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Université de Gabès

Faculté des Sciences de Gabès


Département de Mathématiques
Mastère de recherche en Mathématiques

Série d’exercices Analyse complexe

Exercice 1.
(1) Trouver le domaine de dérivabilité et de différentiabilité de chacune des fonctions suivantes :
f1 (z) = exp(−x) exp(−iy) f2 (z) = 2x + ixy 2 f3 (z) = x3 + iy 3
(z)2
f4 (z) = exp(x) exp(−iy) f5 (z) = (z)2 f6 (z) =
z
f7 (z) = x3 + αxy 2 + i(βx2 y − y 3 ), α, β ∈ R f8 (z) = zℑmz f9 (z) = |z|2
(2) On considère la fonction :

 xy(x + iy)
si z 6= 0
f (z) = x2 + y 2
 0 si z = 0
Montrer que la fonction f vérifie les conditions de Cauchy en z = 0 mais elle n’est pas dérivable en
z = 0.
(3) Determiner le domaine d’holomorphie de chacune des fonctions suivantes :
sin z
f (z) = 3 f (z) = Log(z − 2i + 1)
z +1
f (z) = exp(z) f (z) = (z − 3)i
f (z) = iz−3

Exercice 2.
(1) Soit f une fonction holomorphe sur un domaine Ω de C.
Montrer qu’on a l’équivalence entre les assertions suivantes :

a) f est constante sur Ω. b) ℜef est constante sur Ω.


c) ℑmf est constante sur Ω. d) |f | est constante sur Ω.
e) f est holomorphe sur Ω. f) f (Ω) est inclue dans une droite.
(2) Soient f et g deux fonctions holomorphes sur un domaine Ω de C.
(a) Montrer que si f (z)+g(z) ∈ R pour tout z ∈ Ω alors il existe un réel c ∈ R tel que f (z) = g(z)+c,
∀ z ∈ Ω.
(b) On suppose que g ne s’annule pas sur Ω et que f (z)g(z) ∈ R pour tout z ∈ Ω. Montrer qu’il
existe c ∈ R tel que f (z) = cg(z).
Exercice 3. Determiner les images des ensembles suivants par la fonction exp :
une droite horizontale, une droite verticale et le rectangle {z = x + iy ∈ C; 0 ≤ x ≤ 1 et 0 ≤ y ≤ θ}.

1
Exercices (Analyse complexe)

Exercice 4. (Facultatif)
Soit Ω = C r {w ∈ C; ℜew ≤ 0 et ℑmw = 0}. Pour tout z ∈ Ω et α ∈ C, on pose z α = exp(αLogz).
1 n
(1) Établir que (z m )n = z m (m, n ∈ N).
1
(2) dans quelle partie du plan peut-on définir (z n ) m ?
1 n
Dire pourquoi (z n ) m et z m ne coincide pas toujours.
Exercice 5. (Facultatif)
√ 1 √ ϕ
Soit z = reiϕ , −π < ϕ < π, on définit la racine carrée de z par f (z) = z = z 2 = rei 2 . Soit
D = {z ∈ C; ℜez ≤ 0 et ℑmz = 0}
(1) Quel est l’image de Ω = C \ D par f ? Dans quelle partie de Ω = C \ D ; f est-elle injective ?
(2) Peut-on prolonger f par continuité sur D ?

(3) Calculer explicitement z en fonction de x = ℜez et y = ℑmz dans la région {z ∈ C; ℑmz > 0}.
Exercice 6. Transformations de Möbius
az + b
Une transformation de Möbius (f ∈ T M ) est une application de la forme f (z) = avec ad − bc 6= 0
cz + d
(1) Montrer qu’une transformation de Möbius est un biholomorphisme de son domaine sur son image.
(2) Prouver qu’une transformation de Möbius est la composée des translations(z 7→ z + a), dilatations
1
(z 7→ az) et inversions (z 7→ ).
z
(3) Montrer que toute transformation de Möbius, différente de l’identité, possède au plus deux points
fixes.
z+1
(4) Prouver que la transformation f (z) = envoi le cercle unité (moins le point z=1) sur l’axe des
z−1
y. On démontre que les transformations de Möbius conserve l’ensemble des droites et des cercles.
(5) On suppose que f est une fonction holomorphe sur un domaine Ω et f (Ω) est une partie du cercle
1 + f (z)
unité. Montrer que f est constante (considerer la fonction ).
1 − f (z)
(6) On définit la fonction :
ϕ: TM −→ GL2 (C)
az + b a b
f (z) = 7−→
cz + d c d
Montrer que ϕ(f ◦ g) = ϕ(f )ϕ(g).
Exercice 7. Calculer les intégrales des fonctions suivantes le long du cercle |z| = 2.
(1) f (z) = z + z.
(2) f (z) = z 2 − 2z + 3.
1
(3) f (z) = z4
.
(4) f (z) = ℜezℑmz.
Exercice 8. Soit γr le chemin défini par {reit , 0 ≤ t ≤ π}. Montrer que :
Z
dz πr
(1) 2
≤ 2 , pour tout r > 1.
γr 1 + z r −1
Z
dz
(2) lim =0
r→+∞ γ 1 + z 2
r

Noureddine Ghiloufi 2 MRMa1 FSG


Exercices (Analyse complexe)

Exercice 9. Z
cos πz
(1) Calculer 2
dz où Γ est le rectangle de sommets ±i, 2 ± i parcouru dans le sens positif.
Γ z −1
(2) Soit γ le cercle de centre 0 et de rayon 3 parcouru dans le sens positif.
Z
1 ezt
(a) Montrer que dz = sin t, pour t > 0.
2iπ γ z 2 + 1
Z
cos πz 2 + sin πz 2
(b) Calculer dz.
γ (z − 1)(z − 2)
Exercice 10. Soient f une fonction entière, a 6= b ∈ C et R > 0.
Z
f (z)
(1) Calculer dz.
γ(0,R) (z − a)(z − b)
(2) (Théorème de Liouville) En déduire que si f est bornée sur C alors elle est constante.
Exercice 11. Soit A := {1 + it; t ∈ [0, +∞[} ∪ [0, 1].
(1) Dessiner A et montrer que A est un fermé non borné de C.
(2) Soit γ un lacet de Ω := C r A. Montrer que l’indice de tout point de A par rapport à γ est nul.
En déduire que Ω admet une et une seule détermination continue ϕ du logarithme vérifiant ϕ(i) = i π2 .
(3) Montrer que ℑmϕ(Ω) =]0, 5π
2 [.
2
Exercice 12. (Examen FSG) Soit Ω := C r [−1, 1] et f la fonction définie par f (z) = .
z2 −1
(1) L’ouvert Ω est-il connexe ? est-il étoilé ?
Z
(2) (a) Montrer que f (z)dz = 0 pour tout γ lacet de Ω.
γ
Indication : Comparer Indγ (1) et Indγ (−1).
(b) En déduire que f admet une primitive sur Ω.
(c) A-t-on ce résultat (l’existence d’une primitive) pour toute fonction holomorphe sur Ω ?
(3) Soit F la primitive de f sur Ω vérifiant F (2) = − log(3).
(a) Montrer que
z−1
exp(F (z)) = , ∀ z ∈ Ω.
z+1
(b) Soit n ∈ N∗ . on considère l’équation (⋆) d’inconnu ψ, fonction holomorphe sur Ω :
z−1
(ψ(z))n = , ∀z∈Ω (⋆)
z+1
Montrer que l’équation (⋆) admet n solutions (différentes).
Exercice 13. (Examen FSG) Soit W = {z ∈ C; |z| > 1} et h la fonction définie par
2(z − 1)
h(z) = .
(z 2 + 1)(z + 1)
(1) L’ouvert W est-il connexe ? est-il étoilé ?
(2) Montrer que la fonction h admet une primitive sur W .
On note dans la suite H la primitive de h sur W vérifiant H(2) = ln( 95 ).
(3) Montrer que
z2 + 1
exp(H(z)) = , ∀ z ∈ W.
(z + 1)2
(4) Soit n ∈ N∗ . déterminer toutes les fonctions holomorphes φ solutions de l’équation
z2 + 1
φn (z) = , ∀ z ∈ W.
(z + 1)2
Noureddine Ghiloufi 3 MRMa1 FSG
Exercices (Analyse complexe)

Exercice 14. (Examen FSG)


1
Soient Ω = C r [−i, i] = C r {it; −1 ≤ t ≤ 1} et h(z) = .
1 + z2
(1) Dessiner Ω.
L’ouvert Ω est-il connexe ? est-il étoilé ? Z
(2) (a) Montrer que, pour tout lacet γ de Ω, h(z)dz = 0.
γ
Indication : Remarquer, en expliquant, que Indγ (i) = Indγ (−i) puis calculer Res(h, ±i).
(b) En déduire que h admet une primitive dans Ω.
π
(3) Soit H la primitive de h dans Ω qui vérifie H(1) = .
4
(a) Montrer que la fonction G : Ω −→ C définie par
z − i −2iH(z)
G(z) = e
z+i
est constante et vaut −1.
eiξ − e−iξ
(b) En déduire que tg(H(z)) = z pour tout z ∈ Ω où tg(ξ) = −i iξ .
e + e−iξ
Exercice 15. (Examen FSG)
(1) Soit f une fonction holomorphe sur un domaine U de C.
(a) On suppose que f ′ est identiquement nulle sur U . Que peut-on dire de f ?
(b) On suppose qu’en tout point z ∈ U , on a f (z) = 0 ou f ′ (z) = 0. Que peut-on dire de f ?
 
π
(2) Soit g(z) = sin .
1−z
(a) Montrer que g est holomorphe sur D(0, 1).
(b) Quels sont les zéros de g dans ce disque ? Est-ce contradictoire avec le principe des zéros isolés ?
(3) Existe-t-il une fonction entière h vérifiant
   
∗ 1 1 1
(a) Pour tout n ∈ N , h =h = .
n 2n + 1 n
   
1 1 1
(b) Pour tout n ∈ N∗ , h =h − = 2.
n n n
Exercice 16. Soient γ un chemin (C 1 par morceaux) de C d’origine 0 et d’extrémité 1. On note par
Ω := D(0, 1) r γ ∗ .
(1) Montrer que Ω admet une détermination continue du logarithme.
(2) Dans toute la suite, on suppose que γ ∗ = [0, 1].
Montrer que toute fonction holomorphe f sur Ω admet une primitive.
∂2u ∂2u
(3) Soit u une fonction réelle harmonique dans Ω (c’est-à-dire u est C 2 et + 2 = 0).
∂x2 ∂y
∂u ∂u
Montrer que −i est holomorphe dans Ω.
∂x ∂y
En déduire que u est la partie réelle d’une fonction holomorphe dans Ω.
(4) Montrer que si f est une fonction holomorphe qui ne s’annule pas sur Ω alors il existe une fonction
holomorphe g sur Ω telle que f = eg dans Ω.
(5) Soit n ∈ N∗ , montrer qu’il y a (au moins) n fonctions holomorphes φ dans Ω telles que φ(z)n =
z(z − 1) pour tout z ∈ Ω.
Exercice 17. (Principe de minimum) Soient Ω un domaine de C, K un compact de Ω et f une fonction
holomorphe sur Ω sans zéros dans K. Montrer que
min |f (ξ)| = min |f (ξ)|.
ξ∈K ξ∈∂K
Noureddine Ghiloufi 4 MRMa1 FSG
Exercices (Analyse complexe)

Exercice 18. Notre but est de determiner, pour k ∈ N∗ fixé, toutes les fonctions holomorphes f sur
D(0, R), R > 1, solution de l’équation :
f (z k ) = (f (z))k , ∀ z ∈ D(0, 1). (Ek )
(1) Determiner S1 , l’ensemble des solutions de (E1 ) (i.e. k = 1).
On suppose dans toute la suite que k ≥ 2. Il est évident que la fonction identiquement nulle
est solution de (Ek ). Soit alors f une solution de (Ek ) non identiquement nulle.
(2) Montrer que |f (0)| = 0 ou |f (0)| = 1.
(3) Montrer que f (D(0, 1)) ⊂ D(0, 1).  
n
Indication : Prouver que si z ∈ D(0, 1) alors la suite (f (z))k est bornée.
n
(4) En déduire que si |f (0)| = 1 alors f est constante sur D(0, R). Préciser la valeur de cette constante
en fonction de k.
(5) On suppose dans cette question que f (0) = 0.
(a) Montrer qu’il existe m ∈ N∗ et g une fonction holomorphe sur D(0, R), g(0) 6= 0 tels que
f (z) = z m g(z), ∀ z ∈ D(0, R).
(b) En déduire qu’il existe θ ∈ R (à préciser) tel que f (z) = z m eiθ , ∀ z ∈ D(0, R).
(6) Conclure Sk l’ensemble des solutions de (Ek ).
Exercice 19. Soit ψ une fonction holomorphe sur Ω. On note par γ(0, 1) le cercle unité.
(1) En utilisant le théorème de Résidus, Calculer en fonction de ψ la valeur de
Z  
1 2 ψ(z)
z+ dz.
γ(0,1) z z
(2) En déduire les valeurs des intégrales
Z 2π Z 2π
cos2 (t)ψ(eit )dt, sin2 (t)ψ(eit )dt.
0 0
Exercice 20. les questions sont indépendantes.
 n
m z − a)
(1) Soient a, b ∈ D(0, 1), m, n ∈ N∗ . Prouver que l’équation z − b = 0 admet m + n
1 − āz
solutions appartenant à D(0, 1).
(2) Soient r > 0, U un ouvert contenant D(0, r) et f ∈ C (U ). On suppose que
|f (0)| + r|f ′ (0)| < m = inf{|f (z)|; |z| = r}.
Prouver que f possède au moins deux zéros (comptés avec leur multiplicité) dans D(0, r).
Indication : On pourra considerer g(z) = f (z) − f (0) − zf ′ (0).
(3) Soient n ∈ N∗ et a ∈ R tel que a > e. Prouver que, dans D(0, 1), la fonction h(z) = az n − ez admet
n zéros simples.
(4) On rappelle que pour un domaine Ω de C, la convergence dans H (Ω) est donnée par la convergence
uniforme sur tout compact de Ω.

Soit (fn )n une suite de fonctions holomorphes sur un domaine Ω convergeant vers une fonction
holomorphe f sur Ω. On suppose que, pour tout n ∈ N, a ∈ Ω r R on a fn (a) 6= 0.
Montrer que f (a) 6= 0 pour tout a ∈ Ω r R.
Indication : Raisonner par l’absurde et appliquer le théorème de Rouché.

Noureddine Ghiloufi 5 MRMa1 FSG


Exercices (Analyse complexe)

Exercice 21. Soit Ω un domaine (ouvert connexe) de C qui contient le disque unité fermé D(0, 1). Soient
A = (an )n une suite de Ω qui admet un point d’accumulation a = limn→+∞ an dans Ω et f une fonction
holomorphe sur Ω.
On suppose qu’il existe un polynôme non constant P sur C tel que
P ◦ f (z) := P (f (z)) = 0, ∀z∈A
Le but de cet exercice est de montrer, par deux méthodes, que f est constante sur Ω puis de faire une
application.
(1) (Preuves du résultat)
(a) En utilisant la continuité de f , montrer qu’il existe n0 ∈ N tel que f (an ) = Cte, ∀ n ≥ n0 .
En déduire le résultat.
(b) (i) Soient g et h deux fonctions holomorphes sur Ω vérifiant g(z)h(z) = 0 pour tout z ∈ A.
Montrer qu’on a g ≡ 0 ou h ≡ 0 sur Ω.
(ii) En factorisant le polynôme P , en déduire une deuxième preuve du résultat.
(2) (Application) Dans cette question, soit P (z) = z 3 + 3z − i.
(a) Montrer que P admet exactement un zéro simple dans D(0, 1) et deux autres zéros simples
dans D(0, 2) r D(0, 1) (on ne demande pas les valeurs exactes de ces zéros).
(b) Déterminer les fonctions holomorphes f sur Ω telles que f (0) ∈ D(0, 1) vérifiant
(f (z))3 + 3f (z) − i = 0, ∀ z ∈ D(0, 1).
Exercice 22. Soient Ω un domaine de C, z0 ∈ Ω, r > 0 tel que le disque D(z0 , r) ⊂ Ω et f une fonction
holomorphe sur Ω.
Z 2π
1
(1) Montrer que |f (z0 )| ≤ |f (z0 + reit )|dt.
2π 0
Z 2π
1
(2) On suppose que |f (z0 )| = |f (z0 + reit )|dt. Montrer que f est constante dans Ω.
2π 0
Indication : étudier d’abord le cas où f (z0 ) est un réel positif.
(3) En déduire que s’il existe une fonction g holomorphe sur Ω, telle que |f | = ℜeg sur D(z0 , r) alors f
et g sont constantes sur Ω.
(4) Montrer qu’il existe un polynôme P ∈ C[X] et une fonction h holomorphe sur Ω, ne s’annulant pas
sur D(z0 , r) tels que f = P h sur Ω.
(5) En déduire qu’il existe une fonction ψ holomorphe sur D(z0 , r) telle que sur D(z0 , r) on ait f = P eψ .
(6) Existe-t-il un polynôme P ∈ C[X] et une fonction ϕ holomorphe sur C∗ telle que
1
∀ z ∈ C∗ ; = P (z)eϕ(z) .
z

Noureddine Ghiloufi 6 MRMa1 FSG


Problèmes (Analyse complexe)

Problème 1. Le but de ce problème est de contrôler une fonction holomorphe sur un disque en fonction
de sa partie réelle. Pour cela soit f une fonction holomorphe sur D(0, R) où 0 < R ≤ +∞. On note par
u = ℜef et v = ℑmf . Pour 0 < r < R, On note par Mf (r) := sup |f (z)| et Af (r) := sup ℜef (z).
|z|=r |z|=r
On admet l’inégalité de Borel-Carathéodory suivante
2r1 r2 + r1
Mf (r1 ) ≤ Af (r2 ) + |f (0)|, ∀ r1 ≤ r2 < R.
r2 − r1 r2 − r1
(1) On suppose dans cette question que R > 1 et f (0) = 0.
Z 2π
(a) Montrer que (f (eit ))4 dt = 0.
0
Z 2π Z 2π
4
(b) En déduire qu’il existe une constante a > 0 telle que it
(v(e )) dt ≤ a (u(eit ))4 dt.
0 0
X
(2) On note par f (z) = cn z n le développement de f en série entière.
n≥0
Z 2π
1
Montrer que pour tout n ≥ 1 on a cn = n u(reit )e−int dt.
πr 0
Que peut-on dire de c0 .
(3) On suppose dans cette question que R = +∞ (i.e. f est entière).
(a) Montrer que si f vérifie Mf (r) ≤ αr n0 + β pour tout r > 0 alors f est un polynôme de degré au
plus n0 .
Retrouver le théorème de Liouville.
(b) En écrivant l’inégalité de Borel-Carathéodory pour r2 = 2r et r1 = r, montrer que si Af (r) ≤
αr n0 + β alors f est un polynôme de degré au plus n0 .

(4) (a) Dire pourquoi f admet une primitive, unique à une constante près dans le disque D(0, R). Que
dire du cas où f est holomorphe sur un domaine Ω (different d’un disque) ?
(b) On suppose que f ne s’annule pas sur D(0, R). Montrer qu’il existe une fonction holomorphe g
sur D(0, R) telle que f = eg . étudier l’unicité de g.
(c) Applications
(i) Montrer que si f ne s’annule pas sur D∗ (0, R), alors pour tout m ∈ N∗ il existe p ∈ N et une
fonction h holomorphe sur D(0, R) telle que f (z) = z p hm (z), ∀ z ∈ D(0, R).
(ii) Théorème de Thron— Montrer qu’il n’existe pas de fonction entière f telle que f ◦ f = exp.
Indication : Montrer que l’existence d’une telle fonction prouve que f (C) = C∗ et donc
f = eg .
(iii) Soit f une fonction entière non constante qui ne s’annule pas. On suppose qu’il existe deux
n0
réels a et b tels que Mf (r) ≤ aebr .
En utilisant l’inégalité de Borel-Carathéodory, montrer qu’il existe un polynôme P de degré
au plus n0 tel que f = eP
Problème 2. (Examen FSG) (Sur le lemme de Schwarz ) Dans toute la suite, on note par D le disque
unité de C, C son bord (le cercle unité de C) et Ω un domaine (ouvert connexe) de C qui contient D.
— Partie I—
Soit F une fonction entière (holomorphe sur C). On note par P (resp. Q) la partie réelle (resp.
imaginaire) de F ; i.e F (z) = P (z) + iQ(z), ∀z ∈ C. Pour tout r > 0 on pose
MF (r) = sup |F (z)| et AF (r) = sup P (z).
|z|=r |z|=r

(1) (a) Montrer que MF (r) = sup |F (z)| et que r 7−→ MF (r) est croissante.
|z|≤r
Noureddine Ghiloufi 7 MRMa1 FSG
Problèmes (Analyse complexe)

(b) En déduire que AF (r) = sup P (z) et que r 7−→ AF (r) est croissante.
|z|≤r
On pourra considerer F
e .
(c) Montrer que s’il existe k ∈ N et ρ, β ∈ R tels que MF (r) ≤ ρr k + β, pour r assez grand alors
F est un polynôme de degré inférieur ou égale à k.
(2) On suppose dans cette question que F (0) = 0. Soit r > 0.
(a) Pour ε > 0, on considère la fonction ωε définie par
F (2rz)
ωε (z) = .
2AF (2r) + ε − F (2rz)
Montrer que ωε est holomorphe sur D
(b) Montrer que |ωε (z)| < 1, ∀ z ∈ D
Indication : Remarquer que P (2rz) ≤ A(2r), ∀ z ∈ D.
(c) En déduire, en utilisant le lemme de Schwarz, que
|F (2rz)| ≤ |z||2AF (2r) + ε − F (2rz)|, ∀ z ∈ D.
(3) (a) En déduire que |F (2rz)|(1 − |z|) ≤ 2AF (2r)|z|, ∀ z ∈ D.
(b) Conclure que MF (r) ≤ 2AF (2r).
(c) En déduire que s’il existe k ∈ N et ρ, β ∈ R tels que AF (r) ≤ ρr k + β, pour r assez grand
alors F est un polynôme de degré inférieur ou égale à k.
— Partie II—
α−z
(1) Pour α ∈ D, on pose ϕα (z) = .
1 − αz
(a) Montrer que ϕα est holomorphe sur C r { α1 } et que ϕα (C ) ⊂ C .
(b) En déduire que ϕα est un automorphisme 1 de D et donner ϕ−1
α .
(2) Soit ψ un automorphisme de D. On note par α = ψ −1 (0).
(a) Montrer qu’il existe λ ∈ C tel que ψ(z) = λϕα (z) pour tout z ∈ D.
Indication : Utiliser la fonction g(z) = ψ ◦ ϕ−1
α (z) ainsi que sa fonction réciproque.

ψ (0)
(b) Verifier que λ = − .
1 − |α|2
(3) Soient a ∈ D et f : D −→ D une fonction holomorphe.
f (z) − f (a) z−a
(a) Montrer que pour tout z ∈ D, on a ≤ .
1 − f (a)f (z) 1 − az
1 − |f (z)|2
(b) En déduire que |f ′ (z)| ≤ , ∀ z ∈ D.
1 − |z|2
(4) Soit h : D −→ D une fonction holomorphe.
(a) On suppose h(0) = 0 et qu’il existe a ∈ D r {0} tel que h(a) = a.
Montrer que h(z) = z, ∀ z ∈ D.
(b) On suppose qu’il existe a 6= b ∈ D tels que h(a) = a et h(b) = b.
Montrer de même que h(z) = z, ∀ z ∈ D.
(5) Soit G une fonction holomorphe sur Ω telle que G(C ) ⊂ C .
(a) Montrer que si G ne s’annule pas sur D alors G est constante sur Ω.
(b) Montrer que G admet un nombre fini de zéros dans D. Soient alors a0 , ..., ap ces zéros de
multiplicités respectives ℓ1 , ..., ℓp .

1. Un automorphisme de D est une application bijective biholomorphe de D dans lui même.


Noureddine Ghiloufi 8 MRMa1 FSG
Problèmes (Analyse complexe)

p
Y
(c) Montrer qu’il existe η ∈ R tel que G(z) = eiη (ϕak (z))ℓk , ∀ z ∈ D.
k=1
(d) Montrer que si G est entière (holomorphe sur C) alors il existe (η, m) ∈ R × N tel que
G(z) = eiη z m
(En pourra montrer que 0 est le seul zéro de G).
Problème 3. (Examen FSG)
Soit Ω un domaine dans C et soit f : Ω → C holomorphe. Si le cercle C (0, r) := {z ∈ C; |z| = r} centré
en 0 et de rayon r est inclus dans Ω on posera M (r) = sup |f (z)|.
|z|=r
(1) Dans cette question Ω = D(0, 1).
(a) Montrer que si f n’est pas constante, la fonction M est strictement croissante sur ]0, 1[. (ind.
utiliser le principe du maximum).
(b) Montrer que si pour r0 ∈]0, 1[ la fonction θ →| f (r0 eiθ ) | est constante et si f (z) 6= 0 pour tout
z ∈ D(0, r0 ) alors f est constante.
Ind. Considerer 1/f .
(2) Dans cette question Ω = D∗ (0, 1).
1 1 1 1
(a) Calculer M (r) pour chacune des fonctions suivantes : ; ; − . Tracer dans chaque
z z−1 z z−1
cas le graphe de la fonction r → M (r), (0 < r < 1).
(b) On suppose qu’il existe deux réels r1 et r2 tels que 0 < r1 < r2 < 1 avec M (r1 ) > M (r2 ). Prouver
que 0 n’est pas une singularité artificielle pour f .
Prouver que si 0 < r < r ′ ≤ r1 alors M (r) > M (r ′ ).
ind. considérer Cr = {z ∈ Ω, r ≤| z |≤ r2 }.
(c) On suppose qu’il existe deux réels r3 et r4 tels que 0 < r3 < r4 < 1 avec M (r3 ) < M (r4 ).
Comparer M (r) et M (r ′ ) pour r4 ≤ r < r ′ < 1.
(d) On suppose qu’il existe r0 ∈]0, 1[ tel que M (r0 ) = 0. Que dire de f ?
(e) On suppose que f n’est pas constante et qu’il existe r0 ∈]0, 1[ tel que 0 < M (r0 ) ≤ M (r) pour
tout r ∈]0, 1[. Prouver que M est strictement monotone sur ]0, r0 [ et sur ]r0 , 1[. (ind. considerer
r±ǫ = r0 ± ǫ).
(3) Dans cette question Ω = {z ∈ C; |z| > 1}.
On suppose qu’il existe r0 > 1 et A > 0 tels que M (r) ≤ A pour r ≥ r0 . Prouver que si f n’est
pas constante alors la fonction M est strictement décroissante sur ]1, +∞[ (on pourra utiliser la
question 1. en justifiant).
Problème 4. Soit f une fonction holomorphe sur C non constante.
(1) Montrer que l’ensemble des points a ∈ C tels que f + a admet un zéro double dans D(0, 1) est fini.
(2) Soit z0 un zéro de f d’ordre k > 0.
(a) Montrer qu’il existe r > 0 tel que z0 est l’unique zéro de f f ′ contenu dans le disque D(z0 , r).
(b) Soit t := inf |f (z)|, montrer que ∀ a ∈ D∗ (0, t) la fonction f + a admet exactement k zéros
|z−z0 |=r
simples dans D(z0 , r).
(3) Soit g une fonction holomorphe sur C.
(a) On suppose qu’il existe a ∈ D(0, 1) tel que f + ag admet un zéro double dans D(0, 1) et que g
ne s’annule pas dans D(0, 1). Montrer qu’il existe ǫ > 0 tel que ∀ a′ ∈ C, vérifiant 0 < |a − a′ | <
ǫ, f + a′ g n’admet pas de zéro double dans D(0, 1).
Le résultat est-il vrai si g s’annule dans D(0, 1) ?
(b) Montrer que l’ensemble des points a ∈ D(0, 1) tels que f + ag admet un zéro double dans D(0, 1)
est fini.
Noureddine Ghiloufi 9 MRMa1 FSG
Problèmes (Analyse complexe)

Problème 5. (Examen contrôle FSG 2008/2009)


Soit U un ouvert de C contenant le disque D(0, r) où r > 0 et soit f une fonction holomorphe sur U
vérifiant f (0) = 0, f ′ (0) = 1 et f (z) 6= 0 pour tout 0 < |z| ≤ r. On pose η = inf |f (z)|.
|z|=r

(1) (a) Prouver que η > 0.


(b) Montrer que pour tout w ∈ D(0, η), la fonction z 7−→ f (z) − w admet un unique zéro simple
dans le disque D(0, r).
Indication : Utiliser le théorème de Rouché.

On notera F (w) ce zéro ( c’est-à-dire f (F (w)) − w = 0). Que vaut F (0) ?


z
(2) (a) Montrer que 0 est une singularité artificielle de la fonction z 7−→ (i.e. prolongeable en une
Z f (z)
1 zf ′ (z)
fonction holomorphe), et donner alors la valeur de dz.
2iπ γ(0,r) f (z)
(b) établir, en utilisant le théorème des Résidus, que pour tout w ∈ D(0, η) on a
Z
1 zf ′ (z)
F (w) = dz
2iπ γ(0,r) f (z) − w
z − F (w) 1
On pourra montrer au depart que lim = ′ et en expliquant évidemment
z→F (w) f (z) − w f (F (w))
l’existence de cette limite.
+∞
X
(c) En déduire que F (w) = an wn dans D(0, η) où an est donné par
n=1
Z
1 zf ′ (z)
an = dz
2iπ γ(0,r) (f (z))n+1
pour tout n ≥ 1 et donc F est holomorphe sur D(0, η).
z
(d) Calculer la dérivée de la fonction hn (z) = et en déduire que l’on a l’égalité
(f (z))n
Z
1 1
an = dz.
2inπ γ(0,r) (f (z))n
(3) Application. Soit U = C, f (z) = ze−z et r = 1.
1 nn−1
(a) Vérifier que l’on a η = et an = .
e n!
X
(b) Quel est le rayon de convergence de la série an wn ?
n≥1

Problème 6. Les questions (1) et (2) sont indépendantes.


Soit Ω un domaine (ouvert connexe) de C qui contient le disque unité fermé D(0, 1).
(1) Soient F et G deux fonctions holomorphes sur Ω. On suppose que F et G ne s’annule pas dans
D(0, 1) et que
|F (z)| = |G(z)|, ∀ |z| = 1.
Montrer qu’il existe λ ∈ C, |λ| = 1 tel que F = λG sur Ω.
Indication : Utiliser le principe du maximum à une fonction bien choisie.
Le résultat reste-t-il vrai si F ou G s’annule dans D(0, 1) ?
(2) Soient F et G deux fonctions entières (holomorphes sur C) telles que
|F (z)| ≤ |G(z)|, ∀ z ∈ C.
(a) Montrer que si z0 est un zéro de G d’ordre n alors z0 est un zéro de F d’ordre m où m ≥ n.
Noureddine Ghiloufi 10 MRMa1 FSG
Problèmes (Analyse complexe)

F
(b) Montrer que est (prolongeable en) une fonction entière.
G
(c) En déduire qu’il existe λ ∈ C, |λ| ≤ 1 tel que F = λG sur C.
(3) (Applications)
— Montrer que si u est une fonction holomorphe sur Ω, injective 2 sur D(0, 1) et vérifie
|u′ (z)| = |z|, ∀ |z| = 1
alors u(z) = a + bz où a, b ∈ C avec |b| = 1.
— Montrer que si v est une fonction entière vérifiant
|v ′ (z)| ≤ |z|, ∀ z ∈ C
1
alors v(z) = α + βz 2 où α, β ∈ C avec |β| ≤ .
2
— A-t-on | sin(z)| ≤ |z|, ∀ z ∈ C ?

2. On démontre que si une fonction holomorphe est injective sur un disque alors sa fonction dérivée ne s’annule pas sur
ce disque.
Noureddine Ghiloufi 11 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2013/2014
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C.⊠ E.F. Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 12/11/2014 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 01H00 Session : principale ⊠ contrôle 

On considère l’ouvert Ω de C défini par Ω := C r [−1, 1] et la fonction f définie par


1 + 3z
f (z) = .
z(z 2 − 1)
(1) Dessiner l’ouvert Ω. L’ouvert Ω est-il connexe ? est-il étoilé ? (expliquer).
(2) L’ouvert Ω admet-il une determination continue du logarithme ?
(3) Montrer que f admet une primitive sur Ω.
(4) Soit F la primitive de f sur Ω qui vérifie F (2) = − log(6).
(a) Montrer que pour tout z ∈ Ω, on a
(z − 1)2
exp(F (z) = .
z(z + 1)
(b) Pour tout n ∈ N∗ , on considère l’équation (⋆) d’inconnu ψ, fonction holomorphe sur Ω,
donnée par
n (z − 1)2
(ψ(z)) = . (⋆)
z(z + 1)
Montrer que l’équation (⋆) admet exactement n solutions (différentes).
1 + 3z
(c) En déduire que la fonction g définie par g(z) = admet une primitive sur Ω en la
(z − 1)3
donnant en fonction de F .
(d) Retrouver ce dernier résultat par le calcul.

Noureddine Ghiloufi 12 MRMa1 FSG


Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2014/2015
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C.E.F.⊠ Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 16/01/2015 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 03H00 Session : principale ⊠ contrôle 

Exercice 1. Les questions sont indépendantes.


 
1 n+1
(1) Determiner toutes les fonctions entières (holomorphes sur C) f vérifiant f =
n n
pour tout n ∈ N∗ . (1pt)
(2) Determiner l’ensemble A de C tel que la fonction 1lA soit entière où (1pt)

1 si z ∈ A
1lA (z) =
0 si z 6∈ A.

(3) Determiner, par trois méthodes différentes, l’ensemble des fonctions holomorphes à supports
compacts dans C. (1.5pt)
(4) Montrer que la fonction P (z) = z 4 − 3z 3 + 1 admet exactement trois zéros simples dans le
disque unité D(0, 1) et une autre dans la couronne C(0; 1, 4) := {z ∈ C; 1 < |z| < 4}.(1.5pt)
Z +∞
dt
Exercice 2. Le but de cet exercice est de calculer la valeur de l’intégrale In := où
0 1 + tn
n ∈ N.
(1) Pour quelle valeur de n ∈ N, l’intégrale In est convergente. (0.5pt)
(2) Calculer I2 . (0.5pt)

Dans la suite on suppose que n ≥ 3


1
et on considère la fonction f (z) = γr
1 + zn

ainsi que le lacet γr orienté dans le sens n
positif donné par la figure suivante avec
r > 1. 0 r

Z
(3) Determiner les pôles de f puis calculer la valeur de f (z)dz. (2pt)
γr
Z 2π
n
(4) Montrer que lim f (reiθ )ireiθ dθ = 0. (1pt)
r→+∞ 0
(5) En déduire la valeur de In . (1pt)
Noureddine Ghiloufi 13 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

Problème.

Soit R > 2 et g une fonction holomorphe sur D∗ (0, R) := {z ∈ C; 0 < |z| < R}.
Pour tout 0 < r < R, on pose
Mg (r) = sup |eg(z) | et Ag (r) = sup ℜeg(z)
|z|=r |z|=r

où ℜeg est la partie réelle de g.


(1) Établir une relation entre Mg (r) et Ag (r). (0.5pt)
(2) On suppose que 0 est une singularité apparente de g.

Montrer que l’application Ag : r 7−→ Ag (r) est croissante sur ]0, R[. (0.5pt)
(3) On suppose dans cette question que 0 est un pôle de g d’ordre p ≥ 1.

Donner la forme de la série de Laurent de g et en déduire que lim+ Ag (r) = +∞. (1pt)
r→0
(4) En déduire que si Ag est croissante sur ]0, R[ alors 0 est une singularité apparente de g.
(0.5pt)
(5) On suppose dans cette question que R = +∞ et que Ag est majorée sur ]0, +∞[. montrer
que g est constante sur C∗ . (1.5pt)
g
Indication : on pourra montrer que e est constante sur C.
(6) Montrer que s’il existe 0 < r0 < 1 tel que Ag (r0 ) > Ag (1) alors Ag est strictement décroissante
sur ]0, r0 [. (1.5pt)
Indication : on pourra appliquer le principe du maximum à des couronnes convenables.
(7) On suppose qu’il existe 0 < r1 < 1 tel que Ag (r1 ) = Ag (1).

Montrer qu’on a ou bien g est constante ou lim+ Ag (r) = +∞. (1pt)


r→0
(8) On suppose que 0 est un pôle simple de g. Pour 0 < ε < 1, on considère Γε = Γ0,ε ∨ Γ1,ε le
bord de D(1, 1) r D(0, ε) orienté dans le sens positif (Voir la figure ci-dessous).

(a) Calculer en fonction de g(1) la valeur de


(1pt) Z
g(z)
dz.
Γε z − 1
(b) Montrer que pour tout 0 < a < π, on a Γ1,ε
(0.5pt) Γ0,ε
Z a
g(εeiθ )
lim+ iεeiθ dθ = −2iaRes(g, 0). b

ε
b

ε→0 −a εeiθ − 1 0 1 2
(c) En déduire la valeur de (1pt)
Z
g(z)
lim+ dz.
ε→0 Γ0,ε z − 1

(d) En déduire la valeur de (1pt)


Z π−α
lim+ g(1 + eiθ )dθ.
α→0 −π+α
Noureddine Ghiloufi 14 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2014/2015
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C.E.F.⊠ Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 23/06/2015 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 03H00 Session : principale  contrôle ⊠

Exercice
Les questions sont indépendantes.
Soit D(0, r) le disque de centre 0 et de rayon r > 0 de C, D = D(0, 1) le disque unité et V un
ouvert de C tel que D ⊂ V .
(1)(a) Soit f : V −→ C une fonction holomorphe. Montrer que si f (0) = 1 et |f (z)| > 1 pour
|z| = 1 alors f admet au moins un zéro dans D.
(b) Existe-t-il une fonction ̺ holomorphe sur V tel que |̺(z)| = 1 + |z|2 , ∀ z ∈ D ?
(2) Soit g : V −→ C une fonction holomorphe. Montrer que si |g(z)| < 1 pour |z| = 1 alors g
admet un unique point fixe dans D.
z
(3)(a) En utilisant un principe fondamental,
Montrer qu’il n’existe pas de fonction ho-
lomorphe ϕ sur le disque unité D telle que
pour tout z ∈ D on ait |ϕ(z)| = 2 − |z|2
(voir figure).

(b) Soit φ une fonction holomorphe sur D. Jus-


tifier qu’on a

Z x y

1
|φ(0)| ≤ |φ(reiθ )|dθ, ∀ 0 < r < 1.
2π 0
Figure : Courbe représentative de la fonction
D −→ R+
(x, y) 7−→ 2 − (x2 + y 2 ).
(c) Retrouver le résultat de la question 4.(a).

(4) Soit h une fonction entière (holomorphe sur C) telle que lim |h(z)| = +∞.
|z|→+∞

(a) Montrer que 0 est un pôle (d’ordre k ∈ N∗ ) de la fonction ψ définie par ψ(w) = h( w1 ).
On pourra montrer qu’il existe η > 0 tel que ψ(D∗ (0, η)) n’est pas dense dans C.
(b) En déduire que h est un polynôme de degré k.
Noureddine Ghiloufi 15 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

Problème

Soit U un ouvert connexe de C. Soient a1 , ..., an des points de U et Ω = U r {a1 , ..., an }. On se


donne une fonction holomorphe g sur Ω et on se propose de chercher les fonctions F holomorphes
sur Ω et solutions de l’équation :
F ′ (z) = g(z)F (z), ∀ z ∈ Ω. (E)
(1) Soit F une solution de (E). Montrer que s’il existe z0 ∈ Ω tel que F (z0 ) = 0, alors F est
identiquement nulle sur Ω, (on pourra calculer F (n) (z0 ), pour tout n ∈ N).
(2) On suppose que (E) admet une solution F0 non identiquement nulle.
Montrer que toute solution F de (E) est de la forme F (z) = λF0 (z), ∀ z ∈ Ω où λ ∈ C.
(3)(a) Montrer que si g admet une primitive sur Ω alors (E) admet une solution de la forme
F (z) = eG(z) où G est une fonction holomorphe sur Ω.
1
(b) On prend Ω = C∗ et g(z) = 2 . Determiner toutes les solutions de (E).
z
ϕ′
(4)(a) On suppose que g est de la forme g = où ϕ est une fonction holomorphe sur U ayant
ϕ
comme zéros dans U les points a1 , ..., an .
Exprimer en fonction de ϕ les solutions de (E).
m
(b) On prend Ω = C r {a} et g(z) = , m ∈ Z. Determiner les solutions de (E).
z−a
(5) On suppose que U est un ouvert étoilé de C et que Res(g, ak ) = mk ∈ Z pour tout 1 ≤ k ≤ n.
Xn
mk
(a) Montrer que h(z) = g(z) − admet une primitive sur Ω.
k=1
z − ak
(b) En déduire que toute solution de (E) est de la forme
Yn
F (z) = λ (z − ak )mk eH(z)
k=1
où λ ∈ C et H est une fonction holomorphe sur Ω à préciser.
(6) On suppose que l’ouvert U est étoilé et que g est holomorphe sur U. On considère l’équation
différentielle
F ′ (z) = g(z)F (z) + Φ(z), ∀ z ∈ Ω (EΦ )
où Φ est une fonction holomorphe sur U.
(a) Soit FΦ une solution particulière de (EΦ ). Montrer que toute solution de (EΦ ) est de la
forme FΦ + F0 où F0 est une solution de (E) (équation homogène associé ie. sans second
membre).
(b) Prouver que g admet une primitive G sur Ω et que la fonction z 7−→ Φ(z)e−G(z) l’est aussi.
(c) Montrer que toute solution de (EΦ ) est de la forme F (z) = λ(z)eG(z) où λ est une fonction
holomorphe à préciser.

Barème approximatif : 1pt/Q

Noureddine Ghiloufi 16 MRMa1 FSG


Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2016/2017
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C.E.F.⊠ Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 10/01/2017 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 03H00 Session : principale ⊠ contrôle 

Dans cet examen on note par D(0, r) (resp. C (0, r)) le disque ouvert (resp. le cercle) de centre
n!
0 et de rayon r > 0. Pour tout n, s ∈ N, 0 ≤ s ≤ n, le coefficient Binômial Cns est Cns = .
s!(n − s)!
On rappelle que pour tout z, w ∈ C, on a
Xn
n
(z + w) = Cns z s w n−s .
s=0

Exercice 1(09pts) Soit f une fonction holomorphe sur D(0, R). Pour tout 0 < r < R, on note
par
Mf (r) = sup |f (z)|, Af (r) = inf ℜef (z).
|z|=r |z|=r

(1)(a) Montrer que pour tout 0 < r < R, on a


Af (r) = inf ℜef (z)
|z|≤r

et que s’il existe z0 ∈ D(0, r) tel que Af (r) = ℜef (z0 ) alors f est constante sur D(0, R).
(b) En déduire que s’il existe 0 < r0 < R tel que f (r0 eiθ ) ∈ R pour tout θ ∈ [0, 2π] alors f est
constante.
(c) Montrer que si f est non constante alors Af est strictement décroissante sur ]0, R[.
(2) Soit 0 < r < R.
(a) Montrer que
Mf (r) ≤ rMf ′ (r) + |f (0)|.

Indication : intégrer f (ξ) sur un chemin convenable.
(b) En déduire que pour tout n ∈ N∗ , on a
n−1
X
n
Mf (r) ≤ r Mf (n) (r) + |f (j) (0)|r j .
j=0

(3) Inversement, soit 0 < 2r < R et n ∈ N∗ .


(a) Montrer que pour tout z ∈ D(0, 2r) on a
Z
(n) n! f (w)
f (z) = dw
2iπ C (0,2r) (w − z)n+1
Noureddine Ghiloufi 17 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

(b) En déduire que


Mf (2r)
Mf (n) (r) ≤ 2n!
rn
(c) En déduire que si f est entière (R = +∞) et Mf (r) ≤ r k pour tout r > 0 où k ∈ N, alors
f est un polynôme de degré au plus égale à k.
Exercice 2(11pts) Soit n ∈ N
(1) Montrer que Z
n 1 (1 + z)2n
C2n = dz.
2iπ C (0,1) z n+1
n
X
(2) Montrer que (Cns )2 est le terme constant de (1 + z)n (1 + 1z )n ( pour z 6= 0).
s=0
(3) En déduire que
n
X Z  n
1 1 dz
(Cns )2 = (1 + z) 1 + n n
= C2n .
s=0
2iπ C (0,1) z z
(4) En déduire que Z  

n 4n 2n θ
C2n = cos dθ
2π 0 2
n
et que C2n < 4n .
(5) Montrer que pour tout ξ ∈ D(0, 41 ), on a
+∞
X Z
n n 1 1
C2n ξ = − 2
dz.
n=0
2iπ C (0,1) z ξ + (2ξ − 1)z + ξ

(6) Soit x ∈]0, 14 [


(a) Montrer que
√ √
1 − 2x − 1 − 4x 1 − 2x + 1 − 4x
< 1, > 1.
2x 2x
(b) En déduire que
+∞
X
n n 1
C2n x =√ .
n=0
1 − 4x
(7) Montrer que pour tout ξ ∈ D(0, 41 ), on a
X+∞  
n n 1
C2n ξ = exp − log(1 − 4ξ)
n=0
2
où log est la détermination principale du logarithme.

Noureddine Ghiloufi 18 MRMa1 FSG


Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2016/2017
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C.E.F.⊠ Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 22/06/2017 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 03H00 Session : principale  contrôle ⊠

L’examen comporte trois exercices indépendants. On note par D(0, r) (resp. C (0, r)) le disque
ouvert (resp. le cercle) de centre 0 et de rayon r > 0.

Exercice 1.

Soit n ∈ N, n ≥ 3 et P le polynôme donné par P (z) = z n − inz + 1.


(1) En appliquant le théorème de Rouché, montrer que le polynôme P admet exactement un seul
zéro ξn (simple) dans le disque D(0, 1) (la valeur de ξn n’est pas demandée).
(2)(a) Soit ϕ(r) = r n −nr −1, r > 0. Montrer qu’il existe un unique rn > 1 tel qu’on a ϕ(r) ≤ 0
(resp. ϕ(r) > 0) pour tout r ∈ [0, rn ] (resp. r > rn ).
(b) Montrer que le polynôme P admet exactement n − 1 zéros simples dans la couronne
C(1, rn ) := {z ∈ C; 1 < |z| ≤ rn }.
(3) Soit h une fonction holomorphe sur D(0, rn ). Montrer que
Z
h(z) h(ξn )
dz = 2iπ .
C (0,1) P (z) n(ξnn−1 − i)
(4) Application : En prenant n = 4 et h(z) = z, donner en fonction de ξ4 la valeur de chacune
des intégrales suivantes :
Z 2π
cos(2θ) + 2 sin(θ)
I = 2

Z0 2π 4 + cos (2θ) + 4 sin(θ) cos(2θ)
cos(θ)
J = 2
dθ.
0 4 + cos (2θ) + 4 sin(θ) cos(2θ)

Noureddine Ghiloufi 19 MRMa1 FSG


Examens (Analyse complexe)

Exercice 2.

Soit g une fonction entière (holomorphe sur C) vérifiant lim |g(z)| = +∞.
|z|→+∞

Le but de cet exercice est de montrer que g est un polynôme.


+∞
X
Pour ceci, on pose g(z) = bk z k son développement en série entière et on considère la fonction
k=0
G définie par G(z) = g( z1 ).
(1) Montrer qu’il existe η > 0 tel que |G(z)| ≥ 1 pour tout z ∈ D∗ (0, η).
(2) En déduire que G(D∗ (0, η)) n’est pas dense dans C et donc 0 est un pôle de G. On note m
l’ordre de 0 comme pôle de G.
(3) Montrer que bk = 0 pour tout k > m.
(4) Conclure.

Exercice 3.

(1) Pour toute fonction entière f et pour tout r > 0, on note par
Mf (r) = sup |f (z)|.
|z|=r

Montrer que pour une telle fonction f on a Mf est croissante sur ]0, +∞[ et que si de plus f
est non constante alors Mf est strictement croissante sur ]0, +∞[.
n
X
Soit dans toute la suite Q(z) = aj z j un polynôme de degré n.
j=0

R
(2) Pour R > 0, on pose fR (z) = z n Q( ).
z
(a) Montrer que pour tout R > 0, fR est entière.
R
(b) Montrer que pour tous r, R > 0 on a MfR (r) = r n MQ ( ).
r
MQ (r)
(3) Pour tout r > 0, soit NQ (r) = . Montrer que NQ est décroissante sur ]0, +∞[ et que
rn
si de plus il existe 0 ≤ j ≤ n − 1 tel que aj 6= 0 (ie. Q(z) 6= an z n ) alors NQ est strictement
décroissante sur ]0, +∞[.
Indication : Pour r1 6= r2 , appliquer la question (1) avec la fonction fR où R = r1 r2 .
(4)(a) En calculant fr (0), verifier que |an | ≤ NQ (r).
(b) Montrer que lim NQ (r) = |an |.
r→+∞

(5) En déduire que si Q(z) 6= an z n alors il existe z1 ∈ C (0, 1) tel que |Q(z1 )| > |an |.
(6) En déduire que si |Q(z)| ≤ 1 pour tout z ∈ D(0, 1) alors on a |Q(z)| ≤ |z n | pour tout
z 6∈ D(0, 1).
(7)(a) A-t-on |z n − inz + 1| ≤ 1 pour tout z ∈ D(0, 1) ?
(b) Retrouver ce résultat en utilisant le théorème de l’application ouverte avec le polynôme
P (z) = z n − inz + 1 ; on pourra remarquer que P (0) = 1.
Noureddine Ghiloufi 20 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2022/2023
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C.⊠ E.F. Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 23/11/2022 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 01H00 Session : principale ⊠ contrôle 

iz − 1
On considère la fonction f définie par f (z) = 2 .
(z − i)(z 2 − 1)
(1)(a) Decomposer f (z) en éléments simples.
Z
γ(1,1) : [0, 2π] −→ C
(b) Tracer l’image du chemin puis calculer f (z)dz.
θ 7−→ 1 + eiθ γ(1,1)

(c) En déduire que f n’admet pas de primitive sur son domaine de définition.
γ0 : [0, π] −→ C
(2) Dans toute la suite, on considère le chemin et l’ouvert Ω de C défini
θ 7−→ eiθ
par Ω := C r γ0∗ .
(a) Dessiner l’ouvert Ω. L’ouvert Ω est-il connexe ? est-il étoilé ?.
(b) Montrer que f admet une primitive sur Ω.
(c) Soit F la primitive de f sur Ω qui s’annule en 0.
Montrer que pour tout z ∈ Ω, on a
(z − i)2
exp(F (z)) = 2 .
z −1
(d) Pour tout n ∈ N∗ , on considère le problème suivant :

 n (z − i)2
(⋆) (ψ(z)) = , ∀z∈Ω
 où ψ est une z2 − 1
fonction holomorphe sur Ω.
Determiner toutes les solutions du problème (⋆).

Noureddine Ghiloufi 21 MRMa1 FSG


Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2022/2023
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C. E.F.⊠ Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 11/01/2023 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 03 heures Session : principale ⊠ contrôle 

L’examen comporte trois exercices et un problème.



On note par D(z0 , r) le disque de centre z0 ∈ C et de rayon r > 0 et γ(z 0 ,r)
son bord.

Exercice 1 :
(1) Completer le résultat suivant :
Une fonction holomorphe f admet une primitive sur un domaine W de C si et seulement si
...
(2) Énoncer le théorème de résidus.
(3) Énoncer le théorème de Rouché.

Exercice 2 :
Soit Ω un ouvert étoilé de C qui ne contient pas 0 et m ∈ N∗ .
m
(1) Justifier que la fonction z 7−→ admet une primitive hm sur Ω.
z
∂vm ∂vm
(2) Determiner (x, y) et (x, y) les derivees partielles de la partie imaginaire vm de hm
∂x ∂y
(i.e. vm (x, y) = ℑm(hm (x + iy))).
(3) Montrer qu’il existe une constante c ∈ C telle que ehm (z)+c = z m pour tout z ∈ Ω.
(4) le résultat précédent est-il vrai si Ω n’est pas étoilé (C∗ par exemple).

Exercice 3 :

(1) Soient ϕ et ψ deux fonctions entières telles que |ϕ(z)| ≤ |ψ(z)| pour tout z ∈ C.
Montrer qu’il existe une constante λ ∈ C, |λ| ≤ 1 telle que ϕ = λψ sur C.
(2) Montrer par différentes méthodes, que cos2 (z) + sin2 (z) = 1 pour tout z ∈ C.
(3) A-t-on | cos(z)| ≤ 1 et | sin(z)| ≤ 1 pour tout z ∈ C ?
Noureddine Ghiloufi 22 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

Problème :
Soient n, p ∈ N∗ et a ∈ R tel que a > 2p − 2. On considère les polynômes P0 et Pn donnés par
 
p p 1
P0 (z) = z − (1 + a)z + a, Pn (z) = z − (1 + a)z + a 1 − 2 .
2n
Partie I : (Autour du théorème de Rouché)
 
1
(1) Determiner les zéros de Q0 (z) = −(1 + a)z + a et de Qn (z) = −(1 + a)z + a 1 − 2 .
2n
(2) Montrer que Pn admet exactement un seul zéro (qui est simple) dans D(0, 1). On appellera
αn ce zéro.
(3) Montrer de même que αn est l’unique zéro de Pn dans D(0, 2).
(4) Montrer de même que 1 est l’unique zéro de P0 dans D(0, 2).
(5) Exprimer Pn (0), Pn (1) et P0 (αn ) en fonction de a et n puis en déduire que αn ∈]0, 1[.

a fn′ (z)
Partie II : On considère les fonctions fn (z) = 1 − et g n (z) =
2n2 P0 (z) fn (z)
(1) Determiner les zéros de fn dans D(0, 2) et calculer fn′ (z).
(2) Classifier les points singuliers de gn dans D(0, 2) et prouver que Res(gn , αn ) = 1 = −Res(gn , 1)
Z
1 − αn
(3) Calculer la valeur de l’intégrale gn (z)dz où rn = .
γ(1,rn ) 2
(4) En déduire que gn n’admet pas de primitive sur D(0, 2) r {αn , 1}.

Partie III : Soit Ω = D(0, 2) r [αn , 1].


(1) Schématiser l’ensemble Ω. Est-ce-que l’ensemble Ω est connexe ? est-il étoilé ?
(2) Montrer que gn admet une primitive sur Ω.  
1
Soit Gn la primitive de gn sur Ω vérifiant Gn (0) = ln 1 − 2 .
2n
(3) Montrer que eGn (z) = fn (z) pour tout z ∈ Ω.
(4) Determiner toutes les fonctions holomorphes h sur Ω telles que (h(z))n = fn (z).

Partie IV : (les questions sont indépendantes)


(1) Montrer que
  Z 2π
1 1 
ln 1 − 2 = ln |Pn (reiθ )| − ln |P0 (reiθ )| dθ, ∀ 0 < r < αn .
2n 2π 0
(2) Exprimer la valeur de l’intégrale suivante en fonction de a et n
Z
1 Pn (z)
ck := dz, ∀ k ∈ N.
2iπ γ(0,1) z k+1

Noureddine Ghiloufi 23 MRMa1 FSG


Examens (Analyse complexe)

Université de Gabès
Faculté des sciences de Gabès A.U : 2022/2023
Département de Mathématiques

EXAMEN

Section : MRMa1 E.U : Analyse Complexe


épreuve de : Analyse Complexe

Nature de l’épreuve : D.C. E.F.⊠ Documents : autorisés  non autorisés ⊠


Date de l’épreuve : 21/06/2023 Calculatrice : autorisée  non autorisée ⊠
Durée de l’épreuve : 03 heures Session : principale  contrôle ⊠

On note par D(z0 , r) le disque de centre z0 ∈ C et de√rayon √ r > 0, D(z0 , r) son adhérence et

γ(z son bord. On rappelle qu’une valeur approchée de 2 est 2 ≈ 1.414213562373095
0 ,r)
Dans toute la suite, n sera un entier non nul et Pn le polynôme défini par
Pn (z) = z n − inz + 1.

Partie 1 :
(1) Énoncer le théorème de Liouville.
(2) Énoncer le principe du maximum.
(3) Énoncer le principe des zéros isolés.
(4) Soit n ∈ N∗ et f une fonction entière (holomorphe sur C) telle que |f (z)| ≤ |Pn (z)| pour tout
z ∈ C.
Montrer qu’il existe a ∈ D(0, 1) tel que f = aPn .
(5) Soit g une fonction entière telle que sa partie réelle u vérifie : u(eiθ ) = cos(nθ) + n sin(θ) + 1
pour tout θ ∈ [0, 2π] (ie. u coincide avec la partie réelle de Pn sur le cercle unité).
Montrer qu’il existe b ∈ R tel que g = Pn + ib.

Partie 2 :

(1)(a) Donner le zéro de P1 puis verifier que les zéros de P2 sont (1 ± 2)i.
(b) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , le polynôme Pn admet exactement un seul zéro ξn (simple)
dans le disque D(0, 1).
(2) Montrer que, pour n ≥ 3, le polynôme Pn admet exactement (n − 1) zéros simples dans la
couronne C(1, 2) := {z ∈ C; 1 < |z| < 2}.
(3) Soit h une fonction holomorphe sur D(0, 2).
Z
∗ h(z) h(ξn ) ξn h(ξn )
(a) Montrer que pour tout n ∈ N , on a dz = 2iπ n−1
= 2iπ .
γ(0,1) Pn (z) n(ξn − i) n(i(n − 1)ξ − 1)
Z 2π √
cos(θ) + i
(b) En prenant n = 2 et h ≡ 1, en déduire que 2
dθ = iπ 2.
0 1 + cos (θ)
Noureddine Ghiloufi 24 MRMa1 FSG
Examens (Analyse complexe)

(4) Justifier que 


Z  2iπ si n = 1, 2
Pn′ (z)
dz =
γ(0,2) Pn (z)  2inπ si n ≥ 3.

Pn′
(5) La fonction admet-elle une primitive sur son domaine de définition ?
Pn

Partie 3 :
1
L’objectif de cette partie est de determiner la transformation de Fourier de la fonction ϕ(t) = .
P2 (t)
D’après la partie 2, la fonction ϕ est continue sur R et il est facile de verifier que ϕ ∈ L1 (R), donc
sa transformation de Fourier Z
b
ϕ(x) = ϕ(t)e−itx dt
R
est bien définie et est continue sur R (en effet on a ϕ
b ∈ C0 (R)).
−izx
e
Pour x ∈ R, On pose Fx (z) =
P2 (z)
(1)(a) Donner le domaine de définition de Fx .
(b) Classifier les points singuliers de Fx et montrer que
√ 1 √
Res(Fx , (1 ± 2)i) = √ ex(1± 2) .
±2i 2
(2) Soit x ≤ 0 un réel négatif. On considère le lacet
   
γ1,R : [−R, R] −→ C γ2,R : [0, π] −→ C
ΓR = ∨
t 7−→ t θ 7−→ Reiθ

où R > 1 + 2.
(a) Tracer Γ∗R l’image du lacet ΓR pour R = 3 et placer les points singuliers de Fx .
Z
(b) Donner la valeur de l’intégrale Fx (z)dz.
ΓR
Z
(c) Montrer que lim Fx (z)dz = 0.
R→+∞ γ2,R
π √
(d) En déduire que, pour tout x ≤ 0, ϕ(x)
b = √ e(1+ 2)x .
2
Z +∞ 2
t +1 π
(e) En déduire que 4 2
dt = √ .
0 t + 6t + 1 2 2
(3) Adapter les résultats de la question précédente (choix du lacet . . .) pour conclure que pour
tout x ≥ 0, √
π
b
ϕ(x) = √ e(1− 2)x .
2

Noureddine Ghiloufi 25 MRMa1 FSG

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