LE PATRIMOINE DU MALI
Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons vous présenter la question du patrimoine malien menacé
voire détruit par la guerre.
Tout d’abord le Mali, ou de son nom complet La République du Mali, est un pays d’Afrique de
l’ouest qui a pour capital Bamako. C’est un pays de 1,24million de km² pour 22,6 millions
d’habitants. Ce qui fait de lui le 24ème plus grand pays du monde mais seulement le 59ème pays le
plus peuplé.
Au sein de cette population se mélange différentes ethnies : les Arabes, les Touaregs, les Bambaras,
les Dogons et bien d’autres. Toutes ces ethnies sont majoritairement réunis autour de la
religion:l’Islam sunnite qui regroupe 95 % de la population. Mais aussi autour du patrimoine
culturel, historique et religieux très varié de par l’histoire du pays qui est très diversifiée.
Ainsi nous verrons comment le patrimoine malien peut être victime collatérale ou volontaire de
destructions et quels moyens sont mis en place pour protéger et restaurer ce patrimoine.
Tout d’abord, nous allons vous définir rapidement ce qu’est le patrimoine, puis nous vous
présenterons la richesse de ce patrimoine reconnu, ensuite nous verrons les risques de destruction de
ce patrimoine depuis le conflit de 2012 et nous finirons en vous présentant les solutions mises en
place pour préserver ce patrimoine, et aussi qui,comme acteurs, s’engage dans cette préservation
depuis 2013.
Tout d’abord, le patrimoine est un terme qui représente une richesse précise du passé qu’une société
donnée souhaite pouvoir conserver.
PATRIMOINE RICHE DU MALI ENDOMMAGE PAR CONFLIT DE 2012
connu pour sa musique (parmi les meilleures d’afrique
Tombouctou= site architectural d’Afrique « perle du désert » un des centre culturel et historique
d’afrique et un centre d’apprentissage islamique avec des universités et des bibliothèque de
ronomée mondiale au 14e et 15e s
3 grandes mosquées a Tombouctou = Djingareyber, Sankoré , Sidi Yahya patrimoine mondiale
Unesco
Djenné ville célèbre pour Grande Mosquée en brique de terre crue, + grande construction en adobe
du monde = UNESCO l’un des + anciens centres de commerce et de culture au Mali
Gao ancienne capitale de l’empire Songhaï abrite des tombeaux royaux comme Askia = Patrimoine
mondiale
Très vieux manuscrits dans cette ville, les plus anciens connus du monde arabo-musulman (math,
droit, religion) 300000 manuscrits avant la guerre dans le nord -> 50000 à Tombouctou
Les traditions orales occupent une place centrale dans le patrimoine culturel malien a travers les
griots notamment, des poètes, musiciens et historiens transmettent les histoires de famille clans,
empire, les griots rôle cruciales préservation de l’histoire et des traditions sociales
Le Mali est un pays multiculturel, avec des groupes ethniques
« Bambaras », les « Touaregs », les « Dogons », les « Peuls », les « Soninkés » et les « Bozos »
chacun ayant ses propres traditions, langues, musiques et modes de vie.
- « Le Pays Dogon » : Les Dogons sont célèbres pour leurs villages accrochés à la falaise de
Bandiagara, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Leur culture et leurs cérémonies
traditionnelles, comme la danse des masques, sont d'une grande richesse.
- « Les Touaregs » : Peuple nomade du désert, ils sont réputés pour leur artisanat en argent et leurs
tentes caractéristiques, ainsi que pour leur poésie et musique, telles que le style musical
"Tamasheq".
L’artisanat et l’art
- « L'art du tissu » : Le Mali est renommé pour son « bogolan » un tissu traditionnel teint à base
de boue et d'argile, et pour les « boubous » richement colorés et ornés.
- « L’artisanat du bois et du métal » : La sculpture en bois est une forme d'art malienne
importante, notamment chez les Dogons, avec leurs célèbres masques et statues. Le travail du métal,
en particulier le bronze et l’argent, est une autre facette de l'art malien, particulièrement chez les
Touaregs.
La musique et la danse
- « La musique malienne » est une des plus influentes du continent africain. Le Mali est le berceau
de plusieurs genres musicaux tels que le blues du désert, popularisé par des artistes comme Ali
Farka Touré, et la kora, un instrument à cordes traditionnel. Des musiciens célèbres comme Salif
Keïta, Oumou Sangaré et Amadou & Mariam ont contribué à faire connaître la musique malienne
dans le monde entier.
- « Les danses traditionnelles » sont également une composante importante de la culture malienne,
avec des styles variés selon les régions et les ethnies.
Les sites archéologiques
- Le « site de Djenné-Djeno » près de Djenné, est l’un des plus anciens sites archéologiques de
l’Afrique de l’Ouest. Il témoigne de la prospérité de cette région dès le IIIe siècle avant J.-C.
Parmi les huit éléments du Mali, faisant partie de la liste du patrimoine immatériel de l’humanité :
la charte du manden et l’une des plus anciennes constitution au monde, elle prend la paix sociale
dans la diversité, l’importance de l’éducation, la liberté d’expression et bien d’autres.
Le patrimoine malien, qu'il soit matériel ou immatériel, est un témoignage de l’histoire complexe et
de la richesse culturelle du pays. Malgré les défis liés aux conflits récents et à l’instabilité, ce
patrimoine reste une source de fierté nationale et attire des chercheurs, des historiens et des touristes
du monde entier.
Suite au coup d’état militaire à Bamako en mars 2012, destructions intentionnelles du pat cultu par
les djihadistes
RISQUES VOIRE DESTRUCTION DU PATRIMOINE MALIEN
menaces de destruction et d’autodafés sur les manuscrits anciens par les islamistes AQMI
Multiples conflits, intervention française, onusienne, opération SERVAL puis BERKHANE entre
2013 et août 2014
Mai 2015 = accord de paix entre rebelles et gouvernement malien
Menaces islamistes de détruire des sites « anti islamistes » (voir dix 3 page 323), destructions des
tombeaux saint de Tombouctou par les salafistes d’ansar dine
—-> 28 juin 2012 l’UNESCO met Tombouctou en patrimoine en péril après sa prise par des
islamistes radicaux
Destructions des mausolées par membres des ansar dine -> 1er juillet 2012 : 7 /16 mausolées
détruits,→ puis 7 autres seront detruits rapidement apres soit 14/16-> procureur de la cour pénal
Fatou Bensouda « crime de guerre »
Suite à l’occupation du nord du mali en mars 2012 par Al Qaida par le jihad en Afrique de l’Ouest
et bien d’autres groupes d’islamistes radicaux, les mois qui suivirent virent la destructions de
nombreuses mosquées et de mausolées se multiplier notamment à Gao et à Tombouctou. = ces
bâtiments sont le symbole d’un islam ouvert, opposé avec le radicalisme des groupes d’islamistes
qui veulent donc éradiquer cette ouverture d’esprit de l’islam
En plus que les groupes islamistes détestent la représentation artistique, la musique et n’importe
quelle manifestation sacrée, en dehors du culte de Mahomet. Nous pouvons aussi retrouver des
tentations de trafic en tout genre et de vol en bande organisée. Donc de nombreuses menaces,
pourrait faire du riche patrimoine du Nord du Mali, une victime plus ou moins volontaire de la
guerre.
Cependant, le conflit de 2012 a eu des répercussions dévastatrices sur ce patrimoine. Les groupes
armés, notamment dans le nord du pays, ont ciblé des sites historiques et religieux, entraînant la
destruction de mausolées, de bibliothèques et de manuscrits précieux. Parallèlement, l'insécurité
persistante continue de menacer la préservation de ces richesses, notamment en raison de
l'exploitation illégale et du trafic d'antiquités.
« Perle du désert »
Sous le joug djihadiste, une vague de destructions s’est abattue en 2012 et en 2013 sur Tombouctou,
fondée entre le Ve et le XIIe siècles par les tribus touareg et surnommée « la ville des 333 saints »
pour le nombre de sages musulmans qui y sont enterrés. Al-Hassan est également accusé d’avoir
contribué à la démolition du patrimoine culturel de Tombouctou, aussi surnommée « la perle du
désert ». un site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Organisation des Nations unies
pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).
Le Monde avec AFP
MESURES DE PROTECTION ET DE RÉPARATION
Suite aux combats et aux bombardements sur le terrain, la directrice générale de l’Unesco Irina
Bokova, a adressé le mardi 15 janvier 2013 une lettre aux autorités française et locale, engagé dans
les opérations militaires au Mali. Elle leur demande de « tout mettre en œuvre pour protéger le
patrimoine culturel du pays déjà gravement endommagé. »
Le laboratoire de recherche français
Craterre-enSag travaille en collaboration avec l’Unesco et le gouvernement malien pour réaliser des
supports d’information sur le patrimoine culturel du Mali, sous forme d’une carte illustrée et
brochure. Ces outils ont été distribuer aux autorités militaires malienne et aux organisations
humanitaires en décembre 2012. Mais elles ont aussi été distribuées en janvier 2013 au
gouvernement français et aux états Maggot concernés afin qu’il puisse limiter le trafic illicite de ses
biens culturels et donc protéger le patrimoine. Cette distribution permet de sensibiliser sur
l’importance de préserver et de valoriser le patrimoine et les manuscrits ancien du Mali.
Opérations de sauvetage des manuscrits dans les bibliothèques privées et publiques par l’université
du cap en 2003 et en 2011 par des érudits et des volontaires, pour les amener à la capitale
À ce jour, la reconstruction des mausolée et la réhabilitation des bibliothèques de manuscrits sont en
cours à Tombouctou grâce notamment à l’Unesco.
De plus, la minusma (mission multidimensionnelle intégrer des Nations unies pour la stabilisation
du Mali) va permettre le équipement en instrument de musique, qui avait été détruit dans la région
de Gao.
La directrice générale de l’Unesco, le 4 juin 2013, à affirmer « protéger la culture, c’est soutenir les
peuples, leur donner la force de se reconstruire, de regarder vers l’avenir. » Par cette déclaration,
elle affirme la nécessité de venir en aide au peuple malien pour qu’il puisse à nouveau pratiquer des
manifestations et des pratiques culturelles qui leur leur sont chers, mais qui ont été interrompus par
la guerre.
L’Unesco, tout comme la communauté internationale souhaite aider l’état malien pour la réparation
des biens et bâtiments, abîmer voir détruit par la guerre. Pour cela, ils misent sur une préservation
durable en liant méthodes ancestrales et nouvelles formations modernes et en fournissant toutes les
matières nécessaires aux maliens pour la reconstruction des édifices
ACTEURS:
Touaregs : MNLA
Djihadistes: Aqmi
Ansar Dine
MUJAO
Forces internationales: minusma
Barkhane
État malien: démocratique depuis 1991, fragilise par la guerre et l’occupation depuis 2012