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Différences entre écosystèmes naturels et artificiels

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République algérienne démocratique populaire

Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Centre universitaire SALHI Ahmed NAAMA


Institut : Science de la nature et de vie
Département : Biologie
Spécialité : L3 Biologie et physiologie végétale

Module :

Ateliers pluridisciplinaires de terrain

Année universitaire : 2024/2025


Introduction :
Il existe plusieurs différences entre les écosystèmes naturels et artificiels, notamment la durabilité, la
diversité et la finalité. Un écosystème naturel a une quantité diverse d'espèces et de plantes, alors que les
écosystèmes artificiels sont limités. Les écosystèmes naturels sont autosuffisants et résultent d'une réaction
naturelle spontanée, tandis que les écosystèmes artificiels nécessitent l'aide de l'homme.

Un écosystème naturel est le résultat d'interactions entre les organismes et l'environnement. Un écosystème
artificiel n'est pas autosuffisant et l'écosystème périrait sans l'aide de l'homme. Par exemple, une ferme est
un écosystème artificiel constitué de plantes et d'espèces en dehors de leur habitat naturel. Sans les humains,
cet écosystème ne pourrait pas se maintenir. Les plantes et les animaux ont besoin de l'aide des humains
pour manger et survivre. Le but des écosystèmes artificiels est récréatif, éducatif ou lucratif. Le but des
écosystèmes naturels est simplement des circonstances naturelles.

Une autre différence majeure entre un écosystème naturel et les écosystèmes artificiels est la diversité. Les
écosystèmes naturels contiennent davantage de facteurs et d'organismes naturels. Les relations entre les
organismes, les uns avec les autres et l'environnement dans cet écosystème sont plus complexes que celles
des écosystèmes artificiels.

 Diagnostic écologique, évaluation environnementale, étude d’impact


 Diagnostic écologique
Un diagnostic écologique vise à dresser l’état des lieux et à comprendre le fonctionnement des écosystèmes
pour identifier tous les éléments susceptibles d’orienter l’aménagement et la gestion de l’espace concerné.
Ce diagnostic s’effectue à l’aide de méthodes précises
Le diagnostic écologique comprend des inventaires naturalistes, des analyses et des observations du sol, du
climat, de l’eau et des espèces effectuées par des écologues et des experts de l’environnement, à leur compte
ou en bureaux d’études. Véritable état des lieux, il intègre une synthèse et des préconisations destinées à la
maîtrise d’ouvrage et d’œuvre afin d’améliorer le potentiel de biodiversité du projet, rénovation ou
construction neuve. Pour ce faire il préconise des prestations réalisables en totalité ou en partie selon les
caractéristiques du site et le budget prévu ; il peut prendre la forme ci-dessous :
• Bases de données territoriales
• Etudes d’impacts existantes
Collecter les données existantes sur le territoire
• Rapports, études et inventaires existants auprès des associations
naturalistes
• Inventaires taxonomiques
Inventorier la faune, la flore et les habitats
• Cartographie des habitats
• Mesure de la pollution
Étudier les sols • Mesure des contraintes de tassement
• Evaluation de la fertilité
• Cartographie des continuités existantes
Identifier les continuités écologiques
• Proposition de création/restauration de continuités écologiques
• Cartographie du réseau hydrique
Analyser les conditions environnementales • Pluviométrie, ensoleillement, force et direction des vents
• Diagnostic énergétique
• Sondages, enquête d’opinion, entretiens
Conduire une enquête sociologique
• Patrimoine culturel et historique ou archéologique

Le diagnostic écologique s’appuie en premier lieu sur des inventaires de terrain, réalisés selon des méthodes
précises et reconnues et si possible standardisées. Le déroulement d’un tel diagnostic gagne à être structuré
selon les étapes suivantes :

 Définition de l’objectif : ce qui implique également la définition de la question posée et des


éléments de connaissance à apporter.

 Choix d’une méthode de récolte des données : Il faut faire le choix d’une technique de terrain
adaptée à la fois à l’objectif de l’étude et aux moyens disponibles.

 Choix d’un plan d’échantillonnage : qui définit le type et le nombre des unités
d’échantillonnage ainsi que leur répartition dans l’espace et dans le temps.

 Inventaire des moyens disponibles : en temps, moyens humains et matériels, financements…


 Ajustement : en fonction des moyens recensés, des méthodes et plans d’échantillonnage choisis,
voire des objectifs fixés .

 Saisie, mise en forme : (tableaux, graphes, cartes…), analyse des données, tests statistiques…
 Interprétation des résultats : à partir de comparaisons, de recherche des causes, et réponse à
l’objectif défini au départ.
 Evaluation environnementale :

L’Environnement c’est l’ensemble des éléments naturels et des établissements humains, ainsi que des
facteurs économiques, sociaux et culturels qui favorisent l’existence, la transformation et le
développement du milieu naturel, des organismes vivants et des activités humaines.
L’évaluation environnementale d’un projet ou d’un plan/programme consiste à intégrer les enjeux
environnementaux tout au long de sa préparation et du processus décisionnel qui l’accompagne : c’est une
aide à la décision. Elle rend compte des effets prévisibles et permet d’analyser et de justifier les choix
retenus au regard des enjeux identifiés. Elle vise ainsi à prévenir les dommages, ce qui s’avère en général
moins coûteux que de gérer ceux-ci une fois survenus. L’évaluation environnementale est une démarche qui
doit donc être pensée le plus en amont possible. L’évaluation environnementale est de portée générale et
concerne tous les aménagements, ouvrages et travaux soumis à étude d’impact, et notamment les projets
d’installations classées relevant du régime de l’autorisation.
L’objectif de cette nouvelle procédure est d’améliorer l’information du public sur les projets, le contenu et la
qualité des études d’impact. L’autorité environnementale de l’État, va rendre un avis sur la qualité de ce
rapport et sur la prise en compte de l’environnement dans le plan/programme/projet avant l’enquête ou la
consultation publique. Cet avis consultatif vise à éclairer le public pendant ces phases de concertation.
L’évaluation environnementale doit appréhender l’environnement dans sa globalité (ressources, biodiversité,
risques naturels ou technologiques, énergie, patrimoine, aménagement et gestion du territoire, santé,
paysages...)
 Etude d’impact
L’étude d’impact doit faciliter la prise de décision des autorités administratives, en précisant la nature du
projet, ses impacts potentiels et les mesures envisagées.
L’enquête publique permet de faciliter la diffusion des informations.
Au-delà de son caractère obligatoire, l’étude d’impact doit aussi être comprise comme un outil au service
d’un projet et un support de réflexion.
L’étude d’impact doit contenir notamment :
• une analyse de l’état initial portant notamment sur la population, les habitats naturels, agricoles et
forestiers (faune, flore et habitats) ;
• une analyse des effets positifs et négatifs, directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur
l’environnement, et en particulier sur la faune et la flore ;
• une esquisse des principales solutions de substitution examinées par le pétitionnaire et les raisons pour
lesquelles, eu égard aux effets sur l’environnement ou la santé humaine, le projet présenté a été retenu ;
• les mesures envisagées pour éviter, réduire, ou si nécessaire compenser les effets prévisibles ;
• les conditions de remise en état du site après exploitation ;
• une analyse des méthodes utilisées pour évaluer les effets de l’installation sur l’environnement
mentionnant les difficultés éventuelles de nature technique ou scientifique rencontrées pour établir cette
évaluation ;
• un résumé non technique
Les impacts considérés sont ceux intervenant en phase de travaux et d’exploitation, mais aussi ceux
survenant après réaménagement. On distingue :
• les effets positifs et négatifs,
• les impacts directs,
• les impacts indirects, issus des conséquences du projet sur le fonctionnement des écosystèmes
périphériques, y compris en dehors du site d’étude,
• les impacts permanents, irréversibles (destruction et développement d’espèces protégées),
• les impacts temporaires, réversibles,
• les impacts à court, moyen et long terme
En fonction du type d’impacts négatifs et de la sensibilité des groupes concernés, les impacts sont
hiérarchisés selon leur intensité.
Mesures visant à réduire les impacts
• Des mesures de suppression/évitement
• Des mesures de réduction/atténuation
• Des mesures de compensation.
• Des mesures d’accompagnement
 Relevée phytosociologique

La phytosociologie est la branche de l’écologie dont l’objet est l’étude des communautés végétales. Elle
repose sur des inventaires floristiques à partir desquels peuvent être mis en évidence des ensembles
d’espèces (notions de groupements végétaux, de formations végétales ou de végétations) en relation avec les
conditions du milieu (sol, climat, etc). On décrit et cherche à comprendre les liens fonctionnels entre les
communautés d’espèces et le milieu naturel. Par exemple, l’inventaire des espèces, le relevé des différentes
strates et celui des conditions du milieu d’une pelouse sèche calcicole relèvent de la phytosociologie.
Notion d'association végétale

L’association est l’unité de base de la classification phytosociologique. On peut très facilement remarquer
que certaines espèces de plantes se rencontrent régulièrement ensemble dans certains milieux bien définis. A
l’inverse, tel ou tel milieu détermine la probabilité de rencontrer tel ou tel ensemble d’espèces. L’association
végétale est ainsi un indicateur des conditions écologiques du milieu.

Par exemple, au bord des eaux douces des étangs ou des cours d’eau, où croissent des roseaux (Phragmites)
ou des Carex, on aura une bonne chance d’observer l’iris faux acore, le populage, la cardamine des prés,
l’eupatoire, la reine-des-prés, le gaillet des marais, le myosotis palustre, le lycope d’Europe, la lysimaque
commune, la salicaire, les petites feuilles rondes de l’écuelle d’eau…

A la surface des eaux stagnantes, on trouve régulièrement un ensemble de plantes flottantes que sont les
lentilles d’eau. Non enracinées dans le substrat, elles forment des voiles de surface qui peuvent se déplacer
sous l’effet de légers courants ou du vent.

Chaque association végétale est donc définie par les espèces qu’on y rencontre ou qu’on est susceptible d’y
rencontrer plus ou moins souvent. On lui donne un nom latin, fondé sur celui d’une ou deux espèces qui lui
sont caractéristiques, le suffixe -etum étant ajouté au nom d’un des deux genres.

De l'association à la classe

Comme la classification du vivant regroupe des espèces en genres, des genres en familles, des familles en
ordres, etc., la classification phytosociologique réunit des associations relativement ressemblantes en des
groupes plus importants. Les associations de composition floristique proche sont regroupées en une même
alliance. De la même manière, les alliances de composition floristique proche sont regroupées en un même
ordre, les ordres de composition floristique proche sont regroupés en une même classe.

On a donc, en quelque sorte, un ensemble de boites classificatoires de plus en plus grandes.


Chaque classe, chaque ordre, chaque alliance portent un nom marqué par un suffixe qui permet de repérer
son niveau dans la classification :

 le suffixe -ion pour les alliances,


 le suffixe -etalia pour les ordres,
 le suffixe -etea pour les classes.

Plusieurs approches de la phytosociologie

A l’heure actuelle, il existe au niveau mondial plusieurs approches de la phytosociologie. Deux d’entre elles
sont particulièrement représentées ici :

 La plus ancienne dite sigmatiste, relative à l’école S.I.G.M.A. (station internationale de


géobotanique méditerranéenne et alpine fondée à Montpellier par J. Braun-Blanquet) pour laquelle
une association végétale est « un groupement végétal stable et en équilibre avec le milieu ambiant
caractérisé par une composition floristique déterminée dans laquelle certains éléments révèlent par
leur présence une écologie particulière et autonome » ; ces éléments floristiques sont des espèces
caractéristiques. L’association végétale n’a qu’une existence statistique ;
 Une autre est la phytosociologie synusiale intégrée qui repose sur la définition des synusies
végétales. Les synusies sont des communautés très homogènes du point de vue fonctionnel
écologique. Elles regroupent des espèces qui vivent ensemble et ont des stratégies de vie similaires.
La phytosociologie synusiale intégrée est née dans les années quatre-vingt à partir des travaux de
trois chercheurs : Bruno de Foucault (Université de Lille 2), François Gillet (Université de
Neuchâtel) et Philippe Julve.

Les étapes de la démarche phytosociologique


Phase analytique

Sur le terrain, le but de cette phase est de faire des relevés de synusies.

 Homogénéité floristique (nécessaire mais pas suffisante)


 Homogénéité écologique (s.l.) (sol, mésoclimat, dynamique, stratégie de vie, type biologique…)
 Choix de l’aire de relevé (taille, éclatement).

Phase synthétique

Au laboratoire le but de cette phase est de définir des syntaxons.

 Isolation des syntaxons élémentaires (tableau homotone floristiquement)


o critère floristique
o attributs écologiques
o attributs écologiques
 Hiérarchisation taxonomique
o critère floristique
o attributs écologiques
 Choix des espèces caractéristiques.
Types biologiques et leurs divisions utilisables en phytosociologie synusiale

Un des points cruciaux de l’approche synusiale consiste en la prise en compte des types biologiques au sens
de Raunkiaer (1904, 1905), mais selon un découpage remanié (PJ, original).

Phanérophytes :

 Mégaphanérophytes (32m) A
 Mésophanérophytes (16m) a
 Microphanérophytes (8m) B
 Nanophanérophytes (2 à 4m) b

Chaméphytes : C >1m > c

 frutescents Cfru
 suffrutescents Csuf
 en coussinets Ccou (sans doute à affilier aux hémicryptophytes ?)

Hémicryptophytes : H >1m > h, (incl. chaméphytes herbacés)

 érigés Heri
 stolonifères Hsto
 cespiteux Hces
 rosettés Hros
 ruboïdes Hrub
 bisannuels Hbis

Géophytes : G >1m > g

 à bulbe Gbul
 à tubercule Gtub
 à rhizome Grhi

Thérophytes : T >1m > t

 vernaux Tver
 estivaux Test

Les plantes aquatiques (-aqua), lianes (-lia), épiphytes (-épi), hémiparasites (-hpar), parasites (-par),
carnivores (-car), succulentes (-suc), caducifoliées (-cad), sempervirentes (-semp) : constituent des sous-
types transversaux, indiqués en les séparant du symbole principal par un tiret (ex: C-suc, t-hpar, h-par, test-
hpar, A-lia, C-épi-hpar, test-par, hros-car, A-semp, b-cad). Les deux derniers sous-types sont surtout
indiqués pour les phanérophytes.
Si une plante réalise plusieurs types biologiques, on indique les moins fréquents entre parenthèses : ex. hsca
(test).

Le premier schéma indique quels types biologiques peuvent être groupés dans un même relevé de synusie et
quels sont ceux qui doivent être séparés (délimités par une frontière continue). On y voit que chaméphytes,
hémicryptophytes et géophytes peuvent être relevés dans la même liste, même s’ils qualifient généralement
des unités phytosociologiques différentes.

Le second schéma indique les relations entre types biologiques et diverses conceptions de stratégies
adaptatives :

les types biologiques et les stratégies biologiques, placés sur un continuum r – K (sensu Pianka),
les types biologiques dans leurs rapports avec les stratégies CSR de Grime,
les types biologiques et les stratégies biologiques de résistance et d’esquive (original).
Formations végétales

Elles peuvent être ouvertes (laissant des vides de terre nue) ou fermées (totalement recouvrantes), pures ou
associées en mosaïques.

 Phanérophytaies : (giga-, mega-, meso-, micro-, nano-), éventuellement regroupées en petites


(arbustes) et grandes (arbres) phanérophytaies.
 Chaméphytaies : (macro-, micro-)
 Hémicryptophytaies : (macro-, micro-)
 Géophytaies : (macro-, micro-)
 Thérophytaies : (macro-, micro-)

Corrélations avec des dénominations locales classiques.


 Relevée topographique
En topographie, un lever (ou levé) a pour objectif de récolter des données existantes sur le terrain en vue de
leur transcription, à l'échelle, sur plan ou sur carte. L'ensemble des informations obtenues, un semis de
points, peut aussi avoir cette dénomination de lever.
Deux opérations conjointes sont nécessaires pour pouvoir situer chaque point suivant trois axes X, Y (plan)
et Z (altitude) : le lever planimétrique et le lever altimétrique.
Il existe différents modes d'acquisition de ces données. Soit les opérations sont menées conjointement avec
deux appareils de mesure différents (X, Y + Z), soit les opérations de lever sont réalisées à l'aide d'un seul
appareil de mesure (X, Y, Z) : elle consiste à mettre un appareil de mesure (théodolite) sur un point de
station choisi.

Les principes fondamentaux d'un levé topographique

 Limites : Le levé des limites est un élément crucial d'un levé topographique, même s'il constitue la
majeure partie d'un levé cadastral. Un levé des limites est essentiel pour une gestion aisée des points
collectés, car il garantit que les données collectées peuvent être localisées spatialement. Au cours du
processus de levé, ces limites seront représentées par la limite du terrain de la zone étudiée et doivent
être enregistrées peu de temps après l'orientation de l'instrument.
 Caractéristiques : Un processus d'arpentage doit tenir compte des caractéristiques trouvées sur la
zone à arpenter. Les caractéristiques comprennent (sans s'y limiter) les sites archéologiques, les
bâtiments, les structures patrimoniales, etc. Cependant, ces caractéristiques ne doivent pas faire
partie du rapport d'arpentage topographique final. Un principe général recommande que les
coordonnées et les niveaux liés à ces caractéristiques soient enregistrés, bien qu'ils soient conservés
séparément et qu'on leur attribue des identifications uniques.

Lors d’un lever de détails, le topographe est confronté à trois problèmes principaux :

 déterminer les détails à lever ;

 définir le degré de précision ;

 l’arrêter les mesures à effectuer.


Détails à lever
Le choix des détails dépend essentiellement de deux caractéristiques : leur type et leur taille. Les plans
topographiques ont des destinations différentes et des objets nécessaires à certains seront inutiles pour
d’autres. Il faut donc effectuer une sélection en fonction du type de plan à élaborer. La taille minimale des
détails à lever est directement liée à l’échelle du plan.

Précision du lever
La précision d’un plan est liée à celle du lever et implique directement la précision avec laquelle les détails
sont levés. Les plans peuvent être classés suivant le type de lever. Un lever est dit régulier si la
détermination des détails est effectuée avec une erreur qui, réduite à l’échelle du levé, est inférieure ou égale
à l’erreur graphique, soit un dixième demillimètre, plus petit écart perceptible à l'oeil sur le plan. Dans le cas
contraire, le lever est dit expédié. Par exemple, pour un plan au 1/1 000, l’erreur maximale est de 10 cm sur le
terrain (0,1 mm × 1 000 » 10 cm).
Mesures à effectuer
Le principe fondamental de la topographie, qui consiste à aller de l’ensemble vers les détails, doit être
strictement respecté : les points de détail seront donc rattachés à un canevas, même si celui-ci se compose
uniquement de quelques points, d’une simple ligne d’opération ou, à la limite, d’une façade, par exemple.
Un lever correctement mené doit assurer un maximum d’homogénéité entre les différents points de détails.
Chacun sera donc rattaché, si possible, par un minimum de mesures courtes et indépendantes, par exemple
un angle et une distance, une distance sur un alignement, deux angles, etc.). On n’oubliera pas d’effectuer
des mesures surabondantes de contrôle.
Croquis de levé
Chaque lever de détails doit s’accompagner d’un croquis de levé aussi précis, soigné et descriptif que
possible. Ce croquis est d’une aide précieuse, voire indispensable, lors de l’établissement du plan définitif.
Remarquez qu’une bonne codification peut permettre de ne pas faire de croquis.

Méthodes et moyens
Les méthodes de lever et les moyens à mettre en œuvre dépendent de plusieurs facteurs, essentiellement :

 la destination du plan : graphique, numérique…


 l’objet du plan : intérieur, propriété, parcellaire, alignement...
 la précision recherchée : pré-étude grossière, lever expédié, régulier, catégories...
 de la nature du terrain : relief, masques, couvert, étendue, distance des points...
 de la disponibilité du matériel dans l’entreprise ;
 du cahier des charges, du prix de revient du marché et des délais impartis.

Ces méthodes sont classées en deux catégories :


 Les méthodes traditionnelles : elles utilisent le matériel classique (ruban, fil, théodolites, boussoles,
jalons, équerres optiques...).
 Les méthodes modernes basées sur l’emploi des stations totales et du GPS
Levers par GPS
Le système GPS permet aussi le lever de points de détails en mode cinématique (ou Stop and Go). La
précision centimétrique est souvent suffisante pour des levers de détail. Un récepteur fixe étant placé sur un
point connu, le récepteur mobile est initialisé près du récepteur fixe pendant cinq minutes, puis se déplace de
point en point.
L’opérateur stationne le récepteur mobile pendant dix secondes (ou deux époques de mesure) puis passe au
point suivant.
Son avantage par rapport aux stations est de ne pas nécessiter de pointé du miroir : nul besoin
d’intervisibilité entre point de base et mobile, aucune limite de distance, possibilité
 Profile pédologique
Le profil pédologique est une coupe verticale du sol qui illustre ses différentes couches, appelées horizons,
chacune ayant des caractéristiques physico-chimiques spécifiques. Comprendre le profil pédologique est
essentiel pour évaluer la fertilité du sol, la gestion de l'eau, et les pratiques agricoles adaptées. L'analyse de ce
profil aide également à identifier la formation et l'évolution des sols dans des conditions climatiques et
géographiques particulières.
Le sol est composé du plusieurs couches, dont on trouve une couche superficielle se nomme litière, c’est
l’accumulation des débris végétaux. L’humus est la couche sous la litière. Sous l’humus , c’est le sol
proprement dit. C’est là que se trouvent généralement les racine des arbres. Le sol est généralement enrichi
par les éléments minéraux provenant de l’humus . Cette couche possède différents horizon qui servent à
nommer le type de sol. Enfin, la dernière couche se nomme la roche mère.
-Les organisations élémentaires: Sous le terrain, on peut distinguer plusieurs niveaux d’organisation, ce
sont des volumes pédologiques qui assemblent les constituants (particules élémentaires), ces organisations
sont partiellement visibles a l’œil nu (Ex: les agrégats, les couleurs, les vides, traces d’activité
biologique..etc.) , et partiellement a l’aide de microscope. A partir de là, un sol va avoir différentes
caractéristiques que l'on peut déterminer en effectuant des analyses physico-chimiques
-Texture : composition granulométrique du sol, c'est à dire la proportion de chacun de ses constituants
solides (argiles, sables, graviers…) , qui ont des tailles différentes.
-Structure : façon dont ses constituants sont agencés les uns par rapport aux autres. Dans un sol brun, on a
des agrégats de sable et de complexe argilohumique qui peuvent être agencés de façon plus ou moins
fragmentée.
-Porosité : volume total des espaces laissés libres entre les agrégats ou les particules solides. Elle
conditionne la circulation de l'eau, des gaz et de certains animaux dans le sol.
-L’horizon pédologique: Ce sont des volumes pédologiques plus ou moins parallèles a la surface du terrain.
Chaque horizon se décrit en termes d’un ou plusieurs types d’assemblages et de leurs relations. L’horizon
est généralement considéré comme l’unité de base de la caractérisation locale de la couverture pédologique.
Les couches du sol constituent différents horizons. Ils se différencient au cours de l’évolution du sol et
témoignent de son histoire.
-Les profils pédologique
Le profils de sol est l’ensemble des horizons d’un sol donné; chaque horizon étant une couche repérable et
distincte de ce sol. Ces horizons sont d’autant plus distinct que le sol est évolué. En effet, la formation et
l’évolution des horizons sous l’influence des facteurs écologiques conduisent à la différenciation de couches
de natures différentes.
-la couverture pédologique : C’est la partie superficielle de la lithosphère transformée par la présence et les
actions de l’atmosphère et la biosphère. La couverture pédologique est structuré a différents niveaux depuis
l’échelle de l’organisation des particules jusqu’à celle de l’unité de paysage.
- sol et eau:
1-Rétention de l’eau: Les forces de rétention sont principalement dues à la Matrice solide ( force
d’adsorbtion et forces capillaires). L’énergie correspondante est le potentiel matriciel Pm Ce dernier dépend
de la teneur en eau , selon une relation appelée (caractéristique d’hydratation). Il est nul dans un milieu
saturé en eau égal à -3 104 Pa à la capacité de rétention au champ et -15 105 Pa au flétrissement permanent
des plantes .La rétention est aussi due à l’hydratation des solutés quand la solution du sol est suffisamment
concentrée.
2-Transport de l’ eau dans le sol: L’énergie potentielle dans le sol ( potentiel hydrique) a deux
composantes principales: Le potentiel matriciel et le potentiel gravitaire. Le transport de l’eau a toujours lieu
dans le sens des potentiels totaux décroissants. La densité de flux est donnée par la loi de Darcy en milieu
saturés en eau et par la loi Darcy-Buckingham en milieu non saturés en eau. La conductivité hydraulique
caractérise le sol À l’égard du transport de l’eau. En milieu saturés en eau, elle dépend principalement de la
structure et sa valeur est surtout déterminée par les macrospores (fissures, canalicules biologiques). Elle est
plus grande dans les sols sableux que dans les sols argileux. En milieux non saturés en eau , elle dépend de
la teneur en eau, mais aussi de la texture et de la structure Le sol est soumis à différents régimes
hydrodynamiques selon les conditions climatiques , ruissèlement, drainage, infiltration, redistribution et
desséchement.
3-Transport des solutés : L’eau est le principal vecteur du transport des solutés et des particules en
suspension .Le transport des solutés est le principal processus du transport des espèces chimiques dans le
sol. Les transports préférentiels sont dus à la présence de macrospores qui permettent un transport par
convection, en général très rapide, pouvant entrainer les solutés en profondeur vers les eaux souterraines.
8-Transport des gaz: Il a principalement lieu dans le sol par diffusion moléculaire; il devient moins
important quand la teneur en eau et l’adsobtion augmentent.
9- Propriétés thermiques: La capacité thermique caractérise l’aptitude du sol à stocker la chaleur et la
conductivité thermique à la conduire. Elle augmente avec la teneur en eau du sol et diminue avec la quantité
de matières organiques.
10-Les couleurs du sol: La couleur est un critère variable avec l’état d’humidité du sol. On la décrit
classiquement à l’état humide ; un sol sec sera au préalable ré humidifié. Les couleurs sont relevées de
préférence à l’ombre, ou avec le soleil dans le dos. On donne la ou les teinte(s) générale(s) de l’horizon ainsi
que celle d’éventuelles taches. Voyons à travers quelques exemples, ce que nous indiquent les couleurs du
sol :
1-NOIR La couleur gris-noire est généralement associée à la présence de matières organiques dans le sol.
On observe très souvent un gradient décroissant des teneurs en matières organiques le long des profils de sol
en lien avec les apports de qui s’effectuent à la surface du sol (fumier, lisier, feuilles mortes, etc.). Dans des
conditions bien spécifiques, on peut également observer, en profondeur, des horizons très riches en matière
organique. C’est le cas des sols tourbeux dans lesquels la saturation permanente en eau du sol entraine une
accumulation de matière organique.
2-BLANC Elle est caractéristique d’une accumulation de sels dans le sol et est utile pour détecter des sols
carbonatés ou salés.
3- COULEURS VIVES ASSOCIEES AU FER Le fer est un des constituants déterminant dans la couleur
des sols. Selon la forme sous laquelle il se trouve dans le sol, cet élément prend des couleurs contrastées et
différentes. Ainsi, en présence d’oxygène dans le milieu, on trouve le fer sous sa forme oxydée, le fer
ferrique Fe3+, qui forme des taches dont la palette de couleurs est assez large (du jaune-orangées au rouge-
brun). Quand les êtres vivants du sol n’ont plus assez d’oxygène à disposition, il arrive qu’ils utilisent celui
qui est fixé au fer. Ce dernier passe alors sous sa forme réduite, le fer ferreux Fe2+, et prend alors des teintes
gris-vert.
4-COULEURS PALES Elles traduisent des phénomènes d’appauvrissement du sol en certains éléments
colorants tels que le fer ou les argiles. En effet, nous avons vu que sous forme réduite le fer devient mobile.
Il peut alors migrer dans le profil et s’accumuler à un autre endroit (transport vertical, latéral). Des
phénomènes de migration d’argile associée au fer peuvent également se produire, depuis des horizons «
éluviaux », qui s’appauvrissent, vers des horizons « illuviaux », d’accumulation. Ce processus est appelé
lessivage. Des couleurs pâles s’observent également dans des sols qui se développent sur une roche pauvre
en fer (ex. : des argiles blanches). Les sols présentent donc une grande diversité de couleurs dont l’étude
nous permet de formuler des hypothèses sur leur composition et leur fonctionnement. Certaines sont héritées
de la roche mère (par exemple, le calcaire peut colorer le sol en blanc), d’autres résultent de mécanismes
complexes qui se déroulent au cours de la vie du sol.

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