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Introduction

L'OMC est née le 1er janvier 1995, mais le système com-


mercial qu'elle représente a presque un demi-siècle de plus.
Elle se définie comme Organisation Mondiale du Commerce en
Français et World Trade Organization en Anglais. L’OMC est une
organisation internationale qui s'occupe des règles régissant le
commerce international entre les pays. L'OMC a pour but princi-
pal de favoriser l'ouverture commerciale. Pour cela, elle tâche
de réduire les obstacles au libre-échange, d'aider les gouverne-
ments à régler leurs différends commerciaux et d'assister les
exportateurs, les importateurs, et les producteurs de marchan-
dises et de services dans leurs activités. Cette institution est
basée sur des principes (IV) qui lui donnent sa force d’institution
bien organisée et soutenable. Ce travail étudiera l’OMC comme
une institution (I), son mode de fonctionnement (II), son champ
d’application (III), le système de prise de décision avant d’étu-
dier ses avantages.

I. Présentation de l’institution

L'OMC est l'une des institutions les plus importantes parmi


celles qui s'occupent des relations économiques internationales.
Son rôle est double : d'une part établir et faire respecter le code
de la route du commerce international des biens et services et,
de l'autre, libéraliser progressivement ce commerce, dont la va-
leur est aujourd'hui estimée à près de 8 000 milliards de dollars
par an. Elle regroupe 148 états qui ont décidé de conduire leur
commerce selon des règles convenues au plan multilatéral.
Lorsqu'un accord a été conclu par les négociateurs commer-
ciaux, il est ratifié par les parlements de tous les pays
membres.

La structure institutionnelle de l'OMC veut qu'elle soit diri-


gée par une conférence ministérielle. Cette conférence, qui ras-
semble tous les membres de l'OMC, se réunit au moins une fois
tous les deux ans. La session la plus récente a été celle de
Cancùn (Mexique) en septembre 2003. Entre ces sessions, c'est
le conseil général qui exerce les fonctions de la conférence mi-
nistérielle. Il se compose de l'ensemble des membres de l'OMC.
Il est chargé de la gestion courante de l'OMC et supervise tous
les aspects de son activité. Elle a son siège au Centre William
Rappard à Genève.

II. Mode de fonctionnement

L’OMC est avant tout un cadre de négociation, un lieu où les


gouvernements membres se rendent pour essayer de résoudre
les problèmes commerciaux qui existent entre eux. La première
étape consiste à discuter. Ces négociations demandent des
moyens importants pour pouvoir être suivies efficacement par
les membres de l'organisation (juristes, experts, etc.). L'OMC
fonctionne sur un mode démocratique au sens où chaque État
représente une voix, quel que soit son poids politique ou écono-
mique.

III. Champ d’application

L'OMC s'occupe du commerce des marchandises (GATT 1947/


1995/ dumping/ subventions/ mesures sanitaires/ etc.), et des
services (AGCS selon quatre modes, télécommunication/ offerts
sur place/ grâce à l'investissement/ grâce au déplacement mais
sans investissement), des biens agricoles (ASA) et industriels,
et de la propriété intellectuelle (les aspects des droits de pro-
priété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC)).

Il existe des accords dit « plurilatéraux » dans des domaines


plus spécifiques et qui ne concernent qu'un nombre limité de
pays. Il s'agit : des aéronefs civils (Boeing, Airbus, Embraer,
Bombardier, etc.) et les marchés publics. Les produits laitiers et
la viande bovine sont deux domaines politiquement sensibles et
qui n'ont pas pu encore être réglés par l'OMC.
IV. Les grands principes de l’OMC

Les Accords de l’OMC sont longs et complexes car ce sont


des textes juridiques portant sur un large éventail de domaines
d’activité: agriculture, textiles et vêtements, activités ban-
caires, télécommunications, marchés publics, normes indus-
trielles et sécurité des produits, réglementation relative à l'hy-
giène alimentaire, propriété intellectuelle, et bien plus encore.
Cependant, un certain nombre de principes simples et fonda-
mentaux constituent le fil conducteur de tous ces instruments.

- Un commerce sans discrimination : Les pays ne


peuvent pas, en principe, établir de discrimination entre
leurs partenaires commerciaux. Si vous accordez à quel-
qu’un une faveur spéciale (en abaissant, par exemple, le
droit de douane perçu sur un de ses produits), vous devez
le faire pour tous les autres membres de l’OMC. Mais,
quelques exceptions sont autorisées. Par exemple, des
pays peuvent conclure un accord de libre-échange qui
s’applique uniquement aux marchandises échangées à l'in-
térieur du groupe (ce qui établit une discrimination contre
les marchandises provenant de l'extérieur). Ou bien, ils
peuvent accorder un accès spécial à leurs marchés aux
pays en développement. De même, un pays peut élever
des obstacles à l’encontre de produits provenant de tel ou
tel pays, qui font l’objet, à son avis, d’un commerce inéqui-
table. Dans le domaine des services, les pays peuvent,
dans des circonstances limitées, recourir à la discrimina-
tion. Cependant, les exemptions ne sont autorisées dans
les accords que sous réserve de conditions rigoureuses.
Sur le plan national, il devrait avoir une égalité de traite-
ment pour les étrangers et les nationaux. Les produits im-
portés et les produits de fabrication locale doivent être
traités de manière égale, du moins une fois que le produit
importé a été admis sur le marché. Il doit en aller de
même pour les services, les marques de commerce, les
droits d’auteur et les brevets étrangers et nationaux.

- Libéralisation du commerce : L’un des moyens les plus


évidents d’encourager les échanges est de réduire les obs-
tacles au commerce, par exemple les droits de douane (ou
tarifs) et les mesures telles que les interdictions à l’impor-
tation ou les contingents qui consistent à appliquer sélecti-
vement des restrictions quantitatives. Périodiquement,
d’autres problèmes comme les lourdeurs administratives
et les politiques de change ont aussi été examinés. L’ou-
verture des marchés peut apporter des avantages mais
elle exige aussi des ajustements. Les Accords de l’OMC au-
torisent les pays à introduire pas à pas les changements,
par une “libéralisation progressive”. Les pays en dévelop-
pement disposent généralement d’un délai plus long pour
s’acquitter de leurs obligations.
- Prévisibilité : Parfois, il est peut-être aussi important de
promettre de ne pas renforcer un obstacle au commerce
que d’en réduire, car la promesse permet aux entreprises
de mieux voir les possibilités qu’elles auront à l’avenir.
Lorsqu’il y a stabilité et prévisibilité, l’investissement est
encouragé, des emplois sont créés et les consommateurs
peuvent profiter pleinement des avantages qui résultent
de la concurrence, c’est-à-dire du choix et de la baisse des
prix. Le système commercial multilatéral concrétise l’effort
que font les gouvernements pour rendre l’environnement
commercial stable et prévisible. À l’OMC, lorsque des pays
conviennent d’ouvrir leurs marchés de marchandises ou de
services, ils “consolident” leurs engagements. Pour les
marchandises, cette consolidation consiste à fixer des pla-
fonds pour les taux de droits de douane. Il arrive que les
importations soient taxées à des taux inférieurs aux taux
consolidés. C’est souvent le cas dans les pays en dévelop-
pement. Dans les pays développés, les taux effectivement
appliqués et les taux consolidés sont généralement les
mêmes.
- Promouvoir une concurrence loyale : On dit parfois
que l’OMC est l’institution du “libre-échange”, mais cela
n’est pas tout à fait exact. Le système autorise bien l’appli-
cation de droits de douane et, dans des circonstances limi-
tées, d’autres formes de protection. Il serait plus juste de
dire qu’il s’agit d’un système de règles visant à garantir
une concurrence ouverte, loyale et exempte de distor-
sions. Les règles relatives à la non-discrimination ont pour
objet de garantir des conditions commerciales loyales, de
même que celles qui concernent le dumping (exportation à
des prix inférieurs au coût pour obtenir une part de mar-
ché) et les subventions.
- Encourager le développement et les réformes éco-
nomiques : Le système de l’OMC contribue au développe-
ment. Toutefois, les pays en développement ont besoin
d’un délai flexible pour mettre en œuvre les accords du
système. Les Accords eux-mêmes reprennent des disposi-
tions antérieures du GATT qui prévoient une assistance
spéciale et des avantages commerciaux pour les pays en
développement.

V. La prise de décision au sein de l’institution

Les décisions prises par l'OMC sont adoptées par consen-


sus. On vote le plus souvent sur les conditions d'accession d'un
pays à l'OMC, négociées à l'avance, ou parfois sur une déroga-
tion accordée à un membre pour l'application d'une certaine
règle. Officiellement, chaque membre à une voix. La règle nor-
male est qu'une décision est adoptée à la majorité des suf-
frages exprimés. Par contre, lorsqu'il s'agit de modifier des
règles de l'OMC, une modification n'est possible que si tous les
membres expriment officiellement leur accord.

Aussi, en cas de différends, l’OMC est dotée d'un « pouvoir


judiciaire », l'Organe de Règlement des Différends (ORD), au-
près duquel les pays qui s'estiment lésés peuvent porter
plainte. Une procédure permet de régler les conflits entre les
États membres. Elle est avant tout fondée sur la négociation,
mais l'Organe d'appel présente la particularité d'avoir un fonc-
tionnement proche de celui d'une juridiction, statuant sur une
conciliation par nature non-juridictionnelle.

VI. Les avantages présentés par l’OMC

Aussi bien pour l’argent que nous avons en poche et les


marchandises et les services que nous utilisons que pour l’ins-
tauration d’un monde plus pacifique, l’OMC et le système com-
mercial offrent de nombreux avantages dont certains sont bien
connus et d’autres, moins évidents. Ce sont entre autres :

- Le système contribue à maintenir la paix ;


- Le système permet de traiter les différends de façon
constructive ;
- Un système fondé sur des règles et non sur les rapports
de force, rend à chacun la vie plus facile ;
- La libération des échanges abaisse le coût de la vie ;
- Offre plus de choix aux consommateurs et élargit la
gamme des qualités proposées ;
- L’accroissement des revenus ;
- Stimule la croissance économique ;
- Met les gouvernements à l’abri des intérêts particuliers ;
- Encourage les bonnes pratiques de gouvernement.

Conclusion

En termes de conclusion, l’OMC est une institution univer-


selle (intégrant le processus de la mondialisation : rapproche-
ment des Nations) qui regroupe bon nombre de pays afin d’har-
moniser le commerce au plan international. L’OMC est un sys-
tème particulièrement complexe. Elle présente de nombreux
avantages vis-à-vis des consommateurs tout comme les agents
économiques. Toutefois, on reproche à l’OMC de favoriser les
pays riches capables de mener de front des dizaines de dossiers
simultanés ; de promouvoir une mondialisation discriminatoire ;
ses décisions ont une force contraignante.

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