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La nature du bonheur selon Aristote

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Colle 1

Aristote

Thème : quelle est la nature du bonheur ?

Thème # : le bonheur est praxis : une activité qui est sa propre fin

Problème : le bonheur est également poèsis : l’état de bonheur est-il extérieur à l’agent,
puisque l’on est pas heureux, mais qu’on le devient, notre activité de bonheur, c’est-à-dire une
activité qui vise le bonheur, se projete donc vers un état futur qui n’est pas encore le bonheur ;
fausse piste

Thèse : la nature du bonheur consiste à être une fin en soi, quand d’autres vertus, que l’on
recherche également pour elles-mêmes ont cela dit une fin qui leur est extérieure, et qui est le
bonheur. L’on atteint le bonheur par la pratique des vertus. La vertu ? Reconnaître l’être de
chaque chose, ce qu’est chaque chose, et ne pas la prendre pour ce qu’elle n’est pas : ne pas
tenir une chose ou une activité nuisible pour bonne (conservation de soi), et une chose bonne
pour nuisible.

Problème : il est d’autres activité qui ont leur fin en soi : le jeu, la poursuite des richesses et le
jeu, ainsi que le montre la dimension politique de la question de la pratique du bonheur (celui-
ci étant une fin éthique parce qu’il est une fin politique), n’y contribue pas ; or, il passe pour y
faire accéder.

Première partie : 1-4 : définition négative : ce n’est pas une « disposition » = pas d’identité
entre son essence, qui est de se réaliser en tant qu’animal raisonnable (l’homme n’est pas un
être végétal, il n’appartient pas à cet ordre ; et sa puissance, et ce devenir-raisonnable :
autrement dit, il n’est pas pur acte, tel le premier moteur : il doit s’actualiser, donc agir, et il
ne le peut qu’avec et contre d’autres hommes, d’où la dimension politique.

Infortunes : le bonheur est stable, mais en même temps le bonheur aristotélicien diffère du
bonheur stoïcien, celui-ci est indifférent aux revers de la fortune, tandis que celui-là en est
affecté s’il est question d’un ébranlement vital, la perte d’un être cher

Deuxième partie : 4 -14 : le bonheur implique une activité, il ouvre à la distinction entre deux
classes d’activité, celle « désirables » en elle-même, et celles qui qui visent autres choses ; le
bonheur est une activité de la première classe, parce que le bonheur est la finalité de l’être, de
son activité éthique, intellectuelle, politique, car toutes les autres activités y tendent, ou plutôt
doivent y tendre, sont appellées à y contribuer.

Le bonheur, c’est la vie bonne, idéal socratique.

Praxis et poèsis
Troisième partie : 15-19 : désir

Différence entre bonheur vertu : le connecteur « et » renvoie à la [Link]

Quatrième partie : 20-24 : d’autres activités en soi, mais non vertueuses, car inadéquates à
l’être des choses ou des actions : elles prennent le mal pour le bien et le bien pour le mal

Cinquième partie : 24-49 : cette confusion (« réputés ») est alimentée par la réputation qui
accompagne la plupart des hommes que l’on croît heureux, et cette croyance en ce qui n’est
pas propre au bonheur, ainsi donc que cette confusion sont en revanche propre à la tyrannie,
qui est l’expression politique du faux bonheur, celui sans doute, peut-être, hypothèse, que
prônent les masses, puisque c’est dans la tyrannie que la masse est assujétie, s’assujétie
pourrait-on dire au désir déréglé du tyran ;

Le dérèglement de l’intellect (gens d’esprit) des sens (plaisirs corporels) et du régime


politique sont liés à une compréhension défecteuse du bonheur. Nous ne sommes plus dans
l’humanité, puisque l’homme est un homme raisonnable et politique, et que les enfants et la
tyrannie ne sont pas raisonnables.

Paraphrase :

Le bonheur n’est pas une disposition ; il implique une activité ; « il est dans une activité » : le
bonheur est une activité ; il est la fin de cette activité, donc de sa propre activité ; la fin
suprême ; quelle est-elle cette activité ? L’activité de bonheur.

Cette activité est générale, elle couvre plusieurs actions : disons des actions de vertu, il y a
plusieurs vertus, éthiques et intellectuelles. Le bonheur est en puissance, il faut une
actualisation ; le bonheur sous-entend donc que l’homme n’est pas Dieu, moteur immobile,
toujours acte. Mais par le bonheur il tend à actualiser la partie divine de son âme ou celle qui
tend à la divinité.

Deux classes d’activité : praxis, fin en soi ; poèsis, fin extérieur à soi. 6-13. Le bonheur est de
la première classe. Mais, si l’on vise le bonheur, c’est que l’on n’est pas heureux, mais
disposé à l’être, et cette disposition ne suffit pas à être heureux, il faut une action pour l’être,
donc l’on vise le bonheur : notre action, qui est activité de bonheur, vise quelque chose
d’extérieur à elle : le bonheur ; elle est donc poèsis.

Le bonheur est une fin en soi

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