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ARN Polymérases et Régulation Eucaryote

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Mathilde Carcenac
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1 - Les ARN polymérase des eucaryotes :

L’ARN polymérase est un ensemble de SU (quelques grosses, et de nombreuses petites).


Les ARN polymérases fonctionnent avec l’aide de facteurs de transcription (sont en
général des protéines, création d’une niche pour l’ARN poly). Ce sont des éléments trans et
cis régulateurs. Ils sont nécessaires pour une bonne transcription.

Il existe 3 ARN polymérase nucléaires : I, II et III


ARN poly I : transcrit les gènes d’ARNr, dans le nucléole (50 à 70% de la transcription)
ARN poly II : transcrit les gènes d’ARNm et snARN, dans le nucléoplasme (20 à 40% de
la transcription)
ARN poly III : transcrit les gènes d’ARNt + 3 ARNr, dans le nucléoplasme (10% de la
transcription)

Les mitochondries possèdent leurs propres ARN poly, elles sont codées par le génome
nucléaire.

Le promoteur des polymérases de type I : zones de promoteurs variables.

Le promoteur des polymérases de type II :

boite CAAT entre -110 et -80


boite TATA entre -35 et -29.
Les facteurs de transcription varient d’un gène à l’autre
Le promoteur des polymérases de type III : fixation dans la zone transcrite du gène
(région de contrôle interne), facteurs de transcription (TFIIIA, TFIIIB, TFIIIC). C’est un
complexe très stable et intact pendant de nombreux cycles de transcription.

2 - Les complexes transcripteurs chez les eucaryotes :

ils sont plus complexes que chez les procaryotes


L’ARN poly est incapable de se fixer sur le promoteur, l’initiation de la transcription
nécessite la fixation préalable sur les promoteurs de facteurs de transcription (TF) :
TFI : gènes classe I transcrits par l’ARN poly I en ARNr
TFII : gènes classe II transcrits par l’ARN poly II en ARNm
TFIII : gènes classe I transcrits par l’ARN poly III en ARNt et ARNi

Les éléments cis-régulateurs :

Les éléments trans et cis-régulateurs :

Séquence régulatrice de gènes, d’ADN : éléments cis-régulateurs


Protéines régulatrices de gènes : éléments trans-régulateurs
Les éléments trans régulateurs se fixent sur les éléments cis régulateurs correspondants.
3 - Sites de terminaison chez les eucaryotes :

ARN poly I : terminaison à un site situé 1000b après l’extrémité 3’


ARN poly II : terminaison 1000b après AAUAA (séquence de polyadénylation) puis action
d’une endonucléase, formation d’une structure en épingle à cheveux (même type que
chez procaryote avec site de pause)
ARN poly III : terminaison à l’extrémité de l’ARN mature (2ème U de 4U dans une région
riche en GC)

D – MODIFICATIONS POST-TRANSCRIPTIONNELLES :

1 - des ARNm eucaryotes :


a) L’addition de la coiffe : 30 nucléotides après le début de la transcription
addition de la coiffe = 7 méthyl-guanosine 3P, elle est liée par liaison covalente 5’-5’ au
premier nucléotide de l’ARNm, réaction entre le Pα de la coiffe et le Pβ du 1er nucléotide,
donc élimination de 3P (1Pi de la coiffe, 2P du 1er nucléotide), donc plus d’extrémité P libre
en 5’. L’enzyme = guanyltransferase.
La coiffe permet la protection de l’ARN des exonucléases 5’-3’, elle sera reconnue par les
ribosomes (petit SU) pendant la traduction.
Pas de coiffe = pas de traduction.

Différentes coiffes :
- uniquement la 7 méthyl guanosine
- la 7 méthyl guanosine + méthylation en C2 du 1° nucléotide
- la 7 méthyl guanosine + méthylation en C2 du 1° et du 2° nucléotide
Interêt de la coiffe : protection de l’ARN des exonucléases 5’- 3’
Reconnaissance par les ribosomes

b) La queue polyA :
action d’une endonucléase 30 nucléotides après le site,
action d’un polyA polymérase qui rajoute environ 200 A, coté 3’.
Elle permet une protection partielle contre les exonucléases, augmentation de la demi-vie
de l’ARNm, permet le transport vers le cytoplasme des ARNm.

c) L’épissage : élimination des introns.


Un gène possède des introns et des exons, mais pour que l’ARNm soit fonctionnel il ne faut
plus qu’il y ait d’introns. Besoin de deux activités enzymatiques pour supprimer les introns :
reconnaissance des introns par des séquences spécifiques, action d’une endonucléase,
puis d’une ligase. Les introns sont plus grands que les exons.
Place de l’épissage :

Il y a des ARNm avec aucun intron, d’autres avec quelques introns, d’autres encore avec
plusieurs dizaines d’introns.
Les introns sont éliminés grace à des SnRNP :
Intervention des snRNP (ribonucléoprotéine), U1 reconnait le site d’épissage par la liaison
ARN-ARN, U2 reconnait le site de branchement, U4,U5,U6 se fixent.
Quelques gènes subissent un épissage alternatifà ce ne sont pas toujours
les mêmes exons qui sont éliminés

A partir d’un ARN obtention de deux protéines légèrement différentes.


Dans certaines cellules on a l’oubli d’un exon, mais l’ordre croissant des exons est toujours
respecté.
Ces trois évènements sont quasi concomitants. Il y a des ARN qui n’ont pas de queue poly
A (ARN codant les histones), il y a des ARN non épissés (protéines rhoB), il y a des ARN
qui n’ont pas de coiffe (très rare).

On peut observer un epissage alternatif induisant une variation du site de polyadénylation


2 - Maturation des ARNr sauf le 5S :

Ils sont méthylés et portent des bases modifiées, épissage. Idem que pour les procaryotes
(synthèse d’un préARN, découpage, ARN mature).

3 - Maturation des ARNt :

synthétisés sous forme de transcrit primaire, ils sont méthylés et


portent des bases modifiées, épissage.

4 – maturation des ARN 5S : ne changent pas.

E - Régulation de la synthèse des ARN :

L’ensemble des mécanismes qui à partir de la séquence du gène conduisent à la


production d’un ARN ou d’une protéine est désigné sous le terme d’expression de ce gène
Chez les procaryotes :
Les gènes codant pour les protéines sont regroupés en opérons.
La régulation de la transcription se fait au niveau des opérons.
Il y a influence des protéines de régulations (répresseurs et activateurs).

Chez les eucaryotes :


la régulation de la synthèse d’ARN peut être : globale, ponctuelle, ou post-
transcriptionnelle.

1 - La régulation globale :

L’ADN associé à des protéines = chromatine, elle possède différents niveaux


d’organisation.

a) 2 niveaux organisationnels :

- Euchromatine : décondenséeà ADN actif transcrits


- Hétérochromatine : soit toujours condensée = hétérochromatine constitutive non
transcrite
: soit quelquefois non condensée = hétérochromatine facultative :
parfois transcrite
Exemple d’ADN condensé corrélé à une absence totale d ‘expression génique : la
lyonisation : la condensation de l’ADN fait qu’il devient inactif et ce procédé
empêche l’expression génique

b) Méthylation de l’ADN :
sur les cytosines dans les associations GC à extinction de l’expression de gènes dans
certains organes.
Ex : empreinte parentale : répression stable, cad tout au long de la vie d’un individu , d’un
allèle de certains gènes selon son origine parentale
Elle réprime l’expression des gènes

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