0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
104 vues12 pages

Solutions

Transféré par

Aruto Yvann
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
104 vues12 pages

Solutions

Transféré par

Aruto Yvann
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L1 MASS - M11

I Logique - II Ensemble.
Exercice 1.
(1) C’est une assertion quantifiée. Pour montrer qu’elle est fausse, commencez par écrire
sa négation (en respectant scrupuleusement les règles énoncées en cours de M11 et de
méthodologie); montrez ensuite que cette négation est vraie.
(2) Comme pour le (1). Notez d’ailleurs que la méthode de preuve utilisée est un raison-
nement par contre-exemple.
(3) Pour cette question, on supposer connue (et bien définie) la notion de partie entière
d’un rel. Commencez d’ailleurs par (re)trouver la définition de partie entière.
(4) Commencez par comprendre ce que cette phrase mathématique veut dire. Puis essayez
de vous convaincre que c’est vrai.
Compréhension de l’assertion: On commence à lire cette phrase par la gauche:
∃n ∈ N, blablabla
On cherche donc à trouver (au moins) une valeur entière n qui va vérifier blablabla. Comme
on veut montrer que l’assertion est vraie, cela signifie qu’il va falloir donner une valeur de n
pour laquelle blablabla est vraie. Il faut maintenant regarder ce que blablabla veut dire:

∀p ∈ N, blabla
Ce morceau signifie que pour toutes les valeurs de p entières (0 y compris), on veut que la
propriété blabla soit vraie.
On récapitule pour l’instant notre lecture de l’assertion:
∃n ∈ N, ∀p ∈ N, blabla veut dire qu’il nous faut trouver une valeur de n ∈ N (qui sera
alors fixée une fois pour toute) et pour laquelle on va pouvoir affirmer que si je prends une
valeur quelconque de p ∈ N, je pourrais affirmer que blabla est vraie. Reste à savoir ce que
blabla veut dire:

n > p ⇒ n + p > 2p .
Ça c’est facile! si n est strictement plus grand que p (pour ce n qu’on va choisir et qui sera
fixé, et pour n’importe quel p entier) alors on aura nécessairement n + p > 2p.
Maintenant qu’on a compris l’énoncé, on peut montrer que c’est vrai.
On démontre que l’assertion est vraie: Comme il faut commencer par trouver n ∈ N qui
va faire le job blablabla, on peut tenter de prendre une valeur et voir si ça fonctionne. On va
éviter n = 0 qui va nous compliquer la tâche. Essayons plutôt avec n = 1. En avant! Pour
n = 1 montrez que

∀p ∈ N, (1 > p ⇒ 1 + p > 2p)


Voilà. Quand vous avez fini, essayez de voir ce que signifie la phrase où on a interverti
l’ordre des quantificateurs:

∀p ∈ N, ∃n ∈ N, (n > p ⇒ n + p > 2p)


(5) De plus en plus dur! Cette assertion est vraie. Commencez par constater que x2 − 9 =
(x − 3)(x + 3). Au fait, vous souvenez vous de ce qu’est la valeur absolue d’un nombre réel?
(6) Un café offert à ceux qui montrent que c’est faux. (et un restau à ceux qui montrent
que c’est vrai...)
(15) Utilisez simplement la table de vérité qu’on vous a donnée dans le cours. Repérez
juste la ligne correspondant aux valeurs de vérité de P = “1 > 2” et Q = “23 = 5”. A votre
avis, pourquoi on vous a posé cet exercice un peu curieux?

1
Jean-Marie Barbaroux, barbarou@[Link]
Ci-dessous la négation des énoncés (1) à (8) de l’exercice 1, et la valeur de vérité pour
cette négation.
(1) ∃x ∈ R, x ≤ 1 (V )
(2) ∃n ∈ N, n2 + n + 1 ≤ n3 (V )
(3) ∃x ∈ R, ∀n ∈ N, n < x (F )
(4) ∀n ∈ N, ∃p ∈ N, n > p et n + p ≤ 2p (F )
(5) ∃n ∈ N∗ , ∀p ∈ N∗ , ∃x ∈ R, |x − 3| < p1 et |x2 − 9| ≥ n1 (F )
(6) ∃n ∈ N∗ , ∀p ∈ N∗ , ∃(x, y) ∈ R2 , |y − x| < p1 et |y 2 − x2 | ≥ 1
n (V )
(7) ∀x ∈ R, ∃(n, p) ∈ N∗ × N∗ , n > p et p1 ≤ n1 (F )

(8) ∃(x, y) ∈ R2 , (x, y) 6= (0, 0) et x2 + xy + y 2 ≤ 0
ou x2 + xy + y 2 > 0 et (x, y) = (0, 0) (F )
Exercice 2. Commencez par relire les définitions de réunion et d’intersection.
Pour la première égalité. Aidez-vous d’un dessin. Tracez pour x = 0, puis x = 1/3, puis
x = 1/2, puis x = 1. Comme on parle de la réunion, regardez maintenant l’ensemble que
vous obtenez rien qu’en considérant ces quatre valeurs de x (attention à ce qui se passe au
bord). Vous avez deviné ce que cela devrait donner si on faisait la réunion pour tous les x?
Bien. Il reste à montrer que ce que vous avez pensé être la bonne réponse est vrai.
Comme il faut montrer une égalité entre deux ensembles, on va procéder comme 9 fois
sur 10 dans ce cas là: on montre deux inclusions.
Pour l’autre question, la réponse
T est ∅. Là aussi il faut montrer a priori deux inclusions.
Sauf que pour l’inclusion ∅ ⊂ x∈[0,1] ]x/2, 2x[, il n’y a rien à faire, puisque l’ensemble vide
est toujours inclus dans n’importe quel ensemble. Il n’y a donc qu’une inclusion à montrer
(rappel: A ∩ ∅ = ∅ et A ∪ ∅ = A).

Exercice 3. Commencez par considérer le cas simple où I = {1, 2}, et J = {1, 2}, c’est à
dire, montrez que
 
A1 ∪ A2 ∩ B1 ∪ B2 = (A1 ∩ B1 ) ∪ (A1 ∪ B2 ) ∪ (A2 ∪ B1 ) ∪ (A2 ∪ B2 ).
S
Notez en passant que c’est bien cela que signifie i,j∈{1,2}×{1,2} : on collecte tous les couples
(i, j) possibles avec i dans {1, 2} et j dans {1, 2}, et on fait la réunion sur tous ces couples
(i, j) des ensembles Ai ∪ Aj .
Pour montrer que c’est vrai on va bien entendu montrer deux inclusions. On va aussi
utiliser la définition d’intersection et de réunion. Ainsi, dire qu’un élement x est dans A1 ∪A2 ,
cela signifie qu’il est au moins dans une des deux ensembles. Pareil pour B1 ∪ B2 . Et comme
être dans une intersection  d’ensemble, c’est dire qu’on est dans les deux à la fois, dire que
x ∈ A1 ∪A2 ∩ B1 ∪B2 c’est dire qu’il est au moins dans l’un des Ai et aussi (intersection)
dans l’un des Bj .

Exercice 5. Pour chacune des questions posées, faites un dessin pour comprendre ce qui
se passe.
Et souvenez vous que souvent, pour montrer une égalité d’ensemble, on montre deux
inclusions.
Pour l’équivalence, montrez deux implications.

Exercice 6. Faites un dessin avec trois ensembles A1 , A2 et A3 pour comprendre ce qui se


passe. Montrez deux inclusions.

Exercice 7. Là aussi, faites un dessin avec trois ensembles A1 , A2 et A3 pour voir ce qui
se passe.

III. Relation, fonction, application.


Exercice. Soit f l’application de R dans R définie par : f (x) = 1 + x2 . Déterminer l’image
directe et réciproque par f des ensembles suivants:
[0, 1], ] − 1, 4[, [0, +∞[, ] − ∞, 5].

Réponse. On verra plus tard comment répondre à cette question en utilisant un tableau
de variation et le théorème des valeurs intermédiaires. Pour l’instant, on résoud le problème
directement par le calcul.
• L’ensemble f −1 ([0, 1]) est par définition l’ensemble des x de l’ensemble de départ R,
qui vérifient f (x) ∈ [0, 1].
On résoud donc

f (x) ∈ [0, 1] ⇔ 0 ≤ 1 + x2 ≤ 1
⇔ −1 ≤ x2 ≤ 0
⇔ x=0,
car le carré d’un nombre réel est toujours positif ou nul.
On a donc
f −1 ([0, 1]) = {0}.
• On procède de même pour la question suivante:

f (x) ∈] − 1, 4[ ⇔ −1 < 1 + x2 < 4 ⇔ −2 < x2 < 3


√ √
⇔ 0 ≤ x2 < 3 ⇔ − 3 < x < 3 ,
Donc √ √
f −1 (] − 1, 4[) =] − 3, 3[
• De même le calcul donne
f −1 ([0, +∞[) = R, f −1 (] − ∞, 5]) = [−2, 2] .

Exercice (image réciproque et image directe). Soit f l’application de R dans R définie


par f (x) = x2 . Soient A := [−2, 1] et B = [−1, 4].
1) Calculer f −1 (f (A)) et f (f −1 (A)) puis comparez ces deux ensembles et A.
2) Comparer f (A ∩ B) et f (A) ∩ f (B)
3) Comparer f (A ∪ B) et f (A) ∪ f (B).
Réponse.
1) On commence par déterminer f (A). Par définition, f (A) est l’ensemble des valeurs
prises par f (x) lorsque x parcourt l’ensemble A. On a
−2 ≤ x ≤ 1 ⇒ 0 ≤ x2 ≤ 4 ,
et réciproquement, pour tout y ∈ [0, 4], on peut trouver (au moins) une valeur de x dans

[−2, 1] (prendre x = − y par exemple) telle que y = x2 . Ainsi,
f (A) = [0, 4] .
Par un calcul similaire à ceux de l’exercice précédent, on trouve:
f −1 (f (A)) = f −1 ([0, 4]) = [−2, 2].
De même on trouve
f −1 (A) = [−1, 1],
et
f (f −1 (A)) = f ([−1, 1]) = [0, 1]
On a donc obtenu dans ce cas précis les relations
f (f −1 (A)) ⊂ A et A ⊂ f −1 (f (A)).
Ces relations sont vraies en général (c.f. un des exercices ci-dessous).
2) On a A ∩ B = [−1, 1] et le calcul donne f (A ∩ B) = [0, 1].
On a d’autre part f (A) = f ([−2, 1]) = [0, 4] et f (B) = f ([−1, 4]) = [0, 16]. Ainsi,
f (A) ∩ f (B) = [0, 4].
On a donc montré dans ce cas particulier f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B). Cette relation est
vraie en général (c.f. un exercice du TD et c.f. aussi le cours) )
3) On montre
f (A ∪ B) = f ([−2, 4]) = [0, 16]
et
f (A) ∪ f (B) = f ([−2, 1]) ∪ f ([−1, 4]) = [0, 4] ∪ [0, 16] = [0, 16].
ce qui montre ici
f (A) ∪ f (B) = f (A ∪ B).
Cette relation est vraie en général (c.f. exercice feuille de TD et c.f. le cours) ).
Exercice. Soient E et F deux ensembles non vides. Soit f une application de E dans F .
1) Montrer que: ∀A ∈ P(E), f −1 (f (A)) ⊃ A.
2) Montrer que: ∀B ∈ P(F ), f (f −1 (B)) ⊂ B.
Réponse.
1) Soit A un sous-ensemble quelconque de l’ensemble de départ E. Soit x0 un élément de
A. On va montrer que x0 ∈ f −1 (f (A)). (faites un shéma pour comprendre le raisonnement)
On considère y0 = f (x0 ). Alors, par définition de f (A), on a évidemment y0 ∈ f (A). De
plus, puisque y0 est l’image par f de x0 , on sait que y0 admet au moins un antécédent par
f , à savoir x0 . Ce qui signifie que f −1 (f (A)) contient l’élément x0 .
2) Soit B un sous-ensemble quelconque de l’ensemble d’arrivée F . Par définition, f −1 (B)
est l’ensemble des éléments de E dont l’image par f est dans B. Donc, si on prend un
élément x0 dans f −1 (B), son image f (x0 ) est dans B. Cela montre que f (f −1 (B)) ⊂ B.

IV. Composition, réciprocité

Exercice. Soient f , g les deux applications de R dans R définies par:


f (x) = 2x + 1 et g(x) = 7x2 − 2.
Montrer que f admet une application réciproque (que l’on calculera), puis que g n’en admet
pas. Calculer g ◦ f et f ◦ g.
Réponse.
• Soit y quelconque dans l’ensemble d’arrivée R. On veut montrer que y admet un
antécedent et un seul par f dans l’ensemble de départ R. On aura ainsi montré que
l’application f est injective et surjective, donc bijective, et par conséquent inversible.
Pour déterminer l’ensemble des antécédents de y par f , on résoud
y−1
y = f (x) ⇔ y = 2x + 1 ⇔ x = ,
2
ce qui démontre que y admet un antécédent unique y−1
2 par f . Ce calcul, qui montre que f
est bijective, nous permet aussi d’obtenir une expression de l’application f −1 de R dans R:
y−1
f −1 (y) = .
2
(on peut aussi écrire f −1 (x) = x−1
2 ).
• Pour montrer que g n’est pas inversible (donc pas bijective) on va montrer qu’elle n’est
pas surjective. Pour cela, il suffit de remarquer que quelle que soit la valeur de x dans R,
on a toujours g(x) = 7x2 − 2 ≥ −2. Donc, y = −3 (par exemple) n’admet pas d’antécédent
par g.
(On aurait pu montrer aussi que g n’était pas injective en remarquant par exemple que
5 admet deux antécédents 1 et −1 par g).
• Pour tout x dans R on a:
 
(g ◦ f )(x) = g f (x) = g(2x + 1) = 7 (2x + 1)2 − 2 = 28x2 + 28x + 5 ,


et  
(f ◦ g)(x) = f g(x) = f (7x2 − 2) = 2 7x2 − 2 + 1 = 14x2 − 3 .


Exercice. L’application f de R dans R définie par


f (x) = 1 + x + x2 ,
admet-elle une application réciproque?
Réponse. Non, car elle n’est pas surjective. En effet, on peut remarquer que 0 n’a pas
d’antécédent. En effet, l’équation
0 = 1 + x + x2 ,
n’admet pas de solution dans R (le discriminant ∆ = b2 − 4ac = −3 est strictement négatif).

Exercice (réciproque du sinus hyperbolique). Soit l’application f de R dans R définie


par
ex − e−x
f (x) = .
2
Démontrer que f admet une application réciproque (que l’on calculera)
Réponse. Soit y quelconque dans l’ensemble d’arrivée R. On veut montrer qu’il existe un
élément x et un seul dans l’ensemble de départ R qui vérifie y = f (x). Pour cela, on résoud
x −x
donc l’équation y = e −e2 , d’inconnue x (et de paramètre y).
On pose d’abord u = ex , et on remarque que 1/u est toujours bien défini car u 6= 0, et
x −x u− 1
1/u = e−x . Résoudre y = e −e 2 revient donc à résoudre y = 2 u , d’inconnue u ≥ 0.

u − u1
y= ⇔ 2yu = u2 − 1 ⇔ u2 − 2uy − 1 = 0.
2a
La dernière équation est une équation du second degré en u, de paramètre y. Le discrim-
inant vaut ∆ = b2 − 4ac = (−2y)2 + 4. Donc on a toujours ∆ > 0. L’équation admet donc
deux solutions distinctes:
√ p
−b ± ∆ 2y ± (2y)2 + 4 p
u= = = y ± y2 + 1
2 2
On ne conserve que la solution qui est positive (car on cherche u positif), ce qui donne
p
u = y + y2 + 1 .
En utilisant u = ex , on obtient donc
ex − e−x p  p 
y = f (x) ⇔ y = ⇔ ex = y + y 2 + 1 ⇔ x = ln y + y 2 + 1
2
 p 
Ainsi, y admet un antécedent et un seul x = ln y + y 2 + 1 par f dans R. Ceci montre
que f est inversible et f −1 est une application de R dans R définie par
 p 
f −1 (y) = ln y + y 2 + 1 .

Exercice. Soient les applications f de R dans ] − 1, +1[ et g de ] − 1, +1[ dans R définies


par:
e2x − 1 1 1+y
f (x) = 2x et g(y) = ln .
e +1 2 1−y
Calculer f ◦ g et g ◦ f puis en déduire que f admet une application réciproque (que l’on
calculera).
Réponse.
i) L’application f ◦ g est définie de ] − 1, +1[ dans ] − 1, +1[ par
1 1+y 1+y
1 1+y e2× 2 ln 1−y − 1 1−y −1
(f ◦ g)(y) = f (g(y)) = f ( ln )= 1 1+y = 1+y =y
2 1−y e2× 2 ln 1−y + 1 1−y +1
L’application g ◦ f est définie de R dans R par
e2x −1
 2x !
1+

e −1 1 e2x +1 1
ln e2x = x

(g ◦ f )(x) = g(f (x)) = g 2x
= ln e2x −1
=
e +1 2 1− e2x +1
2
ii) Pour montrer que f est inversible, de R dans ]−1, 1[, on va procéder comme d’habitude.
Soit y dans l’ensemble d’arrivée ] − 1, 1[. On va montrer qu’il existe un et un seul x dans
l’ensemble de départ R tel que y = f (x).
• Pour l’existence d’un tel x, il suffit de noter que si on choisit x = g(y) (qui est toujours
bien défini puisque y ∈] − 1, 1[), on obtient l’égalité voulue:
f (x) = f (g(y)) = y,
où on a utilisé le résultat de i).
• Montrons maintenant qu’un tel x est unique. Pour cela on va supposer qu’il existe a
priori deux éléments x1 et x2 qui vérifient y = f (x1 ) et y = f (x2 ), et on va montrer qu’ils
sont en fait égaux:
y = f (x1 ) et y = f (x2 ) ⇒ f (x1 ) = f (x2 ) ⇒ g(f (x1 )) = g(f (x2 )) ⇒ x1 = x2 ,
puisque d’après i) on a g(f (x1 )) = x1 et g(f (x2 )) = x2 . Ceci conclut la preuve de l’unicité
de l’antécédent de y par f . 

V. Relations d’équivalence.

Exercice. Soient E et F deux ensembles non vides et f une application de E vers F .


1) Montrer que {f −1 ({y})}y∈f (E) forme une partition de E.
2) Montrer que la famille {{f (x)}}x∈E forme une partition de F si et seulement si f est une
bijection.
Réponse.
1) Pour montrer que {f −1 ({y})}y∈f (E) forme une partition de E, il faut montrer d’une part
que deux ensembles quelconques {f −1 ({y})} et {f −1 ({y 0 })} sont disjoints si y 6= y 0 , et il faut
montrer d’autre part que la réunion de tous les ensembles {f −1 ({y})}, quand y parcourt
f (E), donne l’ensemble E.
• Montrons d’abord le premier point à l’aide d’un raisonnement par l’absurde: Soient
y 6= y 0 deux éléments quelconques de f (E). Supposons que {f −1 ({y})} et {f −1 ({y 0 })} ne
sont pas disjoints; cela signifie qu’ils possèdent au moins un élément commun x. Pour cet
élément x on a donc:
x ∈ {f −1 ({y})} implique f (x) = y ,
et
x ∈ {f −1 ({y 0 })} implique f (x) = y 0 .
Or il n’est pas possible que x admette deux images y et y 0 distincte par f , car f est une
fonction.
On en déduit donc que nécessairement {f −1 ({y})} S et {f −1 ({y 0 })} sont disjoints.
• Pour démontrer le deuxième point, c’est à dire y∈f (E) {f −1 ({y})} = E, il suffit de
montrer E ⊂ y∈f (E) {f −1 ({y})}, puisque l’autre inclusion est évidente.
S
−1
Soit x ∈ E. On pose y = f (x). Pour cet y, puisque y = f (x), on S a x ∈ {f−1 ({y})} et
y ∈ f (E). Ainsi, pour x quelconque dans E, on a montré que x ∈ y∈f (E) {f ({y})}, ce
qui impique E ⊂ y∈f (E) {f −1 ({y})}.
S

2) Pour montrer cette équivalence, on va montrer deux implications.
 
• Montrons d’abord: (f surjective) ⇒ {{f (x)}}x∈E forme une partition de F .
On suppose f bijective. Pour x et x0 deux éléments quelconques de E tels que x 6= x0 ,
les deux singletons (ensembles constitués d’un seul élément) {f (x)} et {f (x0 )} sont disjoints
puisque d’après l’injectivité de f , on a forcément f (x) 6= f (x0 ).
D’autre part, pour y élément quelconque de F , puisque f est surjective,Sil existe x0 dans
0 0
E tel que y =S f (x ), ce que l’on peut écrire aussi y ∈ {f (x )}. Donc, S y ∈ x∈E {f (x)}. On
a donc F ⊂ x∈E {f (x)}. L’autre inclusion  étant évidente, on a F = x∈E {f (x)}.  
• L’autre implication à montrer est: {{f (x)}}x∈E forme une partition de F ⇒ (f
surjective). sans correction.

Exercice. Soit R la relation binaire de R dans R définie par


xRy ⇔ (x2 + y 2 ≤ 1 ou x = y).
R est-elle une relation d’équivalence sur R?
Réponse.
On va montrer que R n’est pas transitive. Pour cela, on choisit x = 1, y = 0 et z = 1/2.
On a
x2 + y 2 = 1 ≤ 1, donc xRy,
et
1
y 2 + z 2 = ≤ 1, donc yRz.
4
Par contre,
5
x 6= z et x2 + z 2 = > 1 ,
4
donc x n’est pas en relation avec z. Ceci montre que R n’est pas transitive, et donc que ce
n’est pas une relation d’équivalence.

Exercice. Soit R la relation binaire de R dans R définie par


xRy ⇔ (max{|x|, |y|} ≤ 1 ou x = y).
Montrer que R est une relation d’équivalence sur R. Préciser autant que possible la classe
de x modulo R.
Réponse.
• réflexivité: Soit x quelconque dans R, alors x = x, donc (max{|x|, |x|} ≤ 1 ou x = x) est
toujours vrai, ce qui implique xRx.
• symétrie: Soient x et y quelconques dans R.
xRy ⇒ (max{|x|, |y|} ≤ 1 ou x = y) ⇒ (max{|y|, |x|} ≤ 1 ou y = x) ⇒ yRx ,
donc R est bien réflexive.
• transitivité:
Soient x, y et z dans R tels que xRy et yRz. On veut montrer que xRz. Pour cela, on
va distinguer 4 cas possibles, selon que x et y d’une part puis y et z d’autre part, vérifient
la première propriété (avec le max) ou la deuxième propriété (légalité) de la relation R.
- 1er cas: x = y et y = z. Alors on obtient tout de suite x = z et cela implique xRz.
- 2ème cas: x = y et max{|y|, |z|} ≤ 1. Alors on obtient tout de suite max{|x|, |z|} ≤ 1,
et donc xRz.
- 3ème cas: max{|x|, |y|} ≤ 1 et y = z. Alors on a max{|x|, |z|} ≤ 1 ce qui entraı̂ne xRz.
- 4ème cas: max{|x|, |y|} ≤ 1 et max{|y|, |z|} ≤ 1. La première propriété implique à la
fois |x| ≤ 1 et |y| ≤ 1. La deuxième implique |y| ≤ 1 et |z| ≤ 1. On a donc que le maximum
de |x| et |z| est inférieur à 1 (puisque chacun de ces deux nombres est inférieur à 1). D’òu
max{|x|, |z|} ≤ 1, ce qui implique xRy.
Ainsi, dans tous les cas possibles, on obtient xRy. Cela entraı̂ne que R est transitive. 

VI. Relations d’ordre.


Exercice. Soit R la relation binaire définie par

xRy ⇔ x = y ou (x = 0 et y = 1) .
Montrer que R est une relation d’ordre sur R. Déterminer l’ensemble des majorants d’un
singleton {x}. L’ordre est-il total?
Réponse.
• Montrons que R est une relation d’ordre:
Réflexivité: Soit x ∈ R, alors on a x = x, donc xRx.
Antisymétrie: Soient x et y dans R tels que xRy et yRx. Comme xRy, cela signifie que
soit x = y, et c’est fini (puisque l’objectif est de montrer justement que x = y), soit x = 0
et y = 1. Mais cette deuxième possibilité ne peut pas arriver, puisque l’autre relation yRx
implique forcément que y = x ou y = 0 et x = 1, ce qui ne peut pas se réaliser si x = 0 et
y = 1. Ainsi, seule la possibilité x = y reste.
Transitivité: Soient x, y et z trois réels tels que xRy et yRz. On va distinguer quatre
cas, et pour chacun d’eux, montrer que xRz.
- 1er cas: x = y et y = z. On conclut tout de suite que x = z et donc xRz.
- 2ème cas: x = y et (y = 0 et z = 1). Cela implique x = 0 et z = 1, et donc xRy.
- 3ème cas: (x = 0 et y = 1) et y = z. Ce cas là implique aussi x = 0 et z = 1, et donc
xRz.
- 4ème cas: (x = 0 et y = 1) et (y = 0 et z = 1). De toute évidence, à cause des conditions
sur y, ce cas là ne peut pas se réaliser.
• Soit x0 ∈ R. On cherche l’ensemble des majorants du singleton {x0 }, c’est à dire, on
cherche l’ensemble des réels y, tels que xRy pour tout élément x de {x0 }. L’ensemble {x0 }
étant réduit au seul élément x0 , on cherche donc l’ensemble des élements y tels que
x0 Ry.
1er cas: x0 6= 0. Alors, la seule possibilité pour que x0 Ry soit réalisé est que x0 = y.
Donc, l’ensemble des majorants de {x0 } pour la relation R est réduite au seul point x0 dans
ce cas.
2ème cas: x0 = 0. On trouve deux majorants: y = 0 (car alors x0 = y et donc x0 Ry) et
y = 1 (car alors x0 = 0 et y = 1, et donc x0 Ry).
• La relation R n’est pas une relation d’ordre total. Pour montrer cela, il nous suffit de
trouver deux éléments x et y qui ne sont pas en relation. On prend par exemple x = 2 et
y = 3.

Exercice (relation ≤ dans R). Quelle est la borne supérieure de


A = {x ∈ R | x est rationnel et x2 ≤ 2}?
Montrer qu’il n’existe pas de plus grand élément de A.
Réponse. On commence par déterminer l’ensemble des majorants de A. Un réel M est
un majorant de A s’il est dans l’ensemble R et s’il est supérieur ou égal à tout rationnel x
2
vérifiant x√ ≤ 2. √ √
Le réel 2 est un majorant de A, car x2 ≤ 2 est équivalent à − √2 ≤ x ≤ 2. Montrons
qu’il n’existe pas de majorant de√A qui soit strictement inférieur à 2.
Soit M un réel tel que M < 2. Alors M n’est pas un majorant de A car il existe un
rationnel pq dans l’ensemble A, tel que M < pq .

Remarque: L’existence d’un tel rationnel pq est garanti par les propriétés de R. En partic-
ulier on sait que ∀x ∈ R \ Q, ∀ > 0, ∃r ∈ Q tel que x < r < x + , c’est à dire qu’on peut
toujours trouver
√ un rationnel arbitrairement proche d’un réel donné. Dans le cas présent
−n
(i.e., x = 2), on peut essayer de le construire
 en considérant une approximation à 10
près, pour n assez grand en fonction de M .
Ainsi, on a montré que l’ensemble des majorants de A est

[ 2, +∞[ .
Par définition, la borne supérieure de A est l’élément minimal de cet ensemble, c’est à
dire, le plus petit des majorants. On trouve donc

sup A = 2.
• On peut montrer que A n’admet pas délément maximal à l’aide d’une preuve par
l’absurde. On suppose qu’il existe pq élément de A tel que pq soit un majorant de A. On
p0
montre alors avec des arguments similaires à la première question qu’il existe q0 dans A tel
que
p p0 √
< 0 < 2.
q q

Exercice supplémentaire Soient A et B deux sous-ensembles non vides de R. Montrer:


sup (A ∪ B) = max{sup A, sup B} .

Réponse. On appelle a = max{sup A, sup B}. Le réel a est donc le maximum entre sup A
et sup B. Pour montrer que a est la borne supérieure de A ∪ B, on va montrer que a est un
majorant de A ∪ B, et on va montrer que c’est le plus petit.
Preuve de “a majorant de A ∪ B”: Soit x ∈ A∪B. Si x ∈ A, on a, par définition de la borne
supérieure de A: x ≤ sup A. De même, si x ∈ B, on obtient x ≤ sup B. Donc, dans tous les
cas, on obtient que x est inférieur ou égal au plus grand des deux réels sup A et sup B. Ceci
montre
x ≤ max{sup A, sup B} = a ,
et donc a est un majorant de A ∪ B, puisqu’il est plus grand que n’importe quel élément x
de A ∪ B.
Preuve de “a est le plus petit des majorants”: Soit a0 < a. On va montrer que a0 n’est pas
un majorant de A ∪ B. Si on a sup A ≤ sup B, l’inégalité a0 < a implique a0 < sup B. Par
définition de sup B, il existe toujours (au moins) un réel r dans B tel que a0 ≤ r < sup B.
On a donc trouvé un élement r ∈ A ∪ B tel que a0 < r. Cela montre que a0 n’est pas
majorant de A ∪ B. De même, si on a sup B < sup A, on arrive à la même conclusion. Cela
prouve que a est le plus petit des majorants. 

VII. Fonctions polynomiales.

Exercice. Trouver toutes les solutions complexes des équations


(E1) z 2 + 2z + (1 − 2i) = 0,
(E2) z 2 + 2(1 + i)z − 5(1 +√2i) = 0,
(E3) z 2 + 2(1 − 2i)z − 8 + 3,
(E4) z 2 − (5 + 3i)z + 7i + 4 = 0,
(E5) z 6 + z 3 (z + 1)3 + (z + 1)6 = 0 (poser x := 1 + z1 ).
Réponse.
(E5). Comme z = 0 n’est pas racine de (E5), on peut résoudre, de façon équivalente,
l’équation (E5) où on aura divisé chaque membre par z 6 . On obtient
3  6
z6 z 3 (z + 1)3 (z + 1)6

z+1 z+1 1 1
+ 3 + =1+ + = 1 + (1 + )3 + (1 + )6 = 0.
z6 z z3 z6 z z z z
On pose comme inconnue auxiliaire, x = 1 + z1 . On est donc amené à résoudre l’équation
1 + x3 + x6 = 0.
On pose ensuite X = x3 ; il faut et il suffit donc de résoudre
1 + X + X 2 = 0.
Le discriminant
√ pour cette√équation est ∆ = 1 − 4 × 1 = −3, dont les deux racines deuxièmes
sont δ = i 3 et −δ = −i 3 (et on a δ 2 = (−δ)2 = ∆). Les deux solutions (complexes) de
l’équation en X sont donc
√ √
−1 − i 3 −1 + i 3
X1 = et X2 =
2 2
Il faut maintenant en déduire les valeurs associées de x. On doit donc résoudre les deux
équations en x:
x3 = X1 et x3 = X2 .
Cherchons d’abord les racines troisièmes de X1 . Pour cela, on doit écrire X1 sous sa forme
polaire, c’est à dire, déterminer son module |X1 | et son argument arg(X1 ).
√ !2
v
u 2
u 1 3
|X1 | = t + =1
2 2
et √
Re(X1 ) 1 Im(X1 ) 3
cos(arg(X1 )) = =− et sin(arg(X1 )) = =− ,
|X1 | 2 |X1 | 2
ce qui donne arg(X1 ) = − 2π
3 . Les trois racines troisièmes de X1 sont donc
2iπ 2iπ 2iπ 2iπ 2iπ 4iπ 2iπ 2iπ 10iπ
x0 = e− 9 +0× 3 = e− 9 , x1 = e− 9 +1× 3 =e 9 , x3 = e− 9 +2× 3 =e 9 .
2iπ
De façon similaire, on détermine les trois racines troisièmes de X2 = e 3 :
2iπ 10iπ
− 4iπ
x00 = e , x01 = e− 9 , x02
9 =e 9 .
Pour chaque valeur de x0 , x1 , x2 , x00 , x01 et x02 , il reste
à résoudre les équations
1 1 1
1 + = x0 , 1 + = x1 , ..., 1 + = x02 .
z z z
On trouve ainsi les six solutions de (E5):
1 1 1 1 1 1
z = − 2iπ , z = 4iπ , z = 10iπ , z = 2iπ , z = − 4iπ , z = − 10iπ .
e 9 −1 e 9 −1 e 9 −1 e 9 −1 e 9 −1 e 9 −1

Exercice. Factoriser les polynômes suivants en exploitant les informations données:


(1) P (x) = 2x3 − (5 + 6i)x2 + 9ix + 1 − 3i (P possède une racine réelle).
(2) Q(x) = x5 + 3x4 + 4x3 + 4x2 + 3x + 1 (Q possède une racine évidente).
(3) R(x) = 2x4 + x3 − 6x2 + x + 2 (poser u = x + x1 ).
Réponse. (1) On sait d’après l’énoncé que P (x) admet une racine réelle. Notons la x0 . On
a alors 2x30 − (5 + 6i)x20 + 9ix0 + 1 − 3i = 0. Comme x0 est réel, on peut facilement identifier
dans le membre de gauche les parties réelles et imaginaires:
Re(2x30 − (5 + 6i)x20 + 9ix0 + 1 − 3i) = 2x30 − 5x20 + 1 et Im(2x30 − (5 + 6i)x20 + 9ix0 + 1 − 3i) =
−6x20 + 9x0 − 3.
Ainsi, x0 est l’une des solutions de
2x30 − 5x20 + 1 = 0 et − 6x20 + 9x0 − 3 = 0.
La résolution de −6x20 + 9x0 − 3 = 0 donne comme solutions x0 = 1 ou x0 = 21 . Le réel
x0 = 1 n’est pas solution de P (x) = 0, donc on ne le considère pas. Par contre 12 est solution
de P (x) = 0. Donc 12 est racine (réelle) de P (x). On va maintenant factoriser P (x) par
(x − 21 ). On peut par exemple effectuer une division euclidienne. On obtient:
1  
P (x) = (x − ) 2x2 − (4 + 6i)x + (−2 + 6i) .
2
Il reste à factoriser le polynôme 2x2 − (4 + 6i)x + (−2 + 6i). On calcule le déterminant
∆ = (−(4 + 6i))2 − 4 × 2 × (−2 + 6i) = −4, et on obtient alors les deux solutions
√ √
−(−(4 + 6i)) − i 4 −(−(4 + 6i)) + i 4
x1 = = 1 + i et x2 = = 1 + 2i.
2×2 2×2
On conclut
1
P (x) = 2(x − )(x − 1 − i)(x − 1 − 2i).
2
(Ne pas oublier le préfacteur 2)

IX. Fonctions continues et limités.

Exercice. Soit f une application de R dans R satisfaisant


(1) ∀x ∈ R, f (2x) + f (x) = 0 .
Montrer que si f est continue en 0, alors f est la fonction nulle.
Réponse.
•. L’égalité (1) implique, pour x = 0, f (0) + f (0) = 0, donc
(2) f (0) = 0 .
•. L’égalité(1) s’écrit aussi pour tout x ∈ R, f (x) = −f (x/2), ce qui implique en réitérant
cette égalité que pour tout x ∈ R et pour tout n ∈ N on a
f (x) = −f (x/2) = f (x/4) = · · · = (−1)n f (x/2n ) .
Donc, pour tout x ∈ R
f (x) = lim (−1)n f (x/2n ) = lim (−1)n f (0) = 0
n→∞ n→∞

où on a utilisé d’après la continuité de f en 0 que limn→∞ f (x/2n ) = limy→0 f (y) = f (0),
puis on a utilisé l’égalité (2). 
X. Fonctions dérivables et développements limités.

Exercice. Soit f une application de R dans R. On suppose que f est deux fois dérivable
et f 00 est continue en tout point de R. Soit g l’application de R \ {0} dans R définie par:
f (x) − f (0) − x
g(x) = .
x
1) Montrer que g est prolongeable par continuité en 0 (le prolongement sera encore noté g).
2) Montrer que g est dérivable en tout point de R.
3) Montrer que g 0 est continue en tout point de R.
Réponse.
(1) On commence par écrire
f (x) − f (0)
g(x) = − 1.
x−0
On a donc, par définition de la dérivée de f en 0:
f (x) − f (0)
lim g(x) = lim − 1 = f 0 (0) − 1 .
x→0 x→0 x−0
(inutile ici de distinguer limite à droite et limiteà gauche) On prolonge donc par continuité
en 0 la fonction g en posant
g(0) = f 0 (0) − 1 .
π π
(2) Exercice. Calculer le développement limité à l’ordre 4 en 2 puis en 4 de la fonction cosinus.
Réponse. On peut utiliser plusieurs méthodes, selon, par exemple, que l’on suppose connu
ou pas le développement limité de sinus et cosinus en 0 à l’ordre 4.
• Si on connait les développements en u0 = 0 suivants:
u3
cos u = 1 − 6 + u4 (u)
u2 4
sin u = u − 2 + u24 + u4 (u) ,
on écrit, pour déterminer le développement limité en x0 = π2 de cosinus:
π π π π π π
cos x = cos((x − ) + ) = cos(x − ) cos( ) − sin(x − ) sin( )
2 2 2 2 2 2
π
= − sin(x − )
2
[où on a utilisé cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b, cos( π2 ) = 0 et sin( π2 ) = 1 ].
Comme u0 − π2 = 0, on utilise le développement limité de sinus en 0 en remplaçant u par
x − π2 . On obtient ainsi le développement limité en x0 = π2 à l’ordre 4 suivant:
(x − π2 )3
 
π π π 3 π
cos x = − sin(x − ) = − (x − ) − + (x − ) (x − )
2 2 6 2 2
π 3
π (x − 2 ) π π
− (x − ) + + (x − )3 (x − )
2 6 2 2
On procède de façon identique pour calculer le d.l. de cosinus en π4 :
π π π π π π
cos x = cos((x − ) + ) = cos(x − ) cos( ) − sin(x − ) sin( )
√  4 4 4 4 4 4
2 π π 
= cos(x − ) − sin(x − )
2
√  4 4
(x − π4 )2 (x − π4 )3 (x − π4 )4

2 π π 4 π
= 1 + (x − ) − − + + (x − ) (x − )
2 4 2 6 24 4 4
• Si on ne suppose pas connu les d.l. en 0 de sinus et cosinus, on effectue le calcul à l’aide
de la formule de Taylor. On a cos(π/2) = 0, cos0 (π/2) = − sin(π/2) = −1, cos00 (π/2) =
− cos(π/2) = 0, cos(3) (π/2) = sin(π/2) = 1, cos(4) (π/2) = cos(π/2) = 0. Donc, le d.l. en
x0 = π/2 à l’ordre 4 de cosinus est
2 3 4
(x− π
2) (x− π
2) (x− π
2)
cos x = 0 + (−1)(x − π2 ) + 0 2 +1 6 + 0 24 + (x − π2 )4 (x − π2 )
3
(x− π
2)
= −(x − π2 ) + 6 + (x − π 4 π
2 ) (x − 2 ).
On retrouve bien le résultat précédent.
Le calcul du d.l. de cosinus à l’ordre 4 en π/4 à l’aide de la formule de Taylor est similaire.

Vous aimerez peut-être aussi