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Qu’est-ce qu’une entente

anticoncurrentielle ?
Une entente anticoncurrentielle est un accord passé entre des entreprises
dans le but d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de
la concurrence. En France, cette pratique est autorisée entre les filiales d'un
même groupe mais interdite par le Code du Commerce concernant les
entreprises totalement indépendantes. On considère en effet que le droit de la
concurrence doit être protégé car il est bénéfique au marché et aux
consommateurs, alors que les situations de monopole sont en comparaison
rarement encouragées. Une entente anticoncurrentielle peut ainsi être
désignée par le terme "entente illicite" et ses participants par le terme
"cartel".
L'entente anticoncurrentielle prend souvent la forme d'un accord sur les prix
de vente entre des industriels d'un même secteur ou des producteurs. Le but
étant de favoriser une hausse de prix ou tout simplement de les maintenir au
même niveau que les années précédentes au moment des négociations
annuelles avec la grande distribution.

Quels sont les types d'entente


anticoncurrentielle ?
Dans les faits, il existe deux types d'entente anticoncurrentielle :
 l'entente horizontale qui a lieu entre des entreprises en compétition
sur un même marché. Dans ce cas, elle concerne souvent les prix, ou
parfois les zones géographiques afin d'éviter de se concurrencer sur
un même secteur.
 l'entente verticale qui s'opère entre des entreprises qui ne sont pas au
même niveau du processus économique comme un fournisseur et
un distributeur. Elle peut par exemple porter sur la disponibilité des
produits afin de provoquer une rupture et d'augmenter leurs prix.

Quelle sanction pour une entente illicite ?


En France, la sanction pour condamner une entente illicite est plafonnée
à 10% du chiffre d'affaires mondial hors taxe. C'est le CA le plus élevé au
cours d'un des exercices clos durant lesquels l'entente a eu lieu qui est retenu.
L'Autorité de la concurrence est chargée de prononcer cette sanction, de
veiller à son application et d'émettre des recommandations pour éviter ce type
d'infraction.

Quels exemples d'entente anticoncurrentielle


?
Les cas pratiques ne manquent pas en matière d'entente illicite. Voici deux
exemples particulièrement intéressants.

Entente horizontale au rayon yaourt


En 2015, l'Autorité de la concurrence a condamné l'entreprise Danone a des
amendes d'un montant total de 192,7 millions d'euros. Le "cartel du yaourt"
dont elle faisait partie représentait plus de 90% du marché et réunissait une
dizaine d'autres producteurs parmi lesquels : Yoplait, Lactalis, Laïta, Alsace
Lait, Maîtres Laitiers du Cotentin, Laiterie de Saint-Malo... Ils se réunissaient
dans des hôtels afin de se mettre d'accord sur les prix des produits laitiers
vendus en grande distribution sous les MDD (marques de distributeurs).
Cette entente sur les prix a duré de 2006 à 2012. L'entreprise General Mills,
propriétaire de la marque Yoplait, qui a dénoncé cette situation a été exonérée
d'une amende d'un montant 44,7 millions d'euros. Elle a remis à l'Autorité de
la concurrence un carnet secret qui consignait les décisions prises durant les
concertations.

Entente verticale entre Apple et Amazon


En 2021, Amazon et Apple ont écopé d'une amende avoisinant les 200
millions d'euros établie par l'Autorité antitrust italienne. Cet organisme de
contrôle pointe du doigt un contrat du 31 octobre 2018 interdisant à certains
vendeurs de la plateforme de e-commerce la revente de produits
Apple, limitant ainsi la concurrence. Si Amazon a avancé que l'exclusion de
revendeurs ne lui était en rien bénéfique, estimant ainsi la sanction "injustifiée
et disproportionnée", elle s'est quand même vu attribuer une amende de
134,5 millions d'euros. Dans le cadre de cette entente illicite, la société Apple a
quant à elle été condamnée à payer 68,7 millions d'euros.

Articles et lois
 Articles L420-1 à L420-7 du Code du Commerce portant sur les
pratiques anticoncurrentielles
 Article L464-2 portant sur l’Autorité de la concurrence
 Loi n°77-806 du 19 juillet 1977 relative au contrôle de la concentration
économique et à la répression des ententes illicites et des abus de
position dominante.

Entente illicite : définition juridique


Il y a entente illicite lorsque plusieurs entreprises s’associent à
travers une décision, un accord ou toute autre pratique concertée
ayant pour objet ou pour effet de fausser le libre jeu de la
concurrence sur un marché.
L’entente illicite est une pratique anti-concurrentielle, au même titre que
l’abus de position dominante.
Si l’entente illicite est interdite par le droit de la concurrence, le concept
n’est pas défini en tant que tel dans les textes juridiques français.
C’est l’autorité de la concurrence qui emploie la notion d’entente illicite. La
notion d’entente illicite a également été développée par les juristes.
La pratique de l’entente illicite est interdite par l’article 101 du Traité sur le
fonctionnement de l’Union européenne :
Sont incompatibles avec le marché intérieur et interdits tous accords entre
entreprises, toutes décisions d’associations d’entreprises et toutes
pratiques concertées, qui sont susceptibles d’affecter le commerce entre
États membres et qui ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de
restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence à l’intérieur du marché
intérieur.
Les ententes illicites ont lieu en général entre plusieurs entreprises
concurrentes opérant sur un même marché.

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Entente illicite : quelles sont les conditions ?
La concurrence libre et non faussée est un principe économique appliqué par
la plupart des économies de marché. Il est notamment imposé par les
institutions de l’Union européenne.
Une des conditions de la concurrence libre et non faussée est l’autonomie des
entreprises sur le marché. Les entreprises doivent avoir un comportement
autonome et bâtir des stratégies commerciales indépendantes.
Toutefois, les entreprises sont nécessairement amenées à tisser des
liens entre elles – des liens fournisseurs/clients notamment. Tout
accord entre entreprises ne peut donc pas être qualifié d’entente
illicite. Toutes les ententes ne sont pas illicites.
Une entente est « illicite » lorsque la coopération a pour objet
(=pour motif) ou pour effet (=pour conséquence) de fausser le jeu
de la concurrence.
A l’inverse, l’entente est licite si les conditions suivantes sont
réunies :

 Elle contribue à améliorer la production ou la distribution des


produits OU à promouvoir le progrès technique ou économique.
 Elle bénéficie aux consommateurs.
 Elle ne restreint pas la liberté des entreprises participant à
l’accord.
 Elle ne fausse pas la concurrence.

Entente illicite : quelques exemples concrets


Les ententes illicites sont souvent des ententes sur les prix. En mars
2006 par exemple, plusieurs entreprises du secteur du luxe (Chanel, Dior,
Kenzo, Givenchy, etc.) et trois distributeurs (Marionnaud, Sephora et Nocibé)
ont été condamnés à plusieurs dizaines de millions d’euros d’amende. Ils ont
été accusés d’une entente sur les prix entre 1997 et 2003.
Les ententes illicites ne concernent pas forcément les prix. Elles peuvent
aussi prendre la forme d’accords sur une répartition géographique (=
répartition des débouchés). Exemple : l’entreprise A et l’entreprise B
s’accordent pour se partager un marché. L’entreprise A se voit attribuer
l’exclusivité sur la région X et l’entreprise B sur la région Y.
La répartition illicite peut également porter sur différents niveaux de
la chaîne économique. Exemple : l’éditeur A s’engage à ne pas développer
une activité propre de distribution. En échange, le distributeur B s’engage à
augmenter les achats auprès de l’éditeur A.
Enfin, l’entente illicite peut porter sur la quantité de produits
fabriqués et/ou distribués sur le marché. Exemple : plusieurs entreprises
oligopolistiques s’accordent pour limiter les quantités de produits distribués
afin de maintenir les prix élevés.

Entente illicite verticale ou horizontale


L’entente illicite peut revêtir plusieurs formes comme nous l’avons vu. Il est
possible de regrouper les ententes illicites en deux ensembles :

 Les ententes horizontales, lorsque les acteurs économiques qui


s’entendent sont du même niveau. Exemple : deux distributeurs
qui commercialisent le même type de produits.
 Les ententes verticales, lorsque les acteurs économiques qui
s’entendent appartiennent à un niveau différent. Par exemple :
une entente entre un fournisseur et un distributeur.

Dans les pays anglo-saxons, on utilise la notion de « cartel » à la place de


celle d’ « entente ».

Ententes illicites : quelles sont les sanctions


pénales encourues ?
Il est toujours très difficile de détecter et de prouver une entente illicite. En
revanche, quand elles sont découvertes, les ententes illicites sont en général
très sévèrement sanctionnées. Les amendes encourues atteignent souvent
plusieurs millions d’euros, voire plusieurs dizaines ou centaines de millions
d’euros. Dans tous les cas, la sanction principale de l’entente illicite est
l’amende.
Pour rendre les ententes illicites plus dissuasives, certains juristes proposent
de coupler l’amende avec des peines de prison pour les dirigeants.
Les amendes infligées sont en effet souvent inférieures aux bénéfices tirés
de l’entente.
Ce sont les autorités de la concurrence qui sont chargées de
détecter et de sanctionner les ententes illicites. En France, ce rôle
est dévolu à l’Autorité de la Concurrence. Au niveau de l’Union
européenne, c’est la Commission européenne qui est chargée de faire
respecter la concurrence entre les acteurs économiques et de sanctionner
les ententes illicites.
L’Autorité de la concurrence peut intervenir de sa propre initiative, ou à la
demande de plaignants. Près d’une centaine de rapporteurs (= enquêteurs)
collaborent avec l’Autorité. Les décisions juridiques prises par l’Autorité de la
concurrence sont soumises au contrôle de la justice (Cour d’appel de Paris).
Étant donnée l’intégration de la France dans l’espace
européen, l’Autorité de la concurrence est très souvent amenée à
collaborer avec la Commission européenne dans sa lutte contre les
ententes illicites.
L’Autorité de la concurrence prononce en moyenne une dizaine de
condamnations par an pour ententes illicites.
La Commission européenne n’est compétente que pour juger les
ententes entre entreprises ayant une dimension européenne,
affectant le commerce entre États membres ou ayant pour objet de perturber
le fonctionnement du marché unique.

Ces dernières années, plusieurs lois ont instauré des obligations à la


charge des entreprises en matière d’égalité professionnelle.
Dernièrement, la loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l'égalité économique et
professionnelle est venue renforcer les obligations des entreprises. Le point sur
les obligations légales des entreprises pour favoriser la mixité et
l'égalité professionnelle.
QUELLES SONT LES OBLIGATIONS LÉGALES DES
ENTREPRISES POUR LA MIXITÉ ET L'ÉGALITÉ
PROFESSIONNELLE ?
En termes d’égalité professionnelle, les entreprises ont des obligations qui varient
selon leur taille. Cinq lois structurent les obligations des entreprises en
matière d’égalité femmes-hommes.

Loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle


 Les entreprises de plus de 1 000 salariés doivent publier chaque
année sur leur site internet les écarts éventuels de
représentation entre les femmes et les hommes parmi leurs
cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes.
 La loi impose des quotas de 30% de femmes cadres-dirigeantes et
de 30% de femmes membres des instances dirigeantes en 2027,
puis d’atteindre des quotas de 40% en 2030.
Les entreprises auront deux ans maximum, à partir de 2027 puis de
2030, pour se mettre en conformité avec ces quotas, sous peine de
pénalité financière (1% de la masse salariale au maximum).
 Les écarts de représentation entre les femmes et les hommes
seront publiés sur le site du ministère du Travail, dans les deux
ans suivant la publication de la loi.
 La loi dite « Copé-Zimmermann » du 27 janvier 2011, qui oblige les
grandes entreprises à nommer au moins 40% de femmes au sein de
leur conseil d’administration et de surveillance, est étendue aux
sociétés d'assurances mutuelles régies par le code des
assurances.
 La loi améliore la transparence sur l'index de l'égalité femmes-
hommes en entreprise, créé par la loi du 5 septembre 2018
pour la liberté de choisir son avenir professionnel pour
combattre les inégalités salariales. À partir des indicateurs de
2022, les entreprises doivent rendre publics non seulement
l’ensemble des indicateurs composant la note finale de l’index, mais
également les mesures de correction et les objectifs de progression
qu’elles se fixent. L'ensemble des indicateurs sera publié sur le site
internet du ministère du Travail.

Loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel


 Les entreprises doivent assurer des rémunérations égales
entre les hommes et les femmes pour un travail identique ou à
valeur égale.
 Les entreprises de 50 salariés et plus doivent publier chaque
année l’« index de l’égalité hommes femmes » et les actions
mises en place pour la favoriser. Des sanctions sont prévues
pour les entreprises avec un index inférieur à 75/100 au
1er mars 2022.
 Des droits à la formation doivent être octroyés de manière
égalitaire entre les femmes et les hommes, qu’ils soient à
temps complet ou à temps partiel.

Loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi


 Les entreprises doivent prévoir une négociation annuelle
portant sur « l’égalité professionnelle entre les femmes et les
hommes et la qualité de vie au travail ». La périodicité de cette
négociation peut cependant être modulée.

Loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes
 Les entreprises doivent renforcer leurs négociations
d’entreprise et de branche pour favoriser l’égalité
professionnelle ;
 Elles doivent également respecter la réforme du congé
parental et favoriser le partage des responsabilités parentales.
 La parité doit aussi être respectée au niveau des fédérations
sportives, des mutuelles et de tout autre secteur de la vie
sociale des salarié(e)s.

En cas de manquement à ces règles, les entreprises peuvent se


voir interdire l’accès aux marchés publics et délégations de
service.

Loi du 27 janvier 2011 dite « Loi Copé-Zimmermann »

Loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au


sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité
professionnelle.

Les entreprises cotées, les sociétés de plus de 250 salariés ou avec un


chiffre d’affaire supérieur à 50 millions d’euros doivent respecter un
quota de 40% de femmes dans leurs conseils d’administration et
conseils de surveillance des entreprises. En cas de manquement à
cette obligation, les nominations non-conformes sont annulées.
Les sanctions en cas de manquement :

Toute nomination ou toute désignation qui interviendrait en violation de


l'une de ces dispositions et n'aurait pas pour effet de remédier à
l'irrégularité de la composition du conseil serait nulle.

Le non-respect de la proportion de 40 % entraîne aussi la suspension du


versement des jetons de présence et celui-ci ne peut être rétabli, incluant
l'arriéré non versé, qu'une fois la composition du conseil devenue
régulière (Loi 2011-103 art. 1, VIII). Le rapport de gestion doit en outre
faire état de la suspension et du rétablissement des jetons de présence
(Loi 2011-103 art. 3).

 Télécharger le flyer d'information

Attention : l’article 189 de la loi PACTE a introduit la sanction de la nullité


des délibérations rendues par des conseils d’administration ou de
surveillance des sociétés cotées ne respectant pas leurs obligations de
parité.

La mise en conformité des conseils ne respectant pas cette obligation


apparaît donc devoir être une priorité au regard de l’importance de cette
sanction.

En cas de contentieux portant sur une demande d’annulation d’une


délibération sur ce motif, une certaine souplesse est cependant prévue par
les textes : toutes les nullités peuvent être couvertes jusqu’à ce que le
tribunal ait statué sur le fond en première instance ; en outre, pour
favoriser la régularisation, l’article L 235-4 du Code de
commerce prévoit que (i) le tribunal ne peut prononcer la nullité que
deux mois au moins après la date de l’exploit introductif d’instance, (ii) le
tribunal peut d’office fixer un délai pour permettre de couvrir la nullité, (iii)
y compris permettant de réunir spécialement une assemblée générale si
nécessaire.
Société anonyme à conseil
d’administration : définition simple
Une société anonyme à conseil d’administration est une SA dont la
direction est assurée par un directeur général et un conseil
d'administration. Ce dernier est un organe collégial qui décide des
orientations stratégiques à prendre et veille à leur bonne mise en place.

Toutefois, si la société anonyme à conseil d’administration reste la


forme classique de la société anonyme, les actionnaires fondateurs
peuvent décider de ne pas en désigner un. Dans ce cas, ils doivent opter
pour le directoire. En effet, la nomination d’un organe de contrôle est
obligatoire dans ce type de société.

☝️Bon à savoir : la possibilité d’avoir un organe de direction sous la forme


d’un conseil d'administration est une caractéristique propre aux sociétés
anonymes (SA) et aux sociétés par actions simplifiée (SAS). Si vous hésitez
entre une SA ou une SAS, sachez que le conseil d’administration
n'est pas obligatoire dans une SAS. Il s’agit seulement d’une
possibilité. Si vous hésitez entre une SA et une SARL, la question ne se
pose pas.

Quel est le rôle du conseil d’administration


en SA ?
Le conseil d’administration d’une entreprise est un organe de
contrôle qui défend les intérêts des actionnaires. À ce titre, conseil
d’administration et direction générale travaillent ensemble à la
croissance de l’activité. Toutefois, c’est le conseil d’administration qui
impulse les choix stratégiques et qui s’assure que le directeur général suit
effectivement les décisions prises. Il participe donc activement à la vie de
l’entreprise.

À ce titre, le directeur général rend des comptes au conseil


d'administration qui dispose de large prérogatives puisqu’il peut
notamment :

 prendre des décisions irrévocables dans certains cas ;


 convoquer une assemblée générale des actionnaires pour procéder
à un vote ;
 nommer ou révoquer le directeur général.

D’ailleurs, le conseil d’administration peut se réunir autant qu’il le


souhaite.

Véritable garde-fou, le conseil d’administration a pour rôle de donner son


avis sur tout ce qui relève de l’objet social de la société anonyme et à son
fonctionnement.

Quelle est la composition du conseil


d’administration d’une SA ?
Dans le cadre d’une société anonyme avec un conseil
d'administration, ce dernier est composé d’un président et
d'administrateurs. Il compte entre 3 et 18 membres.

☝️Bon à savoir : la loi exige une certaine parité entre les hommes et les
femmes au sein des conseils d'administration des grandes entreprises.
Ainsi, “le conseil d'administration est composé en recherchant une
représentation équilibrée des femmes et des hommes” comme l’affirme le
code du commerce.

Société anonyme à conseil


d’administration : focus sur les
administrateurs
Qui peut être administrateur d’une société anonyme ?

Un administrateur de société anonyme peut être une personne


physique ou une personne morale. Il n’est pas nécessaire d’être
actionnaire de la SA pour occuper cette fonction, ni d’avoir un mandat
social.

Toutefois, il existe certaines restrictions pour être administrateur d’une


SA.

Tout d’abord, les statuts de la société anonyme doivent prévoir une limite
d’âge au-delà de laquelle il n’est plus possible de siéger au conseil
d'administration. De plus, sauf clause contraire dans les statuts, le nombre
d'administrateurs âgés de plus de 70 ans ne doit pas représenter plus du
tiers des membres du conseil.

En outre, les personnes faisant l’objet d’une interdiction de gérer ne


peuvent pas prétendre occuper un poste au conseil d’administration d’une
SA. De même, certaines professions sont jugées incompatibles avec cette
fonction du fait d’un risque de conflit d’intérêt. C’est notamment le cas des
notaires, des experts-comptables et des commissaires aux comptes.

Par ailleurs, en principe, un administrateur de société anonyme ne peut


pas être un salarié de la société. Il existe cependant quelques rares
exceptions, notamment si le contrat de travail a été signé avant la
nomination au conseil d'administration.

Enfin, un administrateur ne peut pas cumuler plus de 5 sièges dans des


organes de direction ou de contrôle dans des entreprises françaises.

Comment être nommé administrateur d’une SA ?

Les conditions de nomination des administrateurs sont fixées par


les statuts de la société anonyme.

Ensuite, ce sont les actionnaires réunis en assemblées générales


ordinaires (AGO) qui désignent les administrateurs de la société
anonyme.

☝️Bon à savoir : le mandat d’administrateur ne peut pas excéder une


durée de 6 ans.

Quel est le rôle d’un administrateur en SA ?

La gouvernance et le conseil d’administration sont des organes


essentiels au bon fonctionnement de l’entreprise. C’est pourquoi, être
administrateur implique de la disponibilité, de l’implication et de
l’impartialité.
Le rôle d’un administrateur est de prendre des décisions stratégiques. Il
représente les intérêts des actionnaires.

Quels sont les pouvoirs d’un administrateur en SA ?

Dans une société anonyme à conseil d’administration, les principaux


pouvoirs des administrateurs sont :

 la nomination du directeur général ;


 la révocation du directeur général ;
 l’établissement des rapports de gestion ;
 la convocation des assemblées générales des actionnaires ;
 l'établissement des comptes sociaux.

Les administrateurs de la SA doivent également valider les conventions


réglementées passées entre la société anonyme et un actionnaire ou un
dirigeant qui détient plus de 10% des actions.

Comment est rémunéré un administrateur en société


anonyme ?

La rémunération des administrateurs n’est pas obligatoire. Cependant, en


pratique, les administrateurs sont rémunérés via des jetons de présence.
Ainsi, à chaque fois qu’un administrateur se rend effectivement à une
réunion du conseil d'administration, il perçoit une certaine somme
d’argent.

La rémunération des administrateurs de la SA est librement fixée par les


actionnaires.

La société anonyme peut déduire le paiement des jetons de présence en


tant que charges dans certaines limites pour réduire son impôt sur les
sociétés (IS). De leur côté, les administrateurs doivent déclarer leurs
jetons de présence au titre des revenus de capitaux mobiliers dans leur
déclaration de revenus annuelle.

☝️Bon à savoir : l’administrateur ne bénéficie d’aucune couverture


sociale au titre de cette fonction.

Comment révoquer un administrateur de SA ?

Au sein d’une société anonyme à conseil d’administration, les actionnaires


réunis en assemblée générale ordinaire peuvent voter la révocation d’un
administrateur à tout moment, et ce, même si cette décision n’est pas
indiquée à l’ordre du jour. C’est ce que l’on appelle le principe de la
révocation ad nutum. Dans ce cas, aucune indemnité n’est prévue pour
dédommager l’administrateur remercié.
Par ailleurs, un administrateur de SA peut présenter sa décision sans avoir
à justifier d’un motif particulier. Toutefois, si cette décision vient à
perturber le bon fonctionnement de l’entreprise, il s’expose à devoir
verser des dommages et intérêts à la société.

En outre, si un administrateur ne répond plus aux conditions d'éligibilité


pour occuper ses fonctions, il est contraint de démissionner.

☝️Bon à savoir : assemblée générale et conseil d’administration ne


doivent pas être confondus. L’assemblée générale renvoie à la réunion des
actionnaires de la SA, c’est-à-dire aux personnes détenant des parts dans
le capital social. Au contraire, le conseil d'administration est un organe de
direction et de contrôle qui agit quasiment quotidiennement dans la vie de
l’entreprise.

Société anonyme à conseil


d’administration : focus sur le président
Qui peut être président d’une société anonyme ?

Le président du conseil d’administration d’une société anonyme est


obligatoirement une personne physique choisie parmi les membres du
conseil d'administration de la société. En principe, il ne doit pas être âgé
de plus de 65 ans, sauf mention contraire dans les statuts de la SA.

Le président du conseil d’administration et le directeur général peuvent


être la même personne.

☝️Bon à savoir : la nomination du président du conseil


d’administration d’une SA doit faire l’objet d’une publicité, afin
d’avertir les tiers.

Comment procéder à la nomination du président du conseil


d’administration d’une SA ?

Il appartient aux membres du conseil d’administration de désigner leur


président. Les conditions de nomination sont fixées par les statuts.

Toutefois, la loi impose la présence d’au moins la moitié des membres


pour que le vote soit valide. De plus, la décision doit être prise à la
majorité. Cependant, les statuts peuvent prévoir des règles plus
contraignantes.

☝️Bon à savoir : le président du conseil d’administration peut être un


salarié de la société sous réserve que le contrat de travail ait été conclu
avant sa nomination.

Quel est le rôle du président en SA ?


Le rôle du président dans une SA à conseil d’administration est d’organiser
et de diriger les réunions des membres du conseil.

Il doit veiller à ce que les administrateurs disposent de tous les éléments


nécessaires pour accomplir leur mission et il veille au bon fonctionnement
de l’organe collégial.

Quels sont les pouvoirs du président en SA ?

Le président du conseil d'administration de la société anonyme dispose


des mêmes pouvoirs que les autres membres.

De plus, du fait de son poste, sa vision stratégique influence fortement les


orientations données par le conseil d’administration au pouvoir exécutif au
sein de la société. En cas de désaccord entre les membres du conseil
d'administration, sa voix peut être prépondérante.

Comment est rémunéré le président d’une société


anonyme ?

Le président de SA exerce ses fonctions à titre gratuit ou à titre onéreux.


Cette décision appartient aux actionnaires qui en font état dans les
statuts. Toutefois, il est recommandé de faire apparaître le montant de
l’éventuelle rémunération du président dans un acte séparé. Cela évite
d’avoir à lancer une procédure de modification des statuts en cas
d’évolution de la situation.

Par ailleurs, en guise de rémunération, le président du conseil


d’administration de la SA peut recevoir des stock-options.

☝️Bon à savoir : le président du conseil d’administration d’une


société anonyme est assimilé-salarié. À ce titre, il bénéficie de la
protection sociale offerte par le régime général de la Sécurité sociale, mais
il ne peut pas prétendre à l’assurance-chômage.

Comment révoquer le président d’une société anonyme ?

Les membres du conseil d’administration peuvent révoquer le


président à tout moment. Les statuts ne peuvent pas prévoir le contraire.
Le principe de la révocation ad nutum est donc applicable au président.

Toutefois, pour pouvoir procéder à la révocation du président de SA,


les mêmes conditions que pour sa nomination doivent être réunies, à
savoir :

 la présence ou la représentation d’au moins la moitié des membres


du conseil ;
 une décision prise à la majorité des voix.
Par ailleurs, si le président de la société anonyme vient à ne plus remplir
les conditions pour être administrateur, il perd par la même occasion son
poste de président.

Comment fonctionne le conseil


d’administration d’une société anonyme ?
Les membres du conseil de la société anonyme à conseil
d'administration se réunissent au moins une fois par an comme l’exige
la loi. Cependant, en pratique, ils se réunissent bien plus souvent que cela.

Pour que les décisions prises par le conseil d’administration soient


entérinées, elles doivent être prises dans les conditions de quorum et de
majorité prévues par la loi.

Dans une société anonyme à conseil d’administration, les membres du


conseil disposent de larges pouvoirs. Cependant, ils ne peuvent pas
empiéter sur les pouvoirs de la direction.

FAQ
Société anonyme : directoire ou conseil d’administration ?

Si vous souhaitez créer une société anonyme (SA), sachez qu'il existe des
sociétés anonymes à directoire et des sociétés anonymes à conseil
d'administration. Les actionnaires fondateurs peuvent choisir de créer une
société anonyme à un conseil d'administration ou un directoire. En
effet, ils ont l’obligation de nommer un organe de contrôle, mais ils
peuvent décider de la forme qu’il prendra. Le directoire peut être composé
d’une seule personne dans certains cas. Mais seules des personnes
physiques peuvent y siéger.

Société anonyme : conseil de surveillance ou conseil


d’administration ?

Le conseil de surveillance est présent dans les sociétés anonymes à


directoire, et non avec conseil d’administration. Le conseil de
surveillance nomme les membres du directoire et contrôle sa gestion.

Quel est l’intérêt de devenir membre du conseil


d’administration d’une SA ?

Devenir membre du conseil d’administration d’une SA peut


représenter une opportunité, que l’on soit actionnaire ou non dans la
société. En effet, cela permet d’être au cœur des décisions et de la
conjoncture économique, de faire de nouvelles expériences et d’élargir
son réseau professionnel.
Principales sources législatives et réglementaires :

 article L 225-35 - Code de commerce ;


 article L. 225-16 - Code de commerce.

La transformation d’une SA en SAS consiste à modifier la forme


sociale de la société sans cesser l’activité. Le changement de
statut pour une SAS permet de se libérer des contraintes et du
formalisme de la société anonyme. Pour autant, la transformation
d’une société est soumise à certaines conditions et formalités
administratives.
Modifier les statuts de votre entreprise
SA et SAS : quelles sont les
spécificités de chaque régime ?
La SAS, ou société par actions simplifiée, est une société
commerciale par la forme. Comme sa dénomination l’indique, il
s’agit d’une société par actions, à l’instar de la SA. Les
caractéristiques de cette forme sociale en font une forme
juridique unique :

 Une SAS doit être composée d’au moins 2 actionnaires mais


elle peut également être constituée d’un actionnaire unique
(SASU) ;
 Le capital social de la SAS n’est soumis à aucun montant
minimal ;
 La responsabilité des associés est limitée ;
 Le fonctionnement de la société relève en grande majorité
de la liberté statutaire.

La SA, ou société anonyme, est également une société


commerciale. Il s’agit d’une société par actions permettant
d’accéder à certains marchés financiers. Ce statut juridique
convient ainsi davantage aux investisseurs ou aux projets
conséquents. La société anonyme est strictement réglementée
par le code de commerce et présente les caractéristiques
suivantes :

 La SA doit être constituée d’au minimum 2 actionnaires ou 7


associés lorsque la société est cotée en bourse ;
 Le capital social est d’au minimum 37 000 € et doit
impérativement être souscrit avant la rédaction des statuts ;
 Les actionnaires ne sont responsables que dans la limite de
leur participation au capital social ;
 L’organisation de la société soumise à un certain formalisme
et la rédaction des statuts est ainsi rigoureusement
encadrée.

À noter : un capital social variable n’est pas envisageable au sein d’une société
anonyme et les apports en industrie y sont prohibés.

Pourquoi transformer une SA en


SAS ?
La SAS est l’un des statuts juridiques les plus courants
aujourd’hui. Pour cause, ses avantages séduisent de nombreux
entrepreneurs. La transformation d’une SA en SAS peut
également s’expliquer par la complexité et la lourdeur de
l’administration de la société anonyme.

Les modalités de constitution d’une SAS sont peu exigeantes. En


effet, la présence de deux actionnaires suffit à créer la société. De
plus, ces derniers sont libres de définir le montant du capital
social. Une SAS, avec seulement 1 € de capital social, peut ainsi
juridiquement exister.

Par ailleurs, souplesse et simplicité caractérise la gestion d’une


société par actions simplifiée. En effet, la désignation d’un
commissaire aux comptes n’est pas obligatoire en-deçà d’un
certain seuil. Mais surtout, hormis l’obligation légale de nommer
un président, aucune administration n’est imposée au sein d’une
SAS. L’organisation de la société relève de la volonté commune
des actionnaires. Elle est ainsi entièrement définie par les statuts.
Enfin, la cession des actions est facilitée au sein d’une SAS.
Bon à savoir : la transformation d’une SARL en SAS est également envisageable.

Quelles sont les conditions


préalables à la transformation
d’une SA en SAS ?
La transformation d’une SA en SAS suppose de respecter un
certain nombre de conditions. Outre l’approbation préalable des
actionnaires, la société doit justifier d’une certaine ancienneté et
le capital social doit avoir été libéré. Toutefois, la nomination
d’un commissaire à la transformation n’est pas obligatoire.

Consultation des associés


La décision de transformer la société anonyme en SAS appartient
aux actionnaires. En effet, en vertu de l’article L227-3 du code de
commerce, la décision de transformation en SAS est votée
à l’unanimité des associés.

Conditions d’ancienneté
L’article L225-243 du code de commerce dispose qu’une société
anonyme ne peut changer de forme juridique que si elle justifie
d’au moins deux ans d’ancienneté au moment de la
transformation. En outre, les bilans annuels des deux premières
années d’exercice doivent avoir été approuvés par les
actionnaires.
Bon à savoir : la date de l’immatriculation de la SA au RCS constitue le point de
départ de la vie sociale.

Conditions financières
Alors que les SA sont dans l’obligation de justifier d’un capital de
37 000 €, aucun montant minimal n’est imposé au SAS. Dans
la mesure où le capital social est librement fixé par les
actionnaires, une diminution du capital social est ainsi
envisageable lors de la transformation. En tout état de cause, la
moitié du capital doit être libérée au moment du changement en
SAS.

L’intervention d’un commissaire à la


transformation
Par principe, toute société qui se transforme en société par
actions simplifiée et qui ne dispose pas d’un commissaire aux
comptes a l’obligation de nommer un commissaire à la
transformation (article L224-3 du code de commerce). Néanmoins,
dans le cas de la transformation d’une SA en SAS, la désignation
d’un CAT et la publication du rapport sur la valeur des biens
composant l’actif social ne sont pas exigés (Cour de cassation,
chambre commerciale, 8 avril 2008, 06-15.193).

Quelles sont les sanctions en cas


de non-respect des conditions de
transformation ?
Le non-respect des conditions énoncées peut entraîner la nullité
de la transformation d’une SA en SAS. En effet, la validité de
la transformation est subordonnée à ces conditions. Ainsi, si la
décision de transformer la société en SAS n’a pas été votée à
l’unanimité des voix, l’opération encourt la nullité.
Bon à savoir : l’article L210-7 du code de commerce permet de solliciter, dans un
délai de 3 ans, la régularisation d’une irrégularité constatée lors d’une modification
des statuts.

Quelles sont les démarches à


suivre pour modifier un dossier
de transformation d’une SA en
SAS ?
Une fois les conditions préalables satisfaites, un certain nombre
de formalités administratives doivent être accomplies
pour finaliser la transformation de la SA en SAS :

 Dépôt le dossier pour une formalité modificative au RCS ;


 Production des pièces justificatives.

Formalités à accomplir
Il est indispensable de compléter le formulaire de déclaration
(M2) pour transformer une société. Le dépôt du
dossiers’effectue ensuite auprès du guichet unique des
formalités des entreprises ou auprès du greffe du tribunal de
commerce en vue de sa publication au RCS.

Pièces justificatives à produire


Le formulaire M2 est impérativement complété par les pièces
justificatives suivantes :

 Une copie des statuts datés, mis à jour et certifiée


conforme ;
 Un exemplaire du procès-verbal mentionnant la décision de
transformation et désignant les nouveaux dirigeants ;
 Un exemplaire de l’avis de parution dans un journal légal ;
 Une copie de la pièce d’identité du dirigeant personne
physique et une déclaration sur l’honneur de non
condamnation ;
 Une copie de l’extrait d’immatriculation au RCS de moins de
3 mois si le dirigeant est une personne morale.

Quel est le coût de ce


changement ?
Le dossier pour une formalité modificative de société
s’accompagne du versement de la somme de 212,08 €, dont
13,93 € de coût de dépôt d’actes. Le règlement doit être adressé
au greffe du tribunal de commerce.

Quelles sont les effets et les


conséquences de la
transformation d’une SA en SAS ?
La transformation d’une SA en SAS n’implique pas la création
d’une nouvelle personne morale. En effet, le changement
n’entraîne pas la dissolution de la SA puis la reconstitution d’une
nouvelle société. L’entreprise conserve ainsi sa dénomination
sociale, son numéro d’immatriculation et même ses dettes. Pour
autant, les modifications induites par le changement devront être
réalisées : modification des statuts, changement des organes de
direction, actualisation des modalités des décisions collectives…

Par ailleurs, la transformation n’a pas d’incidence sur le régime


fiscal de la société dans la mesure où la SA et la SAS sont toutes
deux soumises à l’IS, sauf option pour l’IR. De plus, le président de
la SAS est rattaché au même régime social que le dirigeant de la
SA : régime général de la sécurité sociale. Enfin, l’étendue de la
responsabilité des actionnaires reste inchangée. Elle est
limitée aux montants des apports réalisés.

FAQ
Quelle est la différence entre une SA et une SAS ?

Si la SA doit être composée d’au minimum 2 associés, une SAS


peut être constituée d’un associé unique, sous la forme d’une
SASU. En outre, une société anonyme doit justifier d’un capital
minimum de 37 000 € tandis que la loi n’impose aucun montant
minimal pour le capital de la SAS.

Comment transformer une SA en SAS ?

Tout d’abord, un certain nombre de conditions doivent être


satisfaites pour transformer une SA en SAS (consultation préalable
des associés, condition tenant au capital social, condition tenant à
l’ancienneté de la société, désignation d’un CAC…). Ensuite, un
dossier de formalité modificative doit être constitué et déposé sur
le guichet unique accompagné de pièces justificatives.

Quels sont les avantages et inconvénients d’une SAS ?

Les démarches de création d’une SAS sont relativement simples


et peu exigeantes (création d’une SAS à associé unique, aucun
montant minimum pour le capital social, liberté statutaire…).
Néanmoins, la souplesse offerte par ce statut peut être à double
tranchant. En effet, la rédaction des statuts nécessite certaines
compétences et une rigueur absolue.
Quels sont les différents types de promesses de
cession de parts ?

Promesse unilatérale de cession de titres


Par la promesse unilatérale de cession, le vendeur consent au bénéficiaire de la promesse la liberté
d'acheter les parts sociales à un certain prix, en levant l'option dans le délai qui lui est imparti.

La promesse unilatérale de cession de titres ne créé des obligations qu'à la charge du vendeur. De
son côté, le bénéficiaire de la promesse n'est pas tenu de conclure le contrat définitif ; il se voit
simplement reconnaître une option qu'il est libre ou non de lever

Promesse synallagmatique de cession des parts


Par la promesse synallagmatique de cession, le vendeur s'engage à vendre les titres à un prix
déterminé et le bénéficiaire de la promesse à les acheter.

Ici, aucun délai d'option n'est offert au bénéficiaire, lui et le vendeur étant contractuellement tenus de
réaliser définitivement la cession des titres.

Indemnité d'immobilisation

Lorsque la promesse de cession impose au bénéficiaire le paiement d'une indemnité d'immobilisation


au cas où il ne lèverait pas l'option, il convient d'être prudent.
En effet, lorsque le montant de l'indemnité est si élevé, de sorte que, pour éviter de la verser, le
bénéficiaire se retrouve dans les faits contraint de lever l'option, la promesse unilatérale de cession
peut être requalifiée en promesse synallagmatique de cession, ce qui entraîne des conséquences
juridiques importantes.

Quelles sont les conditions de validité d'une


promesse de cession de parts ou d'actions ?
La promesse de cession de titres obéit aux conditions de validité du droit commun des contrats :

 le nombre de parts ou d'actions doit être précisé. Si les parts sociales n'existent plus lors de la
levée de l'option (annulation lors d'une réduction de capital, par exemple), la promesse est
frappée de caducité,
 la promesse peut soit contenir un prix fixé définitivement, soit un prix plancher, soit un prix
déterminé en fonction d'éléments objectifs, soit un prix qui sera fixé par un tiers. Si, au moment
de la signature de la promesse, aucun prix de cession n'est fixé, ni qu'aucune méthode de
calcul du prix n'est indiquée, la promesse est dépourvue de valeur juridique,
 la promesse doit être assortie d'un terme extinctif.

Modèle de promesse de cession de parts sociales de SARL

Entre les soussignés :

"Nom ou Dénomination (Associé Cédant)"


Ci-après dénommé le «Promettant» d'une part,

et

"Nom ou Dénomination (Associé Cessionnaire)"


Ci-après dénommé le « Bénéficiaire » d'autre part.

Le Promettant est propriétaire de ... parts sociales représentant ... % du capital et des droits de vote
de la Société ..., Société à responsabilité limitée au capital de ... euros, divisé en ... parts sociales
de ... euros chacune, réparties comme suit : ...
La Société est immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés sous le numéro ... (ci-après
dénommée « Société ») ; son siège social est fixé à l'adresse suivante : ... Aux termes des statuts, la
Société a pour objet : ...

Le Promettant s'engage irrévocablement à céder au Bénéficiaire, qui accepte cette promesse en tant
que promesse seulement, et se réserve le droit de la lever ou non et ce, selon les prix, conditions et
modalités ci-après stipulés, la propriété de ... parts sociales de la Société.

La présente promesse pourra être levée par le Bénéficiaire à compter du ... et jusqu'au ... Elle devra
être levée avant l'expiration de ce délai, faute de quoi elle sera caduque et les soussignés seront
libérés de tous les engagements pris aux termes des présentes, sans indemnité de part ni d'autre.

Si le Bénéficiaire lève la présente promesse dans le délai visé au paragraphe ci-dessus, les prix et
conditions de la cession seront les suivants : ...

Les parties s'engagent chacune en ce qui la concerne à permettre que la réalisation de la cession de
parts sociales intervienne dans les ... jours de la levée de la présente promesse, par remise par le
Promettant au Bénéficiaire d'un acte de cession portant sur les parts sociales et contre paiement par
le Bénéficiaire au Promettant du prix correspondant.

A compter de la réalisation de la cession, le Bénéficiaire jouira de l'ensemble des prérogatives


attachées à sa qualité d'associé dans les mêmes conditions que les anciens associés.

Peut-on annuler une promesse de cession de


parts ?
Une fois que la promesse a été acceptée et tant que l'option n'a pas été levée par le bénéficiaire, le
vendeur peut toujours se rétracter.

Néanmoins, si cette rétractation lui cause un préjudice, le bénéficiaire pourra demander le versement
de dommages et intérêts mais le juge ne pourra jamais ordonner l'exécution forcée de la cession.

Il est toutefois possible de stipuler dans la promesse de cession que le vendeur ne pourra en aucun
cas se rétracter et que, s'il passe outre, le bénéficiaire pourra demander l'exécution forcée de la
cession.
Quel est le régime juridique de l'indemnité
d'immobilisation demandée au bénéficiaire ?
La promesse unilatérale de cession de parts ou d'actions contient fréquemment une clause de dédit
imposant le paiement d'une indemnité d'immobilisation au profit du vendeur.

Cette indemnité ne constitue pas une clause pénale, de sorte que si son montant est élevé, il ne peut
pas être réduit par un juge.

Son importance peut néanmoins conduire le juge à requalifier la promesse unilatérale en promesse
synallagmatique valant vente définitive. C'est notamment le cas lorsque l'indemnité représente un tiers
du prix de cession.

L'indemnité d'immobilisation doit être normalement versée lors de la conclusion de la promesse, soit
au vendeur, soit à un intermédiaire désigné comme "séquestre".

Si le bénéficiaire ne verse pas l'indemnité à la date prévue, le vendeur a la possibilité de demander la


résolution de la promesse ainsi que des dommages et intérêts, si le défaut de versement lui cause un
préjudice.

Si l'option est levée et que la vente est définitivement conclue, l'indemnité versée est déduite du prix
de vente. Dans le cas contraire, l'indemnité est conservée par le vendeur sauf si la promesse de
cession prévoit le contraire.

Peut-on céder une promesse de cession de


parts ?
Avant la levée de l'option, il est possible de céder la promesse de cession à un tiers mais à 2
conditions :

 la promesse ne doit pas contenir de clause d'intransmissibilité,


 les formalités prévues par l'article 1690 du Code civil doivent être respectées. Pour éviter ce
formalisme, il est possible d'insérer dans la promesse de cession une clause de substitution
dont la mise en oeuvre aboutit à transférer la promesse au profit du bénéficiaire substitué, dont
l'identité figurera ou non dans la promesse.
Quels sont les effets de la levée de l'option par le
bénéficiaire ?
La levée de l'option rend normalement la cession des parts parfaite à la date où elle intervient.

Mais il reste toujours possible de suspendre ou de différer les effets de la cession des titres. C'est
notamment le cas lorsque la promesse de cession de parts ou d'actions réserve aux parties une
faculté de dédit après la levée de l'option.

Si le vendeur ne s'est pas réservé une faculté de dédit et refuse, malgré la levée de l'option, de
conclure définitivement la vente, le bénéficiaire de la promesse peut demander l'exécution forcée de la
vente, éventuellement sous astreinte. Il peut également demander l'obtention d'un jugement valant
titre.
Quelle est la définition du délit pénal de corruption ?
Quels sont les types de corruption ?
Quels sont les éléments constitutifs ?
Quelles sont les peines encourues ?
-

1. Les différents types de corruption.


La corruption est l’offre ou l’acception de dons ou promesses en échange d’un acte de
fonction. Néanmoins, la complexité du délit de corruption tient de la pluralité de formes que
peut revêtir ce comportement.
Classiquement, on distingue la corruption active et la corruption passive, ainsi que la
corruption publique et la corruption privée.
1.1. Corruption active et corruption passive.
La différence entre corruption active et corruption passive tient dans le rôle que prend l’auteur
de la corruption.
En effet, est coupable du délit de corruption active la personne qui propose sans droit, à tout
moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, dons, des présents ou des
avantages quelconques.
Le sens actif de la corruption vient de la personne qui propose un avantage indu.
Ce type de corruption est incriminé aux articles 433-1 et 445-1 du Code pénal.
Par ailleurs, est coupable du délit de corruption passive la personne qui sollicite ou agrée sans
droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des
présents ou des avantages quelconques pour elle-même ou pour autrui.
Le sens passif de la corruption vient de la personne qui propose ou accepte l’exercice de sa
fonction en contrepartie d’un avantage indu.
Ce type de corruption est incriminé aux articles 432-11 et 445-2 du Code pénal.
1.2. Corruption publique et corruption privée.
La différence entre corruption publique et corruption privée tient à la qualité de l’agent.
En effet, la corruption est qualifiée de publique lorsqu’une personne propose un avantage indu
à un agent public en contrepartie d’un acte de fonction. Il en va de même lorsque l’agent
public est celui qui sollicite l’offre d’un avantage indu en contrepartie de l’exercice d’un acte
de sa fonction.
Est agent public toute personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de
service public ou investie d’un mandat électif public.
Par exemple, il y a corruption publique lorsqu’un maire accepte de confier un marché public
de sa commune à une entreprise privée en échange du versement d’une commission occulte
par cette entreprise.
Ce type de corruption est incriminé aux article 432-11 et 433-1 du Code pénal.
A l’inverse, la corruption privée concerne le fait pour quiconque de proposer un avantage indu
à une personne qui exerce, dans le cadre d’une activité professionnelle ou sociale, une
fonction de direction, un acte de son activité.
Par exemple, il y a corruption privée lorsqu’un directeur informatique accepte de confier un
marché de son entreprise privée à un prestataire externe, en échange du versement d’un
commission occulte par ce prestataire au directeur informatique.
Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un agent public.
Ce type de corruption est incriminé aux articles 445-1 et 445-2 du Code pénal.
Par conséquent, le délit de corruption revêt plusieurs qualifications. Néanmoins, les éléments
constitutifs du délit restent les mêmes.

2. Les éléments constitutifs du délit de


corruption.
Le délit de corruption repose sur un pacte de corruption, qui se décline en trois critères :
2.1. Un avantage indu.
Qu’il soit question de corruption active ou passive, le pacte de corruption repose toujours sur
l’offre d’un avantage indu.
Cet avantage indu peut être des dons, des promesses, des offres, des présents ou des
avantages. La remise d’une somme d’argent est la forme la plus courante d’avantage indu
mais il peut également s’agir de l’octroi d’un prêt [1].
2.2. Un acte de sa fonction ou de son activité.
L’acte de fonction ou d’activité est entendu largement. Il s’agit d’obtenir de l’agent qu’il
accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte de sa fonction. En terme de corruption privé,
il en va de même. L’agent privé doit accomplir ou s’abstenir d’accomplir un acte de son
activité.
A titre d’exemple, sera vu comme un acte de fonction la fourniture de renseignement en vue
d’obtenir l’attribution de chantiers [2].
2.3. L’initiation du pacte de corruption
Enfin, en cas de corruption active, l’auteur de la corruption, de qualité quelconque, propose
un avantage indu à un agent ciblé (public ou privé) en contrepartie d’un acte de sa fonction et
de son activité.
En cas de corruption passive, l’auteur peut, en sa qualité d’agent public ou privé, solliciter ou
agréer l’offre d’un avantage indu en contrepartie d’un acte de sa fonction ou de son activité.
En dehors de cette exigence de contrepartie, le délit de corruption n’exige pas la réalisation du
pacte. En effet, les termes « proposer » ou « solliciter ne sous-entendent pas l’acceptation du
pacte. La seule proposition de celui-ci constitue le délit de corruption [3].
De plus, il importe peu que la proposition ou la sollicitation des dons ait lieu avant ou après
l’acte demandé. En effet, l’exigence d’antériorité du pacte a été abandonnée par le législateur
en 2000, en ajoutant le terme « à tout moment » [4].
Le délit de corruption est un délit intentionnel. Ainsi, l’auteur doit avoir la conscience et la
volonté infractionnelles. Ainsi, en cas de corruption active, l’auteur doit avoir conscience
qu’il corrompt ou tente de corrompre un agent public ou privé. En cas de corruption passive,
l’agent public ou privé doit avoir conscience qu’il accepte d’être corrompu ou qu’il sollicite
un acte corruptible.

3. Les peines des différents délits de corruption.


3.1. Peines principales.
La corruption d’agent privé est punie d’une peine d’emprisonnement de cinq ans et d’une
amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.
La corruption d’agent public est punie de dix ans d’emprisonnement et d’une amende de
1 000 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.
La peine d’amende est portée à 2 000 000 € ou, s’il excède ce montant, au double du produit
de l’infraction, lorsque les infractions prévues au présent article sont commises en bande
organisée.
Enfin, plusieurs textes consacrent des incriminations spéciales de corruption. A titre
d’exemple, l’article 434-9 du Code pénal consacre les corruptions active et passive des
fonctionnaires de la justice : un magistrat, un juré ou toute autre personne siégeant dans une
formation juridictionnelle ou encore un fonctionnaire au greffe d’une juridiction.
Cette corruption spéciale est punie de dix ans d’emprisonnement et d’une amende de
1 000 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.
3.2. Peines complémentaires.
Des peines complémentaires sont prévues aux articles 433-22, 433-23 et 445-3 du Code pénal.
Ces peines sont les suivantes :
 L’interdiction des droits civiques, civils et de famille :
Cette interdiction peut porter sur le droit de vote, sur l’éligibilité ; sur le droit d’exercer une
fonction juridictionnelle ou d’être expert devant une juridiction, de représenter ou d’assister
une partie devant la justice ou encore sur le droit de témoigner en justice autrement que pour y
faire de simples déclarations (article 131-26 Code pénal)
 L’interdiction d’exercer une fonction publique ou d’exercer l’activité
professionnelle ou sociale dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle
l’infraction a été commise :
Cette interdiction est soit définitive, soit temporaire. Dans ce dernier cas, elle ne peut excéder
une durée de 5 ans (article 131-27 Code pénal).
 L’interdiction d’exercer une profession commerciale ou industrielle :
Cette peine complémentaire est prévue pour les infractions prévues par les articles 433-1,
433-2 et 433-4. Cette interdiction est soit définitive, soit temporaire. Dans ce dernier cas, elle
ne peut excéder une durée de 15 ans (article 131-27 Code pénal).
Ces interdictions d’exercice peuvent être prononcées cumulativement.
 L’affichage ou la diffusion de la décision prononcée :
La juridiction peut ordonner l’affichage ou la diffusion de l’intégralité ou d’une partie de la
décision, ou d’un communiqué informant le public des motifs et du dispositif de celle-ci. Elle
détermine, le cas échéant, les extraits de la décision et les termes du communiqué qui devront
être affichés ou diffusés. L’affichage ou la diffusion de la décision ou du communiqué ne peut
comporter l’identité de la victime qu’avec son accord ou celui de son représentant légal ou de
ses ayants droit (Article 131-35 Code pénal)
 La confiscation :

 Soit des sommes ou objets irrégulièrement reçus par l’auteur de


l’infraction, à l’exception des objets susceptibles de restitution. Cette
peine complémentaire ne s’applique qu’à la corruption d’agent public ;

 Soit de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction


ou de la chose qui en est le produit, à l’exception des objets
susceptibles de restitution. Cette peine complémentaire ne s’applique
qu’à la corruption d’agent privé.
3.3. La tentative de corruption
Enfin, la tentative du délit de corruption est punissable des mêmes peines.
Ainsi, l’entreprise ou le particulier qui tente de corrompre un fonctionnaire ou le salarié d’une
entreprise se rend coupable du délit, même si le fonctionnaire ou salarié a refusé la
proposition de corruption.
La transaction fiscale
La transaction fiscale est un contrat écrit destiné à mettre fin au litige
à l'issue d'un contrôle fiscal. Le contribuable s’engage à s’acquitter
des impôts en principal. En contrepartie, l’administration renonce,
totalement ou partiellement, aux pénalités, majorations et intérêts de
retard.

La transaction est un contrat écrit par lequel les parties terminent une
contestation née, ou préviennent une contestation à naître (article 2044 du code
civil).

La transaction suppose donc des concessions réciproques de chacune des


parties.

1) Objet de la transaction
Le contribuable s’engage à s’acquitter du montant fixé. Le contribuable renonce
également à toute réclamation et recours juridictionnel concernant les droits et
pénalités qui ont fait l’objet de la transaction (l'article L. 251 du livre des
procédures fiscales).

De son côté, l’administration fiscale peut renoncer – totalement ou partiellement -


aux pénalités, majorations et intérêts de retard encourues ou déjà prononcées
par l’administration à l’encontre du contribuable. Elle peut également décider de
ne pas porter l’affaire devant le juge.

En revanche, il n’est pas possible de réduire le montant de l’impôt en lui-


même (mais il peut faire l’objet d’une remise totale ou partielle en cas d’indigence).
2) Transaction et procédure judiciaire
La transaction doit intervenir avant la mise en mouvement d'une action judiciaire,
étant précisé que l'administration ne peut en principe transiger lorsqu'elle
envisage de mettre en mouvement l'action publique pour fraude fiscale (article L.
247 du livre des procédures fiscales).

En matière de contributions indirectes, et après la mise en mouvement par


l'administration ou le ministère public d'une action judiciaire, l'administration ne
peut transiger que si l'autorité judiciaire admet le principe d'une transaction.

Il n’est plus possible de transiger sur une amende pénale prononcée par le tribunal
correctionnel.

3) Effet de la demande de transaction


La transaction est demandée par le contribuable. Elle n’est pas suspensive de
paiement. Le contribuable a intérêt à prévenir le service de recouvrement de la
demande de transaction afin que celui-ci puisse lui accorder des délais de
paiement.

Le projet de transaction, rédigé par l’administration, décrit le montant de l’impôt


dû, des pénalités encourues et de la pénalité transactionnelle proposée. Il n’a pas
à être motivé.

Ce projet est envoyé au contribuable qui dispose d’un délai de 30 jours à compter de
sa réception pour l’accepter ou le refuser.

4) Avantages et inconvénients de la transaction


fiscale
En principe, la transaction est une opération équilibrée.

L’administration obtient le recouvrement immédiat des droits mis à la charge du


contribuable en évitant la gestion d’un contentieux long et couteux (au moins du
point des moyens humains nécessaires).

Du côté du contribuable, l’opération peut être avantageuse dans le cas où sa


position lui paraît faible sur le plan juridique. Dans cette hypothèse, il peut avoir
intérêt à limiter les pénalités encourues. Il évitera aussi les tracas et les coûts
d’un long procès à l’issue duquel il devra, selon toute vraisemblance, payer les
droits et les pénalités réclamés, augmentés des intérêts de retard (dans le cas où
il a obtenu un sursis de paiement).

On doit cependant être attentif au fait que certains vérificateurs ont la tentation
d’infliger des pénalités lourdes, et pas toujours justifiées, à la seule fin de provoquer
une demande de transaction de la part du contribuable. Ce procédé est classique de
la part de l’administration des impôts, même s’il est heureusement exceptionnel. Le
contribuable peut avoir intérêt à recueillir l’avis d’un avocat fiscaliste avant d’accepter
une transaction aussi fortement suggérée.

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