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1.7 Anatomie Face Mots Clés 1AFI 2022-2023

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Anatomie crânio-faciale

Présentation de la face U.E. :1.7

1ère Année FI 2022-2023


Geoffrey HANOT D.O.
Table des matières

Table des matières............................................................................................................................1


Anatomie de l’os maxillaire.............................................................................................................2
Anatomie de l’os palatin..................................................................................................................8
Anatomie de l’os nasal ou os propre du nez................................................................................12
Anatomie du squelette cartilagineux du nez................................................................................14
Anatomie de l’os lacrymal ou ungis..............................................................................................16
Anatomie de l’os zygomatique ou malaire...................................................................................18
Anatomie de l’os vomer.................................................................................................................20
Anatomie de la fosse infra-temporale ou fosse ptérygo-maxillaire...........................................22
Anatomie de La fosse ptérygo-palatine ou arrière fond de la fosse ptérygo-maxillaire..........22
Anatomie des fosses nasales osseuses............................................................................................23
Le nerf olfactif: I............................................................................................................................26
Les cavités orbitaires ou orbites....................................................................................................28
Bulbe de l’œil ou œil.......................................................................................................................32
Organes accessoires de l’oeil.........................................................................................................35
Le nerf optique: II et voies optiques.............................................................................................40
Anatomie de la mandibule.............................................................................................................43
Anatomie de l’articulation temporo-mandibulaire.....................................................................50
Anatomie des dents........................................................................................................................54
Anatomie de la langue....................................................................................................................56
Anatomie du voile du palais..........................................................................................................58
Anatomie de l’os hyoïde.................................................................................................................61
Anatomie du pharynx....................................................................................................................64
Le nerf trijumeau: V......................................................................................................................67
Le nerf facial: VII...........................................................................................................................72
Bibliographie..................................................................................................................................75

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 1


Anatomie de l’os palatin

ANATOMIE DE L’OS MAXILLAIRE

Le maxillaire, os pair, est en rapport avec tous les autres os de la face.


Avec son homologue, il forme l’arcade dentaire supérieure.
Il est situé, au dessous de la cavité orbitaire, en dehors des fosses nasales, au dessus de la cavité
buccale et participe à la constitution de ces trois cavités.

Il est formé d’un corps d’où se détachent 4 processus : zygomatique, frontal, alvéolaire et palatin.

I. Anatomie

Os schématisé comme une pyramide couchée, à base médiale, triangulaire, ayant :


- Trois faces :
o supérieure (orbitaire)
o antéro-externe (jugale),
o postéro-externe (infra-temporale),
- un sommet latéral : le processus zygomatique.
- une base: médiale qui porte le processus palatin (l’apophyse palatine).
- le processus frontal, ou branche montante, du maxillaire s’implante a l’union des faces
antéro-externe, supérieure et de la base
- le corps, très léger est creusé d’une cavité : le sinus maxillaire.

1. Face antéro-externe ou jugale

Concave dans son ensemble, elle regarde en avant et dehors et un peu en bas.

Elle présente :

- Le long de son bord inférieur, des bourrelets verticaux qui répondent aux racines
dentaires;
Le plus saillant : le jugum de la canine (la bosse canine) répond à la racine de la canine.
- Au centre : la fosse canine répond aux 2 prémolaires et donne insertion au muscle releveur
de l’angle de la bouche (le muscle canin) et au muscle buccinateur (le long du bord
alvéolaire).
- Au-dessus de la fosse canine s’ouvre le foramen infra-orbitaire, donne passage au nerf
infra orbitaire issu du nerf maxillaire.
- Au dessus du foramen infra-orbitaire s’insère le muscle releveur de la lèvre supérieure.
- En dedans du jugum de la canine (la bosse canine): la fosse incisive (la fossette myrtiforme)
dans laquelle s’insère le muscle abaisseur du septum nasal
- Au dessous de la fosse incisive, le muscle orbiculaire de la bouche, et au dessus, le muscle
nasal.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 2


Anatomie de l’os palatin

2. Face postéro-externe ou infra-temporale

Elle regarde en bas, en dehors et en arrière.


Cette face postéro-externe forme la paroi antérieure de la fosse ptérygo-palatine et de son arrière
fond.
Sa partie médiale, très convexe, forme la tubérosité maxillaire,
Sa partie latérale, concave, se continue par l’os zygomatique.

Elle présente :
- A sa partie supérieure : un sillon qui aboutit à l’origine du sillon infra-orbitaire, elle répond
au passage du nerf maxillaire.

- A sa partie inférieure et médiale : une empreinte rugueuse qui répond à la face antérieure du
processus pyramidal du palatin.
o En dehors de cette empreinte : les orifices des canaux alvéolaires (canaux dentaires
postérieurs) où passent les vaisseaux et nerfs alvéolaires postérieurs ( nerf dentaires
postérieurs).

Sur cette face s’insèrent les muscles suivants :


- le ptérygoïdien latéral, juste en dehors de l’empreinte du palatin,
- le ptérygoïdien médial, au-dessus et en dehors du précèdent,
- le buccinateur, le long du bord alvéolaire.

2.1. Anatomie du muscle buccinateur

Origine :
- sur la face cutanée de la mandibule, au dessus de la ligne oblique, un peu au dessous du bord
alvéolaire.
- sur les faces antéro et postéro-externe du maxillaire, le long du bord alvéolaire.
- sur le raphé ptérygo-mandibulaire (qui part de l’hamulus ptérygoïdien et se termine sur la
face médiale de la mandibule.
Terminaison :
- sur l’angle de la bouche
Physiologie :
- Il attire l’angle de la bouche en arrière et latéralement.
- Il participe à la mastication et à l’action de souffler.
- Il est en lien avec le fascia bucco-pharyngé qui est en lien avec la base du crâne.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 3


Anatomie de l’os palatin

3. Face supérieure ou orbitaire

Inclinée en bas, en dehors et en avant, elle forme l’essentiel du plancher de l’orbite, elle présente
donc un rapport étroit avec le globe oculaire.

Elle est traversée par le sillon infra orbitaire (la gouttière infra orbitaire), qui devient le canal
infra orbitaire.
Dans le sillon, le nerf maxillaire, accompagné des vaisseaux, devient le nerf infra orbitaire.

4. Les trois bords

 Le bord antérieur ou bord orbitaire :


Sépare la face supérieure de la face antéro-externe.
Il constitue le 1/3 interne du ROI (rebord orbitaire inférieur).
Sa partie externe répond à l’os zygomatique (malaire) (suture maxillo-zygomatique).

 Le bord inférieur :
Il sépare les faces : antéro-externe et postéro-externe.

 Le bord postérieur : ( ???)


Forme la lèvre inférieure de la fissure orbitaire inférieure (fente sphéno-maxillaire).
Il sépare les faces : postéro-externe et supérieure.
A son 1/3 moyen, il est échancré par l’origine du sillon infra orbitaire.

5. Le sommet : le processus zygomatique

Le sommet de la pyramide est situé à la jonction des trois faces.


Regardant en dehors, il répond à l’os zygomatique : suture maxillo-zygomatique

6. La base : face médiale ou nasale

Elle est divisée par l’apophyse palatine en deux segments, un segment nasal et un segment
buccal.

Le segment nasal entre dans la constitution de la paroi externe des fosses nasales, il présente :

 A sa partie moyenne : L’hiatus maxillaire


Large orifice d’entrée du sinus maxillaire.
Triangulaire à base supérieure.
Son sommet se prolonge par la fissure palatine où elle sera en rapport avec le processus
maxillaire du palatin.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 4


Anatomie de l’os palatin

 En avant du hiatus :
Elle est en rapport avec le bord inférieur de l’os lacrymal.
Le sillon lacrymal (la gouttière lacrymale), formant avec l’os lacrymal et le cornet nasal
inférieur : le canal lacrymo-nasal,
La crête condrale (la crête turbinale inférieure) se porte en avant, depuis l’extrémité
inférieure de la lèvre antérieure du sillon lacrymal.

 Au-dessus du hiatus :
La face médiale est creusée de ½ cellules répondant à celles de la face inférieure du
labyrinthe ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde).

 En arrière du hiatus :
Le sillon grand palatin du maxillaire répond au sillon palatin de la lame perpendiculaire du
palatin formant le canal grand palatin (canal palatin postérieur).
De part et d’autre du sillon, deux champs rugueux sont en rapport avec le champ maxillaire
de la face maxillaire (latérale) de la lame perpendiculaire du palatin,
Près de l’angle postéro-supérieur : le trigone palatin qui répond au processus orbitaire du
palatin.

La base est limitée par 4 bords:

 Le bord inférieur ou alvéolaire :


Il forme avec celui du maxillaire opposé l’arcade dentaire (concave en dedans et en arrière).
Il est creusé des alvéoles qui reçoivent les dents.

 Le bord antérieur :
Mince, marqué par l’échancrure nasale, formant avec celle du maxillaire opposé l’orifice
piriforme (orifice antérieur des fosses nasales).
Dans sa partie inférieure, verticale, il s’unit au maxillaire controlatéral (suture
intermaxillaire).

 Le bord postérieur :
Vertical, il répond à ses deux extrémités au palatin:
- avec le processus orbitaire du palatin en haut
- avec le processus pyramidale du palatin en bas
A sa partie moyenne, il limite en avant la fosse ptérygo-palatine (l’arrière fond de la fosse
ptérygo-maxillaire).

 Le bord supérieur :
Mince et irrégulier:
- dans ses ¾ postérieurs, il répond à la lame orbitaire de l’ethmoïde (l’os planum).
- dans son ¼ antérieur, l’incisure lacrymale forme avec l’hamulus lacrymalis de l’os
lacrymal l’orifice d’entrée du canal lacrymo-nasal.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 5


Anatomie de l’os palatin

- dans sa partie toute antérieure, s’implante le processus frontal du maxillaire


(apophyse montante ou branche montante).

7. Le processus palatin ou apophyse palatine

Lame horizontale, s’unit avec celle du maxillaire opposé et séparent les fosses nasales de la cavité
buccale.
Elle présente :
 Une face supérieure formant les 2/3 antérieurs du plancher des fosses nasales.
 Une face inférieure formant les 2/3 antérieurs de la voûte palatine et présentant un
bourrelet longitudinal : le torus palatinus.
En dehors elle est parcourue par un sillon où passe le nerf palatin antérieur.
 Un bord postérieur qui s’unit au bord antérieur de la lame horizontale du palatin (suture
maxillo-palatine)
 Un bord médial qui s’unit avec celui du maxillaire opposé et forme la suture
intermaxillaire.
Celui-ci présente d’avant en arrière, sur sa partie supérieure, l’épine nasale antérieure, la
crête incisive et la crête nasale dans les 2/3 postérieurs ;
Dans sa partie antérieure, on trouve le foramen incisif (trou incisif).
La crête nasale est en rapport avec le bord inférieur du vomer.

8. Le processus frontal du maxillaire ou branche montante

Lame osseuse quadrilatère, aplatie transversalement, presque verticale, elle se porte en haut, en
arrière et en dedans.
 La face latérale ou cutanée
Orientée en avant et en dehors, elle présente la crête lacrymale antérieure qui se prolonge
par le bord orbitaire.
En arrière de la crête, la face latérale, excavée, forme avec l’os lacrymal le canal lacrymo-
nasal.
Participe à la constitution de la paroi médiale de l’orbite.
Insertions musculaires : l’orbiculaire de l’oeil et les muscles releveurs de la lèvre supérieure
et des ailes du nez.
 La face médiale ou nasale
Fait partie de la paroi latérale des fosses nasales.
En haut et en arrière, elle répond à la face antérieure du labyrinthe ethmoïdal (masse
latérale de l’ethmoïde).
A sa partie moyenne, la crête ethmoïdale (crête turbinale supérieure), répond au cornet
nasal moyen.
 Le bord antérieur :
Orienté en bas et en avant, répond au bord externe de l’os nasal.
 Le bord postérieur
Mince, presque vertical, répond au bord antérieur de l’os lacrymal.
 Le sommet

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 6


Anatomie de l’os palatin

Rugueux, dentelé, oblique en bas et en arrière, répond à la partie latérale du bord nasal
(échancrure nasale) du frontal.

9. Rapports suturaires du maxillaire

Le maxillaire opposé :
La suture intermaxillaire : Unit les bords médiaux des processus palatins des maxillaires.

L’os zygomatique :
La suture maxillo-zygomatique : unit le sommet du maxillaire et le segment antérieur de la
face interne de l’os zygomatique.

Le palatin :
- Le trigone palatin du maxillaire / le processus orbitaire du palatin.
- L’empreinte rugueuse de la face postéro-externe du maxillaire / la face antérieure du
processus pyramidal du palatin.
- Les deux champs rugueux de la face médiale du maxillaire (situés en arrière du hiatus et de
part et d’autre du canal grand palatin) / la face maxillaire (latérale) de la lame
perpendiculaire du palatin.
- La suture maxillo-palatine : unit le bord postérieur du processus palatin du maxillaire au
bord antérieur de la lame horizontale du palatin.

L’ethmoïde :
- Les ¾ postérieurs du bord supérieur de la face médiale du maxillaire / la face inferieure de
la lame orbitaire de l’ethmoïde (face externe du labyrinthe ethmoïdal) (l’os planum).
- La face médiale du processus frontal du maxillaire / la face antérieure du labyrinthe
ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde).
- La face médiale du maxillaire / la face inférieure du labyrinthe ethmoïdal (masse latérale
de l’ethmoïde).

L’os lacrymal :
- Le ¼ antérieur du bord supérieur de la face médiale du maxillaire / l’hamulus lacrymalis.
- Le bord postérieur du processus frontal / bord antérieur de l’os lacrymal.
- La face médiale du maxillaire / le bord inférieur de l’os lacrymal.

Le frontal :
La suture fronto-maxillaire : unit le sommet du processus frontal du maxillaire à la partie
latérale du bord nasal (échancrure nasale) du frontal.

L’os nasal :
La suture maxillo-nasale : unit le bord antérieur du processus frontal du maxillaire au bord
externe de l’os nasal.

Le vomer :
- La crête nasale du maxillaire/ les 2/3 antérieurs du bord inférieur du vomer.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 7


Anatomie de l’os palatin

ANATOMIE DE L’OS PALATIN

I. Présentation générale

Le palatin est un os pair situé entre le maxillaire et le processus ptérygoïde du sphénoïde.


Il participe à la formation du palais dur, du plancher et de la paroi latérale de la cavité nasale, du
plancher de l’orbite, des fosses ptérygo-palatine et infra-temporale.
En forme de L, le palatin est formé de deux lames formant un angle droit, la lame horizontale et la
lame perpendiculaire.
Il complète le palais osseux, contribue à former la partie latérale des fosses nasales et limite la
fosse ptérygo-palatine (l’arrière-fond de la fosse ptérygo-maxillaire).

II. Anatomie

1. La lame horizontale

Lame quadrilatère, implantée par son bord externe le long du bord inférieur de la lame verticale.
Elle présente 2 faces et 4 bords.

1.1. Face supérieure (nasale)

- lisse, concave transversalement


- forme le 1/3 postérieur du plancher des fosses nasales.

1.2. Face inférieure (palatine)

- Rugueuse
- forme le 1/3 postérieur de la voûte palatine.
- latéralement, elle est creusée par le sillon palatin.
- présente l’orifice inférieur du canal grand palatin (canal palatin postérieur), à sa partie
postéro-externe, et l’insertion du muscle tenseur du voile du palais (péristaphylin externe).

1.3. Bords

- latéral : constitue la jonction entre les lames perpendiculaire et horizontale. Ce bord est en
rapport avec le maxillaire ; il présente la partie basse du sillon grand palatin.

- médial: très épais, s’unit au palatin opposé,


o en haut : la crête nasale, recevant le bord inférieur du vomer,
o en bas : la crête palatine, plus discrète,
o en arrière : l’épine nasale postérieure.

- antérieur : répond au bord postérieur du processus palatin du maxillaire.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 8


Anatomie de l’os palatin

- postérieur : mince, tranchant, concave en arrière, donne insertion à l’aponévrose palatine.

2. La lame perpendiculaire (verticale)

Elle est mince et quadrilatère, oblique en bas, avant et légèrement en dehors.


Elle présente :
- une face nasale et une face maxillaire
- quatre bords : antérieur, postérieur, supérieur et inférieur.

2.1. Face nasale ou médiale

Elle forme la partie postérieure de la paroi latérale des fosses nasales,


- plus large à sa partie inférieure,
- parcourue par 2 crêtes horizontales :
o en haut, la crête ethmoïdale (crête turbinale supérieure), répond au cornet nasal
moyen (ethmoïde),
o en bas, la crête conchale (crête turbinale inférieure), répond au cornet nasal
inférieur.
o Au dessous de chacune des crêtes, la face nasale répond aux méats moyen et
inférieur

2.2. Face maxillaire ou latérale

Elle présente globalement 3 parties :

- Partie médiane : le sillon grand palatin (la gouttière palatine postérieure) :


o Oblique en bas et en avant,
o commence à l’incisure sphéno-palatine,
o descend jusqu’au bord inférieur de la lame perpendiculaire.
o sa partie haute, large, le segment interptérygo-maxillaire limite en dedans la fosse
ptérygo-palatine (l’arrière fond de la fosse ptérygo-maxillaire).
o sa partie basse, s’applique contre un sillon analogue de la face médiale du maxillaire,
formant le canal grand palatin (canal palatin postérieur)

- En avant du sillon grand palatin


o le segment maxillaire répond à la face médiale du maxillaire,
o le segment sinusien situé en avant du précédent, donne une languette osseuse : la
surface sinusienne qui crochète le bord postérieur de l’orifice d’entrée du sinus
maxillaire et le comble en partie.

- En arrière du sillon grand palatin


o le segment ptérygoïdien répond au processus ptérygoïde (face interne de la lame
médiale)

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 9


Anatomie de l’os palatin

o le segment maxillaire (partie postérieure) répond à la tubérosité maxillaire.


o le processus pyramidal (l’apophyse pyramidale) s’implante en bas et en arrière.

2.3. Les 4 bords

Antérieur :
- mince, oblique en bas et en avant
- Il croise le hiatus maxillaire et se termine par le processus maxillaire qui répond au cornet
nasal inférieur.

Postérieur :
- mince, oblique en bas et en arrière,
- il répond à la lame médiale du processus ptérygoïde et se continue en bas par le processus
pyramidal, qui comble l’incisure ptérygoïdienne.
- la face latérale du processus pyramidal répond à la tubérosité maxillaire, et sa face
inférieure présente les foramens palatins accessoires, qui proviennent du canal grand palatin.

Inférieur : répond au bord latéral de la lame horizontale

Supérieur :
Présente les processus orbitaire, en avant, et sphénoïdal, en arrière, séparés par l’incisure
sphéno-palatine (qui forme avec le sphénoïde le foramen sphéno-palatin).

3. Le processus pyramidal (l’apophyse pyramidale)

- située sur ½ inférieure et ¼ postérieur de la face maxillaire de la lame perpendiculaire,


- oblique en bas, dehors arrière,
- il comble l’échancrure entre les 2 extrémités inférieures du processus ptérygoïde et ferme
ainsi en bas la fosse ptérygo-palatine.
- il répond en dehors à la tubérosité maxillaire.
- il donne insertion aux muscles ptérygoïdiens médial et latéral.

4. Le processus orbitaire

- En avant du bord supérieur de la lame perpendiculaire,


- pyramide triangulaire portée par un pédicule,
- 5 facettes dont 3 articulaires :
o Facette supérieure : orbitaire, participe à la constitution de la partie postérieure du
plancher de l’orbite.
o Facette externe : ptérygo-maxillaire, elle forme la partie supérieure de la face
antérieure de la fosse ptérygo-palatine.
o Facette inféro-interne : palatine, répond au trigone palatin du maxillaire

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 10


Anatomie de l’os palatin

o Facette postéro-interne : ethmoïdale, répond à la face inférieure du labyrinthe


ethmoïdal (masse latérale).
o Facette postéro-externe : sphénoïdale, répond au corps du sphénoïde.
5. Le processus sphénoïdal

- Située partie postérieure du bord supérieur de la lame perpendiculaire,


- lamelle osseuse, incurvée en dedans,
- sa face inféro-médiale fait partie de la paroi supérieure des fosses nasales,
- sa face supérieure est en rapport avec la racine de la lame médiale du processus ptérygoïde
- son bord interne vient au contact du vomer (face inférieure des ailes).

6. Les rapports suturaires du palatin

Le palatin opposé :
La suture interpalatine : Unit les bords médiaux des lames horizontales des palatins.

Le maxillaire :
- Le trigone palatin du maxillaire / le processus orbitaire du palatin.
- L’empreinte rugueuse de la face postéro-externe du maxillaire / la face antérieure du
processus pyramidal du palatin.
- Les deux champs rugueux de la face médiale du maxillaire (situés en arrière du hiatus et de
part et d’autre du canal grand palatin) / la face maxillaire (latérale) de la lame
perpendiculaire du palatin.
- La suture maxillo-palatine : unit le bord postérieur du processus palatin du maxillaire au
bord antérieur de la lame horizontale du palatin.

Le sphénoïde :
- Le processus ptérygoïde (face interne de la lame médiale) / la face maxillaire de la lame
perpendiculaire du palatin (segment ptérygoïdien).
- La racine de la lame médiale du processus ptérygoïde / la face supérieure du processus
sphénoïdal.
- Le corps du sphénoïde / la facette postéro-externe du processus orbitaire du palatin.

L’ethmoïde :
- La face inférieure du labyrinthe ethmoïdal / la facette postéro-interne du processus orbitaire.
- Le cornet nasal moyen / la crête ethmoïdale

Le cornet nasal inférieur :


- Le cornet nasal inférieur / la crête conchale

Le vomer :
- Le 1/3 postérieur du bord inférieur du vomer / la crête nasale du palatin.
- La face inférieure des ailes du vomer / le processus sphénoïdal du palatin.

III. Embryologie

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 11


Anatomie de l’os palatin

Développement à partir d’un seul centre d’ossification qui apparaît à la 8ème semaine de la vie
fœtale.
Le palatin est constitué d’os compact, sauf l’apophyse pyramidale qui est faite d’os spongieux.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 12


Anatomie de l’os nasal

ANATOMIE DE L’OS NASAL OU OS PROPRE DU NEZ

I. Anatomie

Au nombre de 2, ils sont situés de part et d’autre de la ligne médiane, au-dessous du bord nasal
(échancrure nasale) du frontal.

Ce sont deux lames osseuses quadrilatères.

La face superficielle ou cutanée est lisse.

La face profonde forme le segment antérieur de la paroi supérieure des fosses nasales.
Le 1/4 supérieur est rugueux et répond à l’épine nasale du frontal.

Le bord supérieur répond à la partie interne du bord nasal (échancrure nasale) du frontal (suture
fronto-nasale).

Le bord interne épais, est en rapport avec celui du côté opposé (suture inter-nasale), et forme, avec
lui, la crête nasale interne qui répond au bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de
l’ethmoïde et, à son extrémité inférieure, au segment supérieur du bord antéro-supérieur du
cartilage septal du nez.

Le bord externe oblique en bas et en dehors, est en rapport avec le bord antérieur du processus
frontal (branche montante) du maxillaire (suture maxillo-nasale).

Le bord inférieur forme la partie supérieure de l’orifice antérieur des fosses nasales osseuses
(orifice piriforme) et répond au bord supérieur du cartilage latéral du nez.

II. Les rapports suturaires de l’os nasal

L’os nasal (OPN) :


La suture inter-nasale : unit les bords internes des deux os nasaux entre eux.

Le maxillaire :
La suture maxillo-nasale : unit le bord externe de l’os nasal au bord antérieur du processus
frontal de maxillaire.

Le frontal :
- La suture fronto-nasale : unit le bord supérieur de l'os nasal à la partie interne du bord
nasal du frontal (échancrure nasale).
- Le ¼ supérieur de la face profonde de l'os nasal / épine nasale du frontal.

Le cartilage du nez :
- Le bord inferieur de l’os nasal / le bord supérieur du cartilage latéral du nez.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 13


Anatomie de l’os nasal

- L’extrémité inférieure de la crête nasale interne des os nasaux / segment supérieur du bord
antéro-supérieur du cartilage septal du nez.

L’ethmoïde :
- La crête nasale interne / le bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde.

III. Embryologie

L’os nasal se développe dans le tissu conjonctif qui entoure la capsule nasale, à partir d’un seul
centre d’ossification qui apparaît vers le 3è mois de la vie intra-utérine.

Il est presque exclusivement composé d’os compact sauf dans son extrémité supérieure où l’on
trouve de l’os spongieux.

IV. Relations

Liens : face / base / crista-galli, faux du cerveau…

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 14


Anatomie du squelette cartilagineux du nez

ANATOMIE DU SQUELETTE CARTILAGINEUX DU NEZ

Le squelette cartilagineux du nez comprend trois cartilages principaux et des cartilages accessoires.
Les cartilages principaux sont :
- Le cartilage septal du nez (de la cloison),
- Les cartilages latéraux,
- Les cartilages des ailes du nez.

I. Cartilage septal du nez (cartilage quadrangulaire)

Le cartilage septal représente le segment le plus épais de la cloison des cavités nasales.

C’est une lame cartilagineuse quadrilatère, verticale et médiane, située en avant du vomer et de la
lame perpendiculaire de l’ethmoïde.

Ses faces sont planes ou déviées d’un côté ou de l’autre.


Ses bords se distinguent d’après leur orientation, en postéro-inférieur, postéro-supérieur, antéro-
supérieur et antéro-inférieur.

1. Le bord postéro-inferieur

Oblique en bas et en avant.


- En arrière le vomer,
- En avant, il repose sur le massif incisif.

2. Le bord postéro-supérieur

Oblique en bas et en avant.


Il s’unit au bord antéro-inférieur de la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde.

3. Le bord antéro-supérieur

Oblique en bas et en avant, présente trois segments :


- Segment supérieur : répond à l’extrémité inférieure de la crête nasale interne des os nasaux.
- Segment moyen : répond à la partie moyenne de l’arête nasale.
- Segment inférieur : libre.

4. Le bord antéro-inférieur

Oblique en bas et en arrière.


Il se continue avec le précédent par un angle arrondi qui répond à la pointe du nez (lobule du nez).
Il se termine en arrière, à l’épine nasale antérieure, où il s’unit ensuite au bord postéro-inférieur. A
sa partie la plus inférieure, il devient libre et sous-cutané.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 15


Anatomie du squelette cartilagineux du nez

II. Cartilages latéraux (cartilages triangulaires)

Les cartilages latéraux sont deux lamelles triangulaires situées de part et d’autre de la ligne
médiane, au dessous des os nasaux et au dessus des ailes du nez.

Ils présentent donc trois bords : antérieur, supérieur et inférieur.


- bord antérieur se soude l’un à l’autre, et au cartilage septal du nez.
- bord supérieur s’unit au bord inférieur de l’os nasal correspondant
- bord inférieur, fortement oblique en bas et en dedans, répond au cartilage de l’aile du nez.

III. Grand et petit cartilages alaires

Ces cartilages sont au nombre de deux, un pour chaque narine. Chacun d’eux est une lamelle mince,
souple, en forme de fer à cheval avec deux branches :
- Une branche externe ou crus latéral, de forme ovalaire,
- Une branche interne ou crus médian, de forme rectangulaire.
- L’angle d’union des deux branches : le dôme.

IV. Cartilages nasaux accessoires

Ce sont des petites pièces cartilagineuses, de forme variable, situées dans les intervalles qui séparent
les cartilages alaires des cartilages latéraux.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 16


Anatomie de l’os lacrymal

ANATOMIE DE L’OS LACRYMAL OU UNGIS

I. Présentation

L’os lacrymal est une lame osseuse quadrilatère, aplatie de dehors en dedans.
Os pair et non symétrique, situé en arrière du processus frontal du maxillaire (branche montante).
Il contribue à former :
- la paroi médiale (interne) de l’orbite,
- la paroi latérale (externe) des fosses nasales.

II. Embryologie

Comme l’os nasal, l’os lacrymal se développe par un seul point d’ossification qui apparaît au 3ème
mois de la vie intra-utérine. Il est formé de tissu compact.

III. Anatomie

L’os lacrymal présente 2 faces et 4 bords :

1. Face externe

Elle est divisée en deux par la crête lacrymale postérieure :


C’est une crête verticale dont :
- les ¾ supérieurs sont saillants et libres
- et le ¼ inférieur en forme de crochet : l’hamulus lacrymalis :
o se porte en dehors et en avant,
o rencontre le ¼ antérieur du bord supérieur de la face médiale du maxillaire
o et limite en dehors l’orifice d’entrée (supérieur) du canal lacrymo-nasal.

En avant de la crête, la gouttière :


- dans ses 2/3 supérieurs, répond à la paroi médiale (interne) de l’orbite et forme avec le
processus frontal du maxillaire (branche montante): la fosse (gouttière) du sac lacrymal,
- dans son 1/3 inférieur, forme avec la face médiale du maxillaire, la partie supérieure du
canal lacrymo-nasal.

En arrière de la crête, un champ lisse, qui prolonge la face externe du labyrinthe ethmoïdal (= lame
orbitaire de l’ethmoïde) (l’os planum).

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 17


Anatomie de l’os lacrymal

2. Face interne

Sa moitié supérieure est creusée de demi-cellules et répond à celles de la face antérieure du


labyrinthe ethmoïdal.
Sa moitié inférieure, lisse, est tapissée par la muqueuse des fosses nasales.
Une dépression verticale répond à la crête lacrymale postérieure.

3. Les bords

Le bord antérieur est épais, presque vertical, il répond au bord postérieur du processus frontal du
maxillaire et la crête qui le prolonge en bas.

Le bord supérieur répond à l’extrémité inférieure du processus orbitaire du frontal (pilier


interne).

Le bord postérieur est oblique en bas et en arrière et répond au bord antérieur de la face externe
du labyrinthe ethmoïdal.

Le bord inférieur répond en avant au processus lacrymal du cornet inférieur, et en arrière, à la


face médiale du maxillaire.

4. Les rapports suturaires de l’os lacrymal

Le maxillaire :
- L’hamulus lacrymalis (situé face externe de l’os lacrymal) / le ¼ antérieur du bord
supérieur de la face médiale du maxillaire.
- Le bord antérieur de l'os lacrymal / le bord postérieur de processus frontal du maxillaire.
- Le bord inferieur de l’os lacrymal / la face médiale du maxillaire.

L'ethmoïde :
- Le bord postérieur de l'os lacrymal / le bord antérieur de la face externe du labyrinthe
ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde).

Le frontal:
- Le bord supérieur de l'os lacrymal / l’extrémité inférieure du processus orbitaire du
frontal (pilier interne).

Le cornet inferieur:
- Le bord inferieur de l'os lacrymal / le processus lacrymal du cornet inférieur.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 18


Anatomie de l’os zygomatique

ANATOMIE DE L’OS ZYGOMATIQUE OU MALAIRE

I. Présentation générale

Os pair et non symétrique formant le relief de la pommette.


Il est quadrilatère, présente 2 faces, 4 bords et 4 angles.

II. Embryologie

L’os zygomatique se développe par un seul centre d’ossification dans du tissu membraneux.
Il est formé de tissu compact à la périphérie et de tissu spongieux au centre.

III. Anatomie

1. Face latérale (externe)

Grossièrement quadrilatère, convexe, lisse et sous-cutanée.


Elle présente :
- l’orifice de sortie du nerf zygomatico-facial (temporo-malaire),
- l’insertion des muscles grand et petit zygomatiques.

2. Face interne

Elle comprend 2 segments :

2.1. Le segment antérieur ou articulaire

Rugueux, grossièrement triangulaire à base postérieure, répondant au sommet du maxillaire


(= suture maxillo-zygomatique).

2.2. Le segment postérieur : face temporale

Lisse, concave transversalement, en rapport avec la fosse temporale en haut et la fosse infra-
temporale en bas.
Insertion des faisceaux les plus antérieurs du muscle temporal.

3. Le processus frontal (apophyse orbitaire)

Elle s’implante le long du bord orbitaire et présente :


- une face antéro-interne : face orbitaire, concave, qui forme les parois latérale (externe) et
inférieure de l’orbite,
- une face postéro-externe, convexe, appartient à la fosse temporale.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 19


Anatomie de l’os zygomatique

- un bord postérieur répondant de haut en bas : au frontal, à la grande aile du sphénoïde, à


la fissure orbitaire inférieure (fente sphéno-maxillaire) et au maxillaire.

4. Les bords

Le bord orbitaire (infra-orbitaire) : large et épais, il forme le rebord de l’orbite.


Le bord temporal : tranchant, il porte sur toute sa longueur l’insertion du fascia temporal.
Le bord maxillaire : s’applique à la face antéro-externe (jugale) du maxillaire.
Le bord massétérin : épais, martelé, insertion du muscle masséter.

5. Les angles

L’angle supérieur répond au processus zygomatique (pilier externe) du frontal (=suture fronto-
zygomatique)
L’angle antérieur répond au bord antérieur (orbitaire) du maxillaire
L’angle inférieur : répond à l’angle inférieur du sommet du maxillaire.
L’angle postérieur (processus temporal) est en rapport avec l’extrémité antérieure du processus
zygomatique (apophyse zygomatique) du temporal (= suture temporo-zygomatique).

6. Les rapports suturaires de l’os zygomatique

Le maxillaire :
La suture maxillo-zygomatique : unit le sommet du maxillaire au segment antérieur de
la face interne de l’os zygomatique.

Le frontal :
La suture fronto-zygomatique : unit le processus zygomatique du frontal à l’angle
supérieur de l’os zygomatique.

Le temporal :
La suture temporo-zygomatique : unit l’extrémité antérieure du processus zygomatique du
temporal à l’angle postérieur de l’os zygomatique.

Le sphénoïde :
La suture sphéno-zygomatique : unit la grande du sphénoïde au bord postérieur du
processus frontal de l’os zygomatique.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 20


Anatomie de l’os vomer

ANATOMIE DE L’OS VOMER

I. Présentation générale

Os impair et médian.
Lame verticale mince, formant la partie postéro-inférieure de la cloison des fosses nasales.

II. Embryologie

Le vomer est uniquement formé d’os compact.


Il se développe par 2 points d’ossification.

III. Anatomie

1. Les faces

- Planes, souvent déviées,


- Lisses.

2. Les bords

Inférieur : horizontal, repose sur la crête nasale des maxillaires et des palatins

Postérieur (crête choanale du vomer) : libre, oblique en bas et avant, il sépare les orifices
postérieurs des fosses nasales ou choanes.

Antérieur : très oblique en bas et avant,


- il répond dans ses ¾ supérieurs au bord inférieur de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde,
- dans son ¼ inférieur au bord postéro-inférieur du cartilage septal du nez (de la cloison).

Supérieur : épais, oblique en bas et en arrière,


- sur la ligne médiane : une gouttière antéro-postérieure, qui répond à la crête sphénoïdale
inférieure.
- latéralement : les ailes du vomer :
o Elles se portent horizontalement en dehors.
o Leur face supérieure répond à la face inférieure du corps du sphénoïde.
o Leur face inférieure est libre sauf tout en arrière où elle répond à l’apophyse
sphénoïdale du palatin.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 21


Anatomie de l’os vomer

3. Les rapports suturaires de l’os vomer

Le maxillaire :
- Les 2/3 antérieurs du bord inférieur du vomer / la crête nasale du maxillaire.

Le palatin :
- Le 1/3 postérieur du bord inférieur du vomer / la crête nasale du palatin.
- face inférieure des ailes du vomer / apophyse sphénoïdale du palatin.

Le sphénoïde :
- Le bord supérieur du vomer / la crête sphénoïdale inférieure (face inférieure du corps du
sphénoïde).
- La face supérieure des ailes du vomer / la face inferieure du corps du sphénoïde.

L'ethmoïde :
- Les 3/4 supérieurs du bord antérieur du vomer / le bord inférieur de la lame perpendiculaire
de l'ethmoïde.

Le cartilage septal du nez:


- Le 1/4 inférieur du bord antérieur du vomer / le bord postéro-inférieur du cartilage septal du
nez.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 22


Anatomie des fosses de la face

ANATOMIE DE LA FOSSE INFRA-TEMPORALE OU FOSSE


PTÉRYGO-MAXILLAIRE

La fosse infra-temporale est une large fosse prolongeant la fosse temporale, en bas et en arrière du
maxillaire.

Elle est limitée :


- en avant, par la tubérosité maxillaire;
- en haut, par la face infra-temporale de la grande aile du sphénoïde ;
- médialement par la lame latérale du processus ptérygoïde.

Latéralement, elle s’ouvre largement et est cachée, en haut, par la face temporale de l’os
zygomatique, et, au-dessous, par la branche et le processus coronoïde de la mandibule.
Elle communique médialement, avec la fosse ptérygo-palatine par la fissure ptérygo-maxillaire.

ANATOMIE DE LA FOSSE PTÉRYGO-PALATINE OU ARRIÈRE


FOND DE LA FOSSE PTÉRYGO-MAXILLAIRE

Elle prolonge médialement la fosse infra-temporale avec laquelle elle communique par la fissure
ptérygo-maxillaire.
C’est un carrefour de communication entre les principales cavités et fosses de la face et du crâne.

Elle est limitée :


- en haut, par le corps du sphénoïde et le processus orbitaire du palatin ;
- en avant, par la face postéro-externe (infra-temporale) du maxillaire;
- en arrière, par la face antérieure du processus ptérygoïde ;
- médialement, par la lame perpendiculaire du palatin ;
- en bas, par le processus pyramidal du palatin.

Elle communique :
- en haut, avec l’orbite par la fissure orbitaire inférieure (fente sphéno-maxillaire) ;
- en bas, avec la cavité buccale par les canaux grands et petits palatins ;
- médialement, avec la cavité nasale, par le foramen sphéno-palatin ;
- en arrière, avec la cavité crânienne, par le foramen rond et le canal ptérygoïdien, avec les
choanes, par le canal palato-vaginal.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 23


Anatomie des fosses nasales osseuses

ANATOMIE DES FOSSES NASALES OSSEUSES

Les cavités nasales sont deux cavités anfractueuses, symétriques, séparées l’une de l’autre par une
mince cloison sagittale et situées
- au-dessus de la cavité buccale,
- au-dessous de la cavité crânienne,
- en dedans des orbites.

De forme parallélépipédique, on distingue à la charpente osseuse des cavités nasales :


- Quatre parois : latérale, supérieure, inférieure et interne,
- Deux orifices : antérieur et postérieur.

I. Parois

1. Paroi latérale

Complexe, cette paroi est oblique en bas et en dehors, et est formée de six os :
Le maxillaire, le sphénoïde, le palatin, le lacrymal, le cornet inférieur et l’ethmoïde.

Schématiquement, ces os se disposent en 3 plans osseux superposés : plan profond, moyen et


superficiel ou latéral, intermédiaire et médial.

1.1. Plan profond

En avant : la face médiale (nasale) du maxillaire


En arrière : la face interne de la lame médiale du processus ptérygoïde (aile interne de
l’apophyse ptérygoïde)

1.2. Plan moyen

En avant : la face interne de l’os lacrymal

En arrière : la face nasale (médiale) de la lame perpendiculaire (lame verticale) du palatin

1.3. Plan superficiel

En bas : le cornet nasal inférieur

En haut : le labyrinthe ethmoïdal (masse latérale de l’ethmoïde)

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 24


Anatomie des fosses nasales osseuses

2. Paroi supérieure (ou voûte)

C’est une gouttière antéro-postérieure, plus étroite à sa partie moyenne qu’à ses extrémités.

Elle présente 4 segments, coudés les uns sur les autres et disposés d’avant en arrière:

2.1. Segment fronto-nasal :

Oblique en haut et en arrière, il est constitué par :


- En dedans : l’épine nasale du frontal.
- En dehors : la face profonde de l’os nasal.

2.2. Segment ethmoïdal :

Horizontal, formé par :


- Sur presque toute son étendue : la lame criblée de l’ethmoïde.
- Tout à fait en arrière : le processus ethmoïdal du sphénoïde.

2.3. Segment sphénoïdal antérieur :

Vertical, représenté par la face antérieure du corps du sphénoïde, qui présente l’ouverture du
sinus sphénoïdal.

2.4. Segment sphénoïdal inférieur :

Horizontal, constitué par la face inférieure du corps du sphénoïde

3. Paroi inférieure (ou plancher)

Gouttière étroite, horizontale, antéro-postérieure.

Elle est formée :


- Dans ses 2/3 antérieurs par la face supérieure du processus palatin du maxillaire
(l’apophyse palatine).
- Dans son 1/3 postérieur par la face supérieure de la lame horizontale du palatin.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 25


Anatomie des fosses nasales osseuses

4. Paroi interne (ou cloison des fosses nasales)

Mince, elle est sagittale et médiane ou déviée latéralement.

Elle est formée par :


- Le vomer qui occupe la partie postéro-inférieure de la cloison.
- La lame perpendiculaire de l’ethmoïde qui occupe la partie antéro-supérieure de la
cloison.
- Le cartilage septal du nez, lame cartilagineuse.

II. Orifices

1. Orifice antérieur

Il est commun pour les deux fosses nasales. Triangulaire, à base inférieure, il est délimité :
- En bas et latéralement, par les échancrures nasales des maxillaires,
- En haut, par les bords inférieurs des os nasaux.
Au milieu de sa base pointe l’épine nasale antérieure.

2. Orifice postérieur ou choane

Grossièrement quadrilatère, situé dans un plan oblique en bas et un peu en avant.

Chaque choane est limité par :


- en dedans, le bord postérieur du vomer,
- en haut, la face inférieure du corps du sphénoïde,
- en dehors, la lame médiale du processus ptérygoïde,
- en bas, le bord postérieur de la lame horizontale du palatin.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 26


Le nerf olfactif

LE NERF OLFACTIF: I

Nerf sensoriel, il comprend 4 parties :


- Le nerf olfactif proprement dit, allant de la muqueuse olfactive des fosses nasales au
bulbe olfactif ;
- Le bulbe olfactif ;
- La bandelette olfactive et le trigone olfactif ;
- Les racines olfactives.

I. Le nerf olfactif proprement dit

Il prend son origine à la partie supérieure des fosses nasales (zone olfactive) par les cellules
olfacti-sensorielles de SCHULTZ.

Cette zone olfactive, de coloration jaune brun (tache jaune) est une portion différenciée de la
muqueuse des fosses nasales, d’une superficie de 2 à 3 cm². Elle occupe le plafond des fosses
nasales (lame criblée de l‘ethmoïde) débordant sur la face interne du cornet supérieur et la partie
supérieure de la cloison nasale (lame perpendiculaire de l’ethmoïde).

Cette muqueuse olfactive comprend entre 40 000 et 100 000 cellules de Schultz par millimètres
carrés. Ce sont les proto-neurones des voies olfactives et ils présentent :
- Un prolongement périphérique dendritique, dont l’extrémité renflée (vésicule olfactive)
s’épanouit en une touffe de cils, libres dans la muqueuse pituitaire et en rapport avec l’air
des fosses nasales (animée d’un battement asynchrone).
- Un prolongement central, axonique, qui va s’enfoncer dans la muqueuse, se regrouper avec
les autres axones et constituer les racines du nerf olfactif (il constitue un filet du nerf
olfactif).

II. Les filets olfactifs

Les axones des cellules de Schultz se regroupent pour former des faisceaux de plusieurs milliers de
fibres. Ces filets se distribuent à la partie supérieure des fosses nasales dans la sous-muqueuse.
Ces filets s’unissent ensuite en 2 groupes:
- groupe externe qui chemine dans les gouttières situées sur les masses latérales de
l’ethmoïde ;
- groupe interne qui passe dans les gouttières creusées dans la cloison nasale.

III. Traversée du crâne

Les filets du nerf olfactif disposés sur 2 rangées parallèles, traversent les trous de la lame criblée de
l’ethmoïde et gagnent la face inférieure et le bord interne du bulbe olfactif dans lequel ils pénètrent
pour s’y articuler avec le deutoneurone olfactif.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 27


Le nerf olfactif

Dans cette traversée du crâne, les filets olfactifs sont entourés par les trois feuillets méningés, qui,
après les orifices se continuent avec les gaines du nerf.

IV. Le nerf terminal

C’est un minuscule filet nerveux situé en dedans des nerfs olfactifs et qui, s’il n’est pas une
composante véritable du système olfactif, intervient indirectement dans l’olfaction car il joue un
rôle vaso-moteur ou vaso-sensible.

Né de la crête ganglionnaire, il chemine entre les méninges et le cerveau, puis traverse la dure-
mère qui revêt les parois latérales de l’apophyse crista galli et chemine entre dure-mère et os. Il
pénètre ensuite dans la fente ethmoïdale et secondairement dans les trous olfactifs interne et
antérieur pour aller donner naissance à un plexus qui recouvre la surface antéro-supérieure de la
muqueuse de la cloison nasale.

V. Le bulbe olfactif

Renflement ovalaire qui repose sur la lame criblée de l’ethmoïde près de la face latérale de
l’apophyse crista galli. Il reçoit les filets du nerf olfactif et contient les corps cellulaires des
deutoneurones olfactifs. Ces deutoneurones se regroupent entre eux pour former les glomérules
olfactifs.
- Sa face supérieure est située sous la face inférieure du lobe frontal ;
- Sa face inférieure est séparée de la lame criblée sur laquelle il repose par les trois méninges
interposés ;
- Sa face antérieure est protégée par un petit repli dure-mérien ;
Le bulbe olfactif se trouve dans l’espace sous-arachnoïdien.

VI. La bandelette olfactive ou pédoncule olfactif

Fait suite au bulbe, aplatie, longue de 3 cm (la droite et la gauche s’écartant l’une de l’autre). Elle
contient les prolongements cylindraxiles des deutoneurones. Elle est couchée dans le sillon orbitaire
interne.

VII. Le trigone olfactif

Formé par l’union de l’extrémité postérieure de la bandelette olfactive avec la partie orbitaire du
lobe frontal. C’est un tubercule de substance grise qui donne naissance aux racines olfactives. C’est
un centre primaire de réception sensorielle.

VIII. Les racines olfactives

Au nombre de trois, divergent en éventail, vont du trigone olfactif aux centres olfactifs du
névraxe.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 28


Les cavités orbitaires

LES CAVITÉS ORBITAIRES OU ORBITES

I. Présentation de l’orbite

C’est une cavité paire qui contient l’organe de la vision.

Elle est située à la jonction des os du crâne et de la face, de chaque côté des fosses nasales. Chacune
de ces cavités orbitaires a la forme d’une pyramide quadrangulaire qui présente à décrire :
- Quatre faces ou parois : supérieure, inférieure, médiale et latérale ;
- Quatre arêtes, unissant chacune deux faces ou parois;
- Une base antérieure : l’entrée orbitaire ;
- Un sommet ou apex, postéro-médial.

II. Parois ou faces

1. Paroi supérieure (toit ou voûte orbitaire)

Grossièrement triangulaire à base antérieure. Elle est constituée par :


- En avant et pour sa plus grande partie : la fosse orbitaire du segment horizontal du frontal.
- En arrière et pour une petite partie : la face inférieure de la petite aile du sphénoïde.

On reconnait sur cette paroi :


- Au niveau de son angle antéro-externe, la fosse lacrymale ;
- Au niveau de son angle antéro-interne, la fossette trochléaire dans laquelle s’insère la
poulie de réflexion du muscle grand oblique.
- En arrière, la suture fronto-sphénoïdale qui réunit le frontal à la petite aile du sphénoïde.

2. Paroi inférieure (plancher orbitaire)

Elle est constituée par :


- Dans ses ¾ antéro-internes de la face supérieure ou orbitaire du maxillaire
- Dans sa partie antéro-externe, par la face orbitaire du processus frontal de l’os
zygomatique
- En arrière près du sommet, par la facette supérieure (orbitaire) du processus orbitaire du
palatin.

On reconnait sur cette paroi :


- Le sillon infra-orbitaire (gouttière sous-orbitaire) oblique en avant et en dedans, à laquelle
fait suite le canal infra-orbitaire (canal sous-orbitaire) en avant.
o Elle répond aux vaisseaux et nerfs infra-orbitaires.

La paroi inférieure est formée, dans la plus grande partie de son étendue, par une lame osseuse très
mince qui sépare la cavité orbitaire du sinus maxillaire sous-jacent.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 29


Les cavités orbitaires

3. Paroi médiale

Cette paroi est constituée d’avant en arrière par :


- La face latérale du processus frontal du maxillaire (branche montante)
- La face externe de l’os lacrymal,
- La lame orbitaire du labyrinthe ethmoïdal (os planum ou face externe de la masse latérale
de l’ethmoïde) qui forme à elle seule les ¾ de la paroi médiale.
- La partie pré-alaire de la face externe du corps du sphénoïde.

4. Paroi latérale

Elle sépare l’orbite de la fosse temporale et est constituée :

- Dans son 1/3 antérieur, par la face orbitaire du processus frontal de l’os zygomatique.
- Dans ses 2/3 postérieurs, par la face orbitaire de la grande aile du sphénoïde.
- Prés de son angle antéro-supérieur, par la face interne du processus zygomatique du
frontal (pilier externe du frontal).

III. Arêtes

Elles séparent les différentes parois et sont au nombre de quatre.

1. Arête supéro-médiale

Elle est irrégulière et constituée par les sutures qui unissent le frontal aux 3 os de la paroi médiale, à
savoir, le maxillaire, l’os lacrymal, et le labyrinthe ethmoïdal.

Elle présente, d’avant en arrière, le foramen ethmoïdal antérieur et le foramen ethmoïdal


postérieur.

2. Arête inféro-médiale

Elle est formée, d’avant en arrière, par les sutures :


- Lacrymo-maxillaire,
- Ethmoïdo-maxillaire,
- Ethmoïdo-palatine.

En regard de la partie antérieure de la face externe de l’os lacrymal, se trouve le foramen supérieur
du canal lacrymo-nasal (ou orifice d’entrée).

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 30


Les cavités orbitaires

3. Arête supéro-externe

- A sa partie antérieure, elle répond et se perd dans la fosse lacrymale.


- A sa partie moyenne, elle est marquée par la suture fronto-sphénoïdale.
- A sa partie postérieure, répond à la fissure orbitaire supérieure (fente sphénoïdale) qui
donne passage aux veines ophtalmiques et aux nerfs de l’orbite.

4. Arête inféro-externe

Elle est formée :


- Dans son ¼ antérieur, par le processus frontal de l’os zygomatique.
- Dans ses ¾ postérieurs, par la fissure orbitaire inférieure (fente sphéno-maxillaire).

IV. Base (entrée orbitaire)

Son contour appelé bord ou rebord orbitaire, n’est pas régulier.


Il est brisé en « anneau de clef » à sa partie interne au niveau du sillon lacrymal.
Elle comprend :

1. Le bord supra-orbitaire (rebord orbitaire supérieur)

Composé essentiellement par l’arcade orbitaire du frontal qui se prolonge latéralement par les
processus orbitaire et zygomatique du frontal.
Ce rebord orbitaire supérieur présente :
- le foramen supra-orbitaire (échancrure sus-orbitaire) latéralement.
- l’incisure frontale (échancrure frontale interne) médialement.

2. Le bord latéral

Il est formé :
- Dans son ¼ supérieur : par le processus zygomatique du frontal.
- Dans ses ¾ inférieurs : par le bord orbitaire de l’os zygomatique.

3. Le bord infra-orbitaire (rebord orbitaire inférieur)

Constitué :
- en dehors, par le bord orbitaire de l’os zygomatique,
- en dedans, par le bord antérieur de la face supérieure (orbitaire) du maxillaire.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 31


Les cavités orbitaires

4. Le bord médial

Il est dédoublé et formé par :


- En haut, le processus orbitaire du frontal qui se continue avec la crête lacrymale
postérieure de l’os lacrymal.
- En bas, la crête lacrymale antérieure du processus frontal du maxillaire.

V. Le sommet

Il répond classiquement au canal optique (Brizon et Castaing).


En fait, il est situé, au-dessous et en dehors de lui au niveau de l’extrémité médiale de la fissure
orbitaire supérieure (Sappey- Rouvière).

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 32


L’œil

BULBE DE L’ŒIL OU ŒIL

Le bulbe de l’œil est la partie fondamentale de l’appareil de la vision.


Il est destiné à la réception des influx visuels.

I. Constitution anatomique

Le bulbe de l’œil se compose d’une paroi et d’un contenu.


La paroi est constituée par :
- une tunique fibreuse, une tunique vasculaire et une tunique interne.
Le contenu auquel on donne souvent le nom de milieu transparent de l’œil, comprend :
- le lens ou cristallin, l’humeur aqueuse et le corps vitré.

1. La paroi

1.1. La tunique fibreuse

La tunique fibreuse du bulbe comprend deux parties bien définies : la sclère et la cornée.

La sclère qui forme la partie postérieure et l’essentiel de la tunique fibreuse est d’un blanc brillant
et opaque. Résistante et de texture tendineuse elle protège et façonne le bulbe de l’œil, tout en
fournissant un ancrage solide aux muscles du bulbe de l’œil.

Le sixième antérieur de la tunique fibreuse se modifie et forme la cornée, qui fait saillie vers
l’avant.

La région frontière entre la cornée et la sclère constitue le limbe.

1.2. La tunique vasculaire ou uvée

Cette tunique assure la nutrition de l’œil, le maintien de la pression et la température constante des
liquides intraoculaires.

Elle tapisse la face interne de la sclère, mais se détache de l’enveloppe externe au niveau du limbe
pour constituer un diaphragme, l’iris qui règle l’entrée de la lumière dans l’œil et qui est perforé en
son centre par la pupille.

Elle présente d’arrière en avant : la choroïde, le corps ciliaire, l’iris.

L'iris est la portion la plus antérieure de l'uvée. Il est de structure pigmentée, donnant sa couleur à
l'œil et percé d'un trou, la pupille. La contraction ou la dilatation réflexe règlent la quantité de
lumière pénétrant dans l'œil par la pupille.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 33


L’œil

Il est situé dans l'humeur aqueuse entre la cornée et le cristallin, séparant ainsi la chambre
antérieure de la chambre postérieure de l'œil.

Le corps ciliaire est représenté par un épaississement de l'uvée situé en couronne derrière l'iris.
C'est un anneau de tissu musculaire qui produit une substance liquide appelée humeur aqueuse.
Ses muscles maintiennent le cristallin, et en modifient la forme.

La choroïde est une couche vasculaire, tapissant l'intérieur du globe. C'est le tissu nourricier de
l'œil. Il apporte l'oxygène et les nutriments dont les cellules ont besoin pour leur métabolisme.

1.3. La tunique nerveuse ou rétine

C’est la tunique interne de la paroi du globe oculaire. Seule, sa portion postérieure (rétine optique)
est utilisée dans la vision car elle contient les cellules de la fonction visuelle.

Membrane fine, délicate, transparente, elle tapisse la face profonde de la choroïde. Elle comprend
10 couches de cellules reparties en 2 feuillets :

- Le feuillet externe est appelé partie pigmentaire de la rétine


- Le feuillet interne appelé partie nerveuse de la rétine, est transparente.

Elle comprend trois types de neurones : des photorécepteurs (les bâtonnets et les cônes), des
neurones bipolaires et des cellules ganglionnaires.

Les axones des cellules ganglionnaires convergent à la face interne de la rétine, vers la papille (ou
point aveugle) pour former le nerf optique.

2. Les milieux transparents

On donne le nom de milieux transparents de l’œil aux éléments anatomiques, parfaitement


transparents, contenus dans le bulbe de l’œil. Ils comprennent :
- le cristallin ou lens,
- l’humeur aqueuse,
- le corps vitré

2.1. Le cristallin

C’est une lentille biconvexe qui permet la focalisation de la lumière sur la rétine en modifiant ses
courbures lors de l’accommodation.
Situé dans le bulbe de l’œil sa partie antérieure est en contact avec l’humeur aqueuse, sa partie
postérieure avec le corps vitré.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 34


L’œil

2.2. Humeur aqueuse et chambres du bulbe

L’humeur aqueuse est un liquide incolore, limpide comme l’eau, qui remplit l’espace entre la
cornée et le cristallin.
L’iris divise cet espace en deux loges ou chambres, l’une antérieure, l’autre postérieure.

2.3. Le corps vitré

C’est une masse gélatineuse et transparente qui permet le maintient de la rétine contre les parois de
l’œil.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 35


L’œil

ORGANES ACCESSOIRES DE L’OEIL

Les organes accessoires de l’œil sont indispensables au bon fonctionnement de l’œil.


Ils sont très variés et comprennent :
- des structures de mouvements, les muscles du bulbe,
- une structure lubrificatrice, le corps adipeux de l’orbite,
- et des structures de protection, la gaine du bulbe, la conjonctive, l’appareil lacrymal, et
les paupières.

I. Muscles du bulbe de l’œil

Les muscles bulbe de l’œil sont destinés à le mouvoir. Ils sont au nombre de six et sont :
- Le muscle droit supérieur,
- Le muscle droit inférieur,
- Les muscles droit latéral et droit médial,
- Les muscles oblique supérieur et oblique inférieur.

1. Les muscles droits de l’œil

Origine :
Les muscles droits sont au nombre de quatre.
On les distingue en droit supérieur, droit inférieur, droit latéral et droit médial.
Ces muscles sont aplatis, rubanés, à base antérieure et à sommet postérieur.

Ils s’étendent du sommet de l’orbite à l’hémisphère antérieure du bulbe de l’œil.

Ils naissent de l’anneau tendineux commun (anneau de Zinn).


Cet anneau se fixe par un court tendon (tendon de Zinn) sur le tubercule infra-optique situé sous le
canal optique.

Il est souvent subdivisé en deux anneaux distincts contenant :


- l’un, le nerf optique et l’artère ophtalmique,
- l’autre, les nerfs oculomoteur III, abducens VI etnaso-ciliaire.

Trajet :
Les muscles droits sont plats et longs de 4cm environ.
Ils se portent en avant, formant un cône musculaire qui entoure le bulbe de l’œil.

Terminaison : Ils se terminent sur la sclère.

Fonction :
- Le muscle droit supérieur élève la pupille avec une adduction. Il fait tourner l’œil de
manière à porter la cornée en haut et un peu en dedans.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 36


L’œil

- Le muscle droit inférieur abaisse la pupille avec une adduction. Il attire la cornée en bas et
un peu en dedans.
- Le muscle droit médial est adducteur et porte la cornée vers le dedans.
- Le muscle droit latéral est abducteur et porte la cornée vers le dehors.

Innervation :
- Muscle droit supérieur, droit inférieur, droit médial : nerf oculomoteur III.
- Muscle droit latéral : nerf abducens VI.

2. Le muscle oblique supérieur

Origine :
Muscle digastrique qui s’insert près du bord médial du canal optique, sur le corps du sphénoïde.

Trajet :
Il longe l’angle supéro-médial de l’orbite au-dessus du muscle droit médial.
Il donne un tendon qui se réfléchit à angle aigu dans la trochlée fibro-cartilagineuse implantée dans
la fosse trochléaire. Puis il passe entre le bulbe de l’œil et la muscle droit supérieur.

Terminaison : Le muscle oblique supérieur se fixe sur la partie supéro-latérale de la sclère, en


arrière de son équateur.

Fonction : Il est abaisseur, abducteur et intorsion (rotation de dehors en dedans) de la pupille.

Innervation : Nerf trochléaire IV.

3. Le muscle oblique inférieur

Origine :
Le muscle oblique inférieur s’insère sur la face orbitaire du maxillaire près du canal lacrymo-nasal.

Trajet :
Il se dirige latéralement et en arrière, pour passer sous le muscle droit inférieur.

Terminaison :
Le muscle oblique inférieur se fixe sur la partie inféro-latérale de la sclère en arrière de son
équateur.

Fonction : Il est élévateur, abducteur et extorsion (rotation de dedans en dehors) de la pupille.

Innervation : Nerf oculomoteur III.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 37


L’œil

II. Appareils de protection de l’œil

1. Paupières

Les paupières sont deux voiles musculo-membraneux, mobiles, qui recouvrent et protègent la partie
antérieure du bulbe de l’œil de la lumière et de la dessiccation.

Par leur mouvement, elles étalent à la surface du bulbe de l’œil le liquide sécrété par les glandes
lacrymales. On les distingue en paupières supérieure et inférieure.

Morphologie:

Les limites des paupières correspondent au rebord de l’orbite.


Chaque paupière présente deux faces, antérieure et postérieure et un bord libre, qui limite la fente
palpébrale, et dont les extrémités forment les commissures palpébrales latérales et médiales qui
délimitent les angles de l’œil.

2. Le muscle élévateur de la paupière supérieure

Origine – trajet – terminaison :


Il naît sur la face inférieure de la petite aile du sphénoïde, au dessus du canal optique. Il longe le
toit de l’orbite au-dessus du muscle droit supérieur. Il se termine en une large aponévrose.

Fonction :
Il élève la paupière supérieure. Sa paralysie provoque la chute de la paupière supérieure ou ptose
palpébrale.

Innervation :
Il contient des myofibres somatiques innervées par le nerf oculomoteur III et des myofibres
viscérales, innervées par le sympathique qui contrôle le réflexe d’occlusion de l’œil.

3. Conjonctive

C’est une membrane muqueuse, brillante et transparente. Elle recouvre la face postérieure des
paupières (conjonctive palpébrale) et la face antérieure du bulbe de l’œil (conjonctive bulbaire).

La jonction des deux conjonctives forme le fornix conjonctival.

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L’œil

4. Appareil lacrymal

L’appareil lacrymal comprend :

- La glande lacrymale destinée à sécréter les larmes,


- Les voies lacrymales destinées à conduire dans les cavités nasales les larmes déversées sur
la conjonctive par les conduits excréteurs de la glande.

4.1. Glande lacrymale

Les larmes assurent l’humidification permanente de la cornée et de la muqueuse conjonctivale, sous


forme d’un film régularisé par le mouvement des paupières.
Ces larmes sont sécrétées par une glande située en arrière du septum orbitaire, dans l’angle supéro-
externe de l’orbite.

La glande lacrymale de couleur jaune rougeâtre comprend une partie orbitaire et une partie
palpébrale, séparées par le tendon du muscle élévateur de la paupière.

La partie orbitaire :

Elle est ovoïde et incurvée, située dans la loge lacrymale limitée par :
- En haut et latéralement, la fosse lacrymale du frontal,
- En bas et médialement, la lame superficielle de muscle releveur de la paupière,
- En avant, le septum orbitaire,
- Et en arrière, le corps adipeux de l’orbite.

La partie palpébrale :

C’est une languette aplatie, située entre la lame superficielle du muscle releveur et le fornix
conjonctival supérieur. Elle est reliée en arrière à la portion orbitaire.

Structure :

C’est une glande tubulo-alvéolaire qui sécrète les larmes riches en lysozymes bactéricides.

Les conduits excréteurs lacrymaux :

Ils se portent en bas et en avant, pour déboucher dans le fornix conjonctival supérieur.

Vaisseaux et nerfs :

Les artères et veines dérivent des vaisseaux ophtalmiques.


Les nerfs dépendent du nerf lacrymal (V1).

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L’œil

4.2. Voies lacrymales

Les canalicules lacrymaux :

Chaque canalicule lacrymal supérieur et inférieur naît d’un point lacrymal. Les larmes s’évacuent
par ces canaux qui se jettent ensuite dans une cavité, le sac lacrymal, plaqué contre la racine
osseuse du nez.

Le sac lacrymal :

C’est un réservoir membraneux, cylindrique situé dans la gouttière lacrymale. Il est recouvert du
fascia lacrymal et répond en avant au ligament palpébral médial et en arrière à la partie
lacrymale du muscle orbitaire.

Le canal lacrymo-nasal :

Il s’étend du sac lacrymal au méat inférieur. Il est situé dans un canal osseux, constitué par le
maxillaire, l’os lacrymal et le processus lacrymal du cornet nasal inférieur.

Il est oblique en bas, en arrière et médialement. Sa surface interne présente de nombreux replis
muqueux inconstants, appelés valvules lacrymales.

Le pli lacrymal, situé au niveau du méat inférieur, peut s’opposer au reflux des liquides ou de l’air.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 40


Le nerf optique

LE NERF OPTIQUE: II ET VOIES OPTIQUES

Le nerf optique est le nerf sensoriel destiné à la vision.


C’est un nerf sensoriel qui s’étend depuis le globe oculaire jusqu’au chiasma optique.

Les voies optiques périphériques sont constituées de :


- La rétine, appareil de réception des images ;
- Le nerf optique ;
- Le chiasma optique, appareil de transmission ;
- La bandelette optique.

Les voies optiques centrales comprennent :


- Le centre de perception primaire : le corps genouillé externe ;
- Les radiations optiques ;
- Le centre cortical de la vision (aires 17, 18 et 19 de BROADMAN) ;
- Les voies optiques réflexes.

I. Le nerf optique

C’est un cordon compact composé de fibres allant de la papille au chiasma optique.

Long de 5cm environ, il a un trajet sinueux dans sa partie antérieure (dans l’orbite) et rectiligne
dans sa partie postérieure.

On lui décrit 4 portions :


- Portion intra bulbaire :
A partir de la papille, les fibres du nerf optique traversent la lame criblée de la sclère.

- Portion intra-oculaire :
Longue de 3 cm, sinueuse, située dans l’axe du cône musculo-aponévrotique de la cavité orbitaire,
elle est entourée des trois feuillets des méninges.

- Portion intra-canalaire :
Le nerf optique pénètre dans le canal optique situé entre les racines supérieure et inférieure de la
petite aile du sphénoïde.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 41


Le nerf optique

- Portion intra-crânienne :
Longue de 1 cm, elle s’étend de l’orifice postérieur du canal optique à l’angle antéro-externe du
chiasma optique.
o Située au-dessus de la lame osseuse mince de la gouttière optique qui la sépare du
sinus sphénoïdal puis reposant sur le diaphragme dure-mérien de la loge de
l’hypophyse.
o Au dessus du nerf se trouve le lobe frontal
o En dehors passe le nerf olfactif I.
o En dehors on rencontre la pointe du lobe temporal, la petite aile du sphénoïde, le
processus clinoïde antérieur et la terminaison de la carotide interne.

Le nerf optique est constitué de 2 types de fibres :


- Les fibres pupillaires, peu nombreuses, nées des cellules multipolaires, destinées aux
tubercules quadrijumeaux (accommodation à la lumière) et qui n’ont de rôle visuel.
- Les fibres visuelles, fines et d’un nombre supérieur à 800 000se répartissent en trois
faisceaux :
o Faisceau temporal (externe)
o Faisceau nasal (interne)
o Faisceau maculaire (central)
Ces trois faisceaux restent individualisés jusqu’au cortex cérébral.

II. Le chiasma optique

Long de 1,5 cm sur 1,4 cm de large, il a une forme de X et il repose sur la tente de l’hypophyse. Il
est constitué par la réunion des 2 nerfs optiques avec entre croisement partiel des fibres optiques.
Sa partie postérieure est souvent en contact avec la tige pituitaire de l’hypophyse et il est entouré de
riches plexus veineux et artériels.

A son niveau :
- Les fibres temporales restent homolatérales et conservent leur position externe.
- Les fibres nasales déçussent toutes et se continuent avec la partie interne de la bandelette
optique du côté opposé.
- Les fibres maculaire sont en partie croisées et en partie directes (double destinée) mais
restent centrales.

III. La bandelette optique

Longue de 2 cm, elle s’étend de la partie postérieure du chiasma optique aux corps genouillés
externe et interne. Dans son trajet elle longe la partie latérale de la tente de l’hypophyse.
On peut dire que la bandelette optique constitue un nerf HEMIOPTIQUE puisqu’elle comprend :
- Le faisceau temporal de l’œil du même côté
- Le faisceau nasal de l’œil du côté opposé

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 42


Le nerf optique

- Les fibres maculaires issues des deux yeux.


IV. Centre de réception primaire

C’est le corps genouillé externe.

V. Les radiations optiques

Ce sont les fibres formant une large bande de substance blanche qui relient le corps genouillé
externe au cortex occipital.

VI. Le centre cortical visuel

Situé à la face interne du lobe occipital de part et d’autre de la scissure calcarine, elle comprend les
aires 17, 18 et 19 de BROADMAN.

Elles permettent l’intégration des sensations primaires :


- Reconnaissance des formes et de couleurs
- Identification
- Signification des mots écrits
- Orientation dans l’espace etc….

VII. Les voies optiques réflexes ???

1. A partir du cortex occipital

Vers les tubercules quadrijumeaux antérieurs et le pulvinar en passant à contre courant par les
radiations optiques, elles participent à l’oculomotricité et à l’oculo-céphalogyrie.

2. A partir des tubercules quadrijumeaux antérieurs

Un contingent de fibres gagne la formation réticulée et les noyaux des nerfs crâniens III, IV, VI et
XI.
Cette voie réflexe intervient dans :
- L’accommodation
- La convergence des yeux
- L’occlusion des paupières
Les déplacements appropriés de la tête et des yeux représentant l’oculo-céphalogyrie.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 43


Anatomie de la mandibule

ANATOMIE DE LA MANDIBULE

La mandibule constitue le squelette du menton.

C’est le seul os mobile de tout le massif crânio-facial.

Elle comprend trois parties : un corps et deux branches, unis par deux angles mandibulaires.

I. Le corps

Incurvé en fer à cheval ouvert en arrière.


Il présente :
- deux faces, externe et interne,
- deux bords, alvéolaire et inférieur (la base).

1. Face externe (ou cutanée)

1.1. La symphyse mentonnière

Présente sur la ligne médiane, cette crête, verticale, médiane plus ou moins marquée ; trace de la
soudure des deux pièces qui formaient primitivement la mandibule.

1.2. L’éminence mentonnière

Continue en bas la symphyse mentonnière.


De part et d’autre de l’éminence mentonnière se situe la fossette mentonnière (insertion de la
houppe du menton).

1.3. La ligne oblique

Part de chaque coté, d’un tubercule mentonnier et se dirige en haut et en arrière pour se continuer
avec la lèvre externe du bord antérieur de la branche montante de la mandibule.

Sur le 1/3 antéro-interne de la ligne oblique s’insèrent l’abaisseur de la lèvre inférieure (le
triangulaire des lèvres) et l’abaisseur de l’angle de la bouche (le carré du menton).
Au dessus de la ligne oblique s’insère le buccinateur.

1.4. Le foramen mentonnier

En dessous de la deuxième prémolaire, (orifice du canal dentaire inférieur) livre passage aux
vaisseaux et nerfs mentonniers (provenant du V3).

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Anatomie de la mandibule

2. Face interne (ou buccale)

Elle est concave en arrière et présente :

2.1. Les épines mentonnières (les apophyses géni)

Au nombre de 4 : les apophyses supérieures et inférieures, droites et gauches. (En fait, elles sont
très variables, inconstantes. Très souvent, elles ne sont représentées que par une saillie plus ou
moins mamelonnée)

Insertions:
- Sur les supérieures, les muscles génio-glosses (qui se terminent sur la face profonde de la
muqueuse linguale, pour constituer le septum lingual et sur le bord supérieur du corps de
l’os hyoïde, ils participent à la protrusion de la langue et à l’appliquer contre le plancher
buccal),

- Sur les inférieures, les muscles génio-hyoïdiens (qui se terminent sur la face antérieure du
corps os hyoïde, ils participent au mouvement d’élévation de la langue et de l’os hyoïde, ils
sont abaisseur de lamandibule).

Leur innervation se fait par le nerf hypoglosse : XII

2.2. La fossette digastrique

Elle déborde sur le bord inférieur de la mandibule.


Elle est située près de la base, et donne insertion au muscle digastrique.

Ce muscle digastrique est composé de deux ventres fusiformes avec un tendon intermédiaire.
- le ventre postérieur s’insère sur l’incisure mastoïdienne.
o Il est oblique en bas et en avant. Il est innervé par le nerf facial : VII.
- le ventre antérieur, glisse sous le mylo-hyoïdien, traverse le muscle stylo-hyoïdien et
s’attache sur la face buccale de la mandibule au niveau de la fossette digastrique.
o Il est innervé par une branche du nerf maxillaire : V
- Le tendon intermédiaire est amarré à l’os hyoïde par une poulie de réflexion insérée sur la
partie interne de la grande corne de l’os hyoïde.

Ce muscle participe à l’élévation de l’os hyoïde, sa partie postérieure tire en arrière l’os hyoïde et sa
partie antérieure abaisse la mandibule et participe donc à l’ouverture de la bouche.

2.3. La ligne mylo-hyoïdienne (ou ligne oblique interne)

Elle part de l’épine mentonnière supérieure, se porte en haut et en arrière, pour se continuer en haut
sur la lèvre interne de la branche montante de la mandibule.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 45


Anatomie de la mandibule

Elle donne insertion dans sa partie antérieure et sur toute sa longueur au muscle mylo-hyoïdien.
(Innervation par le V3)

- Ce muscle mylo-hyoïdien constitue avec son symétrique un plancher musculaire à la cavité


buccale.
- Il s’étend en éventail de la face antérieure du corps de l’os hyoïde à la face interne du corps
de la mandibule ou il s’insère suivant une ligne oblique en haut et en arrière.
- Ce muscle participe à l’élévation de l’os hyoïde et de la langue et à l’abaissement de la
mandibule.

Cette ligne mylo-hyoïdienne donne insertion dans sa partie postérieure au muscle constricteur
supérieurdu pharynx et au raphé ptérygo-mandibulaire.

2.4. La fosse sublinguale

Elle est située au-dessus de la partie antérieure de la ligne mylo-hyoïdienne, logeant la glande
sublinguale.

2.5. La fosse submandibulaire (ou fossette sous-maxillaire)

Elle se situe en arrière de la fossette digastrique.


Elle loge la glande submandibulaire (glande sous-maxillaire).

2.6. Le sillon mylo-hyoïdien

Il vient de la branche montante et se perd au dessous de la ligne mylo-hyoïdienne.


Il répond au passage des vaisseaux et du nerf mylo-hyoïdien (V3).

3. Le bord supérieur (ou alvéolaire)

Concave vers l’arrière et creusé d’alvéoles dentaires séparées par les septum inter alvéolaires.
Elles déterminent sur sa face externe des proéminences correspondant aux racines dentaires, les
jugums alvéolaires.

4. Le bord inférieur (ou base)

Epais, arrondi et lisse.


En arrière, il peut être échancré par le passage de l’artère faciale. (Le sillon de l’artère faciale)
Sur la lèvre externe, s’insère le platysma (peaucier du cou) qui prend son origine au niveau de la
peau des commissures des lèvres et de la partie inférieure des joues et qui se prolonge au niveau de
la peau des régions deltoïdiennes, acromiales, claviculaires, mammaires).

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Anatomie de la mandibule

II. Les branches de la mandibule

Elles se détachent, de chaque côté, de l’extrémité postérieure du corps.


Lames osseuses quadrilatères, aplaties de dehors en dedans, obliques en haut et en arrière (grand
axe vertical).
Elles présentent 2 faces et 4 bords.

1. Face externe

Une crête la parcourt en diagonale :


- Au-dessus et en avant de la crête : insertion au faisceau profond du masséter.
- Au dessous et en arrière de la crête : (= tubérosité masséterique) insertion au faisceau
superficiel du masséter.

Anatomie du muscle masséter :

Il présente deux faisceaux :


- un superficiel qui a pour origine le bord massétérique (bord inférieur) de l’os zygomatique,
il a un trajet oblique vers le bas et l’arrière donc il propulse la mandibule vers l’avant.
- un profond qui a pour origine la face médiale de l’os zygomatique et de l’apophyse
zygomatique, il a un trajet plutôt vertical.
(Innervation par le V3)

2. Face interne

Elle est en rapport avec la glande parotide, dans sa moitié postérieure.


(Cette glande recouvre le masséter et le sterno-cléido-occipito-mastoïdien ou SCOM)

2.1. Le foramen mandibulaire (ou l’orifice d’entrée du canal dentaire inférieur)

Situé au centre de la face interne,


- Son bord antérieur saillant se prolonge par lingula mandibulaire (ou l’épine de Spix)
dirigée en haut et en arrière, insertion du ligament sphéno-mandibulaire.
- Son bord postérieur porte une saillie inconstante : l’antilingula.
- il donne passage aux vaisseaux et aux nerfs alvéolaires (ou dentaires) inférieurs (V3).
- En arrière du foramen par la crête ptérygoïdienne, oblique en haut et en arrière jusqu’au
bord postérieur.
- Au-dessous du foramen, part le sillon mylo-hyoïdien .
- Il répond au passage des vaisseaux et du nerf mylo-hyoïdien (V3).

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Anatomie de la mandibule

- Insertions :
o L’aponévrose inter-ptérygoïdienne, sur toute la largeur de la face interne, sur la
crête ptérygoïdienne, et au-dessous du foramen mandibulaire ;
o Le ligament sphéno-mandibulaire, à la base de lingula mandibulaire.

2.2. Le segment inférieur de la face interne

Présente un champ rugueux, parcouru de crêtes obliques en bas et en arrière, où s’insère le muscle
ptérygoïdien médial.

2.3. Le segment supérieur de la face interne

Présente d’avant en arrière :


- La ligne temporale.
o Elle commence en arrière du sommet de l’apophyse coronoïde, descend
verticalement, en arrière du bord antérieur, se termine en se bifurquant en 2
branches : externe et interne.
- Entre les 2 branches, se trouve la fossette rétro-alvéolaire,
- La branche externe est la crête buccinatrice où s’insère le buccinateur.
- Entre la ligne temporale et le bord antérieur, s’insère le muscle temporal.

3. Bord antérieur

Mince et tranchant, contourné en S.


Il est défini par deux crêtes :
- Une crête latérale en continuité avec le bord antérieur du processus coronoïde et la ligne
oblique.
- Une crête médiale correspondant à la fin de la ligne mylo-hyoïdienne.

4. Bord postérieur

Epais et convexe contourné en S très allongé.


Insertion du ligament stylo-mandibulaire (qui provient de l’apophyse styloïde)
Il est en rapport avec la glande parotide.

5. Bord inférieur

Mince, concave en bas.


Il se réunit avec le bord postérieur, en formant un angle arrondi : l’angle de la mâchoire (ou
gonion).
Il se continue avec le corps de la mandibule et forme l’angle mandibulaire.
Le ligament stylo-mandibulaire s’insère sur son versant interne ainsi que la bandelette du
SCOM.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 48


Anatomie de la mandibule

6. Bord supérieur

Il présente 2 apophyses :
- l’apophyse coronoïde, en avant.
- le condyle, en arrière,
Elles sont séparées par l’incisure mandibulaire (ou l’échancrure sigmoïde).

6.1. L’apophyse coronoïde

C’est une lame osseuse, verticale, aplatie de dehors en dedans, triangulaire :


- son bord postérieur est concave, limite en avant l’incisure mandibulaire,
- son bord antérieur est convexe et se continue avec la crête latérale du bord antérieur de la
branche montante,
Le muscle temporal s’insère sur son apex, sa face médiale, et son bord antérieur.

6.2. Le processus condylaire

C’est une saillie articulaire (tête, condyle articulaire) portée par un col.

La tête :

Est une éminence oblongue, horizontale ; à grand axe oblique en arrière et en dedans (transversal).
Elle fait fortement saillie en dedans du plan de la branche montante. Sa face supérieure est divisée
en deux versants, inclinés en dos d’âne :
- Le versant antérieur est fortement convexe et regarde en haut et en avant, il estrecouvert de
fibrocartilage, il est articulaire avec la fossette mandibulaire du temporal (ou condyle du
temporal) par l’intermédiaire d’un ménisque ou disque temporo-mandibulaire.
- Le versant postérieur est lisse et non articulaire ; il regarde en haut et en arrière ;

A l’extrémité latérale de la tête se trouve le tubercule du ligament latéral de l’ATM.

La capsule articulaire de la temporo-mandibulaire, s’insère tout autour du condyle.

Le col du condyle :

Il unit le condyle à la branche montante. Il est aplati d’avant en arrière :

- Sa face antérieure est déprimée en fossette (fossette ptérygoïde), surtout en dedans, où


s’insèrent :
o Le muscle ptérygoïdien latéral
o L’aponévrose ptérygo-temporo-mandibulaire, en dedans du muscle.
- Son bord interne porte un tubercule, où s’insère le ligament temporo-mandibulaire
médial,

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 49


Anatomie de la mandibule

- Son bord externe porte un tubercule, où s’insère le ligament temporo-mandibulaire


latéral, d’où part une crête qui se continue à la face externe de la branche montante.

6.3. L’incisure mandibulaire (ou échancrure sigmoïde)

Elle est concave en haut.


Elle fait communiquer les régions massétérine et ptérygo-maxillaire.

Elle est traversée par :


- l’artère massétérine, branche de l’artère maxillaire interne
- le nerf massétérin, branche du tronc temporo-massétérin (V3).

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 50


Anatomie de l’articulation temporo-mandibulaire

ANATOMIE DE L’ARTICULATION
TEMPORO-MANDIBULAIRE

L’articulation temporo-mandibulaire (ATM) est une articulation qui unit la mandibule au temporal.
C’est une articulation synoviale complexe, de type ellipsoïde, individuellement, et bicondylaire
dans leur fonctionnement simultané ; d’où la complexité des mouvements.

I. Les surfaces articulaires

1. La surface articulaire temporale

Elle est située en avant du méat acoustique externe et sur laface inférieure de la racine du
processus zygomatique.
Elle comprend : le tubercule articulaire, saillie transversale arrondie, et la fosse mandibulaire
(cavité glénoïde) située entre ce tubercule et la fissure tympano-squameuse (scissure de Glaser).

2. Le disque articulaire

C’est un fibrocartilage biconcave, adhérant à la face profonde de la capsule articulaire par les
ligaments méniscaux : antérieur et postérieur.
Il partage la cavité articulaire en deux cavités synoviales, supérieure et inférieure.

3. La tête de la mandibule

Elle est oblongue, à grand axe transversal, légèrement oblique en arrière et médialement.
Elle forme avec son homologue un angle de 130° à 140°ouvert en avant.

II. La capsule articulaire

Elle s’insère :
- En haut : en avant du tubercule articulaire, sur la base de l’épine du sphénoïde, sur les lèvres
de la fissure tympano-squameuse et sur le tubercule post-glénoïdal.
- En bas : sur le pourtour de la tête de la mandibule en descendant plus bas en arrière.

III. Les ligaments

1. Le ligament temporo-mandibulaire latéral

Il est épais et adhérent à la capsule, il naît du tubercule zygomatique. Il se termine sur la partie
postéro latérale du col du condyle. Ses fibres sontobliques en bas et en arrière.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 51


Anatomie de l’articulation temporo-mandibulaire

2. Le ligament temporo-mandibulaire médial

Il est adhérent à la capsule, il est tendu de la base de l’épine du sphénoïde à la partie postéro interne
du col du condyle.

3. Le ligament sphéno-mandibulaire

Il est médial. Il naît de la base de l’épine du sphénoïde et se termine en s’étalant sur la lingula et le
bord postérieur du foramen mandibulaire.

4. Le ligament stylo-mandibulaire

Il est de forme triangulaire, il naît de la face antérolatérale du processus styloïde, s’étale pour se
terminer sur le bord postérieur de la branche de la mandibule.

IV. Vaisseaux et nerfs

Les artères proviennent essentiellement des artères : temporale superficielle et maxillaire.


Les nerfs proviennent des nerfs auriculo-temporal et massétérique, branches du nerf mandibulaire.

V. Anatomie fonctionnelle

Les articulations temporo-mandibulaires font parties des articulations les plus sollicitées avec
environ 10 000 mouvements par 24 heures.
Elles participent à des fonctions essentielles, la mastication (broiement et trituration des aliments),
la déglutition, la phonation et la respiration.

Elles fonctionnent simultanément et présentent trois degré de liberté.


Chaque articulation est double du point de vue fonctionnel :
- dans l’articulation ménisco-temporale s’effectuent des mouvements de glissement ;
- dans l’articulation ménisco-condylienne siègent des mouvements de rotation.

1. Abaissement et Elévation

C’est le mouvement principal des ATM qui se traduit par l’ouverture et la fermeture de la bouche

1.1. Dans les mouvements d’abaissement

Le menton se porte en bas et en arrière.


Le disque et la tête mandibulaire glissent en bas et en avant dans un mouvement de translation, en
raison de la conformation des surfaces articulaires ; la tête mandibulaire se place sous le tubercule
articulaire du temporal.
Puis dans un deuxième temps, la tête mandibulaire subit une rotation autour d’un axe transversal.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 52


Anatomie de l’articulation temporo-mandibulaire

Ces mouvements sont limités par les ligaments temporo-mandibulaires et le frein temporo-méniscal.

Les muscles moteurs sont :


- Les digastriques
- Les mylo-hyoïdiens
- Les génio-hyoïdiens

Mais leur action nécessite l’immobilisation de l’os hyoïde par les muscles sub- hyoïdiens.

1.2. Dans le mouvement d’élévation

La mandibule et les surfaces articulaires se déplacent en sens inverse ; le mouvement est arrêté par
la rencontre des dents.
Les muscles moteurs sont :
- Les muscles temporaux
- Les muscles masséters
- Les muscles ptérygoïdiens médiaux.

2. Propulsion et Rétropulsion

Ces mouvements ont lieu dans chaque articulation ménisco-temporale.

2.1. La propulsion

Elle consiste en un glissement vers l’avant et en bas de la mandibule. Le ménisque et la tête


mandibulaire glissent en avant et en bas comme dans le premier temps de l’abaissement de la
mandibule.

Ce mouvement est limité par le frein temporo-méniscal et la tension du muscle temporal.


Les muscles moteurs sont les muscles ptérygoïdiens latéraux et médiaux.

2.2. La rétropulsion

Les déplacements s’inversent.


Le condyle est arrêté par la partie tympanique du temporal.
Les muscles moteurs sont :
- Les muscles temporaux (fibres postérieures)
- Les muscles digastriques (faisceau postérieur)

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 53


Anatomie de l’articulation temporo-mandibulaire

3. La diduction

Au cours de ce mouvement complexe, la mandibule se porte latéralement.


La diduction associe simultanément des mouvements différents des deux cotés.
Pendant que du coté du déplacement du menton l’articulation effectue une rotation latérale autour
d’un axe vertical, du coté opposé, s’effectue une translation antérieure. Le menton se porte du coté
qui pivote.

Les muscles moteurs lors de la diduction sont :


- Par contraction homolatéral du muscle masséter (faisceau profond) et du muscle temporal
(fibres horizontales),
- Par contraction controlatérale du muscle ptérygoïdien latéral et accessoirement médial.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 54


Anatomie des dents

ANATOMIE DES DENTS

Les dents sont les organes de l’appareil digestifs situés dans la cavité orale, destinés à la mastication
des aliments.
Elles jouent un rôle considérable dans l’émission de certains sons, ainsi que dans la déglutition.
Leur rôle esthétique est indiscutable chez l’Homme

I. Généralités

La denture déciduale comprend : 20 dents déciduales : 8 incisives, 4 canines et 8 prémolaires.


La denture permanente possède 32 dents permanentes : 8 incisives, 4 canines, 8 prémolaires et 12
molaires.

La nomenclature de l’OMS :

Chaque dent porte 2 chiffres arabes : l’un désigne l’hémi-arcade dentaire et l’autre sa situation sur
l’hémi-arcade.
La numérotation des hémi-arcades dentaires se fait dans le sens horaire en partant de l’hémi-arcade
maxillaire droite.

La numérotation des dents commence par l’incisive centrale, ainsi :


1=incisive centrale
2=incisive latérale
3=canine
4=1ère prémolaire permanente et 1ère molaire déciduale
5=2ème prémolaire permanente et 2ème molaire déciduale
6=1ère molaire
7=2ème molaire
8=3ème molaire

1. Les différentes parties

Chaque dent présente trois parties :

- La couronne de la dent est la partie de la dent recouverte d’émail.


- Le collet de la dent est la zone de transition entre la couronne et la racine.
- La racine de la dent est la partie de la dent recouverte de cément. La racine clinique est la
partie de la dent en dessous de la gencive.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 55


Anatomie des dents

2. Terminologie des faces dentaires

Les faces de contact sont verticales et comprennent : la face médiale qui regarde vers la ligne
médiale de l’arcade et la face distale, qui regarde vers l’extrémité de l’arcade.

- La face vestibulaire est en contact avec les lèvres (face labiale) ou les joues (face buccale).
- La face linguale est en regard de la langue.

- La face occlusale (ou masticatrice) regarde l’arcade dentaire opposée.

3. Structure d’une dent

La dent est essentiellement formée d’une substance dure, de coloration gris blanchâtre, la dentine
ou ivoire

Extérieurement, l’ivoire est recouvert au niveau de la couronne par une substance blanche très dure,
l’émail, au niveau de la racine, par une substance jaunâtre, le cément.
A l’intérieur de l’ivoire, est creusée une cavité centrale comblée par un tissu mou et rougeâtre,
richement vascularisé, et innervé : la pulpe dentaire.
La cavité pulpaire se poursuit en se rétrécissant au niveau de la racine pour former le canal
dentaire, qui s’ouvre sur l’alvéole au niveau de l’apex.

Elle est vascularisée par des branches de l’artère maxillaire. L’innervation est uniquement sensitive,
elle provient du trijumeau (V) par ses deux branches maxillaire et mandibulaire.

II. Anatomie fonctionnelle

Chaque dent constitue un élément d’une chaîne fonctionnelle représentée par l’arcade dentaire.

L’occlusion dentaire :

Elle est de type engrenant, c'est-à-dire qu’une dent d’une arcade s’articule avec deux dents de
l’arcade antagoniste.
Cet articulé dentaire répond à des règles complexes :
- L’arcade dentaire inférieure, plus courte et plus étroite, s’inscrit à l’intérieur de l’arcade
dentaire supérieure.
- En avant, les incisives supérieures recouvrent environ le tiers de la couronne des dents
correspondantes.
- En arrière, les cuspides vestibulaires des dents prémolaires et molaires inférieures
s’imbriquent dans la rainure qui sépare les cuspides linguales et vestibulaires des dents
prémolaires et molaires supérieures.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 56


Anatomie de la langue

ANATOMIE DE LA LANGUE

La langue est un organe bucco-pharyngé. La limite entre les parties pharyngées et buccale est
représentée par un plan passant par l’os hyoïde et le V lingual que dessinent les papilles calciformes
sur laface dorsale.

La mobilité de la langue, essentiellement sous la dépendance du XII, joue un rôle fondamental dans
la déglutition et la phonation.

La muqueuse qui la recouvre contient les éléments neuro-sensoriels du goût dont les fibres
afférentes empruntent le VII et le IX.

I. La musculature de la langue est constituée de 17 muscles

- Les deux génioglosses,


- Deux muscles latéro-postérieurs : l’hyoglosse et le styloglosse,
- Des muscles sagittaux : le longitudinal inférieur (le lingual inférieur), le p haryngoglosse,
l’amygdaloglosse, le palatoglosse (le glosso-staphyllin),
- Trois muscles à fibres transversales : le lingual supérieur et les deux transverses de la
langue.

II. Actions des muscles de la langue

- Les muscles qui abaissent et rétractent la langue : le génioglosse, le longitudinal inférieur,


l’hyoglosse.
- Les muscles qui élèvent la base de la langue et l’élargissent : essentiellement le styloglosse.
- Les muscles qui allongent et rétrécissent la langue, ce qui permet la protaction : le transverse
de la langue et le longitudinal supérieur (le lingual supérieur). De plus, par son insertion
mandibulaire, le génioglosse attire l’os hyoïde et la langue en avant et en haut.

III. Action dans la déglutition

La langue assure le premier temps en faisant glisser d’avant en arrière le bol alimentaire vers le
pharynx. Au cours du temps pharyngien, la bascule de la base de la langue vers l’arrière et le bas
propulse le bol vers l’hypopharynx et protège le larynx.

IV. Action dans la phonation

La langue joue un rôle capital dans l’émission de la plupart des phonèmes.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 57


Anatomie de la langue

V. Innervation et vascularisation de la langue

1. Innervation motrice

Le XII assure l’innervation motrice de la langue, sauf pour le styloglosse (IX), le pharyngoglosse
(IX et X) et le palatoglosse (X).

2. Sensitive et sensorielle

Portion buccale de la langue :


- Le nerf lingual (V) est le nerf de la sensibilité générale et du goût. Les fibres gustatives
quittent le nerf lingual en formant la corde du tympan qui gagne la portion mastoïdienne
du nerf facial en passant par la caisse du tympan.

Portion pharyngée de la langue


- Le IX achemine la sensibilité générale et gustative.

3. Les artères

Elles proviennent surtout de l’artère linguale, branche de la carotide interne.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 58


Anatomie du voile du palais

ANATOMIE DU VOILE DU PALAIS

I. Présentation

Ou palais mou.
Le voile du palais est une cloison musculo-membraneuse qui sépare les portions nasale et buccale
du pharynx.

La fonction essentielle du voile du palais est l’occlusion du naso-pharynx.


Son innervation motrice est assurée essentiellement par le X et l’innervation sensitive par le nerf V.

A l’examen de la bouche, le voile du palais apparaît comme le prolongement en arrière et en bas de


la voûte palatine et se continue de chaque coté par deux arcs : l’arc palato-glosse (pilier antérieur et
l’arc palato-pharyngien (pilier postérieur).
L’écartement compris entre les deux arcs constitue la fosse tonsillaire (loge amygdalienne) dans
laquelle se trouve la tonsille palatine (amygdale).

II. Constitution

Cette cloison contractile est essentiellement constitué de quatre muscles de chaque coté qui
s’intriquent sur la ligne médiane.
- Deux muscles proviennent de la base du crâne et forment une boutonnière autour de la
trompe cartilagineuse. Ce sont les muscles tenseur et élévateur du voile.
- Deux muscles arment les arcs : le muscle palatoglosse (glosso-staphylin) pour le pilier
antérieur et le palato pharyngien (pharyngo-staphylin) pour le pilier postérieur. Ils
abaissent le voile.

1. Les muscles de la trompe

1.1. Le muscle tenseur du voile du palais (péristaphylin latéral)

Origine :
- en dedans du foramen ovale de la grande aile du sphénoïde et sur la partie supérieure de la
lame médiale du processus ptérygoïde.
- sur la trompe d’eustache

Trajet :
Ce triangle musculaire, àbase supérieure se prolonge en bas par un tendon qui se réfléchit à
90° sur l’hamulus ptérygoïdien.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 59


Anatomie du voile du palais

Terminaison :
En éventail pour constituer avec son homologue l’aponévrose palatine. (Celle-ci forme une lame
très résistante qui arme la moitié antérieure du voile et se fixe en avant sur le bord postérieur de la
voûte palatine).

1.2. Le muscle élévateur du voile du palais (péristaphylin médial)

Origine :
- face inférieure du rocher
- sur la trompe cartilagineuse

Trajet et terminaison :
Il accompagne la trompe puis au niveau de l’orifice pharyngé de celle-ci, il se réfléchit en arrière et
en dedans. Ces fibres s’horizontalisent et s’épanouissent alors sur la face dorsale de l’aponévrose
palatine.

Physiologie de ces deux muscles :


- sur le voile : le médial élève le voile alors que la latéral est essentiellement tenseur du voile.
- sur la trompe : le médial met la trompe en position d’ouverture et le latéral l’ouvre.

La contraction de ces deux muscles est indispensable pour l’ouverture tubaire qui s’effectue
essentiellement lors de mouvements de déglutition.

2. Les muscles des arcs

2.1. Le muscle palato-pharyngien (pharyngo-staphylin)

Origine :
- Face postéro-supérieure de l’aponévrose palatine
- Sur l’hamulus ptérygoïdien,
- A l’extrémité du bourrelet tubaire.

Trajet :
Le corps du muscle descend dans le pilier postérieur du voile.

Terminaison :
Par deux faisceaux : thyroïdien, en avant, s’attachant sur le bord supérieur du cartilage thyroïde et
pharyngien, en arrière, se perdant dans la gouttière des constricteurs.

Physiologie :
Elévateur du pharynx et du larynx. Avec son symétrique, il contribue non seulement à fermer
l’isthme pharyngo-nasal lors de la déglutition mais aussi à propulser le bol alimentaire vers
l’hypopharynx.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 60


Anatomie du voile du palais

2.2. Le palato-glosse (glosso-staphylin)

Origine :
Face inférieure de l’aponévrose palatine

Trajet :
Le corps du muscle descend dans l’épaisseur du pilier antérieur du voile.

Terminaison :
Portion postérieure de la langue.

Physiologie :
Elève la langue et élargit la base.

2.3. Le muscle uvulaire (palato-staphylin)

C’est un petit muscle para-médian qui naît du bord postérieur de la voûte palatine, il recouvre les
autres muscles et se termine au sommet de la luette.

3. Innervation de tous ces muscles

3.1. Motrice

Elle provient du X par le plexus pharyngien, excepté pour le muscle tenseur du voile innervé par le
V3.

3.2. Sensitive

Elle est assurée par les nerfs palatins (V)


Le IX innerve les arcs.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 61


Anatomie de l’os hyoïde

ANATOMIE DE L’OS HYOÏDE

L’os hyoïde, en forme de U à concavité postérieure, est situé à la hauteur du bord supérieur de C4
dans un plan presque horizontal, légèrement oblique en bas et en avant.

Il marque la limite antérieure entre la tête et le cou.

Cet os est très mobile, n’a que des attaches musculaires et ligamentaires.

Il est amarré :
- d’une part à trois organes qui jouent un rôle essentiel dans la déglutition : la langue, le
pharynx et le larynx ; l’os hyoïde constitue une véritable charnière entre ces trois organes.
- d’autre part au squelette du crâne, de la face et du thorax par les muscles sus et sous
hyoïdiens.

Il est formé :
- -d’un corps médian ;
- -de deux grandes cornes, prolongements latéraux et étroits ;
- -de deux petites cornes implantées verticalement un peu en dedans de l’origine des grandes
cornes

I. Le corps

C’est une lamelle osseuse quadrilatère, légèrement incurvé en arrière

1. Les faces

La face antérieure est convexe et marquée dans sa partie supérieure par une crête cruciforme qui
délimite :
- deux surfaces supérieures pour les muscles génio-glosses ;
- deux surfaces inférieures pour les muscles génio-hyoidiens, hyo-glosses, mylo- hyoïdien et
stylo-hyoïdien.

La face postérieure est lisse, concave, et séparée de l’épiglotte par la membrane thyro-hyoïdienne.
Elle est dépourvue d’insertion.

2. Les bords

Le bord supérieur donne insertion aux muscles génio-glosses, à la membrane thyro-hyoïdienne


et au ligament hyo-épiglotique.

Le bord inférieur est très épais, permet l’insertion de dedans en dehors des muscles sterno-
hyoïdien, omo-hyoïdien et thyro-hyoïdien.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 62


Anatomie de l’os hyoïde

II. Les grandes cornes

Elles se projettent vers l’arrière à partir des bords latéraux du corps.

1. Les faces

La face interne est dépourvue d’insertion.

La face externe donne insertion aux muscles : hyo-glosse, digastrique, constricteur moyen du
pharynx.

2. Les bords

Le bord supérieur donne insertion aux membranes thyro-hyoïdienne et hyo-épiglotique.

Le bord inférieur donne insertion au muscle thyro-hyoïdien.

III. Les petites cornes

Chacune d’elles, s’implante par sa base à la jonction du corps et de la grande corne.


Elles sont obliques en haut et latéralement.

Les insertions :
- Le ligament stylo-hyoïdien
- Le muscle constricteur moyen du pharynx

IV. Structure

L’os hyoïde est formé essentiellement d’os compact.

V. Ossification

L’os hyoïde dérive des cartilages des deuxième et troisième arcs branchiaux.

Il s’ossifie à partie de huit centres : deux pour le corps, deux pour chaque grande corne et un pour
chaque petite corne.

L’ossification débute dans la grande corne vers la fin de la vie intra-utérine, dans le corps prés de la
naissance, et dans la petite corne aux environs de la puberté.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 63


Anatomie de l’os hyoïde

VI. Les muscles supra-hyoïdiens

Le groupe des muscles supra-hyoïdien comprend le muscle digastrique, le muscle génio-


hyoïdien, le muscle mylo-hyoïdien et le muscle stylo-hyoïdien.
Les trois premiers sont traités p.43.

Muscle stylo-hyoïdien :

Il naît du versant postéro-latéral du processus styloïde de l’os temporal. Il descend en avant et


médialement.
Il se termine sur le bord latéral de l’os hyoïde, à hauteur de la petite corne de l’os hyoïde.
L’innervation est assurée par le nerf facial VII.
Il tire l’os hyoïde en arrière et en haut lors de la déglutition.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 64


Anatomie du pharynx

ANATOMIE DU PHARYNX

Le pharynx est un carrefour musculo-membraneux interposé entre la voie digestive et la voie


aérifère, et dans lequel s’ouvre la trompe auditive.

Il sert à la déglutition, la respiration, la phonation et l’audition.

Il est situé en arrière de la cavité nasale, de la cavité orale et du larynx, est divisé en trois parties : la
partie nasale ou naso-pharynx, la partie orale ou oro-pharynx, et la partie laryngée ou laryngo-
pharynx.

C’est un entonnoir irrégulier, étendu de la base du crâne au bord inférieur du cartilage cricoïde, en
regard de la vertèbre C6, ou il se continue par l’œsophage.

Ces parois postérieures et latérales sont recouvertes par le fascia bucco-pharyngien.

Le naso-pharynx présente sur ces parois latérales l’ostrium pharyngien de la trompe auditive. Sa
paroi supérieure présente latéralement la tonsille pharyngienne.

I. Constitution

1. Anatomie des muscles du pharynx

1.1. Le muscle stylo-pharyngien

Long et grêle, il naît de la face médiale du processus styloïde.


Il descend en s’élargissant obliquement en bas et en dedans. Il passe entre les constricteurs :
supérieur et moyen.
Il se termine sur le fascia pharyngo-basilaire, l’épiglotte et le cartilage thyroïde.
Il est élévateur du pharynx et du larynx.

1.2. Les muscles constricteurs supérieur, moyen et inférieur

Muscles pairs, ils sont unis en arrière, sur la ligne médiane, par le raphé pharyngien qui
constitue leur terminaison. Ils sont imbriqués en arrière : le constricteur supérieur est
recouvert par le moyen, lui-même recouvert par l’inférieur.

Le constricteur supérieur s’insère sur l’apophyse ptérygoïde, la ligne mylo-hyoïdienne de la


mandibule et le bord de la langue.
Le constricteur moyen s’insère par deux faisceaux sur la petite et la grande corne de l’os
hyoïde.
Le constricteur inférieur s’insère sur le cartilage thyroïde.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 65


Anatomie du pharynx

Leur innervation provient du nerf accessoire (XI), dont les fibres transitent par le nerf vague
(X).
Leur contraction entraîne le rétrécissement de la cavité pharyngienne.

1.3. Le muscle salpingo-pharyngien

Il naît sur le bord inférieur du cartilage tubaire, près de l’ostrium pharyngien. Il descend
verticalement. Il se termine en se mêlant au muscle palato-pharyngien. Il élève le pharynx et ouvre
la trompe auditive pendant la déglutition.

2. Anatomie du fascia bucco-pharyngien

Il recouvre les muscles : buccinateur et pharyngiens.


Il fusionne en haut avec le fascia pharyngo-basilaire.

3. Anatomie du fascia pharyngo-basilaire

Il n’existe qu’au niveau des parois postérieures et latérales ; il se continue avec la tunique
adventitielle de l’œsophage.
Il s’insère en haut sur la base du crâne. (« Sa ligne d’insertion s’étend du tubercule pharyngien
au bord antérieur du foramen carotidien, puis le long de la synchondrose sphéno-pétreuse »
Kamina)
Il s’insère en avant sur l’apophyse ptérygoïde, la ligne mylo-hyoïdienne de la mandibule, les
cartilages thyroïdien et cricoïde.

II. La déglutition

La déglutition est le transfert du bol alimentaire de la bouche vers l’œsophage à travers le pharynx.
Elle comprend trois phases :

1. La phase buccale

Après la mastication et l’insalivation, le bol alimentaire est comprimé contre le dos de la langue.
L’apex de la langue s’élève grâce aux muscles génio-glosses. Son dos se déprime en une gouttière
inclinée vers l’isthme du gosier, sous l’action des muscles styloglosses, hyoglosses et longitudinal
supérieur.
Simultanément le voile du palais s’élève et isole l’oro-pharynx du naso-pharynx.

2. La phase pharyngienne

C’est la phase la plus rapide de la déglutition, elle dure moins d’une seconde. L’épiglotte s’abaisse
et obstrue l’aditus laryngé.
Le bol alimentaire, projeté en bas et en arrière va pénétrer dans l’œsophage.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 66


Anatomie du pharynx

3. La phase œsophagienne

Elle débute par la relâche du muscle constricteur inférieur qui permet le passage du bol alimentaire,
entraîné par la première onde péristaltique.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 67


Le nerf trijumeau

LE NERF TRIJUMEAU: V

Ce nerf mixte est le plus volumineux des nerfs crâniens.

Il assure l’innervation sensitive des téguments de la face, de la cornée, de la conjonctive, de la


muqueuse des fosses nasales et de la bouche, et d’une grande partie de la dure-mère.

Ses fibres motrices innervent les muscles masticateurs.

I. Origine

Le nerf émerge de la face antérieure de la protubérance, par deux racines.


- une racine sensitive, très large ;
- une racine motrice grêle.

II. Trajet

Ces deux racines se dirigent en haut et en avant, pour gagner une dépression du bord supérieur et
la face antérieure du rocher:

1. La racine sensitive

Elle s’élargit et s’évanouit en constituant le ganglion trigéminal (ganglion de Gasser) situé dans
une loge dure-mérienne appelée cavum trigéminal (de Meckel).

2. La racine motrice

Elle passe au-dessous de la racine sensitive et entre dans la constitution du nerf mandibulaire.

Sur le bord supérieur du rocher, le V passe dans un orifice ostéo-fibreux.

Celui-ci est formé par la grande circonférence de la tente du cervelet qui surplombe le nerf et
dans l’épaisseur de laquelle chemine le sinus pétreux supérieur.

Le ganglion trigéminal, de forme semi-lunaire donne naissance, par son bord antérieur convexe, à
des fibres qui s’anastomosent en plexus d’où naissent trois branches terminales :
les nerfs ophtalmique, maxillaire et mandibulaire.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 68


Le nerf trijumeau

III. Le nerf ophtalmique (V1)

Il naît de l’angle interne du ganglion trigéminal.

Il émet le nerf récurrent d’Arnold (destiné à la tente du cervelet) et des fibres anastomotiques
pour le plexus péri-carotidien. ???

Il est croisé en dedans de lui et de haut en bas par le III et il chemine au dessous du IV.

Il se divise en trois branches qui pénètrent dans l’orbite par la fissure orbitaire supérieure (fente
sphénoïdale).

1. Le nerf lacrymal

Il se dirige en haut et en avant, traverse la partie étroite de la fissure orbitaire supérieure en dehors
du IV et du nerf frontal.
Puis il croise le bord supérieur du muscle droit latéralet s’insinue entre la face externe de ce muscle
et la paroi orbitaire.

En arrière de la glande lacrymale, il se divise en deux branches terminales :

- une branche interne qui traverse la glande lacrymale et se termine en se distribuant au tiers
externe de la paupière supérieure, à la conjonctive et à la peau de la région temporale.

- une branche externe qui s’anastomose avec la branche orbitaire du nerf maxillaire d’où
partent les nerfs lacrymaux et le nerf temporo-zygomatique.

2. Le nerf nasociliaire

C’est le nerf sensitif du globe oculaire, il traverse la partie large de la fente sphénoïdale dans
l’anneau du tendon commun des muscles du globe (tendon de zinn) et gagne l’intérieur du cône
musculo-aponévrotique de l’orbite.

D’abord situé en dehors et en dessous du nerf optique et de l’artère ophtalmique, il les surcroise
puis se place en dedans, entre eux et le muscle droit médial.

Il se termine en :
- Nerf ethmoïdal antérieur qui naît au niveau du foramen ethmoïdal antérieur et qui chemine
entre la masse latérale de l’ethmoïde et le frontal. Il gagne ainsi la fosse nasale.

- Nerf infratrochléaire passe au-dessous de la poulie du grand oblique et se divise en rameaux


cutanés pour la partie interne des paupières supérieure et inférieure et la racine du nez, des
rameaux muqueux pour la conjonctive et pour l’appareil lacrymal.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 69


Le nerf trijumeau

3. Le nerf frontal

Il traverse la fissure orbitaire supérieure en dedans du précèdent.


Puis il chemine dans l’orbite au-dessus du muscle releveur de la paupière supérieure et se divise en
deux rameaux :

- le nerf supra-orbitaire (le nerf frontal externe).


Il sort par l’échancrure du même nom et s’évanouit en rameaux cutanés frontaux et
palpébraux.

- le nerf supra-trochléaire (le nerf frontal interne).


Il croise le rebord supérieur de l’orbite puis s’évanouit en rameaux cutanés frontaux, nasaux
et palpébraux.

IV. Le nerf maxillaire (V2)

Ce nerf exclusivement sensitif naît de la partie moyenne du bord antérieur du ganglion trigéminal
(de Gasser).
Il traverse la base du crâne par le foramen rond et débouche au niveau de la partie postéro-
supérieure de la fosse ptérygo-palatine, au-dessus et en dehors du ganglion sphéno-palatin.

Le nerf change alors d’orientation et se dirige en bas et en avant presque transversalement et gagne
la partie interne de la fosse infra-temporale.

Au niveau de la fissure orbitaire inférieure (fente sphéno-maxillaire), le nerf change encore


d’orientation et devient de nouveau sagittal.
Il chemine dans la région du plancher de l’orbite dans un sillon (où il devient le nerf infra-orbitaire)
puis dans le canal infra-orbitaire ; il émerge par le trou sous-orbitaire, au dessous du rebord
orbitaire et se termine dans la peau de la joue, de la paupière inférieure et de la lèvre supérieure.

Branches collatérales et anastomose :


- un rameau méningé
- un rameau orbitaire

1. Le nerf ptérygo-palatin (sphéno-palatin)

Naît du premier coude du nerf maxillaire, passe devant le ganglion sphéno-palatin et se termine en :
- rameaux orbitaires.
- nerf palatin antérieur qui emprunte le grand canal palatin (canal palatin postérieur), il
innerve la muqueuse du méat inférieure et celle de la voûte palatine.
- nerfs palatins moyen et inférieur qui gagnent la muqueuse du voile du palais

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 70


Le nerf trijumeau

- nerfs nasaux qui innervent la muqueuse des méats : supérieur et moyen et le nerf naso-
palatin pour la cloison.
2. Les rameaux dentaires

Les nerfs alvéolaires supérieurs et postérieurs se détachent du nerf maxillaire avant qu’ils ne
pénètrent le sillon infra orbitaire.
Les nerfs alvéolaires supérieurs : moyen et antérieur naissent plus en avant dans le canal infra
orbitaire.
Tous ces nerfs s’unissent en un plexus dentaire qui donnent des filets dentaires pour chaque racine
dentaire, des filets osseux et des filets muqueux gingivaux.

V. Le nerf mandibulaire (V3)

C’est la seule branche du trijumeau qui associe un contingent moteur aux fibres sensitives.

Ce nerf est constitué, d’une part de la racine motrice du V, d’autre part d’une racine sensitive
beaucoup plus volumineuse, qui naît du tiers externe du bord antérieur du ganglion trigéminal.

Ces deux racines, situées dans un prolongement ducavumtrigéminal, se dirigent en avant et en


dehors vers le foramen ovale.
Le nerf ainsi constitué traverse le foramen ovale et débouche dans la région inter-ptérygoïdienne.

Il donne une collatérale méningée et sept branches terminales.


Toutes ces branches naissent dans la région inter-ptérygoïdienne entre :

- En dedans, le fascia interptérygoïdien (l’aponévrose inter-ptérygoïdienne)


o Epaisse lame fibreuse quadrilatère tendue de la base du crâne à la branche de la
mandibule juste au-dessus du muscle ptérygoïdien médial

- En dehors, les deux chefs du muscle ptérygoïdien latéral.

3. Les branches terminales

3.1. Le tronc antérieur

Donne trois rameaux dirigés en dehors vers le muscle ptérygoïdien latéral :

- le nerf buccal (temporo-buccal) qui innerve le muscle ptérygoïdien latéral. Puis se divise :
en nerf temporal profond antérieur destiné aux fibres antérieurs du muscle temporal ; et en
nerf buccal, rameau sensitif destiné à la muqueuse et à la peau de la joue.
- Le nerf temporal profond moyen qui passe au-dessus du muscle ptérygoïdien latéral et se
termine dans la partie moyenne du muscle temporal.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 71


Le nerf trijumeau

- Le nerf massétérique (temporo-massétérin) qui se divise en nerf temporal profond


postérieur (pour la partie postérieure du muscle temporal) et en nerf massétérien (pour le
muscle masséter).

3.2. Le tronc postérieur

Il se divise en quatre branches :

- une branche interne qui donne des rameaux à trois muscles : le ptérygoïdien médial, le
tenseur du voile du palais (péristaphylin externe) et le tenseur du tympan (muscle du
marteau).

- le nerf auriculo-temporal qui pénètre la glande parotide et lui donne des rameaux ainsi
qu’à l’articulation temporo-mandibulaire, le pavillon de l’oreille et la peau de la région
temporale.

3.3. Le nerf alvéolaire inférieur (dentaire)

Cette branche descend verticalement entre le fascia interptérygoidien (l’aponévrose inter-


ptérygoïdienne) en dedans et le muscle ptérygoïdien latéral en dehors.
Il gagne le foramen mandibulaire (canal dentaire) ;

Dans ce canal il se divise en trois ou quatre rameaux, innerve les molaires et les prémolaires et
donne prés du foramen mentonnier deux branches terminales :
- le nerf incisif pour la canine et les deux incisives.
- le nerf mentonnier pour la muqueuse et la peau de la lèvre inférieure et la peau du menton.

Collatérales et anastomoses :

Avant de s’engager dans le foramen mandibulaire, le nerf alvéolaire inférieur donne


- une anastomose pour le nerf lingual
- et le nerf du muscle mylo- hyoïdien qu’il innerve et le ventre antérieur du digastrique.

3.4. Le nerf lingual

Il descend verticalement entre le fascia interptérygoidien et le muscle ptérygoïdien médial en


dedans et le muscle ptérygoïdien latéral en dehors.
Il reçoit la corde du tympan, branche du nerf facial. Puis il gagne la cavité buccale.

Le nerf se termine sur le bord antérieur de l’hyoglosse en s’épanouissant en de nombreuses


branches destinées à la muqueuse de la langue en avant du V lingual.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 72


Le nerf trijumeau

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 73


Le nerf facial

LE NERF FACIAL: VII

Le nerf facial est un nerf mixte, le VII moteur et le VII sensitif (intermédiaire ou bis), qui présente
sur son trajet le ganglion géniculé.

I. Origine

Il émerge du sillon ponto-bulbaire (environ 7 racines).

II. Trajet et rapports

Il est solidaire du VIII et se dirige vers le méat acoustique interne.

- Dans le méat acoustique interne : il repose sur le nerf vestibulo-cochléaire.


- Dans le canal facial : qui est creusé dans la partie pétreuse de l’os temporal.
o Il est horizontal dans l’oreille interne puis se coude. A ce niveau, on trouve le
ganglion géniculé.
o Il passe au niveau de la face médiale de la caisse du tympan et du méat acoustique
externe.
o Puis il est vertical, passe dans la paroi postérieure de la caisse du tympan et se
termine dans le foramen stylo-mastoïdien.
- Dans la région parotidienne :
o Il pénètre dans la parotide et se divise en deux branches : temporo-faciale et cervico-
faciale.

III. Les branches collatérales

1. Les branches intrapétreuses

- Legrand nerf pétreux :


o Il part du ganglion géniculé et aboutit au ganglion ptérygo-palatin. Ensuite, il part
des rameaux qui vont aux glandes lacrymales, à la muqueuse nasale et au palais.
- Le nerf petit pétreux
- Le nerf stapédien : il innerve le muscle stapédien.
- La corde du tympan :
o Elle suit le bord supérieur du tympan et s’incorpore au nerf lingual .Elle donne des
rameaux vers la trompe auditive, la langue et les glandes salivaires
- Le rameau méatique

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 74


Le nerf facial

2. Les branches extrapétreuses

- Le nerf auriculaire postérieur :


o Il innerve les muscles auriculaires postérieur et supérieur, et le muscle occipital.
- Le rameau digastrique : il innerve le ventre postérieur du muscle digastrique.
- Le rameau stylo-hyoïdien : il innerve le muscle stylo-hyoïdien.
- Les rameaux communicants avec les nerfs crâniens IX et X.

IV. Les branches terminales

La division du nerf facial est très variable.

1. La branche temporo-faciale

- La branche temporale :
o Elle donne des rameaux qui innervent le muscle auriculaire antérieur et les muscles
de la mimique situés au-dessus des yeux.
- La branche zygomatique :
o Elle donne des rameaux aux muscles de la face entre les yeux et la bouche.
- La branche buccale :
o Elle donne des rameaux pour les muscles buccinateur et orbiculaire de la bouche.

2. La branche cervico-faciale

- La branche marginale de la mandibule :


o Elle chemine le long du bord inférieur de la mandibule. Elle innerve les muscles de
la face situés sous la bouche et le platysma.
- La branche cervicale : elle innerve le muscle platysma.

V. Fonctions

- Fonction motrice : Il innerve les muscles de la mimique.


- Fonction sensitive : Il innerve le méat acoustique externe, le tympan et la conque.
- Fonction sensorielle :
o Grâce au nerf intermédiaire, il assure la sensibilité gustative des 2/3 antérieurs de
l’hémi- langue.
- Fonction autonome :
o Ses fibres parasympathiques contrôlent la sécrétion des glandes lacrymales, nasales,
mandibulaires et sublinguales.
o Les fibres sympathiques de la corde du tympan contrôlent la vasomotricité de la
langue et des glandes salivaires.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 75


Le nerf facial

VI. Sémiologie

En fonction du niveau de la lésion, on peut avoir une paralysie faciale centrale ou périphérique.
Cela peut entraîner :
- un zona géniculé : otalgie profonde et paroxystique associée à une éruption vésiculeuse du
conduit auditif externe, le plus souvent suivi d’une paralysie faciale et pouvant être associée
à des acouphènes, vertiges ou encore à une surdité
- une perte du goût
- une hypoacousie
- des syncinésies de l’hémiface : contraction involontaire d’un muscle lorsqu’un mouvement
volontaire est effectué
- un larmoiement.

HOLISTEA – Geoffrey HANOT – 2022/2023 – 1ère année FI 76


BIBLIOGRAPHIE

Brizon J. &Castaing J., Les feuillets d’anatomie – Fascicules 10 et 11 – Ostéologie de la tête,


Maloine édit. Paris 1997
Kamina P., Précis d’anatomie, Tome 2, Maloine édit. Paris 1996
Rouvière H., Anatomie humaine, Tome 1, 11èmeédition, Masson édit. 1981
Waligora&Perlemuter, Nerfs crâniens et organes correspondants, Masson édit. 1975

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