Chapitre 1
Chapitre 1
Objectifs : la paix et la prospérité économique partagée, l’arrêt des conflits récurrents en Europe,
l’arrêt des prérogatives nationales.
Victimes qui se comptent par millions. Pays ou a eu lieu le conflit sont ruinés et en grande partie
détruits, dévastés, en particulier la France. Baisse d’environ 50% de l’activité du secteur industriel.
Besoin d’une reprise industrielle immédiate. Objectif premier des nations est de reconstruire mais
pour cela besoin de l’aide des USA.
1.3 La reconstruction
Aide extérieure des USA s’avère indispensable face aux difficultés des pays européens à se
reconstruire et relancer leur activité. USA y voient un intérêt politique : endiguer le communisme.
Début des années 1950 : tensions importantes entre bloc de l’est et bloc de l’ouest.
Plan Marshall 1947 : forme d’aide financière aux pays. Seule condition : une unification des pax
européens. But : se dresser contre le bloc de l’est et renforcer la coopération entre les pays pour
accroître leur performance économique respective. Pourrait leur permettre de sortir plus rapidement
des difficultés financières. USA fortement à l’origine du projet européen. Europe conserve une
tendance atlantiste.
Tente de trouver le moyen de contrôler Allemagne mieux qu’entre les deux guerres pour éviter tout
nouveau conflit. Passera forcément par l’organisation d’une union européenne. Besoin que la France
prenne les devants.
Besoin de favoriser la coopération des pays dans quatre domaines : politique, économique, spirituel,
militaire. Cette communauté pourrait permettre d’assurer la stabilité du continent dans ces quatre
domaines. Antagonisme entre Allemagne et France deux des plus grandes puissances du continent
doit cesser.
Stabilité désirée en Europe devra passer par la paix entre les nations et la prospérité économique.
Cette prospérité apparait comme la seule solution pour éviter de futurs conflits entre les pays. L’idée
d’une création d’une union en Europe prend sa source dans ce double objectif.
Discours pour l’introduction du plan Schuman (1950) : « la paix mondiale ne saurait être sauvegardée
sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu’une Europe
organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations
pacifiques ». Donc paix et réconciliation n’iront pas l’un sans l’autre. L’union va se justifier par la
recherche de la prospérité. Union entre les nations européennes, notamment douanière, permettrait
selon les initiateurs de cette démarche un développement industriel du fait de l’apport de nouveaux
débouchés pour les entrepreneurs. Un marché plus grand leur serait offert, ce qui leur permettrait de
se développer. Coopération qui mettrait fin à la concurrence entre les nations, concurrence à la base
de nombreux antagonismes, de la rivalité entre les nations qui sont les causes des guerres qui ont
secoué l’Europe. Le développement de chacun serait dépendant de celui des autres. Cette prospérité
à l’échelle du continent apporterait cette stabilité et empêcherait l’apparition de nombreux conflits
dévastateurs.
Adenauer, Spaak, De Gasperi, Beyen, Bech, Monet & Schuman qui sont les deux principaux
investigateurs d’un mouvement vers une Union Européenne. Monet et Schuman, instigateurs de
l’union européenne, insistent sur le fait que les relations de solidarités permettraient le réconciliation
franco-allemande.
9 mai 1950 date clé dans le lancement de la construction d’une union en Europe. Schuman ministre
des affaires étrangères à l’époque en France. Présente un communiqué de presse pour l’intégration
des pays dans l’union européenne, deviendra le plan Schuman ultérieurement. Il annonce la
construction d’une Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) comme première
institution européenne supranationale. Marque le début du rapprochement entre France et
Allemagne. Projet du aussi à Jean Monet. Monet s’est occupé de l’aspect économique du projet et
Schuman de l’aspect politique. Projet qui répond aux ambitions de paix et de prospérité : amorcerait
réconciliation entre France et Allemagne via le contrôle de la production de charbon et acier.
Trois principes fondamentaux pour le plan Schuman : circulation des produits, politique commune
d’investissement et de prix, politique sociale commune. Principes qui doivent résider dans des
décisions supranationales.
Il fallait permettre à la France de jouer un rôle déterminant dans le nouvelle Europe. Mise en
commun de charbon et acier permettrait de bloquer toute guerre et serait base d’une unification
économique de l’Europe sur des secteurs qui sont stratégiques.
Conséquence : Plan Schuman étape capitale dans la construction de ce qui sera plus tard l’union
européenne car il crée la première institution supranationale européenne. Marque le rapprochement
entre France et Allemagne qui est indispensable pour une construction européenne. Ce plan permet
à la France de se positionner en leader de cette construction.
2.2 La CECA (1951)
Diapo 19
COURS 1
L’Europe sort ruinée de la Seconde Guerre mondiale : baisse de la production, pays détruits, besoin
de reconstruire l’outil industriel, nombreuses victimes. Objectif de sortir ces pays dévastés de cette
situation et de reconstruire. Crainte que les troubles économiques et sociaux engendrent des
révolutions et l’expansion de la Russie. France va aider l’Europe à se reconstruire pour éviter les
révoltes. Plan Marshall aux USA en 1947 pour aider les pays à se reconstruire. Aide des USA
indispensable mais elle a un intérêt politique : endiguer le communisme. On essaye d’éviter la guerre
pour que l’Europe de l’Ouest ne rejoigne pas l’URSS et le bloc de l’est via le plan Jdanov. Les pays
européens bénéficient du plan Marshall qui est une aide financière à condition que les pays
européens soient unifiés. On cherche à améliorer le système productif en favorisant la coopération
des pays européens. Les USA sont donc à l’origine du projet européen. Les européens conservent une
tendance atlantiste. On cherche à contrôler l’Allemagne ce qui passe à l’organisation de l’Europe.
Keynes dénonce les conséquences économiques du traité de Versailles qui ne permet pas à
l’Allemagne de s’en sortir économiquement et qui conduirait à une future guerre. L’Allemagne ne
s’en relèverait pas et serait soumise à des tensions politiques. L’intégration européenne permet de
contrôler l’Allemagne par la CECA même si elle est affaiblie. On crée une communauté d’entraide qui
favorise la coopération des nations. Pour avoir la paix il faut la prospérité économique. Lorsqu’il y a
des tensions économiques et sociales cela peut entraîner la guerre. Le plan Schuman de 1950 prévoit
que les pays travaillent ensemble et se réconcilient pour obtenir une stabilité économique et sociale
ce qui éviterait les guerres. L’intégration commerciale permet les économies d’échelle et une
augmentation de la concurrence. On augmente la qualité des produits et la baisse des prix. Un pays
européen en bonne santé va être une source d’opportunité pour le pays voisin. Lorsqu’un pays va
bien il va générer des débouchés pour ses voisins, c’est l’effet spill over. Le plan Schuman vise à créer
une solidarité entre les pays, travailler et produire ensemble. Il annonce la création de la CECA,
première institution européenne supranationale. Monnet s’est occupé de la planification
économique de ce projet. La réconciliation entre France et Allemagne passe par le contrôle de la
production de charbon et d’acier, matières premières utilisées pour produire de l’armement. La
France devient l’un des pays les plus performants économiquement au niveau mondial dans les
années 1960. On va fixer des prix communs dans les secteurs d’activité pour les pays membres. Le
souhait d’avoir une politique sociale commune n’aboutira pas. On consent à abandonner une partie
de sa souveraineté. On va accepter que des décisions soient prises en-dehors de l’Etat-nation. On
veut réguler la sidérurgie européenne car certains secteurs économiques ont des coûts fixes énormes
et donc il n’y a pas de concurrence ce qui permet de fixer librement les prix. Le charbon et l’acier
sont des secteurs stratégiques. La France joue ainsi un rôle déterminant dans cette nouvelle Europe.
La CECA est créée en 1951 avec 6 pays sur la base d’une intégration sectorielle et d’une
supranationalité. Economiquement l’Allemagne est la plus puissante mais politiquement non. Une
Haute Autorité est chargée d’établir les prix et protège le respect de la concurrence et coordonne les
investissements sidérurgiques et miniers. Elle assure la libre concurrence et protège les
consommateurs. Les USA sont contents de l’apparition de la CECA mais ne veulent pas voir l’industrie
sidérurgique européenne leur faire concurrence. La CECA restera plus importante pour son aspect
politique qu’économique. La méthode est donc celle de l’intégration par secteur. On rentre après a
seconde guerre mondiale dans la guerre froide donc il faudrait songer à une intégration politique. Les
USA veulent protéger l’Europe de l’ouest de la Russie en voulant réarmer l’Allemagne. On met en
place une Communauté Européenne de Défense en 1952. Le projet est rejeté en 1953 car les pays
membres ne veulent pas céder leur souveraineté nationale au profit d’une autorité supranationale.
Le projet d’intégration politique échoue. La solidarité militaire a été impossible car il aurait fallu un
état européen. Schuman va démissionner de son poste de ministre des affaires étrangères. Il pense
que l’Europe risque de régresser. Schuman ne voulait pas créer un état fédéral mais on ne pouvait
pas créer d’armée sans créer d’Etat mais sans fédéralisme l’intégration politique est difficile.
La CED n’a pas abouti mais la CECA a fonctionné. Il faut que l’intégration économique progresse.
L’objectif de départ est d’étendre la CECA. Monnet propose d’intégrer le secteur nucléaire. Spaak
approuve cette idée car le nucléaire est une industrie récente. Avec EURATOM on est plus favorable
au marché commun. Traité de Rome en 1957 et création de l’EURATOM et de la CEE. Avec Smith la
spécialisation est la condition nécessaire à la croissance et la division du travail. On augmente les
gains de productivité et on entraîne la croissance endogène par l’augmentation des revenus et de la
taille du marché. La CEE vise à faire fonctionner ce moteur de la division des tâches. La CEE avait un
fort potentiel économique et devrait permettre une future intégration politique. On voulait mettre
en place un état fédéral européen. L’union économique avec ses externalités importantes doit
conduire à l’intégration politique. L’Europe aujourd’hui fonctionne de manière
intergouvernementale. Les gouvernements doivent se mettre d’accord entre eux.
- l’union douanière : on laisse passer les marchandises mais on met en place des droits de
douanes qui sont les mêmes pour les différents types de produit, cela doit favoriser le
commerce international et la concurrence
- les effets de l’économie d’échelle : la concurrence accrue, le développement des échanges
intra-branche et interbranche
- l’accroissement des investissements directs à l’étranger : un IDE est un investissement
important maximal de 10% de l’entreprise, on cherche la recomposition du système
productif avec le commerce intra-zone
- on retire les taxes d’importation
- libre échange
- harmonisation des normes tarifaires
Intégration commerciale terminée en 1993 avec création d’un marché unique. 1947 : accords du
General Agreement Tarifant Trade qui visent à réduire les tarifs douaniers pour favoriser les
échanges. Sortir des difficultés des années 1920 passe par dévaluer sa monnaie donc on cherche à
exporter son chômage. Les USA inondent le marché de dollars avec le quantitative easing. Les pays
mènent une guerre des monnaies et dévaluent la leur. Création de la PAC en 1962 qui a pour objectif
d’assurer l’agriculture européenne et maintient le niveau de vie des agriculteurs en fixant des prix
planchés et favorisent l’industrialisation de la production agricole.
Les mercantilistes ont été les premiers à s’intéresser au commerce international. Un pays riches est
pour eux un pays qui a des excédents commerciaux importants. Le colbertisme est le fait que l’Etat
intervienne en accordant des droits spécifiques à des entreprises tels que le monopole pour
développer leur commerce. Faire du commerce coûte cher et nécessite des navires donc il était
important d’installer un monopole pour avoir une forte rentabilité. De plus il ya avait beaucoup de
taxes. Le colbertisme favorise les entreprises nationales pour favoriser les exportations et limiter les
importations. La Chine a beaucoup de main d’œuvre et peut diminuer les salaires, ce qui lui permet
d’avoir des prix très attractifs et donc d’exporter.
Les premières victimes de la mondialisation sont les personnes les moins qualifiées. Il va y avoir une
montée du chômage pour les peu qualifiés car le facteur travail moins qualifié va être d’autant plus
abondant. L’ouverture au monde va rendre la main d’œuvre qualifiée encore plus rare et plus chère.
Le capital est d’autant plus rentable qu’il est mobile.
COURS 4
Les caractéristiques du secteur industriel : rendements d’échelle croissants donc si un pays est plus
fort le secteur industriel va être d’autant plus fort.
Au niveau européen, industrie se concentre dans les endroits ou elle a été la plus forte, en particulier
la Ruhr. Industrie recule dans la plupart des pays européens mais beaucoup moins en Allemagne qui
concentre l’industrie de pointe.
Modèle HOS : Si un pays a beaucoup de facteur travail, alors travail peur cher. L’inverse, l’industrie
va mobiliser plus de capital. Pays ont des quantités de facteur travail différentes. L’industrie s’oriente
en fonction de la quantité de facteur travail et en fonction de la qualité des facteurs de producteur.
On mesure le capital humain en évaluant ce qu’apporte le facteur travail en termes de productivité.
Si on ouvre le commerce international, des pays vont avoir des quantités de facteurs de production
différentes. Spécialisation se fait en fonction des qualifications du facteur travail. Personnes très
qualifiées moins nombreuses que travailleurs peu qualifiés. La facteur peu qualifié sera moins rare et
deviendra moins cher si on ouvre un pays qui a besoin de main d’œuvre peu qualifiée au commerce
international . Augmentation du chômage des peu qualifiés. Pression à la baisse de leurs salaires.
Victimes de la mondialisation à l’inverse des plus qualifiés qui se font rares et qui voient leur salaire
augmenter. Plus un facteur est rare, plus sa valeur augmente et plus il est commun, plus sa valeur
baisse.
USA échangent des produits qui nécessitent beaucoup de travail. Travailleurs des USA bien plus
productifs que dans les autres pays. Il faut tenir compte de la productivité du travail.
Loi du prix unique : si le prix des facteurs de production s’harmonise, alors les salaires s’harmonisent
à long terme.
Coût du travail augmente en Chine et donc délocalisation des entreprises chinoises au Bangladesh,
en Ethiopie, …, là ou le travail est moins cher.
Grandes entreprises et multinationales donc seules les grandes entreprises effectuent du commerce
international. Peu d’entreprises à capacité exportatrice. Coûte cher de développer ses capacités
exportatrices.
Théorie du cycle de vie du produit : innovations sont poussées soit par l’offre soit par la demande.
Innovations tirées par l’offre car besoin d’augmenter la productivité ce qui passe par l’innovation.
Innovation poussée par la demande s’il y a une demande solvable importante car besoin d’une forte
demande pour qu’une innovation aboutisse. Au début du cycle produit coûte très cher donc peu de
demande. Ensuite phase de rendements d’échelle une fois que le prix diminuent et que les
techniques de production s’améliorent. Parfois besoin de délocaliser en justifiant le cycle de vie du
produit. Production dans les pays avancés puis plus tard délocalisation de la chaîne de production
dans des pays les moins avancés dès qu’il devient obsolète et banaliser.
Théorie de l’envol des oies sauvages : le développement économique dépend positivement du
commerce international. Cela ne marche pas pour tous les pays, seulement les plus avancés. Cinq
étapes :
Plus facile de faire des biens de consommation que des biens de production. Le pays finit par en
importer de moins en moins puis en fabriquer puis en exporter. Les pays peuvent essayer d’adopter
une politique de substitution aux importations. Cela peut être un échec.
La structure dominante dans le commerce international est l’oligopole. L’oligopole le plus connu est
celui de l’aviation avec Boeing et Airbus.
Un marché qui n’est pas contestable est lorsque les acteurs sont sur ce marché, personne ne peut
plus y entrer car ces entreprises possèdent des avantages comparatifs et une position dominante.
Position dominante autorisée mais abus de position dominante interdit. Cela doit se traduire par une
amélioration de la satisfaction du consommateur et contrôler les prix que le monopole introduit
librement.
La mondialisation c’est la mondialisation des systèmes sociaux. Les pays qui ont un marché du travail
très encadré ont dès le départ un handicap par rapport aux pays qui par exemple n’ont pas de salaire
minimum, pas de protection sociale, …
COURS DU 5 MARS
En France, la production nouvelle de crédit est stagnante voire même en déclin. Cela explique une
faible inflation. Draghi estime qu’il n’y a pas de risque de déflation majeur. La crise actuelle génère
des tensions nationalistes et géopolitiques.
La règle de Taylor : S’il y a des différentiels importants d’inflation, une politique monétaire commune
sera restrictive pour certains, expansionniste pour d’autres et équilibrée pour d’autres. C’est une des
causes des crises de dettes souveraines des pays. En Irlande et en Espagne c’était une dette des
ménages car la baisse des taux d’intérêt a rendu attractif l’endettement immobilier. Autour de 2001,
l’Irlande avait une inflation bien supérieure aux critères de Maastricht. Elle a fait valoir qu’elle avait
des excédents budgétaires et de bonnes performances macroéconomiques. L’Irlande était le pays le
plus pauvre d’Europe de l’Ouest dans les années 1980 et grâce à l’intégration européenne elle s’est
très développée. La croissance de l’Irlande était fondée sur la bulle immobilière. Un des critères de
Maastricht a donc été enlevé mais ce critère enlevé a généré des différentiels d’inflation. Les critères
de compétitivité, de balance commerciale, de déficit sont importants. Les déficits de l’Espagne et
l’Irlande sont insoutenables. Le taux d’endettement des ménages a augmenté de 20% en 5 ans pour
l’Espagne et l’Irlande. Les pays distribuent du crédit immobilier de manière différente selon les pays
de l’Europe. En France on s’endette sur des taux fixes. En Espagne les crédits immobiliers sont à taux
variables donc si l’inflation augmente, les taux d’intérêt augmentent. Les taux directeurs de la FED
dirigent les taux d’intérêt mondiaux. Les taux d’intérêt à la banque centrale sont courts. Les pays
émergents comme la Chine ont des excédents commerciaux donc ont une appréciation de taux de
change et pour le rééquilibrer face à celui des USA elle rachète des titres américains donc la Chine
stérilise les taux de change. Elle perturbe la politique monétaire américaine. Les taux longs
américains ont fini par baisser alors qu’ils devaient monter donc la banque centrale a continuer a
augmenter les taux courts ce qui a accru l’endettement immobilier des ménages. Il y a trois taux à la
banque centrale. Le taux de refinancement fonctionne avec des opérations d’open-market entre les
banques commerciales et la banque centrale. Les banques délivrent des crédits en fonction de leurs
réserves de monnaie banque centrale. Les banques commerciales doivent apporter des titres de
bonne qualité à la banque centrale en garantie de refinancement. Un des éléments du quantitative
easing est le passage de trois mois à un an maximum pour les refinancement. Le taux eonia est le
taux auquel les banques se prêtent entre elles au jour le jour. En France 60% de la richesse est
fondée sur l’immobilier et le reste sur la bourse. L’un des effets du quantitative easing est la
dévaluation des monnaies, c’est ce qu’on fait les USA, la Grande-Bretagne. Les USA continuent à
déverser de la liquidité sur les marchés donc on assiste à une augmentation de l’euro par rapport aux
autres monnaies car l’Europe a une politique plus conservatrice que les autres pays.
Le marché interbancaire est le marché sur lequel les banques se prêtent les unes les autres. Les
banques ne se prêtent plus les unes les autres quand elles ont peur qu’une banque s’effondre.
Un choc symétrique peut avoir des conséquences asymétriques. Un même choc peut avoir des
conséquences différentes. On a plusieurs objectifs mais qu’un seul instrument qui est la politique
monétaire.
La politique monétaire était trop laxiste pour l’Espagne et l’Irlande car s’est formée une bulle
d’endettement.
Il y a un biais libéral dans la construction de l’union monétaire car on considérait que la dette
publique était mauvaise et la dette privée inoffensive sauf que cela dépend de ce que l’on en fait.
C’est la bulle immobilière qui va entrainer les faillites des banques et pousser les Etats à les renflouer.
Quand la courbe BP est verticale on est en autarcie financière. Quand un pays met en place une
politique économique, cela aura des externalités sur les autres pays, positives ou négatives.
On sanctionne les pays en déficit commercial sauf qu’il n’y a pas d’excédent quelque part sans déficit
autre part donc le système monétaire européen est symétrique.
Lors des différents intégration il était prévu que comme ces pays étaient en retard on leur donne de
l’argent pour améliorer leur système productif. Assurer une convergence avec des pays qui ont des
taux de croissance différents est trop compliqué. Si les pays ont des industries faibles il aurait fallu les
protéger mais cela va à l’encontre des directives européennes. Une grande partie du commerce
international est liée à l’industrie donc il faut soit aider ces pays en difficulté pour qu’ils puissent
exporter sinon leur système productif ne pourra pas faire de concurrence. La mise en place d’une
politique industrielle en Europe est trop compliqué car favoriser certains pays va être préjudiciable
aux autres.
Si l’activité diminue, les agents vont recevoir des allocations pour consommer ce qui va réduire la
baisse et lorsque de l’activité augmente les impôts vont augmenter ce qui va réduire cette
croissance. C’est l’idée de stabilisateur automatique.
La TVA sociale a été mise en place en Allemagne. On fait baisser les charges sociales donc on fait
baisser les coûts de production interne et on augmente la TVA donc on augmente les coûts de
production externes. S’il faut compter sur la déflation pour baisser les coûts de production alors les
agents se retrouveront au chômage.
COURS 2
Avantages liés à la mécanique de l’union douanière. Problèmes si des pays se spécialisent dans des
secteurs différents car si crise dans un des secteurs alors conjoncture économique du pays très
mauvaise. Besoin de développer le commerce intra-branche pour homogénéiser les conjonctures ce
qui facilitera le pilotage de la politique économique. Echanges interbranche néfastes pour la
conjoncture des pays.
Si un taux d’intérêt est trop faible dans une économie et qu’il est inférieur au taux de rendement
économique, on a tendance à s’endetter fortement pour pouvoir faire fonctionner le levier financier
(plus on s’endette, plus on gagne d’argent car plus on s’endette, plus la rentabilité des fonds propres
augmente mais le problème est que le taux d’endettement trop élevé peut conduire à la faillite). Les
entreprises et les ménages ont été incitées à s’endetter dans des proportions déraisonnables. Le
développement interbranche ne permettra pas de contrôler les conjonctures de différents pays avec
comme seul instrument à disposition la politique monétaire. Espagne et Grèce ont eu des taux
d’intérêt trop élevés avant de rentrer dans l’union monétaire et ces taux nt chuté à 4% lors de
l’entrée dans l’union monétaire et ils ont été contraints de s’endetter. Il faut donc privilégier le
commerce intra-branche.
Accroissement d’IDE en provenance des pays tiers : ces investissements de pays étrangers sont
bénéfiques. On espère que les détenteurs de capital vont investir dans les bons secteurs d’activité.
Recomposition du système productif qui peut poser problème avec le commerce interbranche.
Intégration européenne basés sur la concurrence et censée augmenter le bien-être car elle doit
permettre de baisser les prix, améliorer la qualité des produits et éviter le surprofit. Si concurrence,
les entreprises détestent la concurrence car moins de concurrence alors plus le pouvoir de marché
augmente et alors plus de profit. Entreprises peuvent casser la concurrence en rachetant les
entreprises innovantes comme Microsoft. Concurrence forte entraine disparition de certaines
entreprises à long terme et donc des pouvoirs de marché finissent toujours par se remettre en place.
Seigneuriage industriel : entreprises maintiennent le prix du produit tout en diminuant
progressivement la qualité. Donc concurrence n’améliore pas forcément la qualité des produits et le
bien-être. Politique de concurrence en Europe. Entreprises maximisent leur surplus en fixant le prix
en fonction de la propension des consommateurs à payer.
Barrières non tarifaires problématiques donc on doit les harmoniser. Taxes douanières réduisent le
surplus du consommateur.
Graphique Union Douanière. N – M. Demande fournie par les producteurs étrangers. Si on augmente
la taxe douanière cela diminue le surplus du consommateur. Il va y avoir par contre un surplus des
producteurs nationaux. En termes de surplus global, l’introduction d’une taxe douanière est inutile.
Les consommateurs perdent énormément, les producteurs gagne peu et l’Etat empoche le reste. La
réduction des taxes douanières améliore le surplus du consommateur. Les grands gagnants du libre
échange sont les consommateurs.
L’union douanière favorise le commerce entre les membres grâce à la suppression des barrières
commerciales. Une augmentation de la spécialisation il y aura une augmentation de l’hétérogénéité.
En Europe cela aura des effets positifs au niveau microéconomique mais négatifs au niveau
macroéconomique. En termes de pilotage conjoncturel, la spécialisation pose des problèmes à
l’Europe.
L’union douanière peut parfois favoriser un producteur relativement peu efficace qui serait membre
de l’union au détriment d’un producteur plus efficace mais étranger à l’union. Les unions douanières
sont une libéralisation du commerce international entre l’union et le monde. C’est aussi un pas vers
le protectionnisme vis-à-vis de l’extérieur.
Uruguay round : Discussions qu’on les pays entre eux pour savoir quels secteurs libéraliser.
Droits de douane après la guerre étaient de l’ordre de 40%. Maintenant en moyenne au niveau
mondial entre 0 et 5% depuis les années 90. Gros travail de libéralisation des échanges. La
mondialisation s’est transformée en régionalisation. Processus d’intégration régionale à travers le
monde qui se poursuit : ALENA, MERCOSUR, ASEAN. Les pays ont du mal à se mettre d’accord sur la
PAC en Europe et sur le secteur agricole.
Distinction entre innovations incrémentales et innovations majeures. Si on ne produit pas sur place
on ne pourra pas bénéficier des innovations incrémentales. L’innovation engendre un cycle de
produit. Au départ pour que de nouveaux produits soient lancés, il faut une forte demande et un fort
pouvoir d’achat. Il faut que les innovations soient tirées par la demande. La France dépend moins du
commerce international que l’Allemagne avec son industrie.
L’intégration commerciale dans les années 60 a accompagné l’essor du régime fordien et le fait de
produire en grande quantité des biens standards. L’augmentation de la taille des marchés a des
effets très positifs. Cela a eu un effet très positif pour la France. En cas de difficultés les pays
pouvaient dévaluer leur monnaie et conservaient une bonne compétitivité.
Pour avoir une balance commerciale soutenable, il nous faut une bonne compétitivité. Quand on
souhaite baisser son taux de change, on doit faire baisser le taux d’intérêt. On peut avoir des
problèmes internes et trop d’inflation. Le fait d’être dans un régime de change fixe fait que l’on ne
pourra pas se servir de la politique monétaire à des fins internes.
Paradoxe de Triffin : trop de dollars pour l’économie américaine mais pas assez pour les échanges
internationaux. Les économies ont besoin de dollars pour réaliser les échanges internationaux. S’ils
créent trop de dollars la parité face au dollar ne pourra pas être maintenue. Ce paradoxe va conduire
à la création des euromarchés. Les banques créent des dollars américains. La banque centrale
américaine ne contrôle plus l’émission de dollars.
COURS 3
LA PAC
Les aides à la production agricole ne peuvent venir que de la PAC et non plus des Etats pour éviter de
possibles distorsions de concurrence entre les Etats membres. L’évolution des préoccupations
environnementales récente va redonner une marche de manœuvre aux Etats. La PAC a occupé
jusqu’à 80% du budget européen. Aujourd’hui cela représente entre 35 et 45%. La PAC reste
essentiellement communautaire. Elle constitue l’une des politiques les plus intégrées. . Les produits
agricoles circulent librement dans la communauté. On espère que les prix et les salaires convergent
dans ce secteur. Ricardo et sa théorie su travail de subsistance : les salaires sont fixés au niveau de
subsistance lors des crises. Si les prix agricoles s’harmonisent, alors les salaires réels devraient
converger. La PAC tente de maintenir des prix garantis. C’est une forme d’aide indirecte. Les aides
directes vont apparaître en 1992. On met en place la préférence communautaire et des taxes
douanières. On veut éviter que les pays hors de la communauté influent sur les prix dans la
communauté. Cette préférence communautaire s’efface progressivement par les accords bilatéraux
avec des pays tiers. Maintenir un prix de marché relativement élevé passe par assécher l’offre par le
rachat de produits agricoles par les autorités européennes pour éviter une chute des prix. Cela
fonctionne pour les denrées non périssables. On met en place un droit de douane commun dans tous
les pays de la communauté et on met en place des tarifs douaniers aux produits importés dans la
communauté ce qui permet de dégager des recettes douanières qui vont aider à financer la PAC. Le
financement de la PAC repose sur un principe de solidarité financière. Les pays paient non pas en
fonction de la taille de leur pays. C’est le fonds européen d’orientation et de garanties agricoles
(Feogea) qui est chargé de répartir les aides au sein de la communauté. Si l’objectif est de maintenir
les prix, on gonfle ou on assèche l’offre en fonction des manques ou des excès de production. On va
pouvoir exporter les produits en excès d’offre en subventionnant les prix sur ces produits. On
cherche à maintenir l’offre en adéquation avec la demande. L’essentiel du budget de la PAC est dédié
aux opérations de maintien de prix et aux opérations structurelles. Le prix d’intervention est le prix
auquel les autorités publiques s’engagent à acheter les produits aux agriculteurs. Ce prix constitue le
plancher du marché de ses produits. Initialement, les autorités prenaient tous les surplus, puis des
critères de qualité ont été introduits pour limiter la surproduction et augmenter la qualité des
produits. Sur les fruits et légumes, lorsqu’on intervenait, on détruisait. Le lait était transformé en
poudre ou en beurre. Dépenser pour réguler l’offre et pouvoir exporter coûte moins cher que de
détruire. Une partie est exportée, une partie est dédiée aux œuvres caritatives. Le risque est une
baisse du prix en-dessous du prix d’intervention.
Le soutien des prix a conduit à la surproduction donc on a mis en place de jachère et de quota de
production et de normes de qualité élevées. L’instance de décision est le Conseil qui rassemble les
ministres de l’agriculture de tous les pays de la communauté. La Commission européenne peut initier
des changements législatifs et elle est chargée de veiller à la bonne application des nouveaux. Les
gouvernements participent à la prise de décision. La gouvernance est problématique car les
gouvernements peuvent adopter des comportements stratégiques s’ils ne se font pas confiance
entre eux.
La PAC distribue les aides en fonction des quantités produites. En France on est favorable à la PAC. La
PAC renforce les grandes exploitations qui ne sont pas forcément les plus écologistes. Il y a eu le
problème de la vache folle et certains ont considéré que cela était lié la PAC. L’ensemble des
subventions des pays plus développés à leur agriculture pénalise l’agriculture des pays les moins
développés.
Graphiques
Le maintien des prix dans la communauté conduit à réduire l’agriculture dans les pays les moins
avancés.
L’Europe se construit par crises. Les progrès majeurs sont réalisés en périodes de crise comme lors de
la crise du système monétaire européen. Si une politique publique doit être mise en place, il faut
qu’elle soit mise en place au niveau ou on peut dégager des externalités. C’est le principe de
subsidiarité. On et en place la politique au niveau le plus bas. En théorie la banque centrale ne devait
pas intervenir dans le financement des Etats d’après Kydland et Prescot. Ils considèrent que les
banques centrales doivent être indépendantes des pouvoirs politiques. Avec la théorie quantitative d
la monnaie, si on augmente la quantité de monnaie on augmente les prix donc l’inflation et d’après la
courbe de Phillips fait baisser le chômage. Il faut éviter que les gouvernements se servent de la
courbe de Phillips c’est pourquoi l’indépendance de la banque centrale est importante. On veut
éviter des anticipations d’inflation. Un taux d’intérêt comprend une prime de risque et une prime
d’inflation. Si les anticipations sont faibles, le taux d’intérêt va baisser ce qui permettra une hausse
de l’investissement et de la croissance. La rentabilité du capital va être importante dans les décisions
d’investissement. L’inflation fait baisser l’endettement par el processus d’actualisation. Si on
augmente la demande, on augmente les prix.
L’INTEGRATION FINANCIERE
Lorsque l’on analyse les coûts pour former l’union européenne, on analyse selon la théorie de la zone
monétaire optimale développée par Mundell qui étudie à quelles conditions la création d’une union
monétaire est bénéfique. Les intérêts stratégiques des Etats européens sont divergents donc il n’y a
pas de renforcement des intérêts politiques. Le fait d’avoir une union monétaire suppose
d’abandonner notre monnaie. Il n’y a plus de risque de change. Le marché d’étend, cela augmente la
concurrence et la diversification des produits et le commerce international. Dans la zone euro on a
donc un change fixe et une mobilité du capital donc on n’a plus d’autonomie de la politique
monétaire. Si un pays subit un choc de productivité, un choc d’offre négatif, on ne peut plus
répondre par une dévaluation du taux de change. On abandonne donc la politique monétaire.
L’output gap désigne l’écart entre le PIB potentiel et le PIB effectif. On peut se servir de la politique
monétaire pour réduire l’output gap. Si on dévalue notre monnaie, ce que l’on achète à l’extérieur va
coûter beaucoup plus cher et donc on aura un phénomène d’inflation importée. Cela est négatif car
cela fait augmenter les prix et diminuer la compétitivité.
Si les capitaux sont parfaitement mobiles, une politique monétaire autonome peut être menée en
changes flexibles, et elle influence le niveau d’activité. Le change fixe permet de réduire les coûts de
transaction. La gestion financière de certaines firmes les oblige à prendre des assurances sur les
variations de change sur les marchés financiers comme Airbus. Si jamais on a un choc spécifique on
peut mettre en place une politique monétaire.
En changes fixes les autorités ne peuvent pas contrôler l’offre de monnaie et leur politique monétaire
n’affecte pas le niveau d’activité.
Si les capitaux sont imparfaitement mobiles (à la suite d’un contrôle des changes), les autorités
peuvent mener une politique monétaire qui affecte le niveau d’activité que les changes soient fixes
ou flottants.
Quand on ne dévalue pas, on subit un choc de compétitivité négatif avec l’Allemagne et un choc de
compétitivité.
….
En 1981, on se posait la question du maintien du franc dans le Système Monétaire Européen.
Certains vont gagner au maintien du change fixe, ceux qui réalisent du commerce international, ils
économisent des risques de change. Le plus grand marché financier mondial est le Forex, lieu ou l’on
échange les monnaies entre elles. S’il n’y a plus de variation de prix entre les monnaies en Europe
cela réduit l’espace d’action des spéculateurs. Si on n’a pas de change fixe, on retrouve la
souveraineté de la politique monétaire. Quand on est au sommet du triangle d’incompatibilité, la
mobilité du capital est nulle. C’était le cas de la Chine dans les années 1980.
En 1972, on met en place le serpent monétaire car on ne veut pas que les monnaies fluctuent au-delà
des marges de fluctuations. Le régime impose de rester dans ces marges. A lieu la création de dollars
à l’extérieur des USA et développement des euromarchés. Ce serpent monétaire va être impacté par
le premier choc pétrolier de 1973, le second de 1979, le choc de la politique monétaire aux USA.
L’Allemagne et le Japon voient leur monnaie s’apprécier.
Cours du 12/02/14
L’union monétaire permettait de faire des dépenses publiques à pas cher car les taux d’intérêt
commençaient à baisser. Pour éviter l’effet d’éviction et le passage des passagers clandestins, les
états ne sont pas solidaires de la dette des autres. On évite que les primes de risque deviennent de
plus en plus proches. En Europe le taux d’intérêt sans risque est celui de l’Allemagne. On compare les
taux d’intérêts des autres pays avec celui de l’Allemagne. On prend les obligations d’Etat à 10 ans et
on compare. Avec la clause de no bail out, les pays ne sont pas solidaires de la dette des autres. On
veut que la discipline de marché fonctionne : si un pays dépense trop les taux d’intérêt vont
augmenter donc le coût de financement augmente. Si les Etats mettent en place des politiques
budgétaires différentes il y a divergence des comportements des pays de la zone euro. On a aidé la
Grèce avec la TROIKA (BCE + FMI + Commission européenne) en échange que les pays aidés mettent
en place des politiques d’austérité. La zone euro à l’origine n’était pas prête à affronter une crise
donc on a eu des phénomènes de dévaluation interne : puisqu’on est dans l’union on n’utilise plus les
taux de change pour hausser la compétitivité, la demande diminue fortement, le PIB et l’emploi
aussi. La réduction de l’activité conduit à une baisse des salaires qui conduit à une baisse des prix. Les
conséquences sont la déflation. Le pire danger pour la zone euro est la déflation. On ne change que
lorsqu’on a plus le choix. Il y a une montée du chômage et des résistances sociales.
On met en place l’ECU. Le problème de l’union monétaire est d’avoir une politique unique pour des
pays différents. La politique monétaire est dédiée à la fixité du change.
En 1981, on a eu une politique de relance. La gauche revient au pouvoir et réduit le temps de travail
et augmente les congés payés et augmente les dépenses publiques. On est encore dans la crise de
1979 et la seconde crise pétrolière. La hausse des taux d’intérêt des USA va impacter l’économie
mondiale. On dévalue fortement le franc. Au milieu des années 1980, on se pose la question de sortir
ou non du système monétaire européen. La mise en place du libre change a des effets distributifs.
Certains y gagnent et d’autres y perdent.
Pour casser l’inflation il faut briser l’indexation des salaires sur les prix. La désinflation compétitive
implique que l’on ait une inflation inférieure aux autres. Elle s’impose pour conserver la SME et que
l’on n’ait pas des déficits commerciaux importants. Si on veut que la balance des paiements soit
équilibrée, il faut hausser les taux d’intérêts pour attirer les capitaux étrangers. On attend de cette
déflation qu’elle baisse les taux d’intérêts et améliorent la balance commerciale. Dans les années
1980, la hausse des taux d’intérêts réels va entrainer des déficits d’entreprise car le financement
devient plus coûteux.
La mobilité du capital est acquise en 1989. On demande que la banque centrale soit indépendante du
gouvernement. En France on a cela depuis 1966. En 1989 on a libéralisé les marchés financiers. Le
dollar est sous-évalué à la fin des années 1980.
Le pacte de stabilité va conduire à une convergence nominale mais les économies en tant que telles
vont rester très différentes. La convergence nominale va conduire à une divergence réelle. La
convergence nominale avec réduction des dettes publiques ne va pas durer. Une des limites du pacte
de stabilité est cette divergence réelle. Si les pays ont quasiment tous la même inflation mais des
niveaux de compétitivité différents alors on aura une crise.
Pour Mundell, l’UEM n’est pas une zone monétaire optimale. La question est de savoir si les
avantages de la mise en place de l’UEM sont supérieurs aux coûts de mise en place.
La liquidité est le fait de pouvoir échanger de la monnaie contre n’importe quoi et sans coûts. Les
actifs sont caractérisés par leur degré de liquidité. Avec les actions il y a un risque de perte
important.
Cours du 19/02/14
Premier objectif de la TROIKA : contrôler les finances publiques des pays en difficultésZone
monétaire optimale : théorie de Mundell en 1961 qui sert à vérifier si il est intéressant pour deux
pays de former une union monétaire en analysant les coûts et bénéfices potentiels de cette union.
Compétitivité d’un pays : se mesure par la balance commerciale, compétitivité mesure la capacité
d’un pays à vendre plus que ce qu’il achète. Important pour un pays d’être compétitif car impact
positif de la demande extérieure sur la croissance. Mesure de l’élasticité prix des imports et des
exports.
France accepte cette politique de hausse des taux de l’Allemagne et sacrifie la croissance française
pour maintenir la possibilité d’une union monétaire avec l’Allemagne. Baisse soudaine de
compétitivité pour la France. Milieu des années 1990, plan Jupé car besoin de regagner en
compétitivité mais politique d’austérité qui pénalise la France.
1997 crise de change car taux de change des pays asiatiques trop élevé donc dévaluation des
monnaies des pays asiatiques. Baisse des prix au niveau mondial. Effet positif pour la croissance et
relance de la croissance en France. Ménages français ont de plus en plus de pouvoir d’achat.
Gouvernement socialiste aura bénéficié des réformes de Jupé. Choc de réunification en Allemagne
qui a eu besoin d’importer beaucoup plus, l’Allemagne a eu un choc de demande et a importé de
France ce qui a gonflé la balance commerciale française. Mise en place de politiques de compétitivité
en Allemagne au début des années 2000. Choc de compétitivité commence à s’absorber et
Allemagne devient compétitive.
Théorie des zones monétaires endogènes : l’euro doit faire converger les économies par le
commerce intra-branche, sauf que l’euro va faire monter la spécialisation et les divergences et donc
les chocs asymétriques. Même avec un choc commun on aura des effets qui seront différents selon
les pays.
Aux USA la banque centrale joue le rôle de prêteur en dernier ressort alors qu’en France cela était
interdit. Si jamais le système financier ne va pas bien, en Europe la BCE a le droit de le refaire pour les
banques mais pas pour les Etats. Le système reste incomplet car la BCE n’est pas prêteur en dernier
ressort et il n’y a pas de budget fédéral. C’est pourtant cela qui justifie à l’origine la création d’une
banque centrale donc il y a un problème en Europe.
Si on met en place une monnaie unique les économies doivent se rapprocher. On fixe des
indicateurs dans le traité de Maastricht. Le taux d’intérêt de la zone euro est le même pour tous les
pays mais les taux d’inflation de chaque pays sont différents donc l’impact d’une politique monétaire
commune aura des effets divergents selon les pays. Le déficit budgétaire doit être de moins de 3% du
PIB. Ce critère a été établie car la dette ne pouvait pas augmenter au-delà de 60% du PIB avec ces
3%.
L’union monétaire n’est pas une zone monétaire optimale. L’union européenne d’après cette théorie
n’aurait pas du être créée. On espère une augmentation du commerce intra-branche et que les
cycles économiques des différents pays se synchronisent. La diversification de la production fait que
s’il y a un choc sur un secteur, les économies spécialisées dans ce secteur vont subir un choc. Les
chocs seront communs si on diversifie a production.
Absence de conditions optimales ex ante n’empêche pas la réussite de l’union ex post. C’est la
création de l’union monétaire qui, parce qu’elle permet la synchronisation des cycles économies par
le développement du commerce international, va par elle-même créer les conditions d’optimalité et
fera que la zone deviendra optimale.
Les pays se spécialisent de plus en plus dans des branches différentes. L’union monétaire conduit à
une augmentation de la spécialisation au titre des avantages comparatifs donc de la sensibilité aux
chocs asymétriques. On est dans une zone non optimale. L’intégration tend à augmenter
l’hétérogénéité des structures productives de la zone euro du fait de la concurrence.
Les ménages n’assurent pas leurs revenus salariaux. Les marchés financiers ne comportent qu’une
trop petite partie du revenu des ménages. Même si les ménages disposaient de titres dans leur
propre pays, ils ne seront pas immunisés contre un choc de leur pays. Il y a un biais de
comportement.
Quand on impose le même taux d’intérêt à tous les pays et qu’ils ont des inflations différentes les
taux d’intérêts réels sont divergents. Si les Etats sont différents et qu’on applique une politique
commune, on augmente les divergences. Quand on a des capitaux mobiles, ils seront plus sensibles à
la fiscalité. Les Etats essayent de réduire leurs impôts pour attirer des capitaux.
La banque centrale fixe ses taux d’intérêts en fonction de l’inflation et de l’output gap. C’est la règle
de Taylor. La banque doit avoir un PIB potentiel qui doit se rapprocher du PIB effectif et elle doit
maîtriser l’inflation.
Les effets du quantitative easing sur le taux de change : création de monnaie et si la demande
n’augmente pas le prix de la monnaie va diminuer, la relance a été due pour les Etats aux
quantitative easing.
Cours du 12 mars
Quand les banques donnent plus de liquidités elles augmentent la taille de leur bilan. La BCE achète
250000$ par semaine de titres. La politique monétaire chinoise veut gérer son taux de change vis-à-
vis du dollar. Les chinois ont mis en place un taux de change fixe avec le dollar pour éviter les pertes
de compétitivité. Les chinois ont arrêté de se réévaluer par rapport au dollar. Il y a une gestion du
taux de change par la banque centrale chinoise, elle peut se le permettre car elle a des réserves de
change. Depuis 2006, l’euro se dépréciait par rapport au dollar. L’euro recommence à s’apprécier par
rapport au dollar. Il y a un divorce entre la politique monétaire européenne et celle des USA ce qui
fait qu’on a une appréciation de l’euro par rapport au dollar en 2012. Les perspectives
macroéconomiques sont moins bonnes en Europe qu’aux USA.
Le Currency Trade désigne un agent qui s’endette dans un pays avec de très faibles taux d’intérêts
pour réinvestir dans des pays ou le taux d’intérêt est élevé. Il peut gagner de l’argent par ce procédé.
Le risque de change est considérable si on s’endette dans une monnaie qui s’apprécie par rapport à
la monnaie sur laquelle on investit. Le franc suisse est une monnaie refuge et en période de crise
cette monnaie s’apprécie. Les perspectives de croissance sont plus faibles en Europe qu’aux USA.
Les préférence des agents économiques en Europe sont différentes ce qui fait que la zone euro n’est
pas une zone monétaire optimale. Certains vont avoir une préférence pour l’agriculture, d’autres
pour le commerce international, certains vont préférer tel ou tel type d’impôt. Mettre en place une
politique convergente est difficile.
Quand les agents payent leur protection sociale avec leur salaire on est dans un système de
Bismarck. Quand la protection sociale est financée par l’impôt on est dans un système de Beveridge.
La CMU est un système de Beveridge.
La grande limite de la PAC sont qu’elle est intensive et mauvaise pour l’environnement. Puisqu’elle
est fondée sur les subventions, elle pénalise l’agriculture des pays les moins avancés.
La première condition des zones monétaires optimales de Mundell est la mobilité du travail pour
faire face aux chocs asymétriques. La première barrière pour les français pour partir travailler en
Allemagne est la langue. Les droits à la retraite ne sont pas forcément transférables entre les pays à
moins d’un accord entre les pays. Ces divergences permettent aux élites politiques de conserver leur
pouvoir sur les politiques sociales et sur leur souveraineté.
La France des habitudes colbertistes pour aider certains secteurs d’activité. Les entreprises sont
aidées par l’Etat mais doivent être bien gérées et doivent réinvestir. Avec la politique de concurrence
en Europe ces pratiques sont interdites maintenant. On ne peut plus soutenir des industries car c’est
interdit. SI on n’investit pas et si on ne subventionne pas ces industries vont disparaître. En Europe il
y a un dilemme entre politique de concurrence et politique industrielle. Il faut que la politique de
concurrence puisse faire baisser les prix sans obstruer la politique industrielle qui permet une
meilleure compétitivité.
Si on veut un marché unique le mieux est d’avoir une monnaie unique. Le problème est que l’on perd
la politique de change. Les préférences de l’Allemagne vont imposer leurs choix de politique de
change des autres pays. Compte tenu des perspectives de croissance très faible, les discours stipulant
qu’il faudrait retrouver une monnaie nationale et quitter la zone euro ne sont plus considérés comme
absurdes. Si on a plusieurs conjonctures économiques et une seule politique monétaire, cela ne peut
pas fonctionner.
L’Irlande au début des années 1980 est le pays le plus en retard d’Europe occidentale et pris dans des
tensions politiques. L’Irlande a bénéficié de beaucoup d’aide de l’Europe. Cela avait été l’une des
grandes réussites car le niveau de vie s’est nettement amélioré et a rejoint celui des autres pays
européens. Si on remonte la compétitivité de certains pays, ils vont concurrencer les autres eu sein
même de l’Europe. Les grosses difficultés de l’Europe sont qu’elle a été fondée sur les marchés et
qu’il n’y a aucune intégration politique.
Le libéralisme au sens économique considère qu’il faut mieux laisser l’économie et les marchés
fonctionner tous seuls fonctionner sans l’Etat. Les souverainistes sont pour le maintien des décisions
de politique économique au niveau national et les fédéralistes souhaitent qu’une politique soit votée
au niveau fédéral. Si l’Europe va mal c’est parce qu’on a voulu conserver une souveraineté de la
politique sociale. Il faudrait soit un recul de l’intégration monétaire soit une montée du fédéralisme.
La France espère que l’euro la rendra puissante au niveau international alors que l’Allemagne voulait
voir en euro la réplique du mark. L’euro est plus proche des aspirations allemandes que françaises.
Le japon a un endettement public de 230% du et les USA entre 80% et 90%. Le financement de la
dette publique japonaise se fait par de l’épargne interne donc cet endettement n’est pas un
problème.
Avec le traité de Maastricht, il ne faut pas que l’on ait plus de 3% de déficit structurel. Le déficit
nominal est la somme des déficits structurels et conjoncturels. On retire donc le déficit qui est lié à la
conjoncture. L’output gap est la différence entre le PIB potentiel et le PIB observé.
Les problèmes des pays du sud face à l’Allemagne sont la compétitivité. Ils sont incapables de
produire la même qualité au même prix. Ils ne peuvent pas dévaluer car On est en union monétaire.
Ils vont faire une dévaluation interne ce qui consiste à contracter les coûts de production. Cela se
traduira par un différentiel d’inflation. Si l’inflation est faible, les taux d’intérêt réels augmentent car
les taux d’intérêt nominaux ne baissent pas. Si on veut avoir une inflation plus faible il faut contracter
les coûts de production. C’est ce qui s’est produit en Espagne et cela a entrainé une explosion du
chômage et une baisse du salaire réel. Si les taux d’intérêt réels augmentent, cela augmente
considérablement l’endettement des pays qui ont emprunté. On veut améliorer la compétitivité mais
on génère un autre problème puisque les taux d’intérêts réels augmentent. Le rôle d’un
gouvernement va être de minimiser les ennuis. A vouloir faire baisser l’inflation on augmente
l’endettement. L’écart de taux d’intérêt entre les pays du sud et l’Allemagne s’appelle le spread. La
crise a conduit à une réduction de la demande globale interne et externe au niveau de l’Europe. Pour
trouver des débouchés il faudrait déprécier le taux de change réel, taux de change nominal duquel
on retire l’inflation. Pour cela, puisque l’inflation des autres pays est très faible, il faudrait avoir un
taux d’inflation quasiment négatif. Si la dette de l’Etat augmente alors son taux d’intérêt réel va
augmenter. Les mécanismes de divergence sont auto-entretenus. Cela peut générer de la déflation
qui contracte encore la demande globale. La BCE s’est engagée à intervenir s’il y a une hausse des
spread. La remontée des taux d’intérêts réels étrangle les pays du sud. On essaye de passer d’un
système bismarckien à un système beveridgien. Quand les systèmes sont bismarckiens, la protection
sociale est payée par les cotisations. Lors d’un chômage de masse ce système ne fonctionne plus. On
commence à mettre en place des éléments beverigiens avec la CMU et la protection qui est financée
par l’impôt. Si on contracte la dette tous au même moment alors on ne progresse pas. Si tous les
pays se désendettent en même temps cela prolonge la crise.
L’avantage d’une dévaluation externe par rapport à une dévaluation interne est qu’avec une
dévaluation externe on peut faire baisser le taux de change et faire augmenter le déficit commercial
sauf que nos produits coûtent moins cher et cela renforce notre compétitivité. L’intérêt d’une
dévaluation est que l’on aura une inflation importée, positive pour l’économie globale car cela fait
baisser les taux d’intérêts réels. La dévaluation interne intervient seulement quand on ne peut pas
faire baisser notre taux de change car on est dans une union monétaire. Les inconvénients de la
dévaluation interne sont la baisse des salaires et l’augmentation des coûts de financement. Se
désendetter signifie réduire sa demande. On entre dans une crise de déflation. En organisant la
déflation et en voulant se désendetter on augmente la dette. La dette est la somme des déficits
passés. En Italie il y a u excédent de déficit primaire. Il y a plus d’impôt que de dépenses publiques
mais compte tenu de la hausse plus rapide du taux d’intérêt réel, elle ne parvient pas à réduire
l’endettement.
Si l’Allemagne a une meilleure compétitivité hors prix que la France c’est parce que son capital est
meilleur que le nôtre. Si le Portugal dévalue en diminue ses coûts de production, s’il n’a pas les
capacités de production suffisantes pour exporter alors les exportations ne décolleront pas. Une
partie de l’augmentation du déficit public grec est lié à leurs dépenses militaires et à leurs dépenses
pour les JO.