Risques sanitaires des eaux usées à Médina
Risques sanitaires des eaux usées à Médina
MEMOIRE
Présenté par
Félannie Wilde KOUMBA MAMBINGA
Pour l’obtention du diplôme de
Master en Management des projets
SUJET :
Thème : Analyse des risques liés aux eaux usées : cas de la
commune de Médina
DEDICACE
A travers ces lignes je dédie ce modeste travail à : Mes chers parents Monsieur et Madame
MAMBINGA ainsi qu’à mes petits frères.
REMERCIEMENTS
Je ne saurais laisser lire ce travail sans faire preuve de reconnaissance sincère au grand Dieu
qui est et demeure mon seul appui en toute circonstance. En outre, je tiens à remercier de tout
cœur le corps professoral de ESUP DAKAR pour son accompagnement, mes collègues de
promotion et particulièrement :
- Dr Karim DIAKITE
- Dan Orley MAMABINGA
- Fa-Eunice MAMABINGA
- Moris Ségon MAMBINGA
- Emmanuel MAMBINGA
- Jhessica NZAKAMOU
- Eglise FOURSQUAIRE
- Josée MAMBINGA
- Jordy MBADINGA
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATION
Le problème des eaux usées dans la commune de Médina est assez problématique. Les
populations de cette zone ne disposent pas de systèmes d'assainissement collectifs. Elles
cohabitent avec les eaux usées, causé par le mauvais système de drainage, aux fuites ou
ruptures des canalisations et aux fosses septiques. Ces eaux usées sont déversées dans les
rues. Ce qui constitue un facteur de risques important auquel sont exposés les populations. En
effet le risque sanitaire dans cette commune s’agrandit de jour en jour. Pour mieux aborder
notre étude, nous nous sommes fixés comme objectif général, d’analyser les risques socio
sanitaires et environnementaux liés aux eaux usées ainsi que l’apport de l’Etat dans la gestion
et le traitement des eaux usées. Pour imprimer à cette recherche plus d’objectivité et
d’efficacité, nous avons privilégié une démarche descriptive, analytique quantitative. Elle
repose sur la revue documentaire, la collecte de données quantitatives (questionnaire
ménagères), des observations sur le terrain et enfin le traitement et l’analyse des données
recueillies. Les résultats obtenus attestent que l’élimination directe des effluents dans la nature
sans un traitement préalable constitue un réel problème pour les habitants de la commune de
Médina. Le mode d'évacuation des eaux usées a aussi des impacts considérables sur le cadre
de vie des populations et sur l'environnement. Les dégâts sont à la fois visibles dans les
maisons, les rues et les routes inondables. La mauvaise gestion de ces eaux contribue
également à la pollution de la nappe phréatique, la contamination du sol par les bactéries, les
parasites et les virus entre autres, et la pollution de l'air par les mauvaises odeurs. Ce qui
constitue un autre facteur de risques pour les habitants de la commune de Médina.
The wastewater problem in the commune of Medina is quite problematic. The populations of
this area do not have collective sanitation systems. They coexist with wastewater, caused by
poor drainage systems, leaks or ruptures in pipes and septic tanks. This wastewater is dumped
into the streets. This constitutes a significant risk factor to which populations are exposed.
Indeed, the health risk in this town is growing day by day. To better approach our study, we
set ourselves the general objective of analyzing the socio-health and environmental risks
linked to wastewater as well as the State's contribution to the management and treatment of
wastewater. To give this research greater objectivity and efficiency, we favored a descriptive,
quantitative analytical approach. It is based on the documentary review, the collection of
quantitative data (household questionnaire), field observations and finally the processing and
analysis of the data collected. The results obtained demonstrate that the direct elimination of
effluents into nature without prior treatment constitutes a real problem for the inhabitants of
the commune of Medina. The method of wastewater disposal also has considerable impacts
on the living environment of populations and the environment. The damage is both visible in
flooded houses, streets and roads. Poor management of this water also contributes to the
pollution of the water table, the contamination of the soil by bacteria, parasites and viruses
among others, and the pollution of the air by bad odors. Which constitutes another risk factor
for the inhabitants of the commune of Medina.
Keywords: Wastewater, health risk, Medina
INTRODUCTON GENERALE
La population mondiale a évolué au fil des années. Les dernières estimations faites par le
PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement) le 30 Octobre 2011
annoncent que l’humanité a atteint officiellement le décompte du 7 milliardième être humain
sur terre. Ce chiffre montre que les populations ont évolué dans le temps passant de 1 milliard
d’individus pour la première fois vers les années 1800 à 7 milliards aujourd’hui. Les
populations africaines connaissent elles aussi ces hausses de leur population surtout dans les
villes. Dans ce même sillage, la ville de Dakar ne sort pas de ce cadre puisqu’ayant atteint
elle-même ce cap d’1million d’habitants depuis longtemps. Les dernières estimations
officielles évaluent la population de la région de Dakar à 2168314 habitants. Mais force est de
reconnaitre que cette massification de la ville n’est pas sans conséquence surtout pour une
ville avec une superficie aussi réduite de 550 km2 comme Dakar. Des changements seront
notés en ce qui concerne l’accès des personnes aux services et surtout aux services de qualité.
Cette forte croissance urbaine dans les villes constitue de nos jours un enjeu considérable.
Cette importante urbanisation est corrélée à une spoliation des terres, accompagnée de
nombreuses difficultés. A ce rythme, des problèmes d’accès à des infrastructures de base
constituent un défi pour les autorités. Dès lors, la problématique de la gestion de l’eau reste
visible. Le Sénégal fait partie des pays dont une faible proportion de la population a accès à
des systèmes d’assainissement adéquats. Les réseaux collectifs d’égout réalisés par l’ONAS
ne couvrent qu’une partie des usagers urbains soit environ 46.240 ménages sur l’ensemble du
territoire (ONAS, 2012). La progression du taux d’accès est actuellement faible et inférieure
aux prévisions, ce qui est aussi une préoccupation majeure pour le Sénégal. Les pouvoirs
publics ne disposent toujours pas de systèmes d’assainissement de qualité pour une gestion
durable des eaux usées. « Cette carence est particulièrement inquiétante dans plusieurs
domaines et met en danger la santé de milliers d’hommes. Les problèmes posés par l’eau sont
plus aigus tant sur le plan de sa forme que de celui de son évacuation » (Vennetier, 1991). Le
faible taux de couverture de l’assainissement collectif au Sénégal (16% selon les résultats du
RGPHAE de 2013) démontre que l’assainissement individuel constitue le principal recours
pour l’évacuation des eaux usées. Selon le dernier recensement au Sénégal (2013), seuls 13 %
des ménages sont raccordés à l'égout tandis que 42 % ne disposent pas de systèmes
d'assainissement adéquats. D’ailleurs, l’assainissement autonome tel qu’il est pratiqué dans
nos villes semble non conforme aux dispositions techniques et aux normes et règlements
garantissant le bon fonctionnement et la pérennité du système. Il en résulte que la qualité de
l’environnement et la santé publique dans les quartiers urbains non assainis, en particulier les
zones périphériques sont très précaires. Cette situation n’épargne guère la ville de Dakar.
1. Contexte et justification
A l’heure actuelle, parmi les problèmes environnementaux les plus préoccupants, figure en
bonne place le problème de l’assainissement. En effet, l’activité humaine entraîne la
production d’eaux usées déchargées dans la nature. Ce rejet d’eaux usées brutes dans les
milieux naturels est une pratique courante dans la plupart des pays en développement . Cette
situation est accentuée dans les centres urbains à cause de la démographie galopante qui les
caractérise. Ainsi, que ce soit pour Dakar ou pour les autres villes, l’augmentation de la
population ne s’est pas accompagnée d’une progression identique des installations de base
indispensables au bien-être des populations dans les secteurs comme la santé, l’éducation,
l’approvisionnement en eau, l’assainissement. La production croissante d’eau des populations
liée à nos activités constitue un défi pour les pouvoirs publics.
En réalité, les importantes quantités d’eaux rejetées sont corrélées au poids démographique de
nos villes, qui aujourd’hui s’accroit d’une manière significative. Aussi ces eaux usées pour
l’essentiel sont déversées par les populations sur les terrains vagues ou tout simplement dans
les milieux aquatiques (lacs, rivières, mers etc..) utilisés comme exutoires naturels. Mises en
contact direct avec le milieu récepteur, les eaux usées brutes engendrent des effets néfastes sur
la population et sur l’environnement.
De ce fait, la gestion des eaux usées est pratiquée diversement, de façon spontanée et
volontaire par les populations qui subissent l’entière responsabilité de sa gestion. D’ailleurs, il
constitue un facteur de risques sanitaires pour l’environnement et les populations. Ainsi,
l’assainissement autonome ou plutôt ce qu’il est convenu d’appeler « les pratiques populaires
d’assainissement », constitue(nt) le principal recours pour la majorité des populations
urbaines, malgré les timides efforts de l’État.
La progression lente du taux d’assainissement en milieu urbain fait qu’aujourd’hui les villes
sénégalaises sont confrontées à d’énormes problèmes d’insalubrité. En effet, seulement 39%
des ménages disposaient d’un système d’assainissement adéquat. Le traitement des eaux usées
est encore très insuffisant (19% en 2004) et le taux de dépollution n’était que de 13% (DSRP
II, 2010)2 . Il en résulte des impacts environnementaux aigus liés au déversement non
contrôlé des effluents domestiques dans les rues et ruelles mais surtout dans les canaux
d’évacuation des eaux pluviales. Ces eaux génèrent une odeur nauséabonde et des effets
négatifs dont sont d’abord victimes les ménages vivant à proximité du canal ou des lieux de
déversoirs des eaux. D’autre part, la forte pluviométrie enregistrée récemment, fait
qu’aujourd’hui les populations souffrent des surplus d’eau. L’absence constatée des canaux
d’évacuation des eaux pluviales, de réseaux de drainage et de bassins de rétention fait que
certains ménages sont obligés d’user les techniques locales comme stratégies d’adaptations
pour pallier ce phénomène. Médina illustre parfaitement cette situation, voilà pourquoi nous
avons porté notre choix sur ce sujet
2. Problématique
Dakar est la capitale du Sénégal, en Afrique occidentale. Cette ville portuaire sur l'océan
Atlantique se trouve sur la presqu'île du Cap-Vert. Avec une population de 4 042 225
habitants. La croissance démographique corrélée aux forts besoins des populations en
infrastructures d’assainissements adéquats nous pousse à nous interroger sur un certain
nombre de questions notamment : quelles sont les risques rencontrés par les populations face
aux eaux usées ? Quelles sont les mesures mises en œuvre par l’Etat pour soulager les
ménages par rapport aux problèmes des eaux usées ? ces rejets d’eaux usées domestiques
influent-ils sur le cadre de vie et l’environnement urbain de ces populations ? comment se
comportent ou s’adaptent les populations face aux problèmes de drainages efficient des eaux
de pluie et de ruissellement ?
3. Objectif général
Cette étude, en s’appuyant sur l’exemple du quartier de Médina (commune de Dakar, a pour
objectif d’analyser les différents risques liés eaux usées sur la population et aussi étudier son
système de gestion.
4. Objectifs spécifiques
De façon spécifique nous cherchons à :
- Evaluer les risques sanitaires du mode de gestion des eaux usées ;
- Identifier les menaces environnementales liés à la gestion des eaux pluviales et des eaux
usées domestiques.
-Montrer l’apport de l’Etat face aux différents problèmes d’eaux usées
5. Hypothèses
Pour atteindre ces objectifs, nous sommes partis de trois hypothèses que sont :
-Les rejets anarchiques et incontrôlés des eaux usées ont des risques sanitaires sur la
population
- Les difficultés à bien gérer les eaux de ruissellement et les eaux usées domestiques ont rendu
le cadre de vie et l’environnement du quartier défectueux.
- Le manque d’attention ou le laxisme des autorités administratives en ce qui concerne la
collecte, l'évacuation et le traitement des EU engendre un laissez- aller au niveau des
populations.
6. Intérêt de l’étude
Notre étude sur les eaux usées dans la ville de Dakar a pour intérêt la participation à
l'amélioration des travaux scientifiques traitant des questions liées à la salubrité. Ayant pensé
que la zone de Dakar a déjà fait l'objet de recherches particulières allant dans ce sens il y’a
quelques années et que les choses ont beaucoup évolué entre temps, l'on trouve intéressant de
s'adonner à cet exercice dans le but de produire un document actuel scientifique sur lequel
pourront s'appuyer les chercheurs et les responsables des politiques d'assainissement du
Sénégal voire du monde. Cette étude permettra de montrer l'importance de l'assainissement
dans la vie de la population de Dakar.
L'étude consistera à :
- Evaluer les risques sanitaires du mode de gestion des eaux usées ;
- Identifier les menaces environnementales liés à la gestion des eaux pluviales et des eaux
usées domestiques.
-Montrer l’apport de l’Etat face aux différents problèmes d’eaux usées
Ainsi par exemple, le fruit de ce travail pourrait permettre de faciliter la mise en œuvre des
politiques de construction de système collectif d'évacuation des eaux pluviales et des eaux
usées en milieu urbain.
Après l’introduction, notre travail sera divisé en deux grandes parties :
La première partie est réservée au cadre théorique et organisationnelle. Nous aborderons dans
le premier chapitre, la présentation des concepts, cadre théorique de l'étude et la revue de
littérature.
Le deuxième chapitre est, quant à lui, consacré à la présentation du cadre d'étude. Il sera donc
question d'étudier la situation géographique et l'organisation administrative de la Commune
de Médina, ses caractéristiques physiques, humaines et socio-sanitaires.
Enfin la deuxième partie intitulée cadre méthodologique et analytique, nous traiterons des
méthodes et outils de collecte et de traitement des données. Le troisième chapitre sera axé sur
la présentation des technique d’enquêtes et le quatrième chapitre sur la présentation des
résultats et recommandation.
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET
REVUE DE LITTERATURE
Selon les auteurs, l'analyse est l'examen de l'information (trier, additionner, comparer) pour
mieux comprendre les relations entre le ''tout'' et les "partie. Les membres de la communauté
et les intervenants extérieurs planifient ensemble le déroulement de l'analyse. On s'assure
ainsi que l'information est complète, valable et compréhensible.
L'assainissement vise donc à évacuer ces eaux vers le milieu naturel, tel que les cours d'eau ou
dans les zones où l'infiltration est possible. Il est installé des bassins de rétention d'eaux, des
ouvrages de régulation du débit et des stations de pompage anticrues visant à assurer la
protection du milieu naturel, des biens et des personnes contre les inondations et les
éboulements.
L'origine du mot risque vient du latin «resecare » (<< couper », «ce qui coupe »). Daniel
Bernoulli, en 1738, dans Specimen theoriae novae de mensura sortis, en apporte la première
définition scientifique: « le risque est l'espérance mathématique d'une fonction de probabilité
d'événements ». En termes plus simples, il s'agit de la valeur moyenne des conséquences
d'événements affectés de leur probabilité. Le dictionnaire français Larousse Encyclopédie
Larousse, en donne une définition plus abordable: «Possibilité, probabilité d'un fait, d'un
événement considéré comme un mal ou un dommage, auquel on est exposé ». Ainsi un risque
est le fait d'exposer une personne ou quelque chose à un événement ou une situation
potentiellement dangereuse. Un risque est aussi la probabilité qu'un événement non-souhaité
se produise malgré les efforts pour l'éviter. Une difficulté dans la gestion du risque est le fait
que l'événement concerné, le dommage, se situe dans le futur. De cette notion de futur
dérivent les notions de possible, de probable, de potentiel et parfois de risque émergent.
L'homme est lui-même producteur de nouveaux facteurs de rIsques (industriels, sanitaires,
toxicologiques, écotoxicologiques ou militaires par exemple).
Le risque se définit donc dans les normes ISO 12100 et ISO 14121 comme la combinaison de
la probabilité d'un dommage et de la gravité de ce dommage. Autrement dit, c'est l'interaction
d'une probabilité d'un évènement dangereux par la vulnérabilité de l'environnement au sens
large. Il se caractérise par la combinaison de plusieurs facteurs pouvant survenir dans une
situation dangereuse entraînant une atteinte à la santé physique et/ou psychique des personnes.
Farmer (2008) propose à la figure 1 la « courbe de Farmer », une courbe empirique qui
permet de différencier le risque acceptable du risque inacceptable. Un risque est défini comme
acceptable lorsque l'on consent à vivre avec, en contrepartie d'un bénéfice et dans la mesure
où il est contrôlé.
Une matrice des risques est un outil d’analyse qui permet d’évaluer en amont la probabilité et
la gravité des risques liés à un projet. Une fois ces deux éléments évalués, vous pouvez alors
représenter chaque risque de manière visuelle dans votre matrice afin d’en calculer les
éventuelles répercussions. Ces résultats aideront votre équipe à hiérarchiser les risques du
projet plus facilement et à les gérer efficacement.
Lorsque vous créez un modèle de matrice des risques, vous devez commencer par définir
votre échelle de gravité. Celle-ci correspondra aux colonnes de la matrice et mesure la gravité
des conséquences de chaque risque. Dans une matrice 5 × 5, elle compte cinq niveaux:
Négligeable (1) : le risque aura peu de conséquences s’il se produit.
Mineur (2) : les conséquences du risque seront faciles à gérer.
Modéré (3) : les conséquences du risque mettront du temps à être atténuées
Majeur (4) : les conséquences du risque seront importantes et pourront engendrer des
dommages à long terme.
Catastrophique (5) : les conséquences du risque seront véritablement néfastes et il sera
probablement difficile de s’en remettre.
Vous devrez ensuite définir votre échelle de probabilité, laquelle correspondra aux lignes de
votre modèle de matrice des risques. Cette échelle estime la probabilité que chaque risque se
produise réellement.
Très probable (5) : ce risque se produira très certainement à un moment ou à un autre du
projet.
Probable (4) : il y a de fortes chances que ce risque se produise.
Possible (3) : ce risque pourrait se produire, mais pas nécessairement. Que la chance soit avec
vous.
Peu probable (2) : il y a peu de chances que ce risque se produise
Très improbable (1) : il y a très peu de chances que ce risque se produise.
Faible (1 à 6) : ces événements ont peu de chances de se produire, mais dans le pire des cas,
ils n’auraient pas de graves conséquences sur votre projet ou votre entreprise. Pas besoin d’en
faire votre priorité dans votre plan de gestion des risques.
Moyen (7 à 12) : nuisibles, ces événements peuvent ralentir votre projet. N’ayez crainte, il
suffit de prendre les mesures nécessaires pendant la phase de planification du projet pour les
prévenir et atténuer leurs effets. Ces derniers ne doivent pas être pris à la légère, sans pour
autant devenir une priorité absolue.
Élevé (13 à 25) : attention ! Ces risques peuvent mettre en péril votre projet si vous n’en tenez
pas compte pendant la phase de planification. Comme ces risques aux conséquences graves
sont susceptibles de se produire, ils doivent être prioritaires dans votre plan de gestion des
risques.
1.2Cadre théorique
Cadre juridique
La loi SPEPA de 2008 fut la première loi à définir le statut juridique de l’assainissement
collectif des eaux domestiques au Sénégal. Le but de la loi était de mettre à niveau
l’assainissement collectif au même titre que le secteur de l’eau. Cette loi permit ainsi d’établir
les grands principes d’organisation des services publiques pour le secteur, précisant
notamment les rôles et les responsabilités des différents acteurs et définissant les grandes
lignes pour la gestion et l’organisation de ce dernier. La loi précise que l’assainissement
relève ainsi de l’Etat, qui assure le rôle d’autorité délégante (selon différents contrats) pour la
gestion, la maintenance et le développement des installations d’assainissement. La question
d’une gestion des services selon un partenariat privé public y est également confirmée suite à
son initiation en 1995, permettant ainsi l’ouverture du domaine de l’assainissement collectif à
une pluralité d’acteurs et l’adoption de standards internationaux. Enfin, un volet de la loi
aborde les questions de contrôle et de suivi de la performance selon des indicateurs qui
devaient être établis par le Comité interministériel de suivi ; cependant, comme indiqué
précédemment, le Comité n’a pas encore été créé. La loi SPEPA servit également de socle
pour le développement du Code de l’Assainissement, voté par le gouvernement en juillet 2009
(RdS 2009a) et ayant pour but de définir un code unique et harmonisé pour le secteur. En
effet, l’assainissement était auparavant régulé indirectement par un ensemble de lois (Code de
l’Hygiène, Code de l’Eau, Code de l’Environnement, etc…). Les grandes directions de ce
Code, ancrées dans les préoccupations des OMD et du Document de Stratégie de Réduction
de la Pauvreté de 2002 (RdS 2002), sont encore en vigueur aujourd’hui, prônant un accès aux
services sociaux de base dont la couverture des besoins en assainissement. En reconnaissant
avant tout comme droit, l’accès de tous à des services de base (RdS 2009a, p.2), le Code
rejoint en ce point la préoccupation de l’ODD 6 qui, d’ici à 2030, s’attache à : « assurer
l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène
adéquats (…) » (Nations Unies). Le Code de l’Assainissement, délimite dans un premier
temps et de façon précise les différents domaines de l’assainissement : l’assainissement
liquide, les eaux usées, les excretas et les eaux pluviales. Le Code s’attache également à la
définition des différentes dispositions d’évacuation ainsi que des différents effluents. Dans un
deuxième temps, le Code de l’Assainissement fournit les précisions concernant les conditions
générales du rejet et de la réutilisation des eaux usées domestiques et industrielles. La gestion
des boues de vidange est également abordée ainsi que les conditions de développement de
systèmes d’assainissement autonomes. Ces dernières préoccupations sont pour la première
fois prise en compte dans un cadre juridique concernant le secteur de l’assainissement. Enfin,
le Code s’attache à définir les éléments devant figurer dans l’élaboration et l’adoption de
plans directeurs d’assainissement pour les communes et les communautés rurales. Si les
éléments clés sont définis dans le Code de l’Assainissement pour aller en direction des
objectifs de développement durable (ODD 6), il faut cependant noter que le problème de
défécation en plein air n’est pas abordé dans la loi.
Cadre institutionnel
Le cadre institutionnel en charge du secteur de l’assainissement est relativement clair et
organisé avec un ministère dédié au secteur depuis 2004 et trois institutions de mise en
œuvre : la Direction de l’Assainissement (DA) ; l’Office National de l’Assainissement du
Sénégal (ONAS) et la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI). Les
domaines d’intervention entre ces entités sont relativement bien définis à travers la loi à
l’origine de la création de l’ONAS et un décret de 2018 portant sur l’organisation du
ministère. La limitation des champs d’action entre les milieux urbain et rural, constatée
jusqu’en 2018 dans les interventions de ces entités, est résorbée avec la responsabilisation,
d’une part de la DA dans la définition des politiques, des stratégies, du suivi/contrôle des
projets/programmes d’assainissement à travers le pays et d’autre part de l’ONAS sur
l’opérationnalisation des investissements en milieux urbain et rural. Une coordination
transversale du secteur et des acteurs est assurée par la Cellule de Planification de
Coordination et de Suivi des Programmes (CPCSP), issue du PEPAM (Projet Eau Potable et
Assainissement pour le Millénaire) conformément au décret de 2018 précité. Les priorités en
termes d’assainissement ont été reprises dans le Plan Sénégal Émergent à l’horizon 2035,
référentiel de la politique économique et sociale du pays sur le moyen et le long terme. Dans
son axe 2 relatif au capital humain, ce plan aborde l’assainissement à travers sa vision pour
une réduction du taux de pauvreté de moitié et la fourniture de services de base à la
population. C’est dans le cadre de cette vision du plan de développement national et les
priorités internationales des ODD que la dernière politique pour le secteur a été développée.
Ainsi en novembre 2017, la Lettre de Politique de Développement Sectoriel (LPSD) pour le
secteur de l'eau et de l'assainissement au Sénégal a été officiellement signée. Cette politique,
développée pour la période 2016-2025, marque une vraie continuité avec celle de 2005 qui
répondait aux préoccupations des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). La
LPSD couvre l'assainissement aussi bien pour les zones urbaines, périurbaines que rurales,
prenant également en compte les priorités des ODD. L’assainissement en milieu rural a connu
un retard de développement important par rapport au milieu urbain. En 2013, un document
d’élaboration de politique et de stratégie opérationnelle spécifiquement dédié à
l’assainissement rural au Sénégal a été développé (Stratégie Nationale de l’Assainissement
Rural (SNAR)) afin d’accroitre le taux d’accès amélioré à travers une responsabilisation
progressive des ménages dans le financement de leurs propres ouvrages. Le plan d’action de
la SNAR a été développé en 2016, adressant les problématiques de la défécation en plein air
comme porte d’entrée pour susciter la demande en service d’assainissement mais aussi de
développement d’une offre de qualité avec l’implication du secteur privé à travers la
promotion du « marketing de l’assainissement » (sanitation marketing).
L’eau est altérée par l’activité humaine qu’elle soit domestique, industrielle, artisanale,
agricole… En effet, après usage, l’eau est dite « polluée » et se doit d’être traitée avant de
rejoindre le milieu naturel. Sans cela, elle pourrait causer de graves dommages car la capacité
naturelle d’épuration des cours d’eau a pour effet de consommer l’oxygène de la rivière. Ce
qui n’est pas sans conséquences sur la flore et la faune aquatiques. Lorsque l’importance du
rejet excède la capacité d’autoépuration de la rivière, la détérioration de l’environnement peut
être durable et les zones privées d’oxygène par la pollution entraînent la mort de la faune et de
la flore ou créent des barrières infranchissables empêchant notamment la migration des
poissons. La présence excessive de phosphates favorise le phénomène d’eutrophisation, soit la
prolifération d’algues nuisible à la faune aquatique, pouvant rendre la baignade dangereuse et
perturber la production d’eau potable.
-Les eaux usées domestiques
Elles proviennent des différents usages domestiques de l’eau et sont, essentiellement,
porteuses de pollution organique :
Eaux ménagères (salles de bains et cuisines) sont généralement chargées de détergents, de
graisses, de solvants, de débris organiques…
Eaux-vannes (rejets des toilettes) chargées de diverses matières organiques azotées et de
germes fécaux.
-Les eaux usées industrielles
Très différentes des eaux usées domestiques, leurs caractéristiques varient d’une industrie à
l’autre.
En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent contenir :
Des produits toxiques
Des solvants
Des métaux lourds
Des micropolluants organiques
Des hydrocarbures…
Certaines de ces eaux usées font l’objet d’un prétraitement de la part des industriels avant
d’être rejetées dans les réseaux de collecte.
-Les eaux pluviales et de ruissellement
Les eaux de pluie ne sont pas dépourvues de pollutions et peuvent constituer une cause de
dégradations importantes des cours d’eau, notamment pendant les périodes orageuses. Ces
eaux se chargent :
Lorsque le système d’assainissement est dit « unitaire », les eaux pluviales sont mêlées aux
eaux usées domestiques. En cas de fortes précipitations, les contraintes de préservation des
installations de dépollution peuvent imposer un déversement (délestage) de ce « mélange »
très pollué dans le milieu naturel. Enfin, dans les zones urbaines, les surfaces construites
rendent les sols imperméables et ajoutent le risque d’inondation à celui de la pollution. Les
eaux pluviales peuvent être collectées en même temps que les eaux usées domestiques ou bien
séparément. On parle alors de réseau unitaire ou séparatif.
Etant exigée pour tout travail scientifique, la recherche documentaire permet de recueillir
diverses informations ayant trait à un thème d'étude bien défini.
Dans le cadre de ce travail, nous nous sommes d'abord intéressés à des ouvrages traitant des
questions relatives à l'assainissement et les eaux usées. Ensuite, nous avons recouru à d'autres
sources d'informations notamment les TER tels que les mémoires pour mieux connaître notre
zone d'étude.
2 .2 REVUE EMPIRIQUE
En effet, la revue de la littérature empirique consiste à résumer les ouvrages de différents
chercheurs sur les travaux antérieurs.
2.2.1 Résultats des ouvrages
D’ailleurs Issa Bakary Sangaré a écrit sur l’assainissement urbain, organisation des villes et
développement écologique : vers "l'autonomie durable", et considère que l'assainissement des
villes est un domaine emblématique de l'évolution des problématiques de la gestion des
interactions entre réseaux techniques urbains et environnement. Ainsi, on est passé d'une
préoccupation majeure de " viabilisation technique " des villes (marquée par l'hygiénisme puis
le développement de l'hydrologie urbaine) à l'émergence de la protection écologique de
l'environnement naturel, avec la notion de " développement durable ". L’auteur tente de
rendre intelligible la problématique de la durabilité environnementale de l'assainissement
urbain par un usage systématique de la théorie de l'autonomie (P. Vendryès). Après le récit
sur l'histoire de l'assainissement des villes françaises (première partie), l'aspect
environnemental de la durabilité de l'assainissement est assimilé à la coordination des
processus d'autonomisation des deux milieux que ce domaine doit simultanément gérer : les
espaces urbains et l'environnement hydrologique. L'autonomie de ces milieux intègre un
aspect machinique et un aspect social. Le concept de " l'autonomie durable " entre villes et
environnement hydrologique est ainsi élaboré (deuxième partie) : se basant sur les finalités et
valeurs des interventions, il est normatif (cf. Ozbekhan). Ce concept nouveau paraît adapté
pour appréhender et gérer l'écosystème qui émerge de l'interaction entre les espaces urbains et
leur environnement hydrologique. Il introduit des implications multiples qui appellent aussi
bien des développements théoriques sur le " modèle ", que des confrontations territoriales plus
concrètes avec des modalités stratégiques et opérationnelles du développement durable
urbain. Enfin il illustre, avec l'agglomération de Tours, la difficulté de construire à une échelle
intercommunale cette durabilité de l'assainissement. Des problèmes de connaissance des
équipements se posent, et l'organisation des acteurs pour améliorer et gérer les interfaces
fonctionnelles entre ville et environnement est laborieuse.
Quant à Fanny Lefèvre, elle parle de l’épuration des eaux usées urbaines par infiltration-
percolation : étude expérimentale et définition de procédés. Pour l’auteur « L'infiltration-
percolation » est une technique alternative d'épuration, qui consiste à infiltrer, des eaux usées
urbaines préalablement décantées ou des effluents secondaires, à travers plusieurs mètres de
sol naturel en place (version américaine) ou de sol rapporte (version française); elle est
capable de hautes performances sanitaires. Compte-tenu de notre objectif principal: traiter 50
cm/j d'effluents primaires à travers des massifs de 0,50 à 1,50 m de sable de maçon, on s'est
très vite heurte au problème de la maintenance de la capacité d'épuration qui dépend
étroitement de la capacité de renouvellement de l'oxygène au sein des massifs filtrants. Une
théorie simplifiée est proposée, basée sur les bilans d'oxygène dans la phase gazeuse des
massifs filtrants. Cette théorie est discutée à travers les résultats expérimentaux.
L'optimisation du renouvellement de l'oxygène commande une alimentation séquentielle et
lorsque cela ne suffit pas à satisfaire les fortes demandes en oxygène des effluents primaires,
l'insertion de structures creuses a l'intérieur des massifs filtrants permet le maintien voire un
accroissement considérable des performances du procèdes vis-à-vis de la pollution azotée et
de la pollution bactériologique
L’auteur montre que les informations sur l’occurrence des substances pharmaceutiques se
multiplient, et ce pour tous les compartiments environnementaux. Certains composés entrent
désormais dans le champ réglementaire, en termes d’obligation de suivi et non de limitation
de concentration, que ce soit au niveau national (SPAS) ou européen (liste de vigilance).
L’évolution des techniques de gestion de la ressource en eau, comme la multiplication de la
recharge artificielle des eaux souterraines, à partir d’eaux de surface, mais aussi d’eaux usées
traitées, entraîne l’augmentation de la dissémination des polluants dont les substances
pharmaceutiques, dans des milieux qui étaient jusqu’alors relativement préservés. Les
autorités nationales et européennes s’attachent actuellement à mieux encadrer ces nouvelles
méthodes et à améliorer la surveillance de la qualité des eaux pour les prendre en compte, afin
de mieux anticiper des impacts potentiels ou avérés sur la qualité des milieux naturels.
CHAPITTRE 2 : PRESENTATION DE LA
ZONE D’ETUDE
1.1.2 Historique
La ville de Dakar, érigée en capitale de l'A.O.F. (Afrique Occidentale Française) en 1902,
devient une cité attractive en un centre d'affaires dynamique. Les indépendances africaines
survenues au début des années 60 confortèrent la position de cette ville de l'Afrique de l'ouest.
Dakar devint la capitale du Sénégal indépendant le 4 avril 1960. Le quartier de la Médina,
arrimé au quartier administratif du plateau, est né des flancs de ce centre colonial. Il fut créé
en 1914, à la suite d'un contentieux. La raison avancée alors par l'administration coloniale e st
qu'elle voulait se préserver des épidémies récurrentes de peste et de choléra.
Le quartier vit donc le jour après moult tensions entre l'administration coloniale française et
les autochtones. Le guide de la confrérie tidjanya, El Hadji Malick Sy, afin d'apaiser les
tensions et inciter les populations locales à accepter le déguerpissement du plateau, baptisa
ces nouvelles implantations du nom de Médina, à l'image de la Médine d'Arabie.
Du fait du rôle de ce guide religieux, la grande avenue qui sépare le plateau du quartier de la
Médina porte son nom : "Avenue El Hadji Malick Sy". Etant née d'un contentieux, la Médina
fut insoumise dès sa gestation.
1.2.2 Le climat
La climatologie de la zone intertropicale est caractérisée par une dynamique complexe liée à
des transferts énergétiques qui sont essentiellement contrôlés par les centres d’actions de
Sainte Hélène (Atlantique sud), des Açores (Atlantique nord), celui saharo-libyen (Nord-est
africain) et de la zone de basse pression appelée FIT ou ZIC. Les deux centres d’action de
Sainte Hélène et des Açores aboutissent à la convergence de deux masses d’air que sont
l’alizé au nord et la mousson au sud dont l’épaisseur maximum est environ 3000 m. Le
contact au sol de la mousson et de l’alizé continental constitue le front intertropical (FIT) qui
est très fluctuant au cours de l’année. Leurs affaiblissements ou renforcements respectifs
déterminent la position du Front Inter Tropical (FIT), trace au sol de la position de l’équateur
météorologique (LEROUX, 1996).Le FIT se déplace entre les 20ème et 40ème parallèle Nord
qu’il atteint respectivement en juillet et en janvier. Dans la frange sahélienne, ce sont les
différentes positions du FIT qui sont à l’origine des saisons sèches et humides. Ainsi, situé
entre 12°30’ et 16°30’ de latitude Nord d’une part, et 11°30’ et 17°30’ de longitude Ouest,
d’autre part, le Sénégal dispose d’un climat de type tropical subdésertique ponctué par une
saison pluvieuse d’été qui dure 3 à 5 mois, suivie d’une longue saison sèche allant de
Novembre à Mai. Ainsi, la Commune d’arrondissement de la Médina fait partie de la
presqu’île du Cap Vert qui, de par sa situation de promontoire sur l’océan atlantique, présente
un microclimat de type sahélien côtier. Celui-ci est fortement influencé par les alizés
maritimes et la mousson qui s’établissent respectivement de novembre à juin et de juillet à
octobre suivant des directions N-NW et S-SE. De ce fait nous allons essayer de voir les
données obtenues sur ces éléments du climat collectées au niveau de l’Agence Nationale de
l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM).
Le climat de la Médina est comme du reste celui de la région de Dakar qui est différent de
celui de l’intérieur du pays. Il est constitué de deux périodes distinctes : -une période chaude
de juillet à novembre dénommée la mauvaise saison (Seck, 1970) caractérisée par de fortes
températures 36°C en moyenne avec des pics en août et en septembre, une forte tension de
vapeur d’eau et des précipitations abondantes parfois. Ici, les précipitations tournent en
moyenne autour de 336 mm par an (PIC, 2013). Les précipitations et les fortes températures
transforment la ville en chaudière et constituent un prétexte à la consommation de grandes
quantités d’eau et par voie de conséquences à la production d’énormes quantités d’eaux usées.
C’est durant cette partie de l’année avec aussi les pluies qu’on note les pics des fuites d’eaux
usées dans les rues de la Médina car les spécialistes estiment qu’une quantité de 100 litres
d’eau potable consommée entraine un rejet de 80 litres d’eaux usées ; -une période fraîche qui
dure de Décembre à Juin. Elle est caractérisée par des températures basses avec des moyennes
de 25°C , les minima peuvent atteindre 18°C durant certains mois (janvier ,février, mars) et
des maxima de 30°C notés aux mois de juillet aout .On peut noter des pluies pendant la saison
sèche qu’on appelle pluies de heug7 .Durant la période fraîche du fait de la douceur du temps
liée aux alizés maritimes qui soufflent sur la presqu’île du cap vert, la consommation d’eau se
trouve amoindrie et par voie de conséquences nous noterons une faible 7 Pluies de mangues
qui surviennent en saison sèche 34 consommation d’eau et une faible production d’eaux usées
ce qui occasionne moins de fuites d’eaux usées dans la commune. La fluctuation du temps pas
très chaud durant la grande partie de l’année ajoutée à cela la proximité avec le plateau
constituent des facteurs d’implantation d’importantes populations à la Médina ce qui va
contribuer à la modification du bâti et par ricochet occasionner des pressions énormes sur le
réseau d’assainissement.
Beaucoup de facteurs sont à l’actif de la création de la Médina. Dès 1862 Dakar va connaître
son premier plan d’urbanisme sous Pinet LAPRADE. Ce plan aura pour but, le lotissement
des terrains du Tound8 afin d’accueillir les déguerpis du plateau. En 1902, les Français vont
transférer la capitale de l’AOF de Saint Louis à Dakar qui va bénéficier pour l’occasion de
grands travaux d’infrastructures (surtout avec le port). L’espace jadis confiné au plateau doit
s’agrandir et aller au-delà des limites du premier plan d’urbanisme. La population de plus en
plus nombreuse et avec son corollaire de problèmes d’urbanisation poussent les autorités
coloniales à envisager une politique d’« assainissement » du plateau en le dépouillant de ses
populations indigènes en majorité léboues et l’épidémie de peste qui s’est déclenchée au
centreville sera le catalyseur du refoulement d’un nombre important de noirs du plateau vers
la Médina. Ainsi, l’arrêté No-1467 du 19 septembre1914 sera signé par le gouverneur William
Ponty et rendra effectif le projet colonial. Une bonne partie de la population autochtone va
rejoindre de gré ou de force Tilène9 .
2.2 Organisation territoriale et économie
2.2.2 Economie
Le tissu économique est fleurissant car dans cette zone il y’a des marchés tels que : marché
Soumbédioune qui se trouve dans la commune de la Médina, marché
hebdomadaire (mercredi) et le marché Tilène qui se trouve en plein centre de la Médina, c'est
l'un des plus grands marchés de Dakar, peu touristique et typiquement africain.
DEUXIEME PARTIE
CHAPITREIII : CADRE
METHODOLOGIQUE
La méthodologie peut être définie comme l’ensemble des méthodes, des procédés et des
règles permettant de choisir les outils statistiques adaptés à une analyse des données. Elle
permet au chercheur de contrôler la qualité de ses recherches et de répondre à ses objectifs.
Nous développerons dans les paragraphes suivants, les différentes méthodes et techniques que
nous avons utilisées pour mener notre recherche, le processus qui nous a permis de choisir
notre échantillon, la définition des variables et la spécification de notre modèle de recherche.
Nous finirons cette section par les différents tests statistiques qui nous permettront d’analyser
les données recueillies.
2.1 Méthodes
2.2 Outils
Dans cette section sera présentée la répartition de la population par sexe, âge ; statut
matrimonial
Répartition de la population par sexe
Sexe nombre Pourcentage
Homme 38 54.29
Femme 32 45.71
Total 70 100%
46%
54% femme
homme
47.83%
24.64%
15.94%
11.59%
74.29%
21.43%
2.86% 1.43%
Veuf(ve) Marié (e) Divorcé(e) Célibataire
Selon le statut matrimonial, les célibataires représentent 74,29% de la cible. Les divorcés sont
à 1,43% ; les mariés représentent 21,43% et les veufs un pourcentage de 2,86% par rapport à
l’échantillonnage.
Pour le tableau ci-dessus il montre que 69 personnes ont une idée du phénomène des eaux
usées avec un pourcentage de 98,57% de la cible contre 1 personne qui ne sait pas ce que s’est
soit 1,43% de la cible , ici on voit clairement que la plus grande partie de la cible connait les
eaux usées.
120.00%
98.57%
100.00%
80.00%
60.00%
40.00%
20.00%
1.43%
0.00%
Non Oui
A l’issu de l’enquête le graphique montre que 99% de la cible sait ce que s’est les eaux usées,
ce qui est déjà une bonne chose pour l’enquête.
Qualité de l’environnement du quartier
40.00%
35.00%
30.00%
25.00%
20.00%
15.00%
10.00%
5.00%
0.00%
Assez propre Assez sale Propre Sale Très sale
Ce graphique ci-dessus montre bien que la majorité des personnes du quartier pensent que le
quartier est assez sale avec un pourcentage de 34,29% suivit du fait que certains pensent que
le quartier est sale avec un pourcentage de 30,00% ; puis 20,00% disent que c’est propre,
10,00% assez propre et 5,71% pensent que c’est très sale.
Ce tableau montre les incidences liées aux usées, 62 personnes disent que les eaux usées
entrainent les maladies ; 7 disent la mort et juste 1 personne dit qu’elle entraine autres choses.
Par ces réponses on peut voir ce qu’entraine les eaux usées
Total
la mort
les maladies
Autres
Total
Autres
Diarrhée
Galles
Paludisme
62,86% de la cible pense que tout à fait les eaux usées détériorent les infrastructures, 21,43%
de la cible dit peut-être bien ; et 15,71% disent qu’ils ne savent pas
16%
63%
Ce graphique ci-dessous montre que 62,86% de la cible disent tout à fait que les
infrastructures se détériorent avec les eaux usées ; 21,43% disent peut-être bien et 15,71%
disent qu’ils ne savent pas trop.
70.00%
60.00%
50.00%
40.00%
30.00%
20.00%
10.00%
0.00%
Contamination du sol Pollution de l'air (vide)
21,43% de la cible approuve que les eaux usées sont dus aux fosses septiques, 54,29%
affirment que ce sont les fuites ou rupture des canalisations d’eaux usées, puis 24,29% de la
cible qui disent que c’est à cause des mauvais systèmes de drainage.
Ce graphique ci-dessous montre que 80,00% de l’échantillon disent que l’évacuation des eaux
usées ne se fait pas la municipalité et 20,00% disent oui ; quelles sont évacuer par la
municipalité
64.29%
24.29%
11.43%
Habi t an t s Mu n i c i p al i t é O r g a n i s a ti o n d e
q u a r ti e r
50.00%
40.00%
30.00%
20.00%
10.00%
0.00%
Total
Total 70 100%
Ce tableau montre que 7 personnes de l’échantillonnage pensent que les conséquences des
eaux usées sur les infrastructures sont autres, 31 personnes disent que c’est la détérioration
des voies de communications (routes) par les eaux usées ; 31 pensent aussi que la stagnation
des eaux usées dans les rues et 1 individu dit que ce sont plutôt les effondrements des
structures provoqués par les eaux usées.
Non Ou i P as v r ai m en t
90.00%
80.00%
80.00%
70.00%
60.00%
50.00%
40.00%
30.00%
20.00%
20.00%
10.00%
0.00%
Non Oui
Ce graphique montre que 72,46% de l’échantillon pensent que non il n’y a pas suffisamment
de sensibilisation sur les risques des eaux usées, 17,39% disent oui et 10,14% sont pour un
peu.
Il ressort de notre étude que 54% des répondants sont des hommes. Ce n'est pas étonnant au
regard de l’intérêt que portent les hommes ont sur l’environnement plus précisément les eaux
usées du quartier contre 46% de femmes. Médina est une zone regroupant plusieurs catégories
de personnes, la tranche d'âge allant de 21 ans à 35 ans est la plus présentée dans cette
enquête (48%), avec ceux de moins 20 ans avec 24,64%. 74,29% de la cible sont célibataires
contre
21,43% qui marié le reste partagé entre veuf(ve) et divorcé. Ainsi, 62,86% sont des personnes
ont un niveau académique supérieur, avec 34,29 % qui représentent le niveau secondaire.
Données relatives aux connaissances, aptitudes et pratiques liées aux eaux usées
Risque le paludisme
1
Risque la gale
2
Risque La diarrhée
3
Risque la contamination du sol
4
Risque la contamination de l’air
5
Risque la détérioration des voies de communications
6
effondrement des infrastructures par les EU
Risque
7
Risque la stagnation des EU dans les rues
8
Risque cas de décès
9
Gravité
1 2 3 4 5
Très 10 15 20
5 25
probable 5 R6 R4 R1
8
Probable 4 4
Probabilité
12 16 20
R8
6 9 15
Possible 3 3 12
R2 R5 R7
Peu 2 10
4 6 8
probable 2 R3 R9
Très
improbable 1 2 3 4 5
1
A travers cette matrice il en ressort que trois risques sont inacceptable dont l’impact est élevé,
comme ces risques aux conséquences graves sont susceptibles de se produire, ils doivent être
prioritaires dans le plan de gestion de risque. Cinq risques sont tolérables ou encore moyens
ces derniers ne doivent pas être pris à la légère, sans pour autant devenir une priorité absolue.
Puis un risque faible ou acceptable qui n’aura pas de grave conséquences, nullement besoin
d’en faire la priorité dans un plan de gestion des risques.
- Hypothèse 1 : le rejet d’eaux usées dans la nature, entraine des risques sanitaires sur
la population.
- Hypothèse 2 : Les difficultés à bien gérer les eaux de ruissellement et les eaux usées
stagnante ont rendu le cadre de vie et l’environnement du quartier défectueux.
La méthode de recherche s’est basée sur des hypothèses qui ont été mises à l’épreuve des
données recueillies par différents outils. L’hypothèse principale consistait à vérifier quels sont
les risques liés au EU dans le quartier.
Hypothèse 1 : le rejet d’eaux usées dans la nature, entraine des risques sanitaires sur la
population : Les données recueillies nous ont permis de mieux évaluer les risques des EU sur
la santé des populations de la zone. Elle a été étudiée sur différents aspects notamment qualité
de leur environnement, les incidences des eaux usées sur la santé, le type de maladies liées
aux eaux usées autour d’eux. En effet, une bonne évaluation des risques sanitaires sur les
principaux concernés permet de minimiser les risques d’erreur.
Cependant, il faudra être dans une option dynamique et anticiper sur les risques sanitaires qui
peuvent entrainer des maladies comme le paludisme et bien d’autres. L’évaluation des risques
sanitaires est donc un volet important qui doit être pris en considération et mettre en place des
dispositifs de préventions.
Hypothèse 2 : Les difficultés à bien gérer les eaux de ruissellement et les eaux usées
stagnante ont rendu le cadre de vie et l’environnement du quartier défectueux : de ce point de
vue, l’assainissement déficitaire à Médina, qui est à l'origine du déversement des eaux usées
dans les rues et des inondations dans le quartier, ne fait pas que des dégâts sur le cadre de vie
des populations. Il affecte également l'environnement par la contamination du sol, et de l'air.
On peut le voir clairement et le vérifier à travers l’étude. A travers les aspects du traitement
des EU avant d’être rejeté dans l’atmosphère, les conséquences des EU sur l’environnement,
aussi la détérioration des infrastructures par les eaux usées.
Hypothèse 3 : Le manque d’attention ou le laxisme des autorités administratives en ce qui
concerne la collecte, l'évacuation et le traitement des EU engendre un laissez- aller au niveau
des populations: Par rapport à cette affirmation, pour nombre d’habitants que nous avons
interrogés, ce problème d’eaux usées semble laisser insensibles les autorités. Car sur la base
de notre questionnaire nous avons demandé si la municipalité participe à l’évacuation des EU
dans le quartier la majorité de la cible a répondu négativement. Ensuite nous avons demandez
selon eux qui était responsable des eaux usées dans la commune, la plupart ont répondu la
municipalité donc l’Etat. A cela s’ajoute, le fait que s’il y’avait suffisamment de
sensibilisation sur les risques liés aux EU, plus de personnes ont dit non. Les populations
n’ont pas les moyens de procéder à un nettoyage qui puisse produire un grand résultat. En
attendant d’assainir les lieux, les habitants continuent de cohabiter avec ces eaux usées car,
disent-ils, n’ayant pas le choix.
2.2 Recommandation
Le constat général qui s'impose, est qu’à Médina, aucune attention particulière n'est accordée
à la collecte, à l'évacuation et au traitement des EU. Conformément au droit de
l'environnement, le traitement des eaux usées et boues de vidange avant leur rejet dans le
milieu naturel est obligatoire.
Au terme du présent travail de recherche, nous pouvons donc formuler les suggestions ci-
après. L’État sénégalais devrait :
- Mettre en place ou encore avoir un bon plan de canalisations modernes pour les eaux
usées
- Appliquer une norme et son suivi concernant la profondeur des fosses sceptique selon
le type de bâtiment.
CONCLUSION GENERALE
Pour rendre effective notre étude menée sur le thème « Analyse des risques liés aux eaux
usées : Commune de Médina », trois hypothèses de recherche ont été formulées : le rejet
d’eaux usées dans la nature, entraine des risques sanitaires sur la population. Les difficultés à
bien gérer les eaux de ruissellement et les eaux usées stagnante ont rendu le cadre de vie et
l’environnement du quartier défectueux. Le manque d’attention ou le laxisme des autorités
administratives en ce qui concerne la collecte, l'évacuation et le traitement des EU. Ces
hypothèses étaient des réponses déclarées par anticipation à notre question de recherche. Elles
ont alors été confrontées à la réalité du terrain dans lequel s'est portée notre étude.
Pour ce, nous avons d'abord procédé à la présentation de notre cadre d'étude. Et, nous avons
terminé par l'analyse des risques socio-sanitaires et environnementaux liés à la mauvaise
gestion des eaux usées et aussi le manque d’attention des autorités face au problème des EU.
Ces résultats nous ont alors permis de vérifier nos hypothèses.
Dans la Commune de Médina la population cohabite avec les EU au quotidien, 34,29%
pensent que le quartier est assez sale et 30,00% disent qu’il est sale cela montre la qualité de
l’environnement du quartier par rapport aux eaux usées, 88,57% de la population estiment que
ces EU entrainent des maladies et sont exposés aux problèmes sanitaires. De même,
l'hypothèse qui prônait que les rejets anarchiques et incontrôlés des eaux usées dans la
Commune de Médina provoque des nuisances et présente des risques sanitaires chez les
populations a été égalemnt confirmée.
A cela s'ajoute le fait que la plupart des ménages 64,29% pensent que l’atmosphère de leur
environnement est polluée et que 64% disent que le sol risque d’être contaminé par les eaux
usées, aussi 44,29% affirment que les EU entrainent la détérioration des voies de
communications (routes) cela montre combien les EU ont un impact sur l’environnement et
les infrastructures, ce qui confirment notre hypothèse selon laquelle les difficultés à bien gérer
les eaux de ruissellement et les eaux usées stagnante ont rendu le cadre de vie et
l’environnement du quartier défectueux. Car la présence des eaux usées dans les rues et
l'inondation dans certains endroits de Médina contribue à la dégradation du cadre de vie des
populations et à la contamination des ressources naturelles (eaux souterraines, sol et air). Elles
constituent également des risques sanitaires parce que pouvant être à l'origine de beaucoup de
maladies notamment les dermatoses, les parasitoses intestinales, les maladies diarrhéiques, le
paludisme, les IRA etc.
Les populations sont en attentes du soutien de l’Etat car leur faible moyen ne peut résoudre
ce problème, d’ailleurs 72,46% affirment qu’il n’y a pas suffisamment de sensibilisations sur
les risques liés aux eaux usées et 64,29% disent que la gestion des eaux usées revient à l’Etat
qui jusque-là reste insensible ce qui confirme notre dernière hypothèse qui disait qu’il y’a un
manque d’attention ou de laxisme des autorités administratives en ce qui concerne la collecte,
l'évacuation et le traitement des EU.
En définitive, nous pouvons dire que les risques socio-sanitaires et environnementaux liés aux
eaux usées sont très élevés dans la Commune de Médina. Il est alors important de les étudier
en profondeur et d'essayer d'en apporter des solutions dans le but d'améliorer l'état de santé
des populations de la Commune de Médina.
BIBLIOGRAPHIE
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dans Annales des Mines - Responsabilité et environnement 2017/2 (N° 86), pages 62 à 64
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[Link]
[Link]
[Link]
ANNEXES
Annexe 1 : Questionnaire
Ce questionnaire s’inscrit dans le cadre d’un mémoire de Master.
Libellé du sujet : Analyse des risques liés au eaux usées : cas de la commune de Médina.
Consigne : cocher la réponse qui vous convient.
Questions
Homme Femme
2/Quelle est votre tranche d'âge?
Moins de 20 ans 21-35 ans 36 - 49 ans 50 ans et plus
3/ Quelle est votre situation matrimoniale?
Oui Non
7/ Comment considérez-vous la qualité de l'environnement de votre quartier ?
Oui Non
14/ Selon vous qui est le responsable du nettoyage de votre quartier?
Oui Non
16/Pensez-vous qu'il est nécessaire de traiter les eaux usées avant d'être rejeté dans dans
l'environnement?
Oui Non
17/ Quels sont les problèmes fréquents d'infrastructures auquels vous faites face dans votre
quartier?
Stagnation fréquentes des eaux usées dans les rues Détérioration des voies de
communications (routes) par les eaux usées Effondrements des structures provoqués par
les eaux de ruissellement Autres
18/ Savez-vous comment prévenir et réduire les risques de maladies liés aux eaux usées?
Annexe 2 :
TABLE DE MATIERE