Analyse Numérique: (Pour Génie Informatiqe)
Analyse Numérique: (Pour Génie Informatiqe)
Présenté par:
A. Laghrib
[email protected]
2024
1 Introduction
2 Analyse de l’erreur
Erreurs dues à la représentation
Norme IEEE-754
Arithmétique flottante
A. Laghrib | c b n a 2 / 133
Analyse Numérique | Introduction
Contents
1 Introduction
2 Analyse de l’erreur
Erreurs dues à la représentation
Norme IEEE-754
Arithmétique flottante
3 Résolution numérique de f (x) = 0
Méthode de la dichotomie
La méthode de point fixe
La méthode de Newton
Vitesse de convergence de la méthode de point fixe et de Newton
Méthode de la corde (Newton-Corde)
Méthode de sécante
4 Résolution des équations différentielles
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Analyse Numérique | Introduction
Introduction général
Introduction
Dans les différents applications, les méthodes classiques utilisées en
mathématiques sont très limitées pour résoudre tous les problèmes. On ne
sait pas, par exemple, donner une formule pour calculer exactement les
racines des équations de degré 5 ou plus ; on ne sait pas non plus trouver la
solution analytique de certaines équations différentielles ni calculer
certaines intégrales définies. On remplace alors la résolution mathématique
exacte du problème par sa résolution numérique qui est, en général,
approchée.
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Analyse Numérique | Introduction
Introduction général
Exemples
On considère l’équation différentielle suivante :
1
(E) y ′ + y = , y(1) = 2.
1 + t2
La primitive suivante ne peut pas être explicité par des fonctions
usuelles :
et
Z
c(t) = dt
1 + t2
La résolution de l’équation non-linéaire suivante :
exp(x2 ) + ln(x + 1) − x = 0.
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Analyse Numérique | Introduction
Introduction général
L’analyse numérique
L’analyse numérique est considérée comme un outil puissant d’analyse
quantitative et qualitative. Ceci est accompagné par l’évolution extrême des
ordinateurs et logiciels. Parmi ces logiciel on trouve "Matlab".
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Analyse Numérique | Introduction
Introduction général
L’analyse numérique
Sur ordinateur, approximer une solution x par x∗ génère des erreurs. Il faut
donc calculer ces erreurs pour mesurer la précision des méthodes utilisées.
Voici les deux erreurs qu’il faut connaitre :
L’erreur absolue est définie par :
∆x = |x − x∗ |.
|x − x∗ |
Er = .
|x|
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Analyse Numérique | Introduction
Introduction général
L’analyse numérique
L’erreur absolue donne une mesure quantitative de l’erreur commise et
l’erreur relative en mesure l’importance.
Exemple
si l’on fait usage d’un chronomètre dont la précision est de l’ordre du
dixième de seconde, l’erreur absolue est bornée par
∆x = |x − x∗ | ≤ 0.1.
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Analyse Numérique | Introduction
Introduction général
L’analyse numérique
Ce cours est réparti en cinq chapitres :
Analyse de l’erreur sur ordinateur ;
La résolution des equations non-linéaires (dimension supérieure) ;
L’interpolation numérique ;
Résolution des systèmes Ax = b : méthodes itératives ;
Résolution des équations différentielles.
On commence par le premier chapitre.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Contents
1 Introduction
2 Analyse de l’erreur
Erreurs dues à la représentation
Norme IEEE-754
Arithmétique flottante
3 Résolution numérique de f (x) = 0
Méthode de la dichotomie
La méthode de point fixe
La méthode de Newton
Vitesse de convergence de la méthode de point fixe et de Newton
Méthode de la corde (Newton-Corde)
Méthode de sécante
4 Résolution des équations différentielles
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
L’analyse numérique
Une partie importante de l’analyse numérique consiste donc à contenir les
effets des erreurs ainsi introduites, qui proviennent de trois sources
principales :
les erreurs de modélisation ;
les erreurs de représentation sur ordinateur ;
les erreurs de troncature.
On s’intéressera dans la suite aux erreurs sur ordinateur.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
c-à-s que :
. . . a2 × 22 + a1 × 21 + a0 × 20 .
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
an−1 = 0
Exemples
La représentation en complément à 2 sur 4 bits de 0101 vaut :
−0 × 23 + 1 × 22 + 0 × 21 + 1 × 20 .
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
x = ±m × 10r .
où m est la mantisse.
r est l’exposant, et 10 est la base.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
Représentation des nombres réels
Généralement, pour une base quelconque b, on écrit :
x = ±m × br .
m = 0, d1 d2 d3 . . . dn . . .
ce qui donne :
Analyse de l’erreur
1 ≤ d1 ≤ b − 1 et 0 ≤ di ≤ b − 1, i = 2...n
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur
Analyse de l’erreur
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Analyse de l’erreur
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Erreurs dues à la représentation
Analyse de l’erreur
xn+1 = 3xn (2 − xn )
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Erreurs dues à la représentation
Analyse de l’erreur
Définition
La précision machine ϵm est la plus grande erreur relative que l’on puisse
commettre en représentant un nombre réel sur ordinateur en utilisant la
troncature.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Erreurs dues à la représentation
Analyse de l’erreur
Erreurs dues à la représentation
On a un résultat important sur la précision machine.
Theorème
La précision machine ϵm vérifie :
ϵm ≤ b1−n .
Analyse de l’erreur
Norme IEEE-754
Norme visant à standardiser la représentation des nombres sur les
ordinateurs. En particulier elle impose le nombre de bits pour la mantisse,
et l’exposant pour les nombres reels à 32 bits (simple precision) et les reels
64 bits (double precision). Fait en sorte que l’on peut determiner la precision
machine ainsi que le plus grand et plus petit reels (simple et double
precision) représentable indépendemment de l’ordinateur.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Norme IEEE-754
Analyse de l’erreur
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Norme IEEE-754
Analyse de l’erreur
(d1 d2 . . . d32 )10 = (−1)d1 2d2 d3 ...d9 2−127 × (1, d10 . . . d32 )2
Exemple
Les 32 bits suivants (en simple précision) :
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Norme IEEE-754
Analyse de l’erreur
Exercice
Donner la representation flottante du nombe 85.125 en simple
précision.
Donner la representation flottante du nombe 23.255 en simple
précision.
Codez le nombre 0.2 en utilisant IEEE 754.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Norme IEEE-754
Analyse de l’erreur
Norme IEEE-754
Le format double précision est identique au simple précision, mis à part le
fait que les champs sont plus grands. En effet, il possède 52 bits de
mantisse, et 11 bits d’exposant. La mantisse est très élargie, alors que
l’exposant est peu élargi. Ceci est dû au fait que, selon les créateurs du
standard, la précision est plus importante que l’amplitude. Les NaNs et les
infinis sont représentés en mettant tous les bits de l’exposant à 1 (2047).
Pour les nombres normalisés, le décalage de l’exposant est +1023.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Norme IEEE-754
Analyse de l’erreur
(d1 d2 . . . d64 )10 = (−1)d1 × 2d2 d3 ...d1 2 2−1023 × (1, d13 . . . d64 )2
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Arithmétique flottante
Afin de simplifier l’exposé, nous utilisons le système décimal, mais les effets
décrits valent également pour les autres bases. Tout nombre réel x s’écrit
sous la forme :
Définition
Soit x, un nombre réel. On note f l(x) sa représentation en notation
flottante à n chiffres définie par :
Exemples
Si l’on choisit n = 4, alors on a :
f l(π) = 0, 3142 × 101 .
f l(14, 4771) = 0, 1448 × 102 .
f l(exp) = 0, 2719 × 101 .
f l(1/7) = 0, 1429 × 100
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Opérations élémentaires
Les opérations élémentaires sont l’addition, la soustraction, la
multiplication et la division. Soit x et y, deux nombres réels. On effectue ces
opérations en arithmétique flottante de la façon suivante :
x + y → fl(fl(x) + fl(y))
x − y → fl(fl(x) − f(y))
x ÷ y → fl(fl(x) ÷ fl(y))
x × y → fl(fl(x) × fl(y))
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Exemples
Si l’on prend n = 4, alors on a :
1 1
× 3 → fl fl × fl(3)
3 3
= fl 0, 3333 × 100 × 0, 3000 × 101
= fl 0, 09999000 × 101
= 0, 9999 × 100
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Remarque
Il faut bien remarquer que des opérations mathématiquement équivalentes
ne le sont pas forcément en arithmétique flottante. L’ordre des opérations
est très important.
Exemple
La propriété de distributivité de la multiplication sur l’addition n’est pas
toujours respectée en arithmétique flottante (voir Fortin et Pierre, réf. [18]).
En effet, en arithmétique exacte :
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Exemple
En arithmétique flottante avec n = 3, on obtient d’une part :
h i
122 × (333 + 695) = fl 0, 122 × 103 × fl 0, 333 × 103 + 0, 695 × 103
h i
= fl 0, 122 × 103 × fl 1, 028 × 103
h i
= fl 0, 122 × 103 × 0, 103 × 104
= fl 0, 012566 × 107
= 0, 126 × 106
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Exemple
En arithmétique flottante avec n = 3, on obtient d’une part :
h
122 × 333 + 122 × 695 = fl fl 0, 122 × 103 × 0, 333 × 103
i
+ fl 0, 122 × 103 + 0, 695 × 103
h i
= fl fl 0, 040626 × 106 + fl 0, 08479 × 106
h i
= fl 0, 406 × 105 + 0, 848 × 105
= fl 1, 254 × 105
= 0, 125 × 106
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Analyse de l’erreur
Attention
Il existe d’autre part, un certain nombre d’opérations risquées. Soustraire
deux nombres presque identiques :
√ √
7001 − 7000 = 0, 8367 × 102 − 0, 8367 × 102
= 0, 000100 si n = 4
√ √
7001 − 7000 = 0, 83672 × 102 − 0, 83666 × 102
= 0, 6 × 10−2 si n = 5
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Alternative
Dans ce cas-ci on peut remédier à cette difficulté en évitant la soustraction
des racines :
√ √ x−y
x− y = √ √
x+ y
et on trouve 0,5977 10-2 au lieu de 0 pour n = 4.
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Analyse Numérique | Analyse de l’erreur | Arithmétique flottante
Analyse de l’erreur
Conclusion
L’ordre dans lequel on fait les opérations et le nombre d’opérations ont un
impact important sur la précision du résultats. Ainsi on devrait ”toujours“ :
éviter les opérations avec des nombres très différents en ordre de
grandeurs.
éviter si possibles les soustractions avec des nombre relativement
proche,
on devrait faire les sommes en ordre décroissant.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Contents
1 Introduction
2 Analyse de l’erreur
Erreurs dues à la représentation
Norme IEEE-754
Arithmétique flottante
3 Résolution numérique de f (x) = 0
Méthode de la dichotomie
La méthode de point fixe
La méthode de Newton
Vitesse de convergence de la méthode de point fixe et de Newton
Méthode de la corde (Newton-Corde)
Méthode de sécante
4 Résolution des équations différentielles
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Introduction
Dans plusieurs application on est toujours amené à résoudre des equation
de type :
f (x) = 0.
Des equations sont simples à résoudre tel que
ax + b = 0
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Question
Quelle est donc la solution ?
Réponse
Utiliser des approximation numérique de la solution !
Objectif
L’objectif est de chercher les solutions possibles (les zéros ou racines de f )
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Définition
Soit f : I ⊂ R → R une fonction bien définie. On dit que f admet un zero
α ∈ I si :
f (α) = 0.
On dit que α est une racine de f .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Méthodologie
Les méthodes numériques pour approcher α consistent à :
Localiser où les zéros de f existent (intervalle).
Construire à partir d’une donnée initial α0 , une suite (αn )n∈N∗ telle
que :
lim αn = α.
n→+∞
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Méthodologie
Dans la suite on va étudier quelques méthodes classiques pour approximer
de tels solutions. Ça dépend en fait de la convergence des méthodes
utilisées et les données disponibles.
Définition
On dit que la suite (αn )n∈N∗ converge vers α avec un ordre p s’il existe
une constante C telle que :
|αn+1 − α|
≤ C.
|αn − α|p
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Définition
Si p = 1 (et C < 1), on dit alors que la convergence est linéaire.
Si p = 2, on dit alors que la convergence est quadratique.
Si p = 3 alors on parle de convergence cubique.
Si p = 1 (et C = Cn ), où Cn dépend de n et limn→+∞ Cn = 0, on dit
alors que la convergence est surlinéaire.
On dit que p est l’ordre de convergence.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Remarques
En général le choix de la donnée initial α0 affecte la convergence de la
méthode itérative utilisée.
On a souvent des convergences locales, c-à-d α0 au voisinage de α.
Pour la convergence globale, il faut montrer la convergence ∀α0 ∈ R.
Dans ce qui suit, nous présentons plusieurs techniques de résolution,
chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Définition
Supposons que {βn }∞ ∞
n=1 est une suite qui converge vers zero et {αn }n=1
converge vers α. S’il existe une constante positive K tel que
A. Laghrib | c b n a 47 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Remarque
La définition précédente permet de comparer {αn }∞
n=1 à une suite
arbitraire {βn }∞
n=1 , on a alors en général :
1
βn = ,
np
pour p > 0. On est généralement intéresses à la plus grande valeur de p
avec αn = α + O (1/np )
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
exemple
Supposons que, pour n ≥ 1,
n+1 n+3
αn = et α̂n = .
n2 n3
Les deux limites limn→∞ αn = 0 et limn→∞ α̂n = 0, mais la suite {α̂n }
converge vers cette limite plus rapidement que la suite {αn }.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0
Définition
Supposons que limh→0 G(h) = 0 et limh→0 F (h) = L. S’il existe une
constante positive K tel que |F (h) − L| ≤ K|G(h)|, pour h assez petit,
on a alors F (h) = L + O(G(h)).
Exercice
Montrer que :
1
cos(h) + h2 = 1 + O(h4 ).
2
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
On veut résoudre f (x) = 0, où f est une fonction de I dans R non linéaire
(sinon c’est évident !).
On recherche donc un nombre réel x∗ tel que f (x∗ ) = 0. Comme pour
toute méthode itérative, on va donc construire une suite de nombres réels
x(0) , x(1) , ..., x(n) , ... qui converge vers x∗ . Puisqu’ici les termes de la suite
sont des nombres réels, on les notera plus simplement
x0 , x1 , ..., xn , ...
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
Le principe de la dichotomie se base sur le théorème des valeurs
intermédiaires (TVI). On suppose que f : [a, b] −→ R est continue et que
f (a)f (b) < 0, c’est-à-dire qu’il y a au moins une racine réelle de f dans
]a, b[. On prend alors le milieu de l’intervalle c = a+b
2 .
A. Laghrib | c b n a 52 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
Si f (c) = 0 (ou numériquement très proche de 0), on considère que
l’on a résolu le problème.
Autrement, deux cas peuvent se présenter :
1 si f (a)f (c) < 0, alors f a une racine réelle dans [a, c] (au moins une, en
tous cas, un nombre impair de racines),
2 autrement, f (a)f (c) > 0, donc f (a)f (b)f (a)f (c) < 0, ce qui donne
f (b)f (c) < 0 et f a une racine réelle dans [c, b].
On itère alors le processus avec l’intervalle qui contient au moins une
racine.
A. Laghrib | c b n a 53 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
La méthode de dichotomie s’écrit de la manière suivante :
On pose :
a0 + b0
a0 = a, b0 = b, I0 = [a0 , b0 ], et x0 = .
2
Pour n ≥ 1, on construit le sous-intervalle In = [an , bn ] à partir de
l’intervalle In−1 = [an−1 , bn−1 ] de la façon suivante :
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
an−1 +bn−1
a) soit xn−1 = 2
b) si f (xn−1 ) = 0 alors x⋆ = xn−1 et la méthode termine.
c) si f (xn−1 ) ̸= 0, alors :
si f (an−1 ).f (xn−1 ) < 0, on pose :
an = an−1 , bn = xn−1 ;
an = xn−1 ; bn = bn−1 ;
A. Laghrib | c b n a 55 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
Exemple :
Résoudre l’équation x3 + x − 1 = 0 par l’algorithme de dichotomie sur
l’intervalle [0, 2].
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
Il est clair qu’à chaque itération la longueur ln de l’intervalle de localisation
de la racine x∗ est divisée par 2. On sait de plus que |xn − x∗ | ≤ ln , d’où le
résultat de convergence de la suite (xn ) vers x∗ si on montre que ln tend
vers 0.
A. Laghrib | c b n a 57 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
Proposition
La suite de segments In = ([an , bn ])n≥0 est telle que :
b−a
ln = |bn − an | = , n ≥ 1.
2n
Cette proposition est utile sur le plan numérique, en effet elle renseigne sur
le nombre minimal d’itérations nécessaires pour calculer la racine à ϵ près,
ϵ > 0 étant une précision fixée à l’avance par l’utilisateur (test d’arrêt).
A. Laghrib | c b n a 58 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Méthode de la dichotomie
En effet, on peut montrer que ce nombre n doit vérifier :
b − a
n ≥ log2
ϵ
La méthode donne une solution avec la précision
ϵ avec un nombre
d’itération n = E log2 (b − a) − log2 (ϵ) + 1.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Exemple
Si [a, b] = [0, 1], pour obtenir une précision |xn − x∗ | ≤ 10−6 , il faut 19
itérations, quelque soit la fonction f .
A. Laghrib | c b n a 60 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Résultat de convergence
Soit [a0 , b0 ], [a1 , b1 ]; . . . [an , bn ] les intervalles générés par la méthode de
dichotomie et soit :
an + bn
xn =
2
alors on a :
b−a
|xn − x∗ | ≤ n+1
2
∗
où x est la racine de f . De plus :
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Test d’arrêt
On peut utiliser trois tests d’arrêts pour les méthodes itératives, à savoir :
|xn+1 − xn | < ϵ,
|xn+1 − xn |
< ϵ, xn ̸= 0, ou
|xn |
|f (xn )| < ϵ.
Meilleur choix
Lequel il faut choisir ?
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Test d’arrêt
Pour |xn+1 − xn | < ϵ, on considère l’exemple de la serie Harmonique :
n
X 1
xn = .
k=1
k
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Illustration graphique
A. Laghrib | c b n a 65 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Remarques
La méthode de bissection est toujours convergente mais elle est très
lente.
On parle alors de méthode fermée, car on travaille dans un intervalle
fermé.
Elle n’a pas d’ordre de convergence.
La méthode ne garentie pas la réduction de l’erreur absolue. On n’a
pas :
|xn+1 − x∗ | ≤ Cn |xn − x∗ | avec : Cn < 1.
C’est une méthode qui peut être utilisée seulement pour s’approcher
de la racine.
A. Laghrib | c b n a 66 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Exercices d’applications
Soit la fonction f (x) = x2 sin(x) − 4, 1.
a) Faire 3 itérations de la méthode de la bissection pour la fonction f à
partir de l’intervalle [a0 , b0 ] = [0, 4].
b) Estimer l’erreur absolue à l’itération n = 20.
c) Déterminer le nombre d’itérations nécessaires pour obtenir une erreur
absolue inférieure ou égale à 10−3 .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la dichotomie
Exercices d’application
On considère la fonction h(x) = x3 − x2 − 1.
a) Vérifier que la fonction h possède une et une seule racine r dans
l’intervalle [1, 2].
b) Déterminer le nombre d’itérations de la méthode de bissection qui
seront nécessaires pour obtenir une approximation de r avec une
erreur absolue inférieure ou égale à 10−10 .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
L’intérêt
L’intérêt de cet algorithme réside dans sa généralité et dans la relative
facilité avec laquelle on peut en faire l’analyse de convergence.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Le choix de la fonction g
Par exemple pour calculer la racine carrée d’un nombre réel a > 0, on
résout x2 = a . Il existe alors différentes manières de se ramener à un
problème de point fixe :
1 x = xa , et g1 (x) = xa ,
a a a
2 2x = x + x soit x = 2x − x et g2 (x) = 2x − x
x a x a
3 x= 2 + 2x et g3 (x) = 2 + 2x
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Remarque
l’algorithme des points fixes, selon le choix de la fonction itérative g(x),
converge vers l’une ou l’autre des racines et peut même diverger
complètement dans certains cas. Il faut donc une analyse plus fine afin de
déterminer dans quelles conditions la méthode des points fixes est
convergente.
Des conditions sur g ?
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Résultat de convergence 1
Définition
Soit I un intervalle de R, g est une contraction sur I, si ∃K ∈ [0, 1[ tel que :
Proposition
Soit I un intervalle de R, g est une fonction de classe C 1 sur I, si
|g ′ (x)| ≤ K < 1 ∀x ∈ I.
alors :
|g(x) − g(y)| ≤ K|x − y|, ∀x, y ∈ I.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Résultat de convergence 1
Théorème
Soit I un intervalle fermé de R et g : I ⊂ R une fonction donnée. Si g
satisfait les deux propriétés suivantes :
g(I) ⊂ I (∀x ∈ I on a g(x) ∈ I) ;
g est une contraction sur I.
Alors g admet un et un seul point fixe x∗ sur I. De plus, pour tout x0 ∈ I, la
suite récurrente xn+1 = g(xn ) converge vers un unique x∗ . La convergence
est linéaire.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Résultat de convergence 1
Exemple
On applique le théorème précédent pour résoudre l’équation suivante sur
[0, 1] :
cos x − x = 0.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Résultat de convergence 2
Théorème
Soit une fonction g : R −→ R continûment dérivable et soit x∗ un point
fixe de g, si
|g ′ (x∗ )| ≤ k < 1
Alors ∃ϵ > 0 tel que si x0 satisfait |x∗ − x0 | < ϵ. De plus, la suite
récurrente xn+1 = g(xn ) converge vers un unique x∗ .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Résultat de convergence 3
Proposition
Soit une fonction g : [a, b] −→ [a, b] continûment dérivable sur [a, b] et
supposons que :
|g ′ (x)| ≤ k < 1, ∀x ∈ [a, b].
Alors g possède un point fixe unique x∗ ∈ [a, b] et la suite :
(
x0 donné
(2)
xn+1 = g(xn ), n > 0
converge vers x∗ .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Plus le taux de convergence est petit, plus la convergence est rapide. Le cas
limite est celui où g ′ (x∗ ) = 0.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Ordre de convergence
Définition
On dit qu’une méthode des points fixes converge à l’ordre p si :
|en+1 | = C|en |p
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Algorithme
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Graphiquement
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Graphiquement
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de point fixe
Exercices d’applications
x∗ de l’équation x3 + 4x2 − 10 = 0 sur l’intervalle
Pour calculer la racineq
10
[1, 2], on pose g(x) = 4+x afin d’appliquer la méthode du point fixe
g(x) = x.
a) Montrer que la suite xn+1 = g(xn ) avec x0 ∈ [1, 2] converge vers un
unique point fixe x∗ ∈ [1, 2].
1
b) Montrer que |xn+1 − xn | ≤ K n |x1 − x0 | avec K = √
5 2
.
c) En déduire que, pour p > n, |xp − xn | ≤ (K p−1 + · · · + K n )|x1 − x0 |.
Kn
d) Montrer alors que |xn − x∗ | ≤ 1−K |x1 − x0 |.
e) Pour x0 = 23 , calculer le nombre d’itérations de la méthode du point
fixe nécessaire pour obtenir une erreur absolue inférieure ou égale à
ϵ = 10−3 .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
La méthode de Newton s’utilise pour calculer une racine de f (x) = 0, où f
est une fonction deux fois continûment dérivable de [a, b] dans R.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Le principe
Soit f : R → R une fonction de classe C 1 et soit x∗ une racine simple de f
(f (x∗ ) = 0 et f ′ (x∗ ) ̸= 0). A partir d’une valeur initial x0 de la solution, on
cherche une correction ∆x tel que :
f (x0 + ∆x) = 0
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Le principe
En faisant un développement de Taylor autour de x = 0, on trouve :
f ′′ (x0 )
0 = f (x0 + ∆x) = f (x0 ) + f ′ (x0 )∆x + ∆x2 + o(∆x)2 .
2
On néglige alors les termes d’ordre supérieur ou égal à 2 en ∆x, on trouve
alors :
f (x0 )
∆x = − ′ .
f (x0 )
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Le principe
Donc le point corrigé noté x1 est donné par :
f (x0 )
x1 = x0 + ∆x = x0 − .
f ′ (x0 )
f (xn )
xn+1 = xn − f ′ (xn ) ̸= 0, ∀n ∈ N.
f ′ (xn )
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
L’idée de l’algorithme
Soit f : R → R une fonction de classe C 1 et soit x∗ une racine simple de f
(f (x∗ ) = 0 et f ′ (x∗ ) ̸= 0). Si on suppose que l’on connait une valeur plus
proche de x∗ , notée par xn . Pour calculer xn+1 nous prenons l’intersection
de la droite (Ox) avec la droite tangente à f passant par le point
(xn , f (xn )).
A. Laghrib | c b n a 94 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
L’idée de l’algorithme
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
L’algorithme
L’algorithme de Newton pour résoudre une équation f (x) = 0 est le
suivant :
x0 donné
f (xn ) (3)
xn+1 = xn − f ′ (xn ) , n ≥0
Il s’agit donc d’une méthode de point fixe xn+1 = g(xn ) pour laquelle la
fonction g : g(x) = x − ff′(x)
(x) .
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Remarque
La méthode de Newton est une méthode de point fixe telle que g ′ (x∗ ) = 0
c’est-à-dire que la dérivée s’annule au point fixe de la fonction g.
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Convergence 1
Soit f une fonction deux fois continûment dérivable sur [a, b] et x∗ ∈ [a, b]
tel que f (x∗ ) = 0 et f ′ (x∗ ) ̸= 0. Alors il existe α > 0 tel que la suite
générée par la méthode de Newton :
f (xn )
xn+1 = xn −
f ′ (xn )
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Convergence 1
Comme il s’agit d’une méthode de point fixe de la fonction
g(x) = x − ff′(x)
(x) , on calcule la dérivée de cette fonction au point fixe :
A. Laghrib | c b n a 99 / 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Convergence 2
Soit f une fonction deux fois continûment dérivable et supposons que x∗
est tel que f (x∗ ) = 0 et f ′ (x∗ ) ̸= 0. Alors il existe ϵ > 0 tel que si
x0 ∈ [x∗ − α, x∗ + α] la suite générée par la méthode de Newton :
f (xn )
xn+1 = xn −
f ′ (xn )
100 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | La méthode de Newton
La méthode de Newton
Remarque
Cette proposition donne une condition suffisante de convergence
mais heureusement la méthode de Newton converge souvent même
si l’on part loin de la solution.
101 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Vitesse de convergence de la méthode de point fixe et de Newton
La méthode de Newton
Proposition
Soit g une fonction deux fois continûment dérivable de [a, b] dans [a, b], soit
x∗ ∈ [a, b] tel que g(x∗ ) = x∗ et g ′ (x∗ ) = 0, soit x0 ∈ [a, b], on définit
xn+1 = g(xn ), alors :
M
|xn+1 − x∗ | ≤ |xn − x∗ |2
2
′′
où M = maxx∈[a,b] |g (x)|.
102 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Vitesse de convergence de la méthode de point fixe et de Newton
La méthode de Newton
Proposition
Démonstration : D.T au point x⋆ donne :
(xn − x⋆ )2
g(xn ) = g(x⋆ ) + (xn − x⋆ )g ′ (x⋆ ) + g”(ϵ)
2
avec ϵ est strictement compris entre xn et x⋆ , d’où le résultat.
103 /
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la corde (Newton-Corde)
La méthode de la corde
Intérêt
Cette méthode permet d’éviter le calcul de la dérivée à chaque itération. En
effet, on va se contenté du calcul de la quantité f ′ (x0 ) seulement. Cette
méthode consiste à remplacer f ′ (xn ) par f ′ (x0 ) dans l’itération de Newton.
Ce qui conduit à l’itération de la corde suivante :
f (xn )
xn+1 = xn − , n ∈ N.
f ′ (x0 )
104 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la corde (Newton-Corde)
La méthode de la corde
Interprétation géométrique
105 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de la corde (Newton-Corde)
La méthode de la corde
Convergence
Soit f une fonction deux fois continûment dérivable et supposons que x∗
est tel que f (x∗ ) = 0 et f ′ (x∗ ) ̸= 0. Alors il existe ϵ > 0 tel que si
x0 ∈ [x∗ − ϵ, x∗ + ϵ] la suite générée par la méthode de la Corde :
f (xn )
xn+1 = xn −
f ′ (x0 )
106 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de sécante
La méthode de sécante
Le principe
Éviter le calcul de la dérivée à chaque itération.
f (xn ) − f (xn−1 )
f ′ (xn ) =
xn − xn−1
Cela revient à utiliser la droite sécante passant par les points (xn , f (xn )) et
(xn−1 , f (xn−1 )).
107 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de sécante
La méthode de sécante
Remarques
La dérivée de f n’apparaît plus dans l’algorithme.
Il faut fournir au départ 2 valeurs initiales. C’est ce qu’on appelle un
algorithme à deux pas.
On choisit les valeurs initiales le plus près possible de la racine
recherchée.
108 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de sécante
La méthode de sécante
Interprétation géométrique
109 /
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Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de sécante
La méthode de sécante
Convergence
Soit f une fonction deux fois continûment dérivable et supposons que x∗
est tel que f (x∗ ) = 0 et f ′ (x∗ ) ̸= 0. Alors il existe ϵ > 0 tel que si
x0 ∈ [x∗ − ϵ, x∗ + ϵ] et x1 ∈ [x∗ − ϵ, x∗ + ϵ] la suite (xn ) générée par la
méthode de la sécante :
xn − xn−1
xn+1 = xn − f (xn )
f (xn ) − f (xn−1 )
√
1 + 5
converge vers x∗ . De plus la convergence est d’ordre (le nombre
2
d’or).
110 /
A. Laghrib | c b n a 133
Analyse Numérique | Résolution numérique de f (x) = 0 | Méthode de sécante
La méthode de sécante
Exemple
Résoudre l’équation :
exp(−x2 ) − x + 1 = 0.
111 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Contents
1 Introduction
2 Analyse de l’erreur
Erreurs dues à la représentation
Norme IEEE-754
Arithmétique flottante
3 Résolution numérique de f (x) = 0
Méthode de la dichotomie
La méthode de point fixe
La méthode de Newton
Vitesse de convergence de la méthode de point fixe et de Newton
Méthode de la corde (Newton-Corde)
Méthode de sécante
4 Résolution des équations différentielles
112 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Exemple :
Soit l’équation différentielle où y(t) solution de
y ′ (t) = ty(t) t0 < t ≤ T
y(1) = 2.
dy dy
= ty(t), ce qui donne : = tdt
dt dy
115 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Exemple :
Les variables étant séparées, on peut maintenant faire l’intégration :
!
(t2 − 1)
y(t) = 2 exp .
2
116 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
117 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
T − t0
h= . (4)
N
Pour tn = t0 + nh, on cherche yn la valeur approchée de y(tn ) tel que :
y(tn ) ≈ yn .
118 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
119 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
120 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
121 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
122 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Ordre de convergence
Une méthode de résolution d’équations différentielles est dite à un pas si
elle est de la forme :
où ϕ est une fonction quelconque. Une telle relation est appelée équation
aux différences.
123 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
124 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
y(tn+1 ) − y(tn )
τn+1 = − ϕ(tn , y(tn ), h).
h
L’erreur de troncature locale mesure la précision avec laquelle la solution
analytique vérifie l’équation de dépard.
125 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Méthodes de Runge-Kutta
Il serait avantageux de disposer de méthodes d’ordre de plus en plus élevé.
On propose la forme :
126 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Méthodes de Runge-Kutta
En faisant la correspondance avec la formule de Taylor on trouve
a1 + a2 = 1,
1
a2 a3 = 2 ,
a a = f (tn ,y(tn )
2 4 2
127 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
y ′ = f (x, y)
yk+1 = yk + hΦ (xk , yk , h)
128 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Theorème de consistance
Soit l’équation différentielle y ′ = f (x, y) avec f continue de
[x0 , x0 + a] × Rn dans Rn , Lipschitzienne par rapport à y, et le schéma à
un pas yk+1 = yk + hΦ (xk , yk , h) avec Φ continue de
[x0 , x0 + a] × Rn × [0, h0 ] dans Rn . Le schéma est consistant si et
seulement si :
129 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Theorème de stabilité
Soit le schéma à un pas yk+1 = yk + hΦ (xk , yk , h), une condition
suffisante de stabilité est donnée par : Il existe une constante Λ,
indépendante de h, telle que
130 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Ordre de convergence
La méthode à un pas
yk+1 = yk + hΦ (xk , yk , h)
y (xk+1 ) − y (xk )
max − Φ (xk , y (xk ) , h) ≤ Khp
0≤k≤N h
131 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
yk+1 = yk + hΦ (xk , yk , h)
132 /
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Analyse Numérique | Résolution des équations différentielles
Ordre de convergence
On a alors dans la définition de l’ordre :
1 1 ∂pΦ
K= max f (p) (x, y(x)) + max (x, y(x), h)
(p + 1)! x∈[x0 ,x0 +a] p! x∈[x0 ,x0 +a] ∂hp
h∈[0,h00 ]
133 /
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