Guide Fiscalité 2024: Revenus, Épargne, Immobilier
Guide Fiscalité 2024: Revenus, Épargne, Immobilier
Guide
fiscal
2024
Sommaire
1. La fiscalité des revenus 3. La fiscalité de l'immobilier
Impôt sur le revenu La résidence principale
- Le prélèvement à la source ..................................p 04 - Les dépenses d'équipement
- La déclaration - Le foyer fiscal ...........................p 05 du logement ..................................................................... p 21
- Le revenu imposable - Les charges
déductibles .......................................................................p 05 L’immobilier locatif (location nue)
- Le calcul de l’impôt sur le revenu ...................p 06 - Les revenus fonciers .................................................. p 22
- La contribution exceptionnelle - Le dispositif Duflot-Pinel ........................................ p 24
sur les hauts revenus (CEHR) .............................p 08 - Le dispositif Denormandie ................................... p 25
- Le régime de la loi Malraux .................................. p 26
Quelques réductions - Le dispositif « Loc'Avantages » ........................... p 26
et crédits d’impôt
L’immobilier locatif (location meublée)
- Les réductions d’impôt ...........................................p 09
- L’imposition des revenus ....................................... p 27
- Les crédits d’impôt .....................................................p 10
- L’imputation des déficits ....................................... p 27
- Le plafonnement des niches
fiscales ................................................................................... p 11
L’immobilier en démembrement
- Le mécanisme de démembrement
de propriété ...................................................................... p 27
2. L
a fiscalité de l'épargne - Le mécanisme spécifique de l'usufruit
financière locatif social ...................................................................... p 27
- L'impact fiscal ................................................................ p 28
Les valeurs mobilières
- Les revenus des valeurs mobilières ................ p 12 Les plus-values immobilières
- Les plus-values sur valeurs mobilières .........p 14 - Les opérations imposables .................................. p 28
- Assiette de calcul ......................................................... p 28
Le plan d’épargne en action
(PEA) ...........................................................................................p 15
4. La fiscalité du patrimoine
Les produits de placements
à revenu fixe ................................................................... p 16 L'impôt sur la fortune immobilière (IFI)
- Les personnes imposables ...................................p 30
- Assiette de calcul .........................................................p 30
L’assurance vie et les contrats
- Les exonérations partielles ou totales .........p 30
de capitalisation ........................................................ p 17
- Les particularités des démembrements
de propriété ........................................................................p 31
L'Épargne Retraite - Le montant de l’IFI .......................................................p 31
- PER Individuel : fiscalité des sommes
versées « à l'entrée » .................................................... p 18 Les mutations à titre gratuit
- PER Individuel : régime fiscal - Les successions ............................................................. p 32
« à la sortie » ....................................................................... p 19 - Les donations ..................................................................p 34
La fiscalité
de votre
patrimoine
en toute
quiétude
Nous vous proposons ce guide* de la fiscalité
2024 rédigé en partenariat avec les experts
des Éditions Francis Lefebvre.
Bonne lecture.
* Ce guide fiscal est exclusivement conçu à des fins d’information. Il ne constitue ni un élément contractuel
ni un conseil en investissement. Les informations contenues dans ce document sont à jour à la date de
sa publication. La responsabilité de La Banque Postale ne saurait être engagée du fait des informations
contenues dans ce guide fiscal, et notamment par une prise de décision de quelque nature que ce soit
sur la base de ces informations.
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1. La fiscalité
des revenus
Impôt sur le revenu
LE PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE
Le PAS (Prélèvement à la Source) constitue le droit commun du paiement de l’impôt sur le revenu. Il
concerne la majorité des revenus perçus par les contribuables (revenus d’activité et de remplacement,
revenus fonciers) et permet un paiement de l’impôt dès la mise à disposition du revenu ou sa réalisation et en
tenant compte de ses variations. Le prélèvement est opéré selon un taux déterminé par l’administration pour
chaque foyer fiscal. Par dérogation, à compter du 1er septembre 2025, le taux de PAS des contribuables mariés
ou pacsés soumis à imposition commune sera individualisé en l’absence d’option contraire (l’application du
taux unique deviendra alors optionnelle).
BON À SAVOIR : Le taux du Prélèvement à la Source peut être modulé par le contribuable à la
hausse ou à la baisse lorsque le montant du prélèvement estimé est inférieur de plus de 5 % au mon-
tant du prélèvement qui résulterait du maintien du taux non modulé.
Pour les réductions et crédits d’impôt récurrents (emploi d’un salarié à domicile, garde d’enfant, dons aux
œuvres, investissements locatifs, cotisations syndicales, frais d’accueil en Ephad) une avance de 60 % est calculée
sur le montant des réductions/crédits d’impôt dont vous avez bénéficié en 2022 et versée au plus tard le
1er mars 2024. Le solde est versé à l’été 2024 sur la base des dépenses réellement engagées en 2023 (suite à la
déclaration 2024 de vos revenus 2023).
JANVIER N
Avance de 60 % d’une partie des crédits et réductions d’impôt
MAI N AOÛT N SEPTEMBRE N
Déclaration - Calcul IR* sur revenus N-1 - Avis IR* sur revenus N-1
revenus N-1 - Versement du solde des -A justement Prélèvement
crédits et réductions d’impôt à la Source
LE SAVIEZ-VOUS ?
Changement de situation familiale et/ou professionnelle : quelles conséquences ?
Dès que vous avez un changement de situation personnelle, par exemple une variation sensible
de vos revenus (départ à la retraite...) ou un changement de situation de famille (mariage, divorce,
naissance…), vous pouvez immédiatement adapter votre taux de prélèvement sur votre espace
personnel sur [Link]. L’administration calculera le nouveau taux de prélèvement et le trans-
mettra à votre employeur ou à votre caisse de retraite. Dans le cas général, le taux sera actualisé sur
la paie du mois suivant (sinon, sur celle du mois d’après). Si vous êtes indépendant ou que vous per-
cevez des revenus fonciers, l’actualisation de votre taux de prélèvement viendra modifier le montant
de vos acomptes.
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LA DÉCLARATION – LE FOYER FISCAL
n Le foyer fiscal
• Les personnes célibataires, divorcées ou veuves doivent souscrire leur déclaration en y incluant les reve-
nus des personnes à leur charge ou rattachées au foyer fiscal.
• Les couples mariés font l’objet d’une imposition commune quel que soit leur régime matrimonial. Ils
peuvent toutefois faire l’objet d’une imposition distincte dans 3 cas : s’ils sont séparés de biens et ne vivent pas
sous le même toit, s’ils sont en instance de séparation de corps ou de divorce et ont été autorisés à résider sé-
parément ou si l’un ou l’autre a abandonné le domicile conjugal et qu’ils disposent chacun de revenus propres.
• Les personnes signataires d’un Pacs font l’objet d’une imposition commune (sauf cas particuliers analo-
gues aux couples mariés).
• Les enfants mineurs célibataires sont automatiquement rattachés au foyer fiscal de leurs parents.
• Les enfants majeurs célibataires peuvent demander à être rattachés au foyer fiscal de leurs parents s’ils sont :
- âgés de moins de 21 ans ;
- âgés de moins de 25 ans et poursuivent leurs études ;
- quel que soit l’âge s’ils sont infirmes.
n L’impôt porte sur l’ensemble des revenus dont le foyer fiscal a disposé durant l’année civile d’impo-
sition, déduction faite des charges et abattements prévus par la loi. Les diverses sources de revenus prises en
compte pour déterminer le revenu global sont réparties en différentes catégories : les traitements, salaires et
pensions, les bénéfices industriels et commerciaux, les bénéfices non commerciaux, les bénéfices agricoles,
les revenus de capitaux mobiliers, les plus-values sur cession de valeurs mobilières et les revenus fonciers.
Le revenu brut global s’obtient en additionnant ces différents revenus nets catégoriels, chacun étant déterminé
selon des règles propres.
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• Les frais d’accueil d’une personne âgée de plus de 75 ans, dans le besoin, mais envers laquelle le contri-
buable n’a aucune obligation alimentaire. La valeur réelle des avantages en nature peut être déduite dans la
limite de 3 968 € par personne recueillie.
• Une partie de la contribution sociale généralisée (CSG) assise sur la plupart des revenus du patrimoine de
l’année 2022, ainsi que sur certains revenus de placement perçus en 2023, imposables et non soumis à un
prélèvement forfaitaire.
• Les cotisations d’épargne retraite. Les contribuables qui souhaitent se constituer un complément de
retraite peuvent déduire de leur revenu brut global, dans une certaine limite, les cotisations versées.
FOCUS
L’ÉPARGNE RETRAITE
Les plans d’épargne retraite (PER) ont été mis en place depuis le 1er octobre 2019 pour remplacer les
produits antérieurs : régimes de retraite supplémentaire d’entreprise ou de branche « article 83 », Perco,
contrats « Madelin », PERP et produits assimilés. Toutefois, ces solutions d’épargne retraite, déjà en place
au 1er octobre 2020, peuvent continuer à fonctionner sans limitation de durée.
Une question sur votre retraite ? Les Chargés d’Affaires Experts en Patrimoine de La Banque Postale
sont à votre disposition pour échanger sur la préparation de votre retraite. La Banque Postale dispose d’une
longue expérience en la matière pour vous aider à anticiper la préparation de ce moment clé de votre vie.
L’impôt sur le revenu est calculé en divisant le revenu net imposable par le nombre de parts du foyer fiscal,
apprécié au 1er janvier de l’année d’imposition ou au 31 décembre si les charges de familles ont augmenté en
cours d’année.
n Le nombre de parts
NOMBRE
SITUATION DE FAMILLE
DE PARTS
Célibataire, divorcé(e) ou veuf (veuve) sans personne à charge 1
Célibataire ou divorcé(e) vivant seul(e) avec un enfant mineur dont la charge 1,5
est partagée
6
Marié(e) ou veuf (veuve) avec un enfant 2,5
Célibataire ou divorcé(e) vivant seul(e) avec deux enfants à charge exclusive 2,5
Marié(e) ou veuf (veuve) avec deux enfants 3
Célibataire ou divorcé(e) vivant seul(e) avec trois enfants à charge exclusive 3,5
Marié(e) ou veuf (veuve) avec trois enfants 4
Célibataire ou divorcé(e) vivant seul(e) avec quatre enfants à charge exclusive 4,5
Marié(e) ou veuf (veuve) avec quatre enfants (et ainsi de suite en ajoutant une part
5
supplémentaire pour chaque enfant)
n Le barème
Le barème de l’impôt sur le revenu applicable pour l’imposition des revenus de 2023 est le suivant pour un
quotient familial d’une part (avant application du plafonnement des effets du quotient familial) :
FOCUS
7
n Le plafonnement des effets du quotient familial
L’avantage fiscal résultant de l’application du quotient familial est plafonné à (imposition des revenus de 2023) :
• 1 759 € pour chaque demi-part additionnelle à la situation de base (1 part pour un célibataire, 2 pour un couple),
• 880 € pour chaque quart de part additionnel à la situation de base (dans le cas des enfants en résidence alter-
née).
n Principaux plafonnements spécifiques
• Pour les contribuables célibataires, divorcés ou séparés vivant seuls (le concubinage est exclu) qui
supportent la charge exclusive d’au moins un enfant, l’avantage en impôt procuré par la première part ad-
ditionnelle est plafonné à 4 149 € (2 075 € pour la demi-part accordée au titre des deux premiers enfants à
charge en cas de garde alternée). L’avantage procuré par la demi-part supplémentaire pour les personnes
seules et ayant élevé seuls pendant au moins 5 années un ou plusieurs enfants est plafonné à 1 050 € pour
l’imposition des revenus de 2023.
• Pour les invalides, les anciens combattants (de plus de 75 ans) et les veuves âgées de plus de 75 ans,
l’avantage est plafonné à 3 512 € par demi-part.
• Pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés sans personne à charge mais ayant élevé seul
pendant 5 ans un enfant, l’avantage en impôt procuré par la demi-part supplémentaire est plafonné à 1 050 €.
• Pour les veufs chargés de famille, l’avantage fiscal attaché à la part supplémentaire est plafonné à 5 476 €.
n Décote en cas de faibles ressources
Les contribuables bénéficient d’une décote si le montant brut de leur impôt sur le revenu ne dépasse pas
1 929 € (pour les célibataires, divorcés ou veufs) ou 3 191 € (pour les couples soumis à imposition commune).
La décote est égale à la différence entre, selon le cas, 873 € ou 1 444 € et 45,25 % du montant de la cotisation
d’impôt brut.
Cette contribution prend la forme d’un prélèvement sur le revenu fiscal de référence. Elle est déclarée et
contrôlée selon les mêmes règles et sous les mêmes garanties et sanctions qu’en matière d’impôt sur le revenu.
TAUX APPLICABLES
FRACTION DU REVENU FISCAL Contribuables mariés
DE RÉFÉRENCE Contribuable célibataire,
ou pacsés, soumis à
veuf, séparé ou divorcé
imposition commune
LE SAVIEZ-VOUS ?
Simplification de la déclaration de revenus : la déclaration automatique des revenus
Dans le cadre du dispositif de la déclaration automatique de revenus, la déclaration prend la forme
d’une simple validation tacite des éléments déjà connus de l’Administration. Les contribuables qui
n’apportent aucun complément ou rectification avant la date limite de déclaration sont réputés
avoir souscrit leur déclaration.
Il est également possible de procéder à une déclaration classique pour signaler des changements.
L’obligation déclarative des revenus perdure pour les nouveaux contribuables ou pour ceux dont
l’Administration ne dispose pas de suffisamment de données exactes et exhaustives (travailleurs
indépendants, titulaires de revenus fonciers...).
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Quelques réductions et crédits d’impôt
LES RÉDUCTIONS D’IMPÔT
61 € par enfant au collège, 153 € par enfant au lycée, et 183 € par enfant dans
l’enseignement supérieur.
Montant pour chaque enfant à charge (ou rattaché) qui poursuivait,
Frais de scolarité
au 31 décembre de l’année d’imposition, des études secondaires ou
supérieures. La réduction est divisée par deux lorsque l’enfant est
en résidence alternée.
Primes afférentes aux contrats 25 % du montant total des primes versées pris dans la limite annuelle de
de « rente-survie » et « d’épargne handicap » 1 525 € majorée de 300 € par personne à charge.
18 % (25 % pour les versements effectués à compter d’une date fixée par
Souscriptions au capital de sociétés foncières décret) et jusqu’au 31 décembre 2025 dans la limite de 50 000 € pour les
solidaires personnes seules et 100 000 € pour les couples soumis à une imposition
commune sous réserve de conserver les titres pendant 5 ans.
Le total de ces deux réductions d’impôt ne pourra pas procurer une réduction
d’impôt globale supérieure à 50 000 € sur la période du 1er janvier 2024 au
31 décembre 2028.
9
À NOTER
Certains investissements locatifs dans le cadre de dispositifs spécifiques tels que Pinel,
Denormandie ou Loc’Avantages... ouvrent également droit à des réductions d’impôt.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à contacter votre Chargé d’Affaires Expert en Patrimoine
de La Banque Postale.
Contrairement aux réductions d’impôt, les crédits d’impôt peuvent donner lieu à remboursement.
• Les sommes versées pour l’emploi d’un salarié à domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt à hauteur de 50 %
des salaires versés par l’employeur (cotisations patronales incluses), dans la limite de 12 000 € par foyer, majorés
de 1 500 € par enfant à charge et par membre du foyer âgé de plus de 65 ans, avec un maximum de 15 000 €. Ces
plafonds de dépenses sont respectivement de 15 000 € et 18 000 € pour l’année d’imposition au cours de
laquelle le contribuable emploie pour la première fois, directement, un salarié à son domicile. Le plafond
des dépenses est de 20 000 € pour les contribuables invalides ou ayant à leur charge une personne invalide.
Le salarié peut être employé directement par le contribuable ou par une association, un organisme ou une
entreprise de services agréée. Les dépenses correspondant aux travaux de petit bricolage, aux petits travaux
de jardinage et aux prestations d’assistance informatique sont prises en compte dans les limites respectives de
500 €, 5 000 € et 3 000 € par an et par foyer fiscal. Le contribuable doit indiquer sur sa déclaration de revenus la
nature des services au titre desquels les sommes ouvrant droit à réduction d’impôt ont été exposées et doit être
en mesure de présenter, à la demande de l’Administration, l’attestation annuelle établie pour l’emploi du salarié.
• Les frais de garde hors du domicile d’un enfant âgé de moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’impo-
sition (frais de crèche, de garderie, d’activités périscolaires ou d’assistante maternelle agréée) ouvrent droit
à un crédit d’impôt égal à 50 % d’un montant de dépenses limité à 3 500 € par enfant à charge, soit 1 750 €
d’avantage maximal par enfant. Ce plafond est divisé par deux si l’enfant fait l’objet d’une garde alternée au
domicile de chacun des parents séparés ou divorcés.
• Certaines dépenses effectuées dans les résidences principales par le propriétaire, le locataire ou l’occupant
à titre gratuit (cf. page 21 sur la Fiscalité de l’immobilier).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Pour rappel :
Les réductions et crédits d’impôt les plus courants sont versés en deux temps :
n un acompte en janvier basé sur les dépenses de l’année N-2 (dépenses 2022 déclarées en 2023
pour le montant de l’acompte 2024) ;
n le solde en juillet-août de l’année N en fonction des dépenses réellement effectuées l’année
précédente (année N-1).
Ce mécanisme conduit certains contribuables à devoir rembourser en année N tout ou partie de
l’acompte trop-perçu s’ils ont arrêté leurs dépenses en année N-1.
Comment moduler le montant de votre avance ?
Lorsque vos dépenses diminuent ou cessent en année N, et pour éviter d’avoir à rembourser l’avance
qui vous sera versée en janvier N+1, vous avez la possibilité de diminuer le montant de cette avance,
ou de la supprimer, entre mi-octobre et début décembre de l’année N.
Rendez-vous dans votre espace particulier sur [Link], rubrique « Gérer mon Prélèvement à
la Source », menu « Gérer vos avances de réductions et crédits d’impôt ».
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LE PLAFONNEMENT DES NICHES FISCALES
Pour les investissements réalisés depuis 2009, l’avantage global obtenu par foyer fiscal, au titre de certains
régimes de faveur, ne peut excéder un plafond dont le montant varie selon l’année de réalisation des investis-
sements (voir tableau ci-après).
Pour les investissements réalisés depuis 2013, le montant global des avantages fiscaux ne doit pas excéder,
de manière générale 10 000 € majoré de 8 000 € pour les avantages liés aux investissements outre-mer, aux
souscriptions au capital des Sofica, et depuis 2015 aux investissements « Duflot-Pinel » outre-mer.
Compte tenu des modalités d’entrée en vigueur des différents plafonds, un contribuable peut bénéficier
simultanément d’avantages fiscaux produisant toujours leurs effets. Dans ces situations, les plafonds succes-
sifs s’articulent afin que ces avantages soient chacun soumis au plafond en vigueur à la date de réalisation de
l’investissement dont ils découlent.
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[Link] fiscalité
de l’épargne financière
Les dividendes d’actions et de titres d’OPC (Sicav ou fonds communs de placement), détenus hors PEA
et/ou PEA PME, sont imposables à l’impôt sur le revenu au titre des revenus de capitaux mobiliers.
PRÉLÈVEMENTS PRÉLÈVEMENTS
PLACEMENTS
FISCAUX SOCIAUX
(1) Acompte (Prélèvement à la Source non libératoire) lors du versement : les personnes physiques appartenant à un foyer fiscal
dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à un certain montant (50 000 € pour les contribuables
célibataires, divorcés ou veufs ou 75 000 € pour ceux soumis à imposition commune) peuvent demander à en être dispensées.
(2) Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % est assis sur le montant brut des revenus, sans aucune déduction au titre
des frais et charges.
(3) En cas d’option globale pour l’application du barème progressif de l’IR, il est possible de bénéficier d’un abattement de 40 %
sur les revenus distribués par les sociétés françaises ou étrangères soumises à l’impôt sur les sociétés (IS).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Les revenus des capitaux mobiliers sont-ils concernés par le Prélèvement à la Source ?
Les dividendes et les intérêts encaissés étant soumis lors de leur versement à un acompte
(prélèvement obligatoire non libératoire), ils ne sont pas concernés par le Prélèvement à la Source.
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FOCUS
BON À SAVOIR :
n L’imposition forfaitaire ou l’option pour le barème de l’IR sont des options GLOBALES qui
s’appliqueront à l’ENSEMBLE des revenus concernés par l’application du PFU.
n L’abattement de 40 % n’est applicable que dans le cas du choix pour le barème progressif
de l’impôt sur le revenu et sous certaines conditions.
n Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont pris en année N et ce quel que soit le choix fiscal
en année N+1.
n La CSG, au taux de 6,8 %, est une charge déductible du revenu brut global uniquement en cas
d’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. En cas d’application du PFU, la CSG
est entièrement non déductible puisqu’il s’agit d’une imposition forfaitaire.
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LES PLUS-VALUES SUR VALEURS MOBILIÈRES
n Régime général
14
Le plan d’épargne en action (PEA)
Deux PEA cohabitent : le PEA « classique » dont le plafond des versements est fixé à 150 000 € (20 000 € pour
une personne physique majeure rattachée) et le PEA “PME-ETI” dont le plafond des versements est fixé à 225 000 €.
Le PEA classique est un compte-titres qui doit être composé d’actions françaises ou européennes, d’actions
ou parts d’OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) détenant plus de 75 % de tels titres.
Le PEA “PME-ETI” est destiné à financer les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille
intermédiaire (ETI).
Un même contribuable peut souscrire un plan de chaque type (ainsi que chaque membre d’un couple soumis
à imposition commune le cas échéant), la somme des versements effectués sur ces deux plans ne peut
toutefois pas excéder 225 000 €. La transmission du plan par donation et son démembrement sont exclus.
Le nantissement est possible.
(1) Les retraits ou rachats partiels après 5 ans n’entraînent pas la clôture du plan. Le PEA continue à fonctionner en franchise
d’impôt sur le revenu.
(2) Le gain net correspond à la différence entre la valeur liquidative du PEA à la date du retrait et le montant des versements
effectués sur le plan depuis son ouverture.
(3) Le taux de 17,2 % s’applique aux revenus réalisés depuis le 1er janvier 2018.
À NOTER
n Pendant la durée du plan, les dividendes, les plus-values de cession et les autres produits que
procurent les placements effectués dans le cadre du PEA ne sont pas imposables à l’impôt sur
le revenu.
n L’exonération des produits des titres non cotés est cependant plafonnée chaque année à 10 %
du montant de ces titres.
nLes retraits (ou rachats) anticipés bénéficient d’une exonération dans certaines situations,
notamment : décès du titulaire du plan et affectation des sommes au financement de la
création ou de la reprise d’une entreprise, sous conditions.
nLe gain net réalisé en cas de retrait d’ORA non cotées ou d’actions non cotées reçues en
remboursement de celles-ci est soumis à l’impôt sur le revenu à hauteur de la fraction qui
excède le double de la valeur du placement, que ce retrait intervienne avant ou après 5 ans, et
qu’il entraîne ou non la clôture du plan. La fraction imposable est soumise au PFU sauf option
globale pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Les gains ou pertes constatés à l’occasion de la clôture d’un plan de moins de 5 ans peuvent se compenser
avec des plus ou moins-values sur cession de valeurs mobilières de la même année ou des 10 années suivantes,
bien qu’ils ne soient pas imposés selon les mêmes modalités.
Les pertes enregistrées sur un PEA de plus de 5 ans peuvent s’imputer sur les plus-values réalisées hors PEA au
cours de la même année ou sur les 10 années suivantes, à la condition que le contribuable cède l’intégralité des
titres détenus dans le PEA et le clôture (pas de transfert possible des titres sur un compte-titres ordinaire).
15
FOCUS
PEA : À SAVOIR
n Votre époux/se ou partenaire de Pacs et vos enfants majeurs fiscalement à charge (entre 18 et 25 ans)
peuvent aussi ouvrir un PEA (uniquement un PEA classique s’agissant d’enfants majeurs encore à
charge). Le plafond du PEA des enfants à charge, appelé « PEA jeunes », est limité à 20 000 €.
n Depuis le 15 juillet 2021, les frais d’ouverture, de tenue, de transaction et de transfert d’un PEA ou
d’un PEA-PME sont plafonnés (Décret 2021-925).
REVENUS PLUS-VALUES
PLACEMENTS Prélèvements Impôt sur le Prélèvements
Impôt sur le revenu
sociaux revenu sociaux
Exonération totale
PEP BANCAIRES des produits et de la rente 17,2 % Sans objet Sans objet
viagère
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L’assurance vie et les contrats de capitalisation
L’IMPOSITION EN CAS DE RACHAT
Les produits d’un contrat d’assurance vie et d’un contrat de capitalisation sont constitués par la différence
entre les sommes remboursées (rachat total ou partiel) au bénéficiaire et le montant des primes versées
(seuls les intérêts font l’objet d’une imposition).
Selon le type et la durée du contrat, ils sont, lors d’un rachat (total ou partiel), soit exonérés, soit taxés à l’impôt
sur le revenu (taxation forfaitaire ou, sur option, barème progressif de l’IR).
Le tableau ci-après récapitule les règles d’imposition. Il ne tient pas compte des prélèvements sociaux.
RÉGIME APPLICABLE EN N + 1
Barème progressif • PFU de 12,8 % ou, sur option globale, barème progressif
Entre 4 et 8 ans si option pour le PFL* • Imputation du PFNL**
pas exercée en N • Restitution en cas d’excédent
Barème progressif • PFU de 12,8 % ou, sur option globale, barème progressif
Moins de 4 ans si option pour le PFL* • Imputation du PFNL**
pas exercée en N • Restitution en cas d’excédent
* PFL : prélèvement forfaitaire libératoire. ** PFNL : prélèvement forfaitaire obligatoire non libératoire.
(1) Pour les personnes optant pour le prélèvement libératoire, l’abattement est accordé sous forme de crédit d’impôt.
(2) L’abattement s’applique en priorité sur les produits attachés aux primes versées avant le 27/09/2017 puis pour les produits
attachés aux primes versées depuis cette date, sur ceux imposables au taux de 7,5 % puis sur ceux taxables au taux de 12,8 %.
(3) La fraction relevant du taux de 7,5 % s’applique au prorata de l’encours ne dépassant pas 150 000 €, la fraction excé-
dentaire étant soumise au taux de 12,8 %. Le prorata est déterminé par application du quotient suivant : 150 000 € (réduit
du montant, net de remboursements, des primes versées avant le 27/09/2017)/montant des primes versées depuis le 27/09/2017
(net de remboursements).
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Exemple
Contribuable célibataire procédant en 2023 au rachat partiel d’un contrat d’assurance vie souscrit en 2012
et pour lequel une prime de 200 000 € a été versée en décembre 2021.
Le montant des produits perçus et se rattachant au versement effectué en décembre 2021 s’élève à 7 000 €
(il est fait abstraction dans l’exemple de la partie des produits se rattachant aux versements effectués avant
le 27/09/2017).
Les modalités de taxation à l’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux) de ces produits sont les suivantes :
En 2023, application du PFNL de 7,5 % (contrat de plus de 8 ans) : 7 000 € × 7,5 % = 525 €.
En 2024, lors de la déclaration des revenus de 2023 (par hypothèse, le contribuable n’a pas d’autre contrat,
le montant des primes versées avant le 27/09/2017 et n’ayant pas déjà fait l’objet d’un remboursement en
capital s’élève à 100 000 €) :
• f raction des produits relevant du taux de 7,5 % : (150 000 € - 100 000 €)/200 000 € = 25 %, soit
7 000 € × 25 % = 1 750 € ;
• f raction des produits relevant du taux de 12,8 % : 7 000 € − 1 750 € = 5 250 € ;
• application de l’abattement de 4 600 € (imputation prioritaire sur les produits imposables au taux de 7,5 %).
Il s’impute donc à hauteur de 1 750 € sur la fraction relevant du taux de 7,5 % puis à hauteur de 2 850 €
sur la fraction relevant du taux de 12,8 % ;
• imposition forfaitaire à l’impôt sur le revenu : 2 400 € (= 5 250 € − 2 850 €) × 12, 8 % = 307,20 €.
Le prélèvement forfaitaire non libératoire de 525 € s’impute sur l’impôt sur le revenu et, est, le cas échéant,
restituable.
FOCUS
Pour les contrats souscrits avant le 1er janvier 1983, les gains issus de versements effectués depuis le
10 octobre 2019 sont taxés au taux de 7,5 %. En revanche, les gains issus de primes versées avant le 10 oc-
tobre 2019 ne sont pas concernés : ils continuent de bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu.
L’épargne retraite
Les plans d’épargne retraite (PER), créés par la loi Pacte, sont des produits d’épargne retraite permettant aux
personnes physiques de se constituer une épargne supplémentaire pour compléter leurs revenus à la retraite
sous forme de rente ou de versement en capital (des garanties complémentaires peuvent être prévues). Mis
en place depuis le 1er octobre 2019, ils ont vocation à remplacer les produits antérieurs : régimes de retraite
supplémentaire d’entreprise ou de branche « article 83 », Perco, contrats « Madelin », Perp et produits assimilés.
Il existe trois types de PER :
• Deux dans le cadre collectif de l’entreprise (ou interentreprises) : le PER d’entreprise collectif (Pereco) et le
PER d’entreprise obligatoire (Pero).
• Le troisième est institué en dehors de tout cadre professionnel : le PER individuel, ouvert à toute personne,
avec ou sans activité professionnelle (il remplace le Perp et les contrats « Madelin »).
À compter du 1er janvier 2024 seules les personnes ayant au moins 18 ans peuvent ouvrir un PER individuel.
Les PER existants détenus par un mineur ne peuvent plus recevoir de nouveaux versements.
18
d’exploitations agricoles et les dirigeants « article 62 », les versements volontaires aux PER individuels et aux
Pereco sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite d’un plafond annuel.
Il est possible de renoncer à cette déduction pour un traitement plus favorable des rentes ou capitaux obtenus
du plan « à la sortie ».
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le déblocage anticipé du capital est possible.
La liquidation ou le rachat avant l’échéance est possible en cas « d’accidents de la vie » (décès du
conjoint ou du partenaire de Pacs, surendettement, invalidité, cessation d’activité par liquidation
judiciaire, expiration des droits au chômage) ou pour l’acquisition de la résidence principale (sauf
pour les droits issus de versements obligatoires).
TABLEAU RÉCAPITULATIF
VERSEMENTS VOLONTAIRES DÉDUCTIBLES
Déductibles de l’IR ou des bénéfices
Fiscalité à l’entrée
professionnels dans certaines limites(1)
19
VERSEMENTS VOLONTAIRES NON-DÉDUCTIBLES
(1) Pour les salariés, le plafond 2024 est égal au plus élevé des deux montants suivants :
- 10 % des revenus de 2023, nets de cotisations sociales et de frais professionnels, avec une déduction maximale
de 35 194 €,
- ou 4 399 € si ce montant est plus élevé.
Pour les indépendants, le plafond est égal au plus élevé des deux montants suivants :
- 10 % des bénéfices imposables de 2024, dans la limite de 351 936 € + 15 % du bénéfice imposable compris entre 46 368 €
et 370 944 € soit une limite maximale de déduction de 85 780 € pour 2024,
- ou 4 637 € si ce montant est plus élevé.
(2) - Pour un bénéficiaire de moins de 50 ans, 70 % de la rente est imposable.
- Pour un bénéficiaire entre 50 et 59 ans, 50 % de la rente est imposable.
- Pour un bénéficiaire entre 60 et 69 ans, 40 % de la rente est imposable.
- Pour un bénéficiaire de plus de 69 ans, 30 % de la rente est imposable.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Transfert d’épargne vers un PER.
Sauf exception, il est possible de transférer sur un PER les avoirs détenus dans un autre produit
d’épargne retraite.
Les revenus produits pendant la période d’épargne par les titres détenus dans les PER sont exoné-
rés d’impôt sur le revenu dès lors qu’ils sont réemployés dans le plan et frappés de la même indis-
ponibilité que les titres auxquels ils se rattachent ; ils échappent, en conséquence, au prélèvement
forfaitaire non libératoire.
20
[Link] fiscalité
de l’immobilier
La résidence principale
L’administration fiscale définit la résidence principale comme le logement où le contribuable réside de
manière habituelle et effective.
Les contribuables, domiciliés en France, supportant des dépenses pour équiper leurs logements en systèmes
de charge pour véhicules électriques peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt (CGI art. 200 quater C).
Ce crédit d’impôt est octroyé à raison des dépenses effectuées, entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2025,
pour l’acquisition et la pose d’un système de charge pour véhicules électriques. Pour les dépenses payées
depuis le 1er janvier 2024, seules sont éligibles au crédit d’impôt les bornes de recharge qui sont pilotables.
Il s’applique pour le calcul de l’impôt sur les revenus de l’année au titre de laquelle la dépense éligible a été
payée. Il est égal à 75 % de cette dépense dans la limite de 500 € par système de charge pour les dépenses
payées depuis le 1er janvier 2024, 300 € pour celles payées avant cette date (CGI art. 200 quater C, 4 et 5).
Les contribuables, propriétaires, locataires ou occupants à titre gratuit de leur habitation principale, située en
France, bénéficient d’un crédit d’impôt sur le revenu au titre des dépenses d’installation ou de remplacement
des équipements suivants :
• jusqu’au 31 décembre 2023, les équipements spécialement conçus pour l’accessibilité des logements aux
personnes âgées et handicapées, éligibles au crédit d’impôt pour l’ensemble des contribuables ;
• les équipements permettant l’adaptation des logements à la perte d’autonomie ou au handicap, éligibles
à l’avantage fiscal pour les seuls foyers fiscaux dont l’un des membres est en situation de handicap ou de
perte d’autonomie (CGI art. 200 quater A).
Sont visés les équipements payés jusqu’au 31 décembre 2025 dans le cadre de travaux réalisés dans un lo-
gement achevé, les équipements intégrés à un logement acquis neuf au plus tard le 31 décembre 2025 ou
intégrés à un logement acquis en l’état futur d’achèvement ou que le contribuable fait construire, achevé au
plus tard le 31 décembre 2025.
Le crédit d’impôt est calculé au taux de 25 % et s’applique au titre de l’année de paiement des dépenses ou au
titre de l’année d’achèvement du logement ou de son acquisition, si elle est postérieure.
Pour un même logement, le montant des dépenses ouvrant droit à l’avantage fiscal ne peut excéder, au titre
d’une période de 5 années consécutives, la somme de 5 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divor-
cée, et de 10 000 € pour un couple marié ou pacsé, soumis à une imposition commune. Ce plafond pluriannuel
est majoré de 400 € par personne à charge (200 € lorsqu’il s’agit d’un enfant réputé à charge égale de l’un et
l’autre des parents).
21
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le crédit d’impôt transition énergétique (ou CITE) et les aides de l’Agence nationale de l’Habitat
« Habiter mieux agilité » et « Habiter mieux sérénité » ont été remplacés par une prime forfaitaire
versée par l’Agence nationale de l’habitat (dispositif « MaPrimeRénov »). Le montant de la prime varie
en fonction des matériaux et des équipements éligibles dans la limite d’un plafond de 20 000 € pour
des travaux sur un logement et pendant une durée maximale de 5 ans. Les propriétaires bailleurs
peuvent bénéficier de cette prime pour au maximum trois logements qu’ils mettent en location,
dans la limite d’un plafond de 20 000 € par logement et sous réserve d’un engagement de
location pour une durée minimale de 5 ans. Depuis le 1er janvier 2022, MaPrimeRévov’ est réservée
aux logements construits depuis au moins 15 ans, afin de renforcer la rénovation des logements
anciens. Il est possible de bénéficier de cette prime pour les logements construits depuis plus de
2 ans pour le changement d’une chaudière fonctionnant au fioul.
Les contribuables, propriétaires de logements situés en France, achevés avant l’approbation du plan de pré-
vention des risques technologiques, qu’ils affectent à leur habitation principale ou qu’ils louent ou s’engagent
à louer pendant 5 ans, à titre d’habitation principale, à des personnes autres que leur conjoint ou un membre
de leur foyer fiscal, bénéficient d’un crédit d’impôt au titre des dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2026
pour la réalisation de travaux prescrits par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) et de
diagnostics préalables à la réalisation de ces travaux.
Le crédit d’impôt, accordé au titre de l’année du paiement des dépenses, est égal à 40 % du montant de ces
dépenses.
Pour un même logement, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt et payées dans les délais
impartis ne peut pas excéder 20 000 €.
Conditions Revenus bruts fonciers S’applique quand les conditions du micro-foncier ne sont
d’éligibilité annuels < 15 000 €. pas respectées, c’est-à-dire en cas de survenance d’une
cause d’exclusion de plein droit du régime micro-foncier
Ne pas avoir opté pour ou lorsque les recettes deviennent supérieures à 15 000 €.
un régime spécifique autre ou
que les régimes Scellier
(à l’exception du « Scellier Sur option exercée pour 3 ans minimum, irrévocable
intermédiaire ou ZRR »), pendant cette période puis reconductible annuellement.
Duflot-Pinel, Denormandie L’option pour le régime réel d’imposition n’est soumis à
et Malraux. aucun formalisme particulier et résulte de la souscription
de la déclaration n° 2044 et du report sur la déclaration
n° 2042. L’option est globale, c’est-à-dire qu’elle s’applique
à l’ensemble des revenus fonciers réalisés par le foyer fiscal.
22
RÉGIME SIMPLIFIÉ RÉGIME NORMAL « RÉEL »
« MICRO-FONCIER »
Déductions charges Les frais et charges
Charges déductibles pour leur montant réel :
et intérêts sont déductibles pour
un montant forfaitaire • dépenses de réparation et d’entretien ;
de 30 % des loyers • dépenses d’amélioration ;
bruts et calculé par • dépenses acquittées pour le compte des locataires
l’administration fiscale et non récupérées ;
• provisions pour charge de copropriété ;
• indemnités d’éviction et les frais de relogement ;
• frais de gestion ;
• primes d’assurance : assurance habitation propriétaire
non occupant, loyers impayés ;
• certaines impositions n’incombant pas à l’occupant :
la taxe foncière principalement, la taxe d’enlèvement
des ordures ménagères n’est pas déductible, car il
appartient au locataire de s’en acquitter ;
• intérêts des emprunts contractés pour l’acquisition,
la construction, la réparation, l’amélioration ou la
conservation des propriétés et les frais accessoires
s’y rapportant (frais de dossier et frais d’inscription
hypothécaire, commission d’engagement, primes
du contrat assurance emprunteurs) ;
• intérêts des emprunts substitutifs sont déductibles
sous conditions (notamment les intérêts admis en
déduction n’excédant pas ceux qui figuraient
sur l’échéancier initial).
Obligations Déclaration d’ensemble Déclaration des revenus fonciers n° 2044 (CERFA n° 10334)
déclaratives des revenus n° 2042 ou n° 2044-SPE (spéciale ; CERFA n° 10335) pour les
(rubrique 4 « revenus
personnes qui ont réalisé un investissement ouvrant droit
fonciers », case 4 BE)
à la déduction au titre de l’amortissement Robien, Besson
ou Périssol notamment.
23
LE DISPOSITIF DUFLOT-PINEL
Il s’applique aux investissements réalisés par des personnes physiques en direct ou via des sociétés immobi-
lières soumises à l’impôt sur le revenu (SCI). La réduction d’impôt est recentrée sur les bâtiments d’habitation
collectifs pour les investissements réalisés depuis le 1er janvier 2021. Les contribuables qui souscrivent des parts
de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) peuvent également bénéficier de ce dispositif (dans ce cas
95 % du montant de la souscription doit servir à financer un investissement mentionné ci-après).
n La réduction d’impôt
La réduction d’impôt s’applique aux logements situés dans des communes classées dans des zones géogra-
phiques où il existe un déséquilibre important entre l’offre et la demande. Sont concernées les zones A bis,
A et B1. Les immeubles situés dans les zones B2 et C sont exclus si leur acquisition est réalisée à compter
du 1er janvier 2018 (ou pour les constructions avec demande de permis de construire déposée
à compter de cette date ou avant cette date si l’acquisition est réalisée après le 15 mars 2019). Par exception,
le logement est éligible au dispositif, quelle que soit sa zone de situation, s’il est situé dans une commune
dont le territoire est couvert par un contrat de redynamisation de sites de défense (investissements réalisés
depuis 2017) ou qui a été couvert par un tel contrat dans un délai de 8 ans précédant l’investissement
(investissements réalisés depuis 2018).
Le contribuable peut bénéficier de la réduction d’impôt, au titre d’une même année d’imposition, à raison
de l’acquisition, de la construction, de la réhabilitation ou de la transformation de deux logements. Il en va ainsi
que les logements soient détenus en direct ou via une SCI. La réduction est calculée sur la base du prix de
revient du (des) logement(s) (100% du montant de la souscription pour les porteurs de parts de SCI et de SCPI)
retenu dans la limite d’un plafond par mètre carré de surface habitable fixé à 5 500 € et dans la limite globale
de 300 000 €.
La fraction de la réduction d’impôt qui excède l’impôt dû par le contribuable ne peut pas être imputée sur
l’impôt dû au titre des années suivantes.
Un engagement de location nue. Le propriétaire bailleur doit s’engager à donner le logement en loca-
tion nue à usage d’habitation principale à une personne physique autre qu’un membre de son foyer fiscal.
Toutefois, la location à un ascendant ou un descendant du contribuable est autorisée. Dans le cadre d’une
24
acquisition de parts de SCI ou de SCPI, le logement doit être loué à une personne autre qu’un associé ou un
membre de son foyer fiscal.
L’engagement de location doit être pris pour une durée fixe de 9 ans pour les investissements « Duflot »,
sur une durée d’engagement minimal de 6 ans ou de 9 ans (option irrévocable pour le logement concerné)
pour les investissements « Pinel ». À l’issue de cette période initiale de 6 ou 9 ans, le contribuable peut
proroger son engagement pour une ou deux périodes de 3 ans (pour un engagement initial de 6 ans), portant
ainsi au maximum à 12 ans la durée de leur engagement de location.
(1) L
es taux 2022 restent applicables aux investissements réalisés en 2023 et 2024 lorsqu’ils portent sur des logements situés
dans un quartier prioritaire de la ville ou qui respectent un niveau de qualité, en particulier en matière de performance
énergétique et environnementale, supérieur à la réglementation (dispositif dit « Pinel + »).
Les taux de réduction d’impôt pour une durée d’engagement de 12 ans sont de 21 % pour les investissements
réalisés jusqu’au 31 décembre 2022, 17,5 % pour les investissements réalisés en 2023 et 14 % pour les investis-
sements réalisés en 2024.
Pour le bénéfice de la réduction d’impôt, la location est soumise au respect de plafonds de loyers variant en
fonction de la surface habitable. Ces plafonds sont revus annuellement et sont fixés par décret.
De plus, les ressources des locataires appréciées à la date de conclusion de bail ne doivent pas excéder cer-
tains plafonds également revus chaque année et fixés par décret. La réduction d’impôt dans le champ d’ap-
plication du plafonnement global des avantages fiscaux.
Depuis le 1er janvier 2019 et jusqu’au 31 décembre 2026, les futurs propriétaires bailleurs peuvent bénéficier d’une
réduction d’impôt lorsqu’ils rénovent un logement dans un quartier ancien dégradé. C’est également un moyen
pour les collectivités locales d’associer les investisseurs privés à l’amélioration de l’habitat insalubre.
n La réduction d’impôt
Les bailleurs bénéficient d’une réduction d’impôt dont le taux varie en fonction de la durée initiale de l’engage-
ment. Les règles de calcul de la réduction d’impôt sont identiques à celles du dispositif Pinel (voir tableau ci-dessus).
25
Pour bénéficier de la réduction d’impôt, trois conditions :
• Les travaux doivent représenter 25 % du coût total de l’opération. Ils doivent soit améliorer la performance
énergétique du logement d’au moins 30 % (20 % en habitat collectif) soit représenter deux types de travaux
sur un bouquet de 5 (isolation de la toiture, isolation des murs, changement de chaudière, isolation des
fenêtres et changement de système de production d’eau chaude).
• Le plafond des dépenses pris en charge est de 300 000 €.
• Les loyers pratiqués sont plafonnés pour mettre sur le marché une offre de logements abordables.
FOCUS
QUELLE ARTICULATION AVEC LES AUTRES DISPOSITIFS D’AIDES À L’INVESTISSEMENT LOCATIF ?
La réduction d’impôt dite Pinel ne vise pas les mêmes opérations que le Denormandie dans
l’ancien : elle s’applique à l’acquisition de logements neufs ou assimilés et dépend d’un zonage
spécifique. Dans les quelques situations ou les deux réductions d’impôt pourraient s’appliquer,
le contribuable aura le choix du dispositif dont il entend bénéficier.
LE DISPOSITIF « LOC’AVANTAGES »
Les propriétaires de logements donnés en location dans le cadre d’une convention avec l’Agence nationale
de l’habitat (Anah) peuvent, lorsque la demande de conventionnement a été enregistrée par l’Anah entre le
1er mars 2022 et le 31 décembre 2024, bénéficier d’une réduction d’impôt dont le taux varie selon que la
convention est conclue dans le secteur intermédiaire ou dans le secteur social ou très social.
À noter : Pour les demandes de conventionnement enregistrées par l’Anah jusqu’au 28 février 2022, les
propriétaires relèvent du dispositif Cosse.
Ouvrent droit à la réduction d’impôt les logements neufs ou anciens situés en France (métropole ou DOM),
loués nus et affectés à l’habitation principale du locataire.
Pendant toute la durée de la convention de 6 ans, le loyer et les ressources du locataire ne doivent pas excéder
des plafonds revalorisés annuellement.
La réduction d’impôt est calculée sur le montant des revenus bruts tirés de la location du logement conventionné.
Dans le secteur intermédiaire, le taux de droit commun est de 15 % et 20 % en location solidaire.
Dans le secteur social, les taux sont portés respectivement à 35 % et 40 %. Dans le secteur très social, le taux
est fixé à 65 % et ne s’applique que pour les locations solidaires.
26
L’IMPOSITION DES REVENUS
Ils sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC. Il est possible de
bénéficier du régime du micro-BIC, dans le cadre duquel les revenus sont taxés après application d’un abatte-
ment forfaitaire représentatif des charges de 50 % (71 % pour les locations de chambres d’hôtes ou de meublés
de tourisme) ou d’opter pour le régime du réel.
nD
éficit du loueur non professionnel (LMNP) : les déficits subis par les loueurs en meublé non
professionnels ne sont imputables que sur les bénéfices de même nature de la même année ou des
10 années suivantes.
nD
éficit du loueur professionnel (LMP) : les déficits subis par les loueurs professionnels sont impu-
tables, sans limitation de montant, sur le revenu global de l’année ou des six années suivantes.
À
noter, pour les loueurs professionnels : si l’activité est exercée à titre principal, l’immeuble loué en
meublé échappe à l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière).
L’immobilier en démembrement
LE MÉCANISME DE DÉMEMBREMENT DE PROPRIÉTÉ
Le démembrement de propriété est un mécanisme juridique légal qui permet de séparer la nue-propriété
d’un bien immobilier de son usufruit. La propriété immobilière comporte trois droits réels :
USUFRUIT NUE-PROPRIÉTÉ
PLEINE PROPRIÉTÉ
Ce mécanisme de démembrement est basé sur la dissociation du droit de propriété, pour une durée contrac-
tuelle de 15 à 20 ans, entre le droit d’usage et les revenus du bien (l’usufruit) et le droit portant sur le patri-
moine (la nue-propriété).
• Un bailleur social achète l’usufruit d’un immeuble. Il loue les logements à des ménages sous conditions de
ressources, moyennant des loyers sociaux ou intermédiaires.
• Des épargnants se portent acquéreurs de la nue-propriété, lot par lot. Ils accèdent à un patrimoine de qualité,
pour un prix compris entre 55 % et 60 % de sa valeur. En contrepartie, ils ne perçoivent aucun revenu pendant
la période d’usufruit locatif. Ils retrouvent leur logement en fin d’usufruit en bon état d’entretien et libre de
toute occupation selon les engagements contractuels et légaux pris lors de l’acquisition du bien.
• Les locataires sont désignés par les procédures habituelles d’attribution des logements locatifs sociaux.
Le bail d’habitation consenti par l’organisme HLM est encadré par les articles L 253-1 et suivants du CCH.
Le locataire est parfaitement informé du statut particulier des logements et bénéficie de plusieurs droits
d’ordre public dans les six mois qui précèdent l’échéance de l’usufruit.
27
L’IMPACT FISCAL
• Pendant la période de démembrement l’investisseur ne supporte aucun impôt sur le revenu et/ou les pré-
lèvements sociaux complémentaires, ne percevant pas de loyers. En outre, il est expressément prévu que le
bien n’entre pas dans la base taxable à l’IFI du nu-propriétaire. La taxe foncière est à la charge de l’usufruitier.
Le dispositif n’est pas impacté par le plafonnement des niches fiscales.
• En présence d’un bailleur institutionnel à vocation sociale, les intérêts d’emprunt finançant l’acquisition de
la nue-propriété d’un immeuble sont déductibles des revenus fonciers de l’investisseur, procurant ainsi une
économie directe d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
À savoir : La plus-value réalisée lors de la cession d’une résidence principale est exonérée.
Sont imposables les plus-values réalisées à l’occasion de cessions à titre onéreux réalisées à titre occasionnel
par des personnes physiques ou par des sociétés de personnes soumises à l’IR :
• d’immeubles (bâtis ou non) ou de droits relatifs à ces immeubles,
• parts de sociétés immobilières.
ASSIETTE DE CALCUL
PRIX D’ACQUISITION
PRIX DE CESSION
Prix d’achat ou, pour les biens reçus à titre gratuit, valeur pour la liquidation
Prix stipulé dans l’acte,
des droits ou valeur vénale réelle à la date de l’acquisition, majoré des :
majoré des charges
• charges et indemnités au profit du vendeur (en cas de vente) ;
et indemnités au PLUS-VALUE
- =
• frais d’acquisition (7,5 % ou frais réels justifiés : enregistrement, TVA,
profit du vendeur BRUTE
notaire, agence, etc.) ou droits de mutation à titre gratuit et frais d’actes ;
et diminué des frais
• travaux de construction, d’agrandissement et d’amélioration non déduits
de vente acquittés
antérieurement (à défaut de justificatifs pour les immeubles bâtis détenus
(honoraires).
depuis plus de cinq ans : forfait de 15 % du prix d’acquisition).
28
DÉTERMINATION DE LA PLUS-VALUE IMPOSABLE
IMPOSITION
ABATTEMENTS ÉVENTUELS DE LA PLUS-VALUE
29
[Link] fiscalité
du patrimoine
L’impôt sur la fortune immobilière (IFI)
LES PERSONNES IMPOSABLES
L’IFI est dû par les personnes physiques qui possèdent, avec leur conjoint (époux, partenaire de Pacs ou concu-
bin notoire) et leurs enfants mineurs, un patrimoine immobilier d’une valeur supérieure à 1 300 000 €. Pour l’appli-
cation de ce seuil, il convient de considérer la valeur des biens au 1er janvier de l’année d’imposition. Sous réserve
des conventions internationales, les résidents fiscaux français sont imposables sur leurs biens immobiliers situés
en France et à l’étranger, tandis que les non-résidents ne sont imposables que sur les biens situés en France.
ASSIETTE DE CALCUL
• la résidence principale qui fait l’objet d’un abattement de 30 % sur sa valeur au 1er janvier 2024 ;
• les actifs professionnels (immeubles utilisés pour l’activité professionnelle) ;
• les bois, forêts et parts de groupement forestiers sous engagement d’exploitation ou à usage professionnel ;
• les biens ruraux loués à long terme ou à usage professionnel (terrains agricoles, bâtiments et matériels d’ex-
ploitation) ;
• les parts de groupements fonciers ruraux ;
• les logements loués meublés sous le régime fiscal du loueur en meublé professionnel (en tant qu’actif professionnel).
30
LES PARTICULARITÉS DES DÉMEMBREMENTS DE PROPRIÉTÉ
Pour l’application de l’IFI, il est procédé à une répartition des actifs démembrés entre l’usufruit ou le titulaire
du droit et le nu-propriétaire dans les hypothèses suivantes :
• lorsque le démembrement résulte de la loi : usufruit légal du conjoint survivant en présence d’enfants ou
descendants de l’époux prédécédé, en l’absence d’enfant et de descendant ou en présence d’enfants d’un
premier lit ;
• lorsque le démembrement résulte de la vente d’un bien dont le vendeur s’est réservé l’usufruit, le droit
d’usage ou d’habitation et que l’acquéreur n’est pas réputé faire partie de la succession de l’usufruitier ;
• en revanche, aucune répartition de l’imposition n’est possible en cas de démembrement d’origine conven-
tionnelle. Ainsi, le conjoint survivant ayant hérité de l’usufruit en vertu d’une disposition testamentaire ou
d’une donation au dernier vivant est redevable de l’IFI sur la valeur des biens en pleine propriété.
LE MONTANT DE L’IFI
L’IFI est calculé sur la valeur de votre patrimoine net taxable en appliquant le barème suivant :
n Mécanisme de décote
En 2024, si vous déclarez un patrimoine dont la valeur est supérieure à 1 300 000 € et inférieure à 1 400 000 €,
vous bénéficiez d’une décote qui vient s’imputer sur le montant de l’IFI calculé selon le barème en vigueur.
Le montant de la décote se calcule de la manière suivante : 17 500 € - 1,25 % de la valeur nette taxable du
patrimoine.
n Réduction d’impôt
En cas de dons au profit d’organismes d’intérêt général, vous bénéficiez d’une réduction d’IFI égale à 75 % des
dons réalisés, dans la limite de 50 000 €.
n Plafonnement IFI
En 2024, l’IFI est plafonné en fonction du montant cumulé de vos impôts.
L’impôt sur les revenus de 2022 (prélèvements sociaux et contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
inclus) ajouté à l’IFI 2024 ne doit pas dépasser 75 % des revenus perçus en 2023.
En cas de dépassement, la différence est déduite du montant de l’IFI.
31
Les mutations à titre gratuit
LES SUCCESSIONS
Les droits de succession se calculent sur la valeur de l’actif net, après imputation des dettes déductibles de
l’héritage, attribué à chaque héritier ou légataire selon un barème progressif appliqué après différents abat-
tements. Sont également déductibles de l’actif successoral, les frais de dernière maladie non réglés, les frais
funéraires, les honoraires du notaire, ainsi que le droit temporaire au logement du conjoint survivant lorsqu’il
est exécuté en espèces (déduction du montant des loyers remboursés).
n Plusieurs étapes :
1. Répartition du patrimoine en fonction des règles du Code civil ou des volontés du défunt s’il a rédigé un testa-
ment.
2. Application des abattements sur chaque part, en fonction de la parenté du bénéficiaire avec le défunt.
3. Application du barème, qui dépend également du lien de parenté avec le défunt.
4. Application des réductions éventuelles de droits (mutilés de guerre ; Guyane).
32
SUCCESSION OU DONATION AUTRES SUCCESSIONS
ENTRE FRÈRES ET SŒURS
FRACTION DE PART NETTE
FRACTION DE PART NETTE TAUX
TAUX TAXABLE
TAXABLE
Entre parents jusqu’au 4e degré
55 %
< 24 430 € 35 % inclus
> 24 430 € 45 % Entre parents au-delà du 4e degré
et entre non-parents (concubins 60 %
compris)
n L’assurance vie
Les sommes stipulées payables lors du décès de l’assuré à un ou plusieurs bénéficiaire(s) déterminé(s) dans le
contrat ne font pas partie de la succession de l’assuré, quel que soit le degré de parenté existant entre ce dernier
et le bénéficiaire (C. assurances art. L 132-12). Ces sommes bénéficient donc d’une exonération de fiscalité en
cas de décès, dans certaines limites en fonction de l’âge de l’assuré lors du versement des primes ou cotisations.
Avant le 20 novembre 1991 Pas de taxation (ni droits de Exonération des capitaux
succession, ni prélèvement transmis jusqu’à 152 500 €
forfaitaire)(3). par bénéficiaire.
Au-delà : taxe de 20 %
jusqu’à 700 000 € et 31,25 %
au-delà, sauf pour le conjoint
et le partenaire de Pacs(1)(2)(3).
Primes versées avant 70 ans Pas de taxation (ni droits de Exonération des capitaux
succession, ni prélèvement transmis jusqu’à 152 500 €
forfaitaire)(3). par bénéficiaire.
Au-delà : taxe de 20 %
jusqu’à 700 000 € et 31,25 %
au-delà, sauf pour le conjoint
et le partenaire de Pacs(1)(2)(3).
(1) Les taux de 20 % et 31,25 % s’appliquent quel que soit le lien de parenté avec l’assuré (sauf (2)) et la part reçue par chaque
bénéficiaire qui dépasse les seuils de 152 500 € et 700 000 €.
(2) Lorsque le bénéficiaire est le conjoint ou le partenaire Pacsé (ou, sous conditions, le frère ou la sœur) de l’assuré décédé, les
sommes versées par l’assureur ne sont soumises, quel que soit leur montant, ni aux droits de succession exigibles à raison des
primes versées après 70 ans pour la fraction qui excède 30 500 €, ni aux prélèvements de 20 % ou 31,25% applicables au-delà
de 152 000 € par bénéficiaire.
(3) Les produits générés par les contrats en unités de compte et les contrats multisupports (exceptés les produits du
compartiment euro inscrits sur ces contrats depuis le 1er juillet 2011, puisqu’ils sont désormais taxés annuellement) sont soumis
aux contributions et prélèvements sociaux.
(4) En cas de pluralité de contrats, il est tenu compte de l’ensemble des primes versées par l’assuré après ses 70 ans. En cas de
pluralité de bénéficiaires, l’abattement de 30 500 € est réparti entre les bénéficiaires au prorata de leur part dans les primes
taxables.
33
n Cas particulier du contrat dit « vie-génération »
Un abattement de 20 % s’applique avant l’abattement fixe de 152 500 €, pour les contrats « vie-génération »
investis dans le financement des PME et ETI.
Le bénéfice de cet abattement d’assiette supplémentaire de 20 % est réservé aux contrats conclus depuis
le 1er janvier 2014 (ou souscrits avant cette date et qui ont fait l’objet d’une transformation en contrat
« vie-génération » entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2016).
LES DONATIONS
Toute donation donne lieu au paiement de droits auprès de l’administration fiscale, appelés « droits de
donation ». Ils correspondent à un barème de taxation appliqué sur la valeur des biens revenant au donataire
après déduction d’un éventuel abattement. Certains biens bénéficient d’une exonération (totale ou partielle).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Les dons supérieurs à 15 000 € révélés en réponse à une demande de l’administration sont
taxables.
Sont concernés les dons manuels résultant d’une réponse à une demande de l’administration ou
découverts au cours d’un contrôle dans une réponse apportée par le contribuable à une question
du vérificateur.
34
n La réserve d’usufruit
Le donateur peut, grâce à cette réserve d’usufruit, conserver la jouissance et les revenus du bien jusqu’à son
décès, tout en réglant une partie de sa succession.
L’assiette des droits est réduite, car seule la valeur de la nue-propriété donnée est taxable. Au décès de
l’usufruitier, l’usufruit rejoint la nue-propriété sans qu’il y ait de droits à payer.
VALEUR DE
ÂGE DE L’USUFRUITIER VALEUR DE L’USUFRUIT
LA NUE-PROPRIÉTÉ
Jusqu’à 20 ans 90 % 10 %
De 21 ans à 30 ans 80 % 20 %
De 31 ans à 40 ans 70 % 30 %
De 41 ans à 50 ans 60 % 40 %
De 51 ans à 60 ans 50 % 50 %
De 61 ans à 70 ans 40 % 60 %
De 71 ans à 80 ans 30 % 70 %
De 81 ans à 90 ans 20 % 80 %
À partir de 91 ans 10 % 90 %
De 8 072 à 15 932 € 10 %
De 15 932 à 31 865 € 15 %
À NOTER
Certains biens sont exonérés de droits de mutation à titre gratuit, en totalité ou en partie, comme par
exemple (liste non exhaustive) les monuments historiques ayant fait l’objet d’une convention avec l’État,
les bois et forêts exploités, les parts de groupements forestiers, les biens donnés en bail rural à long
terme, la première mutation d’immeubles dont les titres de propriété ont été reconstitués avant 2028…
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LE SAVIEZ-VOUS ?
Le rappel des donations antérieures.
Le calcul des droits de mutation se fait en tenant compte des donations déjà consenties. Ainsi, on
ajoute à la valeur des biens transmis dans le cadre de la donation ou de la succession la valeur des
biens précédemment transmis par donation au même bénéficiaire, à l’exception des donations
passées depuis plus de 15 ans.
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Notes
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Notes
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Pour nous contacter :
Par messagerie 7j/7 et 24h/24
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ou application mobile La Banque Postale
Par téléphone au
3639
Société des éditions Francis Lefebvre Tour Lefebvre Dalloz - 10 place des Vosges - CS 80357 92072 Paris La Défense CEDEX.
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BROCHURE CEDEX 06. RCS Paris n° 421 100 645. ORIAS n° 07 023 424.
Ne pas jeter sur la voie publique.
Selon la réglementation fiscale en vigueur au 01/01/2024.