Algèbre Linéaire
Algèbre Linéaire
Filières Ingénieurs
Fatiha AKEF
Cours d’Algèbre Linéaire destiné aux étudiants en première année des filières Ingénieurs :
GLSID, BDCC et CCN
Algèbre Linéaire
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Chapitre 1
Espaces Vectoriels
Exemples
a) (ℝn, +, .) est un espace vectoriel sur ℝ pour tout nℕ*
(x1, x2, …, xn) + (y1, y2, …, yn) = (x1+y1, x2+y2,…, xn+yn)
(x1, x2, …, xn) = (x1, x2,…, xn)
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Démonstration
Soit K soit xE
.(x + ⃗0 ) = .x⃗ (car x + ⃗0 = x)
.(x + ⃗0 ) = .x⃗ + .0
⃗ d’où
⃗ = ⃗0
.0
0.x = ⃗0
Propriétés
1)K* x,yE
.x = .y x = y
2) KxE
(-).x = -(.x) = .(-x)
3)(,)K2xE yE
(-).x = .x -.x
.(x – y) = .x -.y
Théorème
Démonstration
Soit (E, +, .) un espace vectoriel et F une partie non vide de E
C.N.S(1) : Il faut que F soit stable pour les deux lois « + » et « . »
c-à-d
1)(x, y)F2 x + yF
2)(, x)KF xF
Supposons que 1) et 2) sont vérifiées
Soit xF (F )
-x = -1.x d’après 2)-xF donc (F, +, .) est un groupe.
Les autres axiomes d’espace vectoriel vrais dans E, le sont dans F
Théorème
Démonstration
CNS (1) CNS (2) ?
(, )K2 (x, y)F2 xF , yF d’où x +yF
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x = 1 x1 + 2 x2 + ⋯ + n xn = ∑ ixi
i=1
Définition
On appelle famille (ou système) de vecteurs de E toute partie finie de E
Proposition
L’ensemble des combinaisons linéaires des vecteurs d’une famille de E est un sous-
espace vectoriel de E
Preuve
Soit S = {x1, …, xn} une famille de E et F l’ensemble des combinaisons linéaires des
éléments de S.
⃗0 = 0x1+ 0x2 +…+ 0xnF F
Définition
Le sous-espace vectoriel constitué par les combinaisons linéaires des vecteurs d’une
famille {x1, …, xn} s’appelle le sous-espace vectoriel engendré par cette famille
On dit alors que cette famille est une famille (ou système) génératrice (générateur) du
sous-espace vectoriel et on note F = Vec(x1, … , xn)
Remarque
Si la famille S = {x1, …, xn} engendre F on a 𝑈F (1,…, n)Kn tel que
n
𝑈 = ∑ i xi = 1 x1 + ⋯ + n xn
i=1
Exemples
1) E = ℝ3 et F = {(x1, x2, x3) / x3 = 0}
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Proposition
E espace vectoriel, F1, F2 sous espace vectoriel alors F1 F2 sous espace vectoriel
Définition :
F1 + F2 = {xE / x1F1, x2F2 x = x1 + x2} appelé somme des sous espaces vectoriels
F1 et F2
Propositon
F1 + F2 est un sous espace vectoriel de E
(Démonstration facile)
Exemple
P = ensemble des fonctions polynômes
A = ensemble de tous les polynômes de la forme : a + bx
T = ensemble de tous les polynômes de la forme : a + bx + cx2
F = ensemble de tous les polynômes de la forme : bx + cx2
G = ensemble de tous les polynômes de la forme : cx2
A, T, F, G sous espace vectoriel de P
A + F = T et A F {0p}
A + G = T et A G = {0p}, T est« somme directe » deA etG notéeT=AG
Définition
Les vecteurs x1, x2, … ,xn sont dits linéairement indépendantes si
1 x1 + 2 x2 +…+ n xn= 0 1 = 2 =… = n = 0
On dit aussi que les vecteurs (xi) forment une famille (ou système) libre
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Définition
Au contraire, s’il existe n scalaires 1,…, n non tous nuls tels que
1 x1 + 2 x2 +…+ n xn= 0 , on dit que les vecteurs x1, x2, … ,xn sont linéairement dépendants
On dit aussi que les vecteurs (xi) forment une famille (ou système) liée
Remarque
Dans le cas d’une famille liée, l’un des vecteurs peut s’exprimer comme combinaison
linéaire des autres
Exemples
a) Dans ℝ2
Pour que deux vecteurs du plan soient linéairement dépendants il faut et il suffit que
1⃗V1 + 2⃗V2 = ⃗0 avec (1 0 ou 2 0) ou que ⃗V2 = V ⃗ 1 ou que ⃗V1 = ’V ⃗ 2 c’est à
dire qu’ils sont parallèles ou confondues, on dit dans ce cas qu’ils sont colinéaires
b) Dans ℝ3
(1, 0, 0) , (0, 1, 0) et (0, 0, 1) sont linéairement indépendants
Remarques
a) Si n vecteurs sont linéairement indépendants il en est de même de p vecteurs
quelconques d’entre eux
Si en effet les p vecteurs x1, … , xp étaient dépendants, il existerait p scalaires
1,…, p non tous nuls 1 x1 + 2 x2 +…+ p xp = 0
en choisissant p+1 = … = n = 0 : 1 x1 + p xp+…+ p+1 xp+1 + … + n xn = 0
x1, … ,xn dépendants (contradiction)
b) On démontre de la même façon si n vecteurs x1,…, xn sont linéairement
dépendants, il en est de même de tout système de n + p vecteurs
x1, … ,xn, xn+1,…, xn+p
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Exemples
Dans l’ensemble des vecteurs du plan ℝ2, deux vecteurs non colinéaires définissent une
base. On utilise le fait que tout vecteur du plan ⃗V peut donc s’écrire :
⃗ = (x,y) = x i + y j où (i, j) est la base canonique ℝ2
V
2) Dans ℝ3 e1 = (1, 0, 0) , e2 = (0, 1, 0) , e3 = (0, 0, 1) forment une base
x ℝ3 x = (x1, x2, x3 ) = x1 e1+ x2 e2 + x3 e3 (donc (ei) génératrice)
1 e1+ 2 e2 + 3 e3 = (1, 2, 3 ) = ⃗0 1 = 2 = 3 = 0 (donc (ei) libre)
(ei) famille génératrice et libre (ei) base
(e1, e2, e3 ) appelée base canonique de ℝ3
Exercices
1) Montrer que (1, 1) et (3, 2) sont linéairement indépendants
2) Trouver les coordonnés de (1, 0) par rapport aux deux vecteurs (1, 1) et (1, 2)
2 1
(réponse : (3 , − 3))
3) Montrer que les vecteurs (1, 1) et (1, 2) forment une base de ℝ2
4) Trouver les coordonnés du vecteur X par rapport aux vecteurs A, B et C.
X = (1, 0, 0) A = (1, 1, 1) B = (-1, 1, 0) C = (1, 0, -1)
5) Soient (a, b) et (c, d) deux vecteurs du plan
a) Montrer que : {(a,b), (c,d)} est un système lié ad bc = 0
b) En déduire que : {(a,b), (c,d)} est un système libre ad bc 0
6) Soient f1 et f2 les fonctions définies sur ]1, 1[ par
1 1
x]1, 1[ , f1 (x) = et f2 (x) =
x−1 x+1
a) Montrer que le système de vecteurs {f1 , f2} est libre
b) Montrer que la fonction f : ]1, 1[ ℝ
2
x
x2 −1
appartient à Vect(f1 , f2)
Démonstration
Elle se fait par récurrence sur n
* n = 1 : on a y1 = 1 x1 y2 = 2 x1
si1 = 0 y1 et y2 sont liés 1. y1 + 0. y2 = 0
1 2
si 1 0 , on a x1 = y1 et y2 - y1 = 0
1 1
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Exemple
S = {𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 }
Prenons
𝑦1 = 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 𝑦3 = 𝑥1 + 𝑥2 − 𝑥3
𝑦2 = 𝑥1 − 𝑥2 + 𝑥3 𝑦4 = −𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3
Quels que soient 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 la famille {𝑦1 , 𝑦2 , 𝑦3 , 𝑦4} est liée
(On ajoutant membre à membre 𝑦1 + 𝑦2 + 𝑦3 + 𝑦4 = 2𝑦1 −𝑦1 + 𝑦2 + 𝑦3 + 𝑦4 = 0)
Corollaire
Soit E un espace vectoriel engendré par n vecteurs x1, … ,xn
(tout vecteur de E est une combinaison linéaire de x1, … ,xn)
Alors toute famille de p > n vecteurs de E est liée
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Théorème 2
Soit E un espace vectoriel ayant une base {x1, … , xn}
1° Toute autre base de E est formée de n éléments
2° Toute famille libre {y1, … , yn }est une base de E
3° Toute famille génératrice{y1, … , yn } est une base
Démonstration
*Soit {e1, … ,ep} une autre base
Si p > n, d’après le théorème 1, la famille {e1, … , ep} est liée, car e1, … , ep
sont des combinaisons linéaires de {x1, … , xn}, impossible {e1, … , ep} base
Si n > p , la suite {x1, … , xn} liée, puisque x1, … , xn sont des combinaisons
linéaires de {e1, … , ep} et c’est impossible
Donc n = p
Définition
Soit E un espace vectoriel non réduit à {0}
On dit que E est de dimension finie, s’il existe un entier n et une base de E formée
de n éléments
Alors, toute base de E est formée de n éléments, cet entier n s’appelle la dimension
de E et se note dimk E
Remarque
Si E = {0} , on pose dimk E = 0
Exemples
dimℝ ℂ = 2
dimℂ ℂ = 1
P : n’est pas de dimension finie
P est un espace vectoriel de dimension infinie
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Propriété
Soit E un espace vectoriel sur un corps K
Si toutes les familles de (n+1) vecteurs sont liés, alors E est un espace vectoriel de dimension
finie et dimk E ≤ n
Preuve (facultatif)
Soit m le plus petit entier ayant la propriété que toutes familles de m+1 vecteurs soient liés
On a m ≤ n
Donc il existe (x1, … ,xn) famille libre dans E
Alors que pour tout x ∈ E, nous avons (x1, … ,xn,x) famille liée
D’où x est combinaison linéaire de x1,x2… ,xn. Donc (x1, … ,xn) est une base de E
Conséquences
1) Conséquence 1
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et F un sous espace vectoriel de E
Alors F est de dimension finie et dimk F ≤ dimk E
Preuve
découle du théorème 1
2) Conséquence 2
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et F un sous espace vectoriel de E
Si dimk F = dimk E alors F = E
Preuve
dimk F = dimk E = n, il existe alors une famille libre (ou génératrice) dans F de n éléments
c’est donc une base de E
3) Conséquence 3
Soit E un espace vectoriel engendré par { x1, … , xn }
Alors E est de dimension finie et dimk E ≤ n
Preuve
découle du théorème 1
Théorème 3 : Soit E un espace vectoriel sur K et soient F et G deux sous espaces vectoriels
de E. Alors dimk (F + G) = dimk F + dimk G - dimk (F G)
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Le sous espace vectoriel F engendré par x1, … ,xn possède une base de r vecteurs parmi
x1, … , xn
Remarque
Si dimk E = n et si {x1, … , xn} est une famille génératrice (ou une famille libre) de E,
alors {x1, … , xn} est une base de E
Définition : Soit E un espace vectoriel sur K et soient F, G et H trois sous espaces vectoriels
de E. On écrit H = F G si et seulement si :
1. H = F + G
2. F G = {0K}
F G est appelé somme directe de F et G (exemple : voir fin paragraphe II)
Théorème 4 : Soit E un espace vectoriel sur K et soient F et G deux sous espaces vectoriels
de E tels que E = F G. Alors dimk E = dimk F + dimk G
Preuve
E = F G signifie que E = F + G et F G = {0K}
Alors d’après le théorème 3, nous avons :
dimk E = dimk F + dimk G - dimk (F G) = dimk F + dimk G - dimk {0K} = dimk F + dimk G
Théorème 5 : Soit E un espace vectoriel sur K et soient F et G deux sous espaces vectoriels
de E. Alors les trois propositions sont équivalentes :
1. E = F G
2. E = F + G et dimk E = dimk F + dimk G
3. F G = {0K} et dimk E = dimk F + dimk G
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Chapitre 2
Applications Linéaires
Exemples
1) Espace vectoriel sur ℝ , soit aℝ f : ℝℝ
x ax
2) pr1 :ℝ2ℝ pr2 : ℝ2ℝ
(x, y) x (x, y) y
Dans le cas particulier où F = ℝ (ou ℂ) l’application linéaire f : E ℝ est appelée
forme linéaire
Si F = E, l’application linéaire f : E E est appelée endomorphisme de E
On appelle isomorphisme de E vers F une application linéaire bijective de E vers F,
on dit que E et F sont isomorphes
On appelle automorphisme de E un endomorphisme bijectif de E
Notation
L’ensemble des applications linéaires de E vers F est noté ℒ(E, F), l’ensemble des
endomorphismes de E est noté ℒ(E)
2) Premières propriétés
a) Soit fℒ(E, F) gℒ(F, G) alors gofℒ(E, G)
c)fℒ(E, F) f(OE) = OF
En effet f(x + OE) = f(x) + f(OE ) = f(x) f(OE) = OF
d)xE f( x) = f(x)
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Propriété
Im f est un sous espace vectoriel de F
Exemple
Ker pr1 = {(0, y), yℝ}
Propriété
Ker f est un sous espace vectoriel de E.
Lemme :
F injective Ker f = {OE}
Preuve
f injective
Soit xKer f f(x) = f(OE) x = OE.
RéciproquementKer f = {OE}
Soit x,yE f(x) = f(y) f(x y) = OF x yKer f x y = OE x = y
3) Propriétés
a) Soit fℒ(E, F)
Si (e1, e2, …, en) est une base de E alors (f(e1), f(e2), …, f(en)) est une famille
génératrice de Im f
En effet : yIm f xE f(x) = y
( 1, …, n)Kn , x = 1 e1+ … + n en , alors f(x) = f (i ei)
y = f(x) = 1 f(e1) + … + n f(en)
Attention
(f(e1) , … ,f(en)) n’est pas obligatoirement une base de Im f
(par exemple si ker f ≠ {0E})
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b) fℒ(E, F)
Si f est injective l’image d’une famille libre de E par f est une famille libre de F
En effet : soit (e1, …, en) une famille libre de E. Soit 1, …, nn scalaires tels que
1 f(e1) + 2 f(e2) + …+n f(en) = OF
f(1 e1+ 2 e2 +… + n en) = OF
Or f est injective, d’après le lemme Ker f = {OE} d’où 1 e1+ … + n en = OE
Comme { e1, …, en } libre 1 = 2 = … = n = 0 (f(e1) , f(e2) , … ,f(en)) est libre
Corollaire
Si f est un isomorphisme de E vers F, l’image par f d’une base de E est une base
de F
Proposition :
Une application linéaire de E vers F qui transforme une base de E en une base de F
est un isomorphisme
Preuve
Soient fℒ(E, F) et (e1, …, en) une base de E
(f(e1) , … ,f(en)) une base de F
Soit yF y1, …, yn n scalaires tels que
y = y1 f(e1) + y2 f(e2) + …+ yn f(en) = f(y1 e1 + y2 e2 +… + ynen)
xE x = y1 e1 +… + ynen y = f(x) f est surjective
Soit xKer f x1, …, xn n scalaires
x = (x1 e1+ x2 e2 +… + xnen ) f(x) = OF f(x1 e1 + x2 e2 +… + xnen) = OF
x1 f(e1) + …+ xn f(en) = OF x1 = x2 = … = xn = 0
x = 0e1 +… + 0en = OE Ker f ={OE} f est injective
Résumé
f isomorphisme l’image d’une base par f est une base
Remarque
Si (e1, …, en) est une base de E, f est définie par f(e1) , f(e2) , … ,f(en)
xE ( x1, x2 ,…, xn)Kn x = x1 e1 + x2 e2 +… + xnen
f(x) = x1 f(e1) + x2 f(e2) + …+ xn f(en)
Théorème
(E, +, .) et (F, +, .) isomorphes dimk E = dimk F
Démonstration
<=) Dimk E = dimk F E et F isomorphes
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Remarque
On en déduit que tout espace vectoriel sur ℝ de dimension n est isomorphe à ℝn
Définition :
On appelle rang d’une application linéaire f d’un espace vectoriel E de dimension
finie dans un espace vectoriel F la dimension de l’image Im f
Théorème
Soit f une application linéaire d’un espace vectoriel E de dimension n dans un espace
vectoriel F de dimension p, son rang r = dimk (Im f) est donné par
Dimk E = dimk (Im f) + dimk (Ker f)
Démonstration
Soit E un espace vectoriel de dimension n
Soit {x1, …, xq} une famille libre de E Alors il existe ℓ vecteurs (ℓ = n q), y1, …, yℓ
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Corollaires
1) si f est injective Ker f = {OE }dimk(Ker f) = 0 et r = n = dimk E
f injective dimk (Im f) = dimk E
2) f surjective Im f = F r = dimk F
f surjective dimk (Im f) = dimk F
3) f bijective r = n = p =dimk E = dimk F
Remarque
Le composé de deux isomorphismes est un isomorphisme
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Chapitre 3
Matrices
D’où :
y1 = a11 x1 + a12 x2 + ⋯ + a1n xn
{ 2 = a21 x1 +…a22
y x + ⋯ + a2n xn
… …2
yp = ap1 x1 + ap2 x2 + ⋯ + apn xn
L’application linéaire est donc parfaitement définie par la donnée du tableau suivant
de p lignes et n colonnes :
f(e1) f(e2) f(en)
a11 a12 … a1n 1
a21 a22 … a2n 2
( ⋮ ⋮ aij ⋮ ) ⋮
ap1 ap2 … apn p
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Pour i = 1, … , p ∶ yi = ∑ aij xj
j=1
La matrice est notée A =(aij )1 i p
1 j n
Exemples
1) Matrice d’une projection
Exercice
Déterminer la matrice d’une rotation autour de l’axe (OZ)
cosθ −sinθ 0
P = ( sinθ cosθ 0)
0 0 1
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Notation
l’ensemble des matrices p lignes et n colonnes est noté Mp,n(K).
Soit fℒ(E, F), (e1,…, en) base de E, (1,…, p) base de F
On associe à f la matrice à p lignes et n colonnes
f(ej)
a11 a12 … a1j … a1n ε1
⋮ ⋮
A = ai1 aij ain ⋮
⋮ ⋮
a
( p1 … … apj … a ε
pn ) p
= ∑(aij + bij ) εi
i=1
C=A+B C = (cij)
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Exemple . . . . . .
(. . ) + (. .) = (. .)
Corollaire
L’ensemble des matrices p lignes et n colonnes Mp,n(K) muni des deux lois précédentes
possède une structure d’espace vectoriel sur K (K = ℝ ou sur ℂ)
Exercice
a c
Exprimer la matrice M = ( ) comme combinaison linéaire de 4 matrices
b d
Cas général
L’espace vectoriel des matrices p lignes et n colonnes Mp,n(K) est de dimension n.p
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a1j
a2j
⋮ ième
aij j colonne
⋮
( apj )
( bk1 bk2 … bki … bkp ) ( Ckj )
kième lignes
Exemple
1 2 2 −1 0
Soit A = ( 0 4) B=( 3 1 5)
−1 0 −2 0 1
2 −1 0 1 2 2 0
BA= ( 3 1 5) ( 0 4) = (−2 10 )
−2 0 1 −1 0 −3 −4
Exercices
1) Vérifier l’associativité du produit matriciel ABC sur les matrices :
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0 1 −1 1 −1 0 3
1 0 −2
A=( ) , B = (2 0 3) , C = (3 0 1 2)
2 3 1
1 −1 2 1 1 −2 0
cos − sin
2) Soit A = ( )
sin cos
Calculer A2, A3. Déduire An
1 1 1
3) même question pour A = (1 1 1 ) (An = 3n1 A)
1 1 1
AI = IA = A
La matrice unité I représente, dans une base de E, l’application identique de E
Remarque
L’anneau des matrices carrées (Mn(K), +, .)
1) n’est pas commutatif
2) n’est pas intègre ( car il possède des diviseurs de zéro )
1 2 2 −4 0 0
( ) ( ) = ( )
0 0 −1 2 0 0
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2) Matrices inversibles
Une matrice carrée A d’ordre n est inversible s’il existe une matrice carrée B d’ordre
n telle que AB = BA = I
Inversement
Si f est inversible A l’est aussi et A1 est la matrice de f1
Exemples
1° f rotation de centre O et d’angle
cos − sin
A=( )
sin cos
f 1 rotation de centre O et d’angle ()
cos(−) − sin(−) cos sin
A1 = ( ) = ( )
sin(−) cos(−) −sin cos
1 0
On a bien A A1 = A1 A = ( )
0 1
1 0 1 0
2° A = ( ) A1 = ( 1 1)
−1 2
2 2
1 1 1
3° Trouver l’inverse de la matrice A = (0 1 1)
0 0 1
3) Matrice transposée
On appelle matrice transposée d’une matrice A = (aij), la matrice notée tA obtenue par
un échange de ligne et de colonnes tA = (aji)
Exercice
Ecrire les transposées des matrices :
0 1 −1
1 0 −2
B=( ) A = (2 0
et 3)
2 3 1
1 −1 2
Vérifier sur les matrices précédentes la formule générale
t
(BA) = tA .tB
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Exercice
On donne la matrice :
0 1 1
A = (1 0 1 )
1 1 0
et on considère l’endomorphisme f de l’espace ℝ3 dont la matrice relativement à la
base canonique est A
1) Calculer les coordonnées y1, y2, y3 de y = f(x) en fonction des coordonnées x1, x2,
x3 de x
2) Montrer que A est inversible puis A1 de deux manières différentes :
a. En agissant sur les vecteurs de la base canonique
b. En agissant sur les coordonnées x1, x2, x3 de x et les coordonnées y1, y2, y3 de y
Exemple
Dans ℝ² ℬ = (e1, e2) ℬ = (e1′ , e′n )
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1 1⁄ 1⁄
e1′ = 2 (e1 + e2 )
{ P = ( 2 2 )
1
e′2 = 2 (e1 − e2 ) 1⁄ 1
− ⁄2
2
Inversement
e1 = (e1′ + e′2 ) 1 1
{ d’où P 1 = ( )
e2 = (e1′ − e′2 ) 1 −1
e1′ … … e′n
a11 … a1n e1
P =( ⋮ ⋮ ) ⋮
an1 … ann e𝑛
D’où x = x1′ (a11 e1+… + an1 en) + x2′ (a12 e1+… + an2 en) + … + xn′ (a1n e1+… + ann en)
x = (a11 x1′ + ⋯ + a1n xn′ ) e1 + (a21 x1′ + ⋯ + a2n xn′ ) e2 +… + (an1 x1′ + ⋯ + ann xn′ )en .
c-à-d
𝑋1 = a11 x1′ + ⋯ + a1n xn′
⋮
𝑋𝑛 = an1 x1′ + ⋯ + ann xn′
X = P X
Exemple
Matrice de rotation des axes dans le plan
cos − sin
P =( )
sin cos
⃗ = x i⃗ + y j⃗ = xi⃗ + yj⃗
V
x x
On a donc (y) = P ( )
y
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x = x cos − y sin
C’est à dire {
y = x sin + y cos
A′
(e′i ) → (′j )
x1 x1′ y1 y1′
On pose X = ( ⋮ ) X = ( ⋮ ) Y=( ⋮ ) Y = ( ⋮ )
xn xn′ yp yp′
On a
d’une part, pour les matrices associées à f A et A
Y=AX
}
Y = A X
X = P X
}
Y = Q Y
On obtient Q Y = Y = A X = A P X′
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Donc Y = Q1 A P X
Or Y = A X
Donc A X = Q1 A P X
On obtient finalement A = Q−1 A P
A = P −1 A P
Exercice
1 −2
Soit f une application linéaire qui a pour matrice A = ( ) dans la base (e1, e2)
−2 1
Déterminer sa matrice A dans la base (e1′ , e′2 ) définie par
1
e1′ = (e1 + e2 )
{ 2
1
e′2 = (e1 − e2 )
2
V. Compléments
1) Matrices carrées particulières
a- Matrices diagonales
b- Matrices triangulaires supérieures ou inférieures
c- Matrices symétriques A = tA
Définition
c1 cn
a11 … a1n
Soit A = ( ⋮ ⋮ )
ap1 … apn
Remarque
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Algèbre Linéaire
Propriétés
Si A est la matrice associée à une application linéaire f de Kn vers Kp (K = ℝ ou ℂ)
Alors les nombres suivants sont les mêmes
Le rang de A
Le rang du système des vecteurs colonnes de A
Le rang du système des vecteurs lignes de A
Le rang de f
DimK Im f
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Algèbre Linéaire
Chapitre 4
Si de plus (x, y) = (y, x) la forme bilinéaire est dite alternée (ou antisymétrique)
Remarque
Cette condition équivaut à (x, x) = 0 xE
Définition
(a11 a22 a21 a12) est appelé déterminant des vecteurs x et y dans la base (e1, e2).
On note
a11 a12
det (x, y) = |a | = a11 a22 – a21 a12
(e1 ,e2 ) 21 a 22
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Algèbre Linéaire
On a donc
et det (e1 , e2 ) =1
(e1 ,e2 )
Définition
: Enℝ
(x1, x2, …, xn) ( x1, x2, …, xn)
est alternée :
( x1,…, xi , …, xj ,…, xn ) = ( x1,…, xj , …, xi ,…, xn)
Premières propriétés
* si deux vecteurs sont égaux alors = 0
En effet, si xi = xj = = 0
Conséquence
Si dans (x1, …, xn) on ajoute à un vecteur une combinaison linéaire des autres, la
valeur de ne change pas
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Algèbre Linéaire
Démonstration
x1 , … , xi−1 , xi + ∑ j xj , xi+1 , … , xn =
j=1
j i
( )
∑nj= 1 j (x1 , … , xi−1 , xj , xi+1 , … , xn ) + ( x1 , … , xi , … , xn ) =(x1, …, xi, …, xn)
j i
n n n
Définition :
Le scalaire ∑(1)Iak1 aℓ2 … apn est appelé déterminant des n vecteurs x1, x2,.., xn
dans la base (e1, e2, …, en)
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Algèbre Linéaire
Notation
a11 a12 … a1n
a a22 … a2n
det (x1 , x2 , … , xn ) = | 21 | = ∑(−1)𝐈 ak1 ap2 − apn
(e1 ,e2 ,…,en ) ⋮ ⋮
an1 an2 … ann
3) Propriétés
L’application : En K
(x1, …, xn) det (x1, …, xn)
est une forme n-linéaire alternée c’est à dire
1) det(x1, …, xi, xi′ , …, xn) = det(x1, …, xi, …, xn) + det(x1, …,xi′ , …, xn)
det(x1, …, xi, …, xn ) = det(x1, …, xi, …, xn )
Exemple
Soit D le déterminant diagonal d’ordre n
a11 0 … 0 1 0 … 0
0 a12 0
| = a11 a12 … ann | 0 1 0| = a a … a
D=| 11 12 nn
⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮
0 0 … ann 0 … … 1
Conséquences
1) Si xi = 0 det(x1, …, xi, …, xn) = 0
Si xi = xj det(x1, …, xi, xj,…, xn) = 0
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Exemple
Calcul du déterminant
1 1 1
D=| a b c |
b+c c+a a+b
1 1 1 1 1 1
D =| a b c | = (a + b + c) = | a b c|
a+b+c a+b+c a+b+c 1 1 1
D=0
Théorème
(x1, x2, …, xn) dépendant det (x1, x2, …, xn) = 0
Démonstration
Soit x1, x2,…, xn n vecteurs dépendants
Il existe alors xi parmi les vecteurs x1, x2, …, xn tel que
n
x i = ∑ j x j
j= 1
j i
ej = ∑ ij xi
i= 1
D’où
det (e1 , e2 , … , en ) = [∑(−1)𝐈 k1 , ℓ2 , … , pn ] det (x1 , x2 , … , xn ) = 0
(e1 ,…,en ) (e1 ,…,en )
Corollaire
n vecteurs x1, x2,…, xn sont linéairement indépendants si et seulement si leur
déterminant est non nul
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Algèbre Linéaire
1) n = 2
a11 a12
On a vu que |a a22 | = a11 a22 a12 a22
21
2) n = 3
a11 a12 a13
Soit a
D = | 21 a22 a23 |
a31 a32 a33
Finalement
D = a11 a22 a33+ a21 a32 a33 + a31 a12 a13 a11 a32 a23 a31 a22 a13 a21 a12 a33
3) Généralisation
a11 a12 … a1n
a a22 … a2n
Soit D = det(x1, x2,…, xn ) = | 21 |
⋮ ⋮
an1 an2 … ann
n
On a ∶ x1 = ∑ ai1 ℓi , d′ où
i= 1
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Calcul de A11
1 a12 … a1n
0 a22 … a2n
A11 = det(e1, x2,…, xn ) = | |
⋮ ⋮
0 an2 … ann
si k 1 ak1 = 0
Or {
si k = 1 ak1 = 1
a22 … a2n
A11 = D11 = | ⋮ ⋮ |
an2 … ann
D11 : moneur de a11
Calcul de A21
0 a12 … a1n
1 a22 a2n
A21 =det(e1, x2,…, xn ) = ||0 a32 a3n |
|
⋮ ⋮
0 an2 … ann
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Algèbre Linéaire
Vocabulaire
Aijest appelé cofacteur de ai j
Exemples
x a a
Calculer D = |a x a |
a a x
x + 2a a a 1 a a
D = |x + 2a x a| = (x + 2a) |1 x a|
x + 2a a x 1 a x
1 a a
D = (x + 2a) |0 x−a 0 |
0 0 x−a
1 a a2
Calculer D = |1 b b2 | (déterminant de VAN DER MONDE)
1 c c2
Définition
On appelle système linéaire de n équations à p inconnues un système de la forme
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Algèbre Linéaire
Forme matricielle
a11 … a1p x1 b1
( ⋮ ⋮
⋮ )( ) = ( ⋮ )
an1 … anp xp bn
x1 A1 + x2 A2 + … + xpAp = B
Résoudre (1) revient donc à écrire le vecteur B en combinaison linéaire des vecteurs
A1 , A2 , … , Ap de E
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dimℝ E = n
A1 , A2 , … , An linéairement indépendants forment une base de E
Dans cette base le vecteur B admet donc un ensemble de composantes (x1, x2, …, xn)
unique
De même
Théorème
Un système de Cramer admet une solution unique donnée par les formules
Exercice
Résoudre le système
2x − y + 3z = 1
{ x+y−z= 2
3x + y + 2z = 1
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y1 = a11 x1 + ⋯ + a1n xn
{ ……………………………
yn = an1 x1 + ⋯ + ann xn
La solution est unique si det A = |aij | 0
Une condition nécessaire et suffisante pour qu’une matrice carrée soit inversible et que son
déterminant ne soit pas nul
a11 … y1 … a1n
| ⋮ ⋮ |
Di an1 … yn … ann
xi = = a11 … a1i … a1n
D
| ⋮ ⋮ |
an1 … ani … ann
Di = ∑ Aji yj
j= 1
Aji représentant le cofacteur de yj dans Di , soit encore de aji dans D
n
Aji
donc xi = ∑ y
D j
j= 1
n
Finalement
t
−1
(adj A)
A =
det A
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Exemples
a b 1 a −b
1) Inverse de A = ( ) A1 = ( )
c d ad−bc −c d
0 0 1
2) Inverse de A = (1 0 0)
0 1 0
det A = 1
adj A = A
0 1 0
A1 = t(adj A) = (0 0 1)
1 0 0
V. Système homogènes
1) Système de n équations à p inconnus
Soit le système de n équations à p inconnues :
a11 x1 + ⋯ + a1p xp = b1
(𝟏) { … … … … … … … … … …
an1 x1 + ⋯ + anp xp = bn
Sous forme vectorielle :
(2) x1 A1 + x2A2 +… + xpAp= B
Soit par exemple une base de ce sous espace (quitte à changer la numérotation)
Définitions
Les r premières équations sont appelées équations principales et x1, x2,… ,xr
sont les inconnues principales
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Conditions de compatibilité
as où r = n 1
La condition de dépendance s’écrit
a11 … a1r b1
⋮ 𝐷 ⋮ ⋮
S = det (A1, A2,… ,Ar, B) =| a
r1 arr br | = 0
an1 bn
Dans le cas général on démontre que la condition de dépendance de A1, A2,… ,Ar et
B se traduit par les (n – r) équations de comptabilité suivantes
a11 … a1r b1
⋮ ⋮ ⋮
Sq = | a arr br | = 0 avec r + 1 q n
r1
an1 bn
Résolution
L’équation (2) s’écrit
x1 A1 +… + xrAr = B xr+1 Ar+1 -… -xpAp
Exemples
Résoudre le système
x − y − 2z = 1
−2x + y + 4z = −3
{
3x + 2y − 6z = 8
4x + 2y − 8z = 10
a) rang du système
1 −1
D= | | = −1 (par exemple)
−2 1
b) Conditions de compatibilité
Les déterminants caractéristiques relatifs aux équations (3) et (4) sont nuls
S3 = S4 = 0
c) Résolution
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Algèbre Linéaire
x = 2 + 2z et y=1
x + y + z = 1
{x + y + z = 1 (ℝ)
x + y + z = 1
2) Systèmes homogènes
Un système linéaire est dit homogène si b1 = b2 = … = bn= 0
On a alors x1 A1 + x2 A2 +… + xnAn = 0
Exemple
Résoudre le système
x + 2y + 3z = 0
{
x + y − 4z = 0
On obtient
5
x = z
3
{ 7
y = z
3
ax + by + cz = 0
{
ax + by − cz = 0
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Algèbre Linéaire
peuvent s’écrire
x y z
= =
bc − cb ca − ac ab − ba
Cas particulier n = p
La condition nécessaire et suffisante pour qu’un système homogène de n équations à
n inconnues admette d’autres solutions que la solution nulle est que son déterminant
soit nul
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