1.7 Anatomie Face Mots Clés 1AFI 2022-2023
1.7 Anatomie Face Mots Clés 1AFI 2022-2023
Il est formé d’un corps d’où se détachent 4 processus : zygomatique, frontal, alvéolaire et palatin.
I. Anatomie
Concave dans son ensemble, elle regarde en avant et dehors et un peu en bas.
Elle présente :
- Le long de son bord inférieur, des bourrelets verticaux qui répondent aux racines
dentaires;
Le plus saillant : le jugum de la canine (la bosse canine) répond à la racine de la canine.
- Au centre : la fosse canine répond aux 2 prémolaires et donne insertion au muscle releveur
de l’angle de la bouche (le muscle canin) et au muscle buccinateur (le long du bord
alvéolaire).
- Au-dessus de la fosse canine s’ouvre le foramen infra-orbitaire, donne passage au nerf
infra orbitaire issu du nerf maxillaire.
- Au dessus du foramen infra-orbitaire s’insère le muscle releveur de la lèvre supérieure.
- En dedans du jugum de la canine (la bosse canine): la fosse incisive (la fossette myrtiforme)
dans laquelle s’insère le muscle abaisseur du septum nasal
- Au dessous de la fosse incisive, le muscle orbiculaire de la bouche, et au dessus, le muscle
nasal.
Elle présente :
- A sa partie supérieure : un sillon qui aboutit à l’origine du sillon infra-orbitaire, elle répond
au passage du nerf maxillaire.
- A sa partie inférieure et médiale : une empreinte rugueuse qui répond à la face antérieure du
processus pyramidal du palatin.
o En dehors de cette empreinte : les orifices des canaux alvéolaires (canaux dentaires
postérieurs) où passent les vaisseaux et nerfs alvéolaires postérieurs ( nerf dentaires
postérieurs).
Origine :
- sur la face cutanée de la mandibule, au dessus de la ligne oblique, un peu au dessous du bord
alvéolaire.
- sur les faces antéro et postéro-externe du maxillaire, le long du bord alvéolaire.
- sur le raphé ptérygo-mandibulaire (qui part de l’hamulus ptérygoïdien et se termine sur la
face médiale de la mandibule.
Terminaison :
- sur l’angle de la bouche
Physiologie :
- Il attire l’angle de la bouche en arrière et latéralement.
- Il participe à la mastication et à l’action de souffler.
- Il est en lien avec le fascia bucco-pharyngé qui est en lien avec la base du crâne.
Inclinée en bas, en dehors et en avant, elle forme l’essentiel du plancher de l’orbite, elle présente
donc un rapport étroit avec le globe oculaire.
Elle est traversée par le sillon infra orbitaire (la gouttière infra orbitaire), qui devient le canal
infra orbitaire.
Dans le sillon, le nerf maxillaire, accompagné des vaisseaux, devient le nerf infra orbitaire.
Le bord inférieur :
Il sépare les faces : antéro-externe et postéro-externe.
Elle est divisée par l’apophyse palatine en deux segments, un segment nasal et un segment
buccal.
Le segment nasal entre dans la constitution de la paroi externe des fosses nasales, il présente :
En avant du hiatus :
Elle est en rapport avec le bord inférieur de l’os lacrymal.
Le sillon lacrymal (la gouttière lacrymale), formant avec l’os lacrymal et le cornet nasal
inférieur : le canal lacrymo-nasal,
La crête condrale (la crête turbinale inférieure) se porte en avant, depuis l’extrémité
inférieure de la lèvre antérieure du sillon lacrymal.
Au-dessus du hiatus :
La face médiale est creusée de ½ cellules répondant à celles de la face inférieure du
labyrinthe ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde).
En arrière du hiatus :
Le sillon grand palatin du maxillaire répond au sillon palatin de la lame perpendiculaire du
palatin formant le canal grand palatin (canal palatin postérieur).
De part et d’autre du sillon, deux champs rugueux sont en rapport avec le champ maxillaire
de la face maxillaire (latérale) de la lame perpendiculaire du palatin,
Près de l’angle postéro-supérieur : le trigone palatin qui répond au processus orbitaire du
palatin.
Le bord antérieur :
Mince, marqué par l’échancrure nasale, formant avec celle du maxillaire opposé l’orifice
piriforme (orifice antérieur des fosses nasales).
Dans sa partie inférieure, verticale, il s’unit au maxillaire controlatéral (suture
intermaxillaire).
Le bord postérieur :
Vertical, il répond à ses deux extrémités au palatin:
- avec le processus orbitaire du palatin en haut
- avec le processus pyramidale du palatin en bas
A sa partie moyenne, il limite en avant la fosse ptérygo-palatine (l’arrière fond de la fosse
ptérygo-maxillaire).
Le bord supérieur :
Mince et irrégulier:
- dans ses ¾ postérieurs, il répond à la lame orbitaire de l’ethmoïde (l’os planum).
- dans son ¼ antérieur, l’incisure lacrymale forme avec l’hamulus lacrymalis de l’os
lacrymal l’orifice d’entrée du canal lacrymo-nasal.
Lame horizontale, s’unit avec celle du maxillaire opposé et séparent les fosses nasales de la cavité
buccale.
Elle présente :
Une face supérieure formant les 2/3 antérieurs du plancher des fosses nasales.
Une face inférieure formant les 2/3 antérieurs de la voûte palatine et présentant un
bourrelet longitudinal : le torus palatinus.
En dehors elle est parcourue par un sillon où passe le nerf palatin antérieur.
Un bord postérieur qui s’unit au bord antérieur de la lame horizontale du palatin (suture
maxillo-palatine)
Un bord médial qui s’unit avec celui du maxillaire opposé et forme la suture
intermaxillaire.
Celui-ci présente d’avant en arrière, sur sa partie supérieure, l’épine nasale antérieure, la
crête incisive et la crête nasale dans les 2/3 postérieurs ;
Dans sa partie antérieure, on trouve le foramen incisif (trou incisif).
La crête nasale est en rapport avec le bord inférieur du vomer.
Lame osseuse quadrilatère, aplatie transversalement, presque verticale, elle se porte en haut, en
arrière et en dedans.
La face latérale ou cutanée
Orientée en avant et en dehors, elle présente la crête lacrymale antérieure qui se prolonge
par le bord orbitaire.
En arrière de la crête, la face latérale, excavée, forme avec l’os lacrymal le canal lacrymo-
nasal.
Participe à la constitution de la paroi médiale de l’orbite.
Insertions musculaires : l’orbiculaire de l’oeil et les muscles releveurs de la lèvre supérieure
et des ailes du nez.
La face médiale ou nasale
Fait partie de la paroi latérale des fosses nasales.
En haut et en arrière, elle répond à la face antérieure du labyrinthe ethmoïdal (masse
latérale de l’ethmoïde).
A sa partie moyenne, la crête ethmoïdale (crête turbinale supérieure), répond au cornet
nasal moyen.
Le bord antérieur :
Orienté en bas et en avant, répond au bord externe de l’os nasal.
Le bord postérieur
Mince, presque vertical, répond au bord antérieur de l’os lacrymal.
Le sommet
Rugueux, dentelé, oblique en bas et en arrière, répond à la partie latérale du bord nasal
(échancrure nasale) du frontal.
Le maxillaire opposé :
La suture intermaxillaire : Unit les bords médiaux des processus palatins des maxillaires.
L’os zygomatique :
La suture maxillo-zygomatique : unit le sommet du maxillaire et le segment antérieur de la
face interne de l’os zygomatique.
Le palatin :
- Le trigone palatin du maxillaire / le processus orbitaire du palatin.
- L’empreinte rugueuse de la face postéro-externe du maxillaire / la face antérieure du
processus pyramidal du palatin.
- Les deux champs rugueux de la face médiale du maxillaire (situés en arrière du hiatus et de
part et d’autre du canal grand palatin) / la face maxillaire (latérale) de la lame
perpendiculaire du palatin.
- La suture maxillo-palatine : unit le bord postérieur du processus palatin du maxillaire au
bord antérieur de la lame horizontale du palatin.
L’ethmoïde :
- Les ¾ postérieurs du bord supérieur de la face médiale du maxillaire / la face inferieure de
la lame orbitaire de l’ethmoïde (face externe du labyrinthe ethmoïdal) (l’os planum).
- La face médiale du processus frontal du maxillaire / la face antérieure du labyrinthe
ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde).
- La face médiale du maxillaire / la face inférieure du labyrinthe ethmoïdal (masse latérale
de l’ethmoïde).
L’os lacrymal :
- Le ¼ antérieur du bord supérieur de la face médiale du maxillaire / l’hamulus lacrymalis.
- Le bord postérieur du processus frontal / bord antérieur de l’os lacrymal.
- La face médiale du maxillaire / le bord inférieur de l’os lacrymal.
Le frontal :
La suture fronto-maxillaire : unit le sommet du processus frontal du maxillaire à la partie
latérale du bord nasal (échancrure nasale) du frontal.
L’os nasal :
La suture maxillo-nasale : unit le bord antérieur du processus frontal du maxillaire au bord
externe de l’os nasal.
Le vomer :
- La crête nasale du maxillaire/ les 2/3 antérieurs du bord inférieur du vomer.
I. Présentation générale
II. Anatomie
1. La lame horizontale
Lame quadrilatère, implantée par son bord externe le long du bord inférieur de la lame verticale.
Elle présente 2 faces et 4 bords.
- Rugueuse
- forme le 1/3 postérieur de la voûte palatine.
- latéralement, elle est creusée par le sillon palatin.
- présente l’orifice inférieur du canal grand palatin (canal palatin postérieur), à sa partie
postéro-externe, et l’insertion du muscle tenseur du voile du palais (péristaphylin externe).
1.3. Bords
- latéral : constitue la jonction entre les lames perpendiculaire et horizontale. Ce bord est en
rapport avec le maxillaire ; il présente la partie basse du sillon grand palatin.
Antérieur :
- mince, oblique en bas et en avant
- Il croise le hiatus maxillaire et se termine par le processus maxillaire qui répond au cornet
nasal inférieur.
Postérieur :
- mince, oblique en bas et en arrière,
- il répond à la lame médiale du processus ptérygoïde et se continue en bas par le processus
pyramidal, qui comble l’incisure ptérygoïdienne.
- la face latérale du processus pyramidal répond à la tubérosité maxillaire, et sa face
inférieure présente les foramens palatins accessoires, qui proviennent du canal grand palatin.
Supérieur :
Présente les processus orbitaire, en avant, et sphénoïdal, en arrière, séparés par l’incisure
sphéno-palatine (qui forme avec le sphénoïde le foramen sphéno-palatin).
4. Le processus orbitaire
Le palatin opposé :
La suture interpalatine : Unit les bords médiaux des lames horizontales des palatins.
Le maxillaire :
- Le trigone palatin du maxillaire / le processus orbitaire du palatin.
- L’empreinte rugueuse de la face postéro-externe du maxillaire / la face antérieure du
processus pyramidal du palatin.
- Les deux champs rugueux de la face médiale du maxillaire (situés en arrière du hiatus et de
part et d’autre du canal grand palatin) / la face maxillaire (latérale) de la lame
perpendiculaire du palatin.
- La suture maxillo-palatine : unit le bord postérieur du processus palatin du maxillaire au
bord antérieur de la lame horizontale du palatin.
Le sphénoïde :
- Le processus ptérygoïde (face interne de la lame médiale) / la face maxillaire de la lame
perpendiculaire du palatin (segment ptérygoïdien).
- La racine de la lame médiale du processus ptérygoïde / la face supérieure du processus
sphénoïdal.
- Le corps du sphénoïde / la facette postéro-externe du processus orbitaire du palatin.
L’ethmoïde :
- La face inférieure du labyrinthe ethmoïdal / la facette postéro-interne du processus orbitaire.
- Le cornet nasal moyen / la crête ethmoïdale
Le vomer :
- Le 1/3 postérieur du bord inférieur du vomer / la crête nasale du palatin.
- La face inférieure des ailes du vomer / le processus sphénoïdal du palatin.
III. Embryologie
Développement à partir d’un seul centre d’ossification qui apparaît à la 8ème semaine de la vie
fœtale.
Le palatin est constitué d’os compact, sauf l’apophyse pyramidale qui est faite d’os spongieux.
I. Anatomie
Au nombre de 2, ils sont situés de part et d’autre de la ligne médiane, au-dessous du bord nasal
(échancrure nasale) du frontal.
La face profonde forme le segment antérieur de la paroi supérieure des fosses nasales.
Le 1/4 supérieur est rugueux et répond à l’épine nasale du frontal.
Le bord supérieur répond à la partie interne du bord nasal (échancrure nasale) du frontal (suture
fronto-nasale).
Le bord interne épais, est en rapport avec celui du côté opposé (suture inter-nasale), et forme, avec
lui, la crête nasale interne qui répond au bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de
l’ethmoïde et, à son extrémité inférieure, au segment supérieur du bord antéro-supérieur du
cartilage septal du nez.
Le bord externe oblique en bas et en dehors, est en rapport avec le bord antérieur du processus
frontal (branche montante) du maxillaire (suture maxillo-nasale).
Le bord inférieur forme la partie supérieure de l’orifice antérieur des fosses nasales osseuses
(orifice piriforme) et répond au bord supérieur du cartilage latéral du nez.
Le maxillaire :
La suture maxillo-nasale : unit le bord externe de l’os nasal au bord antérieur du processus
frontal de maxillaire.
Le frontal :
- La suture fronto-nasale : unit le bord supérieur de l'os nasal à la partie interne du bord
nasal du frontal (échancrure nasale).
- Le ¼ supérieur de la face profonde de l'os nasal / épine nasale du frontal.
Le cartilage du nez :
- Le bord inferieur de l’os nasal / le bord supérieur du cartilage latéral du nez.
- L’extrémité inférieure de la crête nasale interne des os nasaux / segment supérieur du bord
antéro-supérieur du cartilage septal du nez.
L’ethmoïde :
- La crête nasale interne / le bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde.
III. Embryologie
L’os nasal se développe dans le tissu conjonctif qui entoure la capsule nasale, à partir d’un seul
centre d’ossification qui apparaît vers le 3è mois de la vie intra-utérine.
Il est presque exclusivement composé d’os compact sauf dans son extrémité supérieure où l’on
trouve de l’os spongieux.
IV. Relations
Le squelette cartilagineux du nez comprend trois cartilages principaux et des cartilages accessoires.
Les cartilages principaux sont :
- Le cartilage septal du nez (de la cloison),
- Les cartilages latéraux,
- Les cartilages des ailes du nez.
Le cartilage septal représente le segment le plus épais de la cloison des cavités nasales.
C’est une lame cartilagineuse quadrilatère, verticale et médiane, située en avant du vomer et de la
lame perpendiculaire de l’ethmoïde.
1. Le bord postéro-inferieur
2. Le bord postéro-supérieur
3. Le bord antéro-supérieur
4. Le bord antéro-inférieur
Les cartilages latéraux sont deux lamelles triangulaires situées de part et d’autre de la ligne
médiane, au dessous des os nasaux et au dessus des ailes du nez.
Ces cartilages sont au nombre de deux, un pour chaque narine. Chacun d’eux est une lamelle mince,
souple, en forme de fer à cheval avec deux branches :
- Une branche externe ou crus latéral, de forme ovalaire,
- Une branche interne ou crus médian, de forme rectangulaire.
- L’angle d’union des deux branches : le dôme.
Ce sont des petites pièces cartilagineuses, de forme variable, situées dans les intervalles qui séparent
les cartilages alaires des cartilages latéraux.
I. Présentation
L’os lacrymal est une lame osseuse quadrilatère, aplatie de dehors en dedans.
Os pair et non symétrique, situé en arrière du processus frontal du maxillaire (branche montante).
Il contribue à former :
- la paroi médiale (interne) de l’orbite,
- la paroi latérale (externe) des fosses nasales.
II. Embryologie
Comme l’os nasal, l’os lacrymal se développe par un seul point d’ossification qui apparaît au 3ème
mois de la vie intra-utérine. Il est formé de tissu compact.
III. Anatomie
1. Face externe
En arrière de la crête, un champ lisse, qui prolonge la face externe du labyrinthe ethmoïdal (= lame
orbitaire de l’ethmoïde) (l’os planum).
2. Face interne
3. Les bords
Le bord antérieur est épais, presque vertical, il répond au bord postérieur du processus frontal du
maxillaire et la crête qui le prolonge en bas.
Le bord postérieur est oblique en bas et en arrière et répond au bord antérieur de la face externe
du labyrinthe ethmoïdal.
Le maxillaire :
- L’hamulus lacrymalis (situé face externe de l’os lacrymal) / le ¼ antérieur du bord
supérieur de la face médiale du maxillaire.
- Le bord antérieur de l'os lacrymal / le bord postérieur de processus frontal du maxillaire.
- Le bord inferieur de l’os lacrymal / la face médiale du maxillaire.
L'ethmoïde :
- Le bord postérieur de l'os lacrymal / le bord antérieur de la face externe du labyrinthe
ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde).
Le frontal:
- Le bord supérieur de l'os lacrymal / l’extrémité inférieure du processus orbitaire du
frontal (pilier interne).
Le cornet inferieur:
- Le bord inferieur de l'os lacrymal / le processus lacrymal du cornet inférieur.
I. Présentation générale
II. Embryologie
L’os zygomatique se développe par un seul centre d’ossification dans du tissu membraneux.
Il est formé de tissu compact à la périphérie et de tissu spongieux au centre.
III. Anatomie
2. Face interne
Lisse, concave transversalement, en rapport avec la fosse temporale en haut et la fosse infra-
temporale en bas.
Insertion des faisceaux les plus antérieurs du muscle temporal.
4. Les bords
5. Les angles
L’angle supérieur répond au processus zygomatique (pilier externe) du frontal (=suture fronto-
zygomatique)
L’angle antérieur répond au bord antérieur (orbitaire) du maxillaire
L’angle inférieur : répond à l’angle inférieur du sommet du maxillaire.
L’angle postérieur (processus temporal) est en rapport avec l’extrémité antérieure du processus
zygomatique (apophyse zygomatique) du temporal (= suture temporo-zygomatique).
Le maxillaire :
La suture maxillo-zygomatique : unit le sommet du maxillaire au segment antérieur de
la face interne de l’os zygomatique.
Le frontal :
La suture fronto-zygomatique : unit le processus zygomatique du frontal à l’angle
supérieur de l’os zygomatique.
Le temporal :
La suture temporo-zygomatique : unit l’extrémité antérieure du processus zygomatique du
temporal à l’angle postérieur de l’os zygomatique.
Le sphénoïde :
La suture sphéno-zygomatique : unit la grande du sphénoïde au bord postérieur du
processus frontal de l’os zygomatique.
I. Présentation générale
Os impair et médian.
Lame verticale mince, formant la partie postéro-inférieure de la cloison des fosses nasales.
II. Embryologie
III. Anatomie
1. Les faces
2. Les bords
Inférieur : horizontal, repose sur la crête nasale des maxillaires et des palatins
Postérieur (crête choanale du vomer) : libre, oblique en bas et avant, il sépare les orifices
postérieurs des fosses nasales ou choanes.
Le maxillaire :
- Les 2/3 antérieurs du bord inférieur du vomer / la crête nasale du maxillaire.
Le palatin :
- Le 1/3 postérieur du bord inférieur du vomer / la crête nasale du palatin.
- face inférieure des ailes du vomer / apophyse sphénoïdale du palatin.
Le sphénoïde :
- Le bord supérieur du vomer / la crête sphénoïdale inférieure (face inférieure du corps du
sphénoïde).
- La face supérieure des ailes du vomer / la face inferieure du corps du sphénoïde.
L'ethmoïde :
- Les 3/4 supérieurs du bord antérieur du vomer / le bord inférieur de la lame perpendiculaire
de l'ethmoïde.
La fosse infra-temporale est une large fosse prolongeant la fosse temporale, en bas et en arrière du
maxillaire.
Latéralement, elle s’ouvre largement et est cachée, en haut, par la face temporale de l’os
zygomatique, et, au-dessous, par la branche et le processus coronoïde de la mandibule.
Elle communique médialement, avec la fosse ptérygo-palatine par la fissure ptérygo-maxillaire.
Elle prolonge médialement la fosse infra-temporale avec laquelle elle communique par la fissure
ptérygo-maxillaire.
C’est un carrefour de communication entre les principales cavités et fosses de la face et du crâne.
Elle communique :
- en haut, avec l’orbite par la fissure orbitaire inférieure (fente sphéno-maxillaire) ;
- en bas, avec la cavité buccale par les canaux grands et petits palatins ;
- médialement, avec la cavité nasale, par le foramen sphéno-palatin ;
- en arrière, avec la cavité crânienne, par le foramen rond et le canal ptérygoïdien, avec les
choanes, par le canal palato-vaginal.
Les cavités nasales sont deux cavités anfractueuses, symétriques, séparées l’une de l’autre par une
mince cloison sagittale et situées
- au-dessus de la cavité buccale,
- au-dessous de la cavité crânienne,
- en dedans des orbites.
I. Parois
1. Paroi latérale
Complexe, cette paroi est oblique en bas et en dehors, et est formée de six os :
Le maxillaire, le sphénoïde, le palatin, le lacrymal, le cornet inférieur et l’ethmoïde.
C’est une gouttière antéro-postérieure, plus étroite à sa partie moyenne qu’à ses extrémités.
Elle présente 4 segments, coudés les uns sur les autres et disposés d’avant en arrière:
Vertical, représenté par la face antérieure du corps du sphénoïde, qui présente l’ouverture du
sinus sphénoïdal.
II. Orifices
1. Orifice antérieur
Il est commun pour les deux fosses nasales. Triangulaire, à base inférieure, il est délimité :
- En bas et latéralement, par les échancrures nasales des maxillaires,
- En haut, par les bords inférieurs des os nasaux.
Au milieu de sa base pointe l’épine nasale antérieure.
LE NERF OLFACTIF: I
Il prend son origine à la partie supérieure des fosses nasales (zone olfactive) par les cellules
olfacti-sensorielles de SCHULTZ.
Cette zone olfactive, de coloration jaune brun (tache jaune) est une portion différenciée de la
muqueuse des fosses nasales, d’une superficie de 2 à 3 cm². Elle occupe le plafond des fosses
nasales (lame criblée de l‘ethmoïde) débordant sur la face interne du cornet supérieur et la partie
supérieure de la cloison nasale (lame perpendiculaire de l’ethmoïde).
Cette muqueuse olfactive comprend entre 40 000 et 100 000 cellules de Schultz par millimètres
carrés. Ce sont les proto-neurones des voies olfactives et ils présentent :
- Un prolongement périphérique dendritique, dont l’extrémité renflée (vésicule olfactive)
s’épanouit en une touffe de cils, libres dans la muqueuse pituitaire et en rapport avec l’air
des fosses nasales (animée d’un battement asynchrone).
- Un prolongement central, axonique, qui va s’enfoncer dans la muqueuse, se regrouper avec
les autres axones et constituer les racines du nerf olfactif (il constitue un filet du nerf
olfactif).
Les axones des cellules de Schultz se regroupent pour former des faisceaux de plusieurs milliers de
fibres. Ces filets se distribuent à la partie supérieure des fosses nasales dans la sous-muqueuse.
Ces filets s’unissent ensuite en 2 groupes:
- groupe externe qui chemine dans les gouttières situées sur les masses latérales de
l’ethmoïde ;
- groupe interne qui passe dans les gouttières creusées dans la cloison nasale.
Les filets du nerf olfactif disposés sur 2 rangées parallèles, traversent les trous de la lame criblée de
l’ethmoïde et gagnent la face inférieure et le bord interne du bulbe olfactif dans lequel ils pénètrent
pour s’y articuler avec le deutoneurone olfactif.
Dans cette traversée du crâne, les filets olfactifs sont entourés par les trois feuillets méningés, qui,
après les orifices se continuent avec les gaines du nerf.
C’est un minuscule filet nerveux situé en dedans des nerfs olfactifs et qui, s’il n’est pas une
composante véritable du système olfactif, intervient indirectement dans l’olfaction car il joue un
rôle vaso-moteur ou vaso-sensible.
Né de la crête ganglionnaire, il chemine entre les méninges et le cerveau, puis traverse la dure-
mère qui revêt les parois latérales de l’apophyse crista galli et chemine entre dure-mère et os. Il
pénètre ensuite dans la fente ethmoïdale et secondairement dans les trous olfactifs interne et
antérieur pour aller donner naissance à un plexus qui recouvre la surface antéro-supérieure de la
muqueuse de la cloison nasale.
V. Le bulbe olfactif
Renflement ovalaire qui repose sur la lame criblée de l’ethmoïde près de la face latérale de
l’apophyse crista galli. Il reçoit les filets du nerf olfactif et contient les corps cellulaires des
deutoneurones olfactifs. Ces deutoneurones se regroupent entre eux pour former les glomérules
olfactifs.
- Sa face supérieure est située sous la face inférieure du lobe frontal ;
- Sa face inférieure est séparée de la lame criblée sur laquelle il repose par les trois méninges
interposés ;
- Sa face antérieure est protégée par un petit repli dure-mérien ;
Le bulbe olfactif se trouve dans l’espace sous-arachnoïdien.
Fait suite au bulbe, aplatie, longue de 3 cm (la droite et la gauche s’écartant l’une de l’autre). Elle
contient les prolongements cylindraxiles des deutoneurones. Elle est couchée dans le sillon orbitaire
interne.
Formé par l’union de l’extrémité postérieure de la bandelette olfactive avec la partie orbitaire du
lobe frontal. C’est un tubercule de substance grise qui donne naissance aux racines olfactives. C’est
un centre primaire de réception sensorielle.
Au nombre de trois, divergent en éventail, vont du trigone olfactif aux centres olfactifs du
névraxe.
I. Présentation de l’orbite
Elle est située à la jonction des os du crâne et de la face, de chaque côté des fosses nasales. Chacune
de ces cavités orbitaires a la forme d’une pyramide quadrangulaire qui présente à décrire :
- Quatre faces ou parois : supérieure, inférieure, médiale et latérale ;
- Quatre arêtes, unissant chacune deux faces ou parois;
- Une base antérieure : l’entrée orbitaire ;
- Un sommet ou apex, postéro-médial.
La paroi inférieure est formée, dans la plus grande partie de son étendue, par une lame osseuse très
mince qui sépare la cavité orbitaire du sinus maxillaire sous-jacent.
3. Paroi médiale
4. Paroi latérale
- Dans son 1/3 antérieur, par la face orbitaire du processus frontal de l’os zygomatique.
- Dans ses 2/3 postérieurs, par la face orbitaire de la grande aile du sphénoïde.
- Prés de son angle antéro-supérieur, par la face interne du processus zygomatique du
frontal (pilier externe du frontal).
III. Arêtes
1. Arête supéro-médiale
Elle est irrégulière et constituée par les sutures qui unissent le frontal aux 3 os de la paroi médiale, à
savoir, le maxillaire, l’os lacrymal, et le labyrinthe ethmoïdal.
2. Arête inféro-médiale
En regard de la partie antérieure de la face externe de l’os lacrymal, se trouve le foramen supérieur
du canal lacrymo-nasal (ou orifice d’entrée).
3. Arête supéro-externe
4. Arête inféro-externe
Composé essentiellement par l’arcade orbitaire du frontal qui se prolonge latéralement par les
processus orbitaire et zygomatique du frontal.
Ce rebord orbitaire supérieur présente :
- le foramen supra-orbitaire (échancrure sus-orbitaire) latéralement.
- l’incisure frontale (échancrure frontale interne) médialement.
2. Le bord latéral
Il est formé :
- Dans son ¼ supérieur : par le processus zygomatique du frontal.
- Dans ses ¾ inférieurs : par le bord orbitaire de l’os zygomatique.
Constitué :
- en dehors, par le bord orbitaire de l’os zygomatique,
- en dedans, par le bord antérieur de la face supérieure (orbitaire) du maxillaire.
4. Le bord médial
V. Le sommet
I. Constitution anatomique
1. La paroi
La tunique fibreuse du bulbe comprend deux parties bien définies : la sclère et la cornée.
La sclère qui forme la partie postérieure et l’essentiel de la tunique fibreuse est d’un blanc brillant
et opaque. Résistante et de texture tendineuse elle protège et façonne le bulbe de l’œil, tout en
fournissant un ancrage solide aux muscles du bulbe de l’œil.
Le sixième antérieur de la tunique fibreuse se modifie et forme la cornée, qui fait saillie vers
l’avant.
Cette tunique assure la nutrition de l’œil, le maintien de la pression et la température constante des
liquides intraoculaires.
Elle tapisse la face interne de la sclère, mais se détache de l’enveloppe externe au niveau du limbe
pour constituer un diaphragme, l’iris qui règle l’entrée de la lumière dans l’œil et qui est perforé en
son centre par la pupille.
L'iris est la portion la plus antérieure de l'uvée. Il est de structure pigmentée, donnant sa couleur à
l'œil et percé d'un trou, la pupille. La contraction ou la dilatation réflexe règlent la quantité de
lumière pénétrant dans l'œil par la pupille.
Il est situé dans l'humeur aqueuse entre la cornée et le cristallin, séparant ainsi la chambre
antérieure de la chambre postérieure de l'œil.
Le corps ciliaire est représenté par un épaississement de l'uvée situé en couronne derrière l'iris.
C'est un anneau de tissu musculaire qui produit une substance liquide appelée humeur aqueuse.
Ses muscles maintiennent le cristallin, et en modifient la forme.
La choroïde est une couche vasculaire, tapissant l'intérieur du globe. C'est le tissu nourricier de
l'œil. Il apporte l'oxygène et les nutriments dont les cellules ont besoin pour leur métabolisme.
C’est la tunique interne de la paroi du globe oculaire. Seule, sa portion postérieure (rétine optique)
est utilisée dans la vision car elle contient les cellules de la fonction visuelle.
Membrane fine, délicate, transparente, elle tapisse la face profonde de la choroïde. Elle comprend
10 couches de cellules reparties en 2 feuillets :
Elle comprend trois types de neurones : des photorécepteurs (les bâtonnets et les cônes), des
neurones bipolaires et des cellules ganglionnaires.
Les axones des cellules ganglionnaires convergent à la face interne de la rétine, vers la papille (ou
point aveugle) pour former le nerf optique.
2.1. Le cristallin
C’est une lentille biconvexe qui permet la focalisation de la lumière sur la rétine en modifiant ses
courbures lors de l’accommodation.
Situé dans le bulbe de l’œil sa partie antérieure est en contact avec l’humeur aqueuse, sa partie
postérieure avec le corps vitré.
L’humeur aqueuse est un liquide incolore, limpide comme l’eau, qui remplit l’espace entre la
cornée et le cristallin.
L’iris divise cet espace en deux loges ou chambres, l’une antérieure, l’autre postérieure.
C’est une masse gélatineuse et transparente qui permet le maintient de la rétine contre les parois de
l’œil.
Les muscles bulbe de l’œil sont destinés à le mouvoir. Ils sont au nombre de six et sont :
- Le muscle droit supérieur,
- Le muscle droit inférieur,
- Les muscles droit latéral et droit médial,
- Les muscles oblique supérieur et oblique inférieur.
Origine :
Les muscles droits sont au nombre de quatre.
On les distingue en droit supérieur, droit inférieur, droit latéral et droit médial.
Ces muscles sont aplatis, rubanés, à base antérieure et à sommet postérieur.
Trajet :
Les muscles droits sont plats et longs de 4cm environ.
Ils se portent en avant, formant un cône musculaire qui entoure le bulbe de l’œil.
Fonction :
- Le muscle droit supérieur élève la pupille avec une adduction. Il fait tourner l’œil de
manière à porter la cornée en haut et un peu en dedans.
- Le muscle droit inférieur abaisse la pupille avec une adduction. Il attire la cornée en bas et
un peu en dedans.
- Le muscle droit médial est adducteur et porte la cornée vers le dedans.
- Le muscle droit latéral est abducteur et porte la cornée vers le dehors.
Innervation :
- Muscle droit supérieur, droit inférieur, droit médial : nerf oculomoteur III.
- Muscle droit latéral : nerf abducens VI.
Origine :
Muscle digastrique qui s’insert près du bord médial du canal optique, sur le corps du sphénoïde.
Trajet :
Il longe l’angle supéro-médial de l’orbite au-dessus du muscle droit médial.
Il donne un tendon qui se réfléchit à angle aigu dans la trochlée fibro-cartilagineuse implantée dans
la fosse trochléaire. Puis il passe entre le bulbe de l’œil et la muscle droit supérieur.
Origine :
Le muscle oblique inférieur s’insère sur la face orbitaire du maxillaire près du canal lacrymo-nasal.
Trajet :
Il se dirige latéralement et en arrière, pour passer sous le muscle droit inférieur.
Terminaison :
Le muscle oblique inférieur se fixe sur la partie inféro-latérale de la sclère en arrière de son
équateur.
1. Paupières
Les paupières sont deux voiles musculo-membraneux, mobiles, qui recouvrent et protègent la partie
antérieure du bulbe de l’œil de la lumière et de la dessiccation.
Par leur mouvement, elles étalent à la surface du bulbe de l’œil le liquide sécrété par les glandes
lacrymales. On les distingue en paupières supérieure et inférieure.
Morphologie:
Fonction :
Il élève la paupière supérieure. Sa paralysie provoque la chute de la paupière supérieure ou ptose
palpébrale.
Innervation :
Il contient des myofibres somatiques innervées par le nerf oculomoteur III et des myofibres
viscérales, innervées par le sympathique qui contrôle le réflexe d’occlusion de l’œil.
3. Conjonctive
C’est une membrane muqueuse, brillante et transparente. Elle recouvre la face postérieure des
paupières (conjonctive palpébrale) et la face antérieure du bulbe de l’œil (conjonctive bulbaire).
4. Appareil lacrymal
La glande lacrymale de couleur jaune rougeâtre comprend une partie orbitaire et une partie
palpébrale, séparées par le tendon du muscle élévateur de la paupière.
La partie orbitaire :
Elle est ovoïde et incurvée, située dans la loge lacrymale limitée par :
- En haut et latéralement, la fosse lacrymale du frontal,
- En bas et médialement, la lame superficielle de muscle releveur de la paupière,
- En avant, le septum orbitaire,
- Et en arrière, le corps adipeux de l’orbite.
La partie palpébrale :
C’est une languette aplatie, située entre la lame superficielle du muscle releveur et le fornix
conjonctival supérieur. Elle est reliée en arrière à la portion orbitaire.
Structure :
C’est une glande tubulo-alvéolaire qui sécrète les larmes riches en lysozymes bactéricides.
Ils se portent en bas et en avant, pour déboucher dans le fornix conjonctival supérieur.
Vaisseaux et nerfs :
Chaque canalicule lacrymal supérieur et inférieur naît d’un point lacrymal. Les larmes s’évacuent
par ces canaux qui se jettent ensuite dans une cavité, le sac lacrymal, plaqué contre la racine
osseuse du nez.
Le sac lacrymal :
C’est un réservoir membraneux, cylindrique situé dans la gouttière lacrymale. Il est recouvert du
fascia lacrymal et répond en avant au ligament palpébral médial et en arrière à la partie
lacrymale du muscle orbitaire.
Le canal lacrymo-nasal :
Il s’étend du sac lacrymal au méat inférieur. Il est situé dans un canal osseux, constitué par le
maxillaire, l’os lacrymal et le processus lacrymal du cornet nasal inférieur.
Il est oblique en bas, en arrière et médialement. Sa surface interne présente de nombreux replis
muqueux inconstants, appelés valvules lacrymales.
Le pli lacrymal, situé au niveau du méat inférieur, peut s’opposer au reflux des liquides ou de l’air.
I. Le nerf optique
Long de 5cm environ, il a un trajet sinueux dans sa partie antérieure (dans l’orbite) et rectiligne
dans sa partie postérieure.
- Portion intra-oculaire :
Longue de 3 cm, sinueuse, située dans l’axe du cône musculo-aponévrotique de la cavité orbitaire,
elle est entourée des trois feuillets des méninges.
- Portion intra-canalaire :
Le nerf optique pénètre dans le canal optique situé entre les racines supérieure et inférieure de la
petite aile du sphénoïde.
- Portion intra-crânienne :
Longue de 1 cm, elle s’étend de l’orifice postérieur du canal optique à l’angle antéro-externe du
chiasma optique.
o Située au-dessus de la lame osseuse mince de la gouttière optique qui la sépare du
sinus sphénoïdal puis reposant sur le diaphragme dure-mérien de la loge de
l’hypophyse.
o Au dessus du nerf se trouve le lobe frontal
o En dehors passe le nerf olfactif I.
o En dehors on rencontre la pointe du lobe temporal, la petite aile du sphénoïde, le
processus clinoïde antérieur et la terminaison de la carotide interne.
Long de 1,5 cm sur 1,4 cm de large, il a une forme de X et il repose sur la tente de l’hypophyse. Il
est constitué par la réunion des 2 nerfs optiques avec entre croisement partiel des fibres optiques.
Sa partie postérieure est souvent en contact avec la tige pituitaire de l’hypophyse et il est entouré de
riches plexus veineux et artériels.
A son niveau :
- Les fibres temporales restent homolatérales et conservent leur position externe.
- Les fibres nasales déçussent toutes et se continuent avec la partie interne de la bandelette
optique du côté opposé.
- Les fibres maculaire sont en partie croisées et en partie directes (double destinée) mais
restent centrales.
Longue de 2 cm, elle s’étend de la partie postérieure du chiasma optique aux corps genouillés
externe et interne. Dans son trajet elle longe la partie latérale de la tente de l’hypophyse.
On peut dire que la bandelette optique constitue un nerf HEMIOPTIQUE puisqu’elle comprend :
- Le faisceau temporal de l’œil du même côté
- Le faisceau nasal de l’œil du côté opposé
Ce sont les fibres formant une large bande de substance blanche qui relient le corps genouillé
externe au cortex occipital.
Situé à la face interne du lobe occipital de part et d’autre de la scissure calcarine, elle comprend les
aires 17, 18 et 19 de BROADMAN.
Vers les tubercules quadrijumeaux antérieurs et le pulvinar en passant à contre courant par les
radiations optiques, elles participent à l’oculomotricité et à l’oculo-céphalogyrie.
Un contingent de fibres gagne la formation réticulée et les noyaux des nerfs crâniens III, IV, VI et
XI.
Cette voie réflexe intervient dans :
- L’accommodation
- La convergence des yeux
- L’occlusion des paupières
Les déplacements appropriés de la tête et des yeux représentant l’oculo-céphalogyrie.
ANATOMIE DE LA MANDIBULE
Elle comprend trois parties : un corps et deux branches, unis par deux angles mandibulaires.
I. Le corps
Présente sur la ligne médiane, cette crête, verticale, médiane plus ou moins marquée ; trace de la
soudure des deux pièces qui formaient primitivement la mandibule.
Part de chaque coté, d’un tubercule mentonnier et se dirige en haut et en arrière pour se continuer
avec la lèvre externe du bord antérieur de la branche montante de la mandibule.
Sur le 1/3 antéro-interne de la ligne oblique s’insèrent l’abaisseur de la lèvre inférieure (le
triangulaire des lèvres) et l’abaisseur de l’angle de la bouche (le carré du menton).
Au dessus de la ligne oblique s’insère le buccinateur.
En dessous de la deuxième prémolaire, (orifice du canal dentaire inférieur) livre passage aux
vaisseaux et nerfs mentonniers (provenant du V3).
Au nombre de 4 : les apophyses supérieures et inférieures, droites et gauches. (En fait, elles sont
très variables, inconstantes. Très souvent, elles ne sont représentées que par une saillie plus ou
moins mamelonnée)
Insertions:
- Sur les supérieures, les muscles génio-glosses (qui se terminent sur la face profonde de la
muqueuse linguale, pour constituer le septum lingual et sur le bord supérieur du corps de
l’os hyoïde, ils participent à la protrusion de la langue et à l’appliquer contre le plancher
buccal),
- Sur les inférieures, les muscles génio-hyoïdiens (qui se terminent sur la face antérieure du
corps os hyoïde, ils participent au mouvement d’élévation de la langue et de l’os hyoïde, ils
sont abaisseur de lamandibule).
Ce muscle digastrique est composé de deux ventres fusiformes avec un tendon intermédiaire.
- le ventre postérieur s’insère sur l’incisure mastoïdienne.
o Il est oblique en bas et en avant. Il est innervé par le nerf facial : VII.
- le ventre antérieur, glisse sous le mylo-hyoïdien, traverse le muscle stylo-hyoïdien et
s’attache sur la face buccale de la mandibule au niveau de la fossette digastrique.
o Il est innervé par une branche du nerf maxillaire : V
- Le tendon intermédiaire est amarré à l’os hyoïde par une poulie de réflexion insérée sur la
partie interne de la grande corne de l’os hyoïde.
Ce muscle participe à l’élévation de l’os hyoïde, sa partie postérieure tire en arrière l’os hyoïde et sa
partie antérieure abaisse la mandibule et participe donc à l’ouverture de la bouche.
Elle part de l’épine mentonnière supérieure, se porte en haut et en arrière, pour se continuer en haut
sur la lèvre interne de la branche montante de la mandibule.
Elle donne insertion dans sa partie antérieure et sur toute sa longueur au muscle mylo-hyoïdien.
(Innervation par le V3)
Cette ligne mylo-hyoïdienne donne insertion dans sa partie postérieure au muscle constricteur
supérieurdu pharynx et au raphé ptérygo-mandibulaire.
Elle est située au-dessus de la partie antérieure de la ligne mylo-hyoïdienne, logeant la glande
sublinguale.
Concave vers l’arrière et creusé d’alvéoles dentaires séparées par les septum inter alvéolaires.
Elles déterminent sur sa face externe des proéminences correspondant aux racines dentaires, les
jugums alvéolaires.
1. Face externe
2. Face interne
- Insertions :
o L’aponévrose inter-ptérygoïdienne, sur toute la largeur de la face interne, sur la
crête ptérygoïdienne, et au-dessous du foramen mandibulaire ;
o Le ligament sphéno-mandibulaire, à la base de lingula mandibulaire.
Présente un champ rugueux, parcouru de crêtes obliques en bas et en arrière, où s’insère le muscle
ptérygoïdien médial.
3. Bord antérieur
4. Bord postérieur
5. Bord inférieur
6. Bord supérieur
Il présente 2 apophyses :
- l’apophyse coronoïde, en avant.
- le condyle, en arrière,
Elles sont séparées par l’incisure mandibulaire (ou l’échancrure sigmoïde).
C’est une saillie articulaire (tête, condyle articulaire) portée par un col.
La tête :
Est une éminence oblongue, horizontale ; à grand axe oblique en arrière et en dedans (transversal).
Elle fait fortement saillie en dedans du plan de la branche montante. Sa face supérieure est divisée
en deux versants, inclinés en dos d’âne :
- Le versant antérieur est fortement convexe et regarde en haut et en avant, il estrecouvert de
fibrocartilage, il est articulaire avec la fossette mandibulaire du temporal (ou condyle du
temporal) par l’intermédiaire d’un ménisque ou disque temporo-mandibulaire.
- Le versant postérieur est lisse et non articulaire ; il regarde en haut et en arrière ;
Le col du condyle :
ANATOMIE DE L’ARTICULATION
TEMPORO-MANDIBULAIRE
L’articulation temporo-mandibulaire (ATM) est une articulation qui unit la mandibule au temporal.
C’est une articulation synoviale complexe, de type ellipsoïde, individuellement, et bicondylaire
dans leur fonctionnement simultané ; d’où la complexité des mouvements.
Elle est située en avant du méat acoustique externe et sur laface inférieure de la racine du
processus zygomatique.
Elle comprend : le tubercule articulaire, saillie transversale arrondie, et la fosse mandibulaire
(cavité glénoïde) située entre ce tubercule et la fissure tympano-squameuse (scissure de Glaser).
2. Le disque articulaire
C’est un fibrocartilage biconcave, adhérant à la face profonde de la capsule articulaire par les
ligaments méniscaux : antérieur et postérieur.
Il partage la cavité articulaire en deux cavités synoviales, supérieure et inférieure.
3. La tête de la mandibule
Elle est oblongue, à grand axe transversal, légèrement oblique en arrière et médialement.
Elle forme avec son homologue un angle de 130° à 140°ouvert en avant.
Elle s’insère :
- En haut : en avant du tubercule articulaire, sur la base de l’épine du sphénoïde, sur les lèvres
de la fissure tympano-squameuse et sur le tubercule post-glénoïdal.
- En bas : sur le pourtour de la tête de la mandibule en descendant plus bas en arrière.
Il est épais et adhérent à la capsule, il naît du tubercule zygomatique. Il se termine sur la partie
postéro latérale du col du condyle. Ses fibres sontobliques en bas et en arrière.
Il est adhérent à la capsule, il est tendu de la base de l’épine du sphénoïde à la partie postéro interne
du col du condyle.
3. Le ligament sphéno-mandibulaire
Il est médial. Il naît de la base de l’épine du sphénoïde et se termine en s’étalant sur la lingula et le
bord postérieur du foramen mandibulaire.
4. Le ligament stylo-mandibulaire
Il est de forme triangulaire, il naît de la face antérolatérale du processus styloïde, s’étale pour se
terminer sur le bord postérieur de la branche de la mandibule.
V. Anatomie fonctionnelle
Les articulations temporo-mandibulaires font parties des articulations les plus sollicitées avec
environ 10 000 mouvements par 24 heures.
Elles participent à des fonctions essentielles, la mastication (broiement et trituration des aliments),
la déglutition, la phonation et la respiration.
1. Abaissement et Elévation
C’est le mouvement principal des ATM qui se traduit par l’ouverture et la fermeture de la bouche
Ces mouvements sont limités par les ligaments temporo-mandibulaires et le frein temporo-méniscal.
Mais leur action nécessite l’immobilisation de l’os hyoïde par les muscles sub- hyoïdiens.
La mandibule et les surfaces articulaires se déplacent en sens inverse ; le mouvement est arrêté par
la rencontre des dents.
Les muscles moteurs sont :
- Les muscles temporaux
- Les muscles masséters
- Les muscles ptérygoïdiens médiaux.
2. Propulsion et Rétropulsion
2.1. La propulsion
2.2. La rétropulsion
3. La diduction
Les dents sont les organes de l’appareil digestifs situés dans la cavité orale, destinés à la mastication
des aliments.
Elles jouent un rôle considérable dans l’émission de certains sons, ainsi que dans la déglutition.
Leur rôle esthétique est indiscutable chez l’Homme
I. Généralités
La nomenclature de l’OMS :
Chaque dent porte 2 chiffres arabes : l’un désigne l’hémi-arcade dentaire et l’autre sa situation sur
l’hémi-arcade.
La numérotation des hémi-arcades dentaires se fait dans le sens horaire en partant de l’hémi-arcade
maxillaire droite.
Les faces de contact sont verticales et comprennent : la face médiale qui regarde vers la ligne
médiale de l’arcade et la face distale, qui regarde vers l’extrémité de l’arcade.
- La face vestibulaire est en contact avec les lèvres (face labiale) ou les joues (face buccale).
- La face linguale est en regard de la langue.
La dent est essentiellement formée d’une substance dure, de coloration gris blanchâtre, la dentine
ou ivoire
Extérieurement, l’ivoire est recouvert au niveau de la couronne par une substance blanche très dure,
l’émail, au niveau de la racine, par une substance jaunâtre, le cément.
A l’intérieur de l’ivoire, est creusée une cavité centrale comblée par un tissu mou et rougeâtre,
richement vascularisé, et innervé : la pulpe dentaire.
La cavité pulpaire se poursuit en se rétrécissant au niveau de la racine pour former le canal
dentaire, qui s’ouvre sur l’alvéole au niveau de l’apex.
Elle est vascularisée par des branches de l’artère maxillaire. L’innervation est uniquement sensitive,
elle provient du trijumeau (V) par ses deux branches maxillaire et mandibulaire.
Chaque dent constitue un élément d’une chaîne fonctionnelle représentée par l’arcade dentaire.
L’occlusion dentaire :
Elle est de type engrenant, c'est-à-dire qu’une dent d’une arcade s’articule avec deux dents de
l’arcade antagoniste.
Cet articulé dentaire répond à des règles complexes :
- L’arcade dentaire inférieure, plus courte et plus étroite, s’inscrit à l’intérieur de l’arcade
dentaire supérieure.
- En avant, les incisives supérieures recouvrent environ le tiers de la couronne des dents
correspondantes.
- En arrière, les cuspides vestibulaires des dents prémolaires et molaires inférieures
s’imbriquent dans la rainure qui sépare les cuspides linguales et vestibulaires des dents
prémolaires et molaires supérieures.
ANATOMIE DE LA LANGUE
La langue est un organe bucco-pharyngé. La limite entre les parties pharyngées et buccale est
représentée par un plan passant par l’os hyoïde et le V lingual que dessinent les papilles calciformes
sur laface dorsale.
La mobilité de la langue, essentiellement sous la dépendance du XII, joue un rôle fondamental dans
la déglutition et la phonation.
La muqueuse qui la recouvre contient les éléments neuro-sensoriels du goût dont les fibres
afférentes empruntent le VII et le IX.
La langue assure le premier temps en faisant glisser d’avant en arrière le bol alimentaire vers le
pharynx. Au cours du temps pharyngien, la bascule de la base de la langue vers l’arrière et le bas
propulse le bol vers l’hypopharynx et protège le larynx.
1. Innervation motrice
Le XII assure l’innervation motrice de la langue, sauf pour le styloglosse (IX), le pharyngoglosse
(IX et X) et le palatoglosse (X).
2. Sensitive et sensorielle
3. Les artères
I. Présentation
Ou palais mou.
Le voile du palais est une cloison musculo-membraneuse qui sépare les portions nasale et buccale
du pharynx.
II. Constitution
Cette cloison contractile est essentiellement constitué de quatre muscles de chaque coté qui
s’intriquent sur la ligne médiane.
- Deux muscles proviennent de la base du crâne et forment une boutonnière autour de la
trompe cartilagineuse. Ce sont les muscles tenseur et élévateur du voile.
- Deux muscles arment les arcs : le muscle palatoglosse (glosso-staphylin) pour le pilier
antérieur et le palato pharyngien (pharyngo-staphylin) pour le pilier postérieur. Ils
abaissent le voile.
Origine :
- en dedans du foramen ovale de la grande aile du sphénoïde et sur la partie supérieure de la
lame médiale du processus ptérygoïde.
- sur la trompe d’eustache
Trajet :
Ce triangle musculaire, àbase supérieure se prolonge en bas par un tendon qui se réfléchit à
90° sur l’hamulus ptérygoïdien.
Terminaison :
En éventail pour constituer avec son homologue l’aponévrose palatine. (Celle-ci forme une lame
très résistante qui arme la moitié antérieure du voile et se fixe en avant sur le bord postérieur de la
voûte palatine).
Origine :
- face inférieure du rocher
- sur la trompe cartilagineuse
Trajet et terminaison :
Il accompagne la trompe puis au niveau de l’orifice pharyngé de celle-ci, il se réfléchit en arrière et
en dedans. Ces fibres s’horizontalisent et s’épanouissent alors sur la face dorsale de l’aponévrose
palatine.
La contraction de ces deux muscles est indispensable pour l’ouverture tubaire qui s’effectue
essentiellement lors de mouvements de déglutition.
Origine :
- Face postéro-supérieure de l’aponévrose palatine
- Sur l’hamulus ptérygoïdien,
- A l’extrémité du bourrelet tubaire.
Trajet :
Le corps du muscle descend dans le pilier postérieur du voile.
Terminaison :
Par deux faisceaux : thyroïdien, en avant, s’attachant sur le bord supérieur du cartilage thyroïde et
pharyngien, en arrière, se perdant dans la gouttière des constricteurs.
Physiologie :
Elévateur du pharynx et du larynx. Avec son symétrique, il contribue non seulement à fermer
l’isthme pharyngo-nasal lors de la déglutition mais aussi à propulser le bol alimentaire vers
l’hypopharynx.
Origine :
Face inférieure de l’aponévrose palatine
Trajet :
Le corps du muscle descend dans l’épaisseur du pilier antérieur du voile.
Terminaison :
Portion postérieure de la langue.
Physiologie :
Elève la langue et élargit la base.
C’est un petit muscle para-médian qui naît du bord postérieur de la voûte palatine, il recouvre les
autres muscles et se termine au sommet de la luette.
3.1. Motrice
Elle provient du X par le plexus pharyngien, excepté pour le muscle tenseur du voile innervé par le
V3.
3.2. Sensitive
L’os hyoïde, en forme de U à concavité postérieure, est situé à la hauteur du bord supérieur de C4
dans un plan presque horizontal, légèrement oblique en bas et en avant.
Cet os est très mobile, n’a que des attaches musculaires et ligamentaires.
Il est amarré :
- d’une part à trois organes qui jouent un rôle essentiel dans la déglutition : la langue, le
pharynx et le larynx ; l’os hyoïde constitue une véritable charnière entre ces trois organes.
- d’autre part au squelette du crâne, de la face et du thorax par les muscles sus et sous
hyoïdiens.
Il est formé :
- -d’un corps médian ;
- -de deux grandes cornes, prolongements latéraux et étroits ;
- -de deux petites cornes implantées verticalement un peu en dedans de l’origine des grandes
cornes
I. Le corps
1. Les faces
La face antérieure est convexe et marquée dans sa partie supérieure par une crête cruciforme qui
délimite :
- deux surfaces supérieures pour les muscles génio-glosses ;
- deux surfaces inférieures pour les muscles génio-hyoidiens, hyo-glosses, mylo- hyoïdien et
stylo-hyoïdien.
La face postérieure est lisse, concave, et séparée de l’épiglotte par la membrane thyro-hyoïdienne.
Elle est dépourvue d’insertion.
2. Les bords
Le bord inférieur est très épais, permet l’insertion de dedans en dehors des muscles sterno-
hyoïdien, omo-hyoïdien et thyro-hyoïdien.
1. Les faces
La face externe donne insertion aux muscles : hyo-glosse, digastrique, constricteur moyen du
pharynx.
2. Les bords
Les insertions :
- Le ligament stylo-hyoïdien
- Le muscle constricteur moyen du pharynx
IV. Structure
V. Ossification
L’os hyoïde dérive des cartilages des deuxième et troisième arcs branchiaux.
Il s’ossifie à partie de huit centres : deux pour le corps, deux pour chaque grande corne et un pour
chaque petite corne.
L’ossification débute dans la grande corne vers la fin de la vie intra-utérine, dans le corps prés de la
naissance, et dans la petite corne aux environs de la puberté.
Muscle stylo-hyoïdien :
ANATOMIE DU PHARYNX
Il est situé en arrière de la cavité nasale, de la cavité orale et du larynx, est divisé en trois parties : la
partie nasale ou naso-pharynx, la partie orale ou oro-pharynx, et la partie laryngée ou laryngo-
pharynx.
C’est un entonnoir irrégulier, étendu de la base du crâne au bord inférieur du cartilage cricoïde, en
regard de la vertèbre C6, ou il se continue par l’œsophage.
Le naso-pharynx présente sur ces parois latérales l’ostrium pharyngien de la trompe auditive. Sa
paroi supérieure présente latéralement la tonsille pharyngienne.
I. Constitution
Muscles pairs, ils sont unis en arrière, sur la ligne médiane, par le raphé pharyngien qui
constitue leur terminaison. Ils sont imbriqués en arrière : le constricteur supérieur est
recouvert par le moyen, lui-même recouvert par l’inférieur.
Leur innervation provient du nerf accessoire (XI), dont les fibres transitent par le nerf vague
(X).
Leur contraction entraîne le rétrécissement de la cavité pharyngienne.
Il naît sur le bord inférieur du cartilage tubaire, près de l’ostrium pharyngien. Il descend
verticalement. Il se termine en se mêlant au muscle palato-pharyngien. Il élève le pharynx et ouvre
la trompe auditive pendant la déglutition.
Il n’existe qu’au niveau des parois postérieures et latérales ; il se continue avec la tunique
adventitielle de l’œsophage.
Il s’insère en haut sur la base du crâne. (« Sa ligne d’insertion s’étend du tubercule pharyngien
au bord antérieur du foramen carotidien, puis le long de la synchondrose sphéno-pétreuse »
Kamina)
Il s’insère en avant sur l’apophyse ptérygoïde, la ligne mylo-hyoïdienne de la mandibule, les
cartilages thyroïdien et cricoïde.
II. La déglutition
La déglutition est le transfert du bol alimentaire de la bouche vers l’œsophage à travers le pharynx.
Elle comprend trois phases :
1. La phase buccale
Après la mastication et l’insalivation, le bol alimentaire est comprimé contre le dos de la langue.
L’apex de la langue s’élève grâce aux muscles génio-glosses. Son dos se déprime en une gouttière
inclinée vers l’isthme du gosier, sous l’action des muscles styloglosses, hyoglosses et longitudinal
supérieur.
Simultanément le voile du palais s’élève et isole l’oro-pharynx du naso-pharynx.
2. La phase pharyngienne
C’est la phase la plus rapide de la déglutition, elle dure moins d’une seconde. L’épiglotte s’abaisse
et obstrue l’aditus laryngé.
Le bol alimentaire, projeté en bas et en arrière va pénétrer dans l’œsophage.
3. La phase œsophagienne
Elle débute par la relâche du muscle constricteur inférieur qui permet le passage du bol alimentaire,
entraîné par la première onde péristaltique.
LE NERF TRIJUMEAU: V
I. Origine
II. Trajet
Ces deux racines se dirigent en haut et en avant, pour gagner une dépression du bord supérieur et
la face antérieure du rocher:
1. La racine sensitive
Elle s’élargit et s’évanouit en constituant le ganglion trigéminal (ganglion de Gasser) situé dans
une loge dure-mérienne appelée cavum trigéminal (de Meckel).
2. La racine motrice
Elle passe au-dessous de la racine sensitive et entre dans la constitution du nerf mandibulaire.
Celui-ci est formé par la grande circonférence de la tente du cervelet qui surplombe le nerf et
dans l’épaisseur de laquelle chemine le sinus pétreux supérieur.
Le ganglion trigéminal, de forme semi-lunaire donne naissance, par son bord antérieur convexe, à
des fibres qui s’anastomosent en plexus d’où naissent trois branches terminales :
les nerfs ophtalmique, maxillaire et mandibulaire.
Il émet le nerf récurrent d’Arnold (destiné à la tente du cervelet) et des fibres anastomotiques
pour le plexus péri-carotidien. ???
Il est croisé en dedans de lui et de haut en bas par le III et il chemine au dessous du IV.
Il se divise en trois branches qui pénètrent dans l’orbite par la fissure orbitaire supérieure (fente
sphénoïdale).
1. Le nerf lacrymal
Il se dirige en haut et en avant, traverse la partie étroite de la fissure orbitaire supérieure en dehors
du IV et du nerf frontal.
Puis il croise le bord supérieur du muscle droit latéralet s’insinue entre la face externe de ce muscle
et la paroi orbitaire.
- une branche interne qui traverse la glande lacrymale et se termine en se distribuant au tiers
externe de la paupière supérieure, à la conjonctive et à la peau de la région temporale.
- une branche externe qui s’anastomose avec la branche orbitaire du nerf maxillaire d’où
partent les nerfs lacrymaux et le nerf temporo-zygomatique.
2. Le nerf nasociliaire
C’est le nerf sensitif du globe oculaire, il traverse la partie large de la fente sphénoïdale dans
l’anneau du tendon commun des muscles du globe (tendon de zinn) et gagne l’intérieur du cône
musculo-aponévrotique de l’orbite.
D’abord situé en dehors et en dessous du nerf optique et de l’artère ophtalmique, il les surcroise
puis se place en dedans, entre eux et le muscle droit médial.
Il se termine en :
- Nerf ethmoïdal antérieur qui naît au niveau du foramen ethmoïdal antérieur et qui chemine
entre la masse latérale de l’ethmoïde et le frontal. Il gagne ainsi la fosse nasale.
3. Le nerf frontal
Ce nerf exclusivement sensitif naît de la partie moyenne du bord antérieur du ganglion trigéminal
(de Gasser).
Il traverse la base du crâne par le foramen rond et débouche au niveau de la partie postéro-
supérieure de la fosse ptérygo-palatine, au-dessus et en dehors du ganglion sphéno-palatin.
Le nerf change alors d’orientation et se dirige en bas et en avant presque transversalement et gagne
la partie interne de la fosse infra-temporale.
Naît du premier coude du nerf maxillaire, passe devant le ganglion sphéno-palatin et se termine en :
- rameaux orbitaires.
- nerf palatin antérieur qui emprunte le grand canal palatin (canal palatin postérieur), il
innerve la muqueuse du méat inférieure et celle de la voûte palatine.
- nerfs palatins moyen et inférieur qui gagnent la muqueuse du voile du palais
- nerfs nasaux qui innervent la muqueuse des méats : supérieur et moyen et le nerf naso-
palatin pour la cloison.
2. Les rameaux dentaires
Les nerfs alvéolaires supérieurs et postérieurs se détachent du nerf maxillaire avant qu’ils ne
pénètrent le sillon infra orbitaire.
Les nerfs alvéolaires supérieurs : moyen et antérieur naissent plus en avant dans le canal infra
orbitaire.
Tous ces nerfs s’unissent en un plexus dentaire qui donnent des filets dentaires pour chaque racine
dentaire, des filets osseux et des filets muqueux gingivaux.
C’est la seule branche du trijumeau qui associe un contingent moteur aux fibres sensitives.
Ce nerf est constitué, d’une part de la racine motrice du V, d’autre part d’une racine sensitive
beaucoup plus volumineuse, qui naît du tiers externe du bord antérieur du ganglion trigéminal.
- le nerf buccal (temporo-buccal) qui innerve le muscle ptérygoïdien latéral. Puis se divise :
en nerf temporal profond antérieur destiné aux fibres antérieurs du muscle temporal ; et en
nerf buccal, rameau sensitif destiné à la muqueuse et à la peau de la joue.
- Le nerf temporal profond moyen qui passe au-dessus du muscle ptérygoïdien latéral et se
termine dans la partie moyenne du muscle temporal.
- une branche interne qui donne des rameaux à trois muscles : le ptérygoïdien médial, le
tenseur du voile du palais (péristaphylin externe) et le tenseur du tympan (muscle du
marteau).
- le nerf auriculo-temporal qui pénètre la glande parotide et lui donne des rameaux ainsi
qu’à l’articulation temporo-mandibulaire, le pavillon de l’oreille et la peau de la région
temporale.
Dans ce canal il se divise en trois ou quatre rameaux, innerve les molaires et les prémolaires et
donne prés du foramen mentonnier deux branches terminales :
- le nerf incisif pour la canine et les deux incisives.
- le nerf mentonnier pour la muqueuse et la peau de la lèvre inférieure et la peau du menton.
Collatérales et anastomoses :
Le nerf facial est un nerf mixte, le VII moteur et le VII sensitif (intermédiaire ou bis), qui présente
sur son trajet le ganglion géniculé.
I. Origine
1. La branche temporo-faciale
- La branche temporale :
o Elle donne des rameaux qui innervent le muscle auriculaire antérieur et les muscles
de la mimique situés au-dessus des yeux.
- La branche zygomatique :
o Elle donne des rameaux aux muscles de la face entre les yeux et la bouche.
- La branche buccale :
o Elle donne des rameaux pour les muscles buccinateur et orbiculaire de la bouche.
2. La branche cervico-faciale
V. Fonctions
VI. Sémiologie
En fonction du niveau de la lésion, on peut avoir une paralysie faciale centrale ou périphérique.
Cela peut entraîner :
- un zona géniculé : otalgie profonde et paroxystique associée à une éruption vésiculeuse du
conduit auditif externe, le plus souvent suivi d’une paralysie faciale et pouvant être associée
à des acouphènes, vertiges ou encore à une surdité
- une perte du goût
- une hypoacousie
- des syncinésies de l’hémiface : contraction involontaire d’un muscle lorsqu’un mouvement
volontaire est effectué
- un larmoiement.
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