PHS2903 Rapport Final
PHS2903 Rapport Final
Groupe : 01
Conception de l’instrument
Présenté à
David Ménard
Marianne Lado-Roy
Par Équipe 2 :
Noémi Beauchesne (2089541)
Mathis Côté (2210736)
Tristan Dauphin (2208609)
Tom Dessauvages (2133573)
Nathan Ferga (2144665)
2 Analyse du problème 1
2.1 Ressources et directives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2.2 Objectifs et contraintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.2.1 Sécurité, praticité et efficience . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.2 Minimisation des incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Grandeurs physiques à mesurer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.4 Analyse fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4 Conception détaillée 8
4.1 Variation de la température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.2 Mesure de la résistivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2.1 Mesure des dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2.2 Mesure de la résistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.3 Mesure de la température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5 Procédure de mesure 14
5.1 Mesure de résistivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.1.1 Mesure des dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.1.2 Mesure de la résistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.2 Mesure de température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
6 Résultats et performance 17
6.1 Dimensions des tiges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
6.2 Double pont de Kelvin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
6.3 Thermistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
7 Discussion 18
8 Conclusion 19
Références 20
Annexes 22
Annexe 1 Échéancier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Annexe 2 Informations pertinentes concernant le chauffage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Annexe 3 Démonstration de l’équation du double pont de Kelvin . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Annexe 4 Calcul de l’incertitude sur la résistance du potentiomètre . . . . . . . . . . . . . . . 27
Annexe 5 Calcul initial de l’incertitude sur la température de la thermistance . . . . . . . . . 28
Annexe 6 Illustration graphique de la quasi-linéarité de la thermistance . . . . . . . . . . . . . 31
i
Annexe 7 Étalonnage des résistances P et p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Annexe 8 Caractérisation des thermistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Annexe 9 Commandes de matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
ii
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Sommaire exécutif
Ce cours-projet de métrologie a pour but de concevoir un appareil de mesure permettant de représenter
expérimentalement les variations de résistivité électrique pour des températures comprises entre 20°C
et 50°C. Les matériaux étudiés sous forme de tiges cylindriques sont le cuivre, le molybdène et l’invar
36, un alliage de nickel (36%) et de fer. Ce projet, débutant à la fin janvier et se concluant au début
mai, est encadré et assisté par une équipe d’enseignants et de techniciens. Les ressources disponibles sont
le laboratoire de cours et le matériel qu’il contient, une carte d’acquisition NI myDAQ, Polyfab ainsi
qu’un budget fixé par l’équipe de 250$. La solution retenue permettant de chauffer les tiges, puis de
mesurer leur résistance, leurs dimensions ainsi que leur température sera composée de plusieurs éléments.
D’abord, la longueur et le diamètre des échantillons seront mesurés respectivement avec un pied à coulisse
et un micromètre. Le chauffage sera ensuite réalisé avec des éléments chauffants pouvant atteindre une
température de surface de 80 °C en 2 minutes. La résistance sera mesurée avec la méthode du double
pont de Kelvin et la température sera mesurée grâce à quatre thermistances disposées logiquement sur
l’échantillon pour assurer l’uniformité de la mesure. De multiples tensions électriques seront récupérées
et traitées avec la carte d’acquisition NI myDAQ et le logiciel LabView afin de calculer la résistivité et
la température mesurées. Une régression linéaire sera effectuée, puis l’évolution de la résistivité des trois
échantillons en fonction de la température pourra être quantifiée. Toutefois, ces dernières étapes n’ont
pas pu être effectuées simultanément. Les résultats finaux obtenus seront tout de même discutés et leurs
principales causes d’erreurs seront identifiées.
1 Introduction
Dans le cadre de ce cours-projet de métrologie, un instrument de mesure permettant de déterminer la
résistivité en fonction de la température pour trois tiges métalliques différentes devait être conçu. Ces
métaux sont l’invar 36, le cuivre ainsi que le molybdène et la plage de température visée est entre 20°C et
50°C. Ce rapport présentera donc en détail la démarche de conception suivie durant les trois derniers mois.
D’abord, une analyse détaillée du mandat sera effectuée et quelques moyens pertinents seront identifiés.
Par la suite, la procédure de mesure rattachée à la solution retenue sera explicitée, puis les résultats
obtenus grâce à ce mesurage seront présentés. Enfin, la qualité et la pertinence de ces résultats ainsi que
de leurs incertitudes seront discutées.
2 Analyse du problème
Le mandat de ce projet consiste à développer et à construire, en équipe de cinq, un appareil permettant
de mesurer, avec la plus grande justesse possible, les variations de résistivité électrique de trois matériaux
en fonction de la température, pour une plage située entre 20 °C et 50 °C. Les matériaux en question sont
le cuivre, le molybdène et l’invar 36, un alliage nickel-fer contenant 36% de nickel. Ces trois échantillons
métalliques différents se présentent sous la forme de 3 tiges cylindriques d’une longueur de 3 po (7, 62 cm)
avec un diamètre de 1/8 po (0, 3175 cm). De façon plus spécifique, l’appareil devra être capable de :
— Induire une variation de la température de façon uniforme dans les matériaux entre 20°C à 50°C.
— Mesurer, enregistrer et afficher leur résistivité accompagnée d’une incertitude minimisée.
— Mesurer, enregistrer et afficher leur température accompagnée d’une incertitude minimisée.
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
Par la suite, les trois objectifs secondaires déterminés lors de la confection de cet organigramme, soit
la praticité, l’efficience et la minimisation des incertitude ont été hiérarchisés grâce à une comparaison
par paires présentées dans le tableau 1. La minimisation des incertitudes est l’objectif secondaire le plus
important, et donc, celui pour lequel la majorité des efforts est consacrée. Ceci signifie donc que les autres
objectifs, tel que la facilité d’utilisation, seront potentiellement négligés afin de minimiser les incertitudes
de la mesure.
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
De la même manière, l’incertitude relative visée pour la température est aussi de 5%, avec une valeur maxi-
male tolérée de 10%. Puisque la température est une quantité qui varie constamment, une caractérisation
de l’instrument de mesure à l’aide d’un instrument plus précis pourrait permettre de réduire l’incertitude
sur ce mesurande. Toutefois, une connaissance parfaite de la température partout dans une tige et en tout
temps est assez peu réaliste. Une méthode envisageable pour palier à ce manque d’informations serait de
prendre plusieurs données de température au même moment, mais à différents endroits sur la tige afin
d’en faire une moyenne.
D’autre part, il sera possible de vérifier la précision de la valeur du mesurande en répétant la prise de
mesure plusieurs fois. De plus, pour évaluer la justesse de la valeur du mesurande, il sera possible de
comparer avec une valeur mesurée obtenue avec un autre appareil de mesure plus précis. Il serait aussi
possible d’améliorer le rendement final du dispositif de mesure de la résistivité des échantillons, lors du
prototypage, en effectuant des essais sur un témoin (une résistance électronique) dont la valeur est connue
et possède une très faible incertitude.
(2)
ρ(TK ) = ρA · 1 + αR · (TK − TA ) = (ρA αR ) · TK + (1 − αR TA )ρA ,
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
MATU [4] permettront d’obtenir une équation de la forme ρ(TK ) = m · TK + c. On peut ainsi en déduire
le coefficient de température αR = m/(mTA + c) ainsi que la résistivité résiduelle à 0 K, soit ρ0 = c.
20 ℃ 50 ℃
Métal αR (℃−1 ) ∆R (mΩ)
ρ (µΩ · cm) R (mΩ) ρ (µΩ · cm) R (mΩ)
Cuivre 1,72 0,166 0,0039 1,92 0,185 0,0194
Molybdène 5,34 0,514 0,0046 6,08 0,585 0,0709
Invar 36 82,0 7,89 0,0011 84,7 8,15 0,260
Il est possible de remarquer que l’ordre de grandeur de la résistance de chaque tige (R) est extrême-
ment petit, de sorte que le mesurage de ces résistances nécessitera une technique fiable au moins jusqu’aux
centièmes de milliohms. D’autre part, la différence entre les résistances minimale et maximale varie considé-
rablement entre les trois métaux. L’appareil devra donc être en mesure, au besoin, d’ajuster ses paramètres
de conception afin de correspondre à la plage de résistance recherchée pour un certain métal.
D’abord, le processus de la prise de mesure pour un des métaux devra comprendre la variation de la tem-
pérature entre 20 °C et 50 °C, de même que la collecte, le traitement et l’affichage des données. Ces données
font référence à l’évolution de la résistivité selon la température ainsi qu’à deux de ses paramètres : le coef-
ficient thermique et la résistivité résiduelle. La principale contrainte concerne la durée totale de la mesure,
étant donné que celle-ci devra être réalisée moins de 45 minutes. Il faut noter que la collecte des données
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
sera une étape particulièrement importante puisqu’elle sera repartie en trois sous-fonctions concernant
respectivement les mesures de résistance, de température et de dimensions d’échantillons. Les méthodes
possibles ainsi que les inconvénients et avantages de chaque méthodes seront discutés subséquemment.
L’effet Joule est le phénomène physique expliquant la production de chaleur par le passage d’un courant
électrique dans la matière. La puissance dissipée P lors du passage d’un courant I est donnée par l’équation
P = RI 2 , où R est la résistance de l’échantillon. L’effet Joule peut être implémenter de manière directe
ou indirecte, c’est-à-dire en faisant passer le courant dans la tige, par exemple de cuivre, ou dans un autre
matériau qui est en contact avec la tige à chauffer. Pour un matériau conducteur, l’intensité du courant
nécessaire à une augmentation significative de la température dépasse largement la valeur maximale per-
mise et sécuritaire en laboratoire. Les courants de Foucault et le phénomène d’hystérésis, qui peuvent être
produits par induction magnétique, peuvent aussi être responsable de l’effet Joule [6]. L’application d’un
champ magnétique constant sur un matériau conducteur induit une force électromagnétique provoquant
le déplacement de charges dans l’échantillon. De même, la variation forcée de la polarité magnétique de
l’échantillon à l’aide de bobines d’induction produit un courant alternatif d’aimantation. Le chauffage par
induction possède plusieurs avantages : il est « sans contact, rapide, efficace et reproductible » [7]. Un
inconvénient réside tout de même dans le manque de contrôle sur la chaleur causée par l’apparition de
champs électromagnétiques lors du chauffage.
Une autre méthode pour chauffer les tiges est l’immersion dans un fluide caloporteur, une technique basée
sur la seconde loi de la thermodynamique. Il est donc possible de chauffer un métal par diffusion de cha-
leur dans un fluide plus chaud comme de l’eau bouillante. Finalement, la cellule Peltier permet de créer
une différence de chaleur entre deux plaques à partir d’un courant électrique [8]. Cette méthode est utili-
sée pour chauffer ou refroidir un objet relativement plat par le contact avec une des deux faces de la cellule.
Bien que l’effet Joule direct permette un chauffage uniforme, cette technique est efficace que pour des
matériaux dont la résistance électrique est beaucoup plus élevée que celle des matériaux conducteurs tels
que le cuivre, l’invar 36 et le molybdène. Étant donné sa possibilité de chauffage uniforme ainsi que son
efficacité énergétique, le chauffage par induction était initialement la solution retenue. Toutefois, après
réflexion, la puissance et les fréquences nécessaires ne sont pas disponibles en laboratoire. L’effet Joule
indirect sera donc plus facile et plus réaliste à implémenter. Des éléments chauffants pouvant chauffer en
quelques minutes les tiges à plus de 80°C serviront donc à chauffer les tiges.
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
de la résistance et de la température nécessitera au moins une mesure directe de tension électrique, ainsi
qu’un traitement de données un peu plus élaboré. Le tableau 3 présente un aperçu des principaux moyens
existants actuellement dans la littérature pour réaliser les fonctions de mesurage du dispositif.
La traditionnelle méthode des deux pointes consiste à brancher l’échantillon en série avec une source de
courant et un ampèremètre, et en parallèle avec un voltmètre [11]. La résistance est ainsi simplement
calculé à partir de la loi d’Ohm. Cette méthode n’est toutefois pas adaptée aux matériaux conducteurs,
étant donné la nécessité d’instruments de mesure de haute précision adaptés à de très faibles valeurs de
résistance et la contribution parasite de la résistance des fils des appareils de mesures lors du mesurage de
la résistance. Une alternative peut être la méthode des quatre pointes (ou sondes) ou encore sa variante
Van der Pauw, qui mesurent le courant circulant dans un échantillon linéaire ainsi que la chute de tension
entre deux points à égale distance des extrémités. Encore une fois, la résistance est calculée à partir de
la loi d’Ohm. Ces deux dernières méthodes sont particulièrement utilisées pour mesurer la résistance de
matériaux sous forme de couche mince, mais pourrait-être adaptée pour des tiges, notamment par l’utili-
sation de circuits d’amplification.
Une méthode classique de mesure de la résistance est le pont de Wheatstone. Ce type de circuit élec-
trique emploie un galvanomètre entre les deux noeuds internes d’un pont diviseur de tension. Chacune des
branches étant constituée d’un potentiomètre ou de la résistance inconnue. Il est nécessaire d’ajuster la ré-
sistance variable de sorte que la galvanomètre indique un courant nul. On peut alors calculer la résistance
inconnue à l’aide d’un rapport entre les différentes résistances du pont, incluant le potentiomètre. Par
contre, la résistance parasite des fils influence grandement la mesure d’une résistance inconnue de l’ordre
des microohms comme celle d’un matériau conducteur [12]. Or, l’ajout stratégique de deux résistances
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
permet de minimiser l’impact de la résistance parasite des fils électriques : c’est le double pont de Kelvin
[13]. Le schéma électrique de ce type de pont sera montré dans la section suivante à la figure 3.
En somme, la nécessité de matériaux non magnétiques ainsi que la complexité des équations reliées à ce
domaine de la physique décrédibilisent l’analyse des courants de Foucault en tant que solution idéale. Le
double pont de Kelvin étant dérivée d’une méthode à quatre points plus sophistiquée en se spécialisant
pour de faibles valeurs de résistance, ce sera le moyen choisi pour mesurer ces trois résistances métalliques.
Cela s’explique également par la diversité de la documentation y étant associée, et par sa compatibilité
avec NI myDAQ, étant donné qu’une seule tension électrique doit être mesurée en continu.
Les thermistances sont des résistances variables sensibles à la température. En général, elles fonctionnent
pour une plage de température allant de -200 °C à 1000 °C.Elles sont caractérisées par un coefficient de
température positif (CTP) ou négatif (CTN), qui indique le sens de la variation de leur résistance par
rapport à la température [15]. Les thermistances CTP ont une très bonne reproductibilité, une bonne
fidélité, sont quasi-linéaire entre 0 °C et 100 °C et offre un mesurage de température stable jusqu’à 400
°C. Quant à elles, les thermistances CTN sont moins fidèles en raison de leur non-linéarité [16].
Les thermomètres à diode exploitent la variation de chute de tension dans une jonction p-n en fonction de
la température. Les diodes les plus communes en thermométrie sont faites en arséniure de gallium (GaAs)
et en silicium (Si). Les diodes de silicium ont une chute de tension plus basse en fonction de la température
que l’arséniure de gallium, mais possèdent une meilleure stabilité. Les avantages des thermomètres à diodes
sont leur faible coût, leur relation tension-température linéaire, leur plage de mesure de température allant
de -272 °C à 127 °C, et leur simplicité d’implémentation. Cependant, la fidélité d’un mesurage peut être
affectée par la présence d’une composante AC du courant DC provenant de la source d’alimentation [14].
Les détecteurs de température à résistance (RTD) sont composés d’un fil ou d’une couche mince métallique
en platine ou en nickel, auxquels d’autres métaux précieux tels que le rhodium peuvent être ajoutés. La
résistance nominale est connue et elle augmente en fonction de la température, à la manière des thermis-
tances CTP [17]. Les RTD de peuvent couvrir des plages de température telles que de -200 °C à 800 °C
pour le platine, de -80 °C à 260 °C pour le nickel, et de -200 °C à 260 °C pour le cuivre. Les RTD en
platine ont une meilleure résistance à la corrosion, une très bonne stabilité et une plage de mesure plus
grande, mais sont les plus coûteuses. À l’inverse, les RTD en nickel et en cuivre sont plus abordables, mais
peuvent perdent en fidélité pour des températures élevées ou subir de l’oxydation [18].
La solution retenue sera l’utilisation de thermistances CTP puisqu’elles sont abordables, ont une bonne
fidélité et semblent faciles à implémenter. En appliquant plusieurs thermistances à différents endroits sur
la tige de métal, une connaissance accrue de l’évolution spatio-temporelle de la température est possible.
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
En sachant que la carte myDAQ sera utilisée dans la prise de mesure, il semble logique de faire le traite-
ment des données sur le programme conçu pour cette carte, soit LabVIEW. Toutefois, la carte est aussi
compatible avec Python, un langage de programmation qui est plus connu par les membres de l’équipe.
Les deux autres langages de programmation sont moins facile à implémenter avec la carte d’aquisition my-
DAQ. Les deux options considérées seront donc un traitement de données avec LabVIEW ou Python. Afin
de centraliser l’ensemble des fonctions de mesurages et de traitement de données, LabVIEW sera priorisé
afin d’éviter d’avoir à exporter des données depuis LabVIEW vers Python pour effectuer le traitement.
Toutefois, si la solution choisie requiert d’effectuer des calculs complexes, Python sera une solution plus
appropriée qui sera ainsi utilisée en cas de besoin.
Malgré la practicité reconnue du langage MATLAB en ce qui a trait à l’affichage de graphiques, il en sera
fait abstraction par souci du large coût attribué à la licence. Les méthodes d’affichage utilisant Java et/ou
un écran LED seront, elle-aussi, exclues du choix final puisque les connaissances requises pour utiliser
ces types d’affichage pourront difficilement être acquises et implémentées dans les délais alloués pour ce
projet. En outre, le logiciel LabVIEW offre un affichage graphique des données lors de leur compilation
qui peut même être réalisé en temps réel. Cependant, si celui-ci n’est pas en mesure d’effectuer certains
calculs ou manipulations, le logiciel d’affichage graphique Qt Designer pourra être utilisé en deuxième
recourt. Ce dernier offre une licence gratuite pour les étudiants et permet d’ajouter des fonctions et des
interfaces graphiques pratiques pour l’utilisateur. Par contre, la liaison entre l’acquisition de données par
le NI myDAQ et le logiciel Qt Designer nécessitera le langage de programmation Python (via la librairie
PyQt5) puisque ce dernier est compatible avec les deux plateformes.
4 Conception détaillée
Suite à l’identification générale de la solution, cette section présente précisément les modèles des méthodes
choisies pour les différentes fonctions de l’appareil de mesure. Ces fonctions sont bien évidemment la
variation et la mesure de la température entre 20 °C et 50 °C, ainsi que la mesure de la résistivité des tiges
d’invar 36, de cuivre et de molybdène.
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
rejetée puisqu’elle requiert des puissances et des fréquences très élévées qui ne sont pas disponible en
laboratoire. L’effet Joule indirecte est donc la solution finale qui est retenue. On sait que la chaleur dissipée
par effet Joule est égale au produit de la résistance et du courant si celui-ci est continu. La conduction
thermique permet alors de chauffer les tiges lorsque mises en contact avec des résistances de puissance
parcourues par un large courant. Or, la chaleur induite par effet Joule dans une résistance de puissance
habituelle ne permet pas tout à fait d’augmenter sa température de surface suffisamment rapidement. Il
existe toutefois de nombreux éléments chauffants reposant sur le même principe, mais dont la production
de chaleur est amplifiée par l’ajout méticuleux de certains matériaux spécifiques [19]. Le modèle d’élément
chauffant de Riedon pour le chauffage des tiges permet d’atteindre une température de surface de 80 ℃
en un peu plus de deux minutes. Sa résistance nominale est de 20Ω, sa puissance maximale est de 20 W,
et il opère avec une tension de 24 V [20]. Tous les détails concernant ses spécifications sont disponibles
dans l’annexe 2. L’emploi de cette méthode de chauffage nécessitera une certaine isolation thermique afin
de ne pas affecter les performances des composantes électroniques. Le chauffage sera donc effectué avant
le début de la prise de mesure, qui sera effectuée lors du refroidissement des tiges. L’annexe 2 comprend
également le simple schéma du circuit électrique qui sera employé pour le chauffage des trois échantillons.
Celui-ci ne comprend qu’une source de tension de 24 V connectée aux bornes de deux éléments chauffants
superposés entre lesquels repose l’échantillon. Afin de ne pas faire fondre la plaquette de prototypage, un
support en bois permettra de tenir les éléments chauffant pendant le chauffage. L’échantillon sera chauffé
puis déplacé avec des pinces jusque sur la plaquette de prototypage pour prendre les mesures de résistivité
et de température pendant que la tige refroidira naturellement par convection de l’air.
∆x = x0 · αT · (T − T0 ) (6)
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∆L (mm) ∆D (mm)
Métaux αT (10−6 ℃−1 )
30 ℃ 40 ℃ 50 ℃ 30 ℃ 40 ℃ 50 ℃
Cuivre 16, 5 0, 0126 0, 0251 0, 0377 0, 00052 0, 00105 0, 00157
Molybdène 4, 8 0, 0037 0, 0073 0, 0110 0, 00015 0, 00030 0, 00046
Invar 36 1, 3 0, 0010 0, 0020 0, 0030 0, 00012 0, 00025 0, 00037
L’emploi du millimètre comme unité de mesure de longueur dans ce tableau permet de comparer directe-
ment l’allongement avec l’incertitude de son instrument de mesure correspondant. Pour le molybdène et
l’invar, l’allongement sur la longueur ne dépasse pratiquement pas la résolution du pied à coulisse (0, 01
mm). Cet effet pourra donc être négligé. Par contre, l’effet de dilatation thermique sur la longueur est
mesurable et discernable pour le cuivre au-dessus de 40 ℃. Il serait nécessaire de considérer cet effet lors
du calcul de la résistivité en caractériser ce processus en procédant à des tests sur la tige de cuivre avant les
autres prises de mesure. Toutefois, puisque cet allongement est très faible, il sera initialement négligé. Si les
résultats mesurés s’éloigne beaucoup des résultats théorique, la dilatation thermique de la tige de cuivre
sera caractérisée et prise en compte. L’allongement du diamètre est inférieur à la résolution du micromètre
(0, 005 mm) et donc négligeable pour l’ensemble des métaux puisqu’il ne pourra pas être mesuré.
D’abord, le principe du double pont de Kelvin repose sur le fait que la tension, mesurée à l’aide de la
carte NI myDAQ en mode voltmètre, doit être exactement la même aux noeuds 3 et 4. Ce type de pont
permet ainsi de négliger la résistance parasite r, située entre les noeuds 1 et 2, dans le résultat final pour
la résistance inconnue R. Celle-ci sera composée des trois échantillons à tour de rôle. L’annexe 3 montre
les calculs ayant permis d’établir les équations 7 et 8 en posant ∆V = 0 pour le double pont de Kelvin.
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
P ∆V P
R=S· − (7) R≃ ·S (8)
Q V Q
Théoriquement, l’équation 7 pourrait donc être utilisée afin de mesurer la résistance de l’échantillon. Tou-
tefois, des tests préliminaires ont montré que l’obtention d’une différence de potentiel ∆V de l’ordre des
dizaines de microvolts vient avec une incertitude considérable étant donné la grande instabilité d’un si petit
voltage. Il sera donc préférable de maintenir une différence de potentiel quasi-nulle et de négliger le second
terme de l’équation 7 afin d’employer l’équation 8. Connaissant maintenant cette formule essentielle, il
est nécessaire de sélectionner pertinemment les valeurs des résistances P , Q, et S. D’abord, le potentio-
mètre S doit pouvoir modifier sa résistance proportionnellement aux changements de la résistance R lors
du refroidissement de l’échantillon. Un potentiomètre digital directement compatible avec LabVIEW est
hors de prix, mais il en existe de nombreux modèles abordables qui peuvent être programmés avec un
microcontrôleur comme Arduino. Au fur et à mesure que la carte NI myDAQ en mode voltmètre mesure
la tension entre les noeuds 3 et 4, elle convertit cette information en chaîne de caractère à l’aide de la fonc-
tion VISA Write de LabVIEW. L’information est ensuite communiquée vers le microcontrôleur Arduino
par transmission série. Advenant une différence de potentiel non nulle, la carte Arduino aura recours au
bus de données SPI afin de modifier la valeur du potentiomètre digital S de manière à rétablir l’équilibre
électrique dans le circuit et à optimiser la justesse de la prise de mesure.
Cette solution est potentiellement difficile à mettre en oeuvre. Il est donc logique de penser que l’utilisation
d’un potentiomètre manuel pourrait remplacer le potentiomètre digital. De plus, un potentiomètre manuel
pourrait être de l’ordre de 0,1 kΩ, ce qui permettrait de réduire le minuscule ratio P/Q et possiblement
d’augmenter les chances de réussite de cette méthode. L’ajustement du pont afin de conserver une tension
nulle en tout temps devrait alors être effectué manuellement et la tension à minimiser devrait alors être
observée à l’aide d’un microvoltmètre ou d’un multimètre conventionnel au lieu de la carte myDAQ. En
effet, sa première entrée est déjà utilisée par le circuit pour la mesure de la température, tandis que sa
seconde entrée devrait servir à mesurer la différence de potentiel aux bornes d’une résistance de précision
placée en série avec le potentiomètre afin d’en connaître la résistance exacte à tout instant.
En raison de sa compatibilité avec une platine d’expérimentation, le modèle MCP4151 de 257 divisions pour
5 kΩ a été sélectionné. Ce potentiomètre a été sélectionné puisque très peu de modèles offrent une précision
comparable et très peu de modèles offrent une résistance maximale plus faible. La valeur maximale du
potentiomètre sélectionné est accompagnée d’une incertitude relative considérable de 20 % selon le fabri-
cant [24]. L’étalonnage de ce potentiomètre sera donc nécessaire. L’annexe 4 résume d’ailleurs l’essentiel de
cette démarche. Plusieurs potentiomètres (4) de ce même modèle ont été commandés, de sorte qu’il est très
probable qu’au moins l’un d’entre eux possède effectivement la résistance maximale prévue d’environ 5 kΩ.
À partir des valeurs maximales pour R estimées à partir de l’équation 2 pour ρ(TK ), des valeurs possibles
pour P et Q peuvent être estimées. Le tableau 5 montre les différentes étapes de calcul nécessaires à la
détermination de ces résistances pour chaque matériau. Dans ce tableau, les valeurs provenant d’estima-
tions ne sont pas accompagnées d’une incertitude.
Métal Rmax (mΩ) Smax (kΩ) Rmax /Smax (10−6 ) P (Ω) Q (MΩ) P/Q (10−6 )
Cuivre ∼ 0, 185 ∼ 0, 037 200 ± 2 0, 050 ± 0, 001
Molybdène ∼ 0, 585 5±1 ∼ 0, 117 10, 0 ± 0, 1 68, 0 ± 0, 7 0, 147 ± 0, 003
Invar 36 ∼ 8, 15 ∼ 1, 63 5, 00 ± 0, 05 2, 00 ± 0, 04
11
PHS2903 Rapport final Équipe 2
L’équation 8 indique que le rapport P/Q doit être égal au rapport R/S, ce qui représente un ordre de
grandeur d’environ 10−8 –10−6 Ω. Puisqu’il faut tout de même maintenir un courant non négligeable dans
chaque branche du double pont de Kelvin, P sera constitué d’une une résistance de 10 Ω commune aux
trois métaux. Les trois Qmétal pourront ainsi être estimées, tout en allouant une certaine marge d’erreur
étant donné les approximations effectuées. Les résistances P et Q choisies ont une incertitude relative de
1 % et sont respectivement égales aux résistances p et q. L’incertitude sur R = P S/Q, qui sera notée
u(R), peut alors être calculée grâce à l’équation 9 [4], où i ∈ [[0; 256]] est le numéro de la division du
potentiomètre correspondant à la valeur de la résistance S ≡ Si .
s 2 2 2 s 2
u(P ) u(Q) u(Si ) u(Si,1 ) + u(Si,2 )
u(R) = R · + + =R· 2· 0, 012 + (9)
P Q Si 2 · Si
L’équation 9 n’a pas été explicitée davantage puisque les équations pour u(Si,1 ) et u(Si,2 ) sont assez
encombrantes et ont déjà été démontrées dans l’annexe 4. Il aurait peut-être fallu mesurer continuellement
le courant ainsi que la tension aux bornes de chacune de ces trois résistances, mais le multimètre intégré
de la carte NI myDAQ ne permet pas plus de deux mesurages simultanés.
La première partie du circuit est constituée d’une source de tension d’au moins 5V et d’une diode de 5V
afin d’obtenir une tension stable de 5V à l’entrée de l’ampli-op. Branché en mode non inverseur, son rôle
est ensuite d’amplifier cette tension d’un facteur 2 afin d’obtenir une tension fixe de sortie de 10V. En
pratique, cette tension est soumise à des incertitudes liées à l’amplificateur. Des tests effectués à l’aide
des instruments disponibles dans le laboratoire ont néanmoins permis d’en négliger l’impact. En effet,
la mesure de cette tension était alors de 10,00 V et très stable dans le temps. Elle sera donc considérée
constante pour la suite des démarches.
12
PHS2903 Rapport final Équipe 2
(10 − VP )RP
RT = (10)
VP
où VP est la tension dans la résistance de précision (V), RP est la valeur de la résistance de précision (Ω),
RT est la résistance (Ω) de la thermistance à une température T (°C).
Les thermistances TFPTL de Vishay sont conçues de sorte que leur température dépende quasi-linéairement
du ratio RT /R25 , où R25 est la résistance de référence à 25 ℃ [25]. On sait que R25 = 5, 00 ± 0, 05 kΩ
pour la thermistance sélectionnée. L’équation 11 présente la relation précise transmise par le constructeur
de la température en fonction de RT .
3 2
RT RT RT
T℃ = 28, 54 · − 158, 5 · + 474, 8 · − 319, 85 (11)
R25 R25 R25
Bien que l’équation 11 soit en fait cubique, la figure 15 disponible à l’annexe 6 confirme effectivement la
quasi-linéarité de la température T℃ en fonction du ratio RT /R25 . L’idée est alors de simplifier le modèle
en cherchant à obtenir une relation de la forme de l’équation 12.
RT − R0
T = (12)
m
où R0 est la résistance (Ω) de la thermistance à 0 K et m est la pente liée à la linéarité de la thermistance.
Ces coefficients peuvent être approximés en effectuant une régression linéaire sur une série de mesures
d’étalonnage effectuées à l’aide d’un voltmètre ainsi que d’un thermomètre de précision. Leurs valeurs sont
données par les formules 13 et 14 présentées dans la section 6.3 du MATU [4].
P P P P
i ωi i ωi Ri Ti − i ωi Ri i ωi Ti
m= (13)
∆
2
P P P P
i ωi Ri i ωi Ti − i ωi Ri i ωi Ri Ti
R0 = (14)
∆
X X X 2
∆= ωi 2
ωi Ri − ωi Ri (15)
i i i
Où les (Ri , Ti ) correspondent aux coordonnées des valeurs mesurées et les ωi , à l’inverse du carré de
leur incertitude. De façon générale, les incertitudes sur les mesures sont dues aux incertitudes sur les
températures mesurées, données par les constructeurs du thermomètre de précision, ainsi que sur les
valeurs de résistances obtenues qui peuvent être calculées grâce à l’équation 10.
s
u(VPi ) 2 u(RP ) 2
u(Ri ) = Ri · + (16)
V Pi RP
où u(RP ) est connue à l’inverse de l’incertitude sur VPi , mesurée à l’aide de la carte NI myDAQ qui peut
être exprimée au travers d’une incertitude de type A et d’une incertitude de type B effectuées sur une
série de N mesures :
s PN 2
s V Pi j=1 (VPj − VPi )
ua (VPi ) = u VPi = √ = (17)
N N (N − 1)
13
PHS2903 Rapport final Équipe 2
δVP 20 1
ub (VPi ) = √ i = 16 · √ ≃ 0, 0881 mV (18)
12 2 12
Toutefois, un nombre de répétitions N suffisamment élevé pour une même mesure peut permettre de
négliger l’incertitude de type A par rapport à celle de type B. Ce nombre peut être trouvé à partir du
critère de l’équation 19 si ce dernier est respecté.
√
s2 216 · 12 s2
q
2 2
ua + ub ≤ 1, 1ub ⇒ N ≥ = · (19)
0, 21ub 4, 2 ub
Puisque la carte NI myDAQ permet justement d’effectuer un très grand nombre de mesure en un très court
laps de temps, on peut estimer u(VPi ) ≃ ub (VPi ). Connaissant désormais l’incertitude sur VPi et donc sur
RPi il est possible de déterminer les incertitudes sur les coefficients de la régression linéaire :
rP
i ωi
u(m) = (20)
∆
rP
2
i ωi Ri
u(R0 ) = (21)
∆
En les reliant avec l’équation 12, l’incertitude générale sur T est donnée par :
s
u(RT ) 2 u(m) 2 u(R0 ) 2
u(T ) = T · + + (22)
RT m R0
où u(RT ) = u(Ri ). Pour comparer, l’incertitude calculée dans l’annexe 5 à partir de la méthode intiale
était donnée par l’équation 23.
v ! !
RT u u(RT ) 2
u
R T
4
R T
2
u(T℃ ) = T℃ · ·t + 0, 012 · 85, 622 + 3172 + 474, 82 (23)
R25 RT R25 R25
En pratique, les différences apportées par la précision de l’incertitude proposée dans l’équation 23 par
rapport à celle proposée dans l’équation 22 sont négligeables, assurant ainsi la fiabilité du modèle linéaire.
En répétant ces mesures sur quelques thermistances positionnées à divers endroit de la tige, il est finalement
possible de faire une moyenne globale de la valeur de sa température. La figure 4 présente le montage de
ces thermistances à l’aide d’un multiplexeur.
5 Procédure de mesure
Cette section contient la description détaillé des procédures de mesure finaux de résistance des différentes
mesures et leur température. Elle contient aussi les schémas des montages expérimentaux mis en place
pour réaliser les mesures de résistance et de température.
14
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Des tests expérimentaux ont montré que cet amplificateur différentiel donnait presque la même tension
que le multimètre, à 0,01 mV près. Par la suite, il fallait réaliser un amplificateur en mode non-inverseur
afin d’amplifier la tension fournie par l’amplificateur différentiel. Cette étape fut particulièrement difficile,
puisqu’aucun circuit recommandé semblait fonctionner correctement sans un énorme décalage. D’abord,
un montage conventionnel a été essayé avec un OP37. Ceci n’était pas vraiment adapté à de si petites
tensions, donc incompatible dans le cas présent. Un montage sommateur avec gain, équivalent à un non-
inverseur lorsque la même tension est appliquée aux deux entrées, a également été essayé. C’est ce type
de circuit qui a le mieux fonctionné, malgré un « offset » non-négligeable. Enfin, un montage différentiel
avec gain, faisant intervenir deux OP37 et un AMP03, a aussi été conçu [26]. La figure 6 montre ces deux
derniers types d’amplificateurs.
bla
L’amplification résultante n’était guère plus satisfaisante que celle des montages précédents. La caractéri-
sation des « offset » survenus lors de l’utilisation de ces circuits pour de si basses tensions a été essayée,
sans grand succès. Le montage était très fragile et subissait constamment de légères variations en raison
du bruit et d’autres phénomènes habituellement négligeables pour des tensions de l’ordre des mV ou plus.
L’utilisation du voltmètre intégré de la carte myDAQ sur une telle tension amplifiée imprécise n’est donc
pas vraiment possible. Alors que l’utilisation du microvoltmètre disponible en classe avait été déconseillé
par manque de calibration, il semblerait que cet instrument soit redevenu accessible vers la fin avril. Il a
donc été déterminée comme étant la meilleure méthode pour mesurer cette tension, qui doit être quasi-
nulle, en le connectant directement aux bornes concernées dans le circuit du double pont de Kelvin.
15
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Idéalement, au fur et à mesure qu’il sera montré que le circuit fonctionne bel et bien pour une certaine valeur
connue de R, celle-ci pourra être diminuée jusqu’à correspondre aux tiges elles-mêmes. Des résistances de
précision (1%) de 0,005 Ω et 1 Ω ont été achetées à cet égard. Afin de faire correspondre les rapports P/Q
et R/S sans devoir changer le modèle du potentiomètre S, la valeur de Q pourra être modifiée pour ces
différentes R, comme c’est déjà le cas parmi les trois matériaux. Les résistances P et p de 10 ± 0, 1 Ω
qui font partie du circuit du double pont de Kelvin ont été étalonnées avec une méthode de comparaison
identique à celle utilisée dans le cadre du travail pratique 1. L’étalonnage a été réalisé à partir d’une
résistance de précision de 250 Ω connectée en série comme le montre la figure 7.
Les valeurs exactes obtenues sont P = (9, 9990 ± 0, 0007) Ω et p = (10, 0333 ± 0, 0017). Les détails du
calcul de ces nouvelles valeurs sont détaillés dans l’annexe 7. Malheureusement, les résistances employées
pour Q et q étaient beaucoup trop élevées pour pouvoir être étalonnées avec la carte myDAQ, même à
partir d’une résistance de précision de 1 MΩ. En effet, la plage de tension mesurable de la carte n’est que
de ± 10 V, ce qui ne permet pas de faire varier suffisamment le courant circulant dans les deux résistances
en série.
En parallèle à tout cela, une équipe a la tâche de comprendre et de maîtriser le fonctionnement du po-
tentiomètre à partir d’un microcontrôleur Arduino. Ceci sera possible grâce à la fiche de spécifications du
modèle choisi (MCP-4151) [24]. Toutefois, même en essayant de suivre le protocole d’étalonnage imaginé
dans l’annexe 4, l’instabilité de la résistance d’une certaine division n’a pas permis de se fier à ce poten-
tiomètre digital. Le potentiomètre manuel utilisé lors des tests initiaux a donc été conservé.
16
PHS2903 Rapport final Équipe 2
6 Résultats et performance
Dans cette section, les résultats du mesurage de la résistance des différents échantillons et de la température
sont présentés. De plus, les performances de l’instrument de mesure sont évaluées en se basant sur les
objectifs fixés au début du projet.
À partir des résultats des mesurages de résistance et de dimensions, la résistivité des trois métaux peut être
calculée grâce à l’équation 1. Il faut toutefois garder en tête que la résistance des tiges de molybdène et de
cuivre n’est pas un résultat fiable. Le calcul de leur résistivité dans le tableau 8 est purement symbolique.
Les principales raisons derrière l’inaccessibilité d’équilibre du pont pour les résultats aberrantes en ce qui
a trait au molybdène et au cuivre seront détaillées dans la discussion, mais on peut déjà affirmer que
17
PHS2903 Rapport final Équipe 2
la disposition des branchements sur la tige elle-même a été la source de plusieurs problématiques dont
celle-ci. La mesure de résistivité réalisé pour l’invar, qaunt à elle, semble assez fiable, puisque la valeur
purement théorique est inclue dans le résultat obtenu lorsqu’on considère son incertitude. Son incertitude
relative est d’ailleurs d’environ 14 %, ce qui ne correspond pas à l’objectif fixé au début du projet mais
qui est tout de même très positif par rapport aux autres matériaux.
6.3 Thermistance
La figure 8 présente sous la forme d’un graphique les résultats obtenus lors de la caractérisation de la
résistances des thermistances en fonction de leur température.
Ce graphique montre bien que la variation de la résistance en fonction de la température est quasi-linéaire,
assurant la fiabilité du modèle linéaire. Le fait que la courbe dessinée par les points soit en escalier est
due à l’infériorité de la résolution du voltmètre par rapport à celle du thermomètre. En comparant deux
mesures simultanées, il arrivait souvent qu’elles aient la même valeur de voltage sans toutefois être à
la même température. Le tableau 9 présente les coefficients de régression linéaire obtenus ainsi que leur
incertitudes, calculés à partir des formules présentées dans la section 6.3 du MATU [4].
On remarque que les incertitudes relatives sur ces coefficients sont extrêmement faibles, soit de 0, 54% pour
la pente et 0, 06% pour l’ordonnée à l’origine. Cela montre encore une fois la fiabilité du modèle linéaire.
7 Discussion
Dans cette partie du rapport, les problèmes rencontrés au cours du projet ainsi les possibles sources d’er-
reurs sont discutés.
Premièrement, l’équilibrage du pont n’est jamais atteint car ∆V est est différent de 0 V pour l’invar 36,
le cuivre et le molybdène comme le montre le tableau 7. Ce problème pourrait être causé par la qualité
18
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Cela pourrait expliquer la raison pour laquelle les écarts relatif du molybdène et de cuivre sont supérieurs
à 100 %. Il serait plus convenable de séparer les pointes permettant le passage du courant des pointes
permettant la mesure de la tension. Quatrièmement, l’analyse de l’incertitude de la régression linéaire de
la mesure de température montre que la thermistance PTC choisi est quasi linéaire. De plus, les incertitudes
sur la pente et l’ordonnée à l’origine montre que la résistance de thermistance peut être déterminée avec
justesse connaissant la température et inversement. Par conséquent, le matériel employé pour réaliser le
double pont de Kelvin sur un eplatine d’expérimentation ne garantissait pas une stabilité optimale lors de
l’équilibrage du double pont de Kelvin. Toutefois, la thermistance PTC permet bel et bien de minimiser
l’incertitude sur la mesure de température de l’échantillon.
8 Conclusion
Pour conclure, le but du projet était de concevoir un appareil de mesure permettant de mesurer la résistivité
du cuivre, de l’invar 36 et du molybdène entre 20°C et 50°C afin de trouver une relation entre la température
et la résistivité. Le but a partiellement été atteint puisqu’une mesure de résistivité est possible grâce au
double pont de Kelvin pour mesurer la résistance, le pied à coulisse et le micromètre pour mesurer les
dimensions, ainsi que les thermistances pour tenir compte de la température. Les contraintes principales ont
été respectées, soit la sécurité ainsi que le budget fixé par l’équipe, tel que le montre l’annexe 9 qui détaille
les achats. Les différentes solutions possibles pour répondre aux fonctions sont explicitées et ont permis le
choix de la solution finale qui est explorée plus en détails afin de démontrer qu’elle pourrait permettre de
répondre au but. En pratique, malgré les nombreux changements de méthodes, la solution finale permet de
répondre aux fonctions principales de manière non-automatisé et individuelle. Afin d’améliorer le double
pont de Kelvin, plusieurs solutions et causes d’erreurs possibles sont identifiées, tels que l’utilisation de
PCB et les points de contacts sur les tiges qui doivent ressembler à ceux d’une méthode 4 pointes.
19
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Références
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PHS2903 Rapport final Équipe 2
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253A%252F%252Fwww.google.com%252F
21
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Annexes
Annexe 1 Échéancier
22
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23
PHS2903 Rapport final Équipe 2
24
PHS2903 Rapport final Équipe 2
D’abord, on peut effectuer un diviseur de tension sur la branche supérieure entre les noeuds 1 et 6.
P
V13 = · V16
P +Q
Puis, on peut exprimer V16 en fonction du courant I1256 ≡ I25 circulant dans la branche inférieure du pont.
r(p + q)
V16 = I25 · R + S +
p+q+r
Pour la suite, il sera nécessaire d’identifier I24 à l’aide d’un diviseur de courant.
(p + q)−1 r
I24 = · I25 = · I25
(p + q)−1 + r−1 p+q+r
On peut exprimer V14 en fonction du courant I25 et de résistances de la branche inférieure du pont.
pr
V14 = I25 · R + I24 · p = I25 · R +
p+q+r
Bien qu’il faille idéalement que la différence de potentiel électrique indiquée par le voltmètre que la carte
NI myDAQ soit nulle (V14 = V13 ), il se peut que ce ne soit pas toujours parfaitement le cas. Cet écart sera
donc introduit hypothétiquement sous la forme ∆V . On peut maintenant trouver la valeur de la résistance
inconnue R.
V13 = V14 + ∆V
P r(p + q) pr ∆V
25 ·
I · R+S+ = 25 · R +
I +
P +Q p+q+r p+q+r I25
P rp P rq P rp Qpr (P + Q)∆V
P
R + P S + + =PR + QR + + +
p+q+r p+q+r
p+q+r p+q+r
I25
r(P q − Qp) (P + Q)∆V
QR = P S + −
p+q+r I25
PS qr P p P ∆V
R= + · − − +1 (24)
Q p+q+r Q q Q I25
Afin de retrouver une formule pour R qui ne dépend pas de la résistance parasite r, il faut que P/Q = p/q.
Pour que ce soit bel et bien le cas, il a été établi que P = p et Q = q. Aussi, des résistances de précision
possédant une incertitude relative de 1% seront employées, de manière que leur étalonnage soit facultatif.
Il importe de vérifier si le second terme de l’équation 24 est véritablement négligeable par rapport au
premier terme. Si c’est bel et bien le cas, alors le rapport P/Q = p/q devra être très petit.
P R
min ≃ min
Q S
Rmin
=
Smax
0, 166 × 10−3
≈
5000
≈ 3, 32 × 10−8
25
PHS2903 Rapport final Équipe 2
ρCu · L 1, 68 × 10−8 · 0, 3
r= ≈ ≈ 15, 5 mΩ ⇒ r≈p
A 0, 326 × 10−6
Sachant tout cela, alors il est possible d’approximer le premier facteur du second terme de l’équation 24.
qr r r
= p ≃ ≃r
p+q+r q +1+ r
q 2 pq + 1
Le deuxième facteur du second terme de l’équation 24 est calculé comme suit puisque P/Q = p/q. Ci-
dessous, Q représente la moyenne des valeurs de QCu , QMo et QInvar , avec une même incertitude relative
de 1 %. Ceci correspond précisément à Q = q = (100 ± 1) kΩ.
P p P p
max − = max − min
Q q Q q
Pmax pmin
= −
Qmin q max
0, 0101 0, 0099
= −
99 × 103 101 × 103
≃ 4 × 10−9
On obtient donc la valeur maximale suivante pour le second terme dans l’équation du double pont de
Kelvin énoncée précédemment.
qr P p
≈ 15, 5 × 10−3 · 4 × 10−9 Ω = 6, 32 × 10−11 Ω
⇒ max · −
p+q+r Q q
Bref, il est possible de remarquer que 6, 32 × 10−11 Ω ≪ 1, 7 × 10−4 Ω = Rmin . On peut donc effective-
ment négliger ce second terme de sorte qu’on trouve l’équation suivante.
P P ∆V P ∆V
R= ·S− +1 ≃ ·S−
Q Q I25 Q I25
Par une simple analyse qualitative du circuit, on peut remarquer que la contribution à la résistance
équivalente de la branche inférieure provient en grande majorité de S. Sachant que la tension aux bornes
1-6 est la même que celle de la source (notée V ), alors on peut exprimer I25 en fonction de celle-ci.
V V
I25 = ≃
R12456 S
On retrouve donc l’équation suivante pour ce double pont de Kelvin.
P ∆V
R=S· − (25)
Q V
La véritable équation d’un pont de Wheatstone ou de Kelvin néglige habituellement le second terme ainsi
que son incertitude puisque ∆V = V13 − V14 ≈ 0 en tout temps. Les équations présentées dans la section
3.2, qui concerne la mesure de la résistance inconnue, résultent de cette hypothèse.
P
R≃ ·S
Q
Toutefois, si ∆V n’est pas tout à fait nul, les calculs de la valeur de R et de son incertitude totale devront
être redérivées à partir de l’équation 25.
26
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Si,1 = Sn+32 − (n + 32 − i) · ϵn
Si,2 = Sn + (i − n) · ϵn
Ces deux manières possèdent chacune une incertitude qui leur est propre.
p
u(Si,1 ) = u(Sn+32 )2 + (n + 32 − i)2 · u(ϵn )2
r
1
= u(Sn+32 )2 + (n + 32 − i)2 · 2 · u(Sn+32 )2 + u(Sn )2
32
s
(n + 32 − i)2 (n + 32 − i)2
= 2
+ 1 u(Sn+32 )2 + · u(Sn )2
32 322
p
u(Si,2 ) = u(Sn )2 + (n − i)2 · u(ϵn )2
r
1
= u(Sn )2 + (n − i)2 · 2 · u(Sn+32 )2 + u(Sn )2
32
s
(n − i)2 (n − i)2
= + 1 u(S ) 2+ · u(Sn+32 )2
n
322 322
Afin de tenir compte à la fois de u(Sn ) et de u(Sn+32 ), on effectue la moyenne de ces deux incertitudes.
u(Si,1 ) + u(Si,2 )
u(Si ) = (26)
2
27
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Figure 14 : Schéma électrique de la chaîne de mesure de température présenté dans le rapport 3 [27]
Les calculs ci-dessous présentent le cheminement effectué dans le rapport 3 afin d’établir l’incertitude sur
la température présentée dans l’équation 23.
Son incertitude peut donc être exprimée sous la forme de l’équation 27 [4].
v i 2 h i 2
u h
Vout R3 R3 Vout
u
u u[R1 ]
2 u Vdd + R4 u 1 + R2 − Vdd
u (RT ) = RT t + Vout R3 + R V
(27)
R1 V + R 1 + R
3
− V
out
dd 4 2 dd
Le premier terme au carré sous la racine de l’équation 27 est simplement égal à 0, 01 puisque la résistance
de précision R1 possède une incertitude relative de 1 %. En outre, le carré de l’incertitude contenue dans
le second terme sous la racine peut être calculé grâce à équation 28. Il faut rappeler que les résistances de
précision R3 et R4 possèdent chacune une incertitude relative de 1 % et que leurs valeurs nominales sont
respectivement de 3 kΩ et de 510 Ω.
2
Vout 2
2
Vout R3 R3
u + =u +u
Vdd R4 Vdd R4
2 " # 2 " #
u [Vout ] 2 u [Vdd ] 2 u [R3 ] 2 u [R4 ] 2
Vout R3
= · + + · +
Vdd Vout Vdd R4 R3 R4
2 u [Vout ] 2
Vout
Vout 2 u [Vdd ] 2
3000 2
2 2
= + + · 0, 01 + 0, 01
Vdd Vout
Vdd Vdd 510
28
PHS2903 Rapport final Équipe 2
2 2
u [Vout ] Vout · u [Vdd ] 2
= + 2 + (28)
Vdd Vdd 289
Le carré de l’incertitude contenue dans le second terme sous la racine de l’équation 27 peut être calculé
grâce à équation 29. Il faut rappeler que la résistance de précision R2 possède une incertitude relative de
1 % et que sa valeur nominale est de 510 Ω, exactement comme R4 . Le résultat sera donc exactement le
même que pour l’équation 28.
2
Vout 2
2
R3 Vout R3
u 1+ − =u +u
R2 Vdd Vdd R2
2 2
Vout R3
=u +u
Vdd R4
2
Vout · u [Vdd ] 2
u [Vout ] 2
= + 2 + (29)
Vdd Vdd 289
Enfin, l’équation 30 permet de réécrire l’équation 27 uniquement en fonction des tensions mesurées Vout
ainsi que Vdd et de la résistance RT .
v i 2 h i 2
u h
R3 R3
u u[R1 ] 2
u u VVout
dd
+ R4 u 1 + R2 − Vout
Vdd
u (RT ) = RT t + Vout R3 + R3 Vout
R1 Vdd + R4 1 + R2 − Vdd
v
u 2 −2 −2 !
u V out R 3 Vout R 3 R 3 V out
= RT t0, 012 + u + · + + 1+ −
Vdd R4 Vdd R4 R2 Vdd
v
u 2 −2 −2 !
u V out R 3 Vout 100 117 V out
= RT t0, 012 + u + · + + − (30)
Vdd R4 Vdd 17 17 Vdd
L’incertitude sur la température T℃ peut alors être exprimée comme la racine carrée de la somme pytha-
goricienne des incertitudes sur chaque puissance de l’équation 31.
3 2
RT RT RT
T℃ = 28, 54 − 158, 5 + 474, 8 − 319, 85 (31)
R25 R25 R25
Avant tout, l’incertitude sur chacun des termes est calculée. On sait que la résistance de référence de la
thermistance à 25 ℃ possède une incertitude relative de 1 %.
" #
RT 3
u1 (T℃ ) = u 28, 54
R25
3 s
u(RT ) 2 u(R25 ) 2
RT
= 28, 54 ·3 +
R25 RT R25
s
RT 3 u(RT ) 2
= 85, 62 · + 0, 012
R25 RT
" 2 #
RT
u2 (T℃ ) = u 158, 5
R25
29
PHS2903 Rapport final Équipe 2
s
RT 2 u(RT ) 2 u(R25 ) 2
= 158, 5 ·2 +
R25 RT R25
s
RT 2 u(RT ) 2
= 317 · + 0, 012
R25 RT
RT
u3 (T℃ ) = u 474, 8
R25
s
u(RT ) 2 u(R25 ) 2
RT
= 474, 8 · +
R25 RT R25
s 2
RT u(RT )
= 474, 8 · + 0, 012
R25 RT
Par la suite, la incertitude totale sur T℃ est calculée par une addition en quadrature afin d’obtenir
l’équation 32.
p
u(T℃ ) = T℃ u1 (T℃ )2 + u2 (T℃ )2 + u3 (T℃ )2
v "
u #2 " #2
RT 3 RT 2
2
u RT
= T℃ u 28, 54
t + u 158, 5 + u 474, 8
R25 R25 R25
v ! !
RT
u u u(RT ) 2
RT 4
RT 2
= T℃ · · t 2
+ 0, 01 · 85, 62 2 + 317 2 + 474, 8 2 (32)
R25 RT R25 R25
30
PHS2903 Rapport final Équipe 2
Figure 15 : Température en fonction du ratio RT /R25 dans une thermistance TFPTL de Vishay [25]
31
PHS2903 Rapport final Équipe 2
print("\n!!! Il faut ABSOLUMENT que ce fichier Python se trouve dans le même dossier que les fichiers CSV
,→ contenant les prises de mesure !!!\n")
fichiers='mesure_' # str(input("Nom des fichiers avant le numéro? "))
nombre = 10 #int(input("Combien de prises de mesure ont été effectuées? "))
Rprécision = 250 #int(input("Valeur de la résistance de précision? "))
IncertitudeRprécision = Rprécision*0.01/100 #float(input("Incertitude de la résistance de précision? "))
w, wx2, wx, wy, wxy, graphx, graphy = [], [], [], [], [], [], []
beta_V = 20 / (2**(16) * np.sqrt(12))
for i in range(nombre):
with open(f'{os.path.dirname(__file__)}/{fichiers}{i}.csv', 'r', newline='') as file:
data_fil = csv.reader(file, delimiter=',')
next(data_fil) # Skip header
row1=next(data_fil)
tension_i = float(row1[2])
tension0_i = float(row1[4])
w_i = (tension0_i * np.sqrt((beta_V / tension_i) ** 2 + (IncertitudeRprécision / Rprécision) **
,→ 2)) ** (-2)
w.append(w_i)
wx2.append(w_i * (tension_i / Rprécision) ** 2)
wx.append(w_i * tension_i / Rprécision)
wy.append(w_i * tension0_i)
wxy.append(w_i * tension0_i * tension_i / Rprécision)
R_i = tension0_i * Rprécision / tension_i
graphx.append(tension_i/Rprécision)
graphy.append(tension0_i)
if i==0:
print("V (Rprécision) | V (Rinconnue) | Résistance inconnue")
print(" ","%.6f" % tension_i, " ", "%.6f" % tension0_i," ", "%.4f" % R_i)
if tension_i+tension0_i>10:
print(f"ATTENTION, la carte était peut-être saturée en tension lors de la mesure précédente, car
,→ la somme des deux tensions mesurées est: {round(tension_i+tension0_i,2)} V > 10 V.")
for i in range(1000):
xi+=xmax/1000
32
PHS2903 Rapport final Équipe 2
x.append(-xi)
y.append(-Retalonnee*xi)
Voici maintenant les graphiques obtenus pour chaque résistance étalonnée afin de montrer la validité de
la droite de régression linéaire obtenue à l’aide des équations présentées à la section 6.3 du MATU [4].
33
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Figure 22 : Exemple d’une prise de mesure simultanée de température (G) et de tension (D) dans la
résistance connue
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