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Volontariat et législation : Note d'orientation

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Union interparlementaire

Fédération internationale des Sociétés


de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
VOLONTARIAT
ET LÉGISLATION
NOTE D’ORIENTATION

Projet conjoint
de la Fédération internationale
des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,
de l’Union interparlementaire et des
Volontaires des Nations Unies
Préface

C
onscient de l’importance de l’Année internationale des volontaires,
2001 (AIV 2001), le Conseil interparlementaire a adopté, lors de sa
168e session à La Havane, une résolution dans laquelle il priait
instamment les parlements et leurs membres à travers le monde de
définir et d’adopter des politiques qui puissent encourager le volontariat
et d’établir un cadre législatif qui lui soit favorable du point de vue de la
bonne conduite des affaires publiques.

En réponse, l’Union interparlementaire (UIP), l’organisation mondiale des


parlements souverains, s’est entendue avec la Fédération internationale des
Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le plus grand réseau de
volontaires au monde, et les Volontaires des Nations Unies, le centre de
coordination pour les suites à donner à l’AIV 2001, pour rédiger à l’usage des
parlementaires à travers le monde une Note d’orientation sur le volontariat
et la législation. Dans ce but, de larges consultations ont été menées,
essentiellement au moyen d’un questionnaire, auprès de parlementaires
de toutes les régions, du Nord et du Sud, d’organisations travaillant avec
des volontaires et des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge. Des rapports de recherche, des entretiens face à face
et téléphoniques et des recherches effectuées sur Internet ont fourni des
informations complémentaires.

La rédaction de la Note d’orientation, c’est d’abord et surtout la


reconnaissance du rôle essentiel que jouent les parlements en soutenant le
volontariat et en en favorisant le développement. C'est ensuite une réponse
directe aux instruments adoptés ces dernières années, notamment à la
XXVIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
tenue en 1999, à la 55e session de l’Assemblée générale des Nations Unies
en 2000, et à la résolution adoptée par l’UIP à La Havane en 2001. Enfin,
on peut espérer que cette initiative sera d’un bénéfice direct pour les
organisations qui s'attachent à soutenir et à promouvoir le volontariat,
et aidera ainsi les millions de personnes qui donnent gratuitement de
leur temps pour améliorer les conditions générales d’existence de leurs
communautés, ainsi que la multitude des personnes qui reçoivent
directement ou indirectement des secours grâce à la générosité et à la
solidarité d’autrui.

En jouant un rôle actif, les parlements peuvent relever le taux de


participation de leur société à l'action bénévole. Mais l’inverse est vrai
également. En négligeant d’adopter des lois favorables au volontariat,

3
ils risquent de laisser inexploitée une extraordinaire richesse nationale
et d'affaiblir involontairement les traditions sociales mêmes qui sont à
l’origine de l’engagement civique et qui unissent hommes et femmes dans
la poursuite de buts communs. Le volontariat, comme expression de
l’engagement de l’individu dans sa communauté, n’est pas un vestige
empreint de la nostalgie du passé. C’est notre première ligne de défense
contre l’atomisation sociale à l’ère de la mondialisation, et un élément
fondamental des pratiques de bonne gouvernance. Aujourd’hui plus
que jamais, les parlements doivent agir pour concourir à assurer un
environnement aussi favorable que possible à l’épanouissement de
l'engagement civique et des actes de compassion et de partage.

Markku Niskala Anders B. Johnsson Ad de Raad


Secrétaire général Secrétaire général Coordonnateur exécutif
Fédération internationale Union Volontaires
des Sociétés de la interparlementaire des Nations Unies
Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge

4
Table des matières

Page

I. Introduction 7

II. Formes de volontariat 7

III. Volontariat et législation 9

A. Domaines du droit qui peuvent influer sur le volontariat 10


1. Droits et libertés fondamentales 11
2. Droit international 11
3. Droit du travail 11
4. Droit fiscal 14
5. Droit de la protection sociale 15
6. Droit de l’immigration 16
7. Cadres législatifs des organisations caritatives ou
à but non lucratif 17

B. L’établissement d’un cadre légal pour le volontariat 17


1. Définitions juridiques 19
2. Principes généraux du volontariat 21
3. Relations entre les volontaires et les organisations
dans lesquelles ils s’investissent 21
4. Reconnaissance de l’apport des volontaires 23
5. Rôle des gouvernements 23
6. Rôle des parlementaires 24

IV. Conclusions et recommandations 25

5
Ce n’est pas parce que la générosité
est une herbe sauvage
qu’il ne faut pas la cultiver
Sharon Capeling-Alakija,
Coordonnatrice exécutive (1998-2003),
Volontaires des Nations Unies
I. Introduction
Les questions qui sont au cœur de cette Note d’orientation touchent à la
contribution des citoyens au développement, à la sécurité et au progrès
social et à l’intérêt de reconnaître le volontariat, de l’apprécier à sa juste
valeur et d’encourager des citoyens de tous les pays à le pratiquer. Le
volontariat est une école de civisme. Il concourt au renforcement des liens
dans les collectivités et à la cohésion sociale. Il apprend aux gens à être
des citoyens responsables et les forme à la participation démocratique.
Il favorise la confiance et la réciprocité, essentielles à la stabilité des sociétés.
Le rapport sur le développement humain 2002, Approfondir la démocratie
dans un monde fragmenté, reconnaît que le bénévolat «offre d'immenses
perspectives pour élargir la participation à la gouvernance et favoriser des
répercussions plus équitables pour les individus».

L’Année internationale des volontaires, 2001 (AIV 2001), a montré que,


pour un mouvement de volontaires, l’existence d’un cadre favorable au
volontariat était l’un des principaux déterminants du succès. De plus en
plus de pays, industrialisés ou en développement, ont adopté une loi
nationale sur le volontariat ou envisagent de le faire. La présente Note
d’orientation sur le volontariat et la législation (dénommée ci-après la
Note) n’est pas censée couvrir tous les aspects de la législation sur le
volontariat. Ce n’est pas non plus un document technique dans lequel
chaque question étudiée est traitée en détail. Elle met cependant en
lumière les sujets principaux qui doivent être abordés dans tout cadre
légal, notamment la reconnaissance du statut juridique des volontaires, le
traitement de certains aspects du volontariat dans le droit du travail, de la
protection sociale et de la fiscalité, la relation entre les volontaires et
les organisations qui y recourent et les dispositions juridiques à prendre
pour soutenir le développement du volontariat. Elle respecte aussi le
rôle fondamental des parlements, qui est d’adopter des lois et de peser
directement sur les politiques d’encouragement et d’appui à l’amélioration
des moyens d’existence de tous les citoyens, surtout des plus défavorisés.
Enfin, il importe de relever que cette Note est de nature consultative
et non prescriptive. Elle devrait faire l’objet, au niveau national, de
discussions entre les parties intéressées, afin que se dégage un consensus
sur les éléments propres à créer des conditions propices à l'essor du
volontariat, compte tenu des particularités du pays.

II. Formes de volontariat


Le volontariat est un phénomène ancien et universel. Depuis la naissance de
la civilisation, les êtres humains ont eu à cœur d’aider les autres et, ce
faisant, de s’aider eux-mêmes. La plupart des cultures ont des mots pour le
désigner: baranguay aux Philippines, bénévolat et volontariat en France,
gotong royong en Indonésie, harambee au Kenya, shramadana en Inde,
mingu dans les pays andins et al taawun wal tawasul dans de nombreux pays
arabes. L'acte est tout à fait courant même là où le terme «volontaire» ne
l'est pas.

7
Le volontariat est fortement influencé par l’histoire, la politique, la religion
et la culture des populations. L'activité bénévole appréciée dans un pays
peut être méprisée dans un autre comme un travail mal payé ou à forte
intensité de main-d’œuvre. Malgré la grande diversité des conceptions, il est
possible d'en dégager quelques caractéristiques essentielles.

Premièrement, l’activité bénévole n’a pas pour principale motivation une


rétribution financière, bien que le remboursement des frais et une
rémunération symbolique puissent être autorisés et même recommandés
pour la rendre accessible à des personnes de tous les milieux économiques.
Deuxièmement, la personne l’entreprend volontairement, de son plein
gré. Troisièmement, l’activité bénévole rend service à des personnes autres
que les volontaires, bien que l’on sache qu’elle présente aussi pour eux
des avantages certains.

Être volontaire, c'est aider, apprendre et participer activement à la vie de


la collectivité. Le volontariat n’a pas de frontières. C’est un phénomène
social universel dont n’est exclu aucun groupe et qui touche à tous les
aspects de l’activité humaine. Le volontariat peut prendre des formes
très diverses, selon la réalité culturelle et économique des pays et
des populations. L’AIV 2001 a permis de distinguer quatre formes de
volontariat.

Dans de nombreuses régions du monde, l’aide mutuelle est le principal


système de soutien économique et social. Dans les pays en développement,
elle est souvent vitale au bien-être des populations. Elle commence par
s'exprimer dans le cercle familial et clanique avant de revêtir des formes plus
structurées dans les associations et groupes d'entraide. Elle joue aussi un rôle
important dans les pays industrialisés, en particulier dans les domaines de la
santé et de l’action sociale, sous la forme d’un soutien et d’une assistance
aux plus démunis.

La philanthropie ou service d’autrui se distingue de l’aide mutuelle par


le fait qu'elle n'est pas dirigée vers un membre du groupe mais vers
l'extérieur, vers des tiers, bien que la plupart des gens s'accordent à
reconnaître que la philanthropie n'est pas totalement désintéressée.
Ce type de volontariat se rencontre essentiellement à l'intérieur
d'organisations communautaires ou bénévoles, bien que, dans certains
pays, le secteur public ait une solide tradition de volontariat et que les
entreprises s’y intéressent de plus en plus. L’envoi de volontaires d’un
pays dans un autre, pour apporter une aide au développement et une
assistance humanitaire, correspond aussi à une longue tradition, dans le
sens tant Nord-Sud que Sud-Sud.

La participation ou engagement civique est une troisième forme de


volontariat. On entend par là le rôle joué par des individus dans la conduite
des affaires publiques, en qualité soit de représentants dans les organes
que consulte le gouvernement soit d’usagers dans les projets locaux de
développement. C’est une forme de volontariat qui, bien que présente
dans tous les pays, est plus développée là où il existe une forte tradition
d’engagement civique.

8
Enfin, la sensibilisation ou participation à des campagnes est une forme de
volontariat dans laquelle les volontaires peuvent avoir l'initiative ou jouer le
rôle d'exécutants. Il peut s’agir de militer pour obtenir une modification de
la législation relative aux droits des personnes handicapées ou l'adoption de
mesures de lutte contre la discrimination. Les volontaires ont ainsi préparé
le terrain à la mise en place de nouveaux services d’aide sociale aux victimes
du VIH/sida, sensibilisé les esprits aux droits de l’homme et à l’environnement
et milité dans le mouvement féministe.

La présente Note porte essentiellement sur le volontariat encadré par des


structures établies du secteur privé ou bénévole ou par des institutions
gouvernementales. Cependant, le volontariat est très dynamique et un type
d’engagement peut très bien coexister avec d’autres. Les volontaires qui
travaillent pour des organisations philanthropiques ou des institutions de
prestation de services peuvent très bien participer à des campagnes de
sensibilisation ou à des dispositifs d’aide mutuelle.

III. Volontariat et législation


Jusqu’en 2001, proclamée Année internationale des volontaires (AIV),
peu d’États avaient jugé nécessaire de s’intéresser aux questions juridiques
qui influent sur la volonté ou la capacité des citoyens d'avoir une activité
bénévole. Pendant l’énorme travail préparatoire entrepris pour l’Année,
il est apparu évident que l’existence d’une législation favorable pouvait
contribuer de manière non négligeable à l’essor du volontariat dans un
pays donné. L’Assemblée générale des Nations Unies s’est saisie de ce thème
et, parmi les recommandations d'appui au volontariat qu’elle a formulées
dans sa résolution 56/38, adoptée en 2001 à sa 56e session, figuraient
en bonne place des lois propres à encourager les citoyens à avoir une
activité bénévole.

Le présent document s’inscrit dans un contexte bien précis: on s’accorde


généralement à reconnaître, surtout depuis l’AIV 2001, la nécessité
d’élucider la nature de l’environnement qu’appelle le volontariat dans le
monde moderne.

Premièrement, le volontariat revêt, on l’a vu, des formes multiples et fait


œuvre utile à bien des égards. Il subit aussi des influences diverses. Il est
marqué notamment par les caractéristiques socio-culturelles, le système
politique, les structures économiques et la répartition des richesses, la
division institutionnelle du travail, les convictions et valeurs, les traditions
et d’autres principes et normes. Certaines de ces caractéristiques sont
définies dans des lois, mais beaucoup ne le sont pas.

Deuxièmement, un environnement favorable au volontariat ne dépend pas


uniquement des lois. La réussite du volontariat tient au désir des citoyens
d'apporter leur pierre à l'édifice: c'est sa nature même qui le veut ainsi.
Concevoir la loi dans un but de contrôle plutôt que de facilitation, ce serait
non seulement trahir l’esprit du volontariat mais aussi porter atteinte à
son essence même.

9
Troisièmement, le secteur public a nettement tendance à se désengager de
bien des activités auxquelles participent traditionnellement les volontaires.
L’action parlementaire doit aussi viser à éviter que des lois conçues dans
des buts spécifiques ne limitent les possibilités qui s'offrent de rendre
l’environnement plus favorable aux volontaires. Elle devrait aussi faire
en sorte que les principes sur lesquels repose le volontariat soient compris
et appréciés des autorités, entendues au sens large, y compris des
autorités locales.

En résumé, la législation sur le volontariat doit être abordée avec prudence


et avec un esprit ouvert, attentif à la composition sociale et culturelle du pays
et aux systèmes de gouvernance en place. Le souci de réviser la législation
ne devrait pas conduire à négliger les critères selon lesquels les citoyens
choisissent en réalité d'entreprendre une activité bénévole. Il faut aussi
être très attentif à associer pleinement les principales parties intéressées,
en particulier celles de la société civile, à l'étude de la législation sur le
volontariat, afin qu’elle soit parfaitement adaptée aux besoins et aux
possibilités réels et ne crée pas d’obstacles supplémentaires.

Le corps de la Note se divise en deux sections:


La section A traite des conséquences des lois en vigueur sur le volontariat
– notamment de l'influence des droits et libertés fondamentales, du droit
international, du droit du travail, du droit fiscal, des lois relatives à la
protection sociale, à l’immigration, et du cadre législatif auquel sont
soumises les organisations caritatives ou à but non lucratif. La présentation
de chacun de ces domaines ayant une incidence sur le volontariat est
suivie de suggestions sur la manière de rendre le cadre légal plus favorable
au volontariat.
La section B s'intéresse aux lois visant spécifiquement l'activité bénévole.
Nous montrerons ici combien il est important d’avoir une loi-cadre sur le
volontariat afin d'assurer, d’une part, une reconnaissance juridique de
toutes les formes d’action bénévole et, de l’autre, un traitement approprié
des différents éléments du volontariat dans les divers domaines du droit qui
en affectent actuellement le développement. À partir de l’étude des lois
et règlements régissant le volontariat dans divers pays du monde, nous
formulerons des suggestions quant aux dispositions légales propres à
encourager la participation à des activités bénévoles.

A. Domaines du droit qui peuvent influer


sur le volontariat
En l’absence de définition juridique claire du travail bénévole et du
volontaire, certaines lois et règlements peuvent indirectement influer sur
le volontariat. Les États doivent être attentifs aux effets que le droit interne
et international peut avoir sur le volontariat dans leurs pays.

Suivent des exemples de domaines du droit qui ont une incidence sur le
volontariat à travers le monde. On trouvera dans cette section des
suggestions sur la manière de rendre, par la loi, l’environnement plus
favorable au volontariat.

10
1. Droits et libertés fondamentales
Le droit international et le droit interne relatif aux droits et aux libertés
fondamentales protègent les volontaires et délimitent le champ légal de
l’activité bénévole lorsqu’ils consacrent notamment:
• le droit à la liberté d’association
et de réunion pacifique;
• le droit de ne pas être astreint à Il faudrait encourager
accomplir un travail forcé ou
obligatoire;
le volontariat dans le
• le droit de participer activement
contexte des droits et des
à la vie politique, économique, libertés fondamentales.
culturelle et sociale du pays;
• le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion;
• le droit à un environnement sûr et
• le droit de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l'homme
et des libertés fondamentales1.

Il faudrait encourager le volontariat dans le contexte de ces droits et


libertés fondamentales. La loi devrait empêcher que le terme de
«volontariat» soit employé à tort pour désigner, par exemple, des formes
illégales de travail obligatoire.

2. Droit international
De nombreux règlements et lois concernant la coopération et l’aide au
développement international prévoient la participation de volontaires
encadrés par des institutions publiques et privées et des organisations
nationales et internationales2. Bien que ces textes encouragent et
soutiennent dans une certaine mesure la participation de volontaires
aux missions et programmes internationaux, ils ne leur assurent pas
toujours une protection suffisante.

Faute d’un statut juridique reconnu au niveau national et international, les


volontaires se voient souvent dénier la protection diplomatique renforcée
qui est accordée en vertu du droit international aux personnels des
organisations pour lesquelles ils travaillent3.

Pour ne pas décourager les volontaires de participer aux programmes


internationaux d’aide et de coopération au développement gérés par
des organisations intergouvernementales, gouvernementales et non
gouvernementales reconnues, dont le personnel non volontaire bénéficie
de cette protection, gouvernements et parlements devraient exiger
l'application aux volontaires des mêmes privilèges et immunités qu'au
personnel non volontaire.

3. Droit du travail
En l'absence d’un statut juridique reconnu pour les volontaires et le travail
bénévole, les dispositions du droit interne du travail affectent le volontariat
à bien des égards.

11
L’intention de certaines de ces lois du travail est de n’exclure personne.
Elles étendent expressément ou tacitement leur champ d’application pour
protéger des personnes qui ne sont pas des employés rémunérés.

Il s'agit de savoir si cette


Les dispositions du droit du protection est bonne
pour le volontariat ou
travail ne doivent pas être source si elle impose une charge
de discrimination envers inutile et peu souhai-
table à ceux qui recou-
les volontaires. rent à des volontaires
ou bénéficient de leurs
services. Le travail bénévole non rémunéré présente parfois des
caractéristiques très semblables à celles du travail ou de l’emploi rémunéré:
il est productif, utile et contribue à l’économie. Il faudrait donc être très
attentif à ce que les dispositions du droit du travail ne soient pas source
de discrimination envers les volontaires.

Pour éviter toute confusion entre les notions d’emploi et de volontariat, il


peut être nécessaire que certaines dispositions du droit du travail excluent
expressément les volontaires de leur champ d’application. Par exemple,
le présupposé général que «tout travail mérite salaire» ne devrait pas
s’appliquer aux travail-
leurs volontaires au
service d’objectifs non
Le droit interne devrait préciser lucratifs. Le volontariat
quel type de dédommagement n’est pas rémunéré mais
les volontaires peuvent entraîne parfois des
coûts.
raisonnablement recevoir sans
être considérés comme «employés» La notion juridique de
par le régime du droit du travail. «rétribution du travail»
ne devrait pas s’appli-
quer aux montants rai-
sonnables que les volontaires peuvent recevoir, tels que le remboursement
des frais qu’a entraînés leur activité bénévole et qu’ils ont couverts de leur
poche ou l’hébergement ou les repas offerts pendant le travail.

La loi devrait préciser quel type de dédommagement les volontaires peuvent


raisonnablement recevoir, selon leurs besoins et les exigences spécifiques
de leur travail, sans être assujettis au régime général du droit du travail en
qualité «d’employés»4.

Santé et sécurité
Les dispositions établissant le droit à la santé et à la sécurité au travail visent
très souvent toutes les catégories de travailleurs.

Elles exigent de la part des employeurs qu’ils agissent avec diligence et se


montrent responsables envers tous ceux qui peuvent être touchés par leurs
activités. Ces dispositions garantissent en fait aux volontaires une protection

12
élémentaire sans imposer une
charge insoutenable aux organisa-
tions qui recourent à eux.
Le droit à la santé et à la
sécurité au travail devrait
Les dispositions relatives à la santé s’étendre aux volontaires.
et à la sécurité au travail devraient
s’étendre aux volontaires5.

Responsabilité civile des volontaires


Les volontaires devraient être protégés dans le cas où ils causeraient des
dommages matériels ou corporels pendant le travail6.

Les lois du travail devraient considérer les organismes publics ou privés


comme civilement responsables
des dommages causés par leurs
volontaires, comme c’est le cas
pour les employés rémunérés.
La loi devrait traiter de
Lorsque la loi transfère la respon- la responsabilité civile
sabilité civile des volontaires aux des volontaires en cas de
organisations à but non lucratif
qui ont recours à leurs services, elle dommages matériels ou
devrait encourager ou prescrire corporels causés dans
la souscription d’assurances res- l’exercice de leur activité
ponsabilité civile pour couvrir les
risques. bénévole.

Salaire minimum
Lorsque la loi n’établit pas clairement la frontière entre emploi et
volontariat, les organisations à but non lucratif renoncent souvent à offrir
une protection aux volontaires par crainte de devoir leur appliquer
l’ensemble des droits et devoirs
valables pour le personnel rému-
néré, y compris les dispositions Les volontaires devraient
relatives au salaire minimum.
être expressément exclus
Les volontaires devraient être du champ d’application
expressément exclus du champ des dispositions relatives
d’application des dispositions rela-
tives au salaire minimum. au salaire minimum.
Répétons-le: les volontaires ne sont pas des travailleurs rémunérés.
Les montants qu’ils peuvent se voir offrir sous la forme du remboursement
de frais raisonnables et d’une aide à la subsistance nécessaire à
l’accomplissement de leurs tâches ne devraient pas être assimilés à une
«rétribution du travail»7.

Le volontariat chez les employés


De plus en plus, les entreprises privées tiennent à encourager le volontariat
chez leurs employés, y voyant une expression de leur responsabilité sociale.

13
Dans certaines circonstances, par exemple lorsqu’un employeur encourage
ses employés à travailler comme volontaires pour une organisation
spécifique à but non lucratif à laquelle il est lié par un accord de
collaboration, surtout s’il s’agit de donner de son temps pendant les
heures de travail, le
temps en question peut
Le droit du travail devrait être considéré comme
«temps de travail» et
encourager et faciliter le entre donc dans le cadre
volontariat chez les employés. du droit du travail. Dans
de tels cas, l’employeur
est tenu de payer le salaire minimum, les heures supplémentaires et d’autres
prestations connexes liées à la protection des employés.

Le droit du travail devrait encourager et faciliter le volontariat chez les


employés. Cependant, il est important qu’il prévoie une protection
suffisante des employés tout en levant l’incertitude qui empêche
actuellement de nombreux employeurs d’encourager la participation de
leur personnel à des activités bénévoles 8.

La loi peut aussi encourager cette participation en autorisant les employés


à prendre des congés sabbatiques pour travailler comme volontaires dans
des organisations à but non lucratif, sans que cela ait la moindre incidence
sur le contrat qui les lie à leur employeur 9.

4. Droit fiscal
Dans certains pays, tout dédommagement économique est imposable
comme «revenu personnel», même le remboursement de frais de voyage
et les allocations pour les repas et l’hébergement. Le recrutement de
volontaires issus de milieux économiques peu favorisés s’en trouve entravé.

Pour faciliter le recrutement de volontaires de tous les milieux économiques,


les dispositions du droit fiscal devraient expressément exempter les
volontaires du paiement d’impôts sur les montants qu’ils peuvent recevoir
à titre de remboursement de frais ou d’aide à la subsistance, à condition
que ces montants soient
«raisonnables» et «né-
cessaires» à l’accomplis-
Le droit fiscal devrait veiller sement de leurs tâches
à asseoir le volontariat sur des de volontaires10.
bases durables.
De plus, les dispositions
fiscales peuvent se placer
dans une visée stratégique pour asseoir le volontariat sur des bases durables,
par exemple en:
• encourageant le secteur privé, les individus et les entreprises, par
des exemptions et des déductions fiscales, à verser des fonds à des
organisations qui recourent à des volontaires. La notion de don devrait
couvrir aussi le détachement d’employés aux fins de travail temporaire
ou à temps partiel11, et en

14
• accordant, dans certaines conditions, des exemptions et des avantages
fiscaux, notamment sur l’impôt sur le revenu et d’autres impôts tels que
l’impôt sur le transfert de biens12.

5. Droit de la protection sociale


L’action sociale et les soins de santé sont des secteurs dans lesquels
le volontariat a une solide tradition. Bien que la responsabilité de
ces secteurs revienne en dernière analyse à l’État, de nombreux pays
jugent fondamentale la participation des citoyens pour répondre à tous
les besoins.

Les lois régissant la protection sociale et les activités de santé ont une très
forte incidence sur le volontariat, en particulier dans les pays où la plus
grande partie de l’action sociale
est menée par des organisations
travaillant avec des volontaires, Les lois relatives à la
mais pas seulement dans ces
pays13.
protection sociale devraient
créer des conditions telles
Les lois relatives à la protection que les assistés puissent
sociale qui ont une incidence sur la
nature de l’engagement béné- faire du volontariat sans
vole peuvent avoir une influence perdre leurs avantages
directe sur l’insertion et l’inté- sociaux.
gration ou l’exclusion de certains
groupes sociaux tels que les
personnes âgées ou les membres de minorités ethniques ou d’immigrés.

Dans la plupart des pays dotés de systèmes publics de protection sociale et


de santé, les volontaires ne bénéficient pas d’un statut spécial en soi et sont
donc assujettis, en qualité d’individus, aux règles générales concernant les
droits aux prestations sociales de l’État. Le droit aux prestations publiques
dans le cas d’un ou d’une
volontaire dépendra du point
de savoir si le statut juridique
qui lui est reconnu parallèlement
Les volontaires ne
comme étudiant(e), chômeur ou devraient pas être tenus
chômeuse ou comme personne en de cotiser au régime
incapacité de travail, et qui peut
être assorti de droits, est affecté
d’assurance sociale ou
par son activité bénévole 14. d’assurance maladie.

Par exemple, des personnes qui perçoivent des allocations de chômage et


qui sont tenues de consacrer tout leur temps à la recherche d’un emploi
risquent de perdre leurs droits parce que le travail bénévole ne leur
permet pas de s’acquitter de cette obligation fondamentale. Le législateur
devrait s’intéresser à cette situation et fixer, par exemple, les conditions
dans lesquelles les personnes percevant des allocations de chômage
peuvent faire du volontariat, et le temps qu’elles peuvent y consacrer sans
perdre leurs droits.

15
S’il n’existe pas de règles précises concernant les sommes que les volontaires
peuvent percevoir en remboursement des frais liés à leurs activités ou à titre
d’aide à la subsistance, ils risquent aussi de perdre l’aide qui leur est versée
comme garantie de revenu minimal ou leurs allocations familiales au motif
qu’ils sont rémunérés pour leurs services. La loi ne devrait pas pénaliser
l’engagement bénévole en privant les volontaires et leurs familles des aides
sociales qu’ils percevraient s’ils ne faisaient pas de bénévolat. Généralement,
ce risque de pénalisation augmente lorsque les volontaires s’engagent dans
des programmes de service volontaire à plein temps et à long terme, surtout
s’ils doivent, pour ce faire, quitter leur pays de résidence.

Le droit de la protection sociale devrait établir clairement les conditions dans


lesquelles les personnes ayant droit à des prestations sont autorisées à faire
du volontariat sans perdre leurs droits.

De plus, de manière générale, les volontaires et les organisations dans


lesquelles ils s’investissent ne devraient pas être tenus de cotiser au régime
de sécurité sociale ou d’assurance maladie car, pour des organisations
disposant de peu de moyens, une telle obligation est une entrave à la
réalisation d’activités bénévoles. Dans la mesure du possible, le financement
de cette protection devrait être assumé par l’État.

6. Droit de l’immigration
En l’absence d’une définition légale, nationale et internationale de l’activité
bénévole, les ressortissants étrangers souhaitant entrer dans un pays donné
afin de participer comme volontaires à des programmes de coopération
internationale, par exemple, se heurtent souvent à des difficultés supplé-
mentaires lorsqu’ils de-
mandent une autorisa-
tion d’entrée et un
Le droit de l’immigration devrait permis de séjour. Dans
faciliter l’entrée dans le pays des bien des cas, ils se voient
volontaires participant à délivrer des visas et des
permis de séjour insuffi-
des programmes de coopération sants tels que des visas de
internationale. tourisme, d’études ou
d’affaires. Cela peut
alourdir considérablement la charge des organisations qui font appel à eux
et a souvent pour effet d’empêcher les volontaires étrangers de rejoindre leur
projet ou de remplir leur mission jusqu’au bout.

Le droit de l’immigration devrait faciliter l’entrée dans le pays des volon-


taires participant à des programmes ou projets reconnus de coopération
internationale. Pour ce faire, le législateur peut être amené à fixer claire-
ment dans la loi les conditions de délivrance de visas à des volontaires ou à
autoriser la délivrance de permis de séjour à des ressortissants étrangers qui
entendent entreprendre des activités «d’ordre charitable»15 ou à permettre
que l’entrée sur le territoire national de travailleurs spécialisés, capables de
contribuer au développement économique et social du pays, fasse l’objet de
dispositions détaillées16.

16
7. Cadres légaux pour les organisations caritatives
ou à but non lucratif 17
Les organisations caritatives ou à but non lucratif, notamment les
associations et fondations laïques et religieuses, les partis politiques et les
syndicats, sont parmi les espaces qui offrent les conditions les plus propices
au développement d’un volontariat de masse et à un bon encadrement des
volontaires. Toutes associent à leurs activités des citoyens bénévoles.
Certaines s’emploient à promouvoir directement le volontariat, à encadrer
le travail des volontaires, à les rassembler dans des réseaux mondiaux, à
sensibiliser les esprits et à faire pression pour que l’action bénévole soit
mieux reconnue et mieux soutenue.

Pour que le volontariat continue à se développer, il est capital de créer


dans la loi les conditions propices à l’établissement d’organisations non
gouvernementales.

Le droit interne devrait permettre la construction d’une société civile


forte, dans laquelle les réseaux de volontaires et les organisations qui
recourent à leurs services en réalisant un brassage de communautés et de
nationalités puissent tirer profit de leurs expériences pour s’améliorer et
optimiser leurs efforts.

On peut parvenir à ce résultat en établissant un cadre légal favorable aux


organisations caritatives ou à but non lucratif, qui
• encourage la création d’organisations bénévoles, inscrites et non inscrites
dans les registres officiels;
• reconnaisse leur indépendance par rapport à l’État et aux entreprises;
• les rende à la fois plus visibles et plus dignes de confiance, en soumettant
leur inscription sur les registres officiels à des conditions raisonnables afin
que, dans l’accomplissement de leurs fonctions, elles satisfassent à des
normes satisfaisantes en matière de gouvernance, de responsabilité et de
transparence;
• assure la viabilité du secteur en donnant mission à l’État de soutenir et de
favoriser leurs activités, y compris en les aidant à trouver les moyens de
s’assurer des revenus, par exemple par des incitations fiscales et d’autres
possibilités de financement;
• établisse des mécanismes de dialogue entre l’État et le secteur à but non
lucratif; et
• assure la coordination de la mise en œuvre des politiques et des mesures
adoptées par l’État pour promouvoir et soutenir les organisations à but
non lucratif et en renforcer la capacité.

B. L’établissement d’un cadre légal


favorable au volontariat
En l’absence de définition claire du volontariat ou de l’activité bénévole,
certains pays essaient d’assurer une protection aux volontaires en les
assimilant dans la loi à d’autres catégories, telles que les employés. Cela a des

17
conséquences bonnes et mauvaises sur l’évolution du volontariat. Cela peut
empêcher des employeurs peu scrupuleux de profiter du flou juridique
dans lequel se trouve le secteur bénévole pour exploiter une main-d’œuvre
bon marché.

En général, on a conçu les lois relatives aux volontaires comme des lois
destinées à leur assurer une protection élémentaire hors du cadre légal
prévu pour l’emploi ou le travail rémunéré. Cette conception s’est révélée
défavorable au développement du volontariat.

Pour que tous les pays bénéficient pleinement du volontariat et puissent


procéder à des échanges de volontaires, il faudrait que les États accordent
aux volontaires un sta-
tut juridique propre.
Une telle reconnaissance
Un environnement légal propice devrait être se situer
à l’établissement d’organisations dans le droit fil des
non gouvernementales est objectifs de l’Année
internationale des vo-
indispensable au développement lontaires (2001), qui ont
du volontariat. été approuvés par
l’Assemblée générale
des Nations Unies et
consistent à promouvoir le bénévolat et à le reconnaître à sa juste valeur, à
faciliter l’action bénévole et à favoriser la création de réseaux de bénévoles.

En d’autres termes, les États et leurs parlements devraient prendre


des mesures propres à faciliter le volontariat et à en promouvoir le
développement tout en respectant la philosophie de tous et la capacité de
chacun, quel que soit son milieu social, de participer à une activité bénévole.

Toute loi relative aux volontaires devrait aller dans le sens d’une meilleure
reconnaissance de l’activité bénévole, supprimer toutes les barrières d’ordre
légal et réglementaire et surtout ne pas créer d’obstacles supplémentaires
à ce type d’engagement.

Dans les pays industrialisés comme dans les pays développés, les lois récentes
sur le volontariat ont pris des formes diverses. Ce sont notamment :
• des lois, aussi appelées lois-cadres sur le volontariat, qui visent tout
l’éventail des formes que présente actuellement ou peut présenter
l’activité bénévole dans un pays démocratique et qui les reconnaissent
toutes18 ;
• des lois et règlements appuyant l’action bénévole organisée et
apportant une protection juridique aux volontaires agissant à l’intérieur
d’organisations publiques ou privées19 ;
• des lois et règlements encourageant et appuyant la participation de
groupes spécifiques tels que les jeunes ou les chômeurs, à une activité
bénévole ou favorisant le volontariat dans des domaines d’intérêt
particuliers tels que le développement social, la coopération au
développement international, la lutte contre les incendies, la protection
civile20 ou la gestion des catastrophes21.

18
Ces lois et les mesures politiques qui les accompagnent portent sur des
questions importantes touchant au volontariat, telles que la reconnaissance
juridique et sociale, la définition et les principes du bénévolat, le statut
juridique des volontaires et les règles élémentaires régissant la relation entre
eux et les organisations qui ont recours à eux.

Une loi-cadre unique pour tous les types d’activité bénévole peut, dans
bien des cas, favoriser la prise en compte du volontariat dans les processus
d’élaboration des politiques et, de ce fait, promouvoir le volontariat.
Une telle loi-cadre peut comporter des modèles utiles à l’élaboration de
lois spécifiques.

Une loi-cadre sur le volontariat peut servir de référence générale pour


approfondir et perfectionner le système juridique en faveur de l’activité
bénévole: c’est là son principal avantage. Elle aboutit à une meilleure
reconnaissance de l’apport de tous les individus et groupes travaillant
bénévolement pour le bien commun, quels que soient leur milieu social
et leur domaine d’activité.

Les lois-cadres que les pays ont adoptées sur le volontariat présentent des
éléments communs. Elles donnent une définition juridique des volontaires
et de l’activité bénévole comme notion distincte de l’emploi, exposent les
principes généraux du volontariat et comportent des codes de conduite
déterminant la relation entre les volontaires et les organisations dans
lesquelles ils s’investissent, ainsi que des mesures dont le but est d’obtenir
une meilleure reconnaissance du volontariat, de favoriser et de promouvoir
encore son développement et la constitution de réseaux de volontaires.
On trouvera ci-dessous l’analyse de diverses questions et quelques
considérations dont il est bon de tenir compte dans le processus législatif.

1. Définitions juridiques
Il n’existe pas de définition juridique des termes «volontaires» ou
«bénévoles» et «volontariat» ou «bénévolat» qui puisse servir de
modèle universel. Les définitions qu’en donnent les différentes lois et
réglementations nationales va-
rient suivant les traditions et la
culture du pays. Parfois, l’absolue Les définitions du
nécessité de soutenir le volontariat
aboutit à l’emploi de diverses volontariat devraient être
définitions dans un même pays, adaptées aux valeurs
selon les circonstances.
sociales et culturelles
Lorsqu’il réfléchit à l’énoncé de ces locales.
définitions, le législateur devrait
prendre garde de ne pas négliger les avantages que peuvent présenter les
différents types d’activité bénévole existants. Il est essentiel qu’une loi-cadre
sur le volontariat donne des volontaires et de l’activité bénévole les
définitions les plus générales et les plus ouvertes possibles. Par exemple:
• «On entend par ‘volontariat’ l’ensemble des activités qui sont pratiquées
pour le bien commun par des individus, des associations ou des

19
personnalités juridiques agissant de leur plein gré et sans l’intention de
gagner de l’argent et qui n’entrent dans le cadre ni de l’emploi, ni des
relations mercantiles ni du service civil» ou
• «Sont ‘bénévoles’ les personnes qui, de plein gré, font don pour le bien
public de leur temps, de leur travail et de leurs compétences, de manière
occasionnelle ou régulière, sans attendre d’autre dédommagement
que le remboursement de frais raisonnables et l’allocation de subsistance
nécessaire à l’accomplissement de leur tâche de bénévoles, qu’elles
agissent à titre individuel ou dans le cadre d’organisations non
gouvernementales à but non lucratif, inscrites ou non au registre officiel,
ou d’établissements publics nationaux ou internationaux.»

Ces définitions visent tous ceux, hommes et femmes, qui font librement don
de leur temps, de leur travail et de leurs compétences, plutôt que de biens,
d’argent, de locaux ou d’installations, sans obligation légale ni contrainte
d’aucune sorte. Ils peuvent le faire de manière occasionnelle ou régulière,
selon un accord de coopération conclu avec une organisation inscrite ou non
au registre officiel, dans leur pays d’origine ou à l’étranger, et agissent pour
le bien commun et pas seulement par intérêt personnel. Les bénévoles ne
travaillent pas contre rémunération financière, bien qu’ils puissent recevoir
un dédommagement raisonnable et une aide nécessaire à l’accomplissement
de leur tâche de bénévoles.

Les définitions juridiques des volontaires et de l’activité bénévole devraient


laisser place à une distinction nette entre ce qui constitue un travail
volontaire non rémunéré et un emploi rémunéré. Les volontaires ont besoin
d’obtenir de la loi un traitement et une protection distincts de ceux
dont bénéficie le «personnel rémunéré». Cela est nécessaire pour protéger
les volontaires et les organisations dans lesquelles ils s’investissent de
l’application de certaines dispositions du droit du travail, de la protection
sociale et du droit fiscal, qui, comme relevé plus haut, pourrait avoir
des effets pernicieux. Ce qu’il faut retenir à cet égard, c’est l’absence de
rétribution financière en cas d’activité bénévole.

La loi devrait partir du postulat que les volontaires ne sont pas rémunérés
pour leurs services. Ils n’ont pas pour motivation le gain financier. Les frais
raisonnables à rembourser ou l’aide à la subsistance nécessaire aux
volontaires (dispensée en espèces ou en nature, sous la forme de nourriture,
d’hébergement ou d’argent de poche) doivent être évalués, compte tenu du
fait que le volontariat entraîne des frais et que, dans l’idéal, tous les citoyens,
indépendamment de leurs ressources financières, devraient être en mesure
de faire du bénévolat s’ils le désirent.

Plusieurs considérations devraient aider à apprécier si le remboursement des


frais ou une aide à la subsistance est raisonnable ou nécessaire au bon
accomplissement de l’activité bénévole. L’une d’elles consiste à se demander
si l’individu est raisonnablement en droit d’attendre un dédommagement,
maintenant ou plus tard.

20
2. Principes généraux du volontariat
Pour mieux délimiter et préciser les éléments constitutifs de l’activité
bénévole, il faudrait énoncer dans la loi un ensemble de principes généraux
régissant le développement du volontariat22. Ces principes peuvent varier
sensiblement d’un pays à l’autre. Ils incluent généralement les règles
élémentaires suivantes:
• les volontaires participent sur la base du consentement librement exprimé;
• l’activité bénévole n’est pas obligatoire pour percevoir une pension ou des
allocations du gouvernement;
• elle n’est pas entreprise dans l’attente d’un gain financier;
• si les volontaires complètent le personnel rémunéré, le volontariat ne doit
pas entraîner la réduction ni le remplacement des emplois rémunérés;
• l’encouragement du volontariat, dont il faut préserver l’indépendance, ne
va pas sans une certaine autonomie par rapport aux pouvoirs publics;
• le volontariat est pour les citoyens un moyen légitime de prendre une part
active à la vie communautaire et sociale et de répondre à la détresse
humaine;
• les volontaires agissent pour le bien commun et par engagement social;
• le volontariat favorise la réalisation des droits de l’homme et l’instauration
de l’égalité entre les personnes;
• les volontaires respectent les droits, la dignité et la culture des collectivités
dans lesquelles ils opèrent;
• ils sont recrutés sur la base de l’égalité des chances et de la non-
discrimination;
• le volontariat s’inspire des principes sociaux de la démocratie, du
pluralisme, de la participation et de la solidarité.

3. La relation entre les volontaires et les organisations


dans lesquelles ils s’investissent
Certaines lois-cadres sur le volontariat comportent des dispositions régissant
les relations entre les volontaires et les organisations dans lesquelles ils
travaillent. Ces dispositions peu-
vent aider à préciser encore les
limites entre volontariat et emploi, Il serait utile d’énoncer
encourager les différents prota-
gonistes à s’engager de manière précisément les devoirs et
responsable et protéger les responsabilités des
volontaires.
volontaires et des
Le défi consiste à établir des règles organisations dans
pratiques qui tiennent dûment lesquelles ils s’investissent.
compte de la réalité sociale et
économique du pays tout en
laissant les volontaires et les organisations dans lesquelles ils s’investissent
parfaitement libres de développer leurs activités, selon les capacités et
les besoins.

21
Un code de conduite pour les volontaires et les organisations dans lesquelles
ils s’investissent pourrait comporter les dispositions suivantes23 :

Protection des volontaires:


• droit de recevoir les informations, la formation, l’encadrement, le soutien
personnel et technique dont ils ont besoin pour s’acquitter de leurs
fonctions;
• droit d’être assurés contre le risque d’accidents et de maladie dans
l’exercice de l’activité bénévole;
• droit de travailler dans des conditions de sûreté, de sécurité et de
salubrité;
• droit au remboursement des frais raisonnables encourus dans l’exercice
de l’activité bénévole et à une aide de base au titre de la subsistance pour
les repas et l’hébergement, chaque fois que l’exige leur mission et selon
l’accord préalable conclu avec l’organisation hôte; et
• droit à des lettres de créance appropriées, décrivant la nature et la
durée de l’activité bénévole, ainsi qu’à un certificat en fin de mission
reconnaissant la contribution des volontaires.

Devoirs des volontaires:


• respecter les objectifs et observer les règlements de l’organisation dont
ils font partie;
• respecter les droits, convictions et opinions des bénéficiaires, et
• participer aux cours de formation nécessaires organisés par l’organisation
hôte.

Responsabilités des organisations de volontaires:


• s’assurer que les volontaires sont couverts, par une police d’assurance
appropriée, contre les risques éventuels d’accident ou de maladie
directement liés à l’exercice de l’activité bénévole;
• rembourser tous les frais encourus par les volontaires dans
l’accomplissement de leurs tâches de volontaires, jusqu’à une limite
raisonnable préalablement convenue avec eux;
• offrir aux volontaires une infrastructure propre à leur permettre de
s’acquitter de leurs tâches;
• leur fournir les informations nécessaires sur la nature de leur mission de
bénévoles et les condition dans lesquelles ils doivent s’en acquitter;
• leur dispenser la formation appropriée;
• leur assurer au travail des conditions de sécurité, de sûreté et de salubrité
en rapport avec la nature de leur activité de bénévoles;
• fournir aux volontaires des lettres de créance et leur délivrer à la fin de
leur mission un certificat reconnaissant leur contribution;
• assumer la responsabilité civile de tous les dommages matériels ou
corporels que pourraient causer leurs volontaires par toute action
commise ou omise pendant l’exercice de leur activité bénévole, pour
autant qu’ils agissent avec toute la diligence requise et de bonne foi.

22
4. Reconnaissance de l’apport des volontaires
Les lois sur le volontariat devraient contribuer à faire mieux reconnaître
l’apport des volontaires. Certaines:
• encouragent les organisations
à délivrer à leurs volontaires Les lois devraient
des certificats attestant de leur
contribution;
reconnaître l’utilité
et l’apport
• reconnaissent la valeur forma-
trice du volontariat par un sys- des volontaires.
tème de crédits d’études24 ;
• prennent en compte, lorsqu’il y a lieu, le temps consacré à l’activité
bénévole aux fins de la retraite ou d’une autre pension25.

5. Le rôle des gouvernements


La mesure dans laquelle les lois contribuent à promouvoir le volontariat
dépend en grande partie des mesures politiques en place pour les faire
appliquer. Ces mesures sont souvent26 :
• des campagnes de sensibilisation aux valeurs et aux avantages du
volontariat;
• une assistance technique, logistique et financière aux organisations qui
recourent à des volontaires, y
compris des services de forma-
tion et d’information; Les gouvernements ont
• des mesures d’appui financier un rôle important à jouer
aux volontaires telles que des
réductions dans les transports dans la promotion du
publics; volontariat, ne serait-ce
• l’intégration des volontaires aux qu’en soutenant des
régimes publics de sécurité comités nationaux
sociale et de santé lorsque leur
activité bénévole fait obstacle à et locaux largement
d’autres formes de couverture; représentatifs.
• le développement et le soutien
des recherches sur le volontariat, notamment la mise en place de
mécanismes nationaux permettant de mesurer la contribution du
volontariat au développement humain.

Les gouvernements devraient aussi examiner la possibilité de soutenir


des comités nationaux et locaux, représentatifs des volontaires et ouverts
à une large participation. Ces comités auraient l’appui notamment des
pouvoirs publics compétents et d’acteurs privés, notamment de décideurs,
d’organisations bénévoles publiques et privées, d’entreprises et d’autres
donateurs importants et des milieux universitaires27. Ils peuvent contribuer
à surveiller l’application des lois et à recenser les questions qui devront être
traitées dans de futures lois. Ils peuvent aussi faire œuvre utile en définissant
les rôles des divers protagonistes, en coordonnant mieux leurs activités, en

23
collectant les bonnes pratiques et en indiquant les domaines dans lesquels
une coopération est possible la mobilisation des ressources humaines et
financières par exemple.

6. Le rôle des parlementaires


Dans la plupart des cas où il s’agit de maintenir un environnement favorable
au volontariat, les parlementaires réfléchiront à des lois dont le sujet ne
concerne pas directement les volontaires mais qui proposent des actions
dont la réussite dépend du soutien des volontaires. Les parlementaires
pourront souhaiter mettre en place des systèmes consultatifs pour attirer
l’attention sur ces sujets, de manière à souligner le caractère intersectoriel
du volontariat et l’ampleur de sa contribution au bien-être de la nation.
Ils peuvent faire campagne pour des politiques et des lois d’appui au
volontariat et leur allouer des crédits budgétaires. Ils peuvent ainsi inciter
à agir en faveur du volontariat en influençant le gouvernement et les
hauts fonctionnaires, notamment en encourageant la création de forums
parlementaires et publics où l’on puisse débattre de ces questions. Dans de
nombreux cas, ces actions rejoindront naturellement leurs fonctions de
représentant au parlement et leur propre désir de défendre les questions
touchant à la collectivité.

24
IV. Conclusions et
recommandations
La législation, dont les effets sur le volontariat sont énormes, peut en
déterminer dans une large mesure l’évolution. Les questions soulevées et
traitées ici ne sont que quelques exemples, parmi les plus évidents, de
l’influence que les lois peuvent avoir sur le volontariat. Si certaines lois
inclinent au volontariat et le protègent, d’autres ont l’effet contraire,
généralement sans en avoir l’intention.

Pour que chaque pays profite pleinement des bienfaits du volontariat, il


convient d’envisager les démarches suivantes:
² créer une commission parlementaire ou un groupe similaire pour
examiner les questions touchant au volontariat et envisager d’élaborer
des politiques, stratégies et mesures destinées à améliorer la situation
générale du volontariat au niveau national et international;
² veiller à ce que la contribution des volontaires au développement
économique et social soit reconnue et préservée dans toutes les lois et
dans les autres actions gouvernementales qui s’y rapportent;
² intensifier les activités de sensibilisation, par exemple en soutenant
la Journée internationale des volontaires, le 5 décembre, et d’autres
journées et manifestations dans lesquelles le volontariat tient une grande
place, et en faisant leur promotion;
² accueillir des activités visant à soutenir et à saluer les efforts des
volontaires;
² maintenir un contact étroit avec les organisations qui recourent à des
volontaires ainsi qu’avec d’autres parties telles que le secteur privé, les
milieux universitaires et les médias, notamment par des sessions publiques
d’information-débat accessibles aux volontaires eux-mêmes;
² aider à la création et au bon fonctionnement de centres nationaux et
régionaux du volontariat ou même d’institutions de développement
bénévoles qui, en tant que structures permanentes, permettent un
dialogue continu entre les décideurs politiques et les parlementaires,
d’une part, et les principales parties intéressées par le bénévolat, de
l’autre;
² approuver des crédits budgétaires pour financer des actions en faveur des
volontaires;
² échanger des informations et collecter les bonnes pratiques;
² développer, soutenir et encourager les recherches sur la contribution
du volontariat au développement social et l’influence du droit national
sur le volontariat, à la fois dans une perspective nationale et aux fins de
comparaisons entre pays28 ;
² faire mention du volontariat dans les discours sur l’état de la nation;
² intégrer le volontariat sous ses diverses formes et à titre de question
d’intérêt général dans les politiques, programmes et rapports nationaux,

25
en tenant compte, par exemple, de la contribution des volontaires à la
réalisation des objectifs stratégiques nationaux et internationaux, dans
les rapports sur les Objectifs du Millénaire pour le développement par
exemple; et
² veiller à ce que les politiques internationales, régionales et nationales et
le droit ne fassent pas obstacle à l’engagement bénévole des citoyens, et
faire en sorte de préserver la diversité et la flexibilité de toutes les formes
possibles de volontariat.

Au moment où les États s’efforcent de réaliser les Objectifs du Millénaire


pour le développement, le volontariat recèle un potentiel énorme, qu’ils
devraient exploiter, notamment en veillant à ce que le droit interne le
favorise au lieu de dissuader ceux qui pourraient s’y engager. Six milliards
de personnes peuvent contribuer à ce que les Objectifs du Millénaire pour
le développement deviennent réalité, et les parlementaires ont un rôle
essentiel à jouer, en particulier en:
² supprimant les obstacles qui subsistent dans le droit;
² faisant du volontariat une préoccupation omniprésente dans les
processus législatifs et en
² élargissant les possibilités qui s’offrent au volontariat, par l’adoption d’un
droit approprié en partenariat avec toutes les parties intéressées.

Les parlementaires ont un


rôle essentiel à jouer pour
veiller à ce que tous puissent
contribuer, à la mesure
de leurs talents et dans la
perspective des Objectifs
du Millénaire pour le
développement, au mieux-être
de leurs communautés et
de toute l’humanité.

26
Notes

1 Résolution 53/144 du 8 mars 1999 par laquelle l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté
la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de
promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement
reconnus (article premier de la Déclaration).
2 Liban-Italie: Accord de coopération au développement conclu entre le Gouvernement de la
République italienne et le Gouvernement de la République libanaise.
3 Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies du 13 février 1946, Convention sur
les privilèges et immunités des institutions spécialisées du 21 novembre 1947, Convention sur la
sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé du 9 décembre 1994; voir aussi
les Conventions de Genève du 12 août 1949.
4 États-Unis (niveau fédéral): Fair Labor Standards Act (FLSA).
5 Afrique du Sud: Occupational Health and Safety Act, No. 85, de 1993; Royaume-Uni: Health and
Safety at Work Act de 1974 (article 3); Nouvelle-Zélande: Health and Safety in Employment
Amendment Act de 2002.
6 Canada (Nouvelle-Écosse): Volunteer Protection Act, S.N.S. 2002; c. 14 (disponible sur le site:
http://www.gov.ns.ca/legi/legc/bills/58th_2nd/3rd_read/b098.htm); Australie: Volunteers (Protection
from Liability) Act de 2002; Etats-Unis: Volunteer Protection Act de 1997.
7 Royaume-Uni: Jurisprudence: Chaudri v. Migrant Advisory Service (MAS), 1997; source: Le
statut juridique des volontaires en Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement
par l’Association des organismes de service volontaire (AVSO) et le Centre européen du
volontariat (CEV), disponible sur les sites: http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm et
http://www.cev.be/legal_status.htm. Le site francophone http://www.cev.be/legal_status-fr.htm
est malheureusement très incomplet.
8 États-Unis (niveau fédéral): Fair Labor Standards Act (FLSA).
9 Belgique: Source: European Union without Compulsory Military Service: Consequences for
Alternative Service - A comparative study on the policies in EU member states, 2002, Gerd
Greune et Michaela Lai, Bureau européen de l’objection de conscience (BEOC)/ European
Bureau for Conscientious Objectors (EBCO), EU-Study Papers, Fondation Heinrich Böll, bureau
de Bruxelles.
10 Canada: Income Tax Act (ITA – loi de l’impôt sur le revenu); Belgique: Règlement administratif
interne, Circulaire, G. Rh. 241/509.803 du 5 mars 1999.
11 Mozambique: Décret No. 21/2002 du 30 juin 2002
Royaume-Uni: Inland Revenue, http://www.inlandrevenue.gov.uk/pdfs/ir64.pdf; jurisprudence:
Chaudri v. Migrant Advisory Service (MAS), 1997; source: Le statut juridique des volontaires en
Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement par l’Association des organismes de
service volontaire (AVSO) et le Centre européen du volontariat (CEV), disponible sur les sites:
http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm et http://www.cev.be/legal_status.htm.
12 Mozambique: Loi No. 8/91 du 18 juillet 1991 sur le droit à la liberté d’association; décret
No. 37/2000 du 17 octobre 2000 sur les associations d’utilité publique; décret No. 21/2002 sur
les organisations non gouvernementales à but non lucratif.
13 Afrique du Sud: National Welfare Amendment Act (loi d’amendement au régime national
d’assistance sociale), No. 77 de 1978 et White Paper for Social Welfare (livre blanc pour
l’assistance sociale) de 1997.

27
14 Pays-Bas: Loi sur les allocations de subsistance, source: Le statut juridique des volontaires
en Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement par l’Association des organismes de
service volontaire (AVSO) et le Centre européen du volontariat (CEV), disponible sur les sites:
http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm et http://www.cev.be/legal_status.htm.
15 Canada (niveau fédéral): Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (article 205) ;
Afrique du Sud: Immigration Act, No. 13 de 2002 (article 11); Brésil: règlements sur les visas
temporaires.
16 Uruguay: Décret sur l’entrée et le séjour de ressortissants étrangers sur le territoire de la
République orientale de l’Uruguay.
17 Exemples de lois encourageant la création d’organisations non gouvernementales à travers le
monde :
Albanie: Loi No. 8781 du 3 mai 2001 amendant la loi No. 7580 du 29 juillet 1994; code civil de
la République d’Albanie; loi sur les organisations à but non lucratif, No. 8788 du 7 mai 2001; et
loi sur l’enregistrement des organisations à but non lucratif, No. 8789 du 7 mai 2001.
Sri Lanka: Loi sur les organisations bénévoles de services sociaux (enregistrement et
surveillance), No. 31 de 1980, telle qu’amendée par la loi No. 8 de 1998.
Afrique du Sud: Loi sur les organisations à but non lucratif, No. 71 de 1997. La loi stipule que
dans les limites prescrites par la loi, tout organe de l’État doit déterminer et coordonner
l’application de ses politiques et mesures de manière à promouvoir, soutenir et renforcer la
capacité des organisations à but non lucratif de remplir leurs fonctions.
Fédération de Russie (niveau fédéral): Loi sur les activités et organisations caritatives.
Japon: Loi du 25 mars 1998 sur la promotion d’activités spécifiques à but non lucratif
(chapitre I, article 2).
18 Exemples de lois-cadres sur le volontariat:
Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
Brésil: Loi No. 9608 du 18 février 1998 sur le volontariat.
19 Exemples de lois et de règlements soutenant le bénévolat organisé et assurant une certaine
protection juridique aux bénévoles travaillant dans des organisations publiques ou privées:
• Lois fixant un cadre général au développement du volontariat à l’intérieur d’organisations
non gouvernementales à but non lucratif ou d’organes publics :
Espagne: Loi No. 6/1996 du 15 janvier 1996 sur le volontariat. Italie: Loi No. 266/1991 sur le
volontariat.
• Lois limitant la responsabilité civile des volontaires travaillant dans des organisations:
Canada (Nouvelle-Écosse): Volunteer Protection Act de 2002.
Australie (Australie-Méridionale): Volunteers Protection Act, No. 65 de 2001.
États-Unis (niveau fédéral): Volunteer Protection Act de 1997.
20 Décret N° 99-2428 du 1er novembre 1999, fixant les modalités et les procédures d’emploi des
volontaires civils par l’Office National de la Protection Civile
21 Exemples de lois et de règlements encourageant le bénévolat de groupes cibles spécifiques ou
dans des domaines d’intérêt particuliers :
Sénégal: Loi No. 98-25 du 7 avril 1998 sur le service civique national (pour les jeunes).
Italie: Loi sur le service civil national (des jeunes), No. 64/2001 du 6 mars 2001; loi sur le service
volontaire au titre de la coopération au développement, No. 49/1987; loi sur la promotion des
organisations sociales, No. 383/2000.
République tchèque: Loi de 2002 sur le volontariat (chez les jeunes).
Allemagne (niveau fédéral): Loi de 1964 sur la promotion d’une année de service social
bénévole (chez les jeunes), et loi de 1993 sur la promotion d’une année de bénévolat au service
de l’environnement (chez les jeunes) telle qu’amendée.
Japon: Loi du 25 mars 1998 sur la promotion d’activités spécifiques à but non lucratif.
Portugal: Règlement du programme Lusíadas, arrêté ministériel No. 745 - H/96 du 18 décembre
1996.
Tunisie: Loi No. 93-121 du 27 décembre 1993, portant création de l’Office national de la
protection civile.

28
Afrique du Sud: Loi No. 44 de 2002 sur les opérations de recherche et de sauvetage maritimes
et aéronautiques (Maritime and Aeronautical Search and Rescue Act), loi No. 57 de 2002 sur
la gestion des catastrophes (Disasters Management Act).
Albanie: Loi No. 8765 du 26 mars 2001 sur les urgences civiles.
22 Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
Portugal : Loi No. 71/98 du 3 novembre 1998 sur le volontariat.
23 Brésil: Loi No. 9608 du 18 février 1998 sur le volontariat.
Espagne: Loi No. 6/1996 du 15 janvier 1996 sur le volontariat.
Italie: Loi No. 266/1991 sur le volontariat.
Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
Portugal: Loi No. 71/98 du 3 novembre 1998 sur le volontariat.
24 Italie: Loi sur le service civil national (des jeunes), No. 64/2001 du 6 mars 2001.
25 Sénégal: Loi No. 98-25 du 7 avril 1998 sur le service civique national (des jeunes) ; Italie : Loi sur
le service civil national (des jeunes), No. 64/2001 du 6 mars 2001.
26 Portugal: Loi No. 71/98 du 3 novembre 1998 sur le volontariat.
République tchèque: Loi de 2002 sur le volontariat (des jeunes).
Sénégal: Loi No. 98-25 du 7 avril 1998 sur le service civique national (des jeunes).
27 Portugal: Résolution No. 50/2000, portant création du Conseil national permanent du
volontariat.
Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
28 Exemples d’études par pays et de recherches comparatives sur la législation touchant aux
volontaires:
• Le statut juridique des volontaires en Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement
par l’Association des organismes de service volontaire (AVSO) et le Centre européen du
volontariat (CEV), disponible sur les sites: http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm
et http://www.cev.be/legal_status.htm.
• Situación Legal del Voluntariado en Iberoamerica – Estudio Comparado, Organización Ibero-
americana de Juventud (OIJ) (disponible sur le site: http://www.oij.org/voluntariadooij.pdf).

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UNION INTERPARLEMENTAIRE
FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES
SOCIÉTÉS DE LA CROIX-ROUGE ET DU CROISSANT-ROUGE
ET VOLONTAIRES DES NATIONS UNIES

2004

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