0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues6 pages

Sélection naturelle et variation génétique

Transféré par

josephnyadzogbe3
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues6 pages

Sélection naturelle et variation génétique

Transféré par

josephnyadzogbe3
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

II.

Les facteurs de la variation des fréquences alléliques

C. La sélection

L’une des restrictions de Hardy-Weinberg est l’absence de sélection qu’on peut définir comme

la reproduction différentielle non aléatoire des génotypes.

Les aptitudes différentielles des divers génotypes à laisser des descendants dans une génération

suivante ont été définies par Darwin comme valeur adaptative du génotype. La valeur

adaptative (ou fitness, ou encore valeur sélective) d’un génotype est mesurée par la contribution

proportionnelle de sa descendance à la génération suivante.

La sélection est à l’œuvre chaque fois qu’un génotype apparaît mieux adapté qu’un autre.

L’intensité de sélection est exprimée sous forme de coefficient de sélection (s), défini comme

la réduction relative de la contribution gamétique d’un génotype par rapport à un autre mieux

adapté. Les notions de valeur adaptative ou de coefficient de sélection sont donc des notions

relatives.

La valeur sélective relative est notée : w = 1 – s.

Envisageons le cas simple d’une population hétéroallélique pour deux allèles A1 et A2 au sein

de laquelle les croisements se font au hasard.

Les trois génotypes : A1A1, A1A2 et A2A2 parmi les zygotes auront des fréquences p2, 2pq

et q2. La sélection peut intervenir sur les zygotes de cette population sous deux formes non

exclusives :

 Les zygotes peuvent être différents d’une part au niveau de la probabilité d’atteindre

l’âge reproducteur
 D’autre part, cet âge atteint, la sélection peut agir sur le nombre moyen de gamètes

efficaces produits par chacun des génotypes.

Parmi les reproducteurs, les trois génotypes seront représentés avec des fréquences différentes

des fréquences initiales.

Trois situations peuvent être envisagées :

Situation 1: Dominance adaptative complète.

Génotype Valeur adaptative

A1A1 1

A1A2 1

A2A2 1–s

La valeur adaptative est égale à 1. Le génotype contre lequel la sélection agit avec une force s

à une valeur adaptative égale à 1-s.

Situation 2: Dominance partielle (l’adaptation de l’hétérozygote intermédiaire entre les deux

homozygotes.
Génotype Valeur adaptative

A1A1 1

A1A2 1- s1

A2A2 1 – s2

Si A2A2 est létal, S2 = 1.

Situation 3: L’hétérozygote produit en moyenne plus de descendants que l’un ou l’autre des

homozygotes (superdominance).

Génotype Valeur adaptative

A1A1 1- s1

A1A2 1

A2A2 1 – s2

Dans le cas d’une superdominance, les deux allèles se maintiennent dans la population de sorte

que les deux types d’homozygote apparaissent couramment.

- Supposons qu’une sélection partielle s’effectue contre le génotype A2A2 (sélection

contre un homozygote létal).

Le génotype A2A2 a une valeur adaptative nulle et la sélection contre lui est complète (s = 1).
Cette situation est résumée dans le tableau suivant :

A1A1 A1A2 A2A2 Total

Fréquences initiales P2 2pq q2 1

Coeff de sélection 0 0 s

Fitness 1 1 1–s

Contribution des gamètes P2 2pq q2 (1-s) 1 – sq2

La nouvelle fréquence de A2 (q1) sera :

q1= q2 (1 – s) + pq/1 – sq2 (avec p = 1- q)

∆q = q1 – q

∆q = - sq2 (1- q)/1 – sq2.

On peut en déduire que l’effet de la sélection sur les fréquences alléliques dépend de l’intensité

de la sélection (s) et de la fréquence initiale dans la population.

Lorsqu’un allèle récessif est rare, il se trouve entièrement à l’état hétérozygote.

Le signe (-/+) de ∆q permet de dire si une fréquence allélique augment ou diminue.

Lorsque la sélection contre un homozygote récessif empêche l’organisme de vivre ou le rend

stérile, le génotype a une valeur adaptative nulle. La sélection est complète contre ce génotype

(s = 1). Dans ce cas, ∆q = - q2/1 + q .

- Sélection partielle contre les génotypes récessifs


Lorsque la valeur adaptative des deux génotypes dominants est égale à 1, celle du génotype

récessif moins favorable est égale 1-s. Le changement de fréquence récessif ∆q à chaque

génération faible. ∆q = - sq2 (1 – q)/1- s q2

Lorsque le coefficient de sélection s contre le génotype récessif est faible, le changement des

fréquences sera extrêmement lent.

- Fitness, valeur adaptative et coefficient de sélection

Lorsque les individus de génotypes différents montrent une viabilité ou une fécondité

différente, chaque génotype est caractérisé par sa performance, c'est-à-dire sa capacité à

participer à la génération suivante. Cette mesure est appelée valeur sélective, fitness, ou valeur

adaptative. Par définition, la fitness ou valeur sélective d’un génotype correspond au nombre

de descendants viables et fertiles que produit en moyenne chaque individu de ce génotype à la

génération suivante.

La valeur sélective ou fitness d'un génotype dépend principalement de sa survie entre le stade

zygote (oeuf) et le stade adulte, et de sa fertilité (nombre de descendants viables capables de se

reproduire). Ces deux paramètres déterminent le nombre de descendants produits en moyenne

par cette catégorie génotypique. Une définition simple de la fitness peut donc être donnée par

la formule :

Fitness = Survie x Fécondité

- Fitness absolue

On appelle fitness absolue, notée W, la valeur issue de la mesure de la probabilité de survie et

de la fertilité de chaque catégorie génotypique et qui détermine directement leur nombre moyen
de descendants. Pour un gène à deux allèles A et a, les valeurs de fitness seront notées de la

façon suivante :

Génotype AA Aa aa

Fitness absolue WAA WAa Waa

L'exemple ci-dessous illustre comment la fitness absolue de ces génotypes peut être estimée:

La sélection naturelle est le concept de base de la théorie Darwinienne de l’évolution. Selon

cette théorie, les individus les mieux adaptés à un environnement, sont les plus aptes à survivre

et à se reproduire dans cet environnement donc produiront plus de descendants. Ils

transmettront mieux leurs gènes à la génération suivante. Cette participation différentielle des

génotypes va modifier la fréquence des allèles impliqués et donc faire évoluer la structure

génétique des populations au cours des générations (microévolution). Ce "tri" des "meilleurs"

génotypes sur la base de leur valeur phénotypique a pour résultat une meilleure adaptation des

populations à leur environnement puisque les allèles défavorables sont indirectement éliminés

par sélection, les individus qui les portent se reproduisant moins bien ou pas du tout.

C'est le même principe, appliqué en agronomie (sélection artificielle) qui a permis d'améliorer

de nombreuses caractéristiques d'espèces animales ou végétales ayant une importance

économique (production en graines, en lait, teneur en lipides etc). Dans ce cas, la sélection

artificielle correspond à une différence de succès reproductif consécutive à un choix des

individus reproducteurs effectué par l'Homme.

Vous aimerez peut-être aussi