AREDS 2 :
(Vitamine et minéraux (Vit. C, E, bêta-carotène, Zinc) / Pigments maculaires (Lutéine & Zéaxantine) / Oméga 3 (EPA, DHA, ALA))
On a constaté que le bêta-carotène ne jouait probablement
pas un grand rôle dans la prévention de la DMLA
cinq ans
• But : analyser les effets d’un supplément administré quotidiennement contenant 10 mg de lutéine et 2 mg de zéaxanthine et/ou 350 mg
d’ADH et 650 mg d’AEP sur la progression au stade avancé de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
• Objectif secondaire : de vérifier si des formulations AREDS modifiées, l’une sans bêta-carotène, l’autre à dose réduite de zinc, étaient aussi
efficaces que la formulation originale AREDS pour réduire le risque de progression au stade avancé de la maladie.
• L’objectif de l’étude n’en était donc pas un de prévention primaire.
• Les sujets étudiés lors d’AREDS 2 présentaient un état pathologique plus avancé que ceux de l’étude AREDS originale. De plus, ils étaient
plus âgés et plus éduqués que la population générale et prenaient généralement bien soin d’eux-mêmes.
• Tous les participants de l’étude ont pris 500 mg de vitamine C, 400 UI de vitamine E et 2 mg de cuivre. En outre, la moitié des participants a
reçu 10 mg de lutéine, 2 mg de zéaxanthine, 350 mg d’ADH, 650 mg d’AEP, 25 000 UI de bêta-carotène et 80 mg de zinc, alors que l’on a
administré à l’autre moitié des suppléments factices (placebo).
Lutéine et zéaxanthine
18 % de réduction de progression de la DMLA avancée chez les sujets ayant reçu 10 mg de lutéine et 2 mg de zéaxanthine e plus du
supplément AREDS sans bêta-carotène, comparativement au supplément AREDS original avec bêta-carotène.
De plus, les chercheurs ont remarqué des effets de protection de la lutéine et de la zéaxanthine plus prononcés chez les sujets dont l’apport
alimentaire de ces nutriments était le plus faible, ce qui est plus représentatif de la population américaine en général. En effet, l’apport
alimentaire de lutéine et de zéaxanthine chez les Américains est de moins de 1 mg par jour, ce qui est bien inférieur à la quantité nécessaire
pour prévenir efficacement la DMLA, selon les études scientifiques. Néanmoins, les chercheurs ont quand même observé un effet bénéfique de
la supplémentation de lutéine et de zéaxanthine chez les sujets ayant l’apport alimentaire le plus élevé de ces nutriments.
Bêta-carotène
Dans l’étude AREDS1, le bêta-carotène a été ajouté à la formulation parce qu’il était à l’époque un antioxydant populaire. Cet antioxydant,
contrairement à la lutéine et à la zéaxanthine, n’est pas présent dans l’oeil. On a constaté que le bêta-carotène ne joue probablement pas un
grand rôle dans la prévention de la DMLA. Comme des études précédentes ont démontré un risque accru de cancer du poumon chez les
sujets fumeurs qui prennent un supplément de bêta-carotène (augmentation du risque de 2x).
De plus, le bêta-carotène sous forme de supplément entraîne une réduction de la lutéine et de la zéaxanthine sanguine de 33 %. Par contre, le
bêta-carotène provenant des aliments n’a pas démontré cet effet.
Il reste donc important d’encourager vos patients à manger des aliments riches en caroténoïde, puisqu’il se convertit en vitamine A, qui à son
tour se transforme en rhodopsine et en photopsine, des éléments-clés du signal visuel. Les patates douces, les carottes et les courges sont de
bonnes sources de bêta-carotène.
Oméga-3
À la surprise de plusieurs, les oméga-3 étudiés dans AREDS 2 n’ont pas démontré d’effets positifs au stade avancé de la DMLA.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu. Le document officiel du National Health Institute stipule que « les autres facteurs à considérer sont la
dose inadéquate, la durée inadéquate du traitement, ou les deux. La forme d’acides gras polyinsaturés à longue chaîne d’oméga-3 (ester
éthylique) et le rapport DHA:EPA peuvent s’avérer inappropriés ».
Une autre piste démontre que le groupe placebo recevait déjà un apport plus élevé d’AEP et d’ADH dans leur alimentation que la moyenne des
Américains. Peut-être que l’AEP et l’ADH sont plus efficaces lors des stades moins avancés de la DMLA. Reste que l’AEP et l’ADH sont
des composantes notables de la rétine. Il est donc important de consommer des poissons gras de type sardines, maquereaux, saumon sauvage
et truite arc-en-ciel. Comme plusieurs personnes n’arrivent pas à consommer suffisamment de sources alimentaires d’oméga-3, un supplément
d’oméga-3 pour favoriser la santé maculaire (environ 2 000 mg sous la forme de triglycéride ré-estérifiée) est encore à recommander selon
plusieurs experts, notamment le Dr Finemann, spécialiste de la rétine à l’hôpital Wills Eye de Philadelphie.
E -2 ( Nutritional AMD Treatment)
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