Guide Post Primaire EPS
Guide Post Primaire EPS
quatrième et troisième
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Préface
L’école est le cadre privilégié où se forgent les valeurs humaines indispensables au
développement harmonieux d’une nation. En effet, elle est une entreprise où se cultivent la
rigueur intellectuelle, la recherche de la vérité, le respect de soi et d’autrui. On y développe
aussi l’amour pour la nation, l’esprit de solidarité, le sens de l’initiative, de la créativité et de la
responsabilité chez l’apprenant. On permet également aux apprenants d’y développer les
compétences nécessaires à l’exercice d’une profession et à une intégration sociale harmonisée.
Ces différentes valeurs sont définies par les finalités du système éducatif burkinabè en ces
termes : « Le système éducatif burkinabè a pour finalités de faire du jeune burkinabè un
citoyen responsable, producteur et créatif » (Article 13 de la loi d’orientation de l’éducation
du 30 juillet 2007).
La réalisation d’une telle entreprise exige la prise en compte de tous les facteurs, tant au niveau
matériel qu’humain. Parmi ceux-ci, figure la qualité des personnels de l’enseignement, des
programmes éducatifs, des méthodes d’enseignement, des matériels didactiques et des manuels
scolaires. C’est pourquoi, soucieux de garantir la qualité de l’éducation, le gouvernement
burkinabè a, à travers le Ministère de l’éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la
Promotion des Langues nationales, décidé de doter l’école d’outils performants et adaptés aux
besoins socio-économiques du pays.
Ainsi, à l’instar de nombreux pays du monde, notamment des pays membres de l’espace
UEMOA, le Burkina Faso a entrepris la réforme globale de son système éducatif à travers une
rénovation holistique des curricula du préscolaire, du primaire, du post-primaire, du secondaire
général, de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (EFTP) et de
l’éducation non formelle (ENF). Les travaux entrepris dans cette réforme devraient impacter de
façon qualitative les apprentissages scolaires et améliorer l’efficacité interne et externe du
système éducatif.
L’élaboration du Cadre d’Orientation du Curriculum (COC) de l’éducation nationale vise à
donner une assise réglementaire à la réforme curriculaire. Le COC est le document de référence
de ladite réforme. Il fixe les grandes orientations en matière d’éducation/ formation et assure
l’articulation logique entre les politiques éducatives, le curriculum et les pratiques
pédagogiques. Ce document, élaboré sur la base des indicateurs de qualité de l’éducation, des
études et des recherches, se veut intégrateur des valeurs éducatives ancrées dans nos réalités
nationales tout en prenant en compte l’évolution des sciences de l’éducation au plan mondial.
Il permet également au Burkina Faso de mettre en place le dispositif pédagogique nécessaire à
la mise en œuvre d’une réforme de l’examen du Baccalauréat dans l’espace de l’UEMOA en
préparation dans les différents Etats depuis 2011. A ce titre, ce Cadre d’Orientation du
Curriculum est digne d’intérêt. Son exploitation optimale garantira aux curricula la pertinence
souhaitée et à notre système éducatif, l’efficacité, l’efficience et la qualité nécessaires pour un
Burkina prospère.
AVANT-PROPOS
Le Burkina Faso s’est engagé depuis mars 2013 dans un vaste chantier de réforme curriculaire
de l’éducation de base, dans le cadre de la mise en œuvre des textes fondamentaux régissant sa
politique éducative. La réforme trouve son fondement dans la loi n°013-2007/AN du 30 juillet
2007 portant loi d’orientation de l’éducation. Elle s’inscrit dans le cadre global de la réforme
du système éducatif et institue le continuum éducatif. Celui-ci comprend: le préscolaire, le
primaire, le post primaire et l’éducation non formelle. Cette réforme repose sur une volonté
politique d’apporter des améliorations significatives à notre système éducatif dans le sens de le
rendre plus pertinent et plus performant tout en tenant compte des spécificités. C’est la raison
pour laquelle une relecture des curricula a été amorcée. Par conséquent, pour une exploitation
judicieuse des nouveaux contenus, il est impératif de disposer dans les classes de guides
pédagogiques. Le présent guide d’enseignement des Activités Physiques Educatives et
sportives et artistiques (APE APSA) répond à cette préoccupation. Il est construit en lien avec
la nouvelle approche pédagogique dénommée "Approche pédagogique intégratrice par les
compétences" (API APC) qui a pour fondement le socioconstructivisme impliquant de fait le
paradigme de l’apprentissage. Cette théorie favorise la construction des connaissances par les
apprenants en interaction avec d’autres acteurs et l’environnement. En application du principe
d’éclectisme de l’APC API, il est proposé entre autres des situations d’intégration en vue
d’initier les apprenants à la résolution de problèmes complexes. Il a été élaboré pour servir de
document de base aux enseignantes et enseignants du Burkina, en vue de les outiller pour réussir
les activités physiques éducatives, combien importantes dans l’éducation complète de
l’apprenant. Il vient combler un vide dans le domaine et pourra du reste, apporter de la plus-
value dans la préparation des cours dans les petites classes. Il propose des orientations
pédagogiques et des exemples de fiches de leçons. Les APE sont une branche de l’Education
Physique et Sportive (E.P.S.) à l’école qui s’adressent particulièrement aux tout petits, c’est-à-
dire, les apprenants des classes du Cours Préparatoire 1ère année (CP1), du Cours Préparatoire
2ème année (CP2), du Cours Elémentaire 1ère année (CE1), des 1ère et 2ème Années du
bilingue. Leurs activités sont dominées essentiellement par les jeux et la manipulation d’objets.
Il n’y a donc là Activités Physiques Educatives 6 Guide de l’enseignant aucune notion de
pratique sportive eu égard à leur immaturité physique, intellectuelle et sociale. La séance
manipulation est la séance au cours de laquelle, différents objets sont proposés à l’apprenant
pour lui permettre de jouer. Cependant, la séance manipulation peut aussi se dérouler sans objet
spécifique à manipuler : on parle alors de manipulation sans objet. La séance jeu est une séance
au cours de laquelle les apprenants doivent effectivement pratiquer un jeu ayant des règles et
des critères d’évaluation qui leur sont propres. En APE, il existe deux types de jeux qui sont: le
jeu problème et le jeu performance. le jeu problème Ce type de jeu exige des apprenants un
effort d’adaptation motrice. Chaque jeu pose aux apprenants un problème dont la solution ne
leur est pas donnée. Dans ces jeux, il s’agit soit de course poursuite, soit de jeu avec objets
divers. L’apprenant connaît le problème, il sait où il doit aboutir, mais il ne possède pas les
solutions. Il est donc fait appel à toute sa dimension cognitive. le jeu performance. Ce jeu
n’exige pas des apprenants un effort de réflexion particulier: - l’apprenant procède par
démonstration; - il sait ce qu’il doit faire; - il sait comment il doit le faire. Dans les jeux
performance, il s’agit le plus souvent de réagir au bon moment, à un signal convenu (sonore ou
visuel) pour réaliser un déplacement rapide à base de course, de saut, de lancer, de
franchissement d’obstacles, etc. Ce sont des jeux d’attention, de réflexe, de vivacité au cours
desquels les qualités physiques sont toujours sollicitées. Les utilisateurs du présent guide
pourraient faire parvenir leurs contributions à la DGREIP dans le but d’améliorer sa prochaine
édition. LES AUTEURS
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Sigles et abréviations
APC : Approche Par les Compétences ;
APSA : Activité Physique, Sportive et Artistique
AS : Animation Sportive
ATR : Appui Tendu Renversé
COC : Cadre d’Orientation du Curriculum
EPS : Education Physique et Sportive
PPG : Préparation Physique Généralisée ;
PPO : Pédagogie Par Objectifs
QCM : Questions à Choix Multiples
MENAPLN : Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion
des Langues Nationales.
DGQEF : Direction Générale de la Qualité de l’Education Formelle
DEPFIC : Direction de l’Encadrement Pédagogique et de la Formation Initiale et Continue
DASCLE : Direction des Activités Sportives, Culturelles et des Loisirs de l’Education
DREPS : Direction Régionale des Enseignements Post-primaire et Secondaire
DPEPS : Direction Provinciale des Enseignements Post-primaire et Secondaire
PARITE : Projet d’Appui aux Réformes Institutionnelles et Techniques pour l’Equité
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Ainsi, l’on peut retenir que l’APC a pour bases épistémologiques le constructivisme, le
socioconstructivisme et la cognition située. Son principal principe pédagogique et didactique
est la centration sur l’apprenant. Toutefois, si l’on convient que l’apprentissage est une
activité de construction personnelle du savoir, cette construction se fait dans l’interaction du
sujet avec son environnement social et physique.
Un profil de sortie est l’explicitation de l’image attendue de l’apprenant au terme d’un niveau
de la scolarité, telle qu’elle est issue de la commande sociale. Il repose sur des valeurs (finali-
tés).
Exemple : Une personne autonome et responsable.
C'est une personne qui peut résoudre des situations de la vie courante, qui peut faire face à
l’ensemble des actes de la vie quotidienne (gestion d’un budget, achats pour un ménage, amé-
nagements d’une habitation, etc.), et peut utiliser des moyens et outils appropriés.
On dit qu’une personne est compétente lorsque non seulement elle possède certains acquis (con-
naissances, capacités, procédures, attitudes, etc.), mais surtout lorsqu’il peut les mobiliser de
manière effective pour résoudre une situation-problème donnée. Une compétence est selon
ROEGIERS (2000) « la possibilité, pour un individu, de mobiliser un ensemble intégré de
ressources en vue de résoudre une situation problème qui appartient à une famille de si-
tuations. »
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La compétence est donc la mise en œuvre par une personne en situation, dans un contexte dé-
terminé, d’un ensemble diversifié, mais coordonné de ressources ; cette mise en œuvre repose
sur le choix, la mobilisation et l’organisation de ces ressources et sur les actions pertinentes
qu’elles permettent pour un traitement réussi de cette situation.
Les compétences propres sont celles acquises à travers un ensemble d’activités physiques spor-
tives et artistiques (APSA). Trois compétences propres correspondent aux groupes d’APSA
enseignées.
Réaliser une performance motrice maximale mesurable à une échéance donnée (athlé-
tisme, natation) ;
Respecter les règles de la vie collective et assumer les différents rôles liés à l’activité :
juger, arbitrer, aider, observer, apprécier, parer, etc.
Savoir utiliser différentes démarches pour apprendre à agir efficacement : analyser, éva-
luer la réussite et l’échec, identifier, concevoir des projets, etc.
Une ressource est un moyen qu’une personne emploie pour améliorer sa situation. L’expression
« améliorer sa situation » signifie à la fois solutionner la problématique sous-jacente à une
situation, surmonter les obstacles qui en émergent, relever les défis qui s’en dégagent ou tout
simplement y fonctionner de façon adaptative. Les ressources constituent alors tout ce que
l’apprenant mobilise pour résoudre une situation problème (savoirs, savoir-faire, savoir-être,
savoirs d’expériences, supports didactiques, etc.)
Il existe deux grandes catégories de ressources mobilisées en situation par les personnes en
action:
Les ressources internes : c’est l’ensemble des connaissances cognitives, conatives, corpo-
relles.
Toutes se retrouvent au niveau de la pensée, de la pratique, des actions, des échanges avec les
autres, de la parole, des connaissances, de la culture, des croyances, etc.
III.6. Les Situations d’intégration
III.6.1. Définition
Selon Roegiers (2000) « intégrer, c’est mettre ensemble des éléments qui étaient séparés au
départ pour leur donner du sens et les rendre fonctionnels. » Selon toujours Roegiers, l’inté-
gration est la « mobilisation conjointe par l’apprenant de différents acquis scolaires dans une
situation significative. »
L’intégration permet de mettre en œuvre ce que l’on apprend à l’école dans des situations réelles
de la vie courante. Intégrer, c’est donc mettre en lien des savoirs, savoir-faire et savoir-être de
manière coordonnée en vue de résoudre une situation-problème.
Une situation d’intégration ou situation complexe est une situation problème que l’enseignant
présente aux apprenants pour leur apprendre à exercer leurs compétences ou pour évaluer
celles-ci. Elle peut donc être utilisée à des fins d’intégration des acquis de l’apprenant ou à des
fins d’évaluation. Elle est le reflet d’une compétence à installer chez l’apprenant à travers une
tâche. L’apprenant doit réaliser un travail personnel qui mobilise l’ensemble de ses acquis.
NB : « - il n’y a intégration que si l’élève possède différentes ressources : des savoirs, des
savoir-faire et des savoir-être.
- il n’y a intégration que si l’élève réinvestit ses acquis dans un contexte nouveau (une
nouvelle situation-problème). Cette situation est bien plus complexe et riche qu’une
application de cours ou un exercice : la situation-problème fait appel à plusieurs savoirs et
savoir-faire.
- il n’y a intégration que si l’élève s’implique personnellement dans la résolution de la
situation-problème. L’élève doit trouver lui-même quels sont les savoirs et les savoir-faire qui
doivent être mobilisés et les articuler pour résoudre la situation-problème »
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Xavier Roegiers
Une situation d’intégration est une évaluation formative qui a pour but de vérifier si l’élève a
intégré les capacités développées lors des situations d’apprentissage ponctuel. C’est une situa-
tion complexe car elle prend en compte un ensemble de situations d’apprentissage ponctuel.
Elle développe au minimum deux aspects du thème. Elle s’accompagne d’une grille d’évalua-
tion formative élaborée en collaboration avec les élèves. Le travail est individuel.
Une situation d’intégration est une situation problème que l’enseignant présente aux apprenants
pour leur apprendre à exercer leur compétence, ou pour évaluer celle-ci. Elle peut donc etre
utilisée à des fins d’intégration des acquis des apprenants ou à des fins d’évaluation.
Le niveau de complexité est relatif à un niveau d’enseignement donné. Une situation qui
nécessite de mobiliser 5 ressources peut être complexe pour un apprenant de 8 ans, et non com-
plexe pour un apprenant de 18 ans.
La situation n’est donc pas uniquement de l’ordre du geste, ne se limite pas à une tâche
élémentaire : elle nécessite une mobilisation cognitive, gestuelle et/ou socio-affective de plu-
sieurs acquis de l’apprenant.
Cette complexité n’est pas recherchée pour elle-même, elle n’est pas gratuite : on ne
complexifie pas des situations pour le plaisir de les complexifier, mais pour susciter la réflexion
de l’apprenant, en fonction du profil de sortie visé dans la discipline.
Elle est spécialisée, ou spécifique, c’est-à-dire qu’elle mobilise des ressources spéci-
fiques au métier, à la discipline, au champ disciplinaire et au niveau d’études consi-
déré : le bon sens ne suffit pas pour la résoudre.
Pour celui qui conçoit les situations d’intégration, cela signifie qu’il doit veiller à ce
qu’il soit incontournable pour l’apprenant de mobiliser certaines ressources acquises en classe.
Elle est inédite, au sens qu’elle est nouvelle, dans son contexte, dans la présentation de
ses informations, dans ses consignes : cela signifie que l’apprenant ne l’a jamais ren-
contrée et qu’elle nécessite une analyse de sa part.
Elle est finalisée sur une tâche concrète, c’est-à-dire qu’il y a une production attendue,
clairement identifiable : un texte, la solution à un problème, un objet d’art, un objet
fonctionnel, un plan d’action, etc. Il arrive parfois que la situation soit fermée, comme
c’est par exemple le cas en mathématiques. Mais elle est le plus souvent ouverte, c’est-
à-dire que l’apprenant y met une touche personnelle : ce qu’il produit est inattendu au
départ. Précisons que cette production est bien une production de l’apprenant : c’est
l’apprenant qui est acteur de la situation et non l’enseignant.
Elle est orientée, c’est-à-dire qu’elle est porteuse, de manière explicite, des valeurs que
le système vise à véhiculer ; en effet, comme les situations-problèmes sont des fenêtres
ouvertes sur la vie, elles doivent intégrer les valeurs sur lesquelles repose le système
éducatif : citoyenneté, tolérance, respect de l’environnement, etc.
Elle est motivante pour l’apprenant, c’est-à-dire qu’elle est conçue de telle manière à
maximiser les chances pour qu’elle soit significative pour lui. Elle fait notamment ap-
paraître une fonction sociale, qui donne la garantie que la situation ne soit pas purement
théorique, ou scolaire.
III.8. L’évaluation
L’approche par les compétences ayant pour fondement épistémologique le
socioconstructivisme, les fonctions et les modes d’évaluation des apprentissages se
doivent de respecter les orientations et les principes didactiques de cette nouvelle
approche. Il est affirmé à ce propos que « … La finalité première de l’évaluation n’est pas
la sélection mais l’orientation et la remédiation… Le choix des modes d’évaluation doit
être en cohérence avec les stratégies d’enseignement/apprentissage utilisées par
l’enseignant qui doit tenir compte des domaines taxonomiques des objectifs formulés ».
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L'évaluation permet de vérifier les compétences acquises par les élèves sur l’ensemble du
thème. Elle est plus complexe que la situation d’intégration. Elle intègre plus de deux
aspects du thème étudié. Elle doit être traitée individuellement. Elle s’accompagne d’une
grille d’évaluation dans laquelle la notation respecte la règle des deux tiers.
L’évaluation formative
L’évaluation formative intervient en cours d’apprentissage, ayant pour objet d’informer les
élèves et le professeur du degré de maîtrise de la compétence attendue.
Elle permet à l’enseignant de se situer sur les difficultés d’apprentissage des élèves afin de leur
proposer des strategies pour y remédier.
Elle permet également à l’élève de s’autoévaluer, de prendre connaisssance de ses erreurs afin
de les corriger.
L’évaluation formative est permanente car elle comprend aussi bien les évaluations faites à la
fin de chaque leçon de tous les jours, que les évaluations –remédiation, et les situations
d’intégration. L’évaluation formative doit privilégier l’auto-évaluation et l’évaluation par les
pairs.
L’évaluation sommative
L’évaluation sommative se situe en fin d’apprentissage. Elle a pour fonction de dresser les
progrès réaliser par l’élève en comparaison avec les résultats de l’évaluation diagnostique. Elle
permet ausi à l’enseignant de juger du niveau d’atteinte de la compétence attendue.
L’évaluation, qu’elle soit formative ou sommative doit toujours être critériée afin d’être
objective et promouvoir la culture de la réussite.
III. 8.2. La grille de correction
Une grille de correction peut être définie comme un outil d’appréciation d’un critère à travers
des indicateurs précis.
Élaborer une grille de correction, c’est déterminer, pour chaque consigne et chaque critère, des
indicateurs qui conviennent.
En termes stratégiques, la grille répond à un souci de standardisation de la correction.
La grille est utilisée pour :
garantir un maximum d’objectivité dans la correction, permettre un accord intercor-
recteurs le plus élevé possible, grâce aux indicateurs;
procurer un appui aux enseignants débutants, ou à ceux qui veulent (doivent) chan-
ger leurs pratiques d’évaluation (outil de formation).
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/4
Total 6 6 6 2
III.9. La Remédiation
III.9.1. Définition
En pédagogie, la remédiation est un dispositif plus ou moins formel qui consiste à fournir à
l'apprenant de nouvelles activités d'apprentissage pour lui permettre de combler les lacunes dia-
gnostiquées lors d'une évaluation formative. On a recours pour cela à différentes propositions
pédagogiques, qui pour être efficaces, doivent être sensiblement différentes des méthodes uti-
lisées lors des situations d’apprentissage : aides audiovisuelles, informatiques, petits groupes
de travail, enseignement individualisé, enseignement mutuel, nouveaux cahiers d'exercices,
nouveaux documents à étudier, situations différenciées...". D'où le lien étroit entre remédiation
et pédagogie différenciée.
Elle permet à l’apprenant de revisiter, de revenir sur ce qu’il n’a pas compris et d’installer la
compétence, l’habileté et/ou la capacité visée.
La remédiation s’établit après le diagnostic que l’enseignant a effectué à l’analyse des résultats
de l’évaluation. Une bonne démarche de « diagnostic-remédiation » repose sur :
- Le repérage des erreurs : identifier, rechercher les sources des erreurs ;
- La mise en place d’un dispositif de remédiation : c’est une phase très importante qui
consiste à proposer des solutions à l’apprenant
IV.3. Le cycle
Le cycle est une période pendant laquelle l’enseignement-apprentissage porte sur une APSA
donnée. Il dure dix (10) séances. L’enseignant élabore un échéancier prévisionnel qui est un
calendrier chronologique des séances de la première à la dernière sous forme de tableau. Il fait
ressortir le numéro de la séance, les compétences attendues de l’apprenant par séance et le
thème correspondant. L’ensemble des compétences des dix (10) séances concourent à
l’acquisition de la compétence propre de l’APSA.
IV.4. La séance/leçon
C’est une opérationnalisation de l’acquisition des ressources. C’est le moment e la rencontre
entre l’enseignant, les élèves et les situations d’apprentissage, c’est-à-dire le moment ou la
transmission du savoir et la construction des compétences doit avoir lieu.
Les contenus d’enseignements sont les éléments, les connaissances, les techniques que l’élève
doit apprendre, s’approprier, intégrer et utiliser pour avoir la compétence visée. Ces contenus
sont enseignés dans chaque classe et sont fonction du niveau des apprenants. En EPS les
contenus d’enseignement sont structurés, hiérarchisés et regroupés en niveau d’apprentissage
(I, II et III).
Planification
Durant l’année scolaire, compte tenu de la durée du cycle (quinze séances dont dix heures en
pratique et cinq heures en théorie), l’équipe pédagogique ne peut pas programmer plus de cinq
activités. Celles que nous avons choisies servent d’exemples pour les équipes pédagogiques.
En fonction des réalités de chaque établissement (infrastructures sportives, matériel
didactique, …), l’équipe pédagogique choisit les activités mais en tenant compte de
l’équilibre de la formation : athlétisme, gymnastique et sport collectif.
Exemple de programmation annuelle pour la classe de sixième
Périodes Activités Compétences de base (objectif du cycle)
PPG Exécuter des courses, des sauts, des lancers et des jeux
divers dans le cadre de la préparation de l’organisme à
l’effort de l’année à travers les activités suivantes :
- réalisation de la meilleure performance possible dans un
enchaînement de 2 ou 3 courses d’une durée différente (de
30 à 40 m et de 3 à 9 minutes) ;
- maîtrise de différentes allures adaptées à la durée et à sa
1ier trimestre VMA, en utilisant principalement des repères extérieurs et
Octobre Novembre quelques repères sur soi.
Décembre - établissement d’un projet de performance et le réussir à
1 Km/h près.
- exécution de bonds divers et de lancers variés
- exécution d’exercices variés
- Jeux divers.
Gymnastique Exécuter des mini-enchainements dans le respect des
au sol règles de sécurité sur un parcours d’un trajet avec un
ensemble d’éléments gymniques simples, combinés ou
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En classe de cinquième
Contenus
Classe de cinquième : premier, deuxième et troisième trimestre
Domaines Compétences
Connaissances - Décrire le vocabulaire spécifique : foulée, allure, rythme, notion
de vitesse horaire, notion de vitesse maximale aérobie ;
- Décrire les différentes activités de la PPG : renforcements
musculaires, sauts variés, souplesse et coordination ;
- Décrire la fréquence cardiaque liée à des allures différentes
(vitesse, résistance, endurance)
- Décrire les filières énergétiques (anaérobie alactique, anaérobie
lactique et aérobie)
Capacités - avoir des connaissances pratiques en relation avec les différentes
APSA enseignées ;
- avoir une justesse technique nécessaire pour s’exprimer ;
- pratiquer des activités physiques diverses ;
- utiliser les informations acquises sur la gestion de la vie physique.
Classe de quatrième
Les contenus
Classe de quatrième : premier, deuxième et troisième trimestre
Domaines Compétences
Connaissances - avoir des connaissances précises sur les différentes APSA ;
- avoir des connaissances suffisantes pour élaborer un projet sportif ;
- avoir des informations utiles sur la relation entre l’activité physique et
la vie de tous les jours ;
- avoir des connaissances générales sur l’organisation du sport au plan
national et continental;
- avoir des informations sur la gestion saine de sa vie physique.
Capacités - avoir des connaissances pratiques en relation avec les différentes
APSA enseignées ;
- avoir une justesse technique nécessaire pour s’exprimer dans les
compétitions officielles ;
- pratiquer des activités physiques spécifiques diverses ;
- utiliser les informations acquises sur la gestion de la vie physique.
Classe de troisième
Les contenus
Classe de troisième : premier, deuxième et troisième trimestre
Domaine Compétences
Connaissances - avoir des connaissances précises sur les APSA inscrites aux examens ;
- avoir des connaissances suffisantes sur le règlement des examens ;
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Consigne 1
Par groupes de discipline et sur la base d’une compétence terminale de votre choix, éla-
borez une situation d’intégration pour le post-primaire ou le secondaire général.
A la fin du premier trimestre, un tournoi est organisé entre les élèves de la classe de troisième.
Le tournoi concerne les activités suivantes : une course de 1000m pour les filles et de 1500m
pour les garçons, une course de 60m et l’enchainement gymnique du BEPC filles-garçons.
Consigne (technique) 1 : fais une répartition des élèves de la classe et attribue les rôles,
Consigne 2
Points
/3 /10 /5 /2 /20
VI.2. Exemple 2
/4
Total 6 6 6 2
Points
24
/2 /14 /2 /2
Total /20
VI.3. Exemple 3
A la fin du deuxième trimestre, le professeur décide que l’ensemble des élèves de la classe de
4e du Lycée Privée Madina Garçons organise une compétition inter-groupe (A, B, et C ) de
course de vitesse sur 80 mètres. Pour se faire, chaque groupe dispose de 30 minutes maximum
pour l’organisation. Vous trouverez le matériel nécessaire dans le magasin de sport.
4) Jouer au moins une fois le rôle d’officiel et exécutez une course de vitesse sur 80 m.
1) -Départ
Citer les étapes -Accélération
d’une course de -Arrivée
vitesse
2) Dimensions de Utilisation des Epaisseur des M
Tracer une piste la piste : termes techniques lignes (cou-
de 80 mètres -largueur du de la course de vi- loirs, départ,
couloir tesse arrivée)
-lignes : arrivée
et départ
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Dans les curricula des exemples de grilles d’observation et d’évaluation sont proposés sous
forme de tableau.