MP1 - 2022 / 2023 Corrigé du DM n°5
Corrigé du DM n°5 II. Oxydation de l’étain par le fer
1. C’est une réaction d’oxydoréduction :
I. Cristallographie
1
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C’est une équation différentielle à séparation des variables qui s’in- III. Potentiel de Yukawa
tègre en : −−→ ∂f −
On donne en coordonnées sphériques : grad f (r) = →
ur
∂r
On considère une distribution (D) de charges à symétrie sphérique autour
−−→
d’un point O, origine d’un repère d’espace. En un point M tel que OM =
−
→
r ur , le potentiel électrostatique est donné par :
q r
V (M ) = exp −
4πε0 r a
où q et a sont des constantes positives.
1. La grandeur 4πεq0 r est homogène à un potentiel électrique. On en
déduit que q est une charge électrique.
L’argument de l’exponentielle est sans dimension : a est donc
une longueur. On a donc :
[q] = C et [a] = m
→
− −−→
2. On part de E = − grad V , en coordonnées sphériques, pour une
fonction qui ne dépend que de r :
→
− ∂V → q r 1 1
E =− −
ur = exp − + →
−
ur
∂r 4πε0 a r 2 ar
→
−
3. On calcule le flux de E à travers la sphère de centre O et de
rayon r. Sa charge intérieure étant Q(r) on obtient :
→
− −
→
ZZ ZZ
Q(r) = ε0 E (M ).dS M = ε0 E(r) dSM = ε0 E(r) 4πr2
S(O,r) S(O,r)
et donc :
r r
Q(r) = q exp − 1+
a a
Si r → 0, Q(r) → q. À l’inverse, si r → +∞, Q(r) → 0 ; la
charge totale de la distribution est donc nulle.
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4. C’est celle obtenue lorsque r → 0. Elle vaut q. Comme Q1 = − Q2 par hypothèse, on a donc :
5. La charge électrique δQ contenue dans la coquille sphérique située
R1 σ1 = − R2 σ2
entre les sphères de rayon r et r + dr s’écrit de deux façons
différentes :
2. On fait comme si les deux cylindres étaient infinis. À priori, dans
δQ = ρ(r) 4πr2 dr = Q(r + dr) − Q(r) le système des coordonnées cylindriques, le champ électrostatique
s’écrit :
d’où, en divisant par dr et en assimilant le taux d’accroissement
→
−
à la dérivée (valable lorsque dr → 0), on obtient : E (M ) = Er (r, θ, z) →
−
ur + Eθ (r, θ, z) −
→ + E (r, θ, z) −
uθ z
→
uz
1 dQ q r
ρ(r) = = exp − • Plans de symétrie :
2
4πr dr 4π ar a
Les plans (M, →
−
ur , −
→) et (M, →
uz
−
ur , −
→) sont deux plans de sy-
uθ
métrie contenant M . On en déduit que Eθ = Ez = 0
IV. Câble coaxial
• Invariances :
−−→ ∂f −
→
On donne en coordonnées cylindriques : grad f (r) = u r La distribution de charges est invariante par toute rotation
∂r
Un câble coaxial est formé d’un conducteur cylindrique plein (C1 ) de rayon autour de Oz et par toute translation le long de Oz. On en
R1 , d’axe Oz et de hauteur h selon cet axe, entouré d’un second conducteur déduit que :
(C2 ) en forme de cylindre creux, de rayon intérieur R2 > R1 , de même axe noté
Oz et de même hauteur h. Er (rθ, z) = Er (r) = E(r)
On suppose que h est très grand et on pourra donc considérer que, du
Finalement :
point de vue des symétries, tout se passe comme si les deux conducteurs →
−
étaient infinis (pas d’effets de bord). E (M ) = E(r) →
−
ur
(C1 ) porte une charge électrique uniquement répartie sur sa surface, avec Il s’agit donc d’un champ à symétrie cylindrique.
une densité uniforme σ1 > 0. (C2 ) porte sur sa surface intérieur (cylindre
de rayon R2 ) une charge caractérisée par sa densité surfacique uniforme 3. On prend comme surface de Gauss un cylindre d’axe Oz, de
σ2 < 0. Il n’y a pas d’autres charges électriques sur (C2 ). hauteur h et de rayon r fermé par ses deux bases. Le flux à
travers les bases étant nul, nous avons :
Un point M sera repéré par ses coordonnées cylindriques (r, θ, z). La base
locale cylindrique sera notée (−
→, −
u → − →
r uθ , uz ). →
− −
→ 2πR1 h σ1
ZZ ZZ
E (M ).dS M = E(r) dSM = 2πr h E(r) =
1. Les deux densités surfaciques de charges σ1 et σ2 sont supposée C(r) (C(r) ε0
uniformes. Si Q1 et Q2 sont les charges électriques de (C1 ) et de
ce qui conduit à :
(C2 ) on a donc :
σ1 R1
E(r) =
Q1 = 2πR1 h σ1 et Q2 = 2π R2 h σ2 ε0 r
3
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→
− −−→
4. À partir de E = − grad V , on déduit que :
∂V 1 ∂V ∂V
E(r) = − et = =0
∂r r ∂θ ∂z
Ainsi, le potentiel ne dépend que de r et :
dV σ1 R1 σ1 R1
=− d’où V (r) = − ln(r) + K
dr ε0 r ε0
où K est une constante. La différence de potentiel s’écrit donc :
σ1 R1 R2
V1 − V2 = V (R1 ) − V (R2 ) = ln
ε0 R1
5. En reprenant l’expression de Q1 donnée à la question 1., on ob-
tient :
Q1 R2
U = V1 − V2 = ln
2πε0 h R1
et donc :
2πε0 h
C=
R2
ln R1