présenter des dons considérables. C'était la mode à
la cour - et la chose en était venue au point que toutes les nations, même les moins amies de la juive,
craignaient de l'offenser, de peur de déplaire au maître! Et que tout homme qui aurait osé toucher au
Livre Sacré des Juifs, ou à l'argent qu'ils envoyaient à Jérusalem, aurait été considéré et puni comme
sacrilège. Le bon sens de l'empereur Auguste devait sans doute être frappé de la manière dont les Juifs
concevaient la divinité Tacite, par un aveuglement singulier a porté cette doctrine aux nues, en croyant
la blâmer dans un texte célèbre ; mais rien ne m'a fait autant d'impression que l'étonnante sagacité de
Tibère au sujet des Juifs. Séjean, son ministre, qui les détestait aurait voulu jeter sur eux le soupçon
d'une conjuration qui devait les perdre. Tibère n'y fit point attention, car, disait ce prince pénétrant,
cette nation, par principe, ne portera jamais la main sur un souverain. Ces Juifs, qu'on se représente
comme un peuple farouche, intolérant, était cependant, à certains égards, le peuple le plus tolérant de
tous, au point qu'on a peine quelque fois à comprendre comment ces professeurs exclusifs de la vérité,
se montraient si accommodants avec les religions étrangères. On connaît la manière tout à fait libérale
dont Élisée résolut le cas de conscience proposé par un capitaine de la garde syrienne. Si le prophète
avait été jésuite, nul doute que Pascal, pour cette décision, ne l'eut mis, quoiqu'à tort, dans ses lettres
Provinciales. Philon, si je ne me trompe, observe
quelque part que le grand prêtre des juifs, seul dans l'univers, priait pour les nations et les puissances
étrangères. En effet, je ne crois qu'il yen ait d'autres exemples dans *citation exacte du texte *neuvième
entretien des Soirées de *Saint-Petersbourg: * En général, il y avait dans cette nation, même dans les
temps les plus anciens, et longtemps avant son mélange avec les Grecs, beaucoup plus d'instruction
qu'on ne le croit communément, par des raisons qu'il ne serait pas difficile d'assigner. Où avaient-ils pris,
par exemple, leur calendrier, l'un des plus justes, et peut-être le plus juste de l'antiquité? Newton, dans
sa chronologie, n'a pas dédaigné de lui rendre pleine justice, et il ne tient qu'à nous de l'admirer encore
de nos jours, puisque nous le voyons marcher de front avec celui des nations modernes, sans erreurs ni
embarras d'aucune espèce. On peut voir, par l'exemple de Daniel, combien les hommes habiles de cette
nation étaient considérés à Babylone, qui renfermait certainement de grandes connaissances. Le fameux
rabbin Moïse Maïmonide, dont j'ai parcouru quelques ouvrages traduits, nous apprend qu'à la fin de la
grande captivité, un très grand nombre de Juifs ne voulurent point retourner chez eux; qu'ils se fixèrent
à Babylone; qu'ils y jouirent de la plus grande liberté, de la plus grande considération, et que la garde
des archives les plus secrètes à Ecbatane était confiée à des hommes choisis dans cette nation. En
feuilletant l'autre jour mes petits Elzévirs que vous voyez là rangés en cercle sur ce plateau tournant, je
tombai par hasard sur la république hébraïque de Pierre Cunaeus. Il me rappela cette anecdote si
curieuse d'Aristote, qui s'entretint en Asie avec un Juif auprès duquel le savants les plus distingués de la
Grèce lui parurent des espèces de barbares. La traduction des livres sacrés dans une langue devenue
celle de l'univers, la dispersion des Juifs dans les différentes parties du monde, et la curiosité naturelle à
l'homme pour tout ce qu'il y a de nouveau et d'extraordinaire, avaient fait connaître de tout côté la loi
mosaïque, qui devenait ainsi une introduction au Christianisme. Depuis longtemps, les Juifs servaient
dans les armées de plusieurs princes qui les employaient volontiers à cause de leur valeur reconnue et
de leur fidélité sans égale. Alexandre surtout en tira grand parti et leur montra des égards recherchés.
Ses successeurs au trône d'Égypte l'imitèrent sur ce point, et donnèrent constamment aux Juifs de très
grandes marques de confiance. Lagus mit sous leur garde les plus fortes places de l'Égypte, et, pour
conserver les villes qu'il avait conquises dans la Lybie, il ne trouva rien de mieux que d'y envoyer des
colonies juives. L'un des Ptolémées, ses successeurs, voulut se procurer une traduction solennelle des
livres sacrés. Evergètes, après avoir conquis la Syrie, vint rendre ses actions de grâces à Jérusalem: il
offrit à DIEU un grand nombre de victimes et fit de riches présents au temple. Philométor et Cléopâtre
confièrent à deux hommes de cette nation le gouvernement du royaume et le commandement de
l'armée1. Tout en un mot justifiait le discours de Tobie à ses frères: Dieu vous a dispersés parmi les
nations 1
2
Ideo dispersit vos inter gentes quae ignorant eum, ut vos enarretis omnia mirabilia ejus, et faciatis scire
eos quia non est alius Deus omnipotens praeter illum. (Tob., XIII, 4.) 3 Reg. IV, 5, 19. 4 (2) Baruch, liv. XI. -
Ils obéissaient en cela à un précepte divin. (Jerem., XXIV, 7.)**
Personne ne les gênait ni ne leur demandait compte de leurs croyances nationales, et nous les voyons
encore, dans l'Évangile, venir, au jour solennel de Pâque, adorer à Jérusalem, sans la moindre marque
de désapprobation ni de surprise de la part de l'historien sacré. l'antiquité. Le Temple de Jérusalem était
environné d'un portique destiné aux étrangers qui y venaient prier librement. Une foule de Gentils avait
confiance en ce Dieu, quel qu'il fût, qu'on adorait sur le Mont Sion. Personne ne les gênait ni ne leur
demandait compte de leurs croyances nationales, et nous les voyons encore dans l'évangile, venir au
jour solennel de la Pâque, adorer à Jérusalem. sans la moindre marque de désapprobation ni de surprise
de la part de l'historien sacré... Ainsi parla notre Frère, le compte Joseph de Maistre, grand profès de
l'Ordre Intérieur du Régime Ecossais Rectifié, sous le nom d'Eque a Floribus. Et telle est bien notre
définition de la spiritualité, Monsieur. Personne ne vous demandera compte de vos croyances
religieuses, et il vous suffit de ne point limiter à l'homme charnel et terrestre la subtile hiérarchie des
essences, de pouvoir vous associer du fond du coeur et de l'âme à la formule ouvrant tous nos travaux:
A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers. Pour que vous vous sentiez toujours en parfaite
communauté spirituelle avec tous les membres de notre Ordre Vénérable, et qu'eux-mêmes, à leur tour,
puissent vous considérer comme un véritable Frère, par le coeur et par l'esprit. Pendant le temps de
méditation ainsi laissé au Candidat, il sera bon que le Grand Maître de la Loge après l'ouverture des
travaux et l'expédition des questions préliminaires, par le Secrétaire, fasse procéder par le Frère
Orateur, à une lecture parallèle de cette instruction devant les membres de a Loge. Cette lecture se
terminera à peu prés en même temps que celle du Candidat, en son Cabinet de Réflexion. (Cette lecture
parallèle sera faite par le frère Introducteur). On lui laissera encore un certain temps de méditation, puis
le Grand Maître donnera mission au frère Maître de cérémonies d'aller quérir l'Impétrant. Le Maître de
cérémonies se dépouillera de ses décors et, simplement vêtu de sa robe blanche, ceint de la cordelière,
masqué de noir, il ira chercher le Récipiendaire. Lui ayant demandé s'il avait pris connaissance de
l'Instruction préliminaire, et s'il était en pleine communauté d'Esprit avec ces principes, il lui bandera
soigneusement les yeux avec une étoffe noire, sur laquelle il posera un Masque obturé également noir.
Puis il le conduira lentement sers le seuil du Temple. Parvenu à ce seuil. il frappera cinq coups: - o - o - - -
oo - o Le Veilleur d'Occident: - Grand Maître on frappe à la porte du Temple en mineur en privation.
Grand Maître: - Frère qui veillez au seuil d'Occident, voyez donc qui frappe ainsi. *Adagio d'Albinoni
(début / doucement)* Le veilleur d'Occident entrouvre la porte (ou le judas du seuil), et referme. *Frère
Veilleur d'Occident*: - Grand Maître, un homme déchu est là, dans les ténèbres extérieures, ayant
totalement perdu la vision des choses véritables. Un de nos Frères l'a accueilli au sein de ces mêmes
Ténèbres, et après l'avoir instruit de l'existence de notre séculaire Fraternité, il nous l'amène, pour qu'il
reçoive de nous le secret de son origine, le rappel de sa dégradation, et l'infusion mystérieuse qui fera
de lui le Nouvel Homme... *Grand Maître*: Mes adelphes, il serait indigne de nous, de refuser, à cet
homme, le bénéfice de l'Initiation. Frère Veilleur d'Occident, donnez l'entrée du temple à notre Frère et
à cet Homme de désir, et pour cela, restituez-lui la lumière physique en le dévoilant. Il en est ainsi fait.
Le Frère Introducteur conduit l'Impétrant au centre du Temple à l'intersection des deux axes. *Grand
Maître*: - Monsieur. quoiqu'il arrive, que cette cérémonie continue ou s'interrompe, jurez vous de
conserver le silence total sur tout ce que vous aurez pu voir, entendre ou comprendre? *L'Impétrant*: -
Je le jure. *Grand Maître*: - Nous prenons acte de votre serment. Frère Maître des Cérémonies, veuillez
faire asseoir l'impétrant sur le trépied d'attente, en la station du premier Degré. Le Maître des
Cérémonies fait asseoir l'Impétrant sur un siège de bois à trois pieds, deux des pieds étant dirigés vers le
Temple. Puis il va prendre en mains le brûleparfum placé au seuil d'Occident, y dépose une légère
pincée ou quelques larmes d'encens, très légères, afin de ne point incommoder l'impétrant, et va
disposer la cassolette sous le trépied d'attente. *Grand Maître*: - Purifies-toi, demande, reçois et agis, a
conseillé notre Maître, le Philosophe Inconnu. Avant de recevoir et d'agir, il convient. Monsieur, que
vous soyez purifié par l'encens. Debout, mes adelphes et pour vous mes Frères au repos du glaive! Les
Frères, seuls, croisent les doigts des deux mains sur le pommeau de leur épée, pointée en terre. Les
Soeurs, elles, ne s'arment pas.
Grand Maître: - N N(il nomme l'Impétrant par son nom et prénom): que par la fumée de cet encens soit
purifié votre Corps, libérée votre âme, éclairé votre Esprit… (il attend un court instant). Mes adelphes,
veuillez prendre place... Le Grand Maître commence alors le Discours de Réception au premier Degré.
(Adagio)
non créateur à celui de créateur, et il dépend donc de quelque chose cette obligation qu'il eut de le
devenir. Et cela encore est pour un Dieu chose impensable. Dés lors Dieu n'a pas créé seulement ce
monde-ci, et les Créations sont de toute éternité, se succédant à elles-mêmes, associées à l'oeuvre
divine, à l'existence même de Dieu. *Grand Maître*: - Si Dieu a créé un seul Univers, il a dû
nécessairement assigner une fin et, dès lors que cet univers aura disparu Dieu cessera d'être absolument
parfait, puisqu'il n'aura plus rien pour exercer sa toute puissance, et il cessera tout autant d'être
conscient, puisqu'il lui manquera ce nécessaire élément de relation extérieure avec autre chose que lui-
même. Dès lors, Dieu n'est pas immuable, et ceci est impensable. Ou bien plus logiquement, Dieu n'a
pas créé un seul Univers, et les Créations succèdent aux créations, comme les créatures succèdent aux
créatures, et seule leur impermanence les distingue de Dieu, seul être permanent, existant en Soi et par
Soi. *Maître du Nord*: - Si d'autre part, Dieu a créé ce seul Monde, ou bien il a cédé à une nécessité, et
dès lors, Dieu n'est pas Tout-puissant puisqu'il y a quelque chose au-dessus de lui, qui le domine et le
dirige. Dès lors, il n'est pas Dieu. Ou bien il n'a point cédé à une nécessité, et dés lors, Dieu peut désirer
quelque chose qui ne soit pas absolument nécessaire. Or, un Dieu livré à la fantaisie, n'est pas Dieu.
Concluons donc que la chaîne des créations, au sein de l'éternité, est associé a l'existence de divine, elle
est la manifestation même de Dieu, car il est d'abord la Vie. *Maître du Sud*: - On dit d'une chose
qu'elle est extérieure à une autre lorsqu'elle n'a pas de contact commun avec cette autre chose. Si donc
Dieu est extérieur au Monde, il n'a pas de point commun de contact avec lui. Dès lors, Dieu n'est pas
omniprésent. Ou bien, au contraire, il n'est pas extérieur au Monde, il se confond avec lui, et les
imperfections du Monde se mêlent et se fondent avec les perfections divines. Or, ceci est un non-sens.
Concluons donc que le contact entre Dieu et le Monde se réalise par un élément médian, un
intermédiaire, une sorte de plan de communication entre les deux correspondants. Et ce Médiateur,
c'est l'ensemble des Créatures spirituelles, c'est-à-dire un Univers permanent distinct des autres. *Grand
Maître*: - Cependant, il n'est pas pensable que Dieu soit associé à une collectivité que l'unicité divine
soit doublée, de toute éternité par une pluralité bénéficiant des mêmes privilèges ontologiques.
Concluons donc que, seule, cette Collectivité est permanente, mais en son ensemble, en son principe, et
en ses constituants, les êtres spirituels sont impermanents, et donc faillibles, et de ce fait même,
mutables. Et ceci justifie le
premier postulat de notre Maître Martinez de Pasqually, en son célèbre: "Traité sur la Réintégration des
êtres": "Avant le Temps, Dieu émana des êtres spirituels Pour sa propre gloire, en son immensité
divine… Avant le Temps, c'est-à-dire avant la naissance de cette Création présente; nous pourrions dire
dans la nuit des éternités, puisque les écrivains sacrés du Judaïsme et du Bouddhisme nous ont habitués
a la pluralité du mot, pour mieux signifier l'éternité elle-même. Dieu émana, c'est-à-dire qu'il projeta
hors de son essence certaines conceptions qui pour être ainsi individualisées et libérées, perdaient la
perfection qui découlait pour elles de leur intégration dans un ensemble parfait auparavant. Pour sa
propre gloire, c'est-à-dire pour manifester cette toute-puissance qui est l'un de ses principaux attributs,
et sans laquelle Dieu ne serait pas absolument parfait. En son immensité divine, car il est bien évident
que tout est en Dieu, bien que tout ne soit pas Dieu. *Maître du Nord*: - Continuons la lecture des
enseignements de Martinez de Pasqually: Ces êtres avaient à exercer un culte, que la Divinité leur avait
fixé par des lois, des préceptes, et des commandements éternels... Nous observons que le mot culte
utilisé par Martinez de Pasqually possède en latin plusieurs significations Cultello signifie en effet aplanir
et niveler un sol, mesurer un terrain; Cultus signifie la culture agricole, la culture intellectuelle ou
spirituelle, l'entretien du corps, un rite de vénération ou d'adoration. Nous pouvons retenir la définition
de la Franc-maçonnerie écossaise Ordo ab chao, comme la tâche réservée a des entités spirituelles. En
un mot, elles étaient les intermédiaires intelligents, les outils responsables de la Divinité, dans
l'élaboration des Créations successives. C'était là l'ensemble des demiurgi. *Maître du Sud*: - Par
ailleurs, l'émanation avait fait des êtres libres, dotés de responsabilité morale. Ils étaient, en effet, selon
l'heureuse expression de Martinez de Pasqually émancipés. C'était là, de la part de Dieu, une
manifestation de son amour infini pour toute créature. Car quelle est la mère, quel est le père, qui, en
place d'un enfant doté d'une âme indépendante, avec ses qualités et ses défauts, préférait avoir à
bercer un robot et aimer un robot purement mécanique ? Et quel est l'automate, si merveilleusement
réalisé soit-il, qui remplacerait, auprès de l'amant éploré, l'amante qu'il a perdue ? Ainsi donc, on ne
peut considérer comme une erreur
divine le fait d'avoir voulu des créatures libres et responsables. Mais cet avantage portait en lui
l'inconvénient, son opposé. *Grand Maître*: - En effet, ces entités, ainsi émancipés et livres à leur
propre choix en matière d'action, n'étaient ainsi devenues causes secondaires que pour participer, à leur
niveau, et selon l'impulsion initiale, à l'organisation et à la conduite du nouvel univers auquel elles
participaient. Or, certaines d'entre elles laissèrent monter en elles le désir de devenir créatrices à leur
tour, et entre les auteurs des causes troisièmes et quatrièmes ; elles conçurent le projet de limiter
l'essence divine en ses opérations de création, afin de se réserver ce domaine. Elles désirèrent en leur
orgueil voir naître d'elles des créatures spirituelles nouvelles, lesquelles dépendraient d'elles seules, tout
comme elles-mêmes dépendaient du créateur initial. Aussitôt, une dégradation se produisit en elles,
laquelle dégradation consista en une cristallisation relative de leur essence, à laquelle fut associée la
limitation de leur domaine, à défaut de leurs moyens. Ces derniers, en effet, étaient partis intégrante de
leur nature propre, et leurs facultés ontologiques ne pouvaient être modifiées. Mais une certaine
densification de leur domaine limita leur action. Et c'est ainsi que naquit l'univers présent, plein
d'imperfections et de maux… Ces êtres ainsi intégrés dans la création actuelle, s'étant librement
manifestés par leurs actes, par une sorte d'autodétermination, lorsqu'interviendra la fin de cette
création - demeureront fixés dans l'état final où ils sont ainsi parvenus. Et c'est une sorte de feu
mystique qui les fixe, les durcit, et les trempe, pour le rôle qu'ils auront à jouer dans l'univers suivant.
Ainsi, fixés dans le Mal, ils demeureront dans la création nouvelle, des instruments de tentation, de
corruption de destruction, tout comme celles des entités fixées dans le Bien, y constitueront des
éléments de purification, de libération, tout autant que d'organisation et d'évolution de ce même
univers nouveau. *Maître du Nord*: - C'est alors que pour susciter et mener à bien cette régénération
des essences spirituelles déchues, le Dieu Suprême émana l'Homme, que la tradition judéochrétienne
nomme Adam, mot hébreu signifiant à la fois le genre humain tout entier. L'homme archétype, son
image, la couleur rouge, une pierre précieuse de cette même couleur. Ainsi donc, le mot Adam ne
signifie nullement un être charnel, comme l'affirment les religions exotériques, mais bien une collectivité
; l'Homme Premier en son ensemble était donc une chorégie, et c'est l'esprit central de cette chorégie
qui était le véritable Adam, la cellule motrice, et pour la commodité de cet exposé nous utiliserons donc
ce mot pour désigner l'ensemble de la nouvelle émanation divine. *Grand Maître*: - Tout comme les
entités spirituelles qu'il avait reçu mission de surveiller, conduire et ré - illuminer, Adam fut initialement
comblé de facultés potentielles, tout autant que de connaissances multiples. Et là encore, pour les
mêmes raisons, le libre arbitre lui fut donné... Et la même tentation qui avait fait déchoir les êtres
spirituels initiaux, de nouveau, monta en l'esprit de l'Homme premier. Comme eux, il désira
créer. Indépendamment de la source divine. Et souillée par ce désir pervers, la forme issue de la volonté
créatrice d'Adam, ne fut qu'une forme imparfaite, dépouillées de perfections initiales de son créateur...
Parallèlement, comme cette volonté mauvaise et rebelle était née en l'Homme premier, une étrange
extase se développait dans toute la collectivité dont il était le chorège. Désir de connaître ce qui était en
dessous, désir de connaître non seulement le Bien mais également le Mal. Désir d'expériences, même au
prix d'une dégradation. Et ce fut l'éclatement de l'égrégore humain, la disparition de cette collectivité, sa
corruption, analogue en mode spirituel a celle qui suit la mort corporelle. Et comme il s'agissait là d'une
chute causée par une volonté libre, il s'ensuit une descente dans les plans d'existence correspondante,
c'est-à-dire les plus inférieurs, par l'effet d'une matérialisation progressive, menant vers l'animalité et
même en-deça. *Maître du Sud*: - Une image fera mieux saisir le processus de la chute et de la
réintégration… Si l'on imagine un collier, on observera qu'il n'est jamais nommé autrement ; on dit "le
collier". Rompons le fil. Les perles s'échappent, tombent à terre et roulent en toutes directions. Dès lors,
il n'est plus question de collier, on part à la recherche des perles. Les unes iront se perdre sous les
meubles, dans des recoins obscurs. Il faudra attendre longtemps avant de les retrouver, malgré les
recherches, et souvent fortuitement. D'autres seront rapidement récupérés, elles ne se seront jamais
éloignées du point de chute, ni de la vision du propriétaire du collier... Car les perles portent en elle,
chacune, leur propre destin, comme les âmes préexistantes de la chorégie humaine portent le leur par
l'effet d'une mystérieuse prédestination. Et les perles sont, elles aussi, soumises à des destins propres,
en fonction de l'instant de leur création individuelle. Lorsque le propriétaire des perles les aura
récupérées, il les enfilera de nouveau sur un fil neuf, dans l'ordre initial de leur placement primitif, qui
était fonction de leur grosseur et de leur orient. Et lorsque cette reconstitution sera terminée, de
nouveau, on reparlera du collier, et il ne s'agira plus de perles. S'il en manque, l'absence sera due à
l'imperfection des moyens utilises pour leur recherche, ou à la négligence du cherchant, ou au peu de
durée de cette recherche. Mais si notre propriétaire est un être parfait, s'il possède tous les moyens
nécessaires pour rechercher ses perles, et s'il a tout le temps nécessaire pour cela, aucune impatience il
les récupérera toutes. Remplaçons les perles par les âmes, le collier par l'Homme total, le propriétaire
par la Providence, et tout le problème de la Réintégration Finale est résolu. L'Apocatastase est alors
justifiée. On fait silence un instant. Puis le déroulement du rituel reprend. *Grand Maître*: - Homme de
désir, vous venez d'entendre, par delà les siècles, la voix de ceux qui nous transmirent la doctrine de
notre Ordre. Car cet exposé résume déjà suffisamment explicite, l'enseignement plus complet qui vous
sera, peu à peu communiqué en nos travaux. C'est pourquoi, avant d'aller plus loin, je dois vous
demander si cette doctrine deviendra désormais votre propre règle de conduite.
*L'impétrant*: - Telle sera désormais ma propre règle de conduite. *Grand Maître*: - Homme de désir,
levez-vous, pour le prononcé du serment initiatique, que je vais d'abord vous lire d'un seul tenant, et
que vous répéterez, mot par mot, si tel est toujours votre désir de devenir notre Frère. L'impétrant se
lève alors et le Grand Maître lui lit le serment d'un trait (voir texte complémentaire: Serment de
l'Associé) *Grand Maître*: - Homme de désir, si vous êtes toujours décidé à devenir notre Frère, levez
votre main droite face à l'Orient de ce Temple, et répétez, mot pour mot, le texte que vous venez
d'entendre. *Le Grand Maître relit le serment par séquence, et l'impétrant répète chaque fois après lui*.
*Grand Maître *: - Homme de désir, au nom de cette Loge, NNN, je prends acte de votre serment. Et
maintenant, Frère Maître de Cérémonies, veuillez revêtir notre Frère de la cotte de combat. Le Maître
de Cérémonies revêt l'impétrant de la Coule blanche frappé du Pentagramme doré sur la poitrine.
*Grand Maître*: - Homme de désir, revêtez le nouvel homme! Long silence Veuillez imposer à notre
futur Frère le masque de l'anonymat Le Maître de Cérémonies place alors le Masque d'Ordre sur le
visage de l'Impétrant, en noue les cordons. *Grand Maître*: - Homme de désir, par ce Masque, votre
personnalité mondaine disparaît! Vous devenez un Inconnu, parmi d'autres inconnus. Vous n'avez plus à
redouter les susceptibilités mesquines auxquelles est astreinte votre vie quotidienne, au milieu d'un
monde hostile, sans cesse aux aguets. Inspirez-vous du symbolisme profond de cet ancien usage, en
apparence inutile. Vous trouvant seul, en face des hommes que vous ne connaissez pas, vous n'avez rien
à leur demander mais tout à leur donner. Car c'est de vous-même, de votre isolement, que vous tirerez
la flamme illuminant votre vie intérieure... Inconnu, vous
n'avez d'ordres ou de consignes philosophiques à recevoir de personne, dans le monde profane. Seul
vous êtes responsable de vos actes devant vous-mêmes, devant votre conscience, ce maître redouté,
que vous devrez toujours prendre pour guide. Car c'est lui, le juge inflexible et sévère, qui a pour mission
de vous ramener vers votre source originelle. Ce masque vous isolera du monde pendant vos travaux,
vous enseignera également à conserver secrètes vos pensées, secrets vos mobiles, secrètes vos actions.
Il vous rappellera votre serment de silence. II est l'image du voile que vous tiendrez désormais devant la
lumière occulte, car vous devrez également conserver son mystère à ce que le Dieu Suprême a cru bon
de dissimuler. Par ce masque, sachez aussi être un inconnu pour ceux que vous aurez tirés de l'ignorance
qui enlise ; sachez sacrifier votre personnalité toutes les fois que vous agirez comme leur supérieur
ignoré. Ainsi donc, vous justifierez la devise des Frères du Temple: Pas à nous-mêmes, Seigneur, la
gloire, mais à Ton Nom... On fait silence quelques instants. *Grand Maître*: - Frère Maître des
Cérémonies, veuillez ganter de blanc les mains de notre futur Frère: Le Maître des Cérémonies reçoit
des mains du Maître du Midi les gants blancs du récipiendaire et les lui passe, en commençant par la
main droite. *Grand Maître*: - Homme de désir, par ces gants immaculés que vous porterez désormais
en vos travaux, vous vous souviendrez toujours des deux caractéristiques principales de votre action.
Comme ces gants rigoureusement semblables à ceux de vos Frères masquent également et totalement
votre personnalité, exprimée par vos mains, ainsi doit être votre action: anonyme, et conforme à l'unité
spirituelle de tous. Et comme leur blancheur est garante de votre loyauté et sincérité en cet instant,
puisse t-elle l'être en toute votre vie, afin que votre action demeure marquée du souvenir de votre
serment. Frère Maître de Cérémonies, veuillez revêtir notre Frère du manteau de notre Ordre. Le Frère
Maître des Cérémonies dépose le manteau rouge sur les épaules de l'Impétrant. *Grand Maître*: -
Homme de désir, isolé dans l'étude de vous-même, c'est par votre seule méditation que vous
parviendrez à recréer votre personnalité spirituelle. Ainsi, au lieu de laisser vos instincts vous forger un
ego illusoire, instable, et même pervers, c'est votre âme seule, ce dieu intérieur, qui la forgera peu à
peu, au fil des jours. Cependant, prenez garde ! Les forces des ténèbres, déchaînées contre le nouvel élu
qui naît à la lumière, se jetteront contre vous. Apprenez alors à replier sur vousmême le mystérieux
Manteau. Il vous rendra invisible aux attaques des auxiliaires
Debout mes Frères et Sœurs, et assistez-moi ! Je vais transmettre, avec votre assentiment et l'assistance
de nos Frères du temps passé l'ordination de notre Ordre à cet Homme de désir... Frères formez la voûte
d'acier! Glaives hauts!
Suite Adagio. moment ultime Les Frères (seuls) armés de l'épée, viennent se placer en demi cercle
derrière et aux côtés de l'Impétrant, glaives hauts. Le Grand Maître quitte l'autel et vient porteur de
l'épée, se placer face à l'impétrant. Le Maître de Cérémonies place devant lui le Coussin frappé du
pentacle de l'Ordre et l'invite à s'agenouiller. Le Maître du Nord apporte le Cordon blanc du futur
associé et le tient sur ses deux mains à plat. Le Grand Maître prononce alors la formule d'ordination. En
prononçant les mots 'créé', 'reçois' et 'constitue', il frappe légèrement, à chaque fois, et successivement,
sur l'épaule droite, le sommet de la tête, et l'épaule gauche, de l'impétrant avec deux coups de maillet
sur l'épée à chaque phase. *Grand Maître*: - Au nom du Dieu Tout Puissant, Architecte Suprême de
l'Univers, en vertu des pouvoirs qui m'ont été régulièrement conférés, moi, NN (nom initiatique). Je te
crée, reçois, et constitue associé martiniste, selon Louis Claude de Saint-Martin et ses Prédécesseurs,
avec leur permission, par leur ordre, et sous les auspices, et tel que je le fus moi - même. *Tous les
Frères*: - Amen. *Grand Maître*: - Mon Frère, relevez-vous. L'impétrant se lève. Le Grand Maître prend
des mains du Maître du Nord le Cordon blanc d'Associé. Le Maître de Cérémonies retire
momentanément le Manteau Rouge des épaules de l'Impétrant. Le Grand Maître: lui passe alors le
cordon blanc de l'épaule gauche à la hanche droite. Le Maître de Cérémonies replace le manteau sur les
épaules du nouveau Frère. *Grand Maître*: - Reçois le Baudrier blanc des Frères Associés de notre
Ordre, et porte le jusqu'à la victoire ! Tu le porteras désormais de l'épaule gauche à la hanche droite,
comme le portaient, il y a plusieurs siècles, nos Frères décorés du Cordon noir d'Elu ! A sa pointe, tu
conserveras le pentacle de notre Ordre séculaire. Qu'il te soit alors comme un bouclier, et que devant lui
s'effacent et disparaissent les puissances maléfiques hostiles à l'Homme... *Le Grand Maître donne alors
au nouveau Frère une triple accolade, dessinant ainsi un triple angle allant de la joue droite au front puis
à la joue gauche. Puis il retourne derrière l'autel*.
*Grand Maître*: - Mes Frères et mes Soeurs, veuillez reprendre vos places et déposer vos glaives. Il en
est ainsi fait. *Grand Maître*: - Frère Maître des Cérémonies, veuillez conduire notre nouveau Frère à sa
place, à l'extrémité de la colonne du Nord. Il en est ainsi fait. *Grand Maître*: - Mes Frères et mes
Soeurs de l'orient à l'occident, et du nord au midi, je proclame que le profane X a été reçu ce jour
associé martiniste sous le nom ésotérique de N en cette respectable Loge NNN réunie a l'Orient de
NNNNN et vous prie de le reconnaître et recevoir comme tel... *Veilleur d'Occident*: - Grand Maître,
l'annonce a été enregistrée à l'Occident. *Maître du Nord: * - Grand Maître, l'annonce a été enregistrée
au Septentrion. *Maître du Midi *: - Grand Maître, l'annonce a été enregistrée au Midi. *Grand Maître*:
- Frère Maître des Cérémonies, veuillez communiquer à notre nouveau Frère les Mots, Signes et Gestes
de reconnaissance des initiés de notre Ordre, pour le premier Degré. *Maître de Cérémonies*: - Voici les
signes et mots de reconnaissance de votre Degré Le mot de reconnaissance de l'associé est:
NoitargétniéR (réintégration) - signe consiste à placer la main gauche, doigts allongés et unis, pouce
vertical en équerre, posée à plat sur le sein droit. - Le signe de reconnaissance générale,
indépendamment du grade, consiste à placer la main droite, poing fermé, le pouce érigé verticalement à
la hauteur du bas de la gorge. - Les questions de reconnaissance générales sont les suivantes:
Q: Etes-vous Martiniste...? R: Cela dépend... Q: Où se trouve votre Temple initial...? R: Très loin à l'Est... -
La batterie de l'Associé est 00---0 - Les questions de reconnaissances de l'Associé sont les suivantes: - Q:
Connaissez-vous Saint-Martin...? R: Je connais le Philosophe Inconnu, j'ai reçu la Cordelière, le Manteau
et le Masque. Q: Etes-vous Associé Martiniste...? R: Je porte le cordon blanc de l'épaule gauche à la
hanche droite. Il en est ainsi fait. Grand: Maître Mes Frères - , Maître du Nord et du Midi. veuillez. s'il
vous plait donner lecture de l'Instruction du premier Degré. II en est ainsi fait. Les Maîtres du Nord et du
Midi dialoguent alors l'exposé de l'Instruction de l'associé. Voici le Texte complémentaire: Catéchisme
du Degré Associé. *Lorsque cette instruction prend fin * Tous les Frères: - Amen! Grand Maître: - Mes
Frères et mes Soeurs: Il est temps de procédé à la suspension de nos Travaux. Veuillez donc, pour cela,
vous préparer à m'assister. Mes Frères et mes Soeurs, si la bienveillance matérielle est chose
éminemment excellente et utile, la charité spirituelle l'est encore d'avantage. Et il est bon qu'avant de
nous séparer, nous écoutions encore religieusement les paroles émouvantes de notre Maître, le
Philosophe Inconnu, et que nous nous pénétrions, à cet égard, une dernière fois de l'Echo de sa voix: Si
je n'ai que le denier de la Veuve à offrir à mes semblables pour les aider à faire le voyage de la Vie, je les
conjure de ne pas le rejeter sans en avoir éprouvé la valeur. C'est avec une douce consolation que je les
verrai cueillir ces faibles fruits
des désirs d'un homme simple, qui les a aimés. Puisse la vertu de leur coeur, puisse la piété des siècles
être le cantique funéraire qui sera à jamais chanté sur ma tombe! Je l'entendrai dans le sommeil de la
paix, et j'en rendrai à mon Dieu tout l'hommage... *On fait silence. Puis le Grand Maître: attaque alors le
rituel de fermeture des travaux.*
Grand Maître: (Frappe un coup de maillet - o - Court silence...) Mes adelphes, quelqu'un a-t-il une
proposition à faire dans l'intérêt de l'Ordre en général ou de cette respectable Loge en particulier? Les
assistants: (réponse et formulation du dire) *Maître du Nord *: - Grand Maître, les colonnes sont
muettes au septentrion (ou se sont exprimées). *Maître du Midi*: - Grand Maître les colonnes sont
muettes au Midi (ou se sont exprimées). *Grand Maître: * - Frère Maître du Nord, puisque le travail de
ce jour est terminé, pouvons-nous songer au repos, et ainsi suspendre nos travaux? *Maître du Nord *: -
Grand Maître quel peut-être le but de l'action, si ce n'est de faire que ceux qui s'y livrent puissent se lier
à l'Action Universelle? Ainsi, c'est en agissant que nous nous unissons à cette Action, et que nous
finissons par n'être plus ses organes mêmes. Alors, tout ce qui n'est pas cette action est comme nul pour
nous - et il n'y a plus que cette même Action Universelle qui nous paraisse naturelle. *Grand Maître*: -
Frère Maître du Midi, les paroles de notre Frère Maître du Nord sont-elles conformes à notre Tradition?
*Maître du Midi*: - Il en est bien ainsi, Grand Maître et nous ne pouvons donc que suspendre nos
travaux, sans jamais pouvoir les clore, car il n'y a que l'inaction qui donne jour à l'orgueil. *Grand
Maître*: - Oui, mes Frères et mes Soeurs, et c'est à une présence active de tous les instants, pour
rétablir un Univers dégradé par la faute de l'Homme, que vous vous êtes engagés lors de votre entrée en
Notre Ordre. Car, selon les paroles du Philosophe Inconnu la prière est la respiration de notre âme...
Tenir bon, c'est la vraie prière, celle qui maintient toute la place en état ! Laboure donc ton champ sans
relâche, de l'orient à l'occident et du nord au midi. C'est le vrai moyen de le rendre fertile. Purifie-toi,
demande, reçois, agis, car toute l'oeuvre est dans ces quatre temps. Mes Frères et mes Soeurs, il serait
bon de dire que lorsque l'Homme de désir travaille sur lui, il travaille réellement pour les autres
hommes, puisqu'il s'efforce et concourt par là à leur montrer dans sa pureté l'Image et la
Ressemblance de Dieu, et que c'est la connaissance de cette Image et de cette Ressemblance dont ils
ont exclusivement besoin...(court silence). Frère Maître des Cérémonies, veuillez faire circuler parmi nos
Frères et nos Soeurs, l'aumônière destinée à recueillir de quoi soulager l'infortune. Le Maître des
Cérémonies muni de la Canne, passe dans les colonnes et recueille les dons. La collecte terminée, il va
déposer l'aumônière devant le Grand Maître à gauche de l'autel. Le produit sera dénombré par le Frère
Secrétaire à l'issue de la Tenue et remis au Frère Trésorier.
Grand Maître - Mes Frères et mes Soeurs, veuillez vous approcher de l'Orient afin d'y former la chaîne
Fraternelle. Tous se dégantent et se rapprochent pour constituer la Chaîne d'Union, poignet droit sur
poignet gauche, les sexes étant alternés. Le Grand Maître dit l'invocation suivante. *Grand Maître*: -
Dieu Tout Puissant, Architecte Suprême de l'Univers, Source Unique de tout bien et de toute perfection,
Toi qui as toujours voulu et opéré pour le bonheur de l'Homme et de toutes Tes créatures, nous Te
rendons ordre de Tes bienfaits paternels, et nous te conjurons tous ensemble de les accorder sans cesse
à chacun de nous, selon Tes vues et selon nos besoins. Répands sur tous nos Frères et sur toutes nos
Soeurs: Ta céleste lumière, fortifie en nos coeurs l'amour de nos devoirs afin que nous les obtenions
fidèlement. Puissent nos Assemblées être toujours affermies en leur union par le désir de Te plaire et de
nous rendre utiles à nos semblables. Quelles soient à jamais le séjour de la paix et de la vertu, et que la
Chaîne d'une amitié parfaite et fraternelle soit désormais si forte entre nous que rien ne la puisse jamais
altérer... Amen... ( silence ) Mes Frères et mes Soeurs, rompons la chaîne. *Les assistants*: Amen. (Tous
font le signe d'Ordre en même temps que le Grand Maître. *Grand Maître*: - Mes adelphes, veuillez
reprendre vos places, debout et à l'Ordre. Il en est ainsi fait Tous se gantent. Le Grand Maître prend
l'épée en main gauche, lame haute; et le maillet en main droite. puis il dit: *Grand Maître*:
- à la Gloire du Dieu Tout Puissant Grand Architecte de l'Univers, au nom de l'Ordre, en vertu des
pouvoirs qui nous ont été conférés, je déclare fermés (ou suspendus les travaux de cette Respectable
Loge Martiniste. constituée sous les auspices de notre Maître, le Philosophe Inconnu, à l'Orient de sous
le vocable de Il frappe alors lentement six coups de maillet par - 0 - - 00 - - 00 - - 0 Mes Frères et mes
Soeurs, avant de procéder à l'Extinction de ces flambeaux, souvenons-nous des paroles du Philosophe
Inconnu . Je voudrais que l'Homme n'oublie jamais qu'il est une autre lumière que la lumière
élémentaire, et que celle-ci n'en est que le voile et le masque. Et les vertus sont le séminaire de la
Lumière Divine. *Il éteint les trois luminaires de l'autel et ferme le Livre Sacré. En disant *: *Grand
Maître*: - Que la Paix, que la Joie, que la Charité, soient en nos coeurs et sur nos lèvres, maintenant et
jusqu'au jour de notre mort... (silence). - Mes Frères et mes Soeurs, veuillez déposer vos décors, car
nous voici retournés au Monde Profane... Pour la sortie Mozart - Kantate K623 - Marche Finale.
R: - L'hébreu, langue sacrée par excellence en notre Tradition, a troislettres semblables pour exprimer la
couleur noire, et l'aurore, l'aube. Ponctuées différemment, les lettres schin, hé, resh, donnent
indifféremment le mot shàar, signifiant noir, ou shar, signifiant aurore, matin. Q: - Le noir signifie donc
l'aube des temps ? R: - Très exactement, car les Ténèbres ont précédé la lumière, et pour exprimer Dieu
en son incognoscibilité absolue, on parle dans l'Ecriture de la Ténèbre Divine. Le noir est donc synonyme
de génération. Q: - Que symbolise le Pentagramme déposé pointe en haut? R: - Il représente l'Homme
Premier, en toute la force de sa volonté libre, capable de maîtriser ses passions lorsque son intelligence
domine ses instincts. Et l'écart parfaitement équilibré entre sa tête et chacun de ses quatre membres le
montre ordonnant l'univers en une parfaite assise. Q: - Que symbolise le Livre Sacré ? R: - La loi morale,
sans laquelle, et en toute religion, i1 n'est pas de réintégration possible. Q: - Que signifient les trois
lumières ? R: - Dans le plan divin sagesse, puissance, harmonie. Dans le plan humain connaissance,
sapience, perfection. Dans le plan matériel soufre, mercure et sel. Q: - Que signifie l'Epée reposant sur le
Livre Sacré ? R: - Elle rappelle le conseil du roi David: Que la louange de l'Eternel soit en ta bouche, et le
glaive à deux tranchants en ta droite. (Psaume 149. 6) Q: - Que voulez - vous dire par cette citation du
Psalmiste? R: - Rappeler l'enseignement de notre Maître, le Philosophe Inconnu: Purifie-toi, demande,
reçois, et agis, car toute l'œuvre est en ces quatre temps.
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