Lire
Écrire
Blog
Boutique
À propos
Sites
Connexion / Créer un compte
LIVRES
GROUPES
COMMUNAUTÉ
Arduino
Introduction
Historique du projet Arduino
Exemples d'usages
Installation
Prise en main rapide
Vous avez dit Arduino ?
À propos de ce livre
Électronique
Les bases de l'électronique
Capteurs et actionneurs
Micro-contrôleur
Précautions d'utilisation
Programmation
Programmer Arduino
Bien coder
Bibliothèques externes
Outils de programmation alternatifs
Projets
Introduction des projets
Premier contact
Texte brillant
La cigarette ne tue pas les machines
La petite bête qui a peur
Oscilloscope
Perroquet
Méthodologie
Mise en œuvre
Débugger
La connectique
D comme débrouille
Annexes
S4A
Glossaire
Ressources en ligne
Les bases de l'électronique
L'électronique est la manipulation de signaux et d'informations électriques afin de les mesurer, les
contrôler ou de les [Link] éléments désignés « composants » sont assemblés sous la forme de
circuits. Ces assemblages peuvent être réalisés à la main ou par des sociétés industrielles qui intègrent
et miniaturisent ces circuits. Par exemple, le processeur de la carte Arduino est un circuit intégré
contenant des millions de composants.
Notions électriques fondamentales
L'électricité est une forme d'énergie comme les énergies éolienne ou hydraulique. Cette énergie
électrique peut se résumer par : mouvements des électrons entre les atomes. Par exemple, en frottant
un ballon sur certains vêtements, comme un chandail, des électrons sont échangés entre les atomes du
ballon et ceux du chandail. Le ballon se charge ainsi négativement en captant les électrons du
vêtement : nous nommons ceci « l'électricité statique ». L'électricité devient « dynamique » si l'on
décharge graduellement le ballon en le laissant « coller » à un mur ou à des cheveux.
Pour bien comprendre les éléments de mesure de base de l'électricité, il est pratique d'utiliser l'analogie
d'un système hydraulique. Imaginez un système hydraulique composé de deux réservoirs d'eau
connectés ensemble via un réseau de tubes.
La tension et la différence de potentiel (Volts)
Sur notre image, nous observons que les deux bassins sont à des altitudes différentes (1) et (2).Ces
altitudes correspondent au potentiel électrique.
La différence entre les deux altitudes soit le dénivelé (3) correspond à la tension. Ce dénivelé va générer
une pression à cause de la gravité.
La tension et le potentiel sont exprimés en Volts (notée V ou souvent U). La source d'alimentation
électrique d'un circuit (une pile, par exemple) est une source de tension.
On mesure toujours une altitude par rapport à une référence. En électricité, on place souvent cette
référence au (-) de l'alimentation (qui correspond ici au point (2)). Dans les schémas électroniques, cette
référence correspond souvent à la « masse ». Lorsqu'on interconnecte deux circuits alimentés
différemment, il est indispensable de leur donner la même référence (voir chapitre « Précautions
d'utilisation »).
Le courant (Ampères)
Dans notre système, la pression générée par le dénivelé provoque un certain débit d'eau dans le réseau
de tuyaux. Le débit correspond au courant. En électronique, le courant est exprimé en Ampères (A ou
noté I ou i).
La résistance (Ohms)
Lorsque le tube se rétrécit dans notre exemple (4), une moins grande quantité d'eau peut circuler à la
fois. Ce rétrécissement crée ce qu'on appelle une résistance. La pression du système (ou la force avec
laquelle l'eau circule) n'est pas changée ; c'est plutôt le débit qui change. En électronique, la résistance
est exprimée en Ohms (Ω ou noté R).
L'équation générale qui lie ces trois unités de mesure est : U = RI
Soit le voltage (U) est égal à la résistance (R) multipliée par le courant (I).
Circuits, parallèle ou série
Un circuit est un ensemble de composants électriques. Bien que cela semble contre-intuitif à première
vue, on dira qu'il est « fermé » lorsqu'il y a continuité dans les connexions qui lient les composants entre
eux. Un circuit « ouvert » comporte une discontinuité dans les connexions. Autrement dit, lorsque le
circuit est fermé, le courant passe, et lorsqu'il est ouvert, il ne passe pas.
Lorsqu'on désigne un circuit comme étant en série, cela signifie que les éléments sont connectés les uns
à la suite des autres, sur une même branche (5). Dans ce cas les valeurs de résistance vont s'additionner.
Dans un circuit en parallèle, les éléments sont situés chacun sur des branches indépendantes (6). Dans
ce cas, les résistances sont situées à altitude égale et donc soumises à la même tension (voltage). Dans
ce cas, le courant se partage dans chacune des branches.
AC/DC
Ces deux abréviations ne représentent pas seulement un groupe de rock. Un courant électrique DC,
parfois noté CC, signifie « Direct Current » en anglais soit « Courant Continu ». C'est un courant qui ne
varie pas dans le temps. Il peut être généré par une pile, une batterie ou un circuit d'alimentation qui
redresse un courant alternatif. Le courant DC est le type de courant habituellement utilisé en
électronique. Par exemple, votre carte Arduino est alimentée par ce courant.
Le courant AC signifie « Alternating Current » ou « Courant Alternatif ». Il s'agit d'un courant qui change
de direction continuellement. Il peut être périodique, c'est-à-dire que sa fréquence est constante. La
forme la plus utilisée est le courant sinusoïdal. Il est caractérisé par sa fréquence notée f et exprimée en
Hertz, qui correspond au nombre d'aller-retour par seconde. Dans certains calculs, il peut arriver que
l'on ait besoin de sa pulsation souvent notée oméga minuscule (w) = 2 x PI x f. Le courant électrique
utilisé à la maison est AC.
Multiples
En électronique, les valeurs sont parfois très petites ou très grandes. Pour simplifier leur notation, on
rencontre souvent des préfixes qui expriment des multiples des valeurs.
Multiple Préfixe Notation Nom
10e6 / 1 000 000 méga- M million
10e3 / 1 000 kilo- k millier
10e-1 / 0.1 déci- d dixième
10e-2 / 0.01 centi- c centième
10e-3 / 0.001 milli- m millième
10e-6 / 0.00000micro- μ millionième
10e-9 / 0.000000001 nano- n milliardième
Par exemple, une valeur de 0.001 Ampères pourrait être écrite de plusieurs manières :
1 mA = 1 milliampère = 1.10-3 A = 0.001 A
Les composants
Les composants sont des éléments de base en électronique qui, une fois assemblés, constitueront un
circuit électronique. Chacun de ces éléments a un comportement bien particulier, dépendant de ses
caractéristiques et de ses conditions d'utilisation. Pour le choix et le dimensionnement des composants
les plus complexes, il est utile de consulter leur fiche technique (« datasheet » en anglais).
Voici une description de quelques-uns de ceux-ci.
Résistance
Les résistances sont utilisées dans de nombreux cas, pour réduire une tension (voir plus loin le pont
diviseur de tension), pour provoquer un courant, ou associées à d'autres composants pour des circuits
plus complexes (exemple : filtre RC). Sa valeur est notée R et exprimée en Ohms.
En série, les résistances s'additionnent : Req = R1 + R2 + R3
En parallèle, c'est différent : 1 / Req = ( 1 / R1 ) + ( 1 / R2 ) + ( 1/R3 )
La formule associée à la résistance est : U = RI
En électronique, la valeur d'une résistance est codée par des anneaux de couleurs :
Dans l'exemple ci-haut, la résistance est de 220 kOhms, ou 220 000 Ohms. Le premier anneau est rouge.
Dans le tableau ci-bas, le chiffre qui correspond à la couleur rouge est 2. Le second anneau est
également rouge, donc notre chiffre est également 2. Le chiffre que l'on obtient en combinant à la suite
les deux anneaux est donc 22. Finalement, le multiplicateur est jaune, correspondant à 10 000. Donc, 22
x 10 000 nous donne 220 000, ou 220 k.
Condensateur
Le condensateur (« capacitor » en anglais) est constitué de plaques de conducteurs, éléments qui
permettent l'échange d'électricité, séparées par un isolant. Un condensateur est capable d'emmagasiner
une tension électrique, un peu à la manière d'un réservoir. Sa valeur caractéristique est la capacité,
notée C et exprimée en Farad (F). Il est souvent utilisé pour filtrer, c'est-à-dire lisser une tension (car il
agit un peu comme un amortisseur) et il ne conduit l'électricité que si le courant change, par exemple
lors de la mise sous tension ou l'extinction du circuit.
Les règles d'association sont l'inverse de celles des résistances :
En parallèle, les condensateurs s'additionnent : Ceq = C1 + C2 + C3
Tandis qu'en série : 1 / Ceq = ( 1 / C1 ) + ( 1 / C2 ) + ( 1 / C3 )
La formule associée au condensateur est : i = C ( dU / dt )
Remarque : plus la tension change, plus le courant à ses pattes sera fort. Il faut parfois se méfier de ces
pics de courant à l'allumage et à l'extinction du circuit.
Bobine (« Coil »)
La bobine est un enroulement de fil conducteur. La bobine est souvent utilisée pour filtrer un courant,
générer un champ magnétique (électroaimant) ou amplifier un signal (radio). Sa valeur caractéristique
est l'inductance notée L et exprimée en Henry (H).
La formule associée à la bobine est : U = L ( di / dt )
Remarque : plus la tension change, plus le courant à ses bornes sera fort. Pour cette raison, il faut
prendre quelques précautions lorsqu'on commute une bobine dans un montage : utiliser par exemple
une diode « de roue libre » (voir « Diode ») qui évacuera la surtension à l'allumage et à l'extinction.
Transistor
Le transistor est une association de trois couches de semi-conducteur et dont la couche du milieu sert à
contrôler le passage du courant dans les deux autres. Il s'agit d'un composant actif qui est souvent utilisé
comme interrupteur ou amplificateur, à la manière d'un relais. Il existe différents types de transistor aux
comportements différents, les NPN et PNP, les transistors à effet de champ, ou MOSFET.
Pour plus de détails, consultez [Link]
Diode
La diode est composée de deux couches de semi-conducteur et ne laisse passer le courant que dans un
sens : de l'anode vers la cathode ; du (+) vers le (-). Elle peut servir à bloquer des retours de courants
non désirés ou construire un pont redresseur pour passer d'un courant alternatif à un courant continu.
Le trait présent sur le composant indique la cathode c'est-à-dire la borne négative (-).
Diode de « roue libre »
On utilise également la diode pour éliminer la surtension qui apparaît dans une bobine lors de l'allumage
et de l'extinction. Il suffit de placer la diode en parallèle avec l'inductance (la bobine). C'est ce qu'on
appelle une diode de « roue libre ». (voir projet « La cigarette ne tue pas les machines »).
LED ou DEL
La LED est une diode électroluminescente : elle s'allume lorsqu'un courant passe dedans. Sa cathode (-)
est plus courte que son anode (+). C'est un composant très pratique pour visualiser rapidement les états
de certains circuits, car elle est facile à mettre en œuvre et consomme très peu de courant (en général 6
à 20 mA). Une LED se caractérise par sa tension de seuil qui exprime la tension à ses bornes lorsqu'elle
est alimentée.
Quelques valeurs à titre d'exemple
CouleurTension de seuil (Vf) Consommation (If) Longueur d'onde
rouge 1,6 V à 2 V 6 à 20 mA 650 à 660 nm
jaune 1,8 V à 2 V 6 à 20 mA 565 à 570 nm
vert 1,8 V à 2 V 6 à 20 mA 585 à 590 nm
bleu 2,7 V à 3,2 V 6 à 20 mA 470 nm
Il n'est pas bon d'alimenter une LED directement en 5 V (via une carte Arduino) car elle est en surtension
: même si elle fonctionne elle brûlera rapidement. Pour la protéger, il faut utiliser le principe du pont
diviseur de tension (expliqué plus loin) en la câblant en série avec une résistance, dont la valeur se
calcule de la manière suivante :
R = ( tension d'alimentation - tension de seuil ) / courant
Ainsi pour une LED rouge par exemple : R = ( 5 - 1,6 ) / 0,02 = 170 Ohms
Remarque : la broche 13 de la carte Arduino est déjà équipée d'une résistance qui permet d'y brancher
une LED directement.
Potentiomètre
Le potentiomètre est en fait un composant à résistance variable, qui se règle avec un bouton ou une
glissière. On change la résistance du potentiomètre par une manipulation physique ; c'est une interface
humain/machine.
Interrupteur
L'interrupteur ouvre ou ferme un circuit. Il est lui aussi une interface humain/machine. Il peut être
monostable (il revient à sa position initiale quand on le lâche) ou bistable (il garde sa dernière position).
Il peut être NO (ouvert au repos) ou NF ou NC (fermé au repos). Il existe des interrupteurs combinant
ces deux fonctions.
Relais
Le relais est un interrupteur électromécanique, ce qui signifie qu'il change de position ou d'état grâce à
un électroaimant. Il peut donc être commandé par un signal électrique dans un circuit. Le relais est
utilisé pour relayer une commande sur un circuit de plus forte puissance (voir chapitre « Précautions
d'utilisation »). Comme l'électroaimant contient une bobine, il est nécessaire d'utiliser une « diode de
roue libre ».
Piézoélectrique
Le piézoélectrique est un composant réversible qui génère une tension quand il est déformé et qui se
déforme lorsqu'il est soumis à une tension. Il prend souvent la forme d'une pastille qui peut alors servir
à la fois de micro-contact et de haut-parleur. Il peut ainsi servir d'interface humain/machine. Le signal
sortant d'un piézo est assez erratique.
Cellule photoélectrique
La cellule photoélectrique, ou photorésistance, est un semi-conducteur à résistance photo-variable. Elle
permet de détecter et/ou mesurer la lumière.
Thermistance
La thermistance est une résistance qui varie avec la température. La correspondance n'est pas linéaire,
c'est pourquoi il est utile de se référer à la fiche technique du composant utilisé.
Moteur
image manquante
Le moteur électrique est un dispositif électromécanique qui fonctionne grâce à l'électromagnétisme
généré par des bobines.
Servomoteur
Le servomoteur est un petit moteur asservi c'est-à-dire qu'un circuit interne contrôle en permanence sa
position. Il a souvent une plage de liberté réduite (moins d'un tour) mais peut atteindre à coup sûr une
position et la maintenir avec force. Il existe de nombreux modèles. Les plus petits peuvent être
actionnés directement avec une carte Arduino (voir chapitre « Précautions d'utilisation »).
Circuits intégrés
Ce sont des circuits (donc des assemblages de composants) qui sont intégrés dans un même boîtier. Il en
existe de nombreux types aux fonctionnalités et complexités diverses, du simple régulateur de tension
au processeur d'ordinateur. La puce ATMEGA qui est au cœur de la carte Arduino est un circuit intégré.
Ces composants sont très utiles pour réaliser des montages complexes en un minimum de place. Ils sont
identifiés par une référence visible sur leur boîtier. Cette référence permet d'accéder à leur fiche
technique (en anglais datasheet), en général facile à trouver sur internet [référence du composant + «
datasheet »] dans un moteur de recherche.
Quelques circuits de base
L'idée ce cette partie n'est pas de vous montrer de manière exhaustive les circuits possibles car cette
tâche est irréalisable. En revanche, quelques circuits constituent le b.a.-ba de l'électronique : en effet ils
apparaissent dans presque tous les montages. Connaître leur fonctionnement vous permettra de
comprendre plus facilement un circuit.
Pont diviseur de tension
Ce circuit est très utile pour réduire une tension. Dans un pont diviseur, la tension aux bornes de la
seconde résistance est proportionnelle au rapport de celle-ci par rapport à la résistance globale du
circuit. Dans la métaphore de l'eau, les deux résistances constituent un escalier ou une cascade. Sa
fonction est :
U2 = U X ( R2 / ( R2 + R1 ) )
Si l'on veut mesurer, par exemple, une tension qui oscille entre 0 et 15 V avec une carte Arduino qui ne
supporte que 0-5 V, il faut utiliser un pont diviseur de tension constitué de deux résistances dont la
première vaut le double de la [Link] tension entre les deux résistances oscillera entre 0 et 5 V. La
valeur totale des deux résistances déterminera la consommation électrique du circuit (voir « Résistance
»).
Exemple : avec 1 MOhm et 2 MOhms, U2= 15X(1000/(1000+2000)) = 5 V
On utilise ce modèle pour limiter la tension aux bornes d'une LED lorsqu'on l'alimente avec une carte
Arduino (voir plus haut).
Pont diviseur de courant
Ce circuit est le pendant du pont diviseur de tension. Lorsqu'on branche deux résistances en parallèle, le
courant se partage entre les deux branches proportionnellement au rapport des valeurs des résistances.
Sa fonction est :
I1 = I X ( R2 / ( R1 + R2 ) )
Le multimètre
Le multimètre est un ensemble d'appareils de mesure comprenant habituellement un voltmètre, un
ampèremètre et un ohmmètre, pour mesurer rsepeectivement la tension, le courant et la résistance de
composants ou de circuits. Il comporte deux broches, habituellement rouge et noire, correspondant à la
polarité (positive et négative) du multimètre. Il faut faire bien attention à respecter cette polarité pour
certaines mesures et de s'assurer à chaque fois que la base de chaque broche est connectée à la bonne
entrée du multimètre. Bien évidemment, il faut spécifier la grandeur à mesurer à l'aide du sélecteur du
multimètre. Par exemple, pour mesurer une tension qui devrait se situer entre 0 et 5 V, on place le
sélecteur à la barre des 20 V (si disponible). Pour un voltage de plus petite échelle, entre 0 et 1 V par
exemple, il faudrait mettre le sélecteur sur le symbole 2 V.
Un multimètre comporte habituellement quatre entrées généralement identifiées par 10 A ou 20 A, mA,
COM et V ou Ω. La base de la broche noire est toujours connectée à la broche COM qui correspond au
pôle négatif ou au « Gnd » (Ground) sur la carte Arduino ou à la masse. En fonction de la grandeur que
l'on veut mesurer, le connecteur de la broche rouge se branche aux autres entrées : Entrée Utilisation 10
A ou 20 A pour mesurer un courant élevé
Tableau
Entrée Utilisation
10 A ou 20 A pour mesurer un courant élevé
mA pour mesurer un courant faible
V, Ω, diode pour mesurer une tension, une diode, résistance et continuité
La tension se mesure en parallèle et entre deux points d'un circuit, c'est-à-dire qu'il faut « créer » une
nouvelle branche avec les broches du multimètre. Le circuit doit être sous tension pour effectuer la
mesure.
Le courant se mesure en série, c'est-à-dire qu'il faut insérer le multimètre dans le circuit ou une branche.
Le circuit doit être sous tension pour effectuer la mesure. Attention ! Lorsqu'on mesure le courant d'un
circuit, il faut s'assurer de brancher la base de la broche positive (rouge) dans l'entrée appropriée du
multimètre (souvent identifiée par mA ou A) en fonction de la puissance. Si ceci n'est pas fait de manière
correcte, il est possible d'endommager le multimètre. La résistance se mesure sans tension. Pour
mesurer la résistance d'un composant, il suffit de connecter les deux broches du multimètre à chacune
des pattes du composant que l'on souhaite mesurer.
Pour vérifier la continuité d'un circuit et pour voir s'il n'est pas « ouvert », si une connexion n'est pas
interrompue ou encore si il n'y pas de court-circuit, il est possible d'utiliser la fonction « continuité » du
multimètre. On prend cette mesure en connectant les broches du multimètre à chacune des extrémités
du composant ou du circuit. Il est à noter que, par exemple, un circuit comprenant des résistances ne
présente pas de continuité complète.
Pour la réalisation de circuits électroniques, plusieurs outils sont essentiels. Nous aborderons les
principaux d'entre eux au chapitre Méthodologie, section Mise en œuvre.