Le mythe d’Œdipe est l’un des récits les plus célèbres
de la mythologie grecque, racontant une tragédie
marquée par la fatalité et les prophéties. Avant la
naissance d’Œdipe, un oracle annonce que cet enfant
tuera son père, Laïos, roi de Thèbes, et épousera sa
mère, Jocaste. Pour échapper à cette destinée, Laïos et
Jocaste abandonnent leur fils nouveau-né sur une
montagne, mais il est sauvé par un berger et adopté
par le roi et la reine de Corinthe. Ignorant ses origines,
Œdipe apprend plus tard la prophétie et, croyant
qu’elle concerne ses parents adoptifs, quitte Corinthe
pour les protéger.
En chemin, il croise un vieillard qu’il tue lors d’une
querelle, sans savoir qu’il s’agit de son père biologique,
Laïos. Arrivant à Thèbes, Œdipe sauve la ville en
résolvant l’énigme du Sphinx et devient roi, épousant
Jocaste, sans savoir qu’elle est sa mère. Des années
plus tard, lorsque la peste frappe Thèbes, une enquête
révèle l’horrible vérité : Œdipe a accompli la prophétie
en tuant son père et en épousant sa mère. Jocaste se
suicide, et Œdipe, accablé de honte et de culpabilité, se
crève les yeux avant de s’exiler.
Ce mythe est étroitement lié à Antigone, car cette
dernière est la fille d’Œdipe et de Jocaste. Après l’exil
d’Œdipe, les fils d’Œdipe, Étéocle et Polynice, se
disputent le trône de Thèbes, ce qui mène à leur mort
mutuelle. Ces événements posent les bases des conflits
et des dilemmes moraux qui traversent la tragédie
d’Antigone
La pièce Antigone de Jean Anouilh a été écrite en
1942 et créée pour la première fois à Paris en 1944,
pendant l’Occupation allemande de la France lors de
la Seconde Guerre mondiale.
Le contexte de l’Occupation a fortement influencé
l’écriture de la pièce, qui peut être lue comme une
métaphore des tensions entre résistance et
collaboration. La pièce a été jouée pour la première
fois au Théâtre de l’Atelier à Paris.