Volontariat et législation : Note d'orientation
Volontariat et législation : Note d'orientation
Projet conjoint
de la Fédération internationale
des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,
de l’Union interparlementaire et des
Volontaires des Nations Unies
Préface
C
onscient de l’importance de l’Année internationale des volontaires,
2001 (AIV 2001), le Conseil interparlementaire a adopté, lors de sa
168e session à La Havane, une résolution dans laquelle il priait
instamment les parlements et leurs membres à travers le monde de
définir et d’adopter des politiques qui puissent encourager le volontariat
et d’établir un cadre législatif qui lui soit favorable du point de vue de la
bonne conduite des affaires publiques.
3
ils risquent de laisser inexploitée une extraordinaire richesse nationale
et d'affaiblir involontairement les traditions sociales mêmes qui sont à
l’origine de l’engagement civique et qui unissent hommes et femmes dans
la poursuite de buts communs. Le volontariat, comme expression de
l’engagement de l’individu dans sa communauté, n’est pas un vestige
empreint de la nostalgie du passé. C’est notre première ligne de défense
contre l’atomisation sociale à l’ère de la mondialisation, et un élément
fondamental des pratiques de bonne gouvernance. Aujourd’hui plus
que jamais, les parlements doivent agir pour concourir à assurer un
environnement aussi favorable que possible à l’épanouissement de
l'engagement civique et des actes de compassion et de partage.
4
Table des matières
Page
I. Introduction 7
5
Ce n’est pas parce que la générosité
est une herbe sauvage
qu’il ne faut pas la cultiver
Sharon Capeling-Alakija,
Coordonnatrice exécutive (1998-2003),
Volontaires des Nations Unies
I. Introduction
Les questions qui sont au cœur de cette Note d’orientation touchent à la
contribution des citoyens au développement, à la sécurité et au progrès
social et à l’intérêt de reconnaître le volontariat, de l’apprécier à sa juste
valeur et d’encourager des citoyens de tous les pays à le pratiquer. Le
volontariat est une école de civisme. Il concourt au renforcement des liens
dans les collectivités et à la cohésion sociale. Il apprend aux gens à être
des citoyens responsables et les forme à la participation démocratique.
Il favorise la confiance et la réciprocité, essentielles à la stabilité des sociétés.
Le rapport sur le développement humain 2002, Approfondir la démocratie
dans un monde fragmenté, reconnaît que le bénévolat «offre d'immenses
perspectives pour élargir la participation à la gouvernance et favoriser des
répercussions plus équitables pour les individus».
7
Le volontariat est fortement influencé par l’histoire, la politique, la religion
et la culture des populations. L'activité bénévole appréciée dans un pays
peut être méprisée dans un autre comme un travail mal payé ou à forte
intensité de main-d’œuvre. Malgré la grande diversité des conceptions, il est
possible d'en dégager quelques caractéristiques essentielles.
8
Enfin, la sensibilisation ou participation à des campagnes est une forme de
volontariat dans laquelle les volontaires peuvent avoir l'initiative ou jouer le
rôle d'exécutants. Il peut s’agir de militer pour obtenir une modification de
la législation relative aux droits des personnes handicapées ou l'adoption de
mesures de lutte contre la discrimination. Les volontaires ont ainsi préparé
le terrain à la mise en place de nouveaux services d’aide sociale aux victimes
du VIH/sida, sensibilisé les esprits aux droits de l’homme et à l’environnement
et milité dans le mouvement féministe.
9
Troisièmement, le secteur public a nettement tendance à se désengager de
bien des activités auxquelles participent traditionnellement les volontaires.
L’action parlementaire doit aussi viser à éviter que des lois conçues dans
des buts spécifiques ne limitent les possibilités qui s'offrent de rendre
l’environnement plus favorable aux volontaires. Elle devrait aussi faire
en sorte que les principes sur lesquels repose le volontariat soient compris
et appréciés des autorités, entendues au sens large, y compris des
autorités locales.
Suivent des exemples de domaines du droit qui ont une incidence sur le
volontariat à travers le monde. On trouvera dans cette section des
suggestions sur la manière de rendre, par la loi, l’environnement plus
favorable au volontariat.
10
1. Droits et libertés fondamentales
Le droit international et le droit interne relatif aux droits et aux libertés
fondamentales protègent les volontaires et délimitent le champ légal de
l’activité bénévole lorsqu’ils consacrent notamment:
• le droit à la liberté d’association
et de réunion pacifique;
• le droit de ne pas être astreint à Il faudrait encourager
accomplir un travail forcé ou
obligatoire;
le volontariat dans le
• le droit de participer activement
contexte des droits et des
à la vie politique, économique, libertés fondamentales.
culturelle et sociale du pays;
• le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion;
• le droit à un environnement sûr et
• le droit de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l'homme
et des libertés fondamentales1.
2. Droit international
De nombreux règlements et lois concernant la coopération et l’aide au
développement international prévoient la participation de volontaires
encadrés par des institutions publiques et privées et des organisations
nationales et internationales2. Bien que ces textes encouragent et
soutiennent dans une certaine mesure la participation de volontaires
aux missions et programmes internationaux, ils ne leur assurent pas
toujours une protection suffisante.
3. Droit du travail
En l'absence d’un statut juridique reconnu pour les volontaires et le travail
bénévole, les dispositions du droit interne du travail affectent le volontariat
à bien des égards.
11
L’intention de certaines de ces lois du travail est de n’exclure personne.
Elles étendent expressément ou tacitement leur champ d’application pour
protéger des personnes qui ne sont pas des employés rémunérés.
Santé et sécurité
Les dispositions établissant le droit à la santé et à la sécurité au travail visent
très souvent toutes les catégories de travailleurs.
12
élémentaire sans imposer une
charge insoutenable aux organisa-
tions qui recourent à eux.
Le droit à la santé et à la
sécurité au travail devrait
Les dispositions relatives à la santé s’étendre aux volontaires.
et à la sécurité au travail devraient
s’étendre aux volontaires5.
Salaire minimum
Lorsque la loi n’établit pas clairement la frontière entre emploi et
volontariat, les organisations à but non lucratif renoncent souvent à offrir
une protection aux volontaires par crainte de devoir leur appliquer
l’ensemble des droits et devoirs
valables pour le personnel rému-
néré, y compris les dispositions Les volontaires devraient
relatives au salaire minimum.
être expressément exclus
Les volontaires devraient être du champ d’application
expressément exclus du champ des dispositions relatives
d’application des dispositions rela-
tives au salaire minimum. au salaire minimum.
Répétons-le: les volontaires ne sont pas des travailleurs rémunérés.
Les montants qu’ils peuvent se voir offrir sous la forme du remboursement
de frais raisonnables et d’une aide à la subsistance nécessaire à
l’accomplissement de leurs tâches ne devraient pas être assimilés à une
«rétribution du travail»7.
13
Dans certaines circonstances, par exemple lorsqu’un employeur encourage
ses employés à travailler comme volontaires pour une organisation
spécifique à but non lucratif à laquelle il est lié par un accord de
collaboration, surtout s’il s’agit de donner de son temps pendant les
heures de travail, le
temps en question peut
Le droit du travail devrait être considéré comme
«temps de travail» et
encourager et faciliter le entre donc dans le cadre
volontariat chez les employés. du droit du travail. Dans
de tels cas, l’employeur
est tenu de payer le salaire minimum, les heures supplémentaires et d’autres
prestations connexes liées à la protection des employés.
4. Droit fiscal
Dans certains pays, tout dédommagement économique est imposable
comme «revenu personnel», même le remboursement de frais de voyage
et les allocations pour les repas et l’hébergement. Le recrutement de
volontaires issus de milieux économiques peu favorisés s’en trouve entravé.
14
• accordant, dans certaines conditions, des exemptions et des avantages
fiscaux, notamment sur l’impôt sur le revenu et d’autres impôts tels que
l’impôt sur le transfert de biens12.
Les lois régissant la protection sociale et les activités de santé ont une très
forte incidence sur le volontariat, en particulier dans les pays où la plus
grande partie de l’action sociale
est menée par des organisations
travaillant avec des volontaires, Les lois relatives à la
mais pas seulement dans ces
pays13.
protection sociale devraient
créer des conditions telles
Les lois relatives à la protection que les assistés puissent
sociale qui ont une incidence sur la
nature de l’engagement béné- faire du volontariat sans
vole peuvent avoir une influence perdre leurs avantages
directe sur l’insertion et l’inté- sociaux.
gration ou l’exclusion de certains
groupes sociaux tels que les
personnes âgées ou les membres de minorités ethniques ou d’immigrés.
15
S’il n’existe pas de règles précises concernant les sommes que les volontaires
peuvent percevoir en remboursement des frais liés à leurs activités ou à titre
d’aide à la subsistance, ils risquent aussi de perdre l’aide qui leur est versée
comme garantie de revenu minimal ou leurs allocations familiales au motif
qu’ils sont rémunérés pour leurs services. La loi ne devrait pas pénaliser
l’engagement bénévole en privant les volontaires et leurs familles des aides
sociales qu’ils percevraient s’ils ne faisaient pas de bénévolat. Généralement,
ce risque de pénalisation augmente lorsque les volontaires s’engagent dans
des programmes de service volontaire à plein temps et à long terme, surtout
s’ils doivent, pour ce faire, quitter leur pays de résidence.
6. Droit de l’immigration
En l’absence d’une définition légale, nationale et internationale de l’activité
bénévole, les ressortissants étrangers souhaitant entrer dans un pays donné
afin de participer comme volontaires à des programmes de coopération
internationale, par exemple, se heurtent souvent à des difficultés supplé-
mentaires lorsqu’ils de-
mandent une autorisa-
tion d’entrée et un
Le droit de l’immigration devrait permis de séjour. Dans
faciliter l’entrée dans le pays des bien des cas, ils se voient
volontaires participant à délivrer des visas et des
permis de séjour insuffi-
des programmes de coopération sants tels que des visas de
internationale. tourisme, d’études ou
d’affaires. Cela peut
alourdir considérablement la charge des organisations qui font appel à eux
et a souvent pour effet d’empêcher les volontaires étrangers de rejoindre leur
projet ou de remplir leur mission jusqu’au bout.
16
7. Cadres légaux pour les organisations caritatives
ou à but non lucratif 17
Les organisations caritatives ou à but non lucratif, notamment les
associations et fondations laïques et religieuses, les partis politiques et les
syndicats, sont parmi les espaces qui offrent les conditions les plus propices
au développement d’un volontariat de masse et à un bon encadrement des
volontaires. Toutes associent à leurs activités des citoyens bénévoles.
Certaines s’emploient à promouvoir directement le volontariat, à encadrer
le travail des volontaires, à les rassembler dans des réseaux mondiaux, à
sensibiliser les esprits et à faire pression pour que l’action bénévole soit
mieux reconnue et mieux soutenue.
17
conséquences bonnes et mauvaises sur l’évolution du volontariat. Cela peut
empêcher des employeurs peu scrupuleux de profiter du flou juridique
dans lequel se trouve le secteur bénévole pour exploiter une main-d’œuvre
bon marché.
En général, on a conçu les lois relatives aux volontaires comme des lois
destinées à leur assurer une protection élémentaire hors du cadre légal
prévu pour l’emploi ou le travail rémunéré. Cette conception s’est révélée
défavorable au développement du volontariat.
Toute loi relative aux volontaires devrait aller dans le sens d’une meilleure
reconnaissance de l’activité bénévole, supprimer toutes les barrières d’ordre
légal et réglementaire et surtout ne pas créer d’obstacles supplémentaires
à ce type d’engagement.
Dans les pays industrialisés comme dans les pays développés, les lois récentes
sur le volontariat ont pris des formes diverses. Ce sont notamment :
• des lois, aussi appelées lois-cadres sur le volontariat, qui visent tout
l’éventail des formes que présente actuellement ou peut présenter
l’activité bénévole dans un pays démocratique et qui les reconnaissent
toutes18 ;
• des lois et règlements appuyant l’action bénévole organisée et
apportant une protection juridique aux volontaires agissant à l’intérieur
d’organisations publiques ou privées19 ;
• des lois et règlements encourageant et appuyant la participation de
groupes spécifiques tels que les jeunes ou les chômeurs, à une activité
bénévole ou favorisant le volontariat dans des domaines d’intérêt
particuliers tels que le développement social, la coopération au
développement international, la lutte contre les incendies, la protection
civile20 ou la gestion des catastrophes21.
18
Ces lois et les mesures politiques qui les accompagnent portent sur des
questions importantes touchant au volontariat, telles que la reconnaissance
juridique et sociale, la définition et les principes du bénévolat, le statut
juridique des volontaires et les règles élémentaires régissant la relation entre
eux et les organisations qui ont recours à eux.
Une loi-cadre unique pour tous les types d’activité bénévole peut, dans
bien des cas, favoriser la prise en compte du volontariat dans les processus
d’élaboration des politiques et, de ce fait, promouvoir le volontariat.
Une telle loi-cadre peut comporter des modèles utiles à l’élaboration de
lois spécifiques.
Les lois-cadres que les pays ont adoptées sur le volontariat présentent des
éléments communs. Elles donnent une définition juridique des volontaires
et de l’activité bénévole comme notion distincte de l’emploi, exposent les
principes généraux du volontariat et comportent des codes de conduite
déterminant la relation entre les volontaires et les organisations dans
lesquelles ils s’investissent, ainsi que des mesures dont le but est d’obtenir
une meilleure reconnaissance du volontariat, de favoriser et de promouvoir
encore son développement et la constitution de réseaux de volontaires.
On trouvera ci-dessous l’analyse de diverses questions et quelques
considérations dont il est bon de tenir compte dans le processus législatif.
1. Définitions juridiques
Il n’existe pas de définition juridique des termes «volontaires» ou
«bénévoles» et «volontariat» ou «bénévolat» qui puisse servir de
modèle universel. Les définitions qu’en donnent les différentes lois et
réglementations nationales va-
rient suivant les traditions et la
culture du pays. Parfois, l’absolue Les définitions du
nécessité de soutenir le volontariat
aboutit à l’emploi de diverses volontariat devraient être
définitions dans un même pays, adaptées aux valeurs
selon les circonstances.
sociales et culturelles
Lorsqu’il réfléchit à l’énoncé de ces locales.
définitions, le législateur devrait
prendre garde de ne pas négliger les avantages que peuvent présenter les
différents types d’activité bénévole existants. Il est essentiel qu’une loi-cadre
sur le volontariat donne des volontaires et de l’activité bénévole les
définitions les plus générales et les plus ouvertes possibles. Par exemple:
• «On entend par ‘volontariat’ l’ensemble des activités qui sont pratiquées
pour le bien commun par des individus, des associations ou des
19
personnalités juridiques agissant de leur plein gré et sans l’intention de
gagner de l’argent et qui n’entrent dans le cadre ni de l’emploi, ni des
relations mercantiles ni du service civil» ou
• «Sont ‘bénévoles’ les personnes qui, de plein gré, font don pour le bien
public de leur temps, de leur travail et de leurs compétences, de manière
occasionnelle ou régulière, sans attendre d’autre dédommagement
que le remboursement de frais raisonnables et l’allocation de subsistance
nécessaire à l’accomplissement de leur tâche de bénévoles, qu’elles
agissent à titre individuel ou dans le cadre d’organisations non
gouvernementales à but non lucratif, inscrites ou non au registre officiel,
ou d’établissements publics nationaux ou internationaux.»
Ces définitions visent tous ceux, hommes et femmes, qui font librement don
de leur temps, de leur travail et de leurs compétences, plutôt que de biens,
d’argent, de locaux ou d’installations, sans obligation légale ni contrainte
d’aucune sorte. Ils peuvent le faire de manière occasionnelle ou régulière,
selon un accord de coopération conclu avec une organisation inscrite ou non
au registre officiel, dans leur pays d’origine ou à l’étranger, et agissent pour
le bien commun et pas seulement par intérêt personnel. Les bénévoles ne
travaillent pas contre rémunération financière, bien qu’ils puissent recevoir
un dédommagement raisonnable et une aide nécessaire à l’accomplissement
de leur tâche de bénévoles.
La loi devrait partir du postulat que les volontaires ne sont pas rémunérés
pour leurs services. Ils n’ont pas pour motivation le gain financier. Les frais
raisonnables à rembourser ou l’aide à la subsistance nécessaire aux
volontaires (dispensée en espèces ou en nature, sous la forme de nourriture,
d’hébergement ou d’argent de poche) doivent être évalués, compte tenu du
fait que le volontariat entraîne des frais et que, dans l’idéal, tous les citoyens,
indépendamment de leurs ressources financières, devraient être en mesure
de faire du bénévolat s’ils le désirent.
20
2. Principes généraux du volontariat
Pour mieux délimiter et préciser les éléments constitutifs de l’activité
bénévole, il faudrait énoncer dans la loi un ensemble de principes généraux
régissant le développement du volontariat22. Ces principes peuvent varier
sensiblement d’un pays à l’autre. Ils incluent généralement les règles
élémentaires suivantes:
• les volontaires participent sur la base du consentement librement exprimé;
• l’activité bénévole n’est pas obligatoire pour percevoir une pension ou des
allocations du gouvernement;
• elle n’est pas entreprise dans l’attente d’un gain financier;
• si les volontaires complètent le personnel rémunéré, le volontariat ne doit
pas entraîner la réduction ni le remplacement des emplois rémunérés;
• l’encouragement du volontariat, dont il faut préserver l’indépendance, ne
va pas sans une certaine autonomie par rapport aux pouvoirs publics;
• le volontariat est pour les citoyens un moyen légitime de prendre une part
active à la vie communautaire et sociale et de répondre à la détresse
humaine;
• les volontaires agissent pour le bien commun et par engagement social;
• le volontariat favorise la réalisation des droits de l’homme et l’instauration
de l’égalité entre les personnes;
• les volontaires respectent les droits, la dignité et la culture des collectivités
dans lesquelles ils opèrent;
• ils sont recrutés sur la base de l’égalité des chances et de la non-
discrimination;
• le volontariat s’inspire des principes sociaux de la démocratie, du
pluralisme, de la participation et de la solidarité.
21
Un code de conduite pour les volontaires et les organisations dans lesquelles
ils s’investissent pourrait comporter les dispositions suivantes23 :
22
4. Reconnaissance de l’apport des volontaires
Les lois sur le volontariat devraient contribuer à faire mieux reconnaître
l’apport des volontaires. Certaines:
• encouragent les organisations
à délivrer à leurs volontaires Les lois devraient
des certificats attestant de leur
contribution;
reconnaître l’utilité
et l’apport
• reconnaissent la valeur forma-
trice du volontariat par un sys- des volontaires.
tème de crédits d’études24 ;
• prennent en compte, lorsqu’il y a lieu, le temps consacré à l’activité
bénévole aux fins de la retraite ou d’une autre pension25.
23
collectant les bonnes pratiques et en indiquant les domaines dans lesquels
une coopération est possible la mobilisation des ressources humaines et
financières par exemple.
24
IV. Conclusions et
recommandations
La législation, dont les effets sur le volontariat sont énormes, peut en
déterminer dans une large mesure l’évolution. Les questions soulevées et
traitées ici ne sont que quelques exemples, parmi les plus évidents, de
l’influence que les lois peuvent avoir sur le volontariat. Si certaines lois
inclinent au volontariat et le protègent, d’autres ont l’effet contraire,
généralement sans en avoir l’intention.
25
en tenant compte, par exemple, de la contribution des volontaires à la
réalisation des objectifs stratégiques nationaux et internationaux, dans
les rapports sur les Objectifs du Millénaire pour le développement par
exemple; et
² veiller à ce que les politiques internationales, régionales et nationales et
le droit ne fassent pas obstacle à l’engagement bénévole des citoyens, et
faire en sorte de préserver la diversité et la flexibilité de toutes les formes
possibles de volontariat.
26
Notes
1 Résolution 53/144 du 8 mars 1999 par laquelle l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté
la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de
promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement
reconnus (article premier de la Déclaration).
2 Liban-Italie: Accord de coopération au développement conclu entre le Gouvernement de la
République italienne et le Gouvernement de la République libanaise.
3 Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies du 13 février 1946, Convention sur
les privilèges et immunités des institutions spécialisées du 21 novembre 1947, Convention sur la
sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé du 9 décembre 1994; voir aussi
les Conventions de Genève du 12 août 1949.
4 États-Unis (niveau fédéral): Fair Labor Standards Act (FLSA).
5 Afrique du Sud: Occupational Health and Safety Act, No. 85, de 1993; Royaume-Uni: Health and
Safety at Work Act de 1974 (article 3); Nouvelle-Zélande: Health and Safety in Employment
Amendment Act de 2002.
6 Canada (Nouvelle-Écosse): Volunteer Protection Act, S.N.S. 2002; c. 14 (disponible sur le site:
http://www.gov.ns.ca/legi/legc/bills/58th_2nd/3rd_read/b098.htm); Australie: Volunteers (Protection
from Liability) Act de 2002; Etats-Unis: Volunteer Protection Act de 1997.
7 Royaume-Uni: Jurisprudence: Chaudri v. Migrant Advisory Service (MAS), 1997; source: Le
statut juridique des volontaires en Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement
par l’Association des organismes de service volontaire (AVSO) et le Centre européen du
volontariat (CEV), disponible sur les sites: http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm et
http://www.cev.be/legal_status.htm. Le site francophone http://www.cev.be/legal_status-fr.htm
est malheureusement très incomplet.
8 États-Unis (niveau fédéral): Fair Labor Standards Act (FLSA).
9 Belgique: Source: European Union without Compulsory Military Service: Consequences for
Alternative Service - A comparative study on the policies in EU member states, 2002, Gerd
Greune et Michaela Lai, Bureau européen de l’objection de conscience (BEOC)/ European
Bureau for Conscientious Objectors (EBCO), EU-Study Papers, Fondation Heinrich Böll, bureau
de Bruxelles.
10 Canada: Income Tax Act (ITA – loi de l’impôt sur le revenu); Belgique: Règlement administratif
interne, Circulaire, G. Rh. 241/509.803 du 5 mars 1999.
11 Mozambique: Décret No. 21/2002 du 30 juin 2002
Royaume-Uni: Inland Revenue, http://www.inlandrevenue.gov.uk/pdfs/ir64.pdf; jurisprudence:
Chaudri v. Migrant Advisory Service (MAS), 1997; source: Le statut juridique des volontaires en
Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement par l’Association des organismes de
service volontaire (AVSO) et le Centre européen du volontariat (CEV), disponible sur les sites:
http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm et http://www.cev.be/legal_status.htm.
12 Mozambique: Loi No. 8/91 du 18 juillet 1991 sur le droit à la liberté d’association; décret
No. 37/2000 du 17 octobre 2000 sur les associations d’utilité publique; décret No. 21/2002 sur
les organisations non gouvernementales à but non lucratif.
13 Afrique du Sud: National Welfare Amendment Act (loi d’amendement au régime national
d’assistance sociale), No. 77 de 1978 et White Paper for Social Welfare (livre blanc pour
l’assistance sociale) de 1997.
27
14 Pays-Bas: Loi sur les allocations de subsistance, source: Le statut juridique des volontaires
en Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement par l’Association des organismes de
service volontaire (AVSO) et le Centre européen du volontariat (CEV), disponible sur les sites:
http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm et http://www.cev.be/legal_status.htm.
15 Canada (niveau fédéral): Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (article 205) ;
Afrique du Sud: Immigration Act, No. 13 de 2002 (article 11); Brésil: règlements sur les visas
temporaires.
16 Uruguay: Décret sur l’entrée et le séjour de ressortissants étrangers sur le territoire de la
République orientale de l’Uruguay.
17 Exemples de lois encourageant la création d’organisations non gouvernementales à travers le
monde :
Albanie: Loi No. 8781 du 3 mai 2001 amendant la loi No. 7580 du 29 juillet 1994; code civil de
la République d’Albanie; loi sur les organisations à but non lucratif, No. 8788 du 7 mai 2001; et
loi sur l’enregistrement des organisations à but non lucratif, No. 8789 du 7 mai 2001.
Sri Lanka: Loi sur les organisations bénévoles de services sociaux (enregistrement et
surveillance), No. 31 de 1980, telle qu’amendée par la loi No. 8 de 1998.
Afrique du Sud: Loi sur les organisations à but non lucratif, No. 71 de 1997. La loi stipule que
dans les limites prescrites par la loi, tout organe de l’État doit déterminer et coordonner
l’application de ses politiques et mesures de manière à promouvoir, soutenir et renforcer la
capacité des organisations à but non lucratif de remplir leurs fonctions.
Fédération de Russie (niveau fédéral): Loi sur les activités et organisations caritatives.
Japon: Loi du 25 mars 1998 sur la promotion d’activités spécifiques à but non lucratif
(chapitre I, article 2).
18 Exemples de lois-cadres sur le volontariat:
Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
Brésil: Loi No. 9608 du 18 février 1998 sur le volontariat.
19 Exemples de lois et de règlements soutenant le bénévolat organisé et assurant une certaine
protection juridique aux bénévoles travaillant dans des organisations publiques ou privées:
• Lois fixant un cadre général au développement du volontariat à l’intérieur d’organisations
non gouvernementales à but non lucratif ou d’organes publics :
Espagne: Loi No. 6/1996 du 15 janvier 1996 sur le volontariat. Italie: Loi No. 266/1991 sur le
volontariat.
• Lois limitant la responsabilité civile des volontaires travaillant dans des organisations:
Canada (Nouvelle-Écosse): Volunteer Protection Act de 2002.
Australie (Australie-Méridionale): Volunteers Protection Act, No. 65 de 2001.
États-Unis (niveau fédéral): Volunteer Protection Act de 1997.
20 Décret N° 99-2428 du 1er novembre 1999, fixant les modalités et les procédures d’emploi des
volontaires civils par l’Office National de la Protection Civile
21 Exemples de lois et de règlements encourageant le bénévolat de groupes cibles spécifiques ou
dans des domaines d’intérêt particuliers :
Sénégal: Loi No. 98-25 du 7 avril 1998 sur le service civique national (pour les jeunes).
Italie: Loi sur le service civil national (des jeunes), No. 64/2001 du 6 mars 2001; loi sur le service
volontaire au titre de la coopération au développement, No. 49/1987; loi sur la promotion des
organisations sociales, No. 383/2000.
République tchèque: Loi de 2002 sur le volontariat (chez les jeunes).
Allemagne (niveau fédéral): Loi de 1964 sur la promotion d’une année de service social
bénévole (chez les jeunes), et loi de 1993 sur la promotion d’une année de bénévolat au service
de l’environnement (chez les jeunes) telle qu’amendée.
Japon: Loi du 25 mars 1998 sur la promotion d’activités spécifiques à but non lucratif.
Portugal: Règlement du programme Lusíadas, arrêté ministériel No. 745 - H/96 du 18 décembre
1996.
Tunisie: Loi No. 93-121 du 27 décembre 1993, portant création de l’Office national de la
protection civile.
28
Afrique du Sud: Loi No. 44 de 2002 sur les opérations de recherche et de sauvetage maritimes
et aéronautiques (Maritime and Aeronautical Search and Rescue Act), loi No. 57 de 2002 sur
la gestion des catastrophes (Disasters Management Act).
Albanie: Loi No. 8765 du 26 mars 2001 sur les urgences civiles.
22 Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
Portugal : Loi No. 71/98 du 3 novembre 1998 sur le volontariat.
23 Brésil: Loi No. 9608 du 18 février 1998 sur le volontariat.
Espagne: Loi No. 6/1996 du 15 janvier 1996 sur le volontariat.
Italie: Loi No. 266/1991 sur le volontariat.
Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
Portugal: Loi No. 71/98 du 3 novembre 1998 sur le volontariat.
24 Italie: Loi sur le service civil national (des jeunes), No. 64/2001 du 6 mars 2001.
25 Sénégal: Loi No. 98-25 du 7 avril 1998 sur le service civique national (des jeunes) ; Italie : Loi sur
le service civil national (des jeunes), No. 64/2001 du 6 mars 2001.
26 Portugal: Loi No. 71/98 du 3 novembre 1998 sur le volontariat.
République tchèque: Loi de 2002 sur le volontariat (des jeunes).
Sénégal: Loi No. 98-25 du 7 avril 1998 sur le service civique national (des jeunes).
27 Portugal: Résolution No. 50/2000, portant création du Conseil national permanent du
volontariat.
Colombie: Loi No. 720 du 29 décembre 2001 sur le volontariat.
28 Exemples d’études par pays et de recherches comparatives sur la législation touchant aux
volontaires:
• Le statut juridique des volontaires en Europe, 2003, projet de recherche mené conjointement
par l’Association des organismes de service volontaire (AVSO) et le Centre européen du
volontariat (CEV), disponible sur les sites: http://www.avso.org/en/activities/CEV&AVSO.htm
et http://www.cev.be/legal_status.htm.
• Situación Legal del Voluntariado en Iberoamerica – Estudio Comparado, Organización Ibero-
americana de Juventud (OIJ) (disponible sur le site: http://www.oij.org/voluntariadooij.pdf).
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UNION INTERPARLEMENTAIRE
FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES
SOCIÉTÉS DE LA CROIX-ROUGE ET DU CROISSANT-ROUGE
ET VOLONTAIRES DES NATIONS UNIES
2004
Ce Guide est distribué à la condition qu’il ne soit pas prêté ni diffusé d’une
autre manière, notamment par des moyens commerciaux, sans l’autorisation
préalable des éditeurs, ni sous une forme différente de celle de l’original et
que l’éditeur suivant satisfasse aux mêmes exigences.
ISBN 92-9142-223-1
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