Chapitre II
I : Socialisme et mouvement ouvrier dans l'empire allemands
1) Le socialisme allemand : entre révolution et réformisme
Depuis les années 1860 le socialisme allemand est divisé entre réformisme (fondation du 1er parti
socialiste allemand par Lasalle en 1863) et révolutionnaire marxiste ( A. Bebel fonde un parti en
1869).
En 1875 au congrès de Gotha est créée le parti socialiste allemand issue de la fusion des 2 parties
précédents
Il renonce au renversement du capitalisme bourgeois
Le SPD devient le 1er parti du Reichstag
2) Un mouvement socialiste et ouvrier persécuté par le nazisme
- En 1914 le SPD d'abord indécis face a la guerre se rallie a l'Union sacrée (Burgfrieden en
Allemagne en Allemagne = paix des forteresses) : il soutient donc l'effort de guerre c’est-à-dire tous
le député socialiste vote les crédits de guerre.
→ Pourtant le SPD, adhérant de l'International ouvrière (association fondée en 1864 regroupant
tous les parti socialiste anticapitaliste) aurait dû refuser la guerre (pacifisme)
- Dès 1915 une minorité de socialiste a ce qu'elle considère comme un reniement (trahison)
→ cette ligne marxiste révolutionnaire est mené par deux leaders : Rosa Luxembourg et Karl
Liebknecht : la répressions s'abat sur eux, ils sont exclus du SPD et emprisonnés (biographie
Liebknecht p 397)
→ Ils fondent la Ligue Spartakiste, ancêtre du parti communiste allemand
3) Un mouvement syndical en pleine essor
- En 1892, les différentes associations de travailleurs par branche d'activité, elle se rassemblent dans
une commission général des syndicat allemand, proche du SPD
→ Au début du XXème il y a plus de deux millions d'allemand syndiquer et quatre millions a la
veille de la seconde guerre mondiale
→ Les syndicat organisent de nombreuses grèves au début du XXème siècle et obtiennent de
nombreux acquis sociaux
Cependant le mouvement syndical est aussi divisé entre : révolutionnaire marxiste partisans de
grèves dur et violentes et des syndicats réformiste proche du SPD (partisan de la négociation avec le
patronna pour obtenir des acquis sociaux)
II : Socialisme Et mouvement ouvrier de la république de Weimar au nazisme (1918-1945)
1) Les troubles et divisions des débuts de la République de Weimar
L'agitation révolutionnaire de la fin 1918 (novembre 1918)
- En novembre 1918, sur le modèle de la révolution russe des conseils révolutionnaire se constituent
dans tous l'empire, ils veulent l'abdication de l'empereur et la fin de la guerre
→ ces troubles révolutionnaire font éclater l'Union sacré qui tenais depuis 1914 : le SPD demande
l'abdication de l'empereur et la proclamation d'une république
* un mouvement ouvrier divisé : Le 9 novembre 1918 l'empereur Guillaume II abdique : les
socialiste réformiste du SPD (F. Ebert) s'oppose alors aux spartakistes
→ Le même jour (9 novembre 1918) le SPD proclame une république parlementaire avec pour
chancelier F. Ebert et appelle au retour à l'ordre et la légalité
→ Les spartakistes avec K. Libknecht proclament la république socialiste et à la& fin de l'année
1918 il fondent le parti communiste allemand (KPD) et organisent le soulèvement contre le
gouvernement social démocrate d'Ebert
* L'échec sanglant de la révolution spartakiste
En janvier 1919 l'agitation révolutionnaire culmine avec la semaine sanglante à Berlin du 5 au 12
janvier 1919 ; Le gouvernement SPD choisi la répression militaire qui cause plusieurs centaines de
morts dont Rosa Luxemburg et Karl Libknecht qui sont exécuter
=> Le socialisme allemand est profondément, irrémédiablement et durablement divisé.
2) Syndicalisme, Socialiste et communistes dans les années 1920
- Le mouvement syndical allemand se divise avec un syndicat communiste proche du KPD (parti
socialiste allemand) en 1929 et un syndicat réformiste qui reste proche du SPD
- Le SPD est affaibli après la répression de 1919 : il perd la moitié de son électorat, il n'est donc
plus au gouvernement et soutient le centre droit qui est au gouvernement
Cependant il reste important avec 1 million d’adhérents en 1930 et le syndicat réformiste qui est
proche du SPD a 8,5 millions d’adhérents
- Le parti communiste le KPD est important avec 300 000 adhérents mais il refuse toute alliance
avec le SPD.
- La crise de 1929 touche l'Allemagne de plein fouet. La production industriel baisse de 20 % et le
chômage touche 6 million d'allemand
=> Le parti communiste le KPD et le parti nazi (NSDAP) d'Hitler voient leurs influence et leurs
militants s'affrontent dans de violent combat de rue.
Cependant au législatif de 1932 le KPD refuse tout alliance avec le SPD pour contrer le parti nazi :
ce dernier remporte les élection et devient le 1er parti au Reichstag
3) Un mouvement socialiste et ouvrier persécuté par le nazisme
L'interdiction du KPD puis du SPD.
Dès sa nomination en tant que chancelier Hitler s'attaque au parti communiste, socialiste et aux
syndicats accusé d'être les ennemis du peuple allemand
→ Février 1933 Hitler profite de l'incendie du Reichstag pour interdire le parti communiste. Le
SPD qui refuse de voter les pleins pouvoirs à Hitler est interdit à l'été 1933
→ Les dirigeants du KPD et SPD sont interner dans des camps de concentration
* Les syndicats sous le régime nazi
Un front du travail (DAF) est créé par le régime nazi, c'est un espèce de syndicat obligatoire
financer par des cotisations prélever directement sur les salaires. Le SPD depuis Londres et le KPD
depuis Moscou organise des réseaux de résistance en Allemagne
III- Les Mutations du socialisme en Allemagne depuis 1945
1) En RDA le mouvement socialiste et ouvrier au cœur du régime
Un parti unique
Dès 1946, en zone soviétique Staline impose la fusion du SPD et du KPD pour crée un parti
socialiste unifié qui s’appelle le SED
→ A partir de la création de la RDA en 1949, le SED devient le parti unique d'où sont issu tous les
dirigeants de la RDA
Des syndicats contrôlés
Les syndicats existant doivent se réunir dans la Fédération Libre des Syndicats Allemand, dont le
seul rôle est de relayer les ordres du parti (la grève est interdite)
Les manifestation ouvrières des Berlin Est sont réprimés par le régime qu fait appel au chars
soviétique.
La RDA, « modèle » communiste
La RDA est un symbole fort du marxisme (Marx était allemand) : elle doit apparaître comme la
vitrine du communisme face à la RFA et à Berlin ouest
Le SED sous stricte contrôle de Moscou met en place un régime typique des « démocratie
populaire » (régime calqué sur l'URSS)
→ collectivisation et planification économique, encadrement stricte de la population par des
organisations de jeunesse, surveillance de répression de la police politique (STASI) 3 milions
d'allemand de l'est fuit ce régime en passant à l'ouest
2) En RFA la voix du réformisme
* L'influence de la GF
- En RFA le KPD perd rapidement son influence (-2 % des voix en 1953) → interdit en 1956 il est
réautorise en 1968, mais il reste très minoritaire
- le SPD reconstitué en 1946 veut empêcher la division définitive du pays et donc il s'oppose a la
politique de rapprochement vers l'ouest de la RFA (adhésion a l'OTAN en 1955, la CECA en 1950)
* Le tournants de Bad-Godesberg
- Face aux nombreuses échec électoraux du SPD dans les années 1950, un travail de rénovation, est
mis en place qui abouti a l'adoption d'un nouveau programme au congrès du Bad-Godesberg
→ Le SPD renonce officiellement au marxisme et adhère à la social-démocratie et reconnaît la
libre-entreprise et la concurrence.
=> Cela permet au SPD, longtemps parti d'opposition, d'accéder au pouvoir, Willy Brandt maire de
Berlin Ouest chef de fil des SPD (réformiste) devient chancelier en 1969
* Un rôle nouveau pour les syndicats : la cogestion.
Le syndicat DGB créé en 1949 est proche du SPD mais se déclare politiquement neutre. Le nombre
d'allemand syndiqués est le plus fort d'Europe, c'est donc un syndicat très représenté.
Le congrès de Bad-Godesberg redéfinie aussi le rôle des syndicats : avec l'instauration du principe
de cogestion entre patronats et syndicats, c'est la négociation plutôt que grèves.
Cogestion : Participation active des employés dans la gestion de l'entreprise par l'intermédiaire des
syndicats. Ses mécanismes sont défini par la loi.
→ En 1996 le DGB renonce a tout référence a la lutte des classes.
*Cependant dans les années 70, un nouveau socialisme resurgis à l’extrême gauche
→ Apparition d'une opposition de gauche radicale dans les mouvements après 1968 : se retour a la
révolution est marqué par un refus de la démocratie parlementaire qui débouche sur le recours a la
violence et a des actes terroriste contre le système (La Bande à Baader : Fraction Armée Rouge)
Dans la même période le mouvement écologiste qui s'affirme très à gauche (le parti Die Grunen,
fondé en 1980)
3) La réunification maintien la division du mouvement ouvrier.
-Dès la chute du mur de Berlin en 1989, des élections libres sont organisées à l'Est et l'Allemagne
est réunifiée (1990).
→ Helmut Kohl, chancelier CDU de RFA depuis 1982, est élu chancelier de l'Allemagne réunifiée
(jusqu'en 1998).
→ Le SED n'est plus parti unique, il change de nom et devient Parti du Socialisme Démocratique
(PDS), très minoritaire. Le syndicat FDGB se dissout tout seul et il est remplacé par le DGB.
- En 1998, après 16 ans d'opposition, le SPD Gerard Schroder est élu chancelier grâce à une
coalition avec les verts
→ Face à la récession, qui frappe l'Allemagne, Schroder défend un nouveau socialisme celui de la
3eme voix entre socialisme et libéralisme qui permettrait de concilier socialisme et mondialisation
(cf Tony Blair, 1er ministre britannique)
→ En 2003, il lance l'agenda 2010 = ensemble de réforme pour favoriser la compétitivité et la
croissance, mais au détriment du marché du travail et de l’État providence (jugé trop coûteux). En
2005, les lois Hartz IV diminue les indemnité versé aux chômeurs de longue durée.
=> Depuis 2005, (victoire de la SDU, défaite du SPD au élections), la nouvelle chancelière Angela
Merkel applique les mesures de l'agenda 2010. Depuis 2013 elle dirige un gouvernement de
coalition avec le SDU et le SPD
→ Face à cette politique du SPD, beaucoup d’électeurs et de militants socialiste rejettent cette
politique jugée trop libérale : certain comme Oskar Lafontaine quitte le partie pour fonder Die
Linke (« La Gauche) c'est l'aile gauche du SPD plus l'ancien parti unique de la RDA le PDS
→ Cela a encouragé certains syndicats à un retour à des actions et des positions moins radicales
Les verts restent une force politique de gauche plus radical assez influentes