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CHAPITRE II : STRUCTURES DES
RESEAUX DE DISTRIBUTION
GENERALITES
L’énergie électrique est produite dans des centrales électriques. Au BURKINA, les
centrales transforment l’énergie hydraulique , surtout l’énergie thermique et l’
énergie solaire en énergie electrique. L’interconnexion avec les pays voisins (CI et
GH permet aussi d’alimenter le pays en énergie électrique. Le réseau de distribution
a pour rôle de mettre à la disposition des utilisateurs l’énergie électrique qui doit être
consommée sous une tension et une puissance adaptées. La SONABEL distribue
l’énergie en moyenne tension, sous 15, 20 et 33 kV.
I - LES POSTES SOURCES
Les réseaux de distribution ont comme point de départ les postes sources. Ils se
situent au nœud des réseaux de répartition ou de transport. Ils comportent des
transformateurs HTB/HTA à partir desquels la HTA est distribuée en triphasé sans
neutre et entre 15 et 33 kV (souvent 20kV).
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Figure1 : Poste source
Il - LES LIGNES AERIENNES
La réalisation des lignes aériennes de distribution nécessite aux préalables une
étude prenant en compte un certain nombre de critère de conception qui sont:
-les hypothèses climatiques (vent, température, surcharges verticales) ; le
retournement et le balancement des chaînes isolateurs ;
-l'hypothèse de conception (effort de déformation permanente, hauteur hors sol,
distances aux obstacles latéraux) est régit par les calculs mécaniques de la ligne.
La réalisation de la ligne aérienne consistera à l'assemblage d'éléments
constitutifs qui sont : les supports, les armements, les isolateurs, les conducteurs
et certains accessoires (manchons de jonctions, pinces d'ancrages, pinces
d'alignements,...).
II.1. Matériels communs aux lignes HTA et BT: Les supports
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Le rôle des supports est de maintenir les conducteurs en équilibre. Ils sont
caractérisés par leur nature, leur hauteur, leur effort nominal et éventuellement
leur effort de déformation permanente (support en bois). Les supports électriques
existent en différentes natures
Figure3 : Types de supports
Avantages et faiblesses de chaque type de support
En fonction de leur nature, les supports possèdent des avantages et des
inconvénients:
• Poteau bois :
Avantages : léger, flexible, coût.
Inconvénients : effort disponible en tête faible (305 daN),. durée
de vie assez courte (10 à 15 ans)
Utilisation : réseaux BT et HTA, etc.
• Poteau béton :
Avantages : grande gamme de caractéristique, pas d'entretien.
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Inconvénients : fragile, lourd (0,7 à 2 tonnes), peu flexible.
Utilisation : réseau MT/BT.
• Poteau et pylône métallique :
Avantages : facilité de mise en œuvre et d'ascension.
Inconvénients : coût, entretien périodique (peinture).
Utilisation : éclairage public (supports tubulaires), ligne MT/HT (support en treillis).
Figure 2 : exemple de support avec armement nappe voûte
Critères de choix des supports
Le choix est fondé que sur un critère essentiellement économique, en prenant en
compte les exigences de la qualité de service.
Dans tous les cas, les facteurs comme :
- La nature et la section du conducteur ;
- la position du support (alignement, angle, arrêt, traversée ...) ;
- l’environnement ou condition de premier établissement (éloignement, nature du
terrain), conditionnent nécessairement le choix des supports.
Les limites mécaniques de fabrication peuvent imposer le recours à des techniques
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comme le jumelage, les portiques….
II.2. Matériels pour lignes aériennes HTA
II. 2.1 Les Armements
Les dimensions des supports sont déterminées par la disposition des
conducteurs, compte tenu des distances minimales à respecter entre
conducteurs.
Les différentes dispositions des conducteurs ou armements de la ligne sont
données ci-après.
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Figure 3 : Armements
II.2.2 Isolateurs
Les isolateurs entrent pour un faible pourcentage dans le prix d'une ligne
aérienne, mais ils en sont un élément essentiel. Leur rôle est de relier les
conducteurs sous tension aux supports et d'assurer l'isolement électrique
entre ces deux parties constitutives de la ligne.
Un isolateur est constitué de deux parties: une partie isolante et des
pièces métalliques de liaison, scellées sur cette partie isolante. En fonction
de la nature de l'isolant, nous distinguons les isolateurs en verres (recuit
ou trempé), en céramiques, ou en matériaux synthétiques
Les principaux types d'isolateurs sont: les isolateurs de type rigide (en verre
ou en céramique);, les isolateurs à long fût (en céramique ou en matériaux
synthétiques).
-ISOLATEURS EN VERRE ET EN CERAMIQUE
Les isolateurs sont destinés à supporter les conducteurs et à les isoler par rapport aux
masses.
Leurs caractéristiques doivent être appropriées aux tensions électriques et aux
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contraintes mécaniques qu’ils auront à supporter dans les conditions climatiques
envisagées.
I. FABRICATION
Le verre utilisé est composé de silice et de fondant tels que carbonate de soude et
carbonate de chaux. Le mélange fondu aux environs de 1500°C est ensuite moulé par
pressage et refroidit. Pour améliorer les caractéristiques du verre, on utilise les
procédés suivants:
-Trempe: qui consiste à porter la pièce à une température voisine de son point de
ramollissement et à la refroidir brusquement au moyen de jets d’air froid. Ce traitement
améliore les qualités du verre ;
-Recuison: dont le but est de faire disparaître les tensions internes qui naissent au
cours du refroidissement à l’air ambiant. Le procédé consiste à porter à la température
de 400°C à 500°C les pièces qui sont ensuite refroidies progressivement. Le verre
recuit reste néanmoins fragile et peut se fêler lors d’un contournement.
Les isolateurs ou les chênes d’isolateurs équipant les réseaux HTA sont souvent en
verre trempé
Figure 4 :Isolateur en céramique
Figure3 :Isolateur en verre
B – ISOLATEURS EN MATERIAUX SYNTHETIQUE (composite)
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Figure 5 : Isolateur en composite
II.2.3. LES CONDUCTEURS
II.2.3.1.LES CONDUCTEURS DE LIGNES HTA
Les conducteurs sont de natures diverses et servent à conduire l’énergie électrique à
travers une ligne donnée. Il existe deux sortes de conducteurs : les conducteurs nus
et les conducteurs isolés. Les conducteurs nus sont généralement utilisés en aérien
pour le transport et la distribution. Les conducteurs isolés sont eux utilisés en
aérien ou souterrain. Les conducteurs des lignes HT comportent 3 conducteurs
identiques et leurs critères de choix se fait de façon à ce qu’ils puissent résister a
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toutes sortent d’intempérie puisqu’ils sont soumis d’une manière ou d’une autre à
l’action des facteurs climatiques (température, pluie, vents…).
1 – Matériaux utilisés pour la fabrication des conducteurs
-Le cuivre (Cu)
Utilisé pendant longtemps à cause de sa faible résistivité, le cuivre est présentement
abandonné du fait de l’augmentation progressive des sections dans la construction
des lignes aériennes. Ce qui entraine une augmentation des couts
- Résistivité : ρ= 18Ω/ mm²
- Charge de rupture : R = 40KN / mm²
- Masse volumique : Mr = 8,89 Kg/ dm 3
-L’Aluminium (Alu)
Moins bon conducteur que le cuivre (1,5 fois moins), il présente l’avantage d’être +
léger, mais sa mise en œuvre délicate constitue une autre difficulté. Le recourt aux
alliages a comblé cette faiblesse de l’Alu, et a permis la généralisation de l’utilisation
de l’Alu dans les réseaux de transport et de distribution.
- Résistivité : ρ = 23Ω/ mm²
- Charge de rupture : R = 16KN/ mm²
- Masse volumique : Mr = 2,7Kg/ dm 3
-L’Almélec
C’est un alliage Alu + Magnésium + silicium + fer (très faible pourcentage) avec un
traitement thermique spécifique. Il a permis de compléter l’Alu dans ses
caractéristiques mécaniques pour le rendre plus adapté à la construction des lignes.
- Résistivité : ρ = 33Ω/ mm²
- Charge de rupture : R = 32KN/ mm²
- Masse volumique : Mr = 2,7Kg/ dm 3
-L’acier
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L’acier n’est pas bon conducteur d’énergie mais il est utilisé pour ses caractéristiques
mécaniques dans la construction surtout du câble de garde.
2 Fabrication et caractéristique
Les conducteurs des lignes aériennes HTA sont câblés. Les brins sont enroulés en
hélice autour d’un brin central.
.Les conducteurs équibrins sont constitués de la façon suivante :
- 7 brins = 1 brin central + une couche de 6 brins
- 19 brins = 1 brin central + 6 brins+ 12 brins
- 37 brins =1 brin central + 6 brins+ 12 brins +18 brins
3 Désignation
Des noms de famille, selon les caractéristiques, sont utilisés pour la désignation des
conducteurs.
On a ainsi:
Pour les conducteurs homogènes :
-ASTER : par famille des conducteurs en alliage Alu homogènes
Exemple : ASTER 54,6 ; ASTER 75,5 :
-PHLOX : par la famille des conducteurs en couche d’alliage Alu
Exemple : PHLOX 37,7 ; PHLOX 59,7
-PASTEL : par la famille des conducteurs à deux couches d’alliage Alu
Exemple : PASTEL : 147,1 ; PASTEL : 228
Etc..
Cuivre aluminium Almelec 34.4 117mm2
Caractéristiques des conducteurs utilisables pour les lignes HTA
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Tableau 1: Caractéristiques des conducteurs pour lignes HTA
Nature Composition Section Masse Module Coefficie Charge Résistance Diamètre
AL - Alliage réelle linéique d'élasticité nt de rupture linéique |A + extérieur du
ALU AC - Acier 2 du câble 20 *) QAm câble en
diamètre en mm en mm kg/m N/mm* dilatation N
mm
ASTER 7 Brins de 2,5 34,36 0,094 62 1OE3 23 10E-6 11050 0,958 7,5
34,4' AL
ASTER 7 Brins de 3.15 54,55 0,149 62 1OE3 23 10E-6 17550 0,603 9,45
54,6* AL
ASTER 19 Brins de 2.25 75,5 0,208 6010E3 23 10E-6 24300 0,438 11,25
75,5* AL
PHLOX 9 Brins de 2 AL 28.27 0.155 93 1OE3 17 106-8 23600 1,170 8,3
37,7' 3 Brins de 2 AC 9,42
PHLOX 12 Brins de 2 37.7 0,276 108 10E3 15,3 45600 0,880 10
59.7* AL 7 Brins de 2 21.99 10E-6
AC
CU 29" 19 Brins de 1,4 29,25 0,266 105 10E3 17 10E-6 11870 0,616 7
Norme NF C 34-110
II.2.3.2.Les accessoires de lignes BT
.a) Ensemble de suspension et d’ancrage
-Ensemble de suspension:
Alignement ou angle pour câbles préassemblés avec neutre porteur isolé.
Ensemble monobloc utilisable avec câble porteur toutes sections de 25 à 95 mm2,
constitué de :
-CONSOLE CS : Monobloc en alliage d'aluminium.
Fixation sur le poteau par un boulon Ø 14 ou 16 mm ou par deux liens en acier
inoxydable 20 x 0,7 mm.
-BOSSAGE supérieur évite le retournement possible de la pince
-LIAISON MOBILE LM : Permet une mobilité longitudinale et transversale du corps de
la pince.
Réalisée en matière isolante de haute résistance mécanique et d'excellente tenue aux
agents extérieurs et au vieillissement. Elle apporte une isolation complémentaire
importante entre le support et le câble.
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Figure 6: Pince d’alignement pour ligne BTA
Figure 7 : Support en béton
-Ensemble d’ancrage :
Ancrage simple (EA) ou double (EAD) des câbles préassemblés avec neutre porteur
isolé et constitué de :
- CONSOLE CA : Monobloc en alliage d'aluminium permettant l'ancrage simple ou
double. Fixation sur poteaux par deux liens en acier inoxydable 20 x 0,7 mm ou par
boulons Ø 14 ou 16 mm.
CA 1500 : 2 boulons (type EDF) pour neutre porteur 54,6 mm²,
CA 2000 :2 boulons (type EDF)pour neutre porteur de 70 mm 2.
-PINCE D'ANCRAGE PA : Pince à coincement conique constituée de :
► Un corps ouvert, en matière thermoplastique de haute résistance mécanique et
d'excellente tenue aux agents extérieurs et au vieillissement.
► Une fourrure intérieure réalisée par deux clavettes en matière
plastique isolante assurant le serrage du neutre porteur sans détériorer l'isolant.
►Une attache imperdable : câblette souple en acier inoxydable comportant une selle
anti-usure mobile en matière isolante et deux embouts sertis aux extrémités pour
assurer le verrouillage sur le corps de la pince.
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Figure8 : Pinces d’Ancrage
II.2.3.3.Lignes en câbles nus
Sauf exception justifiée, les lignes aériennes à basse tension ne doivent
pas réalisées en conducteurs nus, notamment dans les agglomérations. Les
conditions à respecter dans les cas exceptionnels où une telle technique
serait utilisée sont comme suit :
Tableau 2 : Réglage préférentiel des lignes BT en conducteurs nus
Tension de
définition
Types de Types de conducteurs Portée 15 °C Types
sans vent d'armement
m (N/mm)
3 ASTER 34r4 + 1 ASTER 34.4 19.1
3 ASTER 54r6 + 1 ASTER 34,4 19,1 A 42
3 ASTER 75,5 + 1 ASTER 54,6 19.1 ou A 35
Lignes d'écart CUIVRE : 3 * 19.63 + 1 * 19,63 Maximale 100 50.8
3 * 29,3 + 1 x 29.3 51.9
3 * 33,2 i 1 y- 29,3 51,9 A 35
3 x 48,3 + 1 * 38,2 51,9
3 ASTER 34,4 + 1 ASTER 34.4 12,3
3 ASTER 64,6 + 1 ASTER 34,4
3 ASTER 75.5 + 1 ASTER 54.6
Lignes CUIVRE : 3 * 19.63 + 1 * 19,63 Normale 45 21.5 AD 35
d'agglomération 3 * 29,3 i 1 * 29,3 24.5
3 « 38,2 * 1 « 29,3 22.5
3 * 48.3 + 1 * 38,2 21,5
NB. - Cette tension de définition permet d'éviter un balancement trop important
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des conducteurs
II.2.3.4.lignes en câbles isolés
Le faisceau doit comprendre un neutre porteur en alliage d'aluminium recouvert d'une
gaine isolante autour duquel sont torsadés les trois conducteurs de phase et, le
cas échéant, un ou deux conducteurs d'éclairage public.
3x25+ 54,6 +2x16
Figure 9 : Câble torsadé
La composition et les caractéristiques physiques des faisceaux de conducteurs isolés
(norme NF C 33-209) sont données par le tableau suivant
Tableau 3 : Caractéristiques mécaniques des lignes aériennes BT
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Composition du faisceau Caractéristiques physiques Caractéristiques d'utilisation
Neutre Phases Éclairage Masse ctu Diamètr Charge de Module Coefficient Charge
porteur en public faisceau e du rupture d'young de dilatation nominale
alliage en conducteurs (kg/km) faisceau daN N/mm ! d'utilisation
d'aluminiu aluminiu en aluminium |mm}
m daN
m
3 « 35 1 * 16 mm: 670 315 1750 62 000 23 10E-6 560
mm2; 2 « 16 mm1
810
3 x 50 800 33.5 1750 550
54.6 mm3 1 * 16 mm! ou 870 62 000 23 10E-6
1 * 25 mm3 920
2 « 16 mm1 940
3 * 70 1030 3B 560
mm2
1 « 16 mm" 1100 1750 62 000 23 10E-6
ou 1 » 25 1150
mm*
2 x 16 mm3 1170
70 mm 3 K 70 1080 38 2240 62 000 23 10E-6 650
mm2
1 * 16 mm3 1150
2 ‘ 16 mm2 1220
3 * 150 1700 23 1ÛE-6 650
mm2
1 » 16 mm3 1770 48 2240 62 000
2 » 16 mm3 1840
3 * 16 mm' 1910
(*) Cette charge tient compte des limites de tenue mécanique des pinces d'ancrage.
NB : le conducteur neutre des lignes aériennes doit être mis à la terre en plus
d'un point dès que la longueur du réseau dépasse 100m et le nombre
moyen de mises à la terre ne doit pas descendre au-dessous de une, par
200m. Chaque prise de terre doit avoir une valeur de résistance maximale de
100 Ω. La valeur maximale de la résistance de terre globale du neutre BT
ne doit pas excéder 15 Ω.
II.3. Paramètres mécaniques d’une ligne aérienne
Portée (a)
Distance horizontale "a" comprise entre deux supports consécutifs. Elle est fonction
du type de ligne (écarts, agglomérations, ...). La portée est une donnée du problème
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car le calcul mécanique se conduit pour chaque portée. Elle est exprimée en mètres.
Flèche (f)
Distance verticale maximale entre la droite joignant les deux attaches et les
conducteurs. A l'origine, elle dépend de la tension de réglage de la ligne, la flèche
varie ensuite en fonction de la température et sous l'influence des surcharges (la
température à considérer est celle du métal et non la température ambiante).
C'est la longueur du segment vertical reliant le milieu de la droite AB au
point de tangence de la parallèle à AB. Elle est exprimée en mètres.
Remarque : Cette définition n'est pas tout à fait exacte pour les portées
fortement dénivelées car le point de tangence théorique se trouve en dehors
de la portée.
Réglage de la flèche :
F= a2/8P
a : portée
P : paramètre de la chainette
• soit par mesure de la flèche à l'aide de nivelettes ou d'un appareil de géomètre
•soit par mesure de tension mécanique du conducteur (dynamomètre de tension
mécanique
Application : Déterminer la flèche pour une portée de 50m et de paramètre 300
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Figure 10: Flèche et portée
Figure 11 : Elément à prendre en compte sur une ligne aérienne
II.3.1. Principales données mécaniques
Poids spécifique (ou linéique) du conducteur (V )
Rapport entre le poids de 1 m de conducteur et la section du conducteur. Il est donc
différent selon la nature et la constitution du conducteur.
. Il est exprimé en daN / m.mm2.
Tension unitaire (t) :
A l'origine, elle dépend du réglage de la ligne. La tension varie ensuite en fonction de
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température et sous influence des surcharges. Elle est exprimée en daN / mm2 .
III. Lignes souterraines
III.1. Réseaux souterrains HTA
Les câbles souterrains, d'un type agrée et conformes à la norme en vigueur NF C 18-
305 à utiliser sur les réseaux de distribution publique sont les câbles isolés au
polyéthylène réticulé de tension assignée 15/20/33 : 3x95mm2 Al / 3x150mm2AI /
3x240mm2 Al. Ces câbles peuvent être enterrés sans protection complémentaire.
III.1.1 Pose des câbles souterrains
Dimensions des tranchées :
-largeur : lorsque la tranchée est utilisée pour les seuls câbles électriques, sa largeur
est définie en fonction du nombre de câbles, de leur diamètre et de la présence
éventuelle d'accessoires (boîtes de dérivation ou de jonction par exemple. Il faut
prévoir au minimum 0.20 m d'intervalle entre deux câbles électriques.
-profondeur :
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Règlementation : en absence de contrainte particulière (règle locale, autres ouvrages
etc.) la profondeur de la tranchée doit être de :
-0.80 m au mini ,1m ou 1.30 m en fonction de la situation.
-dispositif avertisseur: apport d'une couche 0.1m de matériaux (terre fine, sable) et
pose de grillage avertisseur rouge.
-traversées de routes, chaussées et allées charretières : les câbles électriques
traversant les routes, les chaussées et les allées doivent être posés dans des
fourreaux de résistance suffisante, permettant de remplacer le câble sans ouverture
ultérieure.
-traversée de cours d'eau : un câble immergé doit être protégé contre les contraintes
En somme, pour toute pose, le câble doit être à l'abri. Il est souhaitable de
prévoir une protection mécanique suffisante et conséquente suivants les cas.
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Figure 12 : Câble souterrain haute tension
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III.1.2 Plans de recollement
Tout établissement ou modification d'un réseau électrique souterrain doit être reporté
sur plan immédiatement après les travaux, toutes les caractéristiques du câble
doivent y figurer. Les plans sont normalement établis à l'échelle du 1/200 ou 1/500.
Sur les plans, sont marqués tous les accessoires du réseau (boites, extrémités, etc.)
avec leurs côtes exactes par rapport à des repères fixes et immuables. Lorsqu'il n'est
pas possible de trouver les repères immuables à proximité immédiate des câbles,
on place des bornes spéciales à partir desquelles ils sont repérés.
III.1.3 Matériels pour réseau HTA
Les câbles et accessoires utilisables pour les réseaux souterrains doivent être mis en
œuvre selon les règles de l'art.
-matériels pour extrémités : les extrémités doivent pouvoir supporter les contraintes
liées à l'environnement, humidité et condensation dans les postes, intempéries et
pollution éventuelle à l'extérieur. Les extrémités sont de différents types : extrémités
pour intérieur ou pour extérieur (Norme C33-052) ; connecteurs séparables (Norme
C33-051).
La protection des extrémités est généralement assurée par des revêtements
rétractables à chaud, mécanico-rétractables ou élastiques, permettant de couvrir
plusieurs sections de câble. Les extrémités de type extérieur existent en modèles
pour zones normales (N) et pour zones polluées (P).
Il existe différents modèles de connecteurs séparables, selon l'intensité assignée
de la cellule ou de la puissance assignée du transformateur à raccorder.
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Ils sont toujours préfabriqués.
Extrémités extérieures Extrémités intérieures
Figure 13 : Extrémités des câbles souterrains
-matériels pour jonctions et dérivations :
De même que le câble, les jonctions et dérivations (Norme C30-050) doivent pouvoir
être enterrées directement, sans protection mécanique complémentaire.
Ces matériels peuvent être de différents types préfabriqués, rétractables à chaud
ou mécanico-rétractables. Les jonctions ou dérivations mixtes entre câbles à
isolant synthétique et câbles isolés au papier imprégné sont généralement à
remplissage de matière isolante coulée à la température ambiante.
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Figure 14 : Extrémités des câbles souterrains
III.2. Réseaux souterrains BTA
Les principes de poses des câbles et les plans de recollement restent les mêmes
qu'en HTA..
Réseaux BT :
Les caractéristiques techniques des câbles pour réseaux sont indiquées dans le
tableau ci-après.
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Les câbles réseaux sont à âme aluminium et conformes à la NF C 33-210.
Trois sections de conducteurs sont utilisées avec les limites de transit suivantes
- 240 mm² pour un départ de poste HTA/BT alimentant une charge supérieure ou égale
à 120 kVA et inférieure à 180 kVA ;
- 150 mm² pour un départ de poste HTA/BT alimentant une charge inférieure à 120
kVA (section par défaut)
- 95 mm² pour les antennes non évolutives limitées à 60 kVA.
Figure 15 : Constituants des câbles souterrains
Branchement BT : câbles rigides isolés au polyéthylène réticulé
conformes à la norme en vigueur (norme NF C 33-210).
Les sections et compositions retenues sont les suivantes :
3 x 35 mm2 Al + 1 x 35 mm2 Al; 3 x 1 6 mm2 Al + 1 x 16 mm2 Al;
3 x 25 mm2 Al + 1 x 25 mm2 Al; 3 x 35 mm2 Al + 1 x 35 mm2 Al.
Ces câbles peuvent être enterrés sans protection complémentaire.
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III.3. Vie d'un réseau électrique
Le cycle de vie d'un réseau électrique comporte principalement quatre (04) phases :
• Conception et réalisation : c'est l'ensemble des opérations qui aboutissent à
la construction d'une installation prête à l'utilisation. Les études définissent les
choix de base dont l'architecture du réseau, les dimensionnements des
équipements, les protections...À ce stade il est important de faire les calculs qui
aident aux choix et conditionnent les performances attendues.
• Fonctionnement et exploitation : c'est la phase opérationnelle d'utilisation
des installations pour l'alimentation, pendant laquelle se produisent sur le réseau
tous les événements normaux et les incidents : modes d'exploitation
ordinaires, dégradés ou en sécurité.
Les protections et les automatismes servent à pallier les perturbations et situations
critiques ; ils ont été définis à partir des calculs préalables en prévoyant tous les
incidents graves possibles.
• Maintenance : les performances du réseau sont maintenues par les opérations
de maintenance préventives (en anticipation) ou curatives (sur incidents). Il
arrive que des mesures et des calculs complémentaires soient nécessaires pour
résoudre des difficultés nouvelles imprévisibles.
• Evolution: l'adaptation des installations électriques aux besoins évolutifs du
process se traduit par des opérations généralement assez lourdes de rénovation,
modifications, et extensions.
Cette étape nécessite aussi des calculs à la mesure des changements envisagés, et
prenant en compte le retour d'expérience.
La maîtrise des calculs à faire lors de ces étapes du cycle de vie d'un réseau
implique une bonne compréhension des phénomènes électriques susceptibles de s'y
produire.
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Figure 16 : Cycle de vie d'un réseau électrique
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