Analyse Sensorielle Cours
Analyse Sensorielle Cours
Mme FERNANE S.
Plan du cours
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3-Critères de qualité
3-1-Les propriétés organoleptiques (Qui affectent les organes des sens) : Elles se
basent sur les critères suivants :
L’apparence (forme, couleur), relevant de la vision.
La flaveur (arôme, saveur), relevant de l’odorat et du goût.
La texture (résistance, consistance à la maturation), relevant du toucher
et de l’ouie (l’audition).
Ces facteurs jouent un rôle important dans l’appétence des aliments (tendance
à satisfaire).
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3-5-La stabilité : C’est l’aptitude du produit alimentaire à ne pas s’altérer
rapidement. Les conditions d’entreposage et de conservation sont prises en
considération.
3-6-Le coût : C’est un paramètre économique très important qui s’impose par
rapport aux autres caractères.
4-Méthodes de l’évaluation de la qualité
Pour juger et contrôler la qualité des produits alimentaires (et par conséquent de
diriger correctement les conditions de transformation, de préservation et
d’entreposage), on fait appel à des critères et des méthodes de divers types :
-L’expérimentation sur les animaux du laboratoire ou d’élevage : ce qui permet
d’étudier la valeur nutritionnelle des aliments et l’absence de toxicité.
-Les essais microbiologiques : qui révèlent la présence ou l’absence de
microorganismes indésirables.
-Les analyses chimiques et biochimiques : qui offrent la possibilité d’évaluer la
valeur nutritionnelle et de prévoir la stabilité au cours de la conservation et de la
distribution.
-Certaines mesures physicochimiques : comme l’activité de l’eau (aw) et le pH,
qui renseignent sur d’éventuelles réactions de détérioration.
-Certaines mesures physiques comme la couleur, la rhéologie, la rétention en eau
..., qui déterminent les caractères organoleptiques et fonctionnels de l’aliment.
-Les jurys de dégustation : par l’exploitation des réactions de groupes
représentatifs de consommateurs entrainés, auxquels on demande de se prononcer
sur les caractères organoleptiques de l’aliment.
5. Présentation des propriétés sensorielles et organoleptiques des aliments :
-Caractères organoleptiques : Les propriétés sensorielles ou « organoleptiques
» des aliments recouvrent : l’aspect, la couleur, la saveur, l’odeur ou l’arôme ainsi
que la texture. Ce sont des substances absorbées par voie buccale, capables
d'impressionner un récepteur sensoriel (se trouvant dans un organe).
On distingue alors :
5-1-La couleur :
C’est l’effet d’un stimulus sur la rétine, transmis par le nerf optique au cerveau.
Le stimulus consiste en une lumière réfléchie ou transmise par un objet à partir
d’une lumière incidente.
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La couleur joue un rôle important dans l’évaluation de la qualité d’un aliment, car
elle est souvent liée à la maturité, à la présence d’impuretés, à la mise en œuvre
d’un traitement technologique, à de mauvaises conditions de stockage, à un début
de détérioration par les microorganismes… etc. Elle peut aussi être mesurée à
l’aide d’appareils : spectrophotomètre, colorimètre...
La couleur
5-2-Saveur et arôme :
La saveur et l’arôme des aliments résultent de la stimulation simultanée des
récepteurs situés dans la bouche et dans la cavité nasale (le nez) par un grand
nombre de constituants des aliments.
-La saveur : Les récepteurs du goût sont localisés dans les bourgeons des papilles
gustatives de la langue. Chaque bourgeon est constitué de cellules et s’ouvre par
un pore à la surface de la langue et innervé par un nerf sensible lié au cerveau. La
surface du milieu de la langue n’est pas (ou peu) sensible aux saveurs.
La sensibilité aux quatre saveurs (de base) : le salé, le sucré, l’acide et l’amer est
plus ou moins importante selon les zones de la langue.
Aucun bourgeon gustatif n’est spécifique d’une seule saveur, mais répond
généralement à plusieurs saveurs avec une prédominance pour l’une d’entre elles.
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La saveur
-L’arôme : Les récepteurs olfactifs sont localisés dans la cavité rétro nasale, ils
sont constitués de plusieurs cellules longues et minces munies de poils qui
traversent le mucus et qui sont liées aux fibres nerveuses.
Lors de la prise d’aliments, les substances volatiles libérées dans la bouche
parviennent à la muqueuse olfactive en passant par la cavité nasale. On peut
différencier et reconnaitre quelques milliers d’odeurs différentes. L’homme et les
animaux sont très sensibles à certaines odeurs. La mesure de l’arôme passe par la
mesure et le dosage des substances aromatiques par des techniques comme la
chromatographie, la spectrométrie dans l’IR et l’UV, les techniques de dilution…
L’arôme
5-3-La texture :
Elle désigne ce qu’on perçoit ou on mesure dans l’aliment lorsqu’on lui fait subir
des déformations mécaniques. La perception se fait par le toucher à la main,
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ensuite dans la bouche. Elle traduit donc l’acceptation ou le refus d’un aliment par
le consommateur.
Plusieurs mesures physiques sont utilisées pour l’évaluation de la texture : comme
exemple pour la viscosité, la plasticité et l’élasticité, on mesure la vitesse
d’écoulement, l‘extrusion et la pénétration d’un corps…etc.
La texture
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Schématiquement, on peut tracer une courbe qui donne l’intensité de la
sensation en fonction de l’intensité du stimulus, elle présente quatre domaines (ou
zones) :
3. Variations interindividuelles
Les seuils de détection peuvent varier d’un individu à l’autre et d’une substance à
l’autre pour un même individu. Un individu peut être très sensible à un stimulus
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et moins à un autre. Ces différences de perception peuvent être dues à des facteurs
physiologiques ou génétiques aussi bien qu’aux habitudes alimentaires du sujet.
D’autres facteurs : L’âge peut affecter les performances des sujets, surtout en ce
qui concerne l’olfaction. Concernant le sexe, les femmes sont plus sensibles du
point de vue olfactif.
4. Phénomène d’adaptation
L’adaptation est la modification temporaire de l’acuité d’un organe sensoriel à la
suite d’une stimulation continue ou répétée. Il s’agit d’un phénomène entièrement
physiologique qui peut être limité en appliquant quelques consignes simples, à
savoir : attendre quelques minutes entre chaque échantillon, et se rincer la bouche.
Par ailleurs, la monotonie, l’habitude ou le manque d’intérêt que porte le juge à
l’épreuve peut aussi affecter ses performances.
L'acuité sensorielle est le pouvoir de discrimination dans la perception d'un organe sensoriel.
Son objectif est de pouvoir décrire un aliment, dans toutes ses dimensions
sensorielles, à quelqu’un qui ne l’a pas goûté. Il faut donc être très précis pour
donner le maximum d’informations, afin de pouvoir faire un jugement de
l’aliment.
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Un panel d'analyse sensorielle (un jury de dégustation) doit être considéré
comme un instrument scientifique si on veut obtenir des résultats fiables et
valides. Les tests faits et les méthodes appliquées avec ces panels doivent être
réalisés dans des conditions contrôlées, en se servant de plans d'expériences, de
méthodes de vérification et d'analyses statistiques bien conçues.
Définition
Le principal problème de ce type d’analyse est qu’elle est subjective et que les
sens ne se limitent pas seulement à une réaction physiologique à un stimulus, mais
prennent en compte l'expérience de la personne, son état d'esprit ou son humeur,
son environnement, ses habitudes alimentaires, son état physiologique… Ceci
mène à appliquer des techniques et des méthodes qui permettront d’atteindre le
plus possible l’objectivité souhaitée.
La vue
Il s’agit de regarder l’aliment sous toutes ses formes pour pouvoir le décrire
(il faut retourner l’aliment et le manipuler pour le voir intégralement) : la
couleur, la forme, la texture, les caractéristiques spécifiques (pour un fruit
ou un légume : est-il mûr, pas mûr ?), peut-il être comparé ? Qu’évoque-t-
il (ce peut être un souvenir, une histoire, un texte, etc…).
Le toucher
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L’odorat pour mieux déguster
Il faut porter l’aliment sous le nez pour le humer (le sentir). Une à deux
respirations suffisent pour donner le maximum d’informations : quel parfum
(arôme) domine ? quels autres parfums sont présents ? qu’évoquent-ils ?
L’ouïe (l’audition)
Les dents vont vérifier, apprécier et préciser la texture sentie par le toucher et
imaginée par la vue. Est-ce bien croquant, craquant, mou, moelleux ? Chaud,
froid, tiède ? etc.
La langue va explorer les saveurs : sucré, salé, acide, amer et la voie rétro-nasale
va vérifier si les parfums sentis (arômes) extérieurement sont les mêmes. Il faut
prendre le temps de bien mâcher, de bien faire passer l’aliment tout autour de la
langue, sur le palais, sur toutes les dents. Cette action ne se fait pas vite, mais en
prenant quelques minutes pour bien préciser et analyser toutes les sensations
ressenties.
1.3-Après : l’arrière-goût
Il y a un après dans la dégustation. C’est à la fois le goût qui reste en bouche après
avoir avalé l’aliment (pour un chocolat, comme exemple, ce peut être le goût du
gras, ou celui du cacao ou du lait, ou celui de noisettes, s’il est fait aux noisettes)
et des éventuels petits restes entre les dents (les morceaux de noisette dans le
chocolat). Cette dernière caractéristique permet de finaliser la description de
l’aliment et de lui donner une appréciation générale. C’est à ce moment que le
plaisir alimentaire se vérifie ou non.
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2. Mise en place des panels (jurys) d'analyse sensorielle
2.1. Recrutement des dégustateurs
Les dégustateurs peuvent être recrutés au sein du personnel de l'institution ou de
l'organisation qui procède à la recherche ou bien de l’extérieur. Des tests vont être
appliqués pour une meilleure formation du jury qui reçoit des informations
concernant l’objectif des tests et la nature des produits testés.
Le responsable des analyses sensorielles, du recrutement, de la sélection et de
l’entraînement du jury et des tests, est appelé « l’animateur », il doit avoir une
formation dans les domaines suivants :
- Analyse sensorielle afin de connaître et de pouvoir choisir les tests les plus
appropriés ;
- Technologie alimentaire de façon à être capable de préparer des produits de
référence, et d’analyser les résultats ;
-Statistique, une bonne formation est nécessaire afin de construire les plans
d’expérience, de traiter les réponses et d’interpréter les résultats ;
-Techniques de communication afin d’instaurer un dialogue entre les juges, de les
amener à confronter leurs expériences et à les verbaliser.
-De plus, l’animateur doit faire preuve de rigueur et d’organisation et doit
posséder de bonnes qualités relationnelles.
-Une connaissance de base en informatique lui sera utile si les séances sont gérées
par un logiciel, ce qui est de plus en plus le cas.
- C’est de lui que dépend en grande partie la réussite du fonctionnement du
groupe.
Il peut être aidé dans sa tâche par un technicien ou un préparateur.
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-La première étape, elle consiste à effectuer un premier tri rapide sur la base de
la fiche d'identité. Les candidats susceptibles de ne pas rester seront éliminés.
De même, seront écartées, les personnes présentant des troubles (daltonisme,
allergies, port d'une prothèse dentaire, rhume), qui sont susceptibles d'altérer la
perception des caractéristiques jugées importantes.
Cette étape vise également, grâce à un entretien, à retenir les sujets présentant :
les traits de caractères requis pour ce type de travail à savoir : l’honnêteté, la
faculté de fixer l’attention de façon prolongée et la persévérance. L’entretien aura
également pour objectif d’identifier les sujets les plus motivés et les plus
intéressés.
-La seconde étape, Après la première sélection, les dégustateurs sont soumis à
des essais (tests) pour déterminer leur aptitude à différencier des échantillons très
comparables ou identiques à ceux qui seront étudiés, ce qui aide à trouver des
dégustateurs qui sont sensibles aux différentes caractéristiques de l'aliment à
tester.
2.3. Formation des jurys
La formation comprend une partie théorique et une partie pratique.
-La formation théorique comprend les notions de base en physiologie
sensorielle,
-La partie pratique est constituée de différents tests proposés aux juges durant
les séances d'analyse, l'animateur connaît la composition des échantillons, (donc
la réponse correcte). Après les tests, il vérifie les réponses et demande aux sujets
qui se sont trompés à regoûter et à confirmer ou à infirmer la réponse. L'animateur
poursuit l'entraînement jusqu'à ce que les performances qu'il s'est fixé soient
atteintes. A partir de ce moment, le groupe est considéré comme un groupe
qualifié et pourra travailler ensemble.
Si 20 à 25 personnes ont été sélectionnées, on retient un groupe de 12 à 14 pour
la formation.
En règle générale, les séances de formation d'un panel, durent environ 30 minutes
par jour, 2 à 4 fois par semaine. Elles se font au début avec un groupe plus
important de personnes que celui dont on a besoin pour le panel, car certains
d'entre eux vont abandonner à cause de maladies qui gênent leur aptitude à
l’analyse ou à cause des exigences de leur travail.
Le groupe final qui aura reçu la formation complète devrait être composé d'au
moins 8 à 10 personnes ayant l'aptitude de bien distinguer les différences entre
les aliments.
Cette étape comprend deux séances de tests au terme desquelles les sujets les plus
performants seront retenus.
Le type de tests est choisi en fonction des objectifs du jury. Ils ne devront être ni
trop faciles, ni trop difficiles et non discriminants. Ces tests ont trois objectifs :
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- l’élimination des sujets présentant des anomalies sensorielles (anosmie « perte
totale de l’odorat » ou agueusie partielle : « absence du sens du goût »),
- la détection des sujets présentant la meilleure acuité sensorielle,
- l’évaluation de la capacité des sujets à percevoir et à décrire des sensations.
Donc, afin de répondre à ces trois objectifs, l’animateur propose aux candidats
différents types de tests. Ces tests sont décrits par AFNOR (association française
de normalisation) et qui sont :
1-Test de reconnaissance des saveurs : Dans ce test et en premier temps, on
permet aux dégustateurs d'identifier les saveurs en leur présentant un témoin. Plus
tard, au cours de la même séance ou d'une autre séance, les mêmes échantillons,
mais codés sont présentés, le sujet doit les reconnaitre et les identifier.
2-Test d'appariement : Dans ce test, les sujets reçoivent une première série
d'échantillons codés avec lesquels ils doivent se familiariser. Ensuite, ils reçoivent
une deuxième série d'échantillons codés différemment et doivent apparier les
échantillons des deux séries (Mettre en paires).
3-Test de reconnaissance des odeurs : La même procédure que pour le test
précédent de reconnaissance des saveurs.
4-Test de classement (test portant sur la mémoire des odeurs) : ce test a pour
objectif de sélectionner les sujets les plus aptes à être retenus. Il consiste à donner
aux sujets 15 odeurs différentes et à leur demander de les classer en 5 groupes de
trois odeurs. Ils sont prévenus que les mêmes 15 odeurs leur seront présentées à
la séance suivante et que le même exercice leur sera demandé. Les sujets devront
refaire les mêmes groupements que lors du premier test. Pour chaque trio
reconstitué, le sujet marque 2 points, pour chaque couple d'un trio reconstitué, le
sujet marque 1 point de plus. Cette épreuve est assez difficile.
La dernière étape de la formation se fait avec des produits alimentaires
comparables à ceux qui serviront pendant les essais réels.
On considère que la formation est terminée quand les dégustateurs sont à l'aise
avec la procédure d'évaluation, ils peuvent de façon répétée faire la distinction
entre les divers échantillons. On peut à ce moment identifier les dégustateurs qui
donnent des résultats supérieurs et les retenir pour toute la durée de l'analyse
sensorielle quand ils arrivent à distinguer des différences entre les échantillons
soumis aux essais en obtenant de façon répétée les mêmes résultats.
Les murs doivent être peints de couleurs neutres dans l'ensemble du laboratoire.
On se sert de matériaux à surface inodore pour les planchers et les plans de travail.
Certains bois, certains tapis et certains plastiques émettent des odeurs qui
pourraient nuire aux évaluations sensorielles qu’il ne faut donc pas les utiliser.
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Le matériel de cuisson : Il faut disposer de cuisinières à gaz ou électriques
ou de plaques chauffantes et de fours. Les fours à micro-ondes peuvent
aussi être utilisés.
Le matériel de réfrigération : La présence de matériel de réfrigération est
essentielle pour conserver les aliments et peut également servir à refroidir
des échantillons ou à les garder à température constante avant de les servir.
Un congélateur est également utile pour l'entreposage à long terme
d'ingrédients et des échantillons de référence et pour permettre que les
aliments préparés à des moments différents soient conservés et évalués en
même temps.
L’espace d'entreposage : Il faut disposer de placards ou d’étagères
fermées pour ranger les plats et les fournitures et de tiroirs directement en
dessous du plan de travail pour ranger le matériel utilisé en analyse
sensorielle.
Ventilation : Il faut installer une hotte au-dessus des cuisinières pour
réduire les odeurs de cuisson et de les empêcher de se répandre dans la pièce
du panel.
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Mesures à prendre dans la dégustation
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Fournitures pour les essais sensoriels
Tous les ustensiles doivent être faits d’une matière qui ne transmet pas les odeurs
ou les saveurs aux aliments préparés ou échantillonnés. Le matériel pour la
préparation des aliments et pour les servir, les ustensiles et la verrerie destinés au
secteur des essais sensoriels devraient être achetés neufs et servir exclusivement
à cette fin. Les aliments, les contenants pour échantillons (en particulier ceux qui
sont jetables), les tasses pour se rincer et les ustensiles devraient être achetés en
grandes quantités afin qu'on n'en manque pas pendant l'étude.
Petits équipements pour la préparation des aliments.
Pour la préparation des aliments, il y aura besoin d'une balance précise, de
cylindres gradués, de pipettes, de flacons gradués et de gobelets en verre de
diverses tailles pour faire des mesures précises au cours de la préparation et de
l'échantillonnage.
Les instruments de cuisson en verre (Pyrex) ou en vitro-céramique sont
préférables à ceux en métal, car ils ne modifient pas la saveur ou les odeurs des
aliments qu'on y cuit.
Si on ne trouve que du matériel en métal, on choisit l'acier inoxydable que
l'aluminium, le fer blanc ou la fonte.
-Contenants à échantillons. La taille du contenant est fonction du type de produit
soumis aux essais et de la quantité qu'on veut y mettre.
Les contenants en papier, en plastique ou en polystyrène jetables avec des
couvercles, les assiettes Petri et en papier jetables sont tous pratiques mais coûtent
assez cher. Les contenants en verre réutilisables sont des solutions de
remplacement acceptables.
Il faut utiliser des couvercles pour empêcher les échantillons d'aliments de sécher
ou de changer de température ou d'apparence et pour empêcher la poussière de les
contaminer. Ils permettent aux odeurs de l’aliment de s'accumuler dans le
contenant afin que les dégustateurs les sentent pleinement.
-Plateaux. Il faut disposer de plateaux en plastique ou en métal pour servir les
échantillons à chaque dégustateur.
Autres fournitures.
Cuillères, fourchettes, couteaux en plastique, serviettes, tasses en verre ou
jetables pour l'eau et les crachats et de grandes cruches de préférence en verre,
pour l'eau à boire.
On suggère également de se servir d'un détergent à laver la vaisselle sans odeurs
pour laver l'équipement.
2.4.2. Secteur consacré à la discussion en panel (salle de dégustation)
Il est nécessaire de disposer d'une pièce où les dégustateurs peuvent se réunir avec
l'animateur pour recevoir des instructions, une formation et discuter. Il doit être
distinct de celui de la préparation des aliments afin que le bruit et les odeurs de
cuisine ne gênent les dégustateurs dans leur travail. L'idéal est une pièce
confortable et bien éclairée avec une grande table et des chaises ou des tabourets
pour accueillir au moins 10 personnes.
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Elle doit être équipée de cabines individuelles ou d’isoloirs permettant l’isolement
des juges et doit comporter les accessoires suivants : éclairage modulable, passe-
plats, crachoir, système de saisie des données (formulaires papier ou PC). Avec
un maximum de confort et de concentration aux juges : couleurs claires, absence
de cadres, et de décorations etc., température et humidité de l’air correct (système
de ventilation), propreté impeccable.
Pendant la séance
- Lire attentivement le questionnaire
avant de commencer le test.
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- Ne pas hésiter à poser une question ou Si une question doit être posée, le juge
à demander une explication si un point appelle discrètement le responsable et
ne semble pas clair. pose sa question à voix basse.
- Se rincer la bouche et attendre Pour éviter le phénomène d’adaptation.
quelques minutes entre chaque
échantillon.
- Ne pas parler pendant le test.
- Ne pas influencer les autres juges.
- Vérifier qu’aucune question n’a été
oubliée avant de quitter la séance.
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3.Réalisation des essais sensoriels
2.1. Echantillonnage des aliments pour les essais sensoriels
Les aliments présentés aux dégustateurs pour les essais doivent ne pas présenter
de risques. Les échantillons prélevés doivent être représentatifs de l'ensemble du
lot. Si les portions qui seront servies aux dégustateurs ne sont pas représentatives
de l 'aliment, les résultats ne seront pas valides.
Préparation des échantillons pour les essais sensoriels
Les diverses étapes de la préparation des échantillons doivent être normalisées.
Les échantillons devraient tous être préparés avec la même méthode pour éliminer
les possibilités des effets de la préparation.
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Exemple d’échantillonnage : le lot qui fera l'objet d'essais doit d'abord être
mélangé soigneusement, puis divisé en quatre parties et un échantillon est prélevé
dans chacune de ces parties. Ces quatre échantillons sont ensuite remélangés pour
former l'échantillon soumis à l'essai. La taille de l'échantillon à tester devrait être
calculée en fonction du nombre de portions qui seront nécessaires au panel.
Quand on doit cuire et préparer différents types d'aliments, le couscous par
exemple. A la fin de l'analyse sensorielle, les facteurs à contrôler comprennent le
rapport entre la quantité de couscous et l'eau de trempage ainsi que l'eau de
cuisson, le temps de trempage, la taille et la dimension du contenant de cuisson,
le temps de cuisson et la durée, le temps qui s'écoule entre la cuisson et le moment
où il est servi et la température à laquelle on le sert.
Si le temps de cuisson doit varier entre les échantillons, on doit étaler le début de
la cuisson afin que tous les échantillons soient prêts en même temps. Si on ne
procède pas de cette façon, les écarts de durée entre la fin de la cuisson et le
moment où ils seront servis peuvent influencer l'évaluation sensorielle, car le fait
de conserver des échantillons pendant une période prolongée peut modifier
sensiblement leur apparence, leur saveur et leur texture.
2.2. Présentation des échantillons pour les essais sensoriels
Les méthodes de présentation des échantillons sont également normalisées.
Chaque dégustateur doit recevoir une portion représentative de l'échantillon
d'essai.
Les aliments solides sont coupés en portions régulières pour que chaque
dégustateur reçoive une part égale du bord et du centre de l’aliment.
Les produits liquides sont remués pour avoir une consistance uniforme dans toutes
les portions et leur volume mesuré.
Quand les produits alimentaires sont formés d'un certain nombre de petits
morceaux qui peuvent varier entre eux, il faut donner aux dégustateurs une portion
assez grosse pour qu'ils puissent se servir de plusieurs morceaux pour l'évaluation
de chaque caractéristique.
En règle générale, il faut utiliser au moins 30 g d’aliment solide ou 15 ml de
boisson.
Les échantillons d'aliment évalués peuvent être avalés ou crachés mais il est
toutefois souhaitable que tous les membres du panel appliquent la même
technique. Il faut fournir des tasses avec couvercles pour cracher les restes
d'aliment.
On offre souvent de l'eau à la température de la pièce aux dégustateurs afin qu'ils
puissent se rincer la bouche avant et entre chaque échantillon qu'ils goûtent. L'eau
de rinçage peut être avalée ou crachée.
Utilisation des échantillons de référence
Quand on procède à des essais sensoriels, on se sert souvent d 'échantillons de
référence.
Il s'agit d'échantillons désignés auxquels tous les autres échantillons seront
comparés
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Il peut s'agir de références cachées ou codées sur des échantillons servis aux
dégustateurs en même temps que les échantillons à l'essai. On les appelle :
« échantillons-types » qui sont composés d'aliments comparables à ceux soumis
aux essais.
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2.3.4. Erreurs de contraste
Les effets des contrastes (Opposition de deux choses dont l'une fait ressortir
l'autre) entre les échantillons peuvent fausser les résultats des essais. Les
dégustateurs qui évaluent un échantillon de bonne qualité avant un autre de qualité
médiocre accorderont peut-être au deuxième échantillon une note inférieure que
si un échantillon de mauvaise qualité avait été évalué auparavant. C'est ainsi que
s'ils doivent évaluer un échantillon à saveur douce après un à saveur marquée, leur
réponse sera influencée par le contraste entre les deux échantillons. Si tous les
dégustateurs reçoivent leurs échantillons dans le même ordre, les effets de
contraste peuvent avoir une influence marquée sur les données du panel.
Ces effets de contraste ne peuvent pas être éliminés pendant les essais sensoriels,
mais si on remet à chaque dégustateur ses échantillons dans un ordre différent, on
peut équilibrer ces effets pour l'ensemble du panel, demander par exemple aux
dégustateurs d'évaluer les échantillons de la gauche vers la droite.
Les tests servant à déterminer les différences entre les produits ou à mesurer des
caractéristiques sensorielles sont dits axés sur le produit.
Ainsi, les tests appliqués dans l’analyses sensorielle sont les suivants :
Tests axés sur le consommateur
Dans ce cas, des jurys ou des panels de dégustateurs non professionnels sont
utilisés comme instrument de mesure dans l’analyse sensorielle. En effet, les tests
axés sur le consommateur fournissent des renseignements sur les goûts et les
préférences des consommateurs, ainsi que sur les caractéristiques nécessaires pour
que le produit soit acceptable.
Quand on veut procéder à des tests auprès des consommateurs, on choisit un vaste
échantillon aléatoire de personnes, représentatives de la population pour obtenir
des renseignements sur leurs attitudes ou leurs préférences, on interroge en
général de 100 à 500 personnes.
On peut procéder aux tests à un endroit central comme un marché, une école ou
un centre commercial.
Des panels de dégustateurs amateurs (panels pilotes de consommateurs) peuvent
être conçus, ils sont généralement formés de 30 à 50 personnes, choisies au sein
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du personnel de l'organisation (l’usine de production) qui élabore le produit ou de
l’unité qui procède à la recherche (le laboratoire).
Tests axés sur le produit
Les tests axés sur le produit font appel à de petits panels de dégustateurs experts
et professionnels (se sont formés). Ils servent à identifier les variations entre des
produits alimentaires comparables ou à mesurer l'intensité de la saveur (odeur et
goût) par exemple et les caractéristiques de texture ou d'apparence. Ces panels
sont en général formés de 5 à 10, dégustateurs qui ont été choisis pour leur acuité
sensorielle et ont reçu une formation spéciale pour la tâche à accomplir.
Leur formation les rend plus sensibles à de petites différences que le
consommateur ordinaire ne peut reconnaitre, du fait qu’ils ont appris à mettre de
côté leurs goûts personnels quand ils mesurent les paramètres sensoriels.
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(une note) différente même s'il semblait comparable. L'échantillon auquel on
accorde la texture la plus acceptable se voyait donner la cote (1), le suivant la cote
(2) et celui qui paraissait le moins acceptable la cote (3).
3.1.3. Tests hédoniques
Les tests hédoniques sont conçus pour mesurer le degré d'appréciation d'un
produit. On se sert d'échelles de catégories qui sont : « Aime beaucoup »,
« N’aime pas du tout » et « Neutre ».
Les dégustateurs choisissent, pour chaque échantillon, la catégorie qui correspond
à leur degré d'appréciation.
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différence entre les échantillons. L'interprétation des résultats se fait sur la base
du nombre de réponses correctes, comparées à une table de valeurs.
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La forme des données dépend du type d'échelles de mesures utilisées pendant les
essais sensoriels. Ces échelles servent à quantifier les renseignements sensoriels.
Elles sont classées selon leur type en : échelles nominales, ordinales, échelles
d'intervalles et échelles de rapport.
4.1 Échelles nominales
Les échelles nominales sont les plus simples. On utilise des nombres (des chiffres)
qui représentent des étiquettes ou des noms de catégories et non pas des valeurs
numériques réelles.
Exemple : demander aux dégustateurs d'utiliser une échelle nominale pour
identifier des caractéristiques de goûts de la sauce tomate où : 1 =fruité, 2 = sucré,
3 = épicé, et 4 =piquant. Ils inscrivent le numéro de chaque caractéristique de goût
qu'ils retrouvent dans chaque échantillon et l'animateur prépare un tableau des
fréquences d'apparition de chaque caractéristique pour chaque échantillon. On
procède alors à la comparaison des produits en observant la fréquence de chaque
caractéristique de goût dans chaque échantillon.
Dans une échelle nominale, on peut aussi au lieu d'utiliser des nombres
représentant des noms, se servir directement des noms. On donne des noms aux
catégories et on présente ensuite sous forme de tableaux, les fréquences de chaque
catégorie et on fait des comparaisons.
4.2 Echelles ordinales
Dans les échelles ordinales, les nombres représentent un rang. Les échantillons
sont classés par ordre d'importance. Ils servent à la fois pour les essais axés sur le
consommateur et ceux axés sur le produit.
Dans le cas des panels de consommateurs, les échantillons sont classés
en fonction de la préférence ou de l'acceptabilité.
Exemple : Les biscuits préparés de trois façons différentes peuvent être classés
par ordre de préférence de :1 pour ceux que l'on préfère à 3 pour ceux qu'on aime
le moins.
Dans le cas des essais axés sur le produit, on classe les intensités d'une
caractéristique d'un produit donné.
Exemple : on classe le caractère salé de cinq échantillons de soupe au poulet, 1
correspondant à la soupe la plus salée et 5 à la soupe la moins salée.
4.3 Échelles d'intervalles
Les échelles d'intervalles permettent de classer les échantillons en fonction de
l'ampleur d'une caractéristique unique du produit ou en fonction de l'acceptabilité
ou de la préférence. Ces échelles révèlent l'ampleur des différences entre les
échantillons.
En reprenant l'exemple des soupes au poulet, en se servant d'une échelle à
intervalles, on aurait su non seulement quelle est la soupe la plus salée mais
également le nombre d'intervalles séparant la plus salée de la moins salée.
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4.4 Échelles de rapport
Les échelles de rapport sont comparables aux échelles d'intervalles, sauf qu'elles
comportent un zéro vrai. Sur une échelle d'intervalles, le point zéro est choisi de
façon arbitraire et ne signifie pas nécessairement l'absence de mesure d'une
caractéristique, alors que sur une échelle de rapport, le point zéro indique
l'absence complète de cette caractéristique.
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3) contrôler l'uniformité des réponses fournies par les dégustateurs à la fois
pendant la formation et pendant l'étude elle-même.
Les données provenant des échelles nominales et ordinales sont analysées en se
servant de tests statistiques non paramétriques (exemple :test de Friedman, sans
hypothèse), alors que les données provenant des échelles d'intervalles et de
rapport sont analysées au moyen de tests statistiques paramétriques (exemple :
test t de Student, par validation des hypothèses).
5.2. Etablissement d'un plan d'expérience
Il s'agit de l'organisation et de l'enchaînement des étapes pour mettre en place et
réaliser une expérience puis analyser ses résultats. Il faut choisir un plan bien
adapté et efficace pour que les données et les résultats des tests soient fiables.
Il y a de nombreuses façons de planifier des expériences en allant des plans
simples, complètement aléatoires, à des plans plus complexes. On se reporte
généralement à la méthode la plus simple et la plus efficace permettant d’atteindre
les objectifs de l'étude.
Les étapes ou les méthodes les plus courantes d'un bon plan d'expérience sont la
randomisation, la méthode des blocs et la répétition.
5.2.1. Randomisation
On se sert de la randomisation dans un plan expérimental pour minimiser les effets
des variations ou des erreurs.
La randomisation est une procédure qui met les unités ou les échantillons dans un
ordre tel que chaque unité a une chance d'être choisie à chaque étape du processus
de présentation des échantillons.
Exemple : pour randomiser l'attribution des divers types de cuisson des
échantillons d'aliments, on choisit un échantillon à cuire avec la méthode (1), mais
tous les autres échantillons ont des chances égales d'être cuits avec la même
méthode.
5.2.2. Méthode des blocs
On se sert de la méthode des blocs dans de nombreuses expériences pour contrôler
les variations et pour améliorer l'efficacité. Les blocs peuvent présenter, les
dégustateurs, les répétitions ou les ordres de présentation des échantillons, ou tout
facteur dont on sait qu'il peut être la source d'erreurs lors de l'expérience.
C'est ainsi comme exemple : les dégustateurs d'expériences sensorielles, étant des
êtres humains, sont souvent des sources de variations lors des expériences
sensorielles. En les regroupant en blocs lors de la planification de l'expérience et
de l'analyse des données, les variations dues aux dégustateurs peuvent être retirées
de1'erreur expérimentale.
5.2.3. Répétition
La répétition d'une expérience suppose de pouvoir répéter toute l'expérience dans
des conditions identiques. Elle fournit une évaluation de l'erreur expérimentale et
améliore la fiabilité et la validité des résultats des tests. Grâce à elle, on peut
déterminer l'uniformité du panel.
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Le nombre de répétitions d'une expérience varie en fonction des contraintes de
temps, d'argent et d'échantillon. Toutefois, on peut en général dire que plus il y a
de répétitions, les évaluations d'erreurs expérimentales sont meilleures et les
résultats des tests sont plus fiables.
Exemple de traitement statistique des données
Les résultats des tests et les qualités organoleptiques d’un produit sont collectés
dans un tableau. Il est nécessaire de générer un tableau différent pour chaque
descripteur. Les lignes correspondent aux notes attribuées par les juges pour
chaque produit en colonne.
On étudie alors pour chaque descripteur dans un tableau à part : la somme des
fréquences de citation, la somme des intensités cumulées et la moyenne
géométrique.
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Dégustation et profil de l’analyse sensorielle d’un pain
Introduction
Les industriels du secteur alimentaire utilisent l'analyse instrumentale en
complément ou en remplacement de l'analyse sensorielle.
Ces méthodes instrumentales visent à opérer selon le même principe que nos sens.
Ainsi, plusieurs appareils permettent une évaluation de la couleur des produits
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alimentaires (vision), de leur odeur (odorat) ou de leur texture (somesthésie et/ou
audition).
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Colorimètres
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alternative moins coûteuse et plus rapide pour l'évaluation de l'odeur des produits
alimentaires.
Quatre caractéristiques des composés volatils responsables de l'odeur et de
l'arôme rendent leur étude instrumentale délicate :
- Ils sont très nombreux, en général une ou plusieurs centaines de milliers dans
le cas des aliments torréfiés comme le café ou le cacao ;
- Ils appartiennent à toutes les classes chimiques possibles, hydrocarbures,
acides, alcools, hétérocycles, …
- Ils sont à des concentrations faibles, de l'ordre de quelques microgrammes voir
nano grammes par kilogramme ;
- Ils peuvent être sensibles à l'oxygène ou à la chaleur.
Distillateur
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2.2. Les analyses physiques
L'olfactométrie
Cette technique consiste à évaluer l'odeur des composés dès leur sortie
de la colonne chromatographique. L'effluent de la colonne est divisé en
deux parties : l'une est dirigée vers le détecteur en vue d'obtenir un
chromatogramme, l'autre traverse la paroi d’un four en passant par un
tube chauffé pour éviter les condensations. Le juge place son nez à
l'extrémité de ce tube et détecte les composés odorants au fur et à mesure
de leur élution, ce qui permet d'établir un aromagramme. La comparaison
du chromatogramme et de l'aromagramme permet de repérer les
composés clés de l'arôme d'un produit.
Olfactométrie
Le nez électronique
C’est un système intelligent basé sur un réseau de capteurs chimiques pour la
classification des odeurs introduit en 1982.
C’est un instrument constitué d'un réseau de capteurs chimiques et d'un système
de reconnaissance de formes, capable de reconnaître des odeurs simples ou
complexes. C’est une boîte noire (ou d’une autre couleur) dans laquelle on
introduit un échantillon, et qui en échange fournit un résultat. En réalité,
l'instrumentation comprend 4 parties :
- le système d'introduction de l'échantillon (pompe, débitmètre, unité de
concentration),
- la chambre des capteurs (réseau de capteurs),
- les éléments électroniques (conversion signal chimique/électronique,
amplification, conditionnement, multiplexage, conversion, alimentation),
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- le système central (processeur, mémoire, logiciels de traitement des données,
affichage).
Les principaux types de capteurs connus pour la détection de gaz et de composés
volatiles sont les semi-conducteurs dopés, les polymères conducteurs, les
cristaux à onde acoustique de volume, les résonateurs à onde acoustique de
surface. D'autres types de capteurs sont utilisés de manière marginale, ou sont en
cours de développement.
Les qualités attendues d'un capteur idéal sont une haute sensibilité aux
composés chimiques, une faible sensibilité à l'humidité et à la température,
une haute stabilité, une bonne reproductibilité, un temps de réponse court,
un calibrage aisé, une bonne robustesse, un bas prix, …
Les applications des nez électroniques en agro-alimentaire sont nombreuses. Elles
touchent notamment la caractérisation des produits carnés, des céréales, des
boissons alcoolisées ou non, certains fruits et légumes, du café, …
Nez électronique
Nez éléctroniques
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Nez éléctronique (dans la détéction des mauvaises odeurs et la prévention
contre les intoxications)
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Fluidification : Donner à quelque chose la limpidité et l'écoulement qui sont
ceux d'un liquide.
Viscoélasticité est la propriété de matériaux qui présentent des
caractéristiques à la fois visqueuses et élastiques, lorsqu'ils subissent une
déformation.
Pénétromètre
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