91% ont trouvé ce document utile (11 votes)
14K vues132 pages

Cours de L'administration Et Inspection Scolaires

COURS DE L'ADMINISTRATION ET INSPECTION SCOLAIRES
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
91% ont trouvé ce document utile (11 votes)
14K vues132 pages

Cours de L'administration Et Inspection Scolaires

COURS DE L'ADMINISTRATION ET INSPECTION SCOLAIRES
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Démocratique du Congo

Enseignement Supérieur et Universitaire


INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE KABINDA
ISP -
KDA

Bachelier en Enseignement des Sciences Psychologique et l’Education


MENTION GESTION, ADMINISTRATION DES INSTITUTIONS SCOLAIRES ET DE
FORMATION

Code UE Intitulé de l’U.E CMI TD TP Cr


EC UE
A.I.S.1241 ADMINISTRATION ET INSPECTION SCOLAIRES 50h 20h 5h - 5
ADMINISTRATION ET INSPECTION SCOLAIRES 30h 10h 5h 3
ORGANISATION, SUIVI ET EVALUATION D’UNE 20h 10h - 2
SEANCE D’ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE
FORMATION
Notes de cours à l‟usage des étudiants de BAC2 en
Gestion, Administration des Institutions scolaire et
de Formation et Bac2 en Sciences de l‟Education.

Conçu Par : Sylvain NDJIBU KAPENGA Mwan’à Mfumu


Enseignant des Universités et des Instituts Supérieurs de la RD. Congo et,
Psychopédagogue de Formation.

Contacts :
- +243977779100 ;
- +243819494085 ;
sylvainndjibukapenga7@[Link]
ndjibukapenga@[Link]
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur sous peine des poursuites judiciaires.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 1
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
0.1. Informations de base
- Intitulé du cours : U.E D’ADMINISTRATION ET INSPECTION SCOLAIRES
- CODE DE L’U.E A.I.S : 1241
- Volume horaire : 3
Code UE Intitulé de l’U.E CMI TD TP Cr

EC UE

A.I.S.1241 Administration et Inspection Scolaires 30h 10h 5h 3

- Intéressés : Etudiants de BAC2.


- Semestre : IV
- Titulaire du cours :
 l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA de l‟Institut Supérieur Pédagogique de KABINDA,
- Pour tout contact relatif à ce cours, merci de nous contacter au +243977779100, +243819494085
sylvainndjibukapenga7@[Link]

0.2. Description du cours


Dans la cadre d‟une formation adéquate d‟un gestionnaire scolaire au niveau universitaire,
son programme d‟enseignement place le cours d‟administration et inspection scolaire dans sa
formation. Avant la création de ce département, l‟Administration et Inspection Scolaire était l‟un des
chapitres du cours de l‟organisation et législation Scolaire. Aujourd‟hui, nous allons comprendre que ce
cours n‟est qu‟une suite complémentaire de ce dernier.
A notre conception, comme un gestionnaire scolaire aura encore suivi à la suite de sa
formation, tout un séminaire sur l‟organisation d‟une école et un cours sur l‟organisation d‟une classe,
nous avons pensé qu‟il était nécessaire de plus développer la partie théorique de l‟administration
scolaire et les parties théoriques ainsi que pratiques de l‟inspection scolaire.
Sur ce, notre U.E de l‟AIS ne compte que trois chapitres. Le premier présente deux
concepts dans le cadre de la gestion scolaire qui sont l‟administration et la gestion. Le deuxième
chapitre traite du système éducatif ; il aborde d‟une manière très approfondie les éléments qui font
marcher ce système et afin, le troisième chapitre, présente l‟inspection scolaire en RDC et ses différents
outils de travail.
Cette U.E vise à initier les étudiants en gestion scolaire de comprendre ce qu‟on entend
par le système éducatif et de son fonctionnement d‟une part et de comprendre et d‟analyser le
fonctionnement ainsi que les outils utilisés par les inspecteurs d‟enseignement primaire, secondaire et
technique de l‟autre part. C‟est ainsi, l‟étudiant ayant suivi ce cours avec attention sera capable
d‟analyser et de proposer des solutions à des situations problèmes liées au fonctionnement soit du
système éducatif ou soit d‟un des éléments du système éducatif.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 2
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
0.3. Objectif général

Cette Unité d‟Enseignement vise à Développer une compréhension intégrée des pratiques
administratives et d'inspection scolaires, tout en renforçant les compétences en gestion, en leadership
et en évaluation de la qualité de l'éducation.
0.4. Visées de l’apprentissage
Objectifs spécifiques : Compétences à développer
 Objectif cognitif : le savoir
- Cette unité d‟enseignement vise à Comprendre les théories et les concepts fondamentaux de
l'administration et de l'inspection scolaires.
 Objectif psychomoteur : le savoir-faire
- Cette unité vise à Développer des compétences pratiques en animation, telles que la prise de parole
en public, la gestion du temps, et l'utilisation de supports visuels.
 Objectif affectif : le savoir- être
Cette unité d‟enseignement vise à Cultiver des attitudes positives envers l'éducation et le travail
collaboratif au sein des établissements scolaires.
 Objectif managérial : le savoir-faire-faire
Cette unité vise Apprendre à Renforcer les compétences en leadership et en gestion des ressources
humaines et matérielles.
 Objectif projectif : le savoir-faire devenir
– Cette UE vise à Encourager la conception et la mise en œuvre de projets éducatifs innovants.
0.5. Contenus du Cours
Ce cours porte sur :
Chapitre premier : GENERALITES SUR L’ADMINISTRATION ET LA GESTION
SCOLAIRE
Chapitre Deuxième SYSTEME EDUCATIF CONGOLAIS
Chapitre Troisième. INSPECTION SCOLAIRE EN RDC.
0.6. Stratégies d’enseignement- apprentissage
Pour développer les compétences par les étudiants, des activités d‟enseignement ainsi que
celles d‟apprentissage seront organisées :
- Exposer la matière
- Organiser des visites guidées (en groupe) dans les différents services (évaluation des
services de développement) pour voir si les conditions sont favorables au développement)
- Organiser des séances pratiques : les étudiants pourront être en groupe afin de présenter
certains matériels conçus par eux.
0.7. Évaluation des apprentissages
Comme évaluation, nous avons prévu ce qui suit :

 Un TP (coté sur 10 points) en groupe où l‟on demande aux étudiants de faire le rapport
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 3
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
(individuel) de la visite dans une école afin de contacter les enseignants pour qui leurs parlent
sur le service des inspecteurs sur : C2B, C3, F1, F2
NB : ce travail en groupe sera déposé sous deux formes : (Format papier qui sera validé par le
responsable du service ou bureau visité et format électronique envoyé individuellement)

 Un projet élaboré et présenté en atelier par groupe (cotée sur 10 points) de la séance
pratique sera aussi déposé sous forme imprimée.
 Une interrogation (cotée sur 10 points) qui portera sur la matière vue (théorie) pour
évaluer le niveau de compréhension des étudiants un questionnaire ouvert sera
administré aux étudiants qui doivent s‟exprimer librement.
 Un examen coté sur 10 points. Cet examen va porter sur l‟ensemble des matières vues.
0.8. Matériel d’enseignement-apprentissage (ressources)
 Ressources imprimées : Chaque étudiant doit posséder les notes de cours, en plus de sa
synthèse tirée des commentaires ou des explications de l‟enseignant en classe.
 Ressources en ligne : d‟où la nécessité d‟avoir chacun une adresse électronique
0.9. Emploi du temps :
 Première séance : séance de prise de contact avec les étudiants,
signature du contrat didactique. Introduction du cours, l'enseignant
donne une vue d'ensemble du cours, il présente l'objet du cours, la
définition, les objectifs, quelques notions sur l'historique du cours, le
premier chapitre sur GENERALITES SUR L’ADMINISTRATION ET LA GESTION
SCOLAIRE
 Deuxième séance et troisième séance: consacrée au Chapitre Deuxième : SYSTEME
EDUCATIF CONGOLAIS
 La quatrième séance abordera, au Chapitre Troisième : CONCEPTION PEDAGOGIQUE
DU MATERIEL DIDACTIQUE ;
 La Quatrième séance, cinquième et sixième séance sont est réservées à : l’INSPECTION
SCOLAIRE EN RDC.
0.10. Conditions de réussite (quelques conseils)
Pour permettre à l‟enseignant aux étudiants de développer les compétences attendues, ces
derniers sont tenus de suivre la ligne de conduite suivante :
- être réguliers dans toutes les activités organisées,
- ponctuels,
- disciplinés
- participer activement aux séances du cours.
Ainsi, Pour renforcer cette mesure, une fiche individuelle sera tenue par chaque étudiant et
signée par l‟enseignant à la fin de chaque séance, soit ou une liste de présence sera rempli par chaque
étudiant.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 4
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
0.11. Références Bibliographiques
 Mwenz wakyungu E, Pédagogie Universitaire, éd universitaire, CFPSE, UNILU 2016, P-P
42-4,
 PLAISANCE E. (1986), L‟enfant de la maternelle, la société, Presse Universitaire de
France, Preschool
 EPSP (2014), La loi cadre de l‟enseignement (RDC), Kinshasa
 EPST (2021), Normes de l‟enseignement préscolaire en rdc, Kinshasa
 EPST (2021), Programme d‟Enseignement Maternel, Kinshasa
 EPST (1991), ordonnance n°°91-231 du 15/08/1991
 Fuku Sala F. (2015), Gestion et Administration Scolaires, Formation continue des directeurs
d‟école primaire, Kinshasa
 MIALARET G. (1976), Les sciences de l‟éducation, Que sais(je, France
 TERRY G.R et Stephen FRANKLIN G. (1985), Principes du management, Paris, Ed.
Economica
 Gratien Mokonzi Bambanota (2012), Gratuité de l‟enseignement en RDC, Unikis
 Henri FAYOL et Kabeya Mathieu (2009) Planification de l‟éducation
 KIDINDA SHANDUNGO (2018), Séminaire de Management Scolaire, DEA, UPN
NB : Toute reproduction partielle ou totale de la présente publication est interdite sans
l’autorisation de son auteurs et son éditeur occasionnerait un délit ″Code de la propriété
Intellectuelle du 1er Juillet 1992).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 5
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chapitre Premier : GENERALITES SUR L’ADMINISTRATION ET LA GESTION

I. Définition des concepts


Il est impérieux qu‟avant toute chose de définir les concepts de base afin de permettre aux
lecteurs, curieux scientifiques d‟appréhender déjà le fond de la matière. Tout au long de ce chapitre,
nous allons aborder deux termes essentiels dont les communs de mortel ont toujours eu du mal à le
dissocier, il s‟agit de l‟administration et de la gestion.

I.1. L’Administration
Le concept administration n‟est pas une nouvelle conception. Il existe depuis que les êtres
humains travaillent en groupe. Il est né de souci de l‟homme de mettre de l‟ordre au sein d‟une
organisation.
Selon DWIGT WALDO, l‟administration est une sorte d‟efforts coopératifs de l‟homme,
l‟effort ayant un degré rationaliste.
Paul LAMBERT défini l‟administration comme étant la pratique efficace de toute technique,
méthodes et sciences permettant d‟améliorer le fonctionnement dans le rendement de l‟entreprise.
Selon KALENGA MWENZE, l‟administration désigne un ensemble « des activités dont le but est de
répondre aux besoins d‟intérêt général de la société (ordre public, bonne marche des services publics)
tels qu‟ils sont définis à un moment donné par l‟opinion publique et le pouvoir politique ».
Selon LAMBERT P., « l‟administration est la pratique efficace de toutes les techniques
permettant d‟améliorer le fonctionnement d‟une entreprise, en vue de meilleur rendement ».
Selon NEWMAN W., l‟administration comme une « machine, un immense appareil dont on ne
connait pas le fonctionnement, un ensemble complexe de cellule et rouage mystérieux assurant un
certaine nombre de fonctions ».
Selon MINOT J., et d‟ORSAI prennent « l‟administration comme une machine, un immense
appareil qu‟il faut guider, diriger, de contrôler les efforts des groupes et des individus vers un objectif ».
Pour Henri FAYOL, administrer au sens large et précis c‟est tout à la fois : prévoir,
organiser, commander, coordonner et contrôler :
 Prévoir : c‟est établir un plan du travail et s‟appliquer à le réaliser en y apportant de
modifications que l‟expérience et les faits nouveaux suggéreront ;
 Organiser : c‟est concevoir la forme à imposer au groupe pour la bonne organisation à faire.
C‟est pratiquer la version du travail et déterminer la hiérarchie ; C‟est garnir le cadre conçu,
recruter le personnel, achever de l‟instruire en faire avancer l‟élite. C‟est éliminer les non
valeurs tout en garantissant la stabilité de l‟ensemble ;
 Commander : c‟est faire entrer en fonction la machine par la mise en jeu de l‟autorité, de la
responsabilité, de l‟initiation de la discipline. Le commandement se répartit entre ceux qui ont
de l‟autorité u divers degré de la hiérarchie pour obtenir des subordonnées de meilleur
rendement. C‟est pour cela, celui qui commande doit :
1. Avoir une connaissance approfondie de son personnel (maitriser le psychologie
différentielle) ;
2. Éliminer les incapables ;
3. Bien connaître les conventions qui lient l‟entreprise à ses agents ;
4. Donner les bons exemples ;
5. faire des visites périodiques.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 6
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
C‟est aussi réunir ses principaux collaborateurs à des conférences où se prépare l‟unité.
C‟est chercher à faire régner dans le personnel l‟activité, l‟initiative et le dévouement. Dans ce cadre
FAYOL a limité en six (maximum) le nombre de subordonnées directs au chef ;

- Coordonner : c‟est faire fonctionner les relations extra-hiérarchiques des liaisons avec
l‟extérieur et liaison avec l‟intérieur du corps social ;

- Contrôler : c‟est exercer une surveillance générale et particulière afin que les activités
se déroulent selon le plan prévu et que les règles dictées soient judicieusement appliquées.

A la lumière de toutes ces définitions, on peut comprendre que l‟administration scolaire


comme étant l‟ensemble des techniques et des méthodes mises en œuvre pour faire fonctionner une
entité scolaire en vue de la réalisation maximale des objectifs poursuivis.

I.2. la gestion
Si le mot « gestion » semble être nouveau chez les communs de mortels, l‟acte de gérer
ne date pas d‟aujourd‟hui dit-on. Si nous prenons l‟exemple des vielles activités opéraient par nos
arrières grands-parents (pêche, élevage, agricole…) exigeaient toujours le travail en groupe dit-on.
Chacun de ces groupes furent dirigés par un meneur : « leader du groupe ». Etant visionnaires, chacun
d‟eux gérait son groupe dans un seul objectif, celui de maximiser sa production. (D. BASAMBOMBO ;
2021).
Cette prise de conscience, celle de prévoir, d‟organiser, de commander, de coordonner et
de contrôler mettait déjà en place un ensemble d‟opérations d‟administration des biens que
possédaient, un individu ou ce groupe d‟individus. Cette façon de faire correspondait à l'origine de
l'administration des organisations et renvoyait à la conduite des organisations. Dans ce cadre, la
gestion prenait des visages divers et recouvrait des problèmes multiples.

Du latin « gestĭo », le concept de gestion se réfère à l‟action et à l‟effet de gérer ou


d‟administrer. Gérer, c‟est prendre des mesures conduisant à la réalisation d‟une affaire ou d‟un souhait
quelconque. Et, administrer, c‟est gouverner, diriger, ordonner ou organiser.
Plusieurs auteurs ont défini le terme gestion, nous reprenons ici quelques-unes de
définitions :
- la gestion est un processus spécifique consistant en activités de planification,
organisation, d‟impulsion et de contrôle visant à déterminer et à atteindre des objectifs définis grâce à
l‟emploi d‟êtres humains et à la mise en œuvre d‟autres ressources. (G.R TERRY et Stephen G.
FRANKLIN ; 1985) ;
- La gestion au sens strict est définie comme étant la mise en œuvre, par un responsable
des ressources qui lui sont confiées, en vue d‟atteindre l‟objectif, en respectant un certain nombre de
règles pour lequel ces ressources ont été placé (Mayer J. ; 1978) ;
- La gestion est définie comme étant un processus par lequel on planifie, organise, dirige
et contrôle afin d‟atteindre les buts visés (Pierre G. et BERGERON ; 1984),
De ces définitions, nous retenons que le terme gestion concerne donc l‟ensemble des
procédures effectuées pour résoudre un problème ou réaliser un projet. La gestion est également la
direction ou l‟administration d‟une entreprise ou d‟une affaire.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 7
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Pour F. Fuku Sala (2015), pour le cas précis de l‟école, le terme gestion demande une
attention particulière et une vaste ouverture, compte tenu d‟un public varié et exigeant. Il faut
nécessairement prendre en considération un certain nombre de facteurs pour mieux assumer sa tâche,
à savoir : gestion de l‟emploi du temps, de l‟espace, du matériel, de la gestion du programme d‟études
et de formation, du type de situations d‟apprentissage, des apprenants, des enseignants, de
l‟introduction des innovations éducatives, du respect des textes et même souvent des éléments
extérieurs au système scolaire.
Dans le cadre de notre domaine, on parle de la gestion scolaire. Cette gestion est
chargée d‟organiser et d‟administrer les ressources dans une école de telle sorte qu‟il puisse être
possible de réaliser les objectifs définis dans ce cadre en fonction d‟une politique mise en place à partir
de son système éducatif et d‟un timing bien précis. Ce temps fait référence à un « cursus scolaire »1. Le
gestionnaire scolaire est le mandataire, est le gérant. Ce qui implique tout un ensemble d‟acte ayant
pour fin de chercher la cohérence, l‟honnêteté, l‟efficacité, l‟organisation et la prise des décisions dans
l‟exercice des fonctions administratives ; pédagogiques voire financières.

Pour KIDINDA SHANDUNGO (2018), dans la conception traditionnelle, la gestion scolaire


était considérée comme un ensemble des règles, des procédures, des directives et des mécanismes
qu‟il fallait respecter et faire respecter dans une école en rapport avec l‟organisation administrative et
pédagogique, et, son fonctionnement administratif et pédagogique. C‟est ainsi qu‟on peut comprendre
pourquoi toujours le brillant enseignant expérimenté qui était choisi pour assumer les fonctions du chef
d‟établissement. Cette vielle façon de faire continue à faire face jusqu‟aujourd‟hui dans notre système
éducatif.
La conception moderne (actuelle) de la conduite des affaires dans le domaine de
l‟enseignement se démarque de la conception traditionnelle en ce qu‟elle s‟appuie sur les
considérations modernes selon lesquelles : « une école est devenue une entreprise de service et de
production », de ce fait, elle s‟inscrit dans la poursuite des objectifs bien définis dans un plan élaboré à
cette fin, ainsi, son organisation et sa gestion doivent par conséquent être fondées sur les principes
scientifiques de management qui ont fait leur preuve dans d‟autres entreprises de service et de
production.
En RDC les cursus scolaires se présentent de manière suivante :
- Pour le niveau préscolaire : 3 ans
- Pour l‟enseignement de base : 6 ans + 2 ans - pour les humanités : 4 ans
- Pour l‟enseignement supérieur : 3ans + 2 ans + 2ans
En effet, dans ce cadre moderne, on fera appelle à la gestion par objectif qui renferme tout
un ensemble d‟éléments qui tendent à définir le mécanisme de mise en marche d‟une « école ». Cette
notion repose sur cinq piliers principaux que le gestionnaire scolaire doit rigoureusement appliquées, il
s‟agit de (d‟) :
1. Fixer les objectifs à atteindre en court, moyen et long terme
2. Définir les actions à entreprendre correspondant aux objectifs fixés
3. Fixer les voies et moyens pour atteindre les objectifs fixés
4. Assurer le suivi de la stratégie adoptée et contrôler sa mise en œuvre
5. Réagir face aux imprévus et prendre les mesures correctives nécessaires pour
maintenir le cap et atteindre les objectifs fixés.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 8
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
[Link] de gestion scolaire
Dans sa gestion, le chef d‟établissement gère deux domaines : le domaine administratif et
le domaine pédagogique (domaine technique):

1. Domaine administratif
Au niveau de l‟école, le domaine de la gestion administrative englobe : la gestion
administrative, la gestion de ressources humaines, la gestion matérielle ainsi que la gestion financière.

[Link] administrative :
Les progrès de la technique, de l‟informatique et des communications ont
considérablement facilité ces tâches, les transformant en routine et multipliant les possibilités
d‟adaptation et accumulées. Dans un système bureaucratique, la coordination des activités des
différents agents repose sur des règles impersonnelles et le rôle des personnels d‟encadrement qui
consiste principalement à transmettre les règles, à les adapter à la situation locale et à en vérifier
l‟application. Le chef d‟établissement est un maillon d‟une chaîne hiérarchique et est appelé à maitriser
ce domaine

[Link] des ressources humaines


La gestion des ressources humaines revêt une importance plus ou moins grande en
fonction des responsabilités exercées par le Chef d‟établissement dans le recrutement, la promotion,
la sanction et la formation des personnels. La gestion du personnel enseignant étant un enjeu crucial
mais complexe pour toute l‟école. Chaque chef d‟établissement doit tenir compte de ses besoins et de
sa capacité d‟accueil en respectant les instructions officielles pour établir une bonne gestion de son
personnel. Etant un outil de travail indispensable, Il permet de relier les différents acteurs, optimise les
processus « ressources humaines » par des règles et automatismes, et donne aux chefs
d‟établissement les indicateurs de pilotages pour faire concorder ses actions d‟apprentissage. Dans
certains pays, l‟intégralité de ces tâches est exercée conjointement par le conseil d‟école et le chef
d‟établissement.

[Link] financière
La gestion financière occupe une place non négligeable au sein de nos écoles, étant
donné qu'elle joue un rôle important dans la préparation, le suivi, le contrôle, ainsi que l'exécution de
certaines décisions de gestion. Pour ce faire, le chef d‟établissement doit faire recours à des données
de la comptabilité générale et à des outils d'analyse qui aident à détecter certains problèmes de
gestion et de servir d'outils prévisionnels pouvant orienter ses décisions en fonction de la taille de
l‟établissement et de l‟étendue de son autonomie financière, elle peut être d‟un degré de complexité
très variable.
Dans les établissements ou les chefs d‟établissement gèrent eux-mêmes la totalité de
leurs ressources, cette gestion peut se révéler très lourde. L‟établissement du budget, les commandes
et le paiement des factures, la paie du personnel de l‟établissement implique des charges en tous
points comparables à celles d‟une entreprise, petite ou moyenne. Elle est généralement le fait d‟un
personnel spécialisé, mais n‟en reste pas moins de la responsabilité du gestionnaire qui doit avoir un
minimum de compréhension de ces questions pour percevoir les enjeux et donner les directives
essentielles.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 9
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
[Link] matérielle
La gestion matérielle correspond à des fonctions secondaires mais absorbantes : Gestion
des locaux, gestion des équipements, gestion des activités annexes à l‟enseignement (cantines,
internats, etc.). Elles demandent souvent beaucoup de technicité. La plupart de ces fonctions peuvent
être déléguées à condition qu‟existent des ressources humaines en nombre et en qualification
suffisante dans l‟établissement.

2. Le domaine pédagogique ou technique :


Dans le cadre technique, on compte deux gestions qui sont la gestion pédagogique et la
gestion socioculturelle.

[Link] gestion pédagogique


La gestion pédagogique est relative à l‟ensemble des tâches dites pédagogiques qui
sont exercées dans un établissement scolaire, elles sont assez variées et ses frontières ne sont pas
précisément définies : le processus d‟apprentissage des élèves, activité centrale de l‟école, est
influencé par pratiquement tous les aspects de son fonctionnement.
Dans la plupart de cas, on considère que la gestion pédagogique concerne le contenu
de l‟enseignement, son organisation et ses méthodes, l‟évaluation des apprentissages des élèves et
de leur progression. Elle peut, pour une partie plus ou moins grande, être contrainte par des
décisions, des réglementations et des normes établies au niveau local, provincial ou national. Ici
encore une large palette de situations se rencontre quant à l‟autonomie de l‟établissement.
L‟autonomie pédagogique la plus large confie la responsabilité complète de la gestion
pédagogique à l‟établissement qui décide des programmes à enseigner, des méthodes à mettre en
œuvre, des modes de groupement des élèves, des modalités d‟évaluation de leurs apprentissages et
de l‟éventuelle individualisation de leurs parcours.
Un établissement dispose toujours d‟un minimum d‟autonomie pédagogique, même s‟il
existe des normes externes très strictes fixant les programmes, les méthodes d‟enseignement, les
modes d‟organisation et les règles d‟évaluation. L‟activité qui se déroule dans la classe relève de
chaque enseignant qui est nécessairement autonome dans les moyens qu‟il emploie dans son
enseignement.

[Link] socioculturelle
Le chef d‟établissement se pose un défi : celui de faire de l‟école un lieu
d‟épanouissement pour tous, il propose d‟adapter les structures de l‟école aux besoins des élèves,
quelles que soient leurs particularités. L‟école étant un cadre approprié dont l‟enfant doit développer
ses atouts culturels.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chapitre Deuxième : LE SYSTEME EDUCATIF

II. Notion
Un système est un ensemble structuré dont les divers éléments agissent les uns sur les
autres et font apparaitre les indicateurs de bon ou de mauvais état de ce système. Il est de même avec
le système éducatif qui est considéré comme un système de type particulier.
Un système éducatif est constitué de toutes les composantes et acteurs interagissant dans
l‟enseignement et la formation. Elle est entendue comme une unité complexe, formée de plusieurs
parties, assujetties à un plan commun ou servant un but commun.

[Link] système éducatif :


- Entretient une relation interactive et complexe avec ce qui se passe dans la société
dans son ensemble ;
- Reflète et influence ce qui se passe dans la société et les courants sociaux influencent
la politique d‟éducation et sa mise en œuvre ; - évolue lentement mais les classes changent vraiment.
Lafontaine, D., & Simon, M. (2009), l‟étude des systèmes éducatifs doit permettre de
comprendre le fonctionnement, les mécanismes et leurs effets, d‟identifier les points forts et les points
faibles des différents systèmes. Le fait que les différentes composantes soient en interaction et en
contexte explique pourquoi un simple transfert d‟une disposition particulière qui semble efficace ailleurs
n‟est pas une garantie de résultats.
L‟éducation étant une immense entreprise qui conçoit, réalise, diffuse « des produits » en
fonction de caractéristiques fixées par des textes officiels (instructions officielles, et programmes
scolaires) et dans un but bien déterminé (éduquer, instruire, préparer à la vie, former l‟esprit
scientifique, augmenter les valeurs scientifiques…). Dans ce cadre, l‟école est considérée comme l‟un
de ses sous-systèmes phares qui prend à son intérieur une partie des tâches à accomplir. C‟est à
travers elle que le système éducatif est souvent étudié ou évalué.

[Link] d’un système éducatif


Un système éducatif comme tous les autres systèmes comprend des entrées (les
éléments fournis par la société au système d‟enseignement), une boite noire qui comprend le traitement
des données (le processus enseignement/apprentissage), des sorties (les résultats réalisés) et un
feedback. Les sorties par cet effet retour, alimentent soit la boite noire soit les entrées, permettant à la
fois une adaptation du système aux conditions extérieures et une influence du système sur ces mêmes
conditions.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
[Link]éma d’un système éducatif

Entrée Sortie
Boite noire

Feedback
[Link]éments du système d’éducatif
Kabeya M. (2009), indique les éléments internes ainsi qu‟externes dans le système
éducatif. Car, pour lui, la vie d‟un système d‟enseignement est fondamentalement, conditionnée par la
logique interne, elle aussi très largement conditionnée par la logique externe et est très largement aussi
influencée par la pression, les contraintes et les exigences du milieu extérieur.
1. Flux d’entrée (fournis par la société au système d’enseignement)
▬ Capital de connaissance
▬ Produit de l‟économie (revenu, financement, matériels,
infrastructures)
▬ Valeurs et objectifs
▬ Contenu de l‟enseignement ;
2. Processus d’enseignement

- Objectifs et priorités
- Élèves et étudiant
- Administration
- Structure et emploi du temps
- Contenu ou programme
- Personnel
- Auxiliaires pédagogiques
- Bâtiments
- Technologie
- Contrôle
- Recherche
- Coût.
3. Système d’enseignement à la société
▬ Travailleurs dans l‟économie dirigent et novateurs, citoyens de la communauté locale
▬ Individus instruits, mieux équipés pour leur promotion personnelle et celle de la société en tant
que membres d‟une famille et mondiale participant au progrès culturels car l‟éducation aura
développé en lui :
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 12
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
• Les connaissances de base
• Les aptitudes intellectuelles
• Les facultés de jugement et de raisonnement
• Les idéaux attitudes et motivations
• Les sens de responsabilité
• Les compréhensions du monde
Part de l’école dans un système d’éducatif
L‟école a une part particulière dans le système éducatif, elle constitue le socle de toute
formation. Dans ce cas, elle représente une entreprise d‟un investissement en capital humain. En un
moment donné, l‟école est considérée comme le sous –système principal dans le système éducatif. Elle
est l‟élément majeur constitutif de la boite noire du système éducatif.
Pour y adhérer, les individus décident de la durée et du contenu de leurs études en
fonction de leurs coûts ainsi que des bénéfices qu'ils espèrent en retirer. De ces décisions résultent la
demande d'éducation. Le système éducatif est l'offre qui vient répondre à cette demande.
L'enseignement est conçu comme un processus de production de capital humain dont on peut analyser
l'efficacité, c'est-à-dire la façon dont les dépenses d'éducation sont traduites en résultats scolaires.

[Link]éristiques des systèmes éducatifs


Chaque pays du monde adopte pour l‟un ou l‟autre des caractéristiques des systèmes
éducatifs présentés sous dessous. Les plus importantes de ces différences dépendent de la durée de la
scolarité obligatoire d‟une part et de la méthode suivie pour diviser en classes ou étapes scolaires de
l‟autre. Ces deux variables permettent de définir trois types de systèmes. I1 existe bien entendu un
grand nombre d‟autres différences, mais elles sont mineures.
A. Système éducatif de type A
Dans le système de type A, la scolarité obligatoire s‟étend sur une période de huit, neuf ou
dix ans. Pendant cette période, l‟enseignement y est continu et polyvalent; il forme un tout indivisible,
indépendant de toute méthode de sélection ou d‟examen. Vient ensuite un cycle supérieur ou
secondaire, facultatif, d‟une durée de trois à cinq ans, certains établissements préparant aux études
supérieures, d‟autres donnant une formation professionnelle ou technique, d‟autres encore dispensant
un enseignement commercial, agricole, etc. ;

b. Systèmes de type B
Dans le système de type B la durée de la scolarité obligatoire est de huit ou neuf ans, ou
davantage ; elle comprend un enseignement primaire d‟une durée de cinq à six ans et un enseignement
secondaire du premier cycle qui dure trois ou quatre ans ou va jusqu‟à la fin de la scolarité obligatoire.
Le programme de l‟enseignement primaire est généralement le même pour tous ; au terme de celui-ci
intervient une sélection destinée à répartir les élèves entre des sections différentes au programme
spécifique. Ainsi, vers 11 ou 12 ans, les élèves sont déjà orientés vers le type d‟études qu‟ils
poursuivront ultérieurement. La période de scolarité obligatoire est suivie d‟un deuxième cycle de
l‟enseignement secondaire, facultatif, d‟une durée de trois ou quatre ans, dont l‟organisation correspond
à celle de la deuxième étape du type A ;

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 13
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
c. Systèmes de type C
Dans ce système qui est du type C, la scolarité obligatoire s‟étend sur cinq ou six ans.
L‟enseignement primaire occupe toute cette période qui est suivie d‟un enseignement secondaire du
premier cycle, facultatif, d‟une durée de trois ou quatre ans, dont l‟organisation est analogue à celle de
la deuxième étape des systèmes du type B. La plupart des pays ont adopté les systèmes d‟éducation
du type C ; il y en a quelques-uns du type B. D‟autre pays s‟en tiennent à une interprétation stricte du
principe de la scolarité obligatoire et l‟appliquent avec succès. Souvent, dans ces pays, il existe un
enseignement facultatif supplémentaire de deux ou trois ans que suivent 80 % environ des élèves qui
sans cela auraient quitté l‟école.
En outre, qu‟ils soient ou non du même type, les systèmes éducatifs diffèrent selon l‟usage
qu‟ils font des examens. Ceux-ci peuvent servir à certifier que l‟élève a terminé avec succès une étape
scolaire ; il est courant d‟utiliser ces résultats pour l‟admission à l‟étape suivante.
Certains systèmes exigent pourtant un nouvel examen pour l‟entrée dans le cycle suivant
ou dans une partie de celui-ci. Les arguments avancés en faveur des examens de sélection ou sélectifs
sont les uns d‟ordre pratique, les autres d‟ordre théorique :
- L‟argument d‟ordre pratique est qu‟il n‟y a qu‟un nombre limité de places et qu‟elles
doivent être accordées à ceux à qui elles profiteront le plus ;
- L‟argument théorique est que ceux qui accèdent à l‟étape suivante doivent avoir atteint
un niveau supérieur au minimum exigé pour la fin de l‟étape précédente.

Le premier de ces arguments est incontestable, mais le second est sujet à caution.
Quelles que soient les raisons invoquées pour justifier les examens, il est indubitable qu‟ils ont des
répercussions certaines sur l‟augmentation du nombre des abandons ou des redoublements.

[Link]és de l’éducation dans un système éducatif


Selon Mvudi M. (2011), le système éducatif offre à l‟éducation la mission de préparer les
enfants, les adolescents et les jeunes à la vie complète. Il nous faut donc expliciter ce but général de
l‟éducation. Beaucoup de système scolaire aujourd‟hui ne se contentent que de déterminer la formation
intellectuelle à donner aux enfants. Ils définissent et arrêtent le programme des cours sans préciser les
fins de l‟éducation. C‟est pourquoi, les écoles n‟ont toujours une idée forte claire du but qu‟elles
assignent à leur action éducative.
Cette absence de perspective et d‟orientation peut être à l‟origine de certains maux dont
souffre la société moderne. Il est évident que la formulation, même sommaire, du but que l‟on poursuit
en éduquant aide considérablement à faire face aux innombrables problèmes que soulève à chaque
pats la pratique indifféremment servir les bonnes et mauvaises causes.
Tout système d‟éducation formelle poursuit plusieurs finalités regroupées en trois
catégories à savoirs :

▬ Finalité culturelle ; - finalité sociale ;


▬ Finalité économique.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 14
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
1. Finalité culturelle
A travers le système éducatif, on arrive à transmettre les us et coutumes à l‟apprenant
d‟une société. Cette finalité comporte trois fonctions essentielles à savoir :

- 1ère fonction consiste à consacrer la culture du passé en affirmant son prestige ;


- 2ème fonction consiste à rendre les us et coutumes perpétuelle ;
- 3ème fonction d‟en doctriner la population selon les us et coutumes de la population
autochtone ;
Au niveau de l‟école, cette finalité est attribuée à l‟enseignement préscolaire. Ce dernier a
pour but : « d‟assurer l‟épanouissement de la personnalité de l‟enfant par une action éducative en
harmonie avec le milieu familial, social et environnemental » (loi-cadre n° 2014). Ceci est juste pour
aider l‟enfant, en collaboration avec sa famille, à acquérir de bonnes habitudes dans le processus de
maturation qui s‟opère durant cette période de la vie.
En effet, c‟est à cet âge où l‟on doit favoriser le développement de différentes facultés
indispensables pour faire de l‟enfant un bon citoyen qui va s‟intégrer dans la société de demain. C‟est
ainsi, les intérêts au niveau de l‟enseignement préscolaire sont gradues. Différemment de l‟école
primaire, chaque classe s‟est fixé un objectif comme nous le constatons ici.

- À l‟issue de sa formation, au premier niveau d‟enseignement maternel (M1), l‟enfant


sera capable de réaliser, essentiellement dans la langue du milieu, des productions autonomes
relatives à l‟hygiène corporelle, aux relations avec les autres et avec son environnement ;
- Au deuxième niveau d‟enseignement maternel (M2) : cette classe de la maternelle
amène l‟enfant à être capable de résoudre, dans la langue du milieu ou dans la langue d‟enseignement,
une situation de la vie courante relative aux problèmes de communication avec lui-même et avec les
autres, de soins d‟orientation et d‟acquisition des valeurs ;
- Au sortir de l‟école maternelle, soit au troisième niveau d‟enseignement maternel (M3),
l‟enfant qui l‟aura fréquenté avec succès sera capable de résoudre de façon autonome certaines
situations de la vie courante mettant en jeu les problèmes d‟hygiène, d‟environnement, de relations
humaines et de manipulations simples.
Partant ces objectifs, nous avons compris que la formation dispensée dans ces classes et
ces écoles favorise l'éveil de la personnalité des enfants, stimule leur développement sensoriel, moteur,
cognitif et social, développe l'estime de soi et des autres et concourt à leur épanouissement affectif.
C‟est ainsi pour sa réussite, l‟institutrice de la classe :
- Permettra à l‟enfant l‟exploration du milieu environnant et d‟être éduqué pour le monde à venir.
- Aider l‟enfant à s‟exprimer librement ;
- Éveiller la personnalité de l‟enfant et satisfaire sa curiosité ;
- Aider l‟enfant à découvrir le monde qui l‟entoure ;
- Apprendre à l‟apprenant à vivre en société ;
C‟est par ces objectifs qu‟on attache à développer chez chaque enfant l'envie et le plaisir
d'apprendre afin de lui permettre, progressivement, de devenir élève.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 15
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
2. Finalité sociale
L‟éducation est un fait social, elle joue le rôle de socialisation ou d‟intégration du point de
vue de la transmission des connaissances, de la valeur morale et de la catégorisation de pensées. Cela
signifie que les assignés à l‟enseignement seront toujours déterminés à l‟extérieur de l‟individu par la
société, et que les moyens mis en œuvre pour réaliser la socialisation ne seront jamais hétérogènes
par rapport à ceux que la société utilise plus tard pour maintenir les adultes dans le droit fil de ses
normes.
Il sied à retenir que la finalité sociale de l‟éducation1 :
- à introduit le droit de l‟éducation à tout homme ;
- Consacre l‟obligation de l‟enseignement élémentaire à tout enfant en âge scolaire ;
- Souligne l‟effet de sa gratuité. L‟accès aux autres niveaux étant ouvert aux membres en
fonction de mérite.
Cette disposition reste de strict respect aux pays signataires, membres de l‟organisation
des Nations Unies et reproduit dans leurs constitutions.
Dans la constitution congolaise, la gratuité de l‟enseignement est définie dans son article
43. Mais, ce concept « gratuité » reste flou dans de nombreux pays et l‟objectif complexe à mettre en
œuvre. De même, il n‟y a pas de consensus sur la définition du concept, retenu par le forum de Dakar
tenu en 2000 comme l‟un des objectifs de l‟éducation Pour Tous.
Qu’entend-on au juste par « gratuité » dans le domaine de l’éducation ?
En réponse à cette question, Gratien Mokonzi Bambanota (2015) répond : le terme
gratuité signifie “qui se donne pour rien, sans payer” il implique par conséquent l‟absence des frais de
scolarité pour les bénéficiaires (le cout direct de l‟éducation) et le financement de l‟enseignement par
des partenaires de l‟éducation autres que les familles (l‟Etat, les entreprises, les communautés, les
donateurs extérieurs, etc.) (le cout indirect de l‟éducation). Seul un financement accompli par ces
partenaires, épargnant donc les familles, permet de garantir le respect du droit de l‟élève à étudier et à
disposer des ressources pour étudier. On ne le dira jamais assez, l‟instauration des frais scolaires fait
de l‟éducation non un droit mais un privilège lié aux conditions socio-économiques des familles. D‟où, le
risque d‟effacer cet aspect social dans le domaine.

Quelques faits importants sur la gratuité de l’enseignement en RDC


La mise en application de la gratuité de l‟enseignement en RDC reste encore l‟objet de
plusieurs tergiver serifications tel que nous le constatons à partir des dates ci-dessous énumérées :
 1948 : mise en place des principes sur l‟éducation de base par les Nations Unis à travers la
charte de droit de l‟homme. Une charte ratifiée par la RD Congo. Introduction par la charte du
concept gratuite ;
 1992 : mise en place du projet de la constitution dans son article 40 et de la charte de
l‟éducation dans son article 33 par la conférence nationale souveraine : ces deux documents
proposent pour la première fois la gratuité de l‟enseignement primaire en RD Congo ;

1 Le 10 décembre 1948 : signature de la charte de droit de l’homme au siège des Nations Unies dans son article 26
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 16
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 la longue période de guerres traversée par la RDC de 1996 à 2003 a, tout naturellement, porté
un coup dur à son système éducatif, de sorte qu‟il n‟a pas été possible d‟imaginer la réalisation
de la gratuité de l‟enseignement, ni celle de l‟obligation scolaire ;
 Arrivé au pouvoir en 1997, le Gouvernement de Laurent Désiré
 Kabila, s‟est à peine contenté, dans son programme triennal, des déclarations
générales de ce genre : “Au niveau fondamental (enseignement préscolaire et
primaire), la politique consiste à promouvoir l‟éducation pour tous, c‟est-à-dire,
à assurer l‟accès à l‟éducation à tous les enfants en âge de scolarisation ;
 La Constitution de la transition politique, appliquée de 2003 à 2006, ne s‟est pas non plus
préoccupée de la gratuité de l‟enseignement ;
 C‟est la Constitution du 18 février 2006 qui a fondé l‟obligation scolaire sur la gratuité de
l‟enseignement primaire, reprenant ainsi l‟une des dispositions de la Constitution et de la
Charte de l‟éducation élaborées antérieurement par la Conférence nationale Souveraine En
disposant en son article 43 que “l‟enseignement de base est obligatoire et gratuit”, cette
Constitution a franchi une étape décisive dans la réalisation des objectifs de l'Éducation Pour
Tous ;
 Loi portant organisation et fonctionnement de l‟enseignement national, en remplacement de la
loi-cadre de 1986, a été élaborée par le Gouvernement et adoptée par le Parlement en 2011,
soit cinq années après la promulgation de la Constitution en vigueur ;
 Au-delà de la loi portant organisation et fonctionnement de l‟enseignement, le Président Joseph
Kabila a chargé, le 30 août 2010, le Gouvernement de la république de prendre toutes les
dispositions nécessaires pour rendre effective la gratuité de l‟enseignement primaire dans les
établissements publics dès la rentrée scolaire 2010-2011. Ces dispositions exigées par le chef
de l‟Etat revenaient essentiellement à l‟application de la gratuité en deux phases :
 la première phase concernerait uniquement les classes de 1ère, 2ème et 3ème
primaires de toutes les provinces de la RDC, à l‟exception des villes de
Kinshasa et de Lubumbashi ;
 la seconde phase interviendrait au cours de l‟année scolaire 2011-2012 et
couvrirait le reste des classes du primaire (4ème, 5ème et 6ème) de l‟ensemble du
pays, toujours à l‟exception de la province du Katanga et de la ville de
Kinshasa ;

 le 6 septembre 2010, les écoles ont ouvert les portes sans en avoir le même entendement sur
la gratuité de l‟enseignement et sans savoir exactement quoi faire pour la mise en œuvre de la
gratuité de l‟enseignement,
 le 20 septembre 2010, le Ministre adresse une lettre aux Gouverneurs des provinces dans
laquelle il indiqué des dispositions relatives aux frais de scolarité et aux manuels scolaires.
Quelques jours plus tard, le vice-ministre va écrire aux représentants légaux des Églises pour
expliquer la mise en œuvre de la gratuité de l‟enseignement primaire. Dans cette lettre, le plan
d‟application de la gratuité a été présenté et le concept spécifié de la manière suivante : “...par
gratuité, il faut entendre la prise en charge par l‟Etat de tous les frais scolaires directs, à savoir
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 17
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
le minerval, l‟assurance scolaire, les frais des imprimés, les frais administratifs (ou de
fonctionnement), les frais de promotion scolaire ainsi que les frais institués de fait par les
écoles dits frais de motivation. Il est donc entendu que la gratuité ne s‟applique pas aux frais
indirects notamment l‟achat des uniformes, des manuels et fournitures scolaires, les frais
d‟internat et le transport scolaire ;” constat réalisé en 2011, la gratuité de l‟enseignement n‟a
pas été étendue à toutes les classes du primaire au cours de l‟année scolaire 2011-2012, elle
s‟est plutôt bornée en 5ème année. Par ailleurs, même
 Si le Gouvernement supplée au manque à gagner provoqué par la suppression de la prise en
charge des enseignants de 5 premières années du primaire par les parents, on ne peut affirmer
que les dispositions prises par le Ministère de l‟EPST sont strictement d‟application dans les
écoles primaires. À la place des frais de prise en charge, d‟autres frais ont été imaginés par
plusieurs écoles. Cette situation conduit certains observateurs à affirmer qu‟après la gratuité
égale avant la gratuité ;
 Mois de juillet 2019, le 5ème président de la république nouvellement élu lance la gratuité de
l‟enseignement au niveau de l‟enseignement primaire avant même que son gouvernement soit
formé et investi au parlement. Ceci est pour lui sa promesse de campagne qu‟il compte cout à
cout à mettre en œuvre. Son avènement inaugure une autre aire :
 8 juillet 2019, il s‟est tenu sous la conduite du Secrétaire Général à l‟enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) avec les différents acteurs du secteur de
l‟enseignement primaire et secondaire une séance de travail axée sur la mise en œuvre de la
gratuité de l‟enseignement primaire sur toute l‟étendue du territoire national. Le principal
objectif était d‟harmoniser les vues sur les mesures d‟encadrement à mettre en œuvre en vue
de rendre effective la gratuité de l‟enseignement. Ceci permettra de produire un seul document
riche et cohérent prenant en compte les questions liées aux exigences relatives à la gratuité de
l‟enseignement primaire en RDC. Il s‟agit de :
• L‟évaluation précise du coût de l‟éducation ;
• La revalorisation des salaires des enseignants ;
• La suppression des frais scolaires supportés par les ménages pour leur prise en charge
par le Trésor public ;
• la suppression des frais liés au TENAFEP, en vue de leur prise en charge par le Trésor
Public
• la mise en œuvre de la gratuité de l‟éducation de base

▬ Le 2 septembre 2019, lancement officiel de la gratuité de l‟enseignement par le président de la


république l‟or d‟inauguration de deux écoles réhabilités (école Mokengeli/Kinshasa – Lemba et
l‟école des enfants des militaires de camps Tshashi) ;
- Constat : un imbroglio existe sur l‟interprétation de l‟article 43 de la constitution entre
différents partenaires. D‟une part, son excellence monsieur le ministre de l‟EPST qui selon lui, la
gratuité de l‟enseignement prônée par la constitution de la république fait mention uniquement de
l‟école primaire. Pour les autres partenaires notamment les parents des élèves (ANAPECO), cette
gratuité devrait se tendre jusqu‟en 8ème année. Finalement un arrêté du secrétaire général viendra
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 18
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
quelques mois plus tard mettre fin en précisent que « la gratuité de l‟enseignement ne concernait que le
niveau primaire et que chaque gouverneur de province devrait à son tour fixé les frais pour autres
niveaux d‟étude en tenant compte des réalités de sa province. Par conséquent :
• La prise en charge des frais concernant le TENAFEP est prise en charge totalement par l‟Etat ;
• Les frais scolaires sont payés seulement au niveau secondaire ;
• Les frais scolaires sont gérés totalement par le chef d‟établissement ;
• Les frais des bureaux gestionnaires récupérés à partir des frais scolaires sont supprimés ;
• Les écoles secondaires ne bénéficient pas des frais de fonctionnement ;
• La prise en charge des frais concernant l‟examen d‟Etat est pris en charge totalement par les
parents ;
• Aucun autre frais ne peut faire objet de discussion entre les parents et l‟école sous peine de
sanction.

3. Finalité Economique
La finalité économique consiste à préparer les individus à la vie professionnelle et à
adapter leur formation aux besoins de la société. En d‟autres termes, la finalité économique consiste à
donner à l‟individu entant que facteur humain de la production d‟être plus productif.
La finalité économique reconnait l‟importance de ressources financières qui sont
mobilisées au profit du secteur de l‟éducation et l‟exigence de la société en général et de l‟économie en
particulier à l‟égard du facteur humain.
Parler de la finalité économique s‟est de faire allusion directement au cout de l‟éducation
direct et du cout de l‟éducation indirect. Ces frais sont payés par les apprenants du niveau secondaire
et humanité, les universités et les centres de formations. Ceci permet d‟assurer une prise en charge
correct de l‟organisation des différents services liés à l‟enseignement.

Natures des Biens et des Dépenses de l’Education dans le système éducatif


L‟éducation formelle ainsi qu‟informelle est une activité qui produit des connaissances en
utilisant des ressources humaines, des ressources matérielles et des ressources financières que l‟on
peut consacrer à d‟autre activités.

Les connaissances produites par ces types d‟éducation sont des biens immatériels dont
la nature économique est double, à savoir : les biens de consommation et les biens de production.

- Est biens de consommation : l‟éducation est considérée comme bien de


consommation si la finalité n‟est pas économique ou professionnelle c‟est-à-dire si sa finalité est soit
culturelle, soit sociale ;
- Est biens de production : lorsque la finalité est économique, l‟éducation est
considérée comme bien de production. Les dépenses qu‟y sont affectées pour transmettre et acquérir
les savoirs ont aussi une double nature économique à savoir : les dépenses de consommation et les
dépenses d‟investissement.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 19
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
En faisant une nette séparation entre l‟éducation bien de consommation et dépenses de
consommation d‟une part et bien de production et dépenses d‟investissement de l‟autre, il y a un
danger, tout simplement :
1. Pour avoir éducation bien de production, il faut préalablement avoir une éducation bien
de consommation ;

2. La distinction entre éducation dépense de consommation et éducation dépenses


d‟investissement n‟est valable que pour l‟individu qui en bénéficie. Mais pour la société
et pour les parents, toutes dépenses effectuées par la société et ses enfants sont
considérées comme dépenses d‟investissement.
En résumé :

Finalités Structures Biens Dépenses

Culturelle Ecole maternelle Consommation Consommation

Sociale Ecole primaire

Economique Centre de formation Production Investissement


ou Université
professionnelle Niveau Secondaire

[Link] du système éducatif congolais


Le système éducatif congolais est sous la tutelle de six ministères chargés de :
- L‟enseignement primaire, secondaire et technique ;
- L‟enseignement professionnel ;
- L‟enseignement supérieur et universitaire ;
- Les affaires sociales « pour l‟alphabétisation des jeunes et adultes ;
- La santé « pour la formation des infirmiers » ;
- La jeunesse « pour la formation professionnelle des jeunes » .
Pour le ministère de l‟enseignement Primaire, Secondaire et Technique, au niveau
provincial, le gouverneur est en charge du contrôle administratif général. A ce niveau, le Secrétaire
Général est représenté par le Chef de Division Provinciale qui est sous le contrôle administratif du
gouvernement provincial par l‟entremise du ministre en charge de l‟éducation mais qui, pour les
questions techniques, relève du secrétariat général.
Au niveau de l‟enseignement primaire, secondaire et technique ainsi que de
l‟enseignement professionnel, le secrétariat général est représenté par le Chef de Division appelé «
PROVED ». En de sous du niveau provincial, il est représenté par les chefs de sous-division (sous-
Proved). Ce dernier dispose de trois services (le personnel et les finances, la pédagogie, et la
planification). A la base du système, toutes ces strates administratives convergent au niveau de l‟école.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 20
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Sur les dispositions pratiques, le système éducatif congolais regroupe deux types d‟écoles.
Les écoles publiques et les écoles privées.
- Sont établissements publics d‟enseignement : ceux créés par les pouvoirs publics et
gérés soit directement par eux-mêmes, soit par des personnes physiques ou morales ayant reçu
mandat suivant des modalités déterminées par les pouvoirs publics. Nous dégageons les
établissements gérés et créés par l‟Etat directement qui sont des écoles non conventionnées ou
officielles. Tandis que les écoles sous le régime sont des écoles conventionnées. Il s‟agit des écoles
protestantes, catholiques, Kimbanguistes et musulmanes.

Convention entre églises et l’état


Le 26 février 1977, l‟Etat a signé une convention de gestion des écoles avec les quatre
principales confessions religieuses (catholique romain, protestante, kimbanguiste et islamique) selon
laquelle d‟une part ces écoles devenaient les écoles conventionnées et celles-ci devaient fournir un
enseignement conforme aux directives du gouvernement de l‟autre part. Les directives fixées
concernent les programmes scolaires, les normes en matière de taille des classes, les qualifications et
les salaires des enseignants ainsi que le système d‟évaluation.
Il faudra noter que la convention est signée pour une durée indéterminée mais avec une
évaluation à mi - parcourt. La première évaluation intervient trois ans après la période de la signature, la
deuxième, sept ans plus tard et la dernière avant de laisser la totalité de la gestion à l‟église intervient
dix ans plus tard.
Après évaluation de la convention par les différents partenaires, il a été constaté que la
convention était devenue obsolète, inadaptée et anachronique, à la suite de multiples mutations sur le
plan tant juridique que sociopolitique, voire religieux et devait absolument être modifiée. C‟est ainsi, une
nouvelle signature est intervenue le 11 novembre 2022 entre les églises et l‟Etat.
Contrairement à ce qui a été écrit dans le préambule de l‟ancienne version de la
convention scolaire, la nouvelle version ne liera exclusivement que l‟Etat congolais aux confessions
religieuses, en termes de partenariat. Elle n‟est pas ouverte aux personnes physiques ou morales qui
sont libres de créer des établissements privés agréés.
La nouvelle Convention de gestion des établissements publics d‟enseignement maternel,
primaire et secondaire et technique vient mettre les choses au clair notamment sur la gratuité de
l'enseignement que plusieurs écoles conventionnées ont du mal à appliquer la mesure. Cette
convention vient de donner un nouveau départ qui va marquer un déclic dans l‟administration scolaire,
dans la façon que désormais l‟Etat va collaborer avec les confessions religieuses et de gérer les écoles.
- Sont établissements d‟enseignement privés agréés : ceux créés à l‟initiative des privés,
personnes physiques ou morales et gérés par eux-mêmes et soumis par le contrôle de l‟État.

Différentes directions du Secrétariat Général de l’EPST


N° Secrétariat général et des Directions
1. Secrétariat général
2. Direction des Services centraux
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 21
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
3. Direction de l‟Administration de l‟enseignement général et normal
4. Direction de l‟enseignement technique et formation professionnelle
5. Direction des programmes scolaires et matériels didactiques
6. Direction de la planification et statistiques scolaires
7. Inspection Générale
8. Direction des relations internationales
9. Direction de l‟imprimerie pilote
10. Direction de l‟organisation et de l‟informatique
11. Direction de l‟Administration de l‟Education pour tous
12. Direction de la Reforme et des innovations éducatives
13. Direction du test national de fin d‟étude
14. Direction de l‟éducation à la vie familiale et en matière de population
15. Direction des jeux, loisirs et sports scolaires
16. Direction des infrastructures scolaires
17. Direction des pensions et rentes
18. Direction du service de contrôle de la paie des enseignants
19. Direction de l‟Administration de l‟enseignement spécial
20. Direction de l‟Administration de l‟enseignement privé
21. Direction de l‟observation du partenariat éducatif
22. Direction de l‟équipe nationale du projet

[Link] et hiérarchisation du secteur scolaire en RDC


Le secteur éducatif congolais fonctionne du haut en bas, soit du ministère à l‟école. Tandis
que l‟ossature scolaire en RDC va de bas en haut, soit de l‟enseignement maternel à l‟enseignement
supérieur.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 22
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Organisation scolaire

[Link] préscolaire
L‟enseignement préscolaire est relatif à la période qui précède celle de la scolarité
obligatoire. Une période appropriée à la formation des enfants qui n‟ont pas atteint l‟âge de la scolarité
obligatoire qui est de 6 ans.
En république démocratique du Congo, l‟enseignement préscolaire est organisé à des
sections différentes et non complémentaires à savoir : l‟école maternelle, l‟espace communautaire
d‟éveil et la classe pré-primaire. Chacune d‟elles fonctionne d‟une manière autonome, mais converge
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 23
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
vers le même objectif celui d‟assurer l‟épanouissement de la personnalité de l‟enfant en préparant son
entrée à l‟école primaire.

Principes du fonctionnement de l’enseignement préscolaire


Déjà en 1886, Pauline Kergomard cité par D. Basambombo (2021) proposait des idées
très avant–gardistes à propos du fonctionnement de l‟enseignement préscolaire. Elle a mis un accent
particulier sur :
1. Le respect du petit enfant ;
2. D‟exercice pas trop scolaire ;
3. Le jeu comme forme naturelle de l‟activité du petit enfant ;
4. L‟approfondissement de la psychologie de l‟enfant ;
5. L‟adaptation des locaux d‟accueil et du mobilier.
Elle sera complétée plus tard par Alonde-Graton (2003) qui lui fixe dans ces recherches
axées sur la petite enfance les huit (08) prémisses philosophiques et théoriques y compris la façon
active d‟apprendre des jeunes enfants. Ces principes forment la base sur laquelle peuvent s‟appuyer
toutes les actions au niveau de l‟enseignement préscolaire. Il s‟agit de :

- Principe 1, l’enfant : chaque enfant est unique et créatif. L‟enfant est le premier agent de ses
apprentissages et est capable de faire des choix. Il apprend mieux lorsqu‟il exploite, manipule et
expérimente, ses apprentissages deviennent alors significatifs ;
- Principe 2, le développement l’enfant : le développement du jeune enfant est un processus
progressif, continu et interactif. Chaque enfant se développe à un rythme qui lui est propre. Bien que
le milieu et l‟hérédité soient des facteurs déterminants dans son développement, l‟enfant construit sa
personnalité et son unicité au travers ses expériences sociales et scolaires.
- Principes 3, les parents : les parents sont les premiers éducateurs de leur enfant. Ils sont
partenaires indissociables de toute intervention à la maternelle. Leur implication et collaboration
avec l‟école a une influence positive sur l‟attitude de l‟enfant à l‟égard et de son rendement scolaire
tout on long de son parcours scolaire ;
- Principes 4, la monitrice : l‟éducatrice offre des occasions d‟apprendre appropriée tout en
respectant le développement de l‟enfant dans le contexte de différenciation par son observation et
son objectivation, elle soutient l‟enfant. Elle s‟assure d‟informer les parents des progrès et des
besoins de leur enfant. Elle met en application les principes pédagogiques de l‟enseignement en
contexte linguistiques minoritaire.
- Principes 5, le jeu : la pédagogie du jeu est le moyen d‟apprentissage privilégié à la maternelle car
c‟est par le jeu que l‟enfant apprend. Les enfants apprennent le mieux par le jeu et par les biais de
leurs relations sociales et affectives avec les autres enfants.
- Principe 6, le domaine d’apprentissage : l‟interdisciplinarité est au cœur de la maternelle. Les
résultats d‟apprentissage des domaines d‟apprentissage doivent être présentés selon une approche
interdisciplinaire, c.à.d. qu‟ils soient intégrés de sorte à créer un tout et présentés de façon globale
et holistique à l‟enfant.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 24
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Principe 7, la transition : la maternelle avec son équipe-école focalise la transition de l‟enfant entre
sa famille et l‟école. La transition doit donner le goût à l‟école et aux apprentissages un peu plus
formels afin que les enfants puissent continuer à apprendre et à vivre de succès. La maternelle
favorise l‟intégration à la communauté et respecte les fondements de l‟inclusion scolaire.
- Principe 8, l’émergence physique : la maternelle assure un environnement séculaire pour l‟enfant
pour l‟enfant comprenant des matériaux riches et stimulants qui contribuent directement au
développement global de l‟enfant. L‟émergence par centre d‟apprentissage est une structure qui
permet d‟organiser la classe et qui aide l‟enfant à développer son autonomie et à construire ses
apprentissages.

Mission de l’enseignement préscolaire


L‟enseignement préscolaire a pour mission d‟aider chaque enfant à grandir, à conquérir
son autonomie et à acquérir des attitudes et des compétences qui lui permettront de construire les
apprentissages fondamentaux en lecture, écriture et mathématique. Il s‟appuie sur la capacité
d‟imitation et d‟invention de l‟enfant, si vive à cet âge, et sur le plaisir de l‟action et du jeu. Il multiplie les
occasions de stimuler son désir d‟apprendre, de diversifier ses expériences et d‟enrichir sa
compréhension. Il est attentif à son rythme de développement et à sa croissance.
Bien que cet enseignement ne soit pas obligatoire puisque, du point de vue légal,
l‟obligation scolaire ne commence qu‟à l‟âge de six ans. En RDC, les Etats généraux de l‟éducation qui
ont eu lieu à Kinshasa du 19 au 29 janvier 1996, ont pu lever l‟option pour l‟organisation et la
généralisation de cet enseignement à travers le pays. Cette décision a été motivée par le fait que la
période de 2 à 6 ans stimule les aptitudes des enfants du point de vue cognitif, affectif et psychosocial
afin que ceux-ci prennent un bon départ dans la vie et qu‟ils abordent l‟enseignement primaire avec
toutes les chances de la réussite.
Objectif de l’éducation préscolaire
Pour arriver à une bonne préparation enfantine, l‟enseignement préscolaire s‟est doté de
défis à relever. Ici, nous tenterons de fixer quelques objectifs de certains auteurs et aussi celui assigné
par la république démocratique du Congo :
G. MIALARET (1975)
▬ Assurer l'épanouissement de la personnalité (satisfaction des besoins intellectuels,
cognitifs, de créativité et d'indépendance);
▬ Répondre aux besoins émotionnels et affectifs de l‟enfant ;
▬ Donner les soins aux enfants ou aider leurs mères ;
▬ Répondre aux besoins de l'enfant de s'exprimer par le langage ;
▬ Assurer un préapprentissage ou l'adaptation de l'enfant à l'école élémentaire ;
▬ Faire acquérir des notions morales ou religieuses, patriotiques et civiques.
S. MUKABAHIZI (2007)
Mukabahizi montre que les lois organiques et scolaires ainsi que les règlements généraux
sur l'éducation stipulent que l'éducation préscolaire a comme objectifs spécifiques de socialiser l'enfant

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 25
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
de 3 à 6 ans, éveiller les sens de l'enfant, éveiller la psychomotricité, contribuer à l'épanouissement
total de l'enfant et préparer l'enfant à l'école primaire ;

E. PLAISANCE (1986)
La formation de la personnalité, la maitrise du corps et du langage oral, utilisation des
diverses capacités d'expression par le dessin, le chant, les travaux manuels, la formation de la réflexion
et du raisonnement sont des objectifs visés par l'éducation préscolaire.

La loi cadre de l’enseignement de 2014 (RDC)


Objectif au niveau préscolaire en RDC est celui d‟« assurer l’épanouissement de la
personnalité de l’enfant par une action éducative en harmonie avec le milieu familial, social et
environnemental »
Dans le programme d‟enseignement maternel en RDC Chaque classe se fixe un objectif
qui converge vers l‟objectif général tel que défini dans la loi cadre de l‟enseignement.
- À l’issue de sa formation, au premier niveau d’enseignement maternel (M 1), l’enfant
sera capable de réaliser, essentiellement dans la langue du milieu, des productions autonomes relatives
à l’hygiène corporelle, aux relations avec les autres et avec son environnement ;
- Au deuxième niveau d’enseignement maternel (M2) : cette classe de la maternelle
amène l’enfant à être capable de résoudre, dans la langue du milieu ou dans la langue d’enseignement,
une situation de la vie courante relative aux problèmes de communication avec lui-même et avec les
autres, de soins d’orientation et d’acquisition des valeurs.
- Au sortir de l’école maternelle, soit au troisième niveau d’enseignement maternel (M 3),
l’enfant qui l’aura fréquenté avec succès sera capable de résoudre de façon autonome certaines
situations de la vie courante mettant en jeu les problèmes d’hygiène, d’environnement, de relations
humaines et de manipulations simples.
Pour atteindre ces objectifs qu‟on attache à développer chez chaque enfant l'envie et le
plaisir d'apprendre afin de lui permettre, progressivement, de devenir élève, l‟instituteur de la classe
doit :

1. Permettra à l‟enfant l‟exploration du milieu environnant et d‟être éduqué pour le monde


à venir ;
2. Aider l‟enfant à s‟exprimer librement ;
3. Éveiller la personnalité de l‟enfant et satisfaire sa curiosité ;
4. Aider l‟enfant à découvrir le monde qui l‟entoure ;
5. Apprendre à l‟enfant à vivre en société ;
6. Préparer l‟enfant à l‟entrée à l‟école primaire.
Normes de l’enseignement préscolaire en RDC
Dans le but d‟offrir aux enfants congolais une éducation de qualité pour un développement
holistique et harmonieux ainsi qu‟une meilleure préparation pour une bonne intégration à
l‟enseignement primaire, conformément à la loi cadre de l‟enseignement National du 11 février 2014, le
Ministère de l‟enseignement Primaire, Secondaire et Technique a produit à l‟intention des opérateurs
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 26
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
du secteur éducatif congolais un recueil des normes à mettre en place pour le bon fonctionnement de
l‟enseignement préscolaire en RDC. Ces normes se réfèrent aux objectifs du développement durable
(ODD) sont réparties en six domaines différents qui sont :

- Domaine 1 : éducation
- Domaine 2 : participation communautaire
- Domaine 3 : santé et nutrition
- Domaine 4 : environnement scolaire
- Domaine 5 : protection
- Domaine 6 : ressource
(Recueil de normes de l‟enseignement préscolaire en RDC ; 2020)

1. Enseignement de base
Selon le cadre d‟action de Dakar (conférence de 2000), l‟éducation de base englobe
toutes les acquisitions des compétences essentielles de la prime enfance, aux jeunes et aux adultes.
Pour Psachapoulos, G (2007), l‟enseignement de base consiste à savoir lire, écrire,
compter, calculer, communiquer et résoudre des problèmes. Pour l‟Unesco (2007), l‟enseignement de
base est normalement conçu sur la base des unités ou des projets destinés à dispenser aux élèves une
bonne formation de base à la lecture, écriture, au calcul ainsi que des connaissances élémentaires
dans d‟autres matières.
L‟éducation de base constitue le socle des compétences, des savoir, des savoir-faire et
des savoir être sur lesquels reposent tous les apprentissages et toutes les formations, quelles qu‟elles
soient, repose. Ce sont donc les „bases‟ dont a besoin tout élève, qu‟il continue sa formation ou qu‟il
s‟engage dans la vie professionnelle.
Dans le système éducatif congolais, la République Démocratique du Congo s‟est inscrite
dès 2010 dans ce mouvement. Et c‟est dans la Loi-Cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de
l‟enseignement National que le concept de l‟éducation de base va être officiellement introduit : «
Chapitre III, Section 1,
Article 10 : l’éducation de base pour tous est l’ensemble de connaissances acquises par
l’enfant dès le niveau primaire jusqu’au secondaire général. Elle s’articule en l’enseignement primaire et
les deux premières années du secondaire. Elle assure à tous les enfants un socle commun des
connaissances et donne à l’enfant un premier niveau de formation générale.
Structure de L’enseignement de Base

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 27
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Comme vient de démontrer le schéma sous, l‟enseignement de base est subdivisé en
de deux cycles : le cycle primaire et le cycle terminal de l‟enseignement de base

a. Cycle primaire
Le cycle primaire assure une formation de base et générale. Il a pour mission notamment
de préparer l‟enfant à s‟intégrer utilement dans la société en lui apprenant à lire, à écrire, à calculer et à
s‟exprimer, et aussi, à poursuivre des études ultérieures. Il est obligatoire et gratuit. Sa durée est de six
ans, organisé en deux cycles de trois ans chacun. Sa sortie est couronnée par un certificat de fin
d‟études primaires accordait sur la base d‟une évaluation des résultats en classe et des notes de l‟élève
à une évaluation nationale (TENAFEP).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 28
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Est admis, en première année du cycle élémentaire de l‟enseignement primaire, tout
enfant qui aura atteint l‟âge de six ans révolus à la date de la rentrée scolaire ou au plus tard trois mois
après cette date.
Toute personne âgée de plus de 18 ans qui n‟a pas pu accéder à l‟enseignement primaire
à la suite de la défaillance de ses parents ou tuteurs, ou pour toute autre raison, peut bénéficier à tout
moment de cette formation assurée sous la forme d‟éducation non formelle.
b. Cycle terminal de l’enseignement de base
Le cycle terminal de base est la suite logique de l‟école primaire. Il est organisé avec deux
classes, la7ème et la 8ème. Il est attaché dans une école secondaire avec des enseignants qualifiés. La
fin est justifiée par la passation d‟un test d‟orientation pour le secondaire.

2. Enseignement secondaire
L‟enseignement secondaire a pour but de faire acquérir à l‟élève les connaissances
générales et spécifiques afin de lui permettre d‟appréhender les éléments du patrimoine culturel
national et international. Il a pour mission de développer en l‟élève l‟esprit critique, la créativité et la
curiosité intellectuelle et de le préparer soit à l‟exercice d‟un métier ou d‟une profession, soit à la
poursuite des études supérieures et/ou universitaires s‟il en manifeste l‟intérêt et en a les aptitudes. Il
les humanités générales et les humanités techniques, le secondaire général ayant été classé dans le
cycle de l‟enseignement de base.

- Les humanités générales s‟organisent en deux ans de cycle inférieur et deux ans de
cycle supérieur ;
- Les humanités techniques et professionnelles s‟organisent en cycle court et cycle long.
Elle est fixée par voie réglementaire. Elle porte notamment sur : les filières de
l‟enseignement technique et professionnel relevant de divers secteurs de l‟emploi ; les
dispositions relatives à la transversalité entre filières notamment : méthodes,
équivalences et passerelles ; les modalités d‟élaboration, de validation et d‟évaluation
de leurs programmes d‟études, et les dispositions relatives à la certification en fin de
cycle. Sa durée du cycle court et du cycle long est respectivement de trois et de quatre
ans.
- La formation technique et professionnelle a pour mission de former les techniciens
qualifiés en étroite adéquation avec les besoins réels de l‟économie locale et nationale.
Elle comprend :
- les écoles ou instituts de formation technique ou professionnelle d‟une durée d‟études
de quatre ans comprenant les périodes de stage
- les écoles normales d‟instituteurs d‟une durée d‟études de quatre ans comprenant les
périodes de stage ;
- les écoles ou instituts d‟enseignement médical d‟une durée d‟études de quatre ans
comprenant les périodes de stage.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 29
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
La loi cadre de l‟enseignement suggère à tout enfant déscolarisé au niveau primaire ou
secondaire soit orienté vers les écoles de formation professionnelle où il bénéficie d‟une formation
personnalisée et/ou spécifique dans les établissements spécialisés.
Nomenclature des sections et options au niveau secondaire organisées en RDC Tableau
n° : Nomenclature des sections et options au niveau secondaire organisées en RDC.

SECTIONS OPTIONS
Littéraire Latin philosophie
Latin grec
Latin mathématique
Scientifique Math-physique
Chimie biologie
Pédagogie Pédagogie générale
Normale
Education physique
Technique commerciale Commerciale et administrative
secrétariat
Technique sociale Secrétariat informatique
Commerciale informatique
sociale
Technique arts plastiques Peinture
Sculpture
Céramique
Métal battu
Décoration
Technique arts et métiers Coupe et couture
Hôtellerie et restauration
Hôtesse d‟accueil
hébergement
Technique Agricole Agriculture
Vétérinaire
Foresterie
Pèche

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 30
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Industries alimentaires
Nutrition
Technique arts dramatiques Musique
Arts dramatiques
Technique industrielle Mécanique agricole
Mécanique générale
Mécanique machine-outil
Electricité
construction
Chimie industrielle
Electronique industrielle
Imprimerie
Commutation
Radio transmission
Métrologie
Aviation civile
Mécanique dessin
Hydro pneumatique
Petro chimique
Mécanique automobile
Construction métallique
Froid industriel et ménager

3. Enseignement supérieur et universitaire


L‟enseignement supérieur et universitaire comporte deux cycles dont le premier est de
trois ans (cycle de graduat) et le second de deux ans (cycle de licence). Son entrée est conditionnée
par l‟obtention d‟un Diplôme d‟Etat qui sanctionne la fin du cycle long des études secondaires, ce
diplôme tient compte des résultats d‟un examen national (Exétat). Des concours d‟entrée sont
organisés pour des élèves n‟ayant pas obtenus 60% des points aux examens d‟Etat. Notons que
l‟enseignement professionnel secondaire ne permet pas d‟accéder à l‟enseignement supérieur.
Les diplômés de chacun de ces cycles sont revêtus du grade dont les appellations sont
fixées par un Décret du Premier Ministre délibéré en conseil des ministres sur proposition du Ministre
ayant l‟enseignement supérieur et universitaire dans ses attributions après avis du Conseil académique
supérieur.
L’enseignement supérieur et universitaire a pour mission de :

1. Promouvoir l‟esprit d‟initiative et de créativité en vue de rendre service à la communauté ;


2. Doter le pays des cadres supérieurs ;

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 31
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
3. Contribuer au développement de la société par une recherche scientifique organisée en
fonction de ses problèmes ;
4. Promouvoir la culture nationale tant par la sauvegarde et la valorisation de ses traditions que
par la diffusion des nouvelles connaissances ;
5. Promouvoir l‟écrit et la lecture par la revalorisation des supports de la mémoire collective.
L‟enseignement supérieur et universitaire comprend les instituts supérieurs, les écoles
supérieures et les universités.
Les Instituts De L’enseignement Supérieur

L‟enseignement supérieur a pour mission de former les cadres de haut niveau, spécialisés
pour l‟exercice d‟une profession ou d‟un métier, notamment dans les secteurs prioritaires qui sont
l‟éducation, la santé, l‟agriculture, la technologie, la gestion et les arts. il comprend :

 les instituts supérieurs techniques;


 les instituts supérieurs techniques artistiques ;
 les instituts supérieurs technologiques ;
 les instituts supérieurs pédagogiques ;
 les instituts supérieurs pédagogiques et techniques ;
 les écoles supérieures.
Les instituts supérieurs techniques, artistiques et technologiques
Ont pour mission de:
 Former des cadres spécialisés dans le domaine des techniques et technologies
appliquées notamment dans les secteurs de la santé, de l‟agriculture, de l‟éducation, de la gestion, des
arts, des métiers, des
Bâtiments, des travaux publics et de l‟industrie;
 Organiser la recherche en vue de l‟adaptation des techniques et technologies nouvelles
aux conditions spécifiques du pays ;
 Encourager la promotion et le rayonnement des arts et des métiers.
Les instituts supérieurs pédagogiques ont pour mission de :
- Former les enseignants qualifiés du secondaire dans toutes les disciplines de formation
générale, technique, artistique et professionnelle ;
- Organiser la recherche dans le domaine de la pédagogie appliquée afin d‟améliorer la
qualité de l‟enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel ;
- Vulgariser les résultats de la recherche notamment par la production et la diffusion des
manuels scolaires adaptés.
Les écoles supérieures, elles assurent des formations de haut niveau dans un vaste
éventail de disciplines. Elles ont pour mission de :

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 32
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Former des cadres de haut niveau dans divers secteurs en fonction des
besoins réels de la société ;
- Organiser la recherche appliquée, orientée vers des solutions aux problèmes
spécifiques des domaines de leur création ;
- Assurer les services à la communauté.
L’enseignement universitaire a pour mission de :
- Former des cadres de conception capables de contribuer à la transformation
qualitative de la société ;
- Contribuer à l‟évolution de la science par l‟organisation de la recherche
fondamentale et appliquée orientée vers le développement ;
- Assurer et promouvoir la diffusion des résultats de la recherche.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 33
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chapitre Troisième : INSPECTION SCOLAIRE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Comme en nécessite dans l‟exercice normal de la fonction éducative, conformément à
l‟ordonnance n°°91-231 du 15/08/1991 portant règlement d‟administration relatif au corps des
inspecteurs de l‟enseignement primaire, secondaire et professionnel, le rôle du corps des inspecteurs
de l‟enseignement est de contrôler et de promouvoir l‟enseignement national.

Aperçu historique de l’inspection scolaire en rd Congo

a. Epoque coloniale
Au début de son œuvre coloniale, la Belgique avait conclu des nombreux accords, avec le
saint siège d‟ abord puis que c‟est lui qui avait le monopole de système éducatif. Puis avec la différente
congrégation missionnaire, en suite avec les différents réseaux d‟enseignement. Pour coordonner les
diverses composantes de l‟éducation avec objectif de maintenir l‟unité territoriale. Ces accords
se limitaient à fixer la condition de subvention des écoles par l‟État, à savoir les critères d‟effectif,
d‟organisation, de qualificatif du personnel, de programme scolaire, de qualité d‟enseignement, etc.
On retiendra, cependant que la première évocation coloniale de l‟appellation « inspecteur »
date de 1923 ; ce qui laisse entrevoir une ébauche d‟une organisation du service de l‟inspection en
cette année-là. Mais il faut attendre la date du 13 mai 1940 pour voir organiser administrativement
l‟inspection de l‟enseignement primaire et secondaire après avoir confié à l‟église catholique la quasi-
monopole de l‟enseignent jusqu‟‟ aux année 1950. Celle-ci avait organisé un service d‟inspection
interne pour le meilleur fonctionnement de ses écoles. C‟est de là qu‟est apparue la dénomination du «
père inspecteur ». La Belgique avait, ce faisant, posait sur les rails solides de train inspectorat. Les
Belges ne pouvaient pas se priver d‟avoir un œil vigilant sur ce secteur.
L‟inspection devenait indispensable, elle était le gendarme appelé à veiller au respect de la
condition pre-rappeleès et établir des rapports périodiques en vue d‟amener l‟Etat à donner des
subventions aux écoles répondant aux normes éditées.

b. Organisation de l’inspection scolaire pendant la colonisation


Pendant la colonisation, l‟inspection scolaire était organisée par l‟Etat et les congrégations
missionnaires catholiques et protestantes. Les inspecteurs publics visitaient des écoles officielles et
pouvaient aussi se rendre dans les écoles libres subsidiées, tenues par les missionnaires, Mais les
inspecteurs missionnaires n‟avaient pas le droit de contrôler les écoles officielles. Au niveau de
l‟enseignement secondaire, l‟inspection scolaire relevait exclusivement delà
compétence des inspecteurs officiels. Ceux –ci dépendaient de l‟inspecteur en chef titulaire d‟une sous-
division au sein du gouvernement général.

c. Inspection scolaire après l’indépendance


Apres l‟indépendance, les inspecteurs missionnaires catholiques, protestante et
kimbanguistes continuaient à contrôler les écoles de leurs réseaux respectifs. Ils transmettaient les
rapports d‟inspection au ministère de l‟éducation nationale par le canal de leurs bureaux installes à
Kinshasa. Ces bureaux furent les bureaux de l‟enseignement catholique (BEC) pour les catholique, le
bureau de

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 34
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
L‟enseignement protestant (BEP) pour les protestants et en fin le bureau de
l‟enseignement kimbanguiste (BEK) pour les kimbanguistes.
Embryonnaire à l‟époque coloniale, l‟inspection scolaire a fonctionné aux premières
années de l‟accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté internationale avec
quelques inspecteurs congolais pour l‟enseignement primaire et une poignée de Belges pour le niveau
secondaire.
En 1964, l‟ordonnance n° 214 du 29 juin en ré-visitation de l‟ordonnance n° 52 du 17 juillet
1961 vient organiser l‟inspection de l‟enseignement primaire en fixant les conditions d‟accès au grade
d‟inspecteur. Ladite ordonnance relève dans son article 1er que la fonction des inspecteurs du primaire
était exercée par un corps et comportait trois grades (l‟inspecteur adjoint, l‟inspecteur et l‟inspecteur
principal). Dans ce même cadre, il conditionne l‟accession aux cadres de l‟inspection à la réussite d‟un
concours. Ne pouvait prendre part à ce concours les agents appartenant au cadre de l‟enseignement et
réunissant l‟une des 3 conditions ci-dessous :

- un détenteur du diplôme de régent et justifier d‟une ancienneté de trois ans dans


l‟enseignement et d‟une dernière cotation égale au supérieure à très bon ;
- être revêtu au grade de directeur d‟école primaire et justifier d‟une ancienneté de trois
ans dans ce grade et d‟une dernière cotation égale ou supérieure à « très bon » dans le même
grade ;
- être revêtu du grade du directeur adjoint d‟école primaire et justifier d‟une ancienneté
de six ans dans ce grade et d‟au moins trois côtes « très bon » dans le dit grade.
L‟ordonnance n°78-375 du 06/09/1978 semble plus complète, elle marque une évolution
très sensible, ce texte à, à juste titre l‟ambition de règlementer l‟ambition du corps des inspecteurs de
l‟enseignement primaire et secondaire.
A l‟issue de cette ordonnance, l‟inspecteur scolaire est alors dote d‟une cellule centrale,
composée de l‟inspecteur général et deux inspecteur généraux adjoins et de seize inspecteurs
principaux.
Toutefois, il fallait attendre la promulgation de l‟ordonnance n°91-231 du 15 aout 1991
portant règlement d‟administratif relatif au corps des inspecteurs de l‟enseignement primaire secondaire
et professionnel pour donner à l‟inspection scolaire sa forme de noblesse et sa configuration,
structuration, et sen organisation actuelles.
Cette ordonnance, qui modifier et complète celle de 1978, fixe dans ses détails :
- Les conditions d‟accès aux fonctions d‟inspecteur
- la mission de l‟inspecteur général ou de l‟inspection générale
- l‟évolution de la carrière inspectrice
- la structuration administrative aux niveaux central et provincial
- la cotation et le régime disciplinaire
- la rémunération et les avantages
- l‟éméritat
- les sanctions disciplinaires.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 35
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Le gouvernement congolais soucieux de son système éducatif, réserve à l‟inspection
scolaire une place importante. Delà, une gamme de textes juridiques approuve sa valeur et lui donne sa
liberté, parmi lesquels, nous avons :
1) L‟ordonnance n°214 du 29/06/1964 portant sur les conditions d‟accès au grade
d‟inspecteur :
2) L‟ordonnance n°78-375 du 06/09/1978 portant sur la règlementation de l‟ambition des
inspecteurs de l‟enseignement primaire et secondaire ;
3) L‟ordonnance n°1-231 du 15/08/1991 portant règlement d‟administration relatif au
corps des inspecteurs de l‟enseignement primaire, secondaire et Professionnelle.
Comme d‟aucuns n‟ignorent, l‟inspection scolaire ; comme service technique, l‟œil et
l‟oreille de l‟Etat en matière d‟éducation est un département d‟importance incontestable. Ce service de
l‟Etat procède par des audits d‟établissements scolaires en vue d‟évaluer et contrôler leur
fonctionnement au moyen de critères et indications explicites, inventorier les effets, résultats et
problèmes liés à leur organisation, enfin, aider par des recommandations et proposition à leur
amélioration.
De ce qui vient d‟être souligné, nous voyons que la fonction inspectrice semble être
complexe et délicate. Elle nécessite l‟élaboration d‟une pensée stratégique qui, pour être efficace, doit
apporter des idées simples et saillantes. Le contrôle technique que fait l‟inspecteur vise à faire
respecter les normes techniques préétablies pour obtenir le produit désire. En tant que technicien,
l‟inspecteur doit respecter et rejeter si possible les fabrications non conformes aux normes.
L‟inspecteur ne peut faire un contrôle par sondage ou échantillonnage quels que soient les
caractères exhaustif et couteux que revêt sa tâche. Contrairement au cher principe de gestion des
entreprises matérielles et manufacturées qui dit que : dans le cadre de livraison régulières et fréquentes
d‟un grand nombre de pièces de même type appelé « lot », seul un enchantions des pièces est contrôle
et en fonction du résultat du contrôle (nombre de défauts présentes dans l‟échantillon), le lot est
accepté ou refusé.

Organisation de l’inspection Scolaire en Rd. Congo

Hiérarchie et attributions des services de l’inspection


Le service d‟inspection est composé de :
- l‟inspecteur général :
- du conseiller (inspecteur principale) :
- du secrétariat, coordonne par un inspecteur principal ayant sous-direction un rédacteur,
deux commis aux écritures, deux dactylographes, un réceptionniste et un huissier.
a. Service de l’inspecteur général adjoint charge d’administration du personnel d’appoint
Autre le bureau de l‟inspecteur général adjoint et celui de son secrétaire, le service compte deux
section : celle du personnel et d‟imprimerie. La première est dirigée par un inspecteur principal et la
seconde par un directeur de section.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 36
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
b. Service de l’inspecteur général adjoint charge des finances
Il est composé du bureau de l‟inspecteur général adjoint et d‟une section de gestion financière sous la
direction d‟un inspecteur principal.
c. Service de l’inspecteur général adjoint charge de l’enseignement maternel et l’impression des
titres scolaires.
Il comprend :
- l‟inspecteur général adjoint :
- le secrétariat de l‟inspecteur général adjoint :
- la section de documentation et de diffusion :
- la section d‟exploitation, évaluation et impression.
Le secrétariat et les sections sont dirigés par des inspecteurs principaux.
d. Service de l’inspecteur général adjoint charge de l’enseignement primaire.
Hormis le bureau de l‟inspecteur général adjoint et son secrétaire, ce service a deux sections comptant
chacun un inspecteur principal, un chef de section, un secrétaire et quatre inspecteurs exploitants.
e. Service de l’inspecteur général adjoint chargé de l’enseignement secondaire et normal
Ce service comprend :
- le bureau de l‟inspecteur général adjoint :
- le secrétariat :
- la section de l‟enseignement secondaire général avec inspecteur principal, chef de section, un
secrétaire et trois inspecteurs exploitants,

- la section de l‟enseignement normal avec un chef de section, un secrétaire et deux inspecteurs


exploitants.
f. Service de l’inspecteur général adjoint chargé de l’enseignement technique et professionnel
Outre son bureau et celui de son secrétariat, ce service compte deux sections de l‟enseignement
technique agricole et industriel et celle des métiers féminins et autre techniques comptant chacun un
inspecteur principal, chef de section, un secrétaire et un pool d‟exploitation avec six inspecteurs
exploitants.
g. Service de l’inspecteur général adjoint chargé des examens, concours et équivalence des
titres scolaires
Nous pouvons compter dans ce service :
- le berceau de l‟inspecteur général :
- le secrétariat :
- la section d‟équivalence des titres scolaires avec un chef de section, - un secrétariat et un
inspecteur explant :
- la section bureau d‟études et centre national de correction avec un inspecteur principal chef de
session, un secrétaire et dix inspecteurs exploitants :
- section d‟examen avec un inspecteur principal, chef de section, un secrétaire, dix inspecteurs
exploitants :
- section de test et concours avec un inspecteur principal, chef de section, un secrétaire et trois
inspecteurs exploitants.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 37
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
h. Service de l’inspecteur général adjoint chargé de la formation.
Hormis le bureau de l‟inspecteur général adjoint et celui de‟ son secrétaire, ce service s‟organise
comme suit :
- Documentation et bibliothèque avec un inspecteur principal ;
- Education maternelle avec un inspecteur principal ;
- Français et langues congolaise ou primaire avec un inspecteur principal ;
- Biologie, zoologie et étude du milieu ou primaire avec un inspecteur principal ;

Hiérarchie des services provinciaux de l’inspection


Les différents services provinciaux de l‟inspection de l‟EPT sont ainsi organises :
001. Inspectorat provincial avec l‟inspecteur principal provincial (IPP) 002. Secrétariat de l‟IPP avec un
secrétaire chef de bureau avec quatre attaches de bureau et un agent de bureau.
003. Bureau du personnel avec un chef de bureau, une attache de bureau, quatre agents de bureau et
un chauffeur :
004. Bureau des finances aves un chef de bureau, un intendant et deux attaches de bureau :
005. Service de l‟inspecteur principal provincial adjoint charge de l‟enseignement maternel et primaire
avec un inspecteur principal adjoint, quatre inspecteurs exploitants, six attaches de bureau et agent de
bureau :
006. Service de l‟inspecteur principal provincial charge de l‟enseignement secondaire et professionnel
avec un inspecteur principal provincial adjoint, trois inspecteurs exploitants, cinq attaches de bureau et
agent de bureau :
007. Service de l‟inspecteur principal provincial adjoint charge des examens et concours avec un
inspecteur provincial adjoint, deux inspecteurs exploitants, un chef de bureau, conseillé d‟orientation,
six attaches de bureau et un agent de bureau :
008. Service de l‟inspecteur provincial charge de la formation avec un inspecteur principal provincial
adjoint, deux inspecteurs exploitants, trois attaches de bureau et un agent de bureau :
009. Pool d‟inspection de l‟enseignement secondaire et professionnel avec un inspecteur chef de pool,
trois inspecteurs itinérants, deux attaches de bureau et quatre agents de bureau :
0010. Pool d‟inspection de l‟enseignement primaire avec un inspecteur chef de pool, trois inspecteurs
itinérants, deux attaches de bureau et quatre agents de bureau.
Rôle et mission de l’inspection scolaire en RDC
Comme prescrit dans l‟article 2 de l‟ordonnance n°91-231 des 15/08/1991 portants
règlements d‟administration relatif au corps des inspecteurs scolaires, le rôle du corps des inspecteurs
de l‟enseignement est de contrôler et de promouvoir l‟éducation nationale.
Comme nous avons dit tantôt, en tant que l‟œil et la bouche de l‟état à travers les
établissements d‟enseignements, l‟inspecteur a pour missions :
- de visiter les écoles, de contrôler leur bonne marche :
- D‟observé, d‟apprécier, de conseiller, de former le personnel enseignant et contrôler
son niveau de rendement ;
- d‟organiser les jurys et l‟évaluation pédagogique de l‟enseignement primaire,
secondaire et professionnel ;

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 38
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- de rendre compte, par la voie hiérarchique, à travers les rapports d‟inspections, des
résultats de sa mission aux autorités compétentes du ministère d‟enseignement primaire, secondaire et
professionnelle.
Fonctions de l’inspection de l’enseignement
L‟exercice de la fonction d‟inspecteur s‟étend à des domaines ramifiés soit pédagogique,
soit administratif. Quant aux instructions en rapport avec le fonctionnement du corps des inspecteurs,
les tâches essentielles ces derniers sont de trois axes :
a. Inspection administrative
Cette inspection couvre plusieurs tâches spécifiques, parmi lesquelles :
- Contrôle des effectif scolaires (enseignants, élevés et administratifs) - Contrôle
financier de la direction scolaire
- Enquête sur la demande exclusive des autorités de l‟enseignement :
- Dotation de chefs d‟établissement et enseignants en différents moyens et techniques
relatifs à leurs taches
- Enfin, encadrement administratif et pédagogique des enseignants et chefs
d‟établissement.
Ici, la compétence de l‟inspecteur est générale.
- l‟évaluation progressive ; - l‟évaluation finale ; -
l‟atteinte de l‟objectif.
Animation pédagogique
Elle consiste à vivifier les enseignants par des conseils, des informations spécifiques à
leurs disciplines de formations pour qu‟ils soient toujours à la une. Quant aux instructions relatives au
fonctionnement du corps des inspecteurs, les taches ou activités de l‟inspecteur itinérant en rapport
avec l‟animation pédagogique sont les suivantes :
- Animation de conférences - débats sur les thèmes pédagogiques bien définis :
- Donner des leçons modèles à l‟intention des enseignants de sa spécialité ;
- Expliquer les directives méthodologiques ;
- Faire des démonstrations scientifiques sur une théorie donnée :
- Former les enseignants sous-qualifiés.
Il faut signaler que, toute activité de l‟inspecteur itinérant doit faire l‟objet d‟un rapport à
transmettre aux autorités hiérarchiques intéressées par ladite activité. Ici, la compétence de l‟inspecteur
est organisée par branche.
Document tenus par l’inspecteur itinérant

L‟inspecteur itinérant a besoin d‟un certain nombre d‟instruments de travail rationnel pour
réaliser efficacement ses différentes activités. Ainsi, l‟inspecteur générale de l‟EPST met à la disposition
des inspecteurs des supports dénommes « formules » qui leur permettant de récolter des
enseignements. Tel est le cas des supports lies au travail de l‟inspecteur itinérant (les fiches
d‟inspecteurs scolaire) : C1 à C7, F1 à F3 et T1 et T2 et du service de l‟évaluation (les fiches
d‟évaluation (les E01 à E99).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 39
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Point n‟est besoin de rappeler que tous les services de l‟inspection générale développent
aussi des fiches internes pour la récolte des données spécifiques. Les types de rapports de
l‟inspection à l‟usage de l‟itinérant en République Démocratique du Congo sont regroupés en quatre
modules comportant dans l‟ensemble 23 formules inspectrices dont 17 sont avec canevas et 6 n‟en ont
pas. Les différents documents tenus par l‟inspecteur itinérant sont :

LE CONTROLE DE L’ENSEIGNEMENT
Activité 2 : Formules du module I : Administration interne (A)
1. Objectifs spécifiques
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) :
- définir les concepts de base : tableau synoptique, fiche administrative, plan trimestriel d‟activités,
relevé trimestriel d‟activités, relevé annuel d‟activités, constat d‟absence, bordereau de transmission,
procès-verbal de suspension, procès-verbal d‟ouverture d‟action disciplinaire ;
- énumérer, code à l‟appui, les différentes formules en usage de l‟inspection itinérante ;
- expliquer la nature, les objectifs et le guide de remplissage de chaque formule du module A avec
canevas ;
- bien tenir chacune des formules du module A.
1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE
- Tableau synoptique : tableau qui présente une vue d‟ensemble d‟un sujet.
- Fiche administrative : formule introductive qui permet à l‟inspecteur de recueillir les
renseignements administratifs d‟une école donnée.
- Plan trimestriel d’activités : document qui renseigne sur les différentes activités planifiées pour
un trimestre donné.
- Relevé trimestriel d’activités : document qui renseigne sur les différentes activités réalisées
pendant un trimestre.
- Relevé annuel d’activités : document qui renseigne sur les activités réalisées pendant une année
scolaire.
- Constat d’absence : document dans lequel l‟inspecteur fait observer à un membre du personnel
d‟une école son absence non justifiée.
- Bordereau de transmission : document récapitulatif qui accompagne les différents rapports à la
hiérarchie.
- Procès-verbal de suspension : document statutaire qui permet à l‟inspecteur de démettre
provisoirement de ses fonctions un agent pour une faute jugée suffisamment grave.
- Procès-verbal d’ouverture d’action disciplinaire : document statutaire dans lequel l‟inspecteur
demande à l‟agent incriminé de présenter ses justifications pour les faits qui lui sont reprochés.

2. TABLEAU SYNOPTIQUE DES FORMULES EN USAGE DE L’INSPECTION ITINERANTE : A0


Cette fiche introductive présente une vue d‟ensemble des formules en usage de l‟inspection
itinérante. Il comprend 30 formules dont 24 avec canevas et 6 sans canevas et ne reçoit pas de
numéro. Le code de chaque formule est fait de l‟initiale du type d‟activités suivie d‟un numéro d‟ordre.
En marge des formules rénovées de l‟inspection itinérante, il est recommandé à tout inspecteur
itinérant de tenir un carnet de route (agenda) qui est un document dans lequel il indiquera chaque jour
les différentes activités réalisées et à réaliser pendant son itinérance ou son voyage. On y note tout ce
qui a trait à la profession et non des activités confidentielles. Une partie de ce carnet de route est
réservée à la codification des rapports et une partie à la récolte des renseignements utiles (spécimen
des signatures et des sceaux des écoles visitées). Par année scolaire, il en faut deux : l‟un de

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 40
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
septembre à décembre de l‟année en cours et l‟autre de janvier à août de l‟année prochaine.
L‟Inspecteur Principal Provincial peut, sil le faut, le réquisitionner et le viser.
Ainsi, l‟inspecteur itinérant opère à quatre niveaux correspondant chacun à un module, à
savoir : l‟administration interne, le contrôle de l‟enseignement, la formation en cours d‟emploi et
l‟évaluation de l‟enseignement.

MODULE I : ADMINISTRATION INTERNE (A) : 10 formules dont 2 sans canevas

 A1 : Fiche administrative
 A2 : Plan trimestriel d‟activités
 A3 : Relevé trimestriel d‟activités
 A4 : Relevé annuel d‟activités
 A5 : Constat d‟absence
 A6 : Bordereau de transmission
 A7 : Lettre (sans canevas)
 A8 : Autre activité administrative (sans canevas)
 A11 : Procès-verbal de suspension / Mesures conservatoires
 A12 : Procès-verbal d‟ouverture d‟action disciplinaire

MODULE II : CONTROLE DE L’ENSEIGNEMENT (C) : 14 formules dont une sans canevas

 C1 : Première visite
 C2 : Inspection administrative
 C2B : Inspection de formation
 C2C : Inspection de la bibliothèque et des archives scolaires
 C3 : Inspection pédagogie (leçon théorique)
 C3B : Inspection pédagogique (leçon pratique) : c‟est une variante de C3 destinée à la
leçon pratique dans les options techniques et professionnelles
 C3M : Inspection pédagogique (enseignement maternel) : c‟est une variante de C3 destinée
à l‟enseignement maternel
 C4 : Inspection financière
 C5A : Inspection d‟un Adjoint (Conseiller Pédagogique Primaire ou Conseiller Pédagogique
du Secondaire)
 C5B : Inspection d‟un Adjoint (Directeur de Discipline et Directeur d‟Internat)
 C6A : Enquête ordinaire
 C6B : Enquête de viabilité
 C7 : Inspection des dossiers des apprenants
 C8 : Autre activité de contrôle (sans canevas)

MODULE III : FORMATION EN COURS D’EMPLOI (F) : 4 formules dont deux sans canevas

 F1 : Action de formation
 F2 : Action d‟encadrement
 F3 : Outil de formation (sans canevas)
 F4 : Autre activité de formation (sans canevas)

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 41
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
MODULE IV : TESTING (T) (le code E pour EVALUATION est réservé à l‟Examen d‟Etat) : 2
formules dont une sans canevas
 T1 : Fiche d‟analyse d‟items
 T2 : Autre activité d‟évaluation (sans canevas).

Comme on peut le constater, chaque activité de l‟inspecteur itinérant est codifiable. Il y a


cependant des activités spéciales pour lesquelles il est impossible, à peu de frais, de prévoir un
canevas. Pour ce faire, il est prévu un code pour l‟activité dite "autre", c‟est-à-dire l‟activité qui n‟est
rapportable par aucune formule existante.

QUELQUES EXEMPLES ILLUSTRATIFS :

 Module I (ADMINISTRATION INTERNE) :

- L‟inspecteur itinérant est appelé à remplacer un collègue malade, à l‟exploitation. Il doit justifier
son emploi du temps spécial auprès de l‟autorité. Au moment de reprendre l‟itinérance, il rédige un
rapport d‟activité administrative autre, codé A8 ;
- Quand il écrit une lettre, ce qui est un travail de bureau, il recourt au code A7.

 Module II (CONTROLE DE L’ENSEIGNEMENT) :

- Il est affecté à la direction d‟un établissement scolaire présentement sans titulaire. Il est donc
momentanément détaché de l‟itinérance. A son retour au service, il doit adresser un rapport par écrit à
son chef, justifiant par là son emploi de temps. Ce rapport aura le code C8 ;
- Lors d‟une visite d‟une école, l‟inspecteur procède au contrôle des documents pédagogiques
des enseignants ; il établit un C8 ;
- A l‟issue du contrôle de la rentrée scolaire, il établit un rapport C8.
 Module III (FORMATION EN COURS D’EMPLOI) :

- Il s‟attèle à la rédaction d‟un outil de formation, en prévision d‟une action de formation de


grande envergure ; il recourt au code F3.
- Il s‟inscrit à un séminaire de formation, en tant que simple participant. Il quitte donc le terrain de
l‟itinérance. A la fin du séminaire de formation, il rédige, à l‟intention de son chef de service, un rapport
sur sa participation au séminaire, qu‟il codifiera F4.
- A l‟issue de sa visite dans une école, l‟inspecteur réunit les apprenants pour une sensibilisation
en ce qui concerne la discipline scolaire, la lutte contre la fraude à l‟Examen d‟Etat, etc. ; il établit un F4.
Il en est de même de la sensibilisation des parents des apprenants dans une école : F4.
 Module IV (TESTING) :

- L‟inspecteur est appelé à diriger un centre d‟Examen d‟Etat. En plus du rapport requis par
l‟organisation, il est tenu d‟adresser à son chef hiérarchique le rapport de mission pour la période durant
laquelle il exerce cette activité. Ce rapport sera codé T2.

3. MODULE I : ADMINISTRATION INTERNE (A)

3.1. FICHE ADMINISTRATIVE : A1

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 42
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
A. NATURE

 Formule introductive qui permet à l‟inspecteur de recueillir les renseignements administratifs


d‟une école donnée.
 Dans l‟optique de l‟école globale, aussitôt qu‟il arrive dans une école, bien entendu après la
présentation des civilités à l‟autorité politico-administrative, l‟inspecteur remplit la fiche administrative à
laquelle seront annexées à la sortie toutes les autres formules relatives aux activités menées. Elle est
établie une fois l‟année scolaire par le premier inspecteur qui foule le sol de cette école. Il est clair
qu‟après le passage de ce dernier, aucun autre inspecteur ne peut en établir une autre, sauf contrordre
émanant de la hiérarchie.
B. OBJECTF : éclairer la hiérarchie et les collègues inspecteurs sur l‟établissement, sa structure et son
peuplement, sans oublier la mise en place du personnel.

3.2. PLAN TRIMESTRIEL D’ACTIVITES : A2

A. NATURE
 Ce document renseigne sur les différentes activités que l‟inspecteur est appelé à planifier par
semaine, par mois et par trimestre en fonction des objectifs bien déterminés (contrôle, formation
et évaluation) ;
 Le plan trimestriel d‟activités est un document de :
- planification qui permet à l‟inspecteur et au chef hiérarchique d‟éviter l‟improvisation et le
gaspillage de temps ;
- simplification qui rend moins complexe et moins chargé les différentes activités à réaliser dans
le temps et dans l‟espace ;
- coordination qui permet la communication et la collaboration entre l‟inspecteur et l‟école à
visiter d‟une part (car ce document doit être obligatoirement transmis bien avant à l‟école) et entre
l‟inspecteur et sa hiérarchie d‟autre part;
- contrôle qui permet à l‟inspecteur de vérifier la réalisation de toutes les activités à la fin de
chaque trimestre.
B. OBJECTIFS
 permettre à l‟inspecteur d‟élaborer sa feuille de route trimestrielle ;
 déterminer à l‟avance les périodes durant lesquelles l‟inspecteur est appelé à réaliser les
différentes activités ;
 prévoir ou programmer par trimestre les différentes activités à réaliser.

3.3. RELEVE TRIMESTRIEL D’ACTIVITES : A3

A. NATURE

Ce document renseigne sur les différentes activités effectivement menées et réalisées par
l‟inspecteur au cours du trimestre ; il s‟agit donc de faire la sommation des types d‟activités menées
concrètement.

B. OBJECTIFS
- fournir à la hiérarchie les statistiques de la production trimestrielle ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 43
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- présenter le tableau analytique de la production du trimestre ;
- présenter le tableau synoptique de la notation ;
- indiquer le tableau des jours de mission ;
- permettre au chef hiérarchique d‟établir le rendement trimestriel de l‟inspecteur itinérant, et partant
son signalement partiel ;
- présenter les difficultés rencontrées dans les tournées d‟inspection sur le plan pédagogique,
matériel, technique, structurel, financier et autres ;
- suggérer les améliorations du service de l‟inspection.
- récoler les différentes données utiles pour le relevé annuel d‟activités.

3.4. RELEVE ANNUEL D’ACTIVITES : A4

A. NATURE

Ce document renseigne l‟autorité sur le travail fait par un inspecteur durant toute l‟année
scolaire. Il s‟agit de la synthèse des activités réalisées par l‟inspecteur pour les quatre trimestres de
l‟année.
B. OBJECTIFS
 Fournir à la hiérarchie les statistiques de la production annuelle ;
 Etablir le relevé modulaire et trimestriel en jours et en pourcentages ;
 Présenter le tableau statistique des effectifs de la juridiction ;
 Présenter le tableau statistique de la qualification ;
 Etablir le tableau synoptique de la notation ;
 Présenter le tableau des jours de mission ;
 Permettre au chef hiérarchique d‟établir le rendement annuel de l‟inspecteur itinérant, et partant son
signalement annuel. En effet, dans l‟optique d‟une inspection du type ‟‟assistance‟‟, le temps réservé
à la formation sur le tas devient prioritaire, tout en réduisant le temps réservé à l‟administration ;
 Présenter les difficultés rencontrées dans les tournées d‟inspection sur le plan pédagogique,
matériel, technique, structurel, financier et autres ;
 Donner des recommandations, suggestions, conseils pour l‟amélioration future du service de
l‟inspection.
3.5. CONSTAT D’ABSENCE : A5
A. NATURE

 Ce document administratif renseigne l‟autorité sur l‟absence non justifiée ou sans motif valable d‟un
membre du personnel de l‟école lors du passage de l‟inspecteur.
 Le constat d‟absence est établi individuellement, puisqu‟en cas de manquement grave, il est
une pièce à conviction à verser dans le dossier disciplinaire. Il est établi avec discernement après
examen objectif des explications fournies par les témoins. En effet, il est superflu par exemple
d‟établir un A5 pour l‟absence d‟un chef d‟établissement en déplacement de service et dûment
représenté par son intérimaire, ou encore par celle d‟un membre du personnel couvert par une
autorisation.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 44
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Point n‟est besoin de recourir aux signatures pour témoignage en cas d‟absence de l‟intéressé,
car non seulement pareille procédure minimise l‟autorité de l‟inspecteur, mais aussi conduit souvent
à des développements conflictuels entre collègues. L‟inspecteur est investi par l‟Etat du pouvoir de
constat et engage sa crédibilité en la matière.
B. OBJECTIF
Relever la qualité de l‟enseignement par la lutte contre l‟absentéisme.
3.6. BORDEREAU DE TRANSMISSION : A6
A. NATURE
Document administratif qui récapitule les caractéristiques ou les éléments ayant trait à l‟opération
de la diffusion des formules d‟inspection ; il est placé en tête de tous les rapports envoyés.
B. OBJECTIFS
 Transmettre tous les rapports produits par l‟inspecteur ;
 S‟assurer de la réception des rapports transmis ;
 Vérifier la conformité du bordereau de transmission avec le récépissé.
3.7. PROCES-VERBAL DE SUSPENSION PREVENTIVE / MESURES CONSERVATOIRES : A11
A. NATURE

 C‟est un document administratif qui permet à l‟inspecteur de suspendre préventivement de ses


fonctions et immédiatement un membre du personnel d‟une école qui, d‟après des indices
suffisamment graves, est présumé avoir commis une faute.
En effet, conformément à l‟article 2 de l‟ordonnance N°91-231 du 15 août 1991 et de la
circulaire ministérielle N°MINEPSP/CABMIN/001/02126/91 du 21 septembre 1991, spécialement en
ses annexes A et B, relatives aux mesures conservatoires à prendre à l‟encontre du personnel des
établissements scolaires des niveaux maternel, primaire et secondaire, l‟inspecteur peut, en cas de
nécessité, envisager des mesures conservatoires dans l‟intérêt du service et faire rapport à l‟autorité
compétente pour dispositions définitives à prendre.

 Le procès-verbal de suspension préventive / Mesures conservatoires est établi en double


exemplaire et signé par l‟autorité qui l‟ouvre : un exemplaire est remis à l‟agent, le deuxième
exemplaire gardé dans le classement. Si l‟agent refuse de signer le procès-verbal, la constatation
de ce refus est actée au procès-verbal contresigné par deux témoins. L‟autorité qui ouvre l‟action
disciplinaire en informe immédiatement le ministère de la Fonction Publique. Sous peine de
caducité, l‟action disciplinaire ouverte doit être clôturée endéans les trois mois à dater de son
ouverture.
B. OBJECTIFS
Ayant une valeur préventive, la mesure conservatoire prise par l‟Inspecteur n‟est une
peine, mais dans un milieu éducatif, elle vise à :
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 45
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 protéger l‟école, les apprenants et les enseignants ;
 écarter au plus vite possible le danger au sein de l‟école ;
 intimider les mauvaises intentions de nuire aux autres et à l‟intérêt de l‟établissement ;
 éduquer l‟inculpé.
3.8. PROCES-VERBAL D’OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE : A12
A. NATURE

- Document administratif dans lequel l‟inspecteur demande à l‟agent incriminé de présenter ses
justifications pour les faits qui lui sont reprochés.

- Tout agent investi à un degré quelconque du pouvoir disciplinaire a qualité d‟ouvrir d‟office ou sur
réquisitions de ses supérieurs hiérarchiques, l‟action disciplinaire à charge d‟un agent placé sous
ses ordres.

- Certains manquements entraînent l‟ouverture d‟une action disciplinaire. La procédure est la


suivante :

- constat de la faute commise par l‟agent dans procès-verbal d‟audition ; en définir les circonstances,
le lieu et la date ;

- prise de connaissance par l‟agent concerné ;

- ouverture de l‟action disciplinaire (par l‟autorité qui gère l‟agent) ;

- défense (réponse) de l‟agent : délai 20 jours (si l‟incriminé habite le même lieu que l‟autorité ayant
ouvert l‟action disciplinaire ; dans le cas contraire, le délai est prolongé à 30 jours);

- décision : soit classement sans suite ou sanction par l‟autorité compétente.


N.B. Ne pas perdre de vue que l‟agent doit être entendu sur un procès-verbal d‟audition.
- La procédure est écrite et contradictoire en ce sens que l‟agent incriminé doit recevoir notification
préalable des faits qui lui sont reprochés et aucune pièce ne peut être utilisée contre lui sans qu‟il
n‟en ait eu connaissance au préalable et qu‟il doit être aussi mis en mesure de faire valoir des
justifications ou moyens de défense.
- La loi fixe à 20 jours le délai de justifications de l‟agent, à dater du jour où il a pris connaissance des
faits qui lui sont reprochés dans une preuve d‟ouverture d‟action disciplinaire. Ce délai est augmenté
de 10 jours si l‟agent en cause ne se trouve pas dans la même localité que l‟autorité ayant ouvert
l‟action disciplinaire. (Cf. Ordonnance n°86-125 du 23 avril 1986 modifiant et complétant
l‟ordonnance n°22-031 du 19 mars 1992, art. 3).
B. OBJECTIF : maintenir l‟ordre et la discipline dans un groupe.

Activité 3 : Formules du module II : Contrôle de l’enseignement (C)


A. Fiche Pédagogique
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 46
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
1. Objectifs spécifiques
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) :

- définir les concepts de base : contrôle, inspection, enquête, première visite, inspection
administrative, inspection de la formation, inspection pédagogique, inspection financière, inspection
d‟un adjoint, enquête ordinaire, enquête de viabilité, inspection des dossiers des apprenants ;
- citer, code à l‟appui, les formules du module C ;
- expliquer la nature, les objectifs et le guide de remplissage de chaque formule du module C avec
canevas ;
- bien tenir toutes les formules du module C.
1. Définition des Concepts De Base

 Contrôle : vérification ou surveillance des activités d‟une école conformément aux instructions
officielles ;
 Inspection :
- action de contrôler, de vérifier ou de surveiller les activités d‟une école conformément aux
instructions officielles ;
- fonction d'une personne ayant autorité de contrôler, de vérifier ou de surveiller les activités d‟une
école conformément aux instructions officielles.
- Enquête : recherche méthodique d‟informations précises, investigation.
- Première visite : rapport de premier contact de l‟inspecteur dans une école.
- Inspection administrative : rapport qui examine tous les aspects d‟un établissement scolaire.
- Inspection de la formation : rapport qui examine les activités de formation dans une école.
- Inspection pédagogique : rapport de contrôle d‟une leçon ou d‟une séquence didactique.
- Inspection financière : rapport de contrôle de la gestion des fonds dans une école.
- Inspection d’un adjoint : rapport de contrôle des activités d‟un adjoint.
- Enquête ordinaire : rapport d‟investigation des faits reprochés à un membre du personnel.
- Enquête de viabilité : rapport qui permet à l‟autorité de tutelle de décider de la vie d‟une école
conformément aux instructions officielles.
- Inspection des dossiers des apprenants : rapport de contrôle des pièces scolaires des
apprenants.
2. MODULE II : CONTROLE DE L’ENSEIGNEMENT (C)
2.1. Première Visite : C1
A. Nature

 La première visite (C1) est une inspection de contrôle qui permet à l‟inspecteur itinérant, témoin
privilégié du Ministère de l‟Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, de rendre service
au chef d‟établissement de sa juridiction à la rentrée des classes. De ce fait, elle n‟est pas une
inspection en règle avec notation synthétique.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 47
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 C‟est pour cette raison qu‟elle se justifie surtout durant les premières semaines de l‟année scolaire.
Toutefois, elle garde sa valeur tout le long de l‟année scolaire, là où l‟inspecteur passe pour la
première fois. En principe, l‟action de l‟inspecteur dans une école commence partout par un rapport
de première visite, après bien entendu l‟établissement de la fiche administrative A1, et ce dans le
cadre de l‟école globale.
B. Objectif
Relever des problèmes essentiels rencontrés dans une école et y trouver des solutions
réalistes en fonction des réalités socio-économiques du milieu d‟implantation.
C. Guide de Remplissage
0. En-Tête

a. Inspecteur : mentionner le nom, post-nom (s) et prénom (s) de l‟inspecteur ; sur la même ligne à
droite, mettre le signe (x) dans la case correspondant au sexe ;
b. Niveau / discipline : l‟inspecteur marquera „‟maternel „‟ ou ‟‟primaire‟‟, tandis qu‟au secondaire, il
marquera sa (ses) discipline (s) ;
Exemple : français, sociale, coupe et couture, agriculture, électricité, électromécanique ;
c. Poste d’attache : il s‟agit du pool auquel est rattaché l‟inspecteur ;
Exemple : PP Matete, PS Idiofa-Centre ;
d. Boîte postale et lieu où est implanté le poste en question ;
e. Téléphone : noter le numéro du téléphone de l‟inspecteur ; suivi d‟E-mail : il s‟agit de l‟adresse
électronique de l‟inspecteur ;
f. Nom du chef d’établissement : mentionner le nom du Chef d‟établissement (C.E.) ;
g. Etablissement : mentionner la dénomination de l‟école ;
h. Année scolaire : il s‟agit de l‟année scolaire en cours (avec ses deux millésimes). Exemple : 2017-
2018 ;
i. Rapport n° : mentionner le numéro du rapport conformément au point 2.4. « numérotation du
rapport » de la partie II du présent ouvrage.

1. POSTES

 Dix postes sont pris en compte, à savoir : la parcelle, les bâtiments, les équipements, la structure et
le peuplement, les moyens d‟enseignement, le personnel, les apprenants, l‟administration,
l‟organisation pédagogique, les finances et l‟internat. Pour tous ces postes, il y a lieu de considérer
deux aspects : les constats-problèmes et les solutions proposées.
 Dans la colonne ‟‟Constats-Problèmes‟‟, l‟inspecteur itinérant se sert des indicateurs objectivement
vérifiables, par exemple les documents et les objets existants, … et ne se limite qu‟au constat de ce
qui est problématique dans une école. Cela veut dire qu‟il ne reprend que ce qu‟il relève comme
problèmes et ce, dans un style télégraphique ; il évitera toute littérature. A cet effet, ne rien
mentionner là où aucun problème ne se pose.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 48
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Par ailleurs, il prélève les problèmes en fonction des possibilités qu’offre le milieu dans lequel est
implantée l’école. Il note tous les éléments énumérés et vérifie ensuite toutes les informations
reçues, bien entendu après recoupement. Bref, il est question de mentionner toute difficulté
inhérente aux dix postes précités.
 Dans la colonne ‟‟Solutions proposées‟‟, il mettra toute son imagination constructive à contribution
pour trouver des solutions réalistes en fonction des réalités socio-économiques du milieu
d’implantation de l’école et non des solutions sophistiquées. A cet effet, il n‟hésitera pas un
seul instant d‟engager sa propre responsabilité dans l‟apport des solutions, chaque fois que c‟est
possible. Par exemple, au cas où la cellule de base ne serait pas organisée dans une école, il
décidera hic et nunc de l‟installer au cours d‟une action de formation. Au lieu de suggérer de recourir
à l‟état ‟‟Providence‟‟, les solutions proposées doivent être adaptées au milieu.
 Toutes les rubriques de ce point doivent être traitées. Au cas où la rubrique examinée n‟engagerait
pas la responsabilité du chef d‟établissement, neutraliser par un trait (-). Les abréviations telles que
RAS (rien à signaler) ou les substantifs (rien, absent, néant) ne sont pas autorisées. Par ailleurs, il y
a lieu de mentionner S.O. (sans objet), c‟est-à-dire que le poste existe, mais n‟est pas opérationnel à
cause de manque de financement, d‟équipement, … ou n‟est pas indispensable pour le bon
fonctionnement de l‟école. En cas de malversations constatées et d‟immoralité avérée lors de la
première visite C1, l‟inspecteur procédera immédiatement à l‟établissement d‟un rapport C4
(inspection financière) ou d‟un rapport C6 A (enquête ordinaire).
1.1. Parcelle
Il s‟agit d‟observer les rubriques suivantes :
 La parcelle :
- La mise en valeur de la parcelle scolaire ; par exemple, l‟existence des bâtiments, des arbres
fruitiers, ornementaux ou d‟ombrage, aire des jeux ;
- La dimension de la parcelle par rapport à la population scolaire ;
- Sa sécurité : par exemple, l‟existence d‟une clôture (enclos) ;
- Son entretien ;
- L‟existence du titre des propriétés.
 L’environnement : observer les deux types d‟environnement suivants :
- L’environnement physique : terrain envahi par les mauvaises herbes ou par une grande végétation
dans l‟enceinte comme aux abords de la concession scolaire, terrain menacé par les têtes d‟érosion,
exposé aux vents violents, sujet à des inondations, terrain non assaini, présence des poubelles ou
des fosses à ordures.
- L’environnement social : proximité d‟un bar, d‟une église, d‟une route très fréquentée, d‟un
marché, …
1.2. Bâtiments
 L‟on examinera le nombre (insuffisant), la nature (durable, semi-durable, en pisé), la
grandeur/exigüité, l‟existence, l‟entretien, l‟adéquation, l‟état, l‟usage, l‟inventaire des salles de
classe et autres locaux (bureaux, sanitaires, laboratoire, salle des enseignants, magasins, atelier,
infirmerie, salle de jeux, …) ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 49
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 L‟on observera notamment les graffitis sur les murs, les toiles d‟araignée, l‟absence du plafond, l‟état
de délabrement, la malpropreté, les murs non peints ou lézardés, l‟absence des portes et fenêtres,
l‟aération insuffisante, la lumière insuffisante.
1.3. Equipements

 Il s‟agit des équipements autres que les moyens d‟enseignement.


 On examinera l‟existence, l‟exploitation, la quantité, l‟état, le maintien, l‟usage, l‟adéquation et
l‟inventaire des équipements ci-après : tableaux, bancs, bureaux, machines, outillage, chaises,
matériels d‟entretien, kit informatique, concessions de terre, bétail, intrants agricoles, points d‟eau,
électricité, etc.
1.4. Moyens d’enseignement
 L‟on examinera ici l‟existence, l‟exploitation, la quantité, la conformité, l‟état, l‟usage et l‟inventaire.
 Sous cette rubrique, on distingue :
- Les moyens d’enseignement :ils concernent l‟apprenant. Il s‟agit de tous les moyens utilisés par
l‟enseignant pour préparer et illustrer son action pédagogique. Ce sont les programmes scolaires
(curricula), les manuels scolaires, le matériel didactique, les documents pédagogiques, le
laboratoire, l‟atelier, l‟outillage agricole, les craies, les tableaux, le matériel ou machines utilisés lors
des travaux pratiques, … ;
- Les moyens de formation : ils concernent l‟enseignant pour son autoformation. Ce sont les outils
de formation, les modules de formation, la bibliothèque, les revues, l‟internet et autres
documentations.
1.5. Personnel

 Il s‟agit du personnel administratif, technique, enseignant et d‟appoint.


 L‟inspecteur examinera :
- le nombre : vérifier le nombre d‟enseignants par rapport au nombre requis. Par exemple, en
maternel et en primaire, un enseignant par classe ; en secondaire : 1,5 enseignant par classe de
l‟enseignement secondaire général, 2 enseignants par classe pour l‟enseignement technique et
professionnel ; un ouvrier agricole pour 2 hectares de terre, un cuisinier pour 50 internes ; un
conseiller pédagogique (anciennement Directeur des Etudes) pour une tranche de 12 classes ;
- l‟approche genre (% femmes) ;
- le personnel employé, attendu et manquant ;
- la qualification ou la compétence des enseignants : exprimer la qualification en pourcentage des
qualifiés par rapport au nombre total des enseignants ;
 Apprécier la régularité, la ponctualité, la disponibilité, la moralité, l‟assiduité, la discipline, la
présentation du personnel, la présence à vérifier ;
 Vérifier de temps en temps des informations données par le chef d‟établissement.
1.6. Apprenants

L‟on examinera :
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 50
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 la moralité, la régularité, la discipline, la ponctualité, la propreté, la tenue vestimentaire des
apprenants, l‟hygiène corporelle ;
 les dossiers des apprenants et leur passage de classe ;
 les effectifs par classe, le genre (% filles – garçons), l‟inscription au regard de l‟environnement
pédagogique de l‟école visitée, la déperdition des apprenants par classe ;
 l‟existence et le fonctionnement du gouvernement des élèves ;
 les manuels scolaires, les documents des apprenants (cahiers de notes et de devoir, journal de
classe, cahiers de communication, cahiers d‟interrogation, cahier de brouillon, …) et les autres
objets classiques (stylos à bille, cahiers des notes, crayons, gomme, latte plate graduée, calculette,
…).
1.7. Administration

L‟on vérifie l‟administration par :


 l‟existence et l‟exploitation des textes légaux et des instructions de base ;
 le règlement intérieur de l‟école ;
 l‟ordre et le classement des documents et des archives ;
 le classement des correspondances reçues et expédiées ;
 le plan d‟opération du chef d‟établissement ;
 les documents administratifs officiels ;
 les dossiers du personnel ;
 le dossier de l‟inspection pour les modules A, C, F et T ;
 les procès-verbaux des réunions administratives ;
 les actes juridiques, le registre matricule ;
 la redevabilité de différents rapports ;
 l‟existence et le fonctionnement du comité de l‟EPSP, du comité de gestion et du comité des parents,
etc.
1.8. Organisation pédagogique :

 Sous cette rubrique, il sera question d‟examiner la qualité des apprentissages par rapport aux
objectifs de la formation. Ainsi, l‟on observera ce qui suit :
 la structure et le peuplement : les effectifs des classes eu égard aux instructions officielles, la
pyramide (normale ou renversée), la déperdition scolaire, l‟approche genre (% des filles) ;
 l‟attribution du personnel enseignant : nombre d‟heures par semaine ;
 l‟existence et le fonctionnement :
- de la cellule de base de la formation et de l‟encadrement (CB) dans laquelle se trouvent des unités
pédagogiques (UP), et particulièrement en options techniques l‟Unité d‟Action Pédagogique (UAP) et
l‟Unité ‟‟Formation-Emploi‟‟ (UFE) ;
- du conseil des enseignants ;
- de la formation continue ou en cours d‟emploi (séminaire de renforcement des capacités, …) ;
 l‟existence de l‟évaluation formative, suivie éventuellement d‟une rémédiation ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 51
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 la performance à l‟évaluation certificative ;
 les procès-verbaux des réunions de formation ;
 l‟existence et le respect de l‟horaire hebdomadaire (horaire général, individuel, par classe ;
 l‟exploitation des programmes scolaires (curricula), des outils de formation, des livres et autre
documentation ;
 l‟existence et la distribution des documents pédagogiques ;
 les visites des classes et les visites d‟encadrement.

1.9. Finances

Observer ce qui suit :


 la perception des frais scolaires, l‟existence et la tenue des documents et pièces comptables, les
prévisions budgétaires, etc. ;
 la vérification des recettes et des dépenses : facture, quittance, tenant lieu, livre de caisse, reçus ;
 l‟organisation de l‟autofinancement et des activités génératrices des recettes.
1.10. Internat
Apprécier ce qui suit :
 l‟état des locaux destinés à l‟internat (dortoirs, chambres, magasins, réfectoire, cuisine, ustensiles de
cuisine, salles de bain, latrines, environnement, cantines, règlement de l‟internat, latrines, …) ;
 la quantité, la qualité, l‟horaire, la régularité du repas ;
 Au cas où il n‟y a pas d‟internat, neutraliser par un trait (-) ; au cas où il est prévu un internat et qu‟il
n‟est pas opérationnel pour des raisons bien fondées, mentionner S.O. (sans objet).

2. RAPPORT CIRCONSTANCIE POUR COMPLEMENT D’INFORMATIONS

 A titre de rappel, un rapport circonstancié est un rapport succinct qui informe la hiérarchie sur les
circonstances et les faits particuliers, spécifiques ou extraordinaires dans une école. Par exemple,
un incident survenu à l‟école, une catastrophe naturelle, une épidémie, un sinistre, incendie d‟origine
inconnue, etc.
 Mettre le signe (X) dans la case correspondante :
- Sous oui dans l‟affirmative : le rapport circonstancié est annexé à la formule ;
- Sous non dans la négative : le rapport circonstancié n‟est pas annexé à la formule.
ADMINISTRATION

 Dans cette rubrique, l‟inspecteur indique le lieu et la date de l‟élaboration du document, et signe le
rapport ;
 Le Chef d‟établissement signe pour prise de connaissance et scelle le rapport.
2.2. INSPECTION ADMINISTRATIVE : C2
A. NATURE
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 52
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
L‟inspection administrative C2 consiste à examiner la gestion du patrimoine, la gestion
pédagogique, la gestion administrative et la gestion financière d‟une école par le chef
d‟établissement.

 Dans l‟optique nouvelle de l‟inspection du type « accompagnement », l‟inspection administrative doit


logiquement déboucher sur une action d‟encadrement (F2) sous forme du tuteurage des
établissements scolaires dont la gestion administrative laisse à désirer.
 L‟inspection administrative d‟un établissement scolaire ne peut, pour la même année scolaire, être
suivie d‟une seconde inspection administrative menée par un autre inspecteur, sauf si le recours a
été régulièrement introduit par le chef d‟établissement concerné, conformément à la circulaire n°
EDN/03/SG/599/68 du 23/03/1968 et qu‟en suite de quoi, une contre-inspection a été décidée par la
hiérarchie.
 La vérification des attributions des cours aux enseignants compte tenu de leur qualification et de leur
expérience, l‟aménagement ou la refonte des horaires en conformité avec la grille horaire officielle,
les prévisions des matières, les leçons de démonstration, l‟utilisation adéquate des manuels
scolaires et du matériel didactique, la cellule de base de la formation et de l‟encadrement, …, tels
sont les aspects pédagogiques et administratifs qui doivent retenir l‟attention particulière de
l‟inspecteur pendant l‟inspection administrative.
B. OBJECTIFS
L‟inspection administrative vise à :
 contrôler le chef d‟établissement en ce qui concerne la gestion administrative, pédagogique,
financière et patrimoniale d‟une école en relevant des observations les plus pertinentes et en lui
prodiguant des conseils les plus appropriés ;
 évaluer le degré de concordance entre les prescriptions règlementaires et leurs réalisations.
L‟inspection administrative est particulièrement utile pour les cas où les missions de premiers
contacts ont fait apparaître des lacunes d‟organisation et de gestion.
C. GUIDE DE REMPLISSAGE
EN-TETE (cf. supra en-tête de C1)
DESCRIPTION DE L’ENTITE ET APPRECIATION
Il s‟agit de la description succincte de l‟implantation d‟une école en faisant un
commentaire critique sur son environnement physique, social et pédagogique et sur sa structure
d‟une part et d‟autre part, son peuplement.
1.1. Implantation
 Environnement physique
Par exemple, l‟école se trouve à quelle distance d‟un grand centre, dans une forêt ou dans une
savane, proche ou éloignée de la route principale ou de desserte ou encore d‟une grande rivière,
dans un milieu urbain ou rural, près d‟un ravin, sur un terrain en pente, …
 Environnement social
L‟école se trouve isolée ou à l‟abri de toute distraction ou tout dérangement, proche d‟un marché,
d‟un bar, d‟une route fréquentée, d‟une église ?
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 53
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Environnement pédagogique
L‟école est-elle isolée dans son milieu d‟implantation ? Existe-il beaucoup d‟écoles dans le milieu ou
aux environs ? Est-elle à côté d‟une école primaire, d‟une bibliothèque ou d‟un centre culturel.
 Dans la case à droite, noter l‟une des appréciations synthétiques suivantes : E (Elite) ; TB (Très
Bon) ; B (Bon), AB (Assez Bon), M (Médiocre).
1.2. Structure
 Il est question ici de faire un commentaire critique sur la structure de l‟école au regard
de l‟arrêté d‟agrément et des impératifs du milieu. Par exemple, structure conforme ou non à l‟arrêté
d‟agrément de l‟école (classes de trop ou de moins) ; l‟option y organisée ne convient pas au milieu ;
compte tenu de sa vocation agricole et pastorale, l‟option agricole ou vétérinaire conviendrait le
mieux ; pyramide respectée ou non.
 La viabilité de l‟école concerne le peuplement des classes : effectifs minima et maxima des classes
respectés ou non. Il y a lieu d‟éviter la pléthore.
 Relativement à la structure, une appréciation synthétique sera indiquée dans la case à droite : E
(Elite), TB (Très-Bon), B (Bon), AB (Assez Bon), M (Médiocre).
2. GESTION DU PATRIMOINE
2.1. Description du patrimoine

 Dans l‟espace réservé à la description du patrimoine, l‟inspecteur fera un bref commentaire critique
sur :
- l’équipement immobilier :
 nature : durable, semi-durable, périssable ;
 état : bâtiments impeccables ou non, bien entretenus ou non, délabrement total
ou partiel, fissures sur les murs, graffitis sur les murs, murs non peints, manque de portes, de
fenêtres, d‟aération, grandeur ou exigüité des locaux ;
 nombre de locaux (classes, bureaux administratifs, sanitaires, salle de jeux,
magasins de stockage, dortoirs, réfectoire, cuisine, autres) suffisant, insuffisant ;
 adéquation : concordance ou convenance parfaite entre la destination du
bâtiment et l‟usage qu‟on en fait ;
 usage requis
- équipement mobilier : salle équipée ou non, existante ou non, en bon ou
mauvais état, en nombre suffisant ou insuffisant, confortable ou inconfortable ou incommode, propre
ou malpropre, … :
 administration : bureaux, chaises, armoires, …
 enseignement : bancs, pupitres, mobilier du laboratoire, …
 santé (infirmerie) ;
- équipement administratif : bureau équipé ou peu équipé :
 équipement de bureau : machines à écrire, appareils de communication,
photocopieuses, agrafeuses et agrafes, trombones, perforateurs, coupe-papier, kit informatique
(ordinateur, imprimante, disques flash USB, disques compacts CD), internet, … ;
 fournitures de bureau : rames de papier duplicateur, papiers carbone, stylos à bille, …
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 54
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- équipement technique : existant ou non, suffisant ou insuffisant, en bon état ou
non, entretenu ou non (machines, matériels et intrants, matières premières, etc.) ;
- équipement pédagogique : existant ou non, équipé ou non, suffisant ou insuffisant, actualisé ou
vieilli. L‟équipement pédagogique est subdivisé en :
 équipement d‟enseignement :
+ tableaux (dimension, forme, coloration) ;
+ manuels y compris la Loi-cadre de l‟enseignement national, la Revue Educateur, la Revue de
l‟Inspecteur ;
+ matériel didactique (cartes géographiques, planches, matériel vidéo) ;
+ laboratoire (appareils, matériels, matières premières) ;
+ bibliothèque ;
+ champ scolaire ;
+ autres (atelier, champs expérimentaux, machines, outils, …) ;
 équipement d‟autoformation : internet, outils et modules de formation,
bibliothèque, documentation diversifiée ;
 équipement de culture, sports et loisirs : bancs, chaises pour salle de spectacle
(TV, vidéo), salle de jeux, salle de gymnastique (espalier, plinthe, cheval) ;
 hygiène : sceau, désinfectants, savons, papiers hygiéniques, eau ;
- équipement d’autofinancement : cantine, moulin, atelier, cyber café, jardin scolaire, etc.
 Subsidiairement à la description du patrimoine, apprécier et coter de 0 à 4 les
différents aspects du patrimoine de l‟établissement inspecté (0 pour médiocre, 1 pour Assez Bon, 2
pour Bon, 3 pour Très Bon et 4 pour Elite) tel qu‟illustré dans le tableau relevé du patrimoine scolaire
ci-dessous :
2.2. Gestion du patrimoine

 Notation
L‟inspecteur appréciera et cotera de 0 à 4 (0 = Médiocre, 1 = Assez Bon, 2 = Bon, 3=
Très Bon, 4 = Elite) les différentes rubriques de la gestion du patrimoine de l‟école inspectée en
examinant pour certains l‟existence et la tenue, pour les autres l‟aspect général. Au cas où la
rubrique à examiner n‟engage pas la responsabilité du chef d‟établissement, neutraliser par un trait
(-). D‟autres abréviations telles que RAS (rien à signaler) ou substantifs (rien, absent, néant) ne sont
pas autorisés.
Par ailleurs, il y a lieu de mentionner S.O. (sans objet), c‟est-à-dire que le poste existe,
mais n‟est pas opérationnel à cause de manque de financement, d‟équipement, … ou n‟est pas
indispensable pour le bon fonctionnement de l‟école.
 Observations
Ne faire que le relevé des observations importantes qui nécessitent une amélioration
en regard des rubriques mal appréciées. En général, ne formuler les observations que là où la note
est inférieure à 2 (BON).
 Conversion partielle de la notation

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 55
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Dégager le total des points de toutes les rubriques sachant que les rubriques neutralisées ou sans
objet ne comptent pas : P = Total des points obtenus ;
- Compter le nombre de toutes les rubriques portant les points : Rr = Nombre des rubriques remplies ;
- Appliquer la formule suivante pour trouver le pourcentage (Z) Z =
Exemple : P = 28 ; Rr = 13 Z =
- Recourir au tableau général de conversion du poste 7 au verso pour chercher à
connaître à quelle note chiffrée variant de 4 à 0 correspond ce pourcentage (Z) ; Comme on peut le
constater aisément, 54 % correspondent à la note de conversion 2, chiffre que l‟on place dans la
case indiquée par la petite flèche à côté de la mention ‟‟conversion‟‟.
- Cette procédure est également indiquée pour les points 3.2. et 4.1.

2.3. INSPECTION DE LA FORMATION : C2B


A. NATURE
La formule C2B est une formule de contrôle des activités de formation dans un
établissement scolaire.
B. OBJECTIF
La formule C2B vise le contrôle des activités de formation menées au sein de l‟école
pour lutter contre la sous-qualification méthodologique et/ou scientifique de l‟enseignant, notamment
en ce qui concerne :

 la dynamisation des activités de la cellule de base de la formation et de l‟encadrement ;


 la tenue des dossiers relatifs à la formation ;
 L‟état de formation continue.

 Au secondaire général, les enseignants sont regroupés au sein des unités pédagogiques (U.P.)
par discipline ou par groupe des disciplines apparentées.
 Dans les filières techniques et / ou professionnelles, les enseignants sont également regroupés
au sein des unités pédagogiques (U.P.) par discipline ou par groupe des disciplines apparentées,
mais deux structures importantes y sont ajoutées : l‟Unité d‟Action Pédagogique (UAP) et l‟Unité
Formation-Emploi (UFE).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 56
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
DIAGRAMME : STRUCTURE DE LA CELLULE DE BASE

CHEF
DE LA
CB

UP UP UP UP
Langue Science Cultur Techn. UFE
s s
e UAP

LEGENDE :

: Ordre donné par le chef de la CB


: Rapport fourni au chef de la CB
: Concertation au sein de l’UAP
: Appui de l’UFE à l’UP Technique

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 57
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
NOTE SUR L’UNITE D’ACTION PEDAGOGIQUE ET L’UNITE FORMATION-EMPLOI
A l’enseignement technique et professionnel, l’unité pédagogique technique peut, selon les
besoins, se muer en « Unité d’Action Pédagogique » (UAP) qui fonctionne de façon occasionnelle.
En effet, en Approche par Compétences (APC), les enseignants des branches « cœur de métier » et
ceux des branches collatérales dont les ressources interviennent dans la construction d’une
compétence donnée chez les apprenants se regroupent en une structure appelée « Unité d’Action
Pédagogique », en sigle UAP, en vue de planifier les apprentissages. Outre les enseignants des
cours techniques et pratiques (instructeurs, chef d’atelier…), l’UAP est composée des collatéraux
(enseignants non techniciens dans le cadre d’interdisciplinarité), des ouvriers à cause de leur
expérience professionnelle. L’UP Technique peut être renforcée par l’unité "formation-emploi"
(UFE) qui est une structure d’appui établissant le rapprochement entre l’école et le monde du travail
et composée des experts suite à leur expérience professionnelle.
2.3. INSPECTION DE LA BIBLIOTHEQUE ET DES ARCHIVES SCOLAIRES : C2C
A. NATURE
L‟inspection de la bibliothèque et des archives scolaires (C2C) consiste à examiner la
gestion de la bibliothèque et des archives scolaires par le chef d‟établissement.

 Dans l‟optique nouvelle de l‟inspection du type « accompagnement », l‟inspection de la bibliothèque


et des archives scolaires doit logiquement déboucher sur une action d‟encadrement (F2) sous forme
du tuteurage des établissements scolaires dont le fonctionnement et la gestion laissent à désirer.
 Les directives relatives au C2C sont identiques à celle de l‟inspection administrative C2.

02. OBJECTIFS : contrôler le chef d‟établissement en ce qui concerne le personnel, les ressources
matérielles et le fonds documentaire de la bibliothèque et des archives d‟une école en relevant des
observations les plus pertinentes et en lui prodiguant des conseils les plus appropriés.
1.1. Bibliothèque
1.2. Archives scolaires
Dans les deux cas, l‟inspecteur mènera une investigation en faisant un constat rapide
sur l‟existence ou non du personnel affecté à la bibliothèque, à l‟archivage, à l‟entretien et à la
circulation des manuels. Ainsi il notera de 0 à 4 dans la petite case à droite.
2. RESSOURCES MATERIELLES
2.1. Local
Il est question de scruter la pièce où fonctionnent la bibliothèque et l‟archivage : existence,
dimensions acceptables, aération, éclairage et température. Le local reçoit-il les lecteurs dans les
conditions acceptables ?
2.2. Matériel informatique

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 58
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
De nos jours certaines écoles sont à la pointe de la technologie moderne. Il y a lieu de les aider à
utiliser le matériel informatique à bon escient. Si l‟école n‟en possède pas encore, relativiser la
situation, et au besoin, neutraliser par un trait.
2.3. Matériel professionnel
Le matériel professionnel est inhérent à l‟existence même de la bibliothèque et des
archives scolaires. Au poste 3.3.8., il s‟agit de la rubrique autre à préciser selon les circonstances.
Examiner en cotant de 1 à 4.
2.4. Matériel bureautique : examiné s‟il existe ou non l‟ensemble des techniques et des moyens qui
tendent à automatiser et informatiser les activités du bureau, principalement le traitement et la
communication du bureau.
2.5. Eléments d’archivage : évaluer de 0 à 4 les efforts fournis en vue d‟encourager le C.E. dans la
tenue et la conservation des documents de l‟école.
2.6. Précautions à prendre : observer si le CE prend des mesures préventives pour éviter des cas de
maladies et/ou pouvant entraîner des épidémies.
3. FONDS DOCUMENTAIRE
3.1. Situation de la bibliothèque : focaliser l‟attention sur la bibliothèque seulement pour faire voir sa
richesse, sa diversité et son adaptation aux besoins des lecteurs. Est-elle bien vue, achalandée et
vivante, suffisamment fréquentée, attirante et attrayante ?
3.2. Classification des ouvrages : observer si la bibliothèque est bien diversifiée selon les différents
domaines (disciplines), ouverte à tous les apprenants-lecteurs, sans exception.
3.3. Stratégies d’acquisition : observer si le CE se contente seulement de ce qu‟il a trouvé, des
vieilleries propres à désherber (écartées de la circulation). Quels sont les mécanismes et les
lobbyings qu‟il développe pour entrer en possession d‟autres manuels, d‟autres revues, d‟autres
moyens audiovisuels ? Les apprenants sont-ils poussés à lire plus, à plus de découvertes ? Y a-t-il
bousculade au portillon ? Existe-t-il de l‟engouement, de l‟émulation ? Les concours sont-ils
organisés pour primer les grands lecteurs et stimuler les autres ? Au poste 4.3.15., il s‟agit de la
rubrique autre à préciser par l‟inspecteur selon les circonstances.
2.5. INSPECTION PEDAGOGIQUE : C3
A. NATURE
La formule C3 est une formule de contrôle pédagogique des activités théoriques
menées en milieu de formation par l‟enseignant avant, pendant et après une séquence didactique.

 A son arrivée à l‟école, l‟inspecteur prendra contact avec le chef d‟établissement. Il veillera à
prendre connaissance du dossier de l‟enseignant : qualification, horaire, régularité, carnet des
prévisions des matières, questions et copies des examens trimestriels/semestriels, des
interrogations et des devoirs à domicile, etc.
 Pendant la leçon, il est recommandé à l‟inspecteur de se tenir discrètement au fond de la salle
et de veiller à ne pas interrompre le déroulement de la leçon.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 59
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Il ne demandera pas à l‟avance l‟avis du CE sur l‟enseignant. Toutefois, après la visite et avant
l‟élaboration du rapport, l‟avis du CE et de l‟enseignant sur des lacunes constatées devra être pris
en compte.
 Apprécier un travail humain est une tâche délicate. A cette fin, l‟inspecteur fait appel à toute sa
conscience professionnelle et s‟entoure de toutes les garanties nécessaires. Pour ce faire, il
appréciera les rubriques suivantes : la personnalité, la maîtrise de la matière, la maîtrise du
programme/curriculum, la structure de la leçon, les stratégies, les moyens d‟enseignement, la
participation des apprenants, les documents des apprenants, les documents de l‟enseignant et
l‟évaluation des acquis.
B. OBJECTIF
La formule C3 vise à contrôler les activités de l‟enseignant non seulement en vue de
déceler des insuffisances méthodologiques et scientifiques, mais aussi d‟apporter des solutions
adéquates aux problèmes rencontrés dans l‟exercice de ses fonctions.
2.6. INSPECTION PEDAGOGIQUE : C3B
A. NATURE
La formule C3B est une formule de contrôle pédagogique des activités pratiques menées par
l‟enseignant avant, pendant et après une séquence didactique dans les options organisant la
pratique professionnelle. C‟est le cas par exemple des séances pratiques organisées dans certaines
options générales, techniques ou professionnelles (laboratoire de chimie, physique, biologie, atelier,
champs, chantier, etc.).
B. OBJECTIFS
La formule C3B vise à :

 apprécier le travail de l‟enseignant pendant la séance de pratique professionnelle ;

 relever les éventuelles défaillances de l‟activité inspectée ;

 proposer des remèdes aux problèmes et insuffisances constatés.


2.7. INSPECTION PEDAGOGIQUE : C3M
A. NATURE
La C3M permet d‟effectuer le contrôle pédagogique des activités menées par l‟institutrice maternelle
avant, pendant et après une séquence didactique en vue de leur appréciation.
B. OBJECTIF
La formule C3M vise à :

 apprécier le travail de l‟institutrice maternelle pendant la séance de pratique professionnelle ;

 relever les éventuelles défaillances de l‟activité inspectée ;

 proposer des remèdes aux problèmes et insuffisances constatés.


2.8. INSPECTION FINANCIERE : C4
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 60
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
A. NATURE

 L‟inspecteur recourt à la formule C4 pour effectuer un contrôle financier approfondi et spécial


dans une école en vue d‟une appréciation de la gestion financière par le chef d‟établissement.
 L‟inspection financière n‟est pas une entreprise de routine. En effet, malgré son caractère
quelque peu accusateur, l‟inspecteur opérera chaque fois que c‟est possible sur ordre de ses chefs,
mais en cas d‟urgence ou quand il est loin de sa base, il ne reculera pas devant ses responsabilités
et mettra à profit sa présence sur terrain pour récolter toutes les informations utiles. Le cas échéant,
il demandera l‟aval de l‟autorité politico-administrative, ne fût-ce qu‟oralement.
 Ici, plus que jamais, l‟inspecteur est tenu au secret professionnel ; c‟est pourquoi la diffusion de
la formule C4 ne peut être que restreinte, la primeur étant réservée à celui qui a donné l‟ordre de
mener cette enquête.
 En outre, il lui est demandé d‟agir en père de famille au cas où la faute commise est légère.
B. OBJECTIF
La formule C4 vise faire apparaître les irrégularités dans la gestion financière et
comptable dont se serait rendu coupable un chef d‟établissement.
2.9. INSPECTION D’UN ADJOINT (CPP, CPS) : C5A
A. NATURE

 Le C5A est utilisé par l‟inspecteur pour effectuer le contrôle d‟un Adjoint en vue de l‟appréciation
globale des tâches administratives et pédagogiques dévolues soit au Conseiller Pédagogique du
Primaire (CPP), soit au Conseiller Pédagogique du Secondaire (CPS), sans oublier leur
personnalité.
 Le travail d‟un Adjoint est complexe. En effet, en dehors des obligations qui sont les siennes
comme indiquées dans la formule C5A, plusieurs autres tâches lui sont attribuées par le titulaire.
 Dans la partie analytique, la formule C5B comporte deux colonnes :
- la 1ère colonne concerne le Conseiller Pédagogique du Primaire ;
- la 2ème colonne concerne le Conseiller Pédagogique du Secondaire.
 Chaque colonne comprend trois postes, à savoir : les tâches administratives, les tâches
pédagogiques et la personnalité. Chaque poste comporte les éléments suivants : les rubriques, les
observations, la notation chiffrée allant de 4 à 0 et les conseils.
B. OBJECTIF
La formule C5A vise à contrôler le Conseiller Pédagogique en vue de déceler les
lacunes d‟ordre administratif et pédagogique, de relever des observations les plus pertinentes et de
prodiguer des conseils les appropriés.
2.10. INSPECTION D’UN ADJOINT (DD, DI) : C5B
A. NATURE

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 61
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Le C5B est une formule par laquelle l‟inspecteur effectue le contrôle d‟un Adjoint en vue de
l‟appréciation globale des tâches spécifiques dévolues soit au Directeur de discipline (DD) ou le
Directeur d‟internat (DI).
 Le travail d‟un Adjoint est complexe. En effet, en dehors des obligations qui sont les siennes
comme indiqué dans la formule C5B, plusieurs autres tâches lui sont attribuées par le titulaire.
 Dans la partie analytique, la formule C5B comporte deux colonnes :
- la 1ère colonne concerne le Directeur de Discipline (DD) ;
- la 2ème colonne concerne le Directeur d‟Internat (DI).
B. OBJECTIF
La formule C5B vise à contrôler le Directeur de discipline ou le Directeur d‟internat en
vue de déceler les lacunes, de relever des observations les plus pertinentes et de prodiguer des
conseils les plus appropriés.
2.11. ENQUETE ORDINAIRE : C6A

A. NATURE
C‟est une formule destinée à mener des investigations sur des faits reprochées à un
opérateur pédagogique ou administratif. L‟enquête ordinaire, c‟est ce qui est en dehors de l‟enquête
financière et de l‟enquête de viabilité. Par exemple : la bagarre, le vol dans une école.
B. OBJECTIF
L‟enquête ordinaire est menée d‟une part pour :
 déceler une anomalie, découvrir des irrégularités et les dénoncer afin d‟éclairer le demandeur sur
une situation donnée ;
 permettre au demandeur de prendre une décision à l‟endroit de l‟agent présumé auteur de
l‟irrégularité.
2.12. ENQUETE DE VIABILITE : C6B
A. NATURE
C‟est la formule qui permet à l‟autorité du ministère de tutelle de prendre une décision
sur la viabilité d‟une école en examinant les conditions nécessaires fixées par la hiérarchie telles que
l‟implantation, le patrimoine, la structure, le personnel, l‟administration, les finances, la pédagogie et
l‟internat.
B. OBJECTIFS

Cette formule vise à mettre à la disposition du ministre de l‟Enseignement Primaire,


Secondaire et Professionnel les informations susceptibles de procéder soit :

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 62
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 à l‟obtention d‟une information sur la situation administrative d‟une école afin d‟écarter le doute qui
pèse sur une école. Par exemple, le sinistre dû aux intempéries, la destruction des bâtiments
scolaires par la guerre, … ;
 à l‟agrément d‟une école ;
 à la scission d‟une école ;
 au transfert des classes ;
 à la fermeture d‟une école, d‟une option ou d‟une classe ;
 à la fusion des classes voisines ;
 à la transformation du cycle ;
 à la modification de structure d‟une école ;
 au changement du nom d‟une école.
2.13. INSPECTION DES DOSSIERS DES APPRENANTS : C7
A. NATURE
 Cette formule permet à l‟inspecteur itinérant d‟opérer de manière économique le contrôle des
dossiers des apprenants en vue d‟entériner ou de rejeter la décision prise par le chef
d‟établissement en matière d‟admission dans une classe donnée.
 Elle comprend soixante-dix séries de cases. Elle se remplit par classe, par la reprise des noms,
post nom et prénom des apprenants qui la peuplent, suivant un ordre strictement alphabétique,
même dans le cas des classes multiples.
 Elle se complète à la machine ou de préférence à la main.
 La standardisation, par un recours aux sigles, contribue non seulement à l‟économie de temps
et de papier, mais conduit également le corps inspectoral à parler le même langage, et à faciliter de
la sorte la tâche des exploitants, désignés ou occasionnels.
 L‟inspection des dossiers peut s‟avérer utile à n‟importe quel moment du curriculum scolaire
d‟un apprenant. Elle prend une importance particulière quand elle est effectuée en prévision d‟une
admission à l‟Examen National de fin d‟Etudes Primaires (ENAFEP), au jury du cycle court
(JUNACYP) ou à l‟Examen d‟Etat (EXETAT).
 Par ailleurs, l‟inspecteur ôtera de l‟idée que l‟inspection des dossiers des apprenants n‟a de
sens que pour les finalistes des humanités. Bien au contraire, les exigences mêmes de l‟Examen
d‟Etat, qui sanctionne les humanités, devraient inciter les inspecteurs à se pencher sur les dossiers
bien avant l‟échéance.
B. OBJECTIFS
Cette formule vise à :
 donner une idée sur le parcours scolaire des apprenants à n‟importe quel niveau d‟études et à
n‟importe quel moment de l‟année scolaire ;
 déceler des anomalies ou des irrégularités qui auraient entaché l‟inscription des apprenants par le
chef d‟établissement ;
 contrôler le passage de classes au sein d‟une école ou d‟une école à une autre.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 63
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 assainir des effectifs, par élimination des apprenants irréguliers, par réorientation des
apprenants trop faibles pour poursuivre utilement dans la même voie, et par la même occasion à la
sensibilisation des chefs d‟établissement à la tenue correcte des dossiers.
Activité 4 : Formules du module III : Formation en cours d’emploi (F)
1. Objectifs spécifiques
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) :

 définir les concepts de base : formation en cours d‟emploi, action de formation, action
d‟encadrement, outil de formation, module de formation, exposé, conférence pédagogique, journée
pédagogique, séance d‟animation pédagogique, journées pédagogiques, séminaire de
sensibilisation, séminaire de formation ;
 expliquer la nature, les objectifs et le guide de remplissage de chaque formule du module F
avec canevas ;
 bien tenir toutes les formules du module F.
1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE

 Formation en cours d’emploi (formation continue) : renforcement des capacités (compétences)


des opérateurs en vue d‟améliorer le rendement d‟une entité donnée.
 Action de formation : toute entreprise organisée en réponse à un besoin et destinée à parfaire la
formation en cours d‟emploi.
 Action d’encadrement : toute entreprise à caractère itératif (répétitif) faite par un (des) inspecteur
(s) dans son rayon d‟action auprès d‟un ou plusieurs opérateurs pédagogiques.
 Outil de formation : instrument de travail destiné à l‟enseignant pour lui permettre d‟améliorer sa
formation
 Module de formation : moyen d‟action mis en œuvre par le formateur pour assurer la formation en
cours d‟emploi dans le cadre de renforcement des capacités.
 Exposé : communication orale ou écrite sur un sujet précis.
 Conférence pédagogique : exposé plus élaboré dont le thème, à caractère pédagogique, est
traité par plusieurs personnes.
 Séance d’animation pédagogique : communication sur les stratégies ou un contenu
scientifique visant à combattre les insuffisances constatées chez les enseignants dans l‟exercice de
leur métier.
 Journées pédagogiques : séances d‟animation pédagogique qui s‟étendent sur plusieurs jours
au cours desquels l‟accent sera mis sur les travaux pratiques.
 Séminaire de sensibilisation : réunion au cours de laquelle sont communiquées les
nouvelles instructions, les innovations pédagogiques ou scientifiques.
 Séminaire (atelier) de formation : succession des réunions basées sur les thèmes tant
pédagogiques que scientifiques ou autres, lesquels thèmes contribuent à la formation continue du
personnel enseignant.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 64
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
2. MODULE : FORMATION EN COURS D’EMPLOI (F)
2.1. ACTION DE FORMATION : F1
A. NATURE
 La formule ‟‟Action de Formation (AF)‟‟est toute entreprise organisée en réponse à un besoin et
destinée à parfaire la formation en cours d‟emploi de ses enseignants.
 Cependant une attention toute particulière doit être attirée sur l‟utilisation abusive de la formule
F1 par les formateurs (facilitateurs), notamment en ce qui concerne la nature des thèmes non
indiqués à traiter lors d‟une action de formation à mener. C‟est le cas par exemple des thèmes ci-
après :
- l‟explication des mesures conservatoires aux chefs d‟établissement ;
- la causerie avec les notables sous l‟arbre à palabre du village ;
- la réunion avec le comité des parents sur les frais à fixer pour construire un bâtiment scolaire ;
- les différentes communications de service ;
- le compte-rendu d‟un forum auquel l‟inspecteur a été invité ;
- la sensibilisation des candidats finalistes sur les causes des échecs massifs à l‟Examen d‟Etat ;
- les conseils donnés à un enseignant à l‟issue d‟une visite de classe, etc.
B. OBJECTIF
Cette formule vise à combattre la sous-qualification multiforme du personnel enseignant.
NATURE
Mettre le signe (X) dans la case correspondant de l‟action de formation réalisée.
Les différentes natures de l‟action de formations sont : l‟exposé, la conférence pédagogique,
d‟une journée pédagogique, la séance d‟animation pédagogique, les journées pédagogiques, le
séminaire de sensibilisation, le séminaire de formation.

 Exposé :
Il consiste à la lecture des directives ou des instructions sur un point précis. Exemple :
critères de délibération.

 Conférence pédagogique :
Il s‟agit d‟un concept scientifique et le thème à évoquer doit être pédagogique. La
conférence pédagogique réunit plusieurs personnes et le sujet est traité en commun. Elle est plus
élaborée que l‟exposé.

 Séance d’animation pédagogique :


C‟est une communication sur les stratégies ou sur un contenu scientifique visant à
combattre les insuffisances ou les lacunes constatées chez les enseignants dans l‟exercice de leur
métier.
Exemples : la didactique d‟une discipline, la définition des objectifs d‟une leçon, la structure
d‟une leçon, …
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 65
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Journées pédagogiques :
Ce sont les séances d‟animation pédagogique (thèmes d‟ordre pédagogique) qui
s‟étendent sur un ou quelques jours. L‟accent sera mis sur les travaux pratiques. Exemples :
l‟élaboration des prévisions des matières, la fabrication du matériel didactique.

 Séminaire de sensibilisation :
C‟est une réunion au cours de laquelle il est fait une communication sur les innovations
pédagogiques ou scientifiques ou sur les nouvelles instructions et directives. Exemples :
changement intervenu dans le statut du personnel, nouvelles méthodes d‟enseignement à appliquer,
nouveaux critères d‟inscription, nouvelle grille électronique utilisée à l‟Examen d‟Etat, etc.

 Séminaire de formation :
C‟est une succession des réunions basées sur les thèmes tant pédagogiques que
scientifiques ou autres, lesquels contribuent à la formation continuée du personnel enseignant.
- Lorsque les thèmes sont développés pendant quelques jours de façon continue ou
sans interruption, le séminaire est dit intensif. Par exemple, le séminaire se déroule en un seul
lieu ; ce séminaire peut avoir lieu pendant les vacances.

- Lorsqu‟il y a interruption, le séminaire est dit extensif. C‟est un séminaire discontinu,


réalisé par intervalle en groupe suivant la répartition géographique, mais le thème reste le même.
Par exemple, plusieurs sessions dans une province éducative.
L‟action de formation a un caractère ponctuel tandis que l‟action d‟encadrement est une
assistance de longue haleine.
2.2. ACTION D’ENCADREMENT : F2
A. NATURE
 La formule ‟‟Action d‟Encadrement (AE)‟‟, c‟est toute entreprise à caractère itératif (répétitif) faite
par un inspecteur en son lieu de résidence auprès d‟un ou plusieurs opérateurs pédagogiques
(enseignant, CE, conseiller d‟enseignement, …), consécutivement à un constat de carence grave
tant sur le plan méthodologique que sur le plan scientifique et pouvant s‟étendant sur une période
plus ou moins longue.
 En d‟autres termes, l‟AE ne peut être établie que lorsque l‟encadreur a suivi l‟ (les) encadré (s)
à son (leur) lieu de service, travaillant avec eux pendant une certaine durée. Elle s‟entreprend le plus
souvent par groupe homogène d‟opérateurs et prend par exemple la forme de jumelage avec un
chef d‟établissement ou un autre inspecteur. Il peut s‟agir aussi d‟un cours de rattrapage organisé
pour un groupe de sous-qualifiés en dehors des heures d‟occupation normale. Il n‟est établi qu‟un
seul rapport F2 pour l‟ensemble des opérations inhérentes à une action d‟encadrement, même si
celle-ci s‟étend sur plusieurs mois.
 L‟AE s‟oppose donc à l‟action de formation au sens strict (AF) qui a un caractère ponctuel.
B. OBJECTIFS
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 66
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Cette formule vise à :
 combattre au lieu de service la carence grave tant sur le plan méthodologique que sur le plan
scientifique constatée dans le chef d‟un opérateur pédagogique ;
 renseigner l‟autorité sur les remédiations opérées auprès des opérateurs pédagogiques.
Activité 5 : Formule du module IV : Testing (T)
A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) :

 définir les concepts de base : item, testing (évaluation), expérimentation, échantillon, indice de
difficulté, indice de discrimination, attractivité ;
 calculer l‟indice de difficulté, l‟indice de discrimination et le taux d‟attractivité ;
 tester un item dans le cas d‟une épreuve à choix multiples ;
 bien tenir la formule T1.
1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE

 Testing (évaluation) : processus qui consiste à examiner le degré d‟adéquation entre un ensemble
d‟acquis et un ensemble de critères fixés au départ en vue de prendre une décision.
 Expérimentation : ensemble des moyens et procédures de contrôle destinés à vérifier une
hypothèse (validité d‟un item).
 Echantillon : fragment ou partie d‟un ensemble destinés à être analysés ou sur lequel on réalise
des mesures ou des essais.
 Indice de difficulté : nombre qui renseigne sur la facilité ou la difficulté d‟une question.
 Indice de discrimination : nombre qui permet de différencier les apprenants les plus forts de plus
faibles.
 Attractivité (taux d’attractivité) : pourcentage qui indique la capacité de chaque occurrence à
attirer la personne à laquelle l‟item est soumis.
2. MODULE IV :TESTING (T)
2.1. FICHE D’ANALYSE D’ITEM : T1
A. NATURE

 Le circulaire ministériel n° DEPS/IGE/863/CCE/01/0253/84 du 16 février 1984 rend obligatoire la


contribution des inspecteurs de l‟enseignement secondaire à la banque de questions de l‟Examen
d‟Etat, qu‟ils soient itinérants ou assis, qu‟ils soient détachés ou non à la formation.
 Chaque inspecteur mettra à contribution les professeurs de sixième de sa spécialité œuvrant dans
son secteur, soit par contact direct, soit par correspondance, pour l‟expérimentation des items à
travers la fiche d‟analyse d‟item (T1).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 67
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 La contribution par inspecteur et par année civile est de 20 items et de 5 questions traditionnelles,
les items portant sur le programme de l‟Examen d‟Etat (E.32 et E.32 P) et les questions ouvertes sur
la pratique professionnelle. Celles-ci, qui se veulent les plus pratiques possibles, en vue de renforcer
la professionnalisation de l‟enseignement, ne doivent pas être soumises à l‟analyse, mais se
présentent également sur la fiche T1 : l‟intitulé de la question sera consignée au point 2.1. (article de
base) et la réponse au point 2.2. (propositions).
 Lors de l‟administration des items, en vue de l‟analyse, l‟examinateur aura soin de communiquer au
group testé la consigne sur le rejet implicite, en usage à l‟Examen d‟Etat.
 En tout état de causes, l‟inspecteur est responsable des questions qu‟il propose à la Commission
Nationale d‟Organisation (CNO), après les avoir analysées.
B. OBJECTIFS
Cette formule vise à :
 associer plus étroitement les professeurs de sixième secondaire à la rédaction des questionnaires
de l‟Examen d‟Etat ;
 enrichir les banques d‟items par discipline ;
 rédiger une question et une épreuve sur base des critères scientifiquement fiables.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 68
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
République Démocratique du Congo
Enseignement Supérieur et Universitaire
INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE KABINDA
ISP -
KDA

Bachelier en Enseignement des Sciences Psychologique et l’Education

MENTION GESTION, ADMINISTRATION DES INSTITUTIONS SCOLAIRES ET DE


FORMATION

Code UE Intitulé de l’U.E CMI TD TP Cr

EC UE

SEP1241 U.E D’ORGANISATION, SUIVI ET EVALUATION D’UNE 20h 10h - 2


SEANCE D’ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE
FORMATION

Notes de cours à l‟usage des étudiants de BAC2 en


Gestion, Administration des Institutions scolaire et
de Formation et Bac2 en Sciences de l‟Education.

Conçu Par : Sylvain NDJIBU KAPENGA Mwan’à Mfumu


Enseignant des Universités et des Instituts Supérieurs de la RD. Congo et,
Psychopédagogue de Formation.

Contacts :
- +243977779100 ;
- +243819494085 ;
sylvainndjibukapenga7@[Link]
ndjibukapenga@[Link]
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur sous peine des poursuites judiciaires.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 69
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
0.12. Informations de base
- Intitulé du cours : U.E D’ORGANISATION, SUIVI ET EVALUATION D’UNE SEANCE
D’ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION
- CODE DE L’U.E SEP : 1241
- Volume horaire : 3
Code UE Intitulé de l’U.E CMI TD TP Cr

EC UE

SEP1241 Organisation, Suivi Et Evaluation D‟une Séance 20h 10h - 2


D‟animation Pédagogique Et De Formation

- Intéressés : Etudiants de BAC2.


- Semestre : III
- Titulaire du cours :
 l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA de l‟Institut Supérieur Pédagogique de KABINDA,
- Pour tout contact relatif à ce cours, merci de nous contacter au +243977779100, +243819494085
sylvainndjibukapenga7@[Link]

0.13. Description du cours


L'éducation est un pilier fondamental du développement individuel et collectif, et l'efficacité
des séances d'animation pédagogique et de formation en est un élément clé. Dans un monde en
constante évolution, où les besoins d'apprentissage sont diversifiés et les méthodes pédagogiques se
modernisent, il est crucial d'adopter une approche structurée et réfléchie pour organiser, suivre et
évaluer les activités éducatives.
Ce cours se propose d'explorer les différentes dimensions de l'animation pédagogique, en
mettant l'accent sur les étapes essentielles de l'organisation d'une séance de formation réussie. De la
planification à l'évaluation, chaque phase est cruciale pour garantir que les objectifs d'apprentissage
soient atteints et que les participants soient pleinement engagés.
Nous aborderons les méthodes d'animation efficaces, les outils de suivi et d'évaluation,
ainsi que les stratégies pour encourager la participation active des apprenants. En intégrant des
pratiques réflexives, ce cours vise à favoriser une culture d'amélioration continue au sein des
établissements éducatifs.
À travers des études de cas, des mises en pratique et des échanges d'expériences, les
participants développeront des compétences pratiques et des connaissances théoriques pour
transformer leurs séances d'animation en expériences d'apprentissage significatives et impactantes.
Ainsi, ce parcours d'apprentissage a pour objectif non seulement d'améliorer les
compétences d'animation et de formation des participants, mais aussi de contribuer à l'essor d'une
éducation de qualité, adaptée aux besoins d'une société en mutation.
0.14. Objectif général

Cette Unité d‟Enseignement vise à fournir les outils et les méthodes nécessaires pour
organiser, suivre et évaluer efficacement une séance d'animation pédagogique et de formation. Il
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 70
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
aborde les principes fondamentaux de la planification, de l‟animation, du suivi des participants et de
l'évaluation des résultats.
0.15. Visées de l’apprentissage
Cette unite d‟enseignement permet d‟ Acquérir les compétences pour concevoir, animer,
suivre et évaluer une séance d'animation pédagogique ou de formation, afin d'assurer une expérience
d'apprentissage efficace.
Objectifs spécifiques : Compétences à développer
 Objectif cognitif : le savoir
- Cette unité d‟enseignement vise à Développer une compréhension des différentes étapes de
l'organisation d'une séance de formation, des méthodes d'animation pédagogiques, et des outils
d'évaluation
 Objectif psychomoteur : le savoir-faire
- Cette unité vise à Développer des compétences pratiques en animation, telles que la prise de parole
en public, la gestion du temps, et l'utilisation de supports visuels.
 Objectif affectif : le savoir- être
Cette unité d‟enseignement vise à r Encourager une attitude positive envers l'animation et la formation,
en valorisant l'importance de la participation active et de l'engagement des apprenants.
 Objectif managérial : le savoir-faire-faire
Cette unité vise Apprendre à gérer un groupe, à animer des discussions, et à adapter les approches
pédagogiques en fonction des besoins des participants.
 Objectif projectif : le savoir-faire devenir
– Cette UE vise à Inciter les participants à élaborer un projet de séance d'animation pédagogique, en
intégrant les connaissances acquises sur l'organisation et l'évaluation.
0.16. Contenus du Cours
Ce cours porte sur :
Chapitre premier : GENERALITES SUR LA SEANCE D’ANIMATION PEDAGOGIQUE ET
DE FORMATION
Chapitre Deuxième LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE
Chapitre Troisième. TECHNIQUES D’ANIMATION D’UNE SEANCE PEDAGOGIQUE ET
DE FORMATION PROFESSIONNELLE
0.17. Stratégies d’enseignement- apprentissage
Pour développer les compétences par les étudiants, des activités d‟enseignement ainsi que
celles d‟apprentissage seront organisées :
- Exposer la matière
- Organiser des visites guidées (en groupe) dans les différents services (évaluation des
services de développement) pour voir si les conditions sont favorables au développement)
- Organiser des séances pratiques : les étudiants pourront être en groupe afin de présenter
certains matériels conçus par eux.
0.18. Évaluation des apprentissages
Comme évaluation, nous avons prévu ce qui suit :

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 71
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Un TP (coté sur 10 points) en groupe où l‟on demande aux étudiants de faire le rapport
(individuel) de la visite dans une école afin de contacter les enseignants pour qui leurs parlent
de l‟importance de 10 matériels d‟enseignement au choix:
NB : ce travail en groupe sera déposé sous deux formes : (Format papier qui sera validé par le
responsable du service ou bureau visité et format électronique envoyé individuellement)

 Un projet élaboré et présenté en atelier par groupe (cotée sur 10 points) de la séance
pratique sera aussi déposé sous forme imprimée.
 Une interrogation (cotée sur 10 points) qui portera sur la matière vue (théorie) pour
évaluer le niveau de compréhension des étudiants un questionnaire ouvert sera
administré aux étudiants qui doivent s‟exprimer librement.
 Un examen coté sur 10 points. Cet examen va porter sur l‟ensemble des matières vues.
0.19. Matériel d’enseignement-apprentissage (ressources)
 Ressources imprimées : Chaque étudiant doit posséder les notes de cours, en plus de sa
synthèse tirée des commentaires ou des explications de l‟enseignant en classe.
 Ressources en ligne : d‟où la nécessité d‟avoir chacun une adresse électronique
0.20. Emploi du temps :
- Première séance : séance de prise de contact avec les étudiants, signature du contrat didactique.
Introduction du cours, l'enseignant donne une vue d'ensemble du cours, il présente l'objet du
cours, la définition, les objectifs, quelques notions sur l'historique du cours, le premier chapitre sur
GENERALITES SUR LA SEANCE D’ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION
- Deuxième séance : consacrée au Chapitre Deuxième : LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE
La troisième séance abordera, au Chapitre Troisième : TECHNIQUES D’ANIMATION D’UNE
SEANCE PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE
0.21. Conditions de réussite (quelques conseils)
Pour permettre à l‟enseignant aux étudiants de développer les compétences attendues, ces
derniers sont tenus de suivre la ligne de conduite suivante :
- être réguliers dans toutes les activités organisées,
- ponctuels,
- disciplinés
- participer activement aux séances du cours.
Ainsi, Pour renforcer cette mesure, une fiche individuelle sera tenue par chaque étudiant et
signée par l‟enseignant à la fin de chaque séance, soit ou une liste de présence sera rempli par chaque
étudiant.
0.22. Références Bibliographiques
- Mwenz wakyungu E, Pédagogie Universitaire, éd universitaire, CFPSE, UNILU 2016, P-P 42-4,
- BEAU, Dominique. La boite à outils du formateur. Paris : Éditions d'organisation, 2008.
- CHALVIN, [Link]édie des pédagogies de formation. Tome 2. Paris : ESF, 1996.
- CAUDEN, Isabelle et CUISINIEZ, Frédérique. La boite à outils des formateurs. Paris : Dunod,
2009.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 72
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- MARTIN, Jean-Paul et SAVARY, Émile. Formateur d'adultes : se professionnaliser, exercer au
quotidien. Lyon : Chronique sociale, 1996.
- MUCCHIELLI, Roger. Les méthodes actives dans la pédagogie des adultes. Paris : ESF, 1998.
- P. Watzlawick, Une logique de la communication, Paris, Éd. du Seuil, 1979.
NB : Toute reproduction partielle ou totale de la présente publication est interdite sans
l’autorisation de son auteurs et son éditeur occasionnerait un délit ″Code de la propriété
Intellectuelle du 1er Juillet 1992).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 73
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chapitre Premier : GENERALITES SUR LA SEANCE D’ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE
FORMATION
I. Définition des Concepts
Il est impérieux qu‟avant toute chose de définir les concepts de base afin de permettre aux
lecteurs, curieux scientifiques d‟appréhender déjà le fond de la matière. Tout au long de ce chapitre,
nous allons aborder deux termes essentiels dont les communs de mortel ont toujours eu du mal à le
dissocier, il s‟agit de l‟administration et de la gestion.
1. Animation Pédagogique
L'animation pédagogique est définie par B. Dufour comme un ensemble d'activités visant à
dynamiser l'apprentissage en stimulant la participation active des apprenants. Elle repose sur des
techniques variées pour favoriser l‟interaction et l‟engagement.
2. Encadrement Pédagogique
Selon J. L. Legrand, l'encadrement pédagogique désigne l'ensemble des actions et des
interventions d'un enseignant visant à guider, soutenir et orienter les apprenants tout au long de leur
parcours éducatif. Cela inclut la supervision des activités et l'accompagnement dans le processus
d'apprentissage.
3. Formation Pédagogique
P. Carré définit la formation pédagogique comme un processus structuré d‟enseignement
et d‟apprentissage, permettant aux éducateurs d‟acquérir des compétences spécifiques en matière de
pédagogie, de didactique et de gestion de classe.
4. Évaluation Pédagogique
D. Méard décrit l‟évaluation pédagogique comme un processus systématique de collecte
d‟informations, permettant de mesurer l‟acquisition des connaissances et des compétences des
apprenants. Elle peut être formative ou sommative, visant à améliorer l‟apprentissage.
5. Organisation Pédagogique
M. M. D. Plaisance définit l'organisation pédagogique comme la structuration des activités
d'enseignement et d'apprentissage, incluant la planification, la mise en œuvre et la gestion des
ressources pour atteindre les objectifs éducatifs.
6. Organisation Matérielle
Selon S. Develay, l'organisation matérielle fait référence à la disposition physique des
espaces d'apprentissage et des ressources matérielles, influençant ainsi le confort et l‟efficacité des
interactions pédagogiques.
7. Suivi Pédagogique
C. Barbier évoque le suivi pédagogique comme un ensemble de pratiques permettant de
monitorer le progrès des apprenants, d‟identifier les difficultés et de fournir un soutien personnalisé pour
favoriser leur réussite.
8. Séance Pédagogique
A. S. M. R. Lamy définit la séance pédagogique comme une unité d‟enseignement
structurée autour d‟un objectif d‟apprentissage spécifique, comprenant des activités diverses et une
évaluation des acquis à la fin.
9. Séminaire Pédagogique
E. B. Tardif décrit le séminaire pédagogique comme une rencontre formelle où des
enseignants et des éducateurs se réunissent pour partager des pratiques, discuter de recherches et
réfléchir collectivement sur des questions pédagogiques.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 74
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Ces définitions illustrent la richesse et la complexité des concepts pédagogiques. Chacun
d'eux joue un rôle crucial dans la création et la mise en œuvre d'un environnement d'apprentissage
efficace et engageant. En comprenant ces concepts, les éducateurs peuvent mieux structurer leur
approche pédagogique pour répondre aux besoins des apprenants.

I.2. L’Organisation d'une Séance d'Animation Pédagogique


L'organisation d'une séance d'animation pédagogique est une étape cruciale qui
conditionne la réussite de l'apprentissage.
I.2.1. Importance de l'Animation Pédagogique
L'animation pédagogique est un art qui nécessite à la fois créativité et rigueur. Elle permet
de transformer un contenu théorique en une expérience d'apprentissage significative. En utilisant des
techniques d'animation adaptées, les formateurs peuvent non seulement transmettre des
connaissances, mais aussi développer des compétences critiques, favoriser la réflexion et encourager
l'autonomie des apprenants.
[Link] d’organisation d’une séance d’animation Pédagogique
Cette section détaille les différentes phases d'organisation, depuis l'analyse des besoins
jusqu'à la structuration de la séance.
.1. Analyse des Besoins
Avant de concevoir une séance d'animation, il est essentiel de réaliser une analyse
approfondie des besoins :
- Identification des Objectifs d'Apprentissage: Définir clairement ce que les participants
doivent apprendre ou être capables de faire à l'issue de la séance.
- Public Cible: Comprendre les caractéristiques des participants (âge, niveau de compétence,
attentes) pour adapter le contenu et les méthodes.
2. Planification
La planification est la phase où se construit le cadre de la séance :
- Élaboration du Contenu: Sélectionner les thèmes et les sujets à aborder en fonction des
objectifs d'apprentissage.
- Choix des Méthodes Pédagogiques: Opter pour des méthodes adaptées (exposés, travaux
de groupe, études de cas) qui favorisent l'interaction et l'engagement.
- Ressources Nécessaires: Identifier et rassembler les ressources matérielles et numériques
nécessaires (supports de présentation, outils interactifs, documents).
3. Structure de la Séance
Une séance bien structurée est essentielle pour maintenir l'attention et l'intérêt des
participants. Voici les éléments clés à considérer :
- Introduction: Présentation des objectifs de la séance, du plan et des attentes vis-à-vis des
participants.
 Développement :
- Activités Pratiques: Intégrer des activités qui permettent aux participants d'appliquer les
concepts abordés.
- Discussions et Échanges: Encourager les participants à partager leurs expériences et à
poser des questions.
- Conclusion: Résumer les points clés, clarifier les concepts et éventuellement proposer des
pistes pour approfondir le sujet.
4. Évaluation de l'Organisation
Après la séance, il est important de réfléchir sur l'organisation :

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 75
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Feedback des Participants: Recueillir les impressions des participants pour évaluer la
pertinence et l'efficacité des méthodes utilisées.
- Auto-évaluation : Analyser ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré pour les
prochaines séances.
La préparation d'un déroulé pédagogique, ou scénario pédagogique, constitue la pierre
angulaire d'une session de formation réussie. Cela implique la définition claire des objectifs
d'apprentissage, le choix des contenus à aborder, la sélection des méthodes pédagogiques
appropriées, et la planification des activités et des échanges. Un déroulé bien conçu assure une
progression logique et fluide, facilitant ainsi l'acquisition des connaissances et compétences.
[Link] préparatifs clés pour une animation réussie
Avant de démarrer une session de formation, le formateur doit également se concentrer
sur les préparatifs matériels et logistiques. Cela comprend la préparation des supports pédagogiques,
comme les diapositives, les documents, et les films, ainsi que l'organisation des activités de groupe, des
jeux, et des exercices pratiques. La maîtrise des outils technologiques, tels que les logiciels de
présentation ou les plateformes d'échanges en ligne, est également indispensable pour une animation
fluide et professionnelle.
En conclusion, une bonne organisation d'une séance d'animation pédagogique repose sur
une préparation minutieuse, une structure claire, et une capacité à s'adapter aux besoins des
participants. Cela permettra de créer un environnement d'apprentissage propice à l'engagement et à
l'acquisition de compétences.

I.3. Suivi de la Séance


Le suivi de la séance d'animation pédagogique est essentiel pour garantir que les objectifs
d'apprentissage sont atteints et que les participants sont engagés. Ce chapitre aborde les différentes
facettes du suivi, y compris la gestion du temps, l'interaction avec les participants et les stratégies
d'évaluation.
1. Gestion du Temps
Une gestion efficace du temps est cruciale pour le bon déroulement de la séance:
- Chronologie des Activités: Établir un emploi du temps clair pour chaque partie de la séance
(introduction, développement, conclusion) permet de respecter les délais et de maintenir le
rythme.
- Flexibilité: Être prêt à ajuster le timing en fonction des interactions et des besoins des
participants. Parfois, des discussions spontanées peuvent enrichir la séance, mais il est
important de garder un équilibre.
2. Interaction avec les Participants
Favoriser l'interaction est primordial pour l'engagement des apprenants :
- Techniques de Questionnement : Utiliser des questions ouvertes et fermées pour stimuler la
réflexion et l'échange. Encourager les participants à poser des questions renforce leur
implication.
- Encouragement de la Participation: Créer un environnement où chacun se sent à l'aise pour
s'exprimer. Cela peut être fait en valorisant les contributions et en assurant un climat de
confiance.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 76
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Observation des Réactions: Être attentif aux signaux non verbaux (gestes, expressions
faciales) des participants pour évaluer leur niveau d‟engagement et d‟intérêt.
3. Feedback Continu
Le feedback est un outil puissant pour le suivi :
- Feedback Instantané: Offrir des retours immédiats sur les contributions des participants aide à
renforcer leur apprentissage et à corriger les malentendus.

- Évaluations Formatives: Utiliser des quiz ou des activités de groupe pour recueillir des
informations sur la compréhension des participants tout au long de la séance.
4. Adaptation de la Séance
Le suivi permet également d‟ajuster le contenu et les méthodes :
- Réajustement en Temps Réel: Si certains concepts ne sont pas compris, il peut être
nécessaire de modifier l'approche ou de revenir sur des points spécifiques.
- Utilisation des Résultats: Les données recueillies lors du suivi (feedback, évaluations)
peuvent servir à adapter les séances futures et à améliorer les pratiques pédagogiques.
Un suivi rigoureux de la séance d'animation pédagogique est essentiel pour maximiser
l'efficacité de l'apprentissage. En gérant le temps de manière efficace, en favorisant l'interaction et en
fournissant un feedback continu, l'animateur crée un environnement propice à l'engagement et à la
réussite des participants. Ce processus de suivi permet non seulement d‟ajuster la séance en cours,
mais aussi d‟enrichir les futures animations et d'améliorer continuellement les pratiques pédagogiques.

I.4. Évaluation de la Séance


L'évaluation de la séance d'animation pédagogique est une étape cruciale qui permet
d'analyser l'efficacité de l'animation et l'atteinte des objectifs d'apprentissage. Cette section explore les
différentes méthodes d'évaluation, les critères à considérer, et l'importance des retours pour
l'amélioration continue des pratiques.
4.1. Objectifs de l'Évaluation
L'évaluation vise plusieurs objectifs :
- Mesurer l'Atteinte des Objectifs: Vérifier si les participants ont acquis les compétences et
connaissances visées par la séance.
- Identifier les Points Forts et les Axes d'Amélioration : Analyser ce qui a bien fonctionné et ce qui
nécessite des ajustements pour les futures séances.
- Recueillir des Retours des Participants: Obtenir des impressions et des suggestions de la part
des participants pour enrichir l‟expérience d‟apprentissage.
4.2. Méthodes d'Évaluation
Différentes méthodes peuvent être utilisées pour évaluer la séance :
- Évaluations Formatives : Utiliser des quiz, des exercices pratiques ou des discussions pour
évaluer la compréhension en temps réel. Ces évaluations informelles permettent d'ajuster le
contenu si nécessaire.
- Questionnaires de Satisfaction : Distribuer des questionnaires à la fin de la séance pour
recueillir les retours des participants sur divers aspects (contenu, méthodes, animation).
- Auto-évaluation de l'Animateur : L'animateur peut réfléchir sur sa propre performance, en
notant les aspects qui ont bien fonctionné et ceux à améliorer.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 77
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
4.3. Critères d'Évaluation
Pour une évaluation efficace, plusieurs critères doivent être pris en compte :
- Clarté des Objectifs: Les objectifs de la séance étaient-ils clairement définis et communiqués
aux participants ?
- Pertinence du Contenu: Le contenu était-il adapté aux besoins et aux attentes des participants
?
- Engagement des Participants: Les participants ont-ils été actifs et impliqués durant la séance ?
- Qualité de l'Animation: L'animateur a-t-il utilisé des techniques variées et adaptées pour
stimuler l'apprentissage ?
4.4. Utilisation des Résultats
Les résultats de l'évaluation doivent être utilisés de manière constructive :
- Amélioration des Pratiques: Les retours et les résultats d'évaluation doivent servir à ajuster les
futures séances d'animation, en intégrant les suggestions et en corrigeant les points faibles
identifiés.
- Formation Continue: L'animateur peut identifier des domaines nécessitant un développement
professionnel supplémentaire, que ce soit par des formations ou des ressources pédagogiques.
L'évaluation de la séance d'animation pédagogique est un processus essentiel pour
garantir la qualité de l'apprentissage. En mesurant l'atteinte des objectifs, en recueillant des retours des
participants et en réfléchissant sur sa propre pratique, l'animateur peut non seulement améliorer ses
compétences, mais aussi enrichir l'expérience d'apprentissage des participants. Cette démarche
d'évaluation est un vecteur d'amélioration continue, essentielle pour le développement d'une pédagogie
efficace et adaptée.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 78
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chapitre deuxième : LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE

II.3.1. Notion
La communication didactique est un concept central dans le domaine de l'éducation et de
la pédagogie. Elle se réfère aux interactions qui ont lieu entre les enseignants et les élèves dans le but
de favoriser l'apprentissage. Voici quelques définitions et perspectives selon différents auteurs :
Jean Piaget : Bien que principalement connu pour ses travaux sur le développement
cognitif, Piaget a souligné l'importance de l'interaction sociale dans l'apprentissage. Pour lui, la
communication didactique est un moyen par lequel les élèves construisent leur connaissance à travers
des échanges avec l'enseignant et leurs pairs.
Lev Vygotski : Vygotski a introduit le concept de la zone de développement proximal, qui
met en avant l'importance de l'interaction entre un élève et un enseignant. Pour lui, la communication
didactique est essentielle pour guider l'élève dans son apprentissage, en l'aidant à résoudre des
problèmes qu'il ne pourrait pas résoudre seul.
Gauthier et al. : Ces auteurs définissent la communication didactique comme un processus
interactif où les enseignants transmettent des savoirs et les élèves s'engagent activement dans leur
apprentissage. Ils insistent sur la nécessité d'adapter le discours de l'enseignant en fonction des
besoins et des niveaux des élèves.
Pastré et al.: Ils mettent l'accent sur le caractère dynamique de la communication
didactique, qui doit s'ajuster en fonction des interactions et des feedbacks. Leur approche souligne
l'importance de la prise en compte des émotions et des motivations des élèves dans le processus
d'enseignement.
Céline Vial : Elle définit la communication didactique comme un ensemble de pratiques
langagières qui visent à créer un espace d'apprentissage. Vial insiste sur le rôle de la négociation de
sens, où le langage devient un outil pour construire des significations partagées.
Jean Houssaye : Il définit la communication pédagogique comme un processus d'échange
qui vise à instaurer une relation de confiance entre l'enseignant et l'élève. Pour lui, cette communication
est essentielle pour créer un environnement d'apprentissage positif et motivant.
Philippe Perrenoud : Cet auteur insiste sur le fait que la communication pédagogique doit
être bidirectionnelle. Il souligne l'importance de l'écoute active et du feedback, permettant ainsi aux
élèves de s'exprimer et de participer activement à leur apprentissage.
David Ausubel : Bien qu'il soit surtout connu pour sa théorie de l'apprentissage significatif,
Ausubel met en avant l'importance de la communication dans l'enseignement. Il considère que la clarté
des explications et la structuration des connaissances sont des éléments cruciaux pour favoriser la
compréhension chez les élèves.
Gérard Vergnaud : Vergnaud aborde la communication pédagogique en termes de
situations d'apprentissage. Il souligne que la communication doit permettre aux élèves de construire des
connaissances en s'appuyant sur leurs expériences et en les confrontant à celles des autres.
Catherine Moisan : Elle définit la communication pédagogique comme un acte complexe
qui implique non seulement la transmission de savoirs, mais aussi des dimensions affectives et
sociales. Moisan souligne l'importance de prendre en compte les émotions et les motivations des élèves
dans le processus de communication.
II.3.2. Importance de la Communication
La communication pédagogique joue un rôle crucial dans le processus d'apprentissage.
Voici quelques points soulignant son importance:
a. Facilitation de l’Apprentissage

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 79
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Une communication claire et efficace permet aux élèves de mieux comprendre les
contenus enseignés. Cela favorise l'assimilation des connaissances et contribue à un apprentissage
significatif.
b. Création d’un Climat de Confiance
Une bonne communication établit une relation de confiance entre l'enseignant et les
élèves. Cela encourage les élèves à s'exprimer, à poser des questions et à partager leurs idées sans
crainte de jugement.
c. Encouragement de l’Engagement
Les interactions pédagogiques dynamiques motivent les élèves à s'engager activement
dans leur apprentissage. Un dialogue ouvert stimule leur curiosité et leur intérêt pour les sujets abordés.
d. Adaptation aux Besoins des Élèves
La communication permet à l'enseignant d'évaluer en temps réel les besoins, les
difficultés et les progrès des élèves. Cela lui permet d'ajuster ses méthodes d'enseignement en
conséquence.
e. Développement des Compétences Sociales
Les échanges en classe favorisent le développement des compétences interpersonnelles
des élèves, comme l'écoute active, le respect des opinions d‟autrui et la capacité à travailler en groupe.
f. Feedback Constructif
Une communication efficace inclut des retours d'information réguliers, qui permettent aux
élèves de comprendre leurs erreurs, d'améliorer leurs performances et de prendre conscience de leurs
progrès.
g. Encadrement de l’Autonomie
En favorisant une communication ouverte, les enseignants aident les élèves à devenir
plus autonomes dans leur apprentissage, en les incitant à réfléchir de manière critique et à prendre des
initiatives.
h. Promotion de l’Inclusion
Une communication pédagogique attentive permet de prendre en compte la diversité des
profils d'apprentissage, favorisant ainsi une approche inclusive qui répond aux besoins de tous les
élèves.
La Communication Pédagogique, C‟est le processus enseignement-
apprentissage(P.E.A) où l‟enseignant observe les principes didactiques. Cette communication sous-
entend d‟un certain nombre des variables :
 L‟enseignant ou l‟émetteur du message pédagogique ;
 La préparation de la leçon (mentale et administrative) ;
 Le codage c‟est l‟émission ou l‟organisation de la leçon ;
 Le canal de communication ou les voies et moyens utilisés pendant la leçon ;
 Le réseau de communication ou la procédure des échanges pendant la leçon ;
 Le temps, horaire et où la durée de l‟activité ;
 Le récepteur ou l‟apprenant ;
 Le message de communication ou la matière à enseigner ;
 Le feed-back ou la réflexivité d‟action en communication psychopédagogique ;
 Le produit de l‟unité psychopédagogique en termes de compétences.
Le but de tout enseignement est la transmission aux apprenants et compétences pour
leurs places, rôles et utilités dans la société. A ce but général se joignent ces buts secondaires :
 Faire acquérir les connaissances indispensables pour affronter avec succès les difficultés de la
vie ;

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 80
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Faire acquérir des connaissances culturelles qui, sans être absolument nécessaire rendent la
vie plus agréable, humaine, digne et civilisée ;
 Former l‟intelligence des apprenants en développant les aptitudes de travail ;
 Développer en eux l‟esprit critique et créateur ;
 Enlever leur niveau de raisonnement pour le progrès de leur pays, en lui préparant les
techniciens, les inventeurs, les savants et autres personnalités qui lui assureront prestige.

Nous pouvons définir la communication dans l‟optique pragmatique et relationnelle qui nous
intéresse. Il s‟agit de l’ensemble des stratégies mises en place, par une personne ou un groupe de
personnes, pour échanger des ressources et des représentations avec d’autres. La
communication peut être représentée d‟une manière simplifiée comme suit :

Message
Émetteur Récepteur

codage / décodage Feed-back décodage / codage

Nous pouvons dire aussi du phénomène strict de communication qu‟il s‟agit de l‟intention
d‟un émetteur, traduite dans un message, interprétée par un récepteur et ayant un effet sur lui. Un
message est alors émis en retour (feed-back).Chacun des interlocuteurs occupe donc tour à tour la
position d‟émetteur et de récepteur.

Émetteur Récepteur
Celui qui émet le message Celui qui reçoit le message

Intention Message Effet

Filtre Filtre

Lors de la transmission d‟un message entre l‟émetteur et le récepteur, intervient un certain


nombre de filtres à chacun de ces pôles. Ces filtres sont constitués par plusieurs éléments (l‟éducation,
les préjugés, les expériences personnelles, par exemple) issus du contexte. Ils ont un rôle particulier
dans le système de codage / décodage de chacun et donc dans l‟interprétation du message.
MWENZE WA KYUNGU dégage ici la théorie des intentions pédagogiques schématisée
par l‟arbre didactique qui spécifie les verbes intervenant dans toute acquisition didactique. Cet arbre se
présente de la manière suivante :
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 81
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
R= Réception=accueil
Savoir théorique
Compréhension
R= Rétention=mémoire
R= Reproduction= restitution
E=explication=interprétation

Acquisition Psychopédagogie dans le processus enseignement-apprentissage. Compéten


ce

F=Fixation=possession
M=maitrise=appropriation
Assimilation C=création=production
U=utilisation=application Savoir pratique

Dans, tout processus enseignement-apprentissage, la psychopédagogie est une ligne


directrice de l‟acquisition des connaissances à la fois théoriques, comportementales, pratiques,
directives et projectives. Cette acquisition induit la construction des compétences nécessaires dans la
vie présente et figure de l‟apprenant. Elle nécessite la compréhension et l‟assimilation.
De ce schéma, acquérir un savoir, c‟est le comprendre et l‟assimiler. La compréhension
renvoie à la réception, à la rétention, à la reproduction et à l‟explication. L‟assimilation, à son tour,
renvoie à la fixation, à la maitrise et à la mise en pratique du savoir acquis. La compréhension est
cognitive mais l‟assimilation est à la fois effective, conative, directive et projective.
Cet arbre impose aux enseignants de rendre les enseignements utilitaires, pratiques et
producteurs. L‟enseignement apporte des effets multiplicateurs à la société, il transporte à la fois les
connaissances et les compétences.
II.3.3. Barrières dans la communication
Pour le Professeur LUBAMBA KIBAMBE LANGAYI cité par S. NDJIBU KAPENGA, Le
message doit être fidèlement utilisé pour qu‟il soit bien transmis aux élèves et pour y arriver, trois
barrières peuvent être observées :
a. Barrière physique, Est celle qui empêche l‟individu à suivre correctement le message. Exemple :
le bruit.
b. Barrière psychosociale, Est une barrière à laquelle l‟enseignant est réduit selon son habillement
par les élèves. Exemple : Un enseignant qui porte un pantalon filoché.
c. Barrière sémantique, Elle est à son tour relative à la mauvaise prononciation des mots et sons
par l‟enseignant. A travers laquelle nous affirmons avec force que la langue est un moyen par
excellence dans la communication.
Bien que ces barrières puissent intervenir, le Maitre ne doit pas se préoccuper mais, il
doit en développer la négligence.
Contrairement à son Mentor, S. NDJIBU KAPENGA distingue les barrières suivantes :

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 82
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
1. Barrières Linguistiques
- Vocabulaire Technique : L'utilisation de jargon ou de termes complexes peut rendre le
message difficile à comprendre pour les apprenants.
- Langue de Communication: Les différences linguistiques peuvent créer des malentendus et
des incompréhensions.
2. Barrières Culturelles
- Différences Culturelles: Les styles de communication varient d'une culture à une autre,
influençant l'interprétation des messages.
- Normes et Valeurs: Les croyances et les attentes culturelles peuvent affecter la manière dont
les apprenants perçoivent et réagissent aux communications.
3. Barrières Émotionnelles
- Manque de Confiance: Les apprenants peuvent hésiter à s'exprimer s'ils se sentent jugés ou
peu sûrs d'eux.
- Anxiété et Stress: Des émotions négatives peuvent perturber la concentration et la réceptivité
aux messages.
4. Barrières Physiques
- Environnement d'Apprentissage: Un cadre bruyant ou distrayant peut nuire à la concentration et
à l'écoute.
- Problèmes Techniques : Les défaillances d'équipement (comme les projecteurs ou les
ordinateurs) peuvent interrompre le flux de la communication.
5. Barrières Cognitives
- Styles d'Apprentissage Différents: Les apprenants ayant des styles d'apprentissage variés
peuvent interpréter les informations de manières différentes.
- Niveau de Compréhension: Les différences dans les prérequis de connaissance peuvent créer
des disparités dans la compréhension des contenus.
6. Barrières Relationnelles
- Conflits Interpersonnels: Les tensions entre l'enseignant et les apprenants ou entre les
apprenants eux-mêmes peuvent nuire à la communication.
- Manque de Respect: Un climat de méfiance ou de non-respect peut inhiber l'échange d'idées et
la participation active.
Pour surmonter ces barrières, il est crucial pour les enseignants d'adopter des stratégies
de communication adaptées, de favoriser un climat d'apprentissage positif et inclusif, et de rester
attentifs aux besoins et aux réactions des apprenants. En travaillant à réduire ces obstacles, nous
pouvons améliorer l'efficacité de la communication pédagogique et, par conséquent, enrichir
l'expérience d'apprentissage.
La communication verbale, non verbale et le paraverbal
Nous aborderons ici les éléments qui influencent l‟effet d‟un message, en nous concentrant
sur les facteurs qui sont directement liés à la forme d‟une présentation orale. Nous reviendrons plus loin
sur les facteurs visuels de perception qui, de par leurs formes, influencent également l‟effet d‟un
message.
Interprétations et filtres personnels
Un message peut avoir une signification particulière, différente pour chacun des
interlocuteurs et provoquer des réactions diverses. Chaque élément de la communication, qu‟il soit
verbal ou non verbal, peut avoir une signification différente suivant les personnes et le contexte dans
lequel cela se passe.
Par ailleurs, notre perception de la réalité est personnelle. Chacun de nous peut en effet
avoir une perception différente d‟une même réalité, tout en ayant le sentiment d‟avoir raison et de
percevoir LA réalité.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 83
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Or, chaque personne perçoit la réalité au travers de son propre système de référence qui
agit comme un filtre. Il s‟agit d‟une perception subjective qui provoque des réactions et comportements
particuliers.
Aussi, chacun agit à partir de l‟image qu‟il se fait de son interlocuteur, de la perception
(subjective) qu‟il a de l‟autre.
Cette représentation détermine en grande partie la relation interpersonnelle (cf. la notion
de place), qui elle-même réagit à son tour sur les représentations mutuelles des interlocuteurs. C‟est
par la discussion, au travers de la « confrontation » des points de vue, que l‟on parvient à construire une
représentation collective relativement proche de la réalité. Si la communication représente souvent
l‟échange verbal, elle ne se limite pas à cet aspect. En réalité, la communication est beaucoup plus
large.
Tout est communication
A côté de sa dimension verbale, elle comprend : une dimension non verbale : les
mimiques, les attitudes, le contact visuel, l‟expression du visage, la position corporelle, par exemple ;
une dimension paraverbale : le ton, le rythme, le timbre, l‟inflexion de la voix, par exemple.
Les différents éléments non verbaux et paraverbaux de la communication peuvent remplir
différentes fonctions de communication (relationnelle, régulatrice, expressive, accompagnatrice, par
exemple). Au même titre que les éléments verbaux, ils sont traduits, décodés par l‟interlocuteur qui leur
donne un sens.
Dès lors, la signification d‟un message n‟est complète que lorsqu‟on prend en compte tant
la composante verbale que les composantes non verbales et paraverbales de la communication.
Même le silence est une forme de communication : par mon attitude, je communique que
je ne veux pas dialoguer ou je témoigne par mon silence d‟un message particulier. Ainsi, on peut dire
qu‟il est impossible de ne pas communiquer1. La manière de dire plus que le contenu détermine cette
relation. La partie non verbale de la communication est d‟ailleurs appelée la relation, par opposition au
contenu qui correspond aux éléments verbaux
Les facteurs paraverbaux qui influencent l’efficacité du message
Nous pointerons ici quelques aspects à prendre en compte dans la manière d‟adresser
notre message au public. Ces facteurs sont directement liés à la manière dont nous utilisons notre voix.
Notre voix présente différentes caractéristiques. Celles-ci doivent s‟adapter à la taille du public et à
l‟espace dans lequel se déroule notre intervention.
Le volume
Le volume de notre voix doit être suffisamment fort pour se faire entendre par l‟ensemble
des auditeurs et assurer une écoute agréable de notre message. Son intensité doit ainsi être adaptée à
la taille de notre auditoire, mais aussi aux caractéristiques de la salle où nous nous trouvons.
Le volume de notre voix doit traduire un certain dynamisme par le relief que sa variation
donne aux informations présentées. Un micro peut être nécessaire. Il requiert une utilisation adéquate :
éviter de crier, maintenir une distance entre le micro et la bouche, rester dans l‟axe du micro, régler sa
hauteur, s‟assurer une position confortable, etc.
Le rythme
Il s‟agit de notre débit de paroles. Lors d‟une présentation publique, l‟auditeur doit saisir les
mots sans avoir besoin de les réentendre. De ce fait, parler trop vite nuit à la compréhension de notre
message. Par ailleurs, un débit trop important est souvent une manière de traduire le trac que nous
ressentons quand nous prenons la parole en public et risque de nous faire perdre le fil de nos idées.
Réduire la vitesse de nos paroles correspond à une amélioration de la compréhension de notre
message, mais aussi à la gestion du stress inhérent à la situation.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 84
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
A l‟inverse, parler trop lentement contribue à réduire l‟attention des auditeurs qui peuvent
ressentir une certaine lassitude, voire un agacement. Éviter ces extrêmes ne veut pas dire pour autant
maintenir un rythme uniforme. Il convient de jouer sur la variation du rythme, sur la ponctuation des
phrases, pour rompre la monotonie tout en laissant le temps d‟assimiler nos propos et ainsi maintenir
l‟attention du public.
Le ton
Le ton sur lequel une phrase est énoncée détermine fortement le sens qui lui est attribué
(affirmatif, interrogatif, agressif, autoritaire par exemple). L‟intonation utilisée doit donc correspondre à la
signification que nous souhaitons donner à nos paroles.
L’articulation et la prononciation
La manière dont nous énonçons les mots est également à prendre en considération. Pour
se faire comprendre, il s‟agit d‟articuler distinctement, sans exagérer, les sons qui composent les mots.
Quant à la prononciation, elle varie dans l‟espace et dans le temps. Elle contribue
notamment aux accents régionaux. A cet égard, avoir un accent particulier n‟est pas une tare. Nous
devons toutefois être attentifs à l‟impact de notre prononciation sur la compréhension des mots, surtout
si notre auditoire est composé de personnes issues d‟autres régions. Les facteurs non verbaux qui
influencent l‟efficacité du message
Le regard
Bien plus que regarder notre public, il s‟agit d‟établir avec lui un contact visuel. Il indique
l‟intérêt que nous portons à nos auditeurs, capte et maintien leur attention. Ce contact permet
également de contrôler les réactions du public face à nos propos. Quand la taille de l‟auditoire le
permet, il est important de balayer le public en regardant chacun de nos auditeurs.
Si le public est trop nombreux pour établir un contact visuel personnalisé avec chacun de ses membres,
il s‟agit de bien faire voyager son regard dans l‟ensemble du public, de s‟attarder régulièrement sur
quelques personnes en veillant à toucher toutes les parties de la salle.
Les silences
Quand nous prenons la parole en public, nous avons souvent tendance à ne pas laisser
s‟exprimer les silences. Soit parce que nous voulons dire trop de choses en trop peu de temps, soit
parce que nous voulons combler ce vide qui nous fait peur. Or, s‟ils sont respectés, ces silences ont
souvent une fonction positive.
Avant de prendre la parole, le silence permet de solliciter l‟attention du public.
En cours de présentation, il peut donner le temps nécessaire aux auditeurs pour assimiler ou pour
réfléchir à une information importante que vous venez de leur donner, pour vivre un moment fort.
Il vous permet d‟indiquer les transitions entre deux idées, de ponctuer et d‟aérer votre présentation, de
mettre en valeur une idée, de retrouver votre concentration par exemple. Enfin, le silence installé avant
de se retirer, évite de donner l‟impression aux auditeurs que nous avons hâte de les quitter. Les
silences ne sont donc ni vides, ni inutiles; il s‟agit de les apprivoiser et de savoir les intégrer dans notre
intervention en public de façon adéquate.
Les gestes
Nos gestes expriment toujours quelque chose. Ils peuvent traduire ce que nous essayons
de cacher : notre nervosité, notre gêne par exemple en manipulant un stylo ou des lunettes, en se
pinçant le menton. Il s‟agit là de gestes parasites qui viennent perturber notre présentation; ils attirent
l‟attention de notre auditoire au détriment de son écoute et peuvent vite devenir agaçants.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 85
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Eviter de se figer en s‟appuyant sur la table, en mettant les mains en poche ou en croisant
les bras ; cela renforcerait une attitude non naturelle, rigide portant préjudice à la transmission, et de ce
fait à la compréhension de notre message. A l‟inverse, les gestes peuvent renforcer, appuyer, notre
message verbal; ils rythment, illustrent, s‟accordent avec notre discours et animent la présentation.
Les mouvements
Le fait de bouger, de se déplacer donne un certain dynamisme à la présentation.
Toutefois, mieux vaut ne pas être constamment en mouvement ou faire des mouvements trop
prévisibles. Les premiers risquent de monopoliser l‟attention des auditeurs, alors que les seconds
deviennent vite une source de monotonie et d‟ennui pour l‟auditoire. A l‟inverse, il s‟agit d‟éviter de rester
statique, de qui peut donner l‟impression d‟un orateur craintif ou distant. Le mouvement doit être utilisé
pour dynamiser l‟exposé, pour le ponctuer et lui donner vie.

La communication dans l’entreprise


Introduction
Traditionnellement dans les organisations, on distingue la communication interne et la
communication externe.
Cette distinction porte essentiellement sur les objectifs et sur le public ciblé par la
communication. La communication interne vise les membres de l‟entreprise ou les sous-traitants qui
participent au fonctionnement de l‟organisation. Elle a pour objectifs d‟échanger avec eux des
informations, de les mobiliser, de développer leur sentiment d‟appartenance et de favoriser le dialogue.
La communication externe vise l‟environnement de l‟entreprise (fournisseurs, clients, Etat,
institutions financières ou non financières et autres partenaires externes). Elle a pour objectifs
d‟échanger de l‟information avec l‟extérieur, de se faire connaitre, de conquérir le marché et fidéliser les
clients. Cette précision apportée, nous nous centrerons ici sur la communication interne.

Les fonctions de la communication interne


La fonction fondamentale de la communication interne est de favoriser l‟échange
d‟informations afin d‟accompagner le projet d‟entreprise : obtenir une certification, introduire des
changements dans le processus de production...
Ainsi, la communication interne est inséparable du management de l‟organisation. Elle vise
la compréhension d‟une stratégie, d‟un plan d‟action, de procédures, de modes de fonctionnement, par
les membres de l‟entreprise qui en seront les acteurs.
Pour que la communication soit efficace, il ne suffit pas que les messages soient
communiqués aux bonnes personnes et compris. Le destinataire du message doit s‟approprier sa
signification, ses enjeux et contribuer ainsi au développement de l‟entreprise.
La communication dans l‟entreprise est un acte fondamental de management qui contribue
à favoriser le fonctionnement d‟une organisation dans ses différentes dimensions :
◆ La structure (division et coordination du travail)
◆ Les procédures (règles, méthodes et outils)
◆ La culture (valeurs, comportements, image et appartenance).
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 86
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
La communication répond ainsi à différentes fonctions suivant les objectifs spécifiques et la
nature de l‟information :
 une fonction normative : liée au respect de la réglementation, de la législation, de normes de
qualité ou d‟exigences d‟un référentiel ;
 une fonction de coordination : liée à l‟implémentation de procédures, de modes de
fonctionnement, de méthodes de travail, de programmes d‟exécution ou de schémas d‟action et à
la distribution des responsabilités entre les niveaux hiérarchiques ;
 une fonction de motivation : liée à la mise en conformité des objectifs individuels et
organisationnels, mais aussi aux processus de mobilisation et d‟intégration au travers
d‟informations sur le contexte interne (la vie dans l‟entreprise, les enjeux) et externe (les projets, les
clients, l‟environnement,…).
Par ailleurs, les dimensions d‟une organisation agissent sur :
◆ la forme des communications ;
◆ le contenu des messages ;
◆ la façon dont ils circulent ;
◆ leur efficacité.
De plus, la communication interne joue un rôle capital dans l‟efficacité du processus
organisationnel. Elle tend à modifier ou infléchir le comportement d‟un individu ou d‟un groupe afin de
les orienter vers la réalisation de certains objectifs, tels que adopter des bonnes pratiques, utiliser un
nouvel outil, documenter une activité...
La communication interne vise également à assurer une distribution convenable des
informations disponibles et contribue à l‟efficacité du système de décision et aux processus
fondamentaux au sein de l‟entreprise. Elle contribue alors à préciser « Qui fait quoi ? » et « Qui est
responsable de quoi ? ».
Dans ce cadre, pour élaborer une véritable stratégie de communication au sein de
l‟entreprise, il est nécessaire d‟établir un plan de communication qui permettra de soutenir les actions de
communication à déployer en fonction des objectifs visés et dans un souci de cohérence globale au sein
de l‟entreprise.
Le plan de communication
La stratégie de communication interne doit être définie pour appuyer la stratégie globale de
l‟organisation.
Le plan de communication est alors un outil de management de la communication. Il
permet de formaliser ce que l‟on veut communiquer, à qui, quand, comment, pour quel résultat.
L‟élaboration du plan de communication doit s‟appuyer sur la clarification de ce que l‟on cherche à
atteindre comme objectif au travers de la communication. Il s‟agit donc d‟identifier :
◆ Qui communique ? L‟émetteur.
◆ Que veut-on communiquer ? Le message.
A qui ? Le public cible.
◆ Par quels moyens ? Le dispositif et les supports.
◆ Pour obtenir quels résultats ? Les objectifs et les effets attendus.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 87
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Le plan de communication permet d‟avoir un aperçu structuré des actions de
communication, de faciliter leur préparation et leur déploiement au sein de l‟organisation en tenant
compte des moyens financiers, humains et matériels.
Il permet de veiller à une bonne synchronisation des actions de communication entre elles
mais aussi avec d‟autres actions prévues au sein de l‟entreprise (actions de formations, mouvements
saisonniers de personnel, par exemple).
A titre d‟exemple, vous trouverez, à la page suivante, une matrice qui peut être utilisée pour
réaliser le plan de communication.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 88
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
PLAN DE COMMUNICATION
Action Date Fréquence Public cible Message Canal Responsable Support Code doc Logistique Remarques

Les différentes rubriques de la matrice « Plan de communication » portent sur les composantes essentielles de chaque action de communication.
Date
Il s‟agit d‟identifier le moment où doit se dérouler l‟action. Cela permet de déterminer une planification réaliste des actions en respectant une
chronologie logique, par exemple une action ne peut avoir lieu que si tel préalable est réalisé. Cela permet de repérer les problèmes de timing et de ressources
entre les différentes actions, exemple avoir prévu deux réunions d‟information le même jour, organiser une réunion avant une formation.
Fréquence
Certaines actions peuvent se répéter dans le temps. Il peut être utile de préciser leur fréquence, (une fois par mois, tous les premiers lundis du
mois,

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 89
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Public cible
Il s‟agit d‟identifier clairement les personnes ou les catégories de personnes que l‟on
souhaite toucher par la communication. Il peut être utile d‟identifier les parties concernées directement
et indirectement afin de bien cerner le public cible pour chaque action.

Par exemple, une information qui s‟adresse directement aux ouvriers peut nécessiter
l‟information des chefs d‟équipe. Il s‟agira alors de décider s‟il est pertinent de prévoir deux actions de
communication distinctes et spécifiques ou si c‟est la même action qui s‟adressera aux deux parties
concernées, simultanément ou séparément.
Faut-il, par exemple, une réunion d‟information qui regroupe tant les ouvriers que leur chef
d‟équipe, ou une réunion pour les ouvriers et un courrier pour les chefs d‟équipe, ou encore une réunion
pour les ouvriers et une autre pour les chefs d‟équipe.
Pour adapter au mieux les actions à chaque groupe cible, il peut être utile de les subdiviser
en sous-groupes en fonction :
◆ de leur homogénéité (par exemple : jeunes, femmes, analphabètes, …) ;
◆ de leur localisation (ex : même site ou sites différents) ;
◆ de leur accessibilité (dans les bureaux, dans la station, dans les champs) ;
◆ de leur niveau de connaissance (sensibilisé, formé ou non).
Message
Il s‟agit d‟identifier :
◆ le thème de la communication ;
◆ le sujet qui doit être abordé au travers de la communication ;
◆ les éléments essentiels du message à communiquer.
Canal
Il s‟agit de préciser par quel canal on va communiquer : une affiche, une signalétique, l‟envoi d‟un
courrier, la mise en ligne d‟une newsletter électronique, l‟organisation d‟une réunion d‟information, la
création d‟une brochure, par exemple.
Responsable
Le responsable de chaque action est identifié ; il peut s‟agir de celui qui a élaboré le plan ou d‟une autre
personne.
Support
Il s‟agit de préciser le(s) support(s) de communication qui doivent être mis à disposition pour réaliser
l‟action. Par exemple, il peut s‟agir d‟une affiche, d‟un pictogramme, d‟un diaporama, d‟un extrait de
texte, d‟un document de référence,…
Code doc
Il peut être utile de prévoir une rubrique spécifique pour reprendre les documents (supports ou autres)
qui se rapportent à l‟action. Cette rubrique sera peut-être à compléter ultérieurement quand les
documents auront été créés ou archivés. Par exemple le titre et l‟emplacement du diaporama, les
références d‟une règlementation spécifique.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 90
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Logistique
Les besoins logistiques doivent être répertoriés : réservation d‟une salle, mise en place de matériel de
projection, réservation d‟un ordinateur, par exemple. Pour les actions de communication d‟une certaine
ampleur, il peut être utile de rédiger une fiche plus détaillée par action reprenant l‟objectif, le budget, les
tâches à réaliser…
Au-delà du plan de communication, la rédaction d‟un document synthétique qui permet la visualisation du
planning des actions est utile.

Formes de la communication, réseaux et outils de communication


Les différentes formes de la communication interne
On peut distinguer trois formes de communication :
La communication interpersonnelle
Il s‟agit d‟un échange entre deux personnes. Exemple : un responsable de production
discute des activités avec un chef de périmètre ou un applicateur.

E R

Emetteur Récepteur

La communication de groupe
Il s‟agit d‟un échange avecRplusieurs personnes, avec une catégorie de personnes.
Exemple : le RAQT présente la no

E R

La communication de masse

Il s‟agit d‟un échange d‟une personne avec un grand public. Exemple : le Directeur
général présente la stratégie de l‟entreprise à l‟ensemble du personnel

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 91
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
R R
R
R
R

E
R

R R

Les caractéristiques de la communication interne


Dans les entreprises, la communication interne porte sur l‟échange d‟un nombre important
de messages et se décline en fonction :
◆ de la nature qui la caractérise (formelle ou informelle),
◆ du flux qu‟elle utilise (ascendant, descendant, latéral ou diagonal),
◆ du sens qu‟elle emprunte (unidirectionnel ou bidirectionnel).
La communication présente donc différentes caractéristiques qu‟il s‟agit de préciser.
Communication formelle et informelle
La communication est formelle lorsqu‟elle est officielle, codifiée, réglementée, prévue sinon
planifiée et passe par les voies hiérarchiques.
Elle est informelle quand elle s‟établit hors des cadres normatifs imposés par l‟organisation,
se nouant au gré des affinités et des rencontres.
Un directeur peut annoncer une promotion à un employé dans le cadre d‟une rencontre
informelle, alors que cette promotion fera l‟objet d‟une présentation publique ou sera inscrite dans un
document officiel.
Communication ascendante et descendante
Cette distinction fait référence à une localisation traditionnelle des différents niveaux hiérarchiques de
l‟organisation. La communication descendante part du haut vers le bas. C‟est une communication top -
down. La communication ascendante est celle qui monte de la base vers le sommet. C‟est une
Communication bottom-up.
Communication horizontale et diagonale
La communication est dite horizontale lorsqu‟elle s‟établit entre des personnes de même
niveau hiérarchique : entre ouvriers, entre chefs de périmètre,…
La communication diagonale concerne donc la mise en relation de personnes de niveaux hiérarchiques
différents : entre responsables de production et applicateurs ; entre chefs de station et trieuses,…

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 92
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Dans les organisations de petite taille, ces communications se réalisent plus spontanément que dans
les grandes organisations où elles nécessitent souvent un cadre formel. Ces formes de communication
assurent une meilleure coordination entre les différents éléments d‟une structure et accélèrent
généralement le processus de prise de décision. Enfin ce type de communication permet de tenir
compte de la complexité croissante des problèmes auxquels est confrontée l‟organisation et bien
souvent de les résoudre.
Communication unidirectionnelle et bidirectionnelle
La communication unidirectionnelle est celle qui se réalise à sens unique, elle va dans
une seule direction. L‟information est simplement transmise au destinataire (réunion d‟information par
exemple).
La communication bidirectionnelle est une communication qui se caractérise par son
principe de réciprocité, elle laisse une place à la rétroaction (feed-back). L‟information est transmise et
une information est transmise en retour (réunion discussion par exemple).

Les réseaux de communication


La communication se déroule au travers du réseau qu’elle active. Un réseau de
communication est une structure qui présente un nombre de personnes et les normes qui encadrent le
sens de la communication.
On distingue quelques grands types de réseau de communication. Certains favorisent
l‟apparition de leader, d‟autres ne le permettent pas. Certains sont propices à la prise de décision parce
qu‟ils autorisent la libre circulation des informations ou permettent d‟en accélérer le processus. Enfin,
certains types de réseau créent ou augmentent la satisfaction au sein de l‟organisation.
Ainsi, le type de réseau dépend de différentes variables telles que les objectifs du groupe,
le statut et les caractéristiques des membres, les conventions, l‟aménagement physique par exemple.
Les réseaux centralisés
La croix
La communication se fait par la personne centrale qui reçoit et envoie les informations aux
autres membres du réseau. Ceux-ci ne peuvent communiquer directement entre eux. Ils doivent passer
par la personne au centre du réseau qui peut centraliser toute l‟information et jouer un rôle de leader.
Les organisations classiques, caractérisées par une structure rigide et où le respect de la
hiérarchie est une valeur importante, présentent souvent ce type de réseau. Il s‟avère efficace pour une
prise de décision rapide sans recherche de l‟unanimité et lorsque les tâches sont simples et répétitives
(cf. relations gestionnaires – subordonnés).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 93
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chef équipe 1

Chef production

Chef équipe 2 Chef équipe 4

Chef équipe 3

La chaîne

Les informations sont transmises de façon linéaire en passant de l‟une à l‟autre des
personnes, sans qu‟elles ne puissent communiquer entre elles. Ce type de réseau favorise la distorsion
des messages (cf. le jeu du téléphone sans fil), et ce d‟autant plus que le nombre de ses membres est
important (ex. : relations de type militaire).

Chef périmètre Chef équipe

Responsable de Journalier
production

Le « y »
Il s‟agit d‟une variante du réseau en chaîne. Un membre de la chaîne est en contact avec
une personne non membre de la chaîne (cf. relations gestionnaire - expert conseil).

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 94
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
RAQT

Chef de
station

Les réseaux décentralisés


Le cercle
L‟initiative de la communication est possible pour chacun des membres du réseau. Il est
difficile d‟y exercer un leadership puisque chaque personne n‟a de contact qu‟avec certains autres
membres.

Chef équipe 1

Chef équipe 5
Chef équipe 2

Chef équipe 4
Chef équipe 3

La toile d’araignée

L‟information circule dans tous les sens et entre toutes les personnes. Ce type de réseau
favorise la participation de ses membres. Il implique cependant une certaine lenteur dans les prises de
décision liées à la nécessaire discussion entre les personnes. Cf. relations entre les membres d‟une
équipe de travail.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 95
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Resp. production

Chef équipe 1

Chef équipe 4

Chef équipe 3
Chef équipe 2

Les trois fonctions de l’animation de groupes


Dans une animation de groupe, trois fonctions doivent être assurées :
1. la production
2. la facilitation
3. la régulation
C‟est à l‟animateur de veiller à mettre en œuvre ces trois fonctions au moment opportun.

Produire

Faciliter

Réguler

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 96
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
La production
Cette fonction correspond au fait qu‟il s‟agit de produire un résultat, de trouver une solution
ou des éléments de solution. Il s‟agit de développer une stratégie qui permette d‟atteindre les objectifs
fixés. La production concerne tout ce qui participe directement à exécuter la tâche du groupe.
La facilitation
Cette fonction correspond à tout ce qui doit être réalisé pour que la production soit
maximale. Il s‟agit essentiellement des méthodes utilisées. Par exemple : maintenir le groupe face à un
problème, déterminer un plan de travail, trouver une nouvelle approche pour sortir d‟une difficulté.
La facilitation est la mise en œuvre de moyens pour atteindre le but fixé. Elle assure la
mise en commun la plus appropriée des ressources des participants et résout les difficultés pouvant
apparaître dans cette mise en commun.
La facilitation consiste également à organiser et à clarifier le travail du groupe.
Organiser, c’est-à-dire notamment :
◆ Aider à définir des objectifs ou des problèmes ;
◆ Veiller à ce que chacun puisse suivre la discussion ;
◆ Recentrer sur le sujet lorsqu‟on s‟en écarte ;
◆ Proposer des orientations ;
◆ Suggérer un plan de travail ;
◆ Utiliser et inciter à utiliser des supports (tableau, matériel audiovisuel, ...) ;
◆ Pousser à chercher de nouvelles solutions ;
◆ Demander des informations ou des opinions ;
◆ Prendre des notes, établir un compte rendu ou le faire réaliser ;
◆ Proposer un schéma ;
◆ Maintenir le groupe dans le délai imparti.
Clarifier, c’est-à-dire notamment :
◆ Faire définir les mots employés ;
◆ Faire expliquer le sens d‟une question ;
◆ S‟assurer que chacun comprenne de quoi on parle ;
◆ Expliquer ou reformuler ce qui vient d‟être dit ;
◆ Faire le point ;
◆ Résumer ce qui a été dit.
La régulation
Cette fonction concerne les relations entre les participants. Elle tend à maintenir le groupe
uni dans un climat détendu; elle vise à éviter ou résoudre les conflits.
Il s‟agit notamment de :
◆ Pousser les autres à être dynamiques ;
◆ Amener à identifier la raison d‟un malaise ;
◆ Amener à interpréter les raisons d‟un conflit ;
◆ Faire diversion (plaisanter, ajourner,...) ;
◆ Favoriser les compromis ;
◆ Encourager ;
◆ Montrer de la sympathie.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 97
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Chapitre troisième : TECHNIQUES D’ANIMATION D’UNE SEANCE PEDAGOGIQUE ET DE
FORMATION PROFESSIONNELLE

[Link]
La littérature pédagogique regorge de méthodes pédagogiques et cette « science » n‟a de
cesse d‟évoluer au point que les ingénieurs pédagogiques développent de nouveaux concepts
pédagogiques en s‟appuyant sur de nouvelles recherches.
Ainsi, nous tenons à signaler à nos lecteurs qu‟il existe de nombreuses manières d‟aborder
le thème de la méthode pédagogique. Dans cet article, nous nous sommes principalement appuyés sur
les travaux des professeurs et auxiliaires en pédagogie de l‟université de Genève.
Il n‟existe donc pas une définition unique et unanime de méthode pédagogique. Pour
Philippe Mérieux, chercheur et spécialiste français des sciences de l‟éduction, cité par NDJIBU
KAPENGA, S. (2024, P-P-10-11), il existe 3 définitions d‟une méthode pédagogique :
 Un courant pédagogique servant à promouvoir certaines finalités éducatives et suggérant un
ensemble cohérent de pratiques.
 Une activité dont le but est de permettre à des apprenants de développer certaines capacités et
permettre ainsi un apprentissage.
 Un outil ou un instrument pédagogique utilisés pour remplir des objectifs précis.
De manière générale, retenons qu‟une méthode pédagogique est un moyen utilisé pour
développer l’apprentissage et de remplir un objectif pédagogique précis.
Enfin, précisons que toute méthode pédagogique est amenée à évoluer et doit faire l‟objet
d‟une réflexion permanente après chaque formation. En effet, le formateur doit s‟assurer que sa
démarche est adaptée à ses apprenants et qu‟elle vise à faciliter un apprentissage.
Les différentes méthodes pédagogiques
En matière de littérature pédagogique, Il est commun de considérer qu‟il existe 5 méthodes
pédagogiques :
 La méthode expositive, transmissive ou magistrale ;
 La méthode démonstrative ;
 La méthode interrogative ou maïeutique ;
 La méthode active ou dite « de découverte » ;
 La méthode expérientielle.
Toutes les méthodes reposent sur des postulats de départ, requièrent des moyens de mise
en œuvre et adoptent un mode de fonctionnement.
La méthode expositive
La méthode expositive considère que la connaissance est un savoir et qu‟elle est
bénéfique aux apprenants. De même, qu‟elle assimile le travail à un savoir-faire qui est profitable aux
stagiaires. Enfin, elle assigne des rôles précis au formateur/enseignant et à l‟apprenant. Le premier
détient tout le savoir tandis que le second est totalement ignorant et doit tout apprendre.
Qu‟en est-il des moyens mis en œuvre ? Le formateur ou enseignant est le seul à pouvoir
transmettre ses connaissances sous la forme d‟un exposé. C‟est le cas typique d‟un cours magistral à
l‟université où l‟apprenant doit assimiler des connaissances. Les modalités de contrôles s‟effectuent
uniquement après évaluation de l‟apprenant, et le formateur seul est habilité à s‟adresser aux
stagiaires. L‟évaluation n‟a que deux finalités : la récompense ou la punition.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 98
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Comment fonctionne une session de formation qui utilise cette méthode ? Le formateur
s‟appuie sur une présentation orale ou un support écrit afin d‟expliquer ou démontrer des concepts
d‟apprentissage. L‟apprenant ou l‟élève se contente d‟apprendre par cœur grâce à une prise de note
réalisée durant la session de formation. Afin de s‟assurer que les apprenants ont bien assimilé les
nouvelles connaissances, le formateur interroge les élèves une fois son exposé achevé.
La méthode affirmative
La méthode affirmative repose sur les mêmes postulats que la méthode expositive
précédemment abordée. En revanche, les moyens de mise en œuvre varient et les rôles attribués aux
formateurs et apprenants diffèrent.
Ainsi, l‟enseignant/formateur présente une opération ou une procédure et montre chacune
des étapes de réalisation aux apprenants en précisant quoi faire et comment le faire. Le formateur
explique également le pourquoi, et le fait répéter aux apprenants. Les formés apprennent en
reproduisant les mêmes gestes que le formateur.
Cette méthode est souvent utilisée dans les travaux dirigés puisqu‟elle nécessite une
démonstration. La méthode affirmative comporte donc 3 étapes : montrer dans le but de démontrer
quelque chose, faire faire pour expérimenter quelque chose et faire dire pour reformuler.
La méthode interrogative
La méthode interrogative repose 3 principes de bases :
 La connaissance d‟un procédé ou d‟un concept ne peut être apprise si elle n‟a pas été comprise en
amont par l‟apprenant ;
 Leformateur/enseignant est celui qui détient le savoir et le savoir-faire. Son rôle est de poser des
questions à l‟apprenant.
 L‟apprenantdispose des prérequis nécessaires pour suivre la formation. Il acquiert de nouvelles
connaissances en répondant aux questions posées par le formateur.
Le questionnement est le principal moyen utilisé par le formateur et celui-ci varie en fonction des
réponses apportées par les apprenants. Il existe un feed-back permanent entre un élève et son
formateur.
Dans une session de formation, la méthode interrogative se traduit par un questionnement approprié du
formateur qui va amener l‟apprenant à construire lui-même ses propres connaissances en établissant
des liens entre différents éléments, à leur donner le sens qu‟il souhaite, à formuler ses pensées. Par
conséquent, le formateur occupe un rôle plus passif et l‟apprenant est plus actif et plus impliqué dans le
processus d‟apprentissage.
La méthode active ou de découverte
Parce qu‟elle modifie considérablement les rôles des formateurs et apprenants, la méthode active va à
l‟encontre des postulats des autres méthodes pédagogiques. Ainsi, elle considère que les
connaissances se construisent et ne s‟apprennent pas, et a pour point de départ l‟action. C‟est à partir
de l‟action qu‟un apprenant va engager une réflexion sur un sujet donné.
Par ailleurs, les connaissances et compétences ne peuvent être acquises que dans 3 cas de figures :
 Si l‟apprenant s‟engage lui-même dans cette démarche. En littérature pédagogique, on parle alors de
« motivation intrinsèque pour l‟apprentissage », autrement dit, l‟apprenant est motivé parce que cela lui
procure une certaine satisfaction et non parce qu‟il existe une rétribution (rémunération par exemple) ou
tout autre facteur externe susceptible de l‟influencer.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 99
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100,
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Si l‟apprenant est impliqué dans un effort d‟apprentissage collaboratif ou coopératif (en littérature
pédagogique, différents courants apportent des définitions différentes à ces concepts.)
 Si l‟apprenant est engagé dans un processus d‟action-expérience et qu‟il peut ainsi tester en temps réel
ce qu‟il entreprend et valider ou invalider lui mêmes ses hypothèses, ou en les débattant avec d‟autres
apprenants.
Au cours d‟une formation utilisant la méthode active, différents moyens existent afin de permettre
l‟acquisition de connaissances dont l‟étude de cas, des simulations, des jeux de rôles ou encore des
projets de groupe. Le formateur ne détient pas forcément tout le savoir et peut même dans certains cas
n‟être qu‟un guide ou un médiateur. Ses interventions sont donc limitées et son rôle va être de créer un
scénario pédagogique et d‟amener l‟apprenant à acquérir des connaissances en se trompant et en
tâtonnant. Cette méthode favorise le travail collaboratif.
La méthode expérientielle ou expérimentale
Cette dernière méthode pédagogique repose sur le fait qu‟un stagiaire ne peut acquérir des
connaissances que s‟il agit et se trompe. Il s‟agit donc bien d‟un apprentissage en conditions réelles.
Le formateur devient un simple intervenant et s‟il possède le savoir et savoir-faire, il n‟est plus en
position dominante.
La méthode expérientielle ou expérimentale nécessite un effort de préparation de la part du
formateur/intervenant qui doit réaliser les expériences ou projets avant qu‟ils ne soient réalisés au cours
de la formation. Le plus souvent, les sessions de formation sont séquencées avec des niveaux de
difficulté croissantes.
La méthode expérientielle ou expérimentale convient à des disciplines dont l‟apprentissage nécessitent
la mise en œuvre d‟un projet en situation réelle ou la réalisation d‟une expérience.
Les outils pédagogiques
Un outil pédagogique ou support pédagogique est un moyen éducatif utilisé par un
formateur/enseignant afin de permettre l‟acquisition d‟un apprentissage dans un domaine de
connaissances particulier. Un outil pédagogique rend une formation plus efficace et favorise les
échanges avec et entre les apprenants. Les outils pédagogiques doivent être adaptés et choisis en
fonction du projet pédagogique. Ils ont différents objectifs :
 Informer ;
 Acquérir des compétences ;
 Transformer des représentations.
Par ailleurs, un support pédagogique va permettre au formateur/enseignant d‟illustrer un exposé afin
d‟animer un cours et aider les apprenants à mieux assimiler et comprendre de nouvelles
connaissances.
Le plus souvent, un outil pédagogique est associé à un objet ou un matériel physique. Il existe de
nombreux critères à prendre en compte afin de choisir son outil pédagogique :
 Les objectifs de l‟outil : cela va-t-il permettre de susciter un échange entre les apprenants ? Consolider
des connaissances déjà acquises ? Développer de nouvelles compétences ? Sensibiliser un public sur
une thématique précise ?
 Les demandes de votre public : quelles sont ses spécificités (jeune actifs, demandeurs d‟emploi,
personnes en reconversion professionnelle), ses attentes, son niveau d‟expertise etc.
 Les éléments de contenus devant être illustrés pendant la session de formation
 Le moment d‟utilisation d‟un outil pédagogique

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 0
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Les modalités d‟utilisation (en présentiel, à distance) et la possible réutilisation pour une prochaine
session de formation
 Les contraintes budgétaires ou matérielles

Les catégories de supports pédagogiques


Avec l‟émergence des formations à distance et des nouvelles technologies de l‟information et de la
communication, le nombre de supports pédagogiques a considérablement augmenté. Désormais, les
formateurs disposent de nombreux outils pour animer des sessions de formation.
Il est possible d‟utiliser plusieurs supports pédagogiques au cours de la même session de formation en
fonction des besoins des formateurs et des apprenants.
 Les supports de présentation classiques de type PowerPoint ou Prezi vont vous permettre de structurer
un contenu de formation et de hiérarchiser les informations. L‟utilisation de ce type d‟outil d‟outils sera
« linéaire », c‟est-à-dire que la navigation s‟effectuera toujours dans le même sens et les apprenants
devront cliquer sur suivant pour passer d‟une diapositive à une autre.
 Les vidéos : afin de projeter un élément précis d‟une session de formation et de permettre aux
apprenants de le découvrir en son et en images. Ces vidéos peuvent être pédagogiques et servir à
expliquer des concepts complexes. En un temps assez court, les apprenants disposent d‟une vision
globale d‟un sujet donné.
 Des supports réels tels que les maquettes, objets ou matériels
 Des outils e-learning vous permettant de créer des modules de formation. On retrouve dans cette
catégorie des applications directement accessibles sur le web grâce à un navigateur web, des
applications de bureau installées en local sur un ordinateur, ou des modules non linéaires qui,
contrairement aux présentations basiques, vont permettre de créer un véritable scénario pour
l‟apprenant.
 Les jeux de formation : ces nouveaux dispositifs de formation permettent d‟accroître la motivation et
l‟engagement des apprenants en suscitant des émotions positives. Plusieurs catégories d‟outils
pédagogiques peuvent être utilisées dans les jeux de formation, parmi lesquelles les jeux de rôles, les
mises en situation etc.
Il existe donc une pléthore de jeux pédagogiques, à vous de choisir ceux qui correspondent le mieux à
vos objectifs et à votre audience. Retenez toutefois que l‟outil pédagogique doit être choisi et adapté en
fonction d‟un projet de formation et non l‟inverse.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 1
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
III.2. Tableau des Techniques de Communication
N° Auteurs Techniques de communication

1. Johnson et Apprentissage Collaboratif, Les étudiants travaillent en petits groupes sur


Johnson des projets ou des problèmes. Cela favorise la discussion et l'échange
d'idées, permettant à chacun de s'exprimer et d'écouter les autres.
2. Hattie et Timperley Feedback Constructif, Les enseignants fournissent des retours spécifiques
sur les travaux des élèves. Par exemple, après une présentation,
l'enseignant peut commenter à la fois le contenu et la méthode de
présentation, permettant aux étudiants de s'améliorer.
3. Socratic Method Techniques de Questionnement, Utiliser des questions ouvertes pour
encourager la réflexion critique. Par exemple, un enseignant peut poser des
questions telles que « Pourquoi pensez-vous que cela est important ? » pour
stimuler la discussion en classe.
4. Edward Tufte Utilisation de Supports Visuels, Intégrer des graphiques, des diagrammes
ou des vidéos durant les cours pour clarifier des concepts complexes. Par
exemple, une infographie peut aider à illustrer des données statistiques de
manière engageante.
5. Nancy Duarte Récits et Storytelling, Raconter des histoires pertinentes pour illustrer des
concepts. Par exemple, l'enseignant peut partager une expérience
personnelle liée au sujet pour captiver l'attention des élèves.
6. Carl Rogers Techniques d'Écoute Active, Encourager les élèves à pratiquer l'écoute
active en reformulant ce qu'un camarade vient de dire avant de répondre.
Cela renforce la compréhension et le respect des opinions des autres.
7. William Zinsser Débats Structurés, Organiser des débats sur des sujets controversés pour
développer les compétences argumentatives des étudiants. Par exemple,
les étudiants peuvent être répartis en équipes pour défendre ou s'opposer à
une position.
8. R. L. D. B. Leith et Jeux de Rôle,Mettre en scène des scénarios où les étudiants doivent
S. S. L. H. W. M. adopter des rôles différents, permettant ainsi de pratiquer la communication
(2006) dans des contextes variés, comme des négociations ou des entretiens.
9. Alex F. Osborn Techniques de Brainstorming, Encourager les élèves à générer des idées
sans jugement. Par exemple, lors d'une séance de brainstorming pour un
projet, chaque idée est notée sur un tableau, ce qui favorise la créativité et
l'implication.
Elle est une technique au cours de laquelle les membres du
groupe discutent sur un problème en produisant un plus grand nombre
d‟idées. Aucune idée n‟est rejetée ici pendant la séance.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 2
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Déroulement :
1. L‟animateur présente la méthode, les règles du jeu et la question
claire et nette au groupe composé de 8 à 12 membres au
maximum ;
2. période active, nœud du brainstorming (durée : 1heure ou 1 heure
et demie) : recherche du maximum de solutions ;
3. L‟animateur et les observateurs se réunissent un autre jour afin de
dépouiller leurs notes et de préparer un compte rendu qui sera
remis à chaque participant ;
4. Au cours d‟une séance plénière, animateur observateurs et
participants échangent leurs vues sur les résultats du brainstorming.
10. Richard Mayer Utilisation des Technologies,
Incorporer des outils numériques, comme des plateformes de discussion en
ligne ou des applications de sondage, pour faciliter la communication en
temps réel et recueillir des avis instantanément.
11. Tony Buzan Mind Mapping,Utiliser des cartes mentales pour organiser les idées et les
concepts. Par exemple, lors d'une leçon sur un sujet complexe, les étudiants
peuvent créer des cartes mentales en groupe pour visualiser les relations
entre les idées.
12. David Johnson et Peer Teaching (Enseignement entre pairs),Permettre aux étudiants
Roger Johnson d'enseigner à leurs pairs. Par exemple, après avoir étudié un chapitre, des
étudiants peuvent préparer une mini-leçon pour présenter les concepts clés
à leurs camarades.
13. Barbara Tversky Techniques de Visualisation, Encourager les étudiants à créer des
visualisations de concepts pour aider à la compréhension. Par exemple, ils
peuvent dessiner des diagrammes pour représenter des processus
scientifiques.
14. John Dewey Utilisation de Scénarios, Présenter des scénarios réalistes pour discuter des
implications et des solutions. Par exemple, dans un cours de sciences
sociales, les étudiants peuvent analyser un scénario lié à un problème
social.
15. Paulo Freire Ateliers Pratiques, Organiser des ateliers où les étudiants peuvent appliquer
des concepts théoriques à des situations pratiques. Par exemple, dans un
cours de marketing, les étudiants peuvent concevoir une campagne pour un
produit fictif.
16. Jonathan Bergmann Classes Inversées, Les étudiants étudient le contenu à la maison et utilisent
et Aaron Sams le temps de classe pour des discussions et des activités. Cela permet une
communication plus active et un approfondissement des sujets.
17. Kenneth Thomas et Techniques de Gestion de Conflits,Enseigner aux étudiants comment gérer

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 3
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Ralph Kilmann les désaccords en classe à travers des simulations de conflits. Par exemple,
des scénarios peuvent être présentés pour les aider à pratiquer la résolution
de conflits.
18. Nicol et Macfarlane- Feedback entre pairs, Encourager les étudiants à donner des retours
Dick constructifs sur le travail de leurs camarades. Cela peut se faire à travers
des revues par les pairs sur des projets ou des présentations.
19. Black et Wiliam Évaluations Formatives, Utiliser des évaluations formatives pour recueillir
des informations sur la compréhension des étudiants en cours
d'apprentissage. Par exemple, des quiz rapides ou des discussions peuvent
aider à identifier les points à clarifier.
20. Barbara Oakley Exercices de Concentration et de Mémoire,Intégrer des exercices pour
améliorer la concentration et la mémoire. Par exemple, des techniques de
mémorisation telles que la méthode des loci peuvent être enseignées et
pratiquées.
21. Steve Wozniak et Podcasting, Les élèves créent des podcasts sur des sujets qu'ils étudient.
Adam Curry Cela leur permet de développer des compétences en recherche et en
communication tout en partageant leurs connaissances avec d'autres.
22. Carl Rogers Cercle de Discussion,Organiser des cercles de discussion où chaque élève
a l'opportunité de parler et de partager ses idées. Cela favorise un
environnement d'écoute active et de respect.
23. David White et Utilisation de QR Codes,Créer des QR codes qui mènent à des ressources
Alison LeCornu en ligne, des vidéos ou des questionnaires. Les étudiants peuvent scanner
les codes et accéder à du contenu complémentaire pendant les leçons.
24. Richard D. Duke Simulations et Jeux de Simulation,Utiliser des jeux de simulation pour
enseigner des concepts complexes, comme des simulations économiques
ou politiques, permettant aux étudiants de vivre des expériences
immersives.
25. Donald Schön Cartes de Réflexion, À la fin d'une leçon, demander aux élèves de remplir
une carte de réflexion où ils notent ce qu'ils ont appris, ce qu'ils ont trouvé
difficile et ce qu'ils souhaitent explorer davantage.
26. Augusto Boal Techniques de Dramatisation, Intégrer des techniques de théâtre pour
aborder des sujets sensibles ou complexes. Par exemple, les élèves
peuvent jouer des scènes basées sur des thèmes littéraires ou historiques.
27. Paulo Freire Échanges de Correspondance, Mettre en place des échanges de lettres ou
d'emails avec des élèves d'autres classes ou écoles pour développer des
compétences en écriture et en communication interculturelle.
28. John Dewey Cartes de Votants, Utiliser des cartes de votants pour recueillir des opinions

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 4
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
sur des sujets débattus en classe. Cela aide à visualiser les préférences et à
engager tous les élèves dans la discussion.
29. D. R. S. (2013) Évaluation par les Pairs en Ligne, Utiliser des plateformes en ligne pour
permettre aux étudiants de donner des retours sur les travaux de leurs
camarades. Cela les aide à développer des compétences critiques et
analytiques.
30. Richard Mayer Projets Multimédias, Encourager les élèves à créer des projets multimédias
(vidéos, présentations interactives, etc.) pour exprimer leur compréhension
d'un sujet. Cela intègre différentes formes de communication et renforce
l'apprentissage.
31. Howard Barrows Apprentissage par Problèmes (APP), Les étudiants sont confrontés à des
problèmes réels ou simulés qu'ils doivent résoudre en groupe. Par exemple,
dans un cours de sciences, les élèves pourraient être invités à concevoir
une expérience pour résoudre un problème environnemental. Cette
approche stimule la pensée critique, la collaboration et la communication,
car les élèves doivent discuter des différentes solutions et justifier leurs
choix.
32. Le front à front
Les membres de la discussion se divisent en deux sous-
groupes dans une discussion d‟intérêts opposés. Cette disposition insiste
donc les parties à s‟affronter au centre de chaque sous-groupe.
a) Le Philips 6/6
C‟est une technique de discussion en groupe, lorsque le travail
demande qu‟en peu de temps que l‟on puisse trouver la réponse à la
question. Ce type de discussion a été inventé au collège d‟Etat de Michigan
par un ancien professeur d‟éducation des adultes [Link] Philips.
Le principe de cette technique est simple : il suffit d‟organiser la
discussion en petits groupes de 6 personnes chacun prenne 6 minutes.
Déroulement :
1. L‟animateur présente le sujet de l‟exposé ;
2. L‟animateur évoque le problème soumis à la réflexion des participants ;
3. Les participants constituent des sous-groupes de 6 membres chacun
librement ;
4. Chaque sous-groupe se choisit un président et un secrétaire
rapporteur ;
5. Chaque sous-groupe discute le problème durant 6 minute ;
6. En séance plénière chaque rapporteur présente à l‟assemblée les
conclusions de leur discussion et les idées retenues sont inscrites au
tableau et elles seront examinées par toutes l‟assistance sous la
conduite du professeur ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 5
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
7. Une discussion finale est organisée en séance plénière et la conclusion
engage tous les participants, car, tous ont le droit de participer à la
discussion. Le groupe qui est devant est le groupe témoin.
b) Le Jeu de Carte
Cette technique utilisée par [Link] à l‟université de
Loyal est un procédé qui rappelle le Philips 6/6. Elle consiste à éviter
l‟accueil fréquent des participants qui n‟aiment pas « déballer » devant les
autres leurs problèmes ou difficultés.
Elle convient particulièrement après une période de pratique
(stage, pratique professionnelle) au court de laquelle chaque participant a
rencontré diverses difficultés.
Déroulement :
1. chaque participant indique sur une fiche de même format son
problème d‟une manière anonyme ;
2. le professeur ramasse les fiches, «bat les cartes » ; puis en donne
lecture ;
3. pendant la lecture, un membre du groupe inscrit au tableau
l‟essentiel de chaque problème signalé ;
4. les problèmes corrects sont conduits à l‟objet d‟une discussion en
commun.
c) L’étude de cas en groupe
Elle consiste à faire étudier par un certain nombre de
participants une situation réellement vécue d‟en discuter le contenu,
d‟aboutir à des conclusions et éventuellement à des décisions. Le « cas »
doit rappeler aux participants des situations analogues qu‟ils ont ou auraient
pu connaître dans leur vie : c‟est leur rapport personnel qui conditionne la
réussite de cette technique.
Déroulement :
1. Le professeur explique au groupe ce qu‟il attend de lui ;
2. Le groupe prend connaissance à partir d‟un texte écrit ;
3. Le groupe est ensuite divisé en équipe de travail et à ce niveau on
peut s‟inspirer de la technique du Philips 6/6 ;
4. Chaque équipe a pour mission de dire ce qu‟il pense du « cas » et
de rechercher plusieurs solutions au problème ;
5. Un secrétaire prend note afin de conserver des traces de débat et
des solutions retenues ;
6. Les travaux se terminent en séance plénière au cours de laquelle
chaque secrétaire présente au groupe les réalisations de son
équipe.
d) Le Panel
Le panel est une technique qui consiste faire fonctionner un
groupe témoin devant un auditoire constitué par l‟ensemble des membres du
groupe. Elle est une technique la mieux indiquée chaque fois qu‟une équipe
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 6
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
d‟élèves, d‟étudiants ou de stagiaires particulièrement documentés à propos
d‟une question à traiter fera part de ses vues, de ses informations et en
débattre en présence de l‟ensemble des membres du groupe.
Déroulement :
1. L‟animateur présente le thème de la réunion, présence les membres
du panel et leur compétences respectives sur le sujet de la réunion ;
2. L‟animateur prévient l‟auditoire qu‟il s‟agit de poser des questions au
panel à l‟oral ou par écrit ;
3. Aucun membre du panel ne peut parler pendant plus de 4 minutes ;
4. Lorsque la discussion est venue à son terme, l‟animateur peut en
résumer les conclusions partielles ;
5. L‟animateur invite alors l‟auditoire à reprendre le fardeau et les
questions peuvent être posées au panel ou à l‟un de ses membres ;
6. Pendant cette discussion, l‟animateur doit être directif sur le plan de
la forme (reformuler la question, relancer le débat, assurer que
chacun parle à son tour, restreindre le temps de la parole des «
bavards») ;
7. Le panel se termine par la présentation des conclusions générales
par l‟animateur (bien souvent, l‟animateur doit pouvoir choisir le
moment opportun pour permettre un terme « provisoire » aux
discussions qui risquent de ne pas finir).
e) Le Jeu de Rôle
Elle est une technique qui consiste à demander à quelqu‟un ou
à quelques membres du groupe de «jouer» sur un thème réellement de
façon à donner aux autres membres l‟occasion de bien saisi le problème
dont la discussion se déroulera après la présentation. Il faut trouver des
personnes capables de jouer réellement le rôle de protagoniste. La
présentation doit être de courte durée.
1. L‟animateur demande à quelques membres du groupe de bien
vouloir jouer une pièce où chacun a un rôle précis pour permettre
aux membres du groupe d‟apporter une contribution valable ;
2. L‟animateur ouvre le débat et explique la procédure à suivre ;
3. L‟animateur clôture la séance en synthétisant les options prises
par le groupe.
f) La Table Ronde
La table ronde est une technique de discussion en groupe
consistant à faire parler tout le monde à tour de rôle selon l‟orientation que
l‟animateur donné. Elle fut inventée par [Link].
Déroulement :
1. L‟animateur présente le problème à discuter ;
2. Il donne à son voisin de droite ou de gauche la parole, selon
l‟orientation qu‟il va donner et, chaque membre autour de la table
passera la parole au suivant jusqu‟au moment où celui qui est à sa

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 7
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
gauche ou à sa droite, selon le cas, donnera son point de vue ;
3. Le secrétaire du groupe présentera les conclusions dégagées des
options des membres ;
4. Après le premier tour, si un compromis ne se dégage par
l‟animateur peut proposer à ce que l‟on procède d‟une manière non
formelle.

Ces techniques permettent de diversifier l'approche pédagogique et d'améliorer la


communication et l'interaction au sein de la classe, renforçant ainsi l'engagement des étudiants et leur
apprentissage. Ces techniques enrichissent l'expérience d'apprentissage et encouragent une
communication dynamique et interactive au sein de la classe, aidant les élèves à développer des
compétences variées. Cette méthode favorise une communication active et engageante, tout en
développant des compétences essentielles pour le travail en équipe et la résolution de problèmes.
[Link] des Enseignants
La Formation
1. Pierre L. Lévy : Il considère la formation comme un processus d'acquisition de
compétences et de connaissances, visant à développer le potentiel individuel et collectif.
2. Jean Piaget : Pour lui, la formation est liée à l'apprentissage, un processus d'adaptation
de l'individu à son environnement, qui se construit à travers l'expérience.
3. Albert Bandura : Il souligne l'importance de l'apprentissage social, définissant la
formation comme un phénomène où les individus acquièrent des comportements et des compétences
par l'observation et l'interaction.
4. Philippe Perrenoud : Il définit la formation comme un processus continu d'apprentissage,
qui doit intégrer les évolutions des compétences et des savoirs tout au long de la vie.
5. Bruno Latour : Il aborde la formation sous un angle sociologique, la considérant comme
un processus qui implique des interactions et des négociations entre différents acteurs.
La formation des enseignants occupe une place particulière et importante dans la carrière
enseignante.
Le mot « formation » a été introduit assez récemment dans les usages pédagogiques. Il a
concerné surtout l‟aspect pratique de la pédagogie et favorisé un domaine particulier.
Ghizlan Benazzouz, quant à lui, la formation est un ensemble d‟actions, des moyens, des
techniques et des supports planifiés à l‟aide desquels les salariés sont incités à améliorer leurs
connaissances, leurs comportements, attitudes et leurs habiletés mentales, nécessaires à la fois pour
atteindre les objectifs personnels.
Selon Deketele Jm, la formation d‟un processus d‟apprentissage systématique d‟un
savoir, d‟un savoir-faire, savoir être et d‟un savoir devenir et d‟initiation à des types de comportements
requis pour l‟exercice d‟un rôle.
Pour le brésilien Paoulo fraire, la formation vise avant tout ce qui permet à quelqu‟un
d‟être compétent, la compétence est la conjonction de trois verbes : savoir, pouvoir, et vouloir.
Compétent c‟est avoir des moyens physiques et intellectuels permettant de mettre en œuvre ces
connaissances.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 8
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Pourquoi Former Les Enseignants ?
Il faut former les enseignants à une compréhension des publics qui sont en face d‟eux et à
une lecture de leur rapport au savoir.
Ils ont donc un rapport à l‟écrit que les enseignants peuvent prendre en compte.
Comprendre ce qui se passe dans la tête des jeunes en évitant beaucoup de situations des conflits. Les
cours de préparation des enseignants doivent être assez diversifiés pour répondre à tous les besoins
du système d‟enseignement ; Tout en s‟identifiant à quelques formules nettement définies.
Quel que soit la discipline qu‟ils enseignent, tous les enseignants doivent recevoir une
formation pédagogique, à la fois théorique et pratique. L‟on reconnait partout aujourd‟hui la nécessité
de cette formation pédagogique et l‟intérêt que présente le choix entre deux types différents de
formation qui peuvent d‟ailleurs être nuancées pour s‟adapter à des besoins où à des établissements
divers.
[Link] des Formations
a) Formation Initiale
Elle est la première formation obtenue au terme d‟un cycle d‟étude, elle s‟oppose à la
formation continue ; Elle est donc dans la continuité ininterrompue d‟une scolarité.
Selon la définition de l‟Insee, la sortie de formation initiale correspond à la première
interruption de plus d‟un an du parcours d‟étude à l‟école élémentaire.
En revanche, si l‟étudiant décide pour la première fois d‟arrêter ses études et de les
préparer plus d‟un an après, il sera en formation professionnelle où en formation continue.
Dans le cadre de ce travail, la formation initiale est celle qui prépare les futurs enseignants
à son métier car, c‟est une formation à la fois théorique que pratique. Si la formation continue laisse
généralement beaucoup à désirer, la formation initiale par tout contient une part importante de
formation professionnelle et de formation éthique. Mais comment la faire entrer dans le schéma d‟une
matérialisation qui impose déjà un lourd travail disciplinaire ? Les auteurs s‟en expliquent aux lecteurs
du café pédagogique.
b) Formation Continue
La formation continue est un mode d‟apprentissage proposé aux professionnels salariés et
aux demandeurs d‟emploi en vue d‟améliorer leurs compétences. Elle vise les personnes entrées dans
la vie active et ayant quitté la formation. Elle comporte différents modes d‟accès qui varient en fonction
du statut de chaque candidat et de ses objectifs.
c) La formation sur le tas
Est l‟ensemble des théories, stratégies politiques, et mode organisationnel qui tendent à
interpréter les processus individuels et collectifs des formations durant tous les cours de l‟existence.
Cette formation nécessite à former la personne de la manière qu‟on la retrouve.
d) La formation recyclage
Est une formation qui vise l‟initiation à une nouvelle méthodologie ou une nouvelle
orientation disciplinaire.
e) La formation guidance
Est celle qui vise à encadrer l‟enseignant ou l‟inspecteur stagiaire qui désir e ce métier
noble et fastidieux sur le terrain.
f) La formation animation
Est celle qui vise à informer et à assister le personnel enseignant qualifié mais présentant
des défaillances dues à un manque d‟informations et à une absence d‟encadrement.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 10
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 9
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Conclusion de l’U.E
Cette unité d‟enseignement sur l'animation pédagogique et la formation des enseignants
nous a permis d'explorer des concepts clés et des pratiques essentielles pour améliorer l'expérience
d'apprentissage. En intégrant des méthodes actives, en établissant des objectifs clairs et en adaptant
nos approches aux besoins des apprenants, nous avons découvert comment créer des environnements
d'enseignement stimulants et efficaces.
Nous avons également souligné l'importance de la formation continue des enseignants. En
développant leurs compétences, en favorisant l'innovation pédagogique et en encourageant la
collaboration, nous pouvons garantir une éducation de qualité qui répond aux défis contemporains.
Enfin, il est crucial de reconnaître que l'amélioration de l'éducation repose non seulement
sur des méthodes et des techniques, mais aussi sur l'engagement et la passion des enseignants. En
continuant à investir dans leur développement professionnel, nous contribuons à forger une génération
d'apprenants compétents et confiants, prêts à relever les défis de demain.
En résumé, ce cours nous rappelle que chaque enseignant a le potentiel de transformer
l'apprentissage et d'inspirer les élèves, et qu'une formation adéquate est la clé pour libérer ce potentiel.

IV.4.1. OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE


Une fois que l‟agent se fait incriminer suite au manquement aux exigences de son
poste, l‟autorité hiérarchique directe procède à la mesure disciplinaire par l‟établissement d‟un procès-
verbal d‟ouverture d‟action disciplinaire dont la ventilation atteint le ministre.
Sous peine d‟être frappée de caducité, toute action disciplinaire quelle qu‟en soit la
gravité, doit être ouverte endéans vingt jours à dater de la constatation de la faute ou du manquement à
charge de l‟agent.
Lorsque l‟agent s‟estime injustement puni, il a droit d‟introduire le recours dans un délai
de vingt (20) jours par la voie hiérarchique auprès de l‟autorité immédiatement supérieure à celle ayant
infligé la peine auprès de cette même autorité si celle-ci a compétence pour infliger la peine la plus
élevée à l‟égard de l‟intéressé. On proroge le délai de dix jours si l‟agent en cause ne se trouve pas
dans la même localité que l‟autorité ayant ouvert l‟action disciplinaire.
L‟action disciplinaire ouverte doit être administrativement clôturée par l‟autorité
hiérarchique immédiatement supérieure à celle qui a pris la décision ou posé l‟acte contre lequel l‟agent
introduit le recours. Cette clôture peut être le classement sans suite du dossier, après l‟approbation des
justifications de l‟agent, ou l‟application objective des mesures règlementaires proportionnelles à la
faute commise. Voici quelques exemples des formules d‟ouverture et de clôture d‟action disciplinaire.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 0
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
IV.4.2. PROCES-VERBAL D’OUVERTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX du statut, relative au régime
disciplinaire.
Nous ………………………………………………………..
(Nom, grade et fonction de l‟autorité qui ouvre l‟action disciplinaire)
Avons constaté ce jour chargé du
Citoyen ………………………………………………….
Grade …………………………………………………….
N° matricule …………………………………………….
La (les) faute (s) disciplinaire (s) …………………… (libellé)
Concis mais complet des fautes reprochées …………………des circonstances de temps, lieu,
etc…………………………………………………………………… suite de quoi il est incité ses justifications
dans un délai de 20 jours,
Le présent procès-verbal ouvre l‟action disciplinaire à charge du prénommé en date de ce jour.
Fait ………………, le ..…/……/……
Signature de l‟autorité qui ouvre l‟action disciplinaire.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 1
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
[Link] VERBAL DE CLOTURE D’ACTION DISCIPLINAIRE
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX, du statu, relatives au régime
disciplinaire.
Vu le dossier disciplinaire,
Vu le dossier disciplinaire ouvert le …………… à charge du citoyen ………….. (nom) …………. (grade)
………… (n° matricule) ……………. (nom), …………….. (fonction) …………………. ( l‟autorité).
Décision
(e). Le classement sans suite de l‟affaire.
(e) d‟infliger au prénommé la peine disciplinaire suivante ………………………
……………….. pour que le (les) motif (s) ……………………
Fait à …………, le ..…/……/…..
Signature de l‟autorité qui clôture l‟action disciplinaire.
Biffer la mention inutile.
Reçue à …………… le …/…/…..
Signature de l’agent notifié.

IV.4.4. PROCES VERBAL DE DECISION SUR LE RECOURS DE L’AGENT


Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX, du statu, relatives au régime
disciplinaire.
Vu le dossier ouvert à charge du citoyen (nom) .............…, (grade) ……………, (n° matricule)
……………………. et clôture par la peine : ……………… par …….……….. (désignation de
…………………l‟autorité ………….... hiérarchique qui ………….. à infligé la ………… peine).
Pour le (s) …………………….
Vu le recours introduit par l‟intéressé
Nous ………………………..... (nom et fonction de …………………...……… L‟autorité qui juge
……………………… les recours)
(°) confirmons la peine qui a été infligée et qui est citée ci-dessus
(°) Rapportons la peine qui a été infligée et décisions (°) le classement dans suite de l‟affaire.
(°) D‟infliger au prénommé la peine disciplinaire suivante :
Biffer le mention inutile
Fait à ………………, le …/…/……
Signature de l‟agent notifié
Signature de l‟autorité qui prend la décision.
Reçue à …………………. le …………………………
IV.5. Le rapport de visite.
IV.5.1. Etablissement du rapport de visite.
A la fin de la visite pédagogique, l‟inspecteur aura un entretien avec le chef
d‟établissement sur la ou les leçons auxquelles ils viennent d‟assister. Toute fois, le chef
d‟établissement n‟influencera pas la ou les décisions de l‟inspecteur sur la cotation des enseignants.
La visite ne doit avoir lieu que dans une branche de spécialité et de niveau normal pour
le professeur. Et, le rapport de visite sera lu devant le chef d‟établissement. Pour les enseignants cotés
« insuffisant » l‟inspecteur organisera une session de recyclage pendant les vacances. Il en est de
même pour les chefs d‟établissement.
Tout rapport d‟inspection doit être numéroté de manière chronologique selon la nature
(Inspection pédagogique, inspection administrative) et ils doivent être dactylographiés selon la
ventilation suivante :
- Un exemplaire pour le chef d‟établissement inspecté ;
- Un exemplaire pour l‟enseignant inspecté ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 2
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Un exemplaire pour l‟inspection de pool ou provincial ;
- Un exemplaire pour le chef de sous division de l‟EPSP ;
- Un exemplaire pour le collaborateur.
Un rapport d‟inspection doit être remis immédiatement à l‟enseignant ou au chef
d‟établissement inspecté pour prise de connaissance. De manière exceptionnelle, le rapport d‟enquête
administrative contiendra les rubriques importantes ci-après :
- Renseignement sur l‟établissement et le chef d‟établissement ;
- Définition et délimitation de l‟objet avec éventuellement les références de la lettre ayant
ordonnées l‟enquête ;
- Résumé des déclarations des parties intéressées ayant été entendues ;
- Avis et considérations ;

Conclusion.
Pour donner une valeur à son rapport, l‟inspecteur doit être très objectif. Car, le
moindre sentiment de la par de l‟inspecteur peut entraîner aussi sa discrétion aussi bien vis-à-vis de
l‟enquêté que vis-à-vis des ses chefs hiérarchiques.
IV.5.2. SIGNATURE DU RAPPORT D’INSPECTION
Dans chaque situation d‟inspection, une fois le rapport lu, l‟enseignant ou le chef
d‟établissement le contresignent. La signature garde un caractère obligatoire pour l‟agent inspecté.
IV.5.2.1. Refus de signer le rapport d’inspection.
Malgré le caractère obligatoire que revêt le rapport d‟inspection, certains chefs
d‟établissement et certains enseignants refusent de signer sur un rapport lorsqu‟ils trouvent que la
cotation est mauvaise.
La signature du rapport d‟inspection signifie que vous avez pris connaissance du
document, même si le contenu ne vous satisfait pas. Chaque agent a le droit d‟introduire son recours
lorsqu‟il juge que le travail de l‟inspecteur ou du chef d‟établissement n‟est pas bien fait.
Lorsque l‟enseignant ou le chef d‟établissement refusent de contresigner le rapport
d‟inspection, et, s‟il doit introduire son recours ce dernier ne sera pas prit en considération par la
hiérarchie. Aussi tout refus de contresigner le rapport d‟inspection est considéré comme une faute
professionnelle grave pouvant entraîner obligatoirement une sanction très approprié allant jusqu‟à
l‟ouverture de l‟action disciplinaire dont la clôture peut être sa révocation.
Si le professeur, l‟enseignant ou le chef d‟établissement persistent et refusent de
signer, il y a une procédure administrative que l‟inspecteur doit suivre :
- Lorsqu‟il s‟agit de l‟enseignant, le fait « refus » est acté sur le rapport et contresigné par le chef
d‟établissement ;
- Lorsqu‟il s‟agit du chef d‟établissement, le fait « refus » est acté sur le rapport et contresigné
par deux témoins pris parmi le personnel de l‟école.
IV.5.2.2. Droit de recours.
Pour être recevable, le recours devra se référer à un rapport d‟inspection contresigné
pour prise de connaissance ; être rédiger en termes courtois; être de présentation correcte ; reprendre
dans l‟ordre les rubriques du rapport d‟inspection ; être sincère, précis, objectif et rationnel ; avoir été
introduit dans les formes et délais fixés comme suit :
Recours de l’enseignant : dans les huit jours qui suivent la notification du rapport de l‟inspecteur, il
remet cinq exemplaires au Chef de Division de l‟EPSP.
IV.5.2.3. Destination des exemplaires et cheminement de recours
Destination des exemplaires du recours
- Un exemplaire fera retour au requérrant, accompagné des avis et considérations de
l‟échelon hiérarchique immédiatement supérieur ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 3
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- Un pour la Direction de l‟Administration de l‟enseignement Général et normal ou la
Direction de l‟Enseignement Technique et Professionnel suivant le cas ;
- Un pour la Division Provinciale de l‟EPSP ;
- Un pour la monsieur le Directeur du Service de l‟Inspection de l‟Enseignement ;
- Un pour la Division de l‟Enseignement Primaire et Secondaire ;
- Un pour l‟inspecteur auteur du rapport ;
- Un pour la coordination provinciale (école conventionnée) ;
- Un pour la coordination nationale (école conventionnée).
Cheminement du recours
1. Recours du professeur, du maître.
Dans les trois jours qui suivent le recours, le chef d‟établissement rédige une note
contenant les avis et considérations sur le recours de l‟enseignement. Il fait parvenir quatre exemplaires
du recours et de sa note au chef de division provinciale de l‟EPSP. Un exemplaire fera retour au
requérant, accompagner des avis et considérations de l‟échelon hiérarchique immédiatement supérieur
tandis qu‟un autre exemplaire et conservé par le chef d‟établissement dans le dossier individuel de
l‟intéressé.
Le chef de division provinciale rédige à son tour une note motivée confirmant ou
infirmant les avis du chef de l‟établissement, puis, expédie trois exemplaire de chacun des documents
au secrétaire général de l‟EPSP qui se chargera de le transmettre au directeur du service de
l‟inspection de l‟enseignement.
Le directeur du service de l‟inspection de l‟enseignement examines le dossier puis fait
connaître sa décision à l‟intéressé par la voie hiérarchique.
La division de l‟administration de l‟enseignement générale et normale ou technique
recevra une copie de tous les documents.
2. Recours du chef d’établissement
Le chef de division provinciale rédige ses avis et considérations sur le recours du chef
d‟établissement, puis fait parvenir trois exemplaires du recours et de sa note au secrétaire générale de
l‟EPSP.
Un exemplaire des mêmes documents au chef d‟établissement concerné et un autre
est conservé dans le dossier individuel de l‟intéressé.
Dans le cas d‟une école conventionnée la direction de l‟inspection de l‟enseignement
fera parvenir tous les documents avec la copie de la décision au bureau central dont l‟établissement
(coordination).
N.B.: Le respect de toutes ces dispositions s‟impose à tous.
IV.6. Rôle de l’inspecteur lors de tout contrôle dans une école
Le contrôle de l‟enseignement constitue un aspect essentiel du processus éducatif.
L‟ordonnance 78-375 du 06/09/1978 charge le corps des inspecteurs de l‟EPSP
de contrôler et de promouvoir l‟enseignement national. A cet effet, le corps des Inspecteurs a pour rôle
notamment :
- De visiter les écoles et de contrôler leur bonne marche ;
- D‟observer, d‟apprécier, de conseiller le personnel et de contrôler son niveau de
rendement ;
- De faire rapport aux chefs hiérarchiques et de rendre compte des résultats de sa
mission aux autorités du département aussi bien au niveau central que provincial ;
- De faire des propositions concrètes en ce qui concerne les remèdes à appliquer aux
situations défectueuses et les améliorations structurelles à proposer.
Son action dans une école s‟étend aux domaines pédagogiques, de l‟administration
scolaire, des finances scolaires, de l‟hygiène, ainsi qu‟à ceux du civisme et de la morale.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 4
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Un bon inspecteur doit avoir les qualités humaines bien développées. Il doit être à cet
effet, un animateur, un conseiller, un guide et un ami à tout le personnel de l‟enseignement.
Dans sa sphère d‟action, l‟inspecteur sera parmi les hommes qu‟il souhaite guider et
animer. Pour cela, les contacts avec eux seront très fréquents et empreints du désir ardent de les
conduire sur la voie de l‟amélioration.
IV.7. Déontologie de contact de l’inspecteur
Lors de ses visites, l‟inspecteur doit tenir à la courtoisie et au respect mutuel. Sur
terrain, l‟inspecteur propose pendant que l‟autorité hiérarchique administrative (Reged, Sous Reged ou
coordinateur) impose.
Le Reged et le Sous Reged sont les seuls représentants administratifs du ministère de
l‟éducation nationale en R.D.C. A ce titre, l‟inspecteur n‟est pas le « patron » du chef d‟établissement,
ce dernier dépend du chef de l‟administration. Ses rapports doivent contenir des constats et des
conseils et pas des ordres. C‟est pour cette raison que l‟autorité scolaire administrative est obligée de
signer ou mieux de contresigner tout rapport de l‟inspecteur.
Les visites des écoles.
- L‟inspecteur n‟est pas tenu de prévenir les directions scolaires de la date de ses
inspections, mais chaque inspecteur doit au préalable se présenter au bureau du chef
d‟établissement et lui dire l‟objet de sa visite ;
- L‟inspecteur est tenu de se présenter en tenue vestimentaire décente et digne de son
rang, facteur important de prestige ;
- Le chef d‟établissement a le droit d‟exiger l‟ordre de mission à l‟inspecteur ;
- Tout chef d‟établissement et de tenu de rester au sein de son école et s‟il doit quitter le
bureau pour aller en dehors de l‟établissement, il le justifier par une note qu‟il laissera à
un remplaçant pendant le temps de son absence ;
- L‟inspection administrative ne peut avoir lieu au début de l‟année ;
- L‟inspecteur n„a pas le droit d‟emporter des dossiers hors de l‟école sauf les fausses
pièces scolaires confisquées. Pour toute pièce exceptionnellement emportée, une
décharge doit être délivrée au chef d‟établissement.
Attitude du chef d‟établissement lors des visites de l‟inspecteur.
- Il doit faciliter au maximum la tâche de l‟inspecteur dans son école ;
- Il doit accompagner l‟inspecteur lors des visites des professeurs et en cas
d‟empêchement, il se fait remplacer par son adjoint ou par son directeur des études ;
Objectifs du cours
L‟inspection de l‟enseignement dans notre pays est à comparer à un bateau, à un train
effectuant un long voyage et même un très long voyage, dont la durée est d‟une année scolaire et qui,
de ce fait, exige que chaque navigant ( les élèves et leurs parents, les enseignants et leurs chefs
d‟établissements, les inspecteurs et les responsables de l‟administration de l‟enseignement dans les
Provinces éducatives) participe activement aux différentes manœuvres de voyage et que les
responsables du système éducatif exécutent quotidiennement avec zèle et abnégation les tâches des
fonctions qui leur sont assignées afin de permettre un accostage heureux.
Comme nous pouvons le comprendre à travers le paragraphe ci-dessus, à la fin du
cours, l‟étudiant en première licence en Sciences de l‟Education sera capable :
- de définir les concepts "inspecteur" et "formation" ;
- d‟identifier et de décrire les rôles de l'Inspecteur de l'Enseignement ;
- distinguer les différentes sortes de formation ainsi que les modes de celle-ci
- définir formation recyclage, formation-guidance, formation animation.
- de manifester le comportement d‟un inspecteur ;
- d‟identifier et de localiser tout problème scolaire ;
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 5
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
- d‟expliquer correctement l'outil de formation, la cellule de base et l'unité pédagogique.
-
- Les documents pédagogiques (prévision de matières) doivent être présentés à
l‟inspecteur avant qu‟il ne commence visites pour qu‟il en prenne connaissance.

IV.8. Rendement de l’inspection scolaire.


Le rendement de l‟inspecteur est du ressort de ses supérieurs hiérarchiques qui
peuvent comme il s‟acquitte de ses obligations administratives et pédagogiques telles que :
- La ponctualité dans les correspondances ;
- L‟envoi des documents qui leurs sont demandés ;
- La précision et la rapidité avec laquelle ils élaborent ses rapports ;
- L‟intérêt et la manière de régler les cas difficile qu‟il rencontre dans l‟exercice de ses
fonctions.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 6
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
IV.3. LA COTATION DES INSPECTEURS
Les autorités compétentes pour l‟établissement du bulletin de cotation et pour l‟attribution définitive de l‟appréciation synthétique des inspecteurs
sont déterminées conformément au tableau ci – dessous:
IV.4. LE REGIME DISCPLINAIRE
En dehors de la révocation qui est réservée à l‟autorité compétente investie du pouvoir de nomination, les peines disciplinaires suivantes sont
prononcées par les autorités désignées conformément au tableau ci-dessous :
Titre de l’agent Autorité compétente pour infliger la peine.
Poursuivi disciplinairement.
Blâme Retenue du 1/3 du traitement. Exclusion temporaire.
Insp. de l‟EPSP
Niveau Provincial Inspecteur Principal Directeur/ province. Gouverneur
Niveau central Inspecteur Principal Insp. Gén. Adjoint Inspecteur Gén.
Inspecteur Chef de Pool
Inspecteur de l‟E.S
Niveau Provinciale Inspecteur Principal Directeur/ province. Gouverneur

Inspecteur Provincial Adjoint


Niveau Provincial Directeur/ province. Directeur/ province. Gouverneur.
Niveau central Inspecteur Général. Inspecteur Général. Inspecteur Général.
Inspecteur Géné[Link] Inspecteur Général. Ministre EPSP. Ministre EPSP.
Inspecteur Général. Min/EPSP Ministre/ EPSP Ministre EPSP.
LISTE DES FAUTES DISCIPLINAIRES RETENUES
A. ENSEIGNANTS ET ADMINISTRATIFS DES ECOLES
N° Libellé de la faute disciplinaire Mesure conservatoire Sanction
01 Faux et usage de faux Suspension Révocation
02 Corruption-concussion Suspension Révocation
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 7
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
03 Destruction ou utilisation des documents ou matériels
04 Attentat à la pudeur (miens) Suspension Révocation
05 Coups et blessures graves Suspension Révocation
06 Rébellion, outrage et violences vol des biens Suspension Révocation
07 Vol des biens Suspension Révocation
08 Excès de pouvoir et intervention dans un domaine ne le concernant pas - Exclusion temporaire avec privation salaire
09 Refus d‟exécuter les orders - Retenu du 1/3 salariale
10 Négligence dans une application des instructions - Retenu du 1/3 salariale
11 Exécution des travaux pour le compte des tiers sans autorisation - Retenu du 1/3 salariale
12 Indiscrétion sur des faits mineurs avec atteinte au service - Retenu du 1/3 salariale
13 Imprudence causant accident (manque bonne surveillance) - Retenu du 1/3 salariale
14 Utilisant du personnel ou élèves à des travaux privés - Retenu du 1/3 salariale
15 Indiscrétion sans gravité - Blâme
16 Coups et blessures simples - Blâme
17 Défaut de communiquer l‟information - Blâme
18 Diffamation - Blâme
19 Mauvaise usage de documents - blâme
B. PERSONNEL DE DIRECTION DES ECOLES
N° Libellé de la faute disciplinaire Mesures conservatoire Sanction
01 Condamnation définitive à 3 mois minimum Suspension Révocation
02 Faux en écriture Suspension Révocation
03 Usage de faux Suspension Révocation
04 Corruption/Concussion Suspension Révocation
05 Viol Suspension Révocation
06 Vol des biens de l‟Ecole Suspension Révocation
07 Outrage et violences Suspension Révocation
08 Attentat à la pudeur Suspension Révocation

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 8
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
09 Détournement de l‟argent Restitution, suspension exclusion temporaire avec privation sal.
10 Ivresse publique Suspension exclusion temporaire avec privation sal.
11 Provocation à la désobéissance Suspension exclusion temporaire avec privation sal.
12 Attentat aux mœurs Suspension exclusion temporaire avec privation sal.
13 Coups et blessures Suspension exclusion temporaire avec privation sal.
14 Refus d‟exécuter les ordres - Retenu du 1/3 salariale
15 Détournement de la main d‟œuvre - Retenu du 1/3 salariale
16 Usage abusif et inconscient des biens - Retenu du 1/3 salariale
17 Injures publiques - Retenu du 1/3 salariale
18 Coups et blessures simples Indiscrétion - Blâme
19 Sorties sans motifs valable et sans autorisation - Blâme
20 Défaut de communiquer l‟information - Blâme
21 Communication fausse l‟information - Blâme

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire, Organisation, Suivi et Evaluation d‟une Séance d‟Animation 11
Pédagogique et de Formation animée par Sylvain NDJIBU KAPENGA. Contacts : +243977779100, 9
+243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Table des matières
0.1. Informations de base ................................................................................................................... 2
0.2. Description du cours.................................................................................................................... 2
0.3. Objectif général .......................................................................................................................... 3
0.4. Visées de l‟apprentissage ............................................................................................................ 3
 Objectif cognitif : le savoir ................................................................................................................ 3
 Objectif psychomoteur : le savoir-faire............................................................................................... 3
 Objectif affectif : le savoir- être ......................................................................................................... 3
0.5. Contenus du Cours ..................................................................................................................... 3
Chapitre premier : GENERALITES SUR LA CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE L‟ENSEIGNEMENT ............. 3
Chapitre Deuxième PREPARATION D‟UNE LECON................................................................................. 3
Chapitre Troisième. PROCESSUS INTERACTIF DE L‟ENSEIGNEMENT .................................................... 3
Chapitre Quatrième : AMELIORATION DE L‟APPRENTISSAGE DES ELEVES ... Erreur ! Signet non défini.
0.6. Stratégies d‟enseignement- apprentissage .................................................................................... 3
0.7. Évaluation des apprentissages ..................................................................................................... 3
0.8. Matériel d‟enseignement-apprentissage (ressources)...................................................................... 4
0.9. Emploi du temps : ....................................................................................................................... 4
0.10. Conditions de réussite (quelques conseils) ................................................................................ 4
0.11. Références Bibliographiques ....................................................................................................... 5
Chapitre Premier : GENERALITES SUR L‟ADMINISTRATION ET LA GESTION .............................................. 6
I. Définition des concepts .................................................................................................................... 6
I.1. L’Administration ............................................................................................................................ 6
I.2. la gestion ................................................................................................................................ 7
[Link] de gestion scolaire ..................................................................................................... 9
1. Domaine administratif..................................................................................................................... 9
[Link] administrative : ................................................................................................................... 9
[Link] des ressources humaines .................................................................................................... 9
[Link] financière ............................................................................................................................ 9
[Link] matérielle .......................................................................................................................... 10
2. Le domaine pédagogique ou technique : .................................................................................. 10
[Link] gestion pédagogique.................................................................................................................. 10
[Link] socioculturelle ................................................................................................................... 10
Ouverture d’action disciplinaire .................................................................. Erreur ! Signet non défini.

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 120
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Une fois que l‟agent se fait incriminer suite au manquement aux exigences de son poste, l‟autorité hiérarchique
directe procède à la mesure disciplinaire par l‟établissement d‟un procès-verbal d‟ouverture de sanction
disciplinaire dont la ventilation atteint le ministre. Sous peine d‟être frappée de caducité, toute action disciplinaire
quelle qu‟en soit la gravité, doit être ouvert endéans vingt jours à dater de la constatation de la faute ou du
manquement à charge de l‟agent. ........................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Lorsque l‟agent s‟estime injustement puni, il a droit d‟introduire le recours dans un délai de vingt jours par la voie
hiérarchique auprès de l‟autorité immédiatement supérieure à celle ayant infligé la peine le plus élevée à l‟égard
de l‟intéressé. On proroge le délai de dix jours si l‟agent en cause ne se trouve pas la même localité que
l‟autorité ayant ouvert l‟action disciplinaire............................................................. Erreur ! Signet non défini.
L‟action disciplinaire ouverte doit être administrativement clôturée par l‟autorité hiérarchique immédiatement
supérieure à celle qui a pris la décision ou posé l‟acte comme lequel l‟agent introduit le recours. Cette clôture
peut être le classement sans suite du dossier, après l‟approbation des justifications de l‟agent, ou l‟application
objective des mesures réglementaires proportionnelles à la faute commise. Voici quelques exemples des
formules d‟ouverture et de clôture d‟action disciplinaire. ......................................... Erreur ! Signet non défini.
Procès-verbal d’ouverture d’action disciplinaire ............................................... Erreur ! Signet non défini.
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX du statut, relative au régime disciplinaire. ..Erreur ! Signet
non défini.
Nous………………………………………………………............................................. Erreur ! Signet non défini.
(Nom, grade et fonction de l‟autorité qui ouvre l‟action disciplinaire) ........................ Erreur ! Signet non défini.
1. Citoyen……………………………………………. ............................................. Erreur ! Signet non défini.
2. Grade………………………………………………. ............................................ Erreur ! Signet non défini.
3. N° matricule……………………………………….. ............................................ Erreur ! Signet non défini.
4. La(les)faute(s) disciplinaire(s)……………………..(libellé)................................ Erreur ! Signet non défini.
5. Concis mais complet des fautes reprochées………………….des circonstances de temps, lieu,
etc………………………………………………………………..suite de quoi il est incité ses justifications dans un
délai de 20 jours, le présent procès-verbal ouvre l‟action disciplinaire à charge du prénommé en date de ce jour.
Erreur ! Signet non défini.
Fait à …………, le…./…./ .................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟autorité qui ouvre l‟action disciplinaire. ............................................. Erreur ! Signet non défini.
Procès-verbal de clôture d’action disciplinaire ................................................. Erreur ! Signet non défini.
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX du statut, relative au régime disciplinaire. ..Erreur ! Signet
non défini.
Vu le dossier disciplinaire, ................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Vu le dossier discipline ouvert le…………..à charge du citoyen …… (Nom)…………………….(Grade)………..(N°
matricule)…………. ............................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
(Nom)……………………..(Fonction)……………(l‟autorité). ..................................... Erreur ! Signet non défini.
Décision ........................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
(e). le classement sans suite de l‟affaire................................................................ Erreur ! Signet non défini.
(e) d‟infliger au prénommé la peine disciplinaire
suivante…………………………………………………………………………………………..pour que le(les)
motif(s)………………… ....................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 121
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Fait à …... le…. /…/….. ....................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟autorité qui clôture de l‟action disciplinaire. ...................................... Erreur ! Signet non défini.
Biffer la mention inutile. ....................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Reçus à ………..le…./…/… ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟agent notifié. ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Procès-verbal de décision sur le recours de l’agent.......................................... Erreur ! Signet non défini.
Conformément aux dispositions du titre III chapitre IX du statut, relative au régime disciplinaire. ..Erreur ! Signet
non défini.
Vu le dossier ouvert à charge du citoyen(Nom)…………………….….. , (Grade)……. (N°
Matricule)………………Et clôture par la peine :………………………par ………………. (Désignation de ……….
L‟autorité hiérarchique qui ……………………..à infligé la …………… peine). ........... Erreur ! Signet non défini.
Pour le(s)…………………………… ....................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Vu le recours introduit par l‟intéressé .................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Nous…………………………… (Nom et Fonction de …………l‟autorité .................... Erreur ! Signet non défini.
Qui juge……………………..les recours)................................................................ Erreur ! Signet non défini.
(°) Confirmons la peine qui a été infligée et qui est citée ci-dessus.......................... Erreur ! Signet non défini.
(°)Rapportons la peine qui a été infligée et décisions ............................................. Erreur ! Signet non défini.
(°) Le classement dans la suite de l‟affaire. ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
(°) D‟infliger au prénommé la peine disciplinaire suivante……………… ................... Erreur ! Signet non défini.
Biffer les mentions inutiles ................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Fait à ……….,le…./…./….. .................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟Agent notifié .................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟autorité qui prend la décision. ......................................................... Erreur ! Signet non défini.
Reçue à…………………….le…. /…. /…. ............................................................... Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟Agent notifié. ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
a) Procès-verbal D’ouverture d’Action disciplinaire ...................................... Erreur ! Signet non défini.
Conformément aux dispositions du Titre III, chapitre IX du statut, relatives au régime disciplinaire. .......... Erreur !
Signet non défini.
Nous :…………………………………………………………………..(nom, grade et fonction de l‟autorité qui ouvre
l‟action
disciplinaire)……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………..avons constaté ce jour à charge de ............................. Erreur ! Signet non défini.
Monsieur/madame/mademoiselle :…………………….….Grade :…………………... ... Erreur ! Signet non défini.
N° matricule :…………………………………………………………………………… ...... Erreur ! Signet non défini.
Le(les)faute(s) disciplinaire(s) suivante (s) : .......................................................... Erreur ! Signet non défini.
(Libellé concis mais complet des fautes reprochées, des circonstances de temps, de lieu, etc.) ....Erreur ! Signet
non défini.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 122
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
……………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………… ........ Erreur ! Signet non
défini.
En suite de quoi, il est/elle est invité(s) a présenter ses justifications écrites dans un délai de 20 jours. .... Erreur !
Signet non défini.
Le présent procès-verbal ouvre d‟office l‟action disciplinaire à charge du prénommé/de la prénommée en date de
ce jour. .............................................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Fait à…………….,le……../…./202 ........................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟autorité qui ouvre l‟action disciplinaire.............................................. Erreur ! Signet non défini.
Reçu à……………………………………. Le……………………………………… .......... Erreur ! Signet non défini.
Signature de l‟Agent notifié .................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
L’autorité du chef d’établissement .................................................................... Erreur ! Signet non défini.
L‟autorité du chef ne vient que dans l‟exercice de ses fonctions. Elle ne vient pas des inspecteurs mais cette
dernière vient que de la confiance qu‟on lui place par les partenaires éducatifs en acceptant ce qu‟il dit. Elle vient
aussi que par les tâches qu‟il doit remplir au sein d‟une école, les tâches qu‟il doit exercer doivent vêtir son
autorité sur base de ce qu‟il doit faire. Le chef d‟établissement dans son école est inspecteur en miniature. A ce
titre, les enseignants doivent lui rendre compte des tout ce qu‟ils font en classe. Aussi est-il appelé à les contrôler
régulièrement. Il lui est demandé de fournir au moins trois rapports par enseignants et par an. .....Erreur ! Signet
non défini.
La signature du rapport d’inspection ................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Dans chaque situation d‟inspection, une fois le rapport lu, l‟enseignant ou le chef d‟établissement le contresigne.
La signature garde un caractère obligatoire pour l‟agent inspecté............................ Erreur ! Signet non défini.
Refus de signer le rapport d’inspection ............................................................ Erreur ! Signet non défini.
Malgré le caractère obligatoire que revêt le rapport d‟inspection, certains chefs d‟établissement et certains
enseignants refusent de signer sur le rapport lorsqu‟ils trouvent que la cotation est mauvaise. La signature du
rapport d‟inspection signifie que vous avez pris connaissance du document, même si le contenu ne vous satisfait
pas chaque agent a le droit d‟introduire son recours lorsqu‟il juge que le travail de l‟inspecteur ou du chef
d‟établissement refusent de contresigner le rapport d‟inspection, et, s‟il doit introduire son recours ce dernier ne
sera pas prit en considération par la hiérarchie . Aussi tout refus de contresigner le rapport d‟inspection est
considérée comme une faute professionnelle grave pouvant entrainer obligatoirement une sanction très
appropriée allant jusqu‟à l‟ouverture de l‟action disciplinaire dont la clôture peut être sa révocation. Si le
professeur, l‟enseignant ou le chef d‟établissement persistent et refusent de signer, il y‟a une procédure
administrative que l‟inspecteur doit suivre : ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
- Lorsqu‟il s‟agit de l‟enseignant, le fait « refus » est acté sur le rapport et contresigné par le chef
d‟établissement ; ................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
- Lorsqu‟il s‟agit du chef d‟établissement, le fait « refus » est acté sur le rapport et contresigné par deux
témoins pris parmi le personnel de l‟école. ............................................................ Erreur ! Signet non défini.
Droit de recours................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Pour être recevable, le recours devra se référer à un rapport d‟inspection contresigné pour prise de
connaissance ; être rédiger en termes courtois ; être de présentation correcte ; reprendre dans l‟ordre les
rubriques du rapport d‟inspection ; être sincère, précis, objectif et rationnel ; avoir été introduit dans les formes et
délai fixés comme suit : ....................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 123
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
 Recours de l‟enseignant : dans les huit jours qui suivent la notification du rapport de l‟inspecteur, il remet
cinq exemplaires au chef de division de l‟EPST. .................................................... Erreur ! Signet non défini.
Destination des exemplaires et cheminement de recours ................................. Erreur ! Signet non défini.
Destination des exemplaires du recours ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
- Un exemplaire fera retour au requérant, accompagné des avis et considérations de l‟échelon hiérarchique
immédiatement supérieur ; .................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
- Un pour la direction de l‟Administration de l‟enseignement Général et normal ou la direction de
l‟Enseignement technique et professionnel suivant le cas ; ..................................... Erreur ! Signet non défini.
- Un pour la division provinciale de l‟EPST ; .................................................... Erreur ! Signet non défini.
- Un pour le Monsieur le Directeur du Service de l‟Inspection de l‟enseignement ; ......... Erreur ! Signet non
défini.
- Un pour la division de l‟enseignement primaire et secondaire ; ....................... Erreur ! Signet non défini.
- Un pour l‟Inspecteur auteur du rapport ; ........................................................ Erreur ! Signet non défini.
- Un pour la coordination provinciale (école conventionnée) ;............................ Erreur ! Signet non défini.
- Un pour la coordination nationale (école conventionnée). ............................... Erreur ! Signet non défini.
Cheminement du recours ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Recours du professeur, maitre ......................................................................... Erreur ! Signet non défini.
1) Dans les trois jours qui suivent le recours, le chef d‟établissement rédige une note contenant les avis et
considérations sur le recours de l‟enseignement. Il fait parvenir quatre exemplaires du recours et de sa note au
chef de division provinciale de l‟EPST. Un exemplaire fera retour requérant, accompagner des avis et
considérations de l‟échelon hiérarchique immédiatement supérieur tandis qu‟un autre exemplaire et conservé par
le chef d‟établissement dans le dossier individuel de l‟intéressé ; ............................ Erreur ! Signet non défini.
2) Le chef de division provinciale rédige à son tour une note motivée confirmant ou infirmant les avis du chef
de l‟établissement, puis, expédie trois exemplaires de chacun des documents au secrétaire général de l‟EPST qui
se chargera de le transmettre au directeur du service de l‟inspection de l‟enseignement ; .... Erreur ! Signet non
défini.
3) Le directeur du service de l‟inspection de l‟enseignement examine le dossier puis fait connaitre sa décision
à l‟intéressé par la voie hiérarchique ;................................................................... Erreur ! Signet non défini.
4) La division de l‟administration de l‟enseignement générale et normale ou technique recevra une copie de
tous les documents ; ........................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Le recours du chef d’établissement .................................................................. Erreur ! Signet non défini.
Le chef de division provinciale rédige ses avis et considérations sur le recours et de sa note au secrétaire général
de l‟EPST. Un exemplaire des mêmes documents au chef d‟établissement concerné et un autre est conservé
dans le dossier individuel de l‟intéressé. ............................................................... Erreur ! Signet non défini.
Dans le cas d‟une école conventionnée la direction la direction de l‟inspection de l‟enseignement fera parvenir
tous les documents avec la copie de la décision au bureau central dont l‟établissement (coordination). .... Erreur !
Signet non défini.
NB : le respect de toutes ces dispositions s‟impose à tous...................................... Erreur ! Signet non défini.
Chapitre Deuxième : LE SYSTEME EDUCATIF .......................................................................................... 11
II. Notion ............................................................................................................................................ 11

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 124
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
[Link] système éducatif : ................................................................................................................... 11
[Link] d’un système éducatif......................................................................................... 11
[Link]éma d’un système éducatif ................................................................................................ 12
[Link]éments du système d’éducatif .............................................................................................. 12
1. Flux d‟entrée (fournis par la société au système d‟enseignement) ......................................................... 12
2. Processus d‟enseignement................................................................................................................ 12
3. Système d‟enseignement à la société ................................................................................................. 12
Part de l‟école dans un système d‟éducatif.................................................................................................. 13
[Link]éristiques des systèmes éducatifs ................................................................................. 13
A. Système éducatif de type A ................................................................................................................... 13
b. Systèmes de type B .............................................................................................................................. 13
c. Systèmes de type C .............................................................................................................................. 14
[Link]és de l’éducation dans un système éducatif .................................................................. 14
1. Finalité culturelle ....................................................................................................................... 15
2. Finalité sociale .............................................................................................................................. 16
Quelques faits importants sur la gratuité de l’enseignement en RDC .............................................. 16
3. Finalité Economique ...................................................................................................................... 19
Natures des Biens et des Dépenses de l’Education dans le système éducatif .................................. 19
[Link] du système éducatif congolais .................................................................. 20
Convention entre églises et l’état ..................................................................................................... 21
Différentes directions du Secrétariat Général de l‟EPST ............................................................................... 21
[Link] et hiérarchisation du secteur scolaire en RDC ...................................................... 22
Organisation scolaire ................................................................................................................................ 23
[Link] préscolaire .............................................................................................................. 23
Principes du fonctionnement de l’enseignement préscolaire .......................................................... 24
Mission de l’enseignement préscolaire............................................................................................. 25
Objectif de l‟éducation préscolaire .............................................................................................................. 25
G. MIALARET (1975) ................................................................................................................................ 25
S. MUKABAHIZI (2007) ............................................................................................................................ 25
E. PLAISANCE (1986) .............................................................................................................................. 26
La loi cadre de l‟enseignement de 2014 (RDC)............................................................................................ 26
Normes de l‟enseignement préscolaire en RDC........................................................................................... 26
1. Enseignement de base .................................................................................................................. 27
Structure de L‟enseignement de Base ........................................................................................................ 27
2. Enseignement secondaire ............................................................................................................. 29

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 125
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
3. Enseignement supérieur et universitaire ...................................................................................... 31
Les Instituts De L‟enseignement Supérieur ................................................................................................. 32
Chapitre Troisième : INSPECTION SCOLAIRE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ............. 34
Aperçu historique de l’inspection scolaire en rd Congo ................................................................... 34
a. Epoque coloniale ........................................................................................................................... 34
b. Organisation de l’inspection scolaire pendant la colonisation ............................................. 34
c. Inspection scolaire après l’indépendance ..................................................................................... 34
Le gouvernement congolais soucieux de son système éducatif, réserve à l‟inspection scolaire une place
importante. Delà, une gamme de textes juridiques approuve sa valeur et lui donne sa liberté, parmi lesquels,
nous avons : ............................................................................................................................................ 36
Organisation de l’inspection Scolaire en Rd. Congo.......................................................................... 36
Hiérarchie et attributions des services de l’inspection ..................................................................... 36
a. Service de l‟inspecteur général adjoint charge d‟administration du personnel d‟appoint ............................... 36
b. Service de l‟inspecteur général adjoint charge des finances ................................................................. 37
c. Service de l‟inspecteur général adjoint charge de l‟enseignement maternel et l‟impression des titres scolaires.
............................................................................................................................................................... 37
e. Service de l‟inspecteur général adjoint chargé de l‟enseignement secondaire et normal .............................. 37
f. Service de l‟inspecteur général adjoint chargé de l‟enseignement technique et professionnel....................... 37
g. Service de l‟inspecteur général adjoint chargé des examens, concours et équivalence des titres scolaires .... 37
Hiérarchie des services provinciaux de l’inspection.......................................................................... 38
Rôle et mission de l‟inspection scolaire en RDC .......................................................................................... 38
Fonctions de l‟inspection de l‟enseignement................................................................................................ 39
a. Inspection administrative ....................................................................................................................... 39
Animation pédagogique ............................................................................................................................ 39
Document tenus par l‟inspecteur itinérant ................................................................................................... 39
LE CONTROLE DE L’ENSEIGNEMENT.................................................................................................. 40
1. Objectifs spécifiques ............................................................................................................................. 40
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) : ............................................................... 40
1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE ............................................................................................... 40
2. TABLEAU SYNOPTIQUE DES FORMULES EN USAGE DE L‟INSPECTION ITINERANTE : A0 ................ 40
3. MODULE I : ADMINISTRATION INTERNE (A) .................................................................................... 42
3.1. FICHE ADMINISTRATIVE : A1 .................................................................................................... 42
3.2. PLAN TRIMESTRIEL D‟ACTIVITES : A2 ...................................................................................... 43
3.3. RELEVE TRIMESTRIEL D‟ACTIVITES : A3 .................................................................................. 43
3.4. RELEVE ANNUEL D‟ACTIVITES : A4 .......................................................................................... 44
3.5. CONSTAT D‟ABSENCE : A5 ....................................................................................................... 44

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 126
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
3.6. BORDEREAU DE TRANSMISSION : A6....................................................................................... 45
3.7. PROCES-VERBAL DE SUSPENSION PREVENTIVE / MESURES CONSERVATOIRES : A11 .......... 45
3.8. PROCES-VERBAL D‟OUVERTURE D‟ACTION DISCIPLINAIRE : A12 ............................................ 46
Activité 3 : Formules du module II : Contrôle de l‟enseignement (C) ......................................................... 46
A. Fiche Pédagogique............................................................................................................................... 46
1. Objectifs spécifiques ............................................................................................................................. 47
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) : ............................................................... 47
1. Définition des Concepts De Base ........................................................................................................... 47
2.1. Première Visite : C1 ............................................................................................................................ 47
2.2. INSPECTION ADMINISTRATIVE : C2 .......................................................................................... 52
2.3. INSPECTION DE LA FORMATION : C2B ..................................................................................... 56
2.3. INSPECTION DE LA BIBLIOTHEQUE ET DES ARCHIVES SCOLAIRES : C2C............................... 58
2.5. INSPECTION PEDAGOGIQUE : C3 ............................................................................................. 59
2.6. INSPECTION PEDAGOGIQUE : C3B ........................................................................................... 60
2.7. INSPECTION PEDAGOGIQUE : C3M .......................................................................................... 60
2.10. INSPECTION D‟UN ADJOINT (DD, DI) : C5B .............................................................................. 61
2.11. ENQUETE ORDINAIRE : C6A ................................................................................................... 62
2.12. ENQUETE DE VIABILITE : C6B ................................................................................................. 62
2.13. INSPECTION DES DOSSIERS DES APPRENANTS : C7 ............................................................ 63
1. Objectifs spécifiques ............................................................................................................................. 64
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) : ............................................................... 64
1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE ............................................................................................... 64
2.1. ACTION DE FORMATION : F1 ............................................................................................................ 65
2.2. ACTION D‟ENCADREMENT : F2 ................................................................................................. 66
A. FICHE PEDAGOGIQUE........................................................................................................................ 67
1. Objectifs spécifiques ............................................................................................................................. 67
A l‟issue de cette activité, les participants seront capables de (d‟) : ............................................................... 67
1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE ............................................................................................... 67
0.12. Informations de base ............................................................................................................. 70
0.13. Description du cours.............................................................................................................. 70
0.14. Objectif général .................................................................................................................... 70
0.15. Visées de l‟apprentissage ...................................................................................................... 71
 Objectif cognitif : le savoir .............................................................................................................. 71
 Objectif psychomoteur : le savoir-faire............................................................................................. 71
 Objectif affectif : le savoir- être ....................................................................................................... 71

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 127
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
0.16. Contenus du Cours ............................................................................................................... 71
Chapitre premier : GENERALITES SUR LA SEANCE D‟ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION 71
Chapitre Deuxième LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE .................................................................. 71
Chapitre Troisième. TECHNIQUES D‟ANIMATION D‟UNE SEANCE PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION
PROFESSIONNELLE ........................................................................................................................... 71
0.17. Stratégies d‟enseignement- apprentissage .............................................................................. 71
0.18. Évaluation des apprentissages ............................................................................................... 71
0.19. Matériel d‟enseignement-apprentissage (ressources)................................................................ 72
0.20. Emploi du temps : ................................................................................................................. 72
- Première séance : séance de prise de contact avec les étudiants, signature du contrat didactique.
Introduction du cours, l'enseignant donne une vue d'ensemble du cours, il présente l'objet du cours, la
définition, les objectifs, quelques notions sur l'historique du cours, le premier chapitre sur GENERALITES SUR
LA SEANCE D‟ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION .......................................................... 72
0.21. Conditions de réussite (quelques conseils) .............................................................................. 72
0.22. Références Bibliographiques ..................................................................................................... 72
Chapitre Premier : GENERALITES SUR LA SEANCE D‟ANIMATION PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION74
I. Définition des Concepts ................................................................................................................ 74
1. Animation Pédagogique .................................................................................................................... 74
2. Encadrement Pédagogique................................................................................................................ 74
3. Formation Pédagogique .................................................................................................................... 74
4. Évaluation Pédagogique .................................................................................................................... 74
5. Organisation Pédagogique ................................................................................................................ 74
6. Organisation Matérielle...................................................................................................................... 74
7. Suivi Pédagogique ............................................................................................................................ 74
8. Séance Pédagogique ........................................................................................................................ 74
9. Séminaire Pédagogique .................................................................................................................... 74
I.2. L‟Organisation d'une Séance d'Animation Pédagogique ..................................................................... 75
I.2.1. Importance de l'Animation Pédagogique ......................................................................................... 75
[Link] d‟organisation d‟une séance d‟animation Pédagogique ........................................................... 75
.1. Analyse des Besoins ........................................................................................................................ 75
2. Planification...................................................................................................................................... 75
3. Structure de la Séance ...................................................................................................................... 75
4. Évaluation de l'Organisation............................................................................................................... 75
[Link] préparatifs clés pour une animation réussie ............................................................................ 76
I.3. Suivi de la Séance .......................................................................................................................... 76
1. Gestion du Temps ............................................................................................................................ 76

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 128
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
2. Interaction avec les Participants ......................................................................................................... 76
3. Feedback Continu............................................................................................................................. 77
4. Adaptation de la Séance.................................................................................................................... 77
I.4. Évaluation de la Séance .................................................................................................................. 77
4.1. Objectifs de l'Évaluation .................................................................................................................. 77
4.2. Méthodes d'Évaluation ................................................................................................................... 77
4.3. Critères d'Évaluation ...................................................................................................................... 78
4.4. Utilisation des Résultats.................................................................................................................. 78
Chapitre deuxième : LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE .................................................................. 79
II.3.1. Notion ........................................................................................................................................ 79
II.3.2. Importance de la Communication .................................................................................................. 79
II.3.3. Barrières dans la communication .................................................................................................. 82
1. Barrières Linguistiques ...................................................................................................................... 83
2. Barrières Culturelles.......................................................................................................................... 83
3. Barrières Émotionnelles .................................................................................................................... 83
4. Barrières Physiques .......................................................................................................................... 83
5. Barrières Cognitives .......................................................................................................................... 83
6. Barrières Relationnelles .................................................................................................................... 83
La communication verbale, non verbale et le paraverbal ........................................................................... 83
Interprétations et filtres personnels ......................................................................................................... 83
Tout est communication ........................................................................................................................ 84
Les facteurs paraverbaux qui influencent l‟efficacité du message .............................................................. 84
Le volume ............................................................................................................................................ 84
Le rythme ............................................................................................................................................ 84
Le ton .................................................................................................................................................. 85
L‟articulation et la prononciation ............................................................................................................. 85
Le regard ............................................................................................................................................. 85
Les silences ......................................................................................................................................... 85
Les gestes ........................................................................................................................................... 85
Les mouvements .................................................................................................................................. 86
La communication dans l‟entreprise ........................................................................................................ 86
Introduction .......................................................................................................................................... 86
Les fonctions de la communication interne............................................................................................... 86
Le plan de communication ..................................................................................................................... 87
Date .................................................................................................................................................... 89

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 129
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Fréquence ........................................................................................................................................... 89
Public cible........................................................................................................................................... 90
Message.............................................................................................................................................. 90
Canal .................................................................................................................................................. 90
Responsable ........................................................................................................................................ 90
Support ............................................................................................................................................... 90
Code doc ............................................................................................................................................. 90
Logistique ............................................................................................................................................ 91
Formes de la communication, réseaux et outils de communication ............................................................ 91
Les différentes formes de la communication interne ................................................................................. 91
La communication interpersonnelle ......................................................................................................... 91
La communication de groupe ................................................................................................................. 91
La communication de masse .................................................................................................................. 91
Les caractéristiques de la communication interne..................................................................................... 92
Communication formelle et informelle ...................................................................................................... 92
Communication ascendante et descendante ............................................................................................ 92
Communication horizontale et diagonale ................................................................................................. 92
Communication unidirectionnelle et bidirectionnelle................................................................................... 93
Les réseaux de communication .............................................................................................................. 93
Les réseaux centralisés ......................................................................................................................... 93
La croix ............................................................................................................................................... 93
La chaîne............................................................................................................................................. 94
Le « y » ............................................................................................................................................... 94
Les réseaux décentralisés ..................................................................................................................... 95
Le cercle.............................................................................................................................................. 95
La toile d‟araignée ................................................................................................................................ 95
Les trois fonctions de l‟animation de groupes ........................................................................................... 96
La production ....................................................................................................................................... 97
La facilitation ........................................................................................................................................ 97
La régulation ........................................................................................................................................ 97
Chapitre troisième : TECHNIQUES D‟ANIMATION D‟UNE SEANCE PEDAGOGIQUE ET DE FORMATION
PROFESSIONNELLE ........................................................................................................................... 98
[Link] .......................................................................................................................................... 98
Les différentes méthodes pédagogiques ............................................................................................ 98
La méthode expositive.................................................................................................................... 98

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 130
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
La méthode affirmative ................................................................................................................... 99
La méthode interrogative ................................................................................................................ 99
La méthode active ou de découverte .............................................................................................. 99
La méthode expérientielle ou expérimentale ................................................................................. 100
Les catégories de supports pédagogiques ................................................................................... 101
III.2. Tableau des Techniques de Communication.................................................................................. 102
[Link] des Enseignants ................................................................................................. 108
Conclusion de l‟U.E ............................................................................................................................ 110
IV.4.1. OUVERTURE D‟ACTION DISCIPLINAIRE ............................................................................. 110
IV.4.2. PROCES-VERBAL D‟OUVERTURE D‟ACTION DISCIPLINAIRE ............................................. 111
[Link] VERBAL DE CLOTURE D‟ACTION DISCIPLINAIRE ................................................. 112
IV.5.1. Etablissement du rapport de visite. ........................................................................................ 112
Conclusion. ........................................................................................................................................ 113
IV.5.2. SIGNATURE DU RAPPORT D‟INSPECTION ......................................................................... 113
IV.6. Rôle de l‟inspecteur lors de tout contrôle dans une école ............................................................... 114
IV.7. Déontologie de contact de l‟inspecteur .......................................................................................... 115
Objectifs du cours............................................................................................................................... 115
IV.8. Rendement de l‟inspection scolaire............................................................................................... 116
IV.3. LA COTATION DES INSPECTEURS ............................................................................................ 117
IV.4. LE REGIME DISCPLINAIRE ........................................................................................................ 117

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 131
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]
Sylvain NDJIBU KAPENGA Mwan’à Mfumu
IL est licencié à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l‟Education, Option
Administration et Inspection Scolaire de l‟Université de Kabinda. Spécialiste en Psychopédagogie,
Expert des Questions de l‟Education, de l‟Humanisme et du Développement humain et social,
Enseignant des Universités et chercheur Congolais, Disciple du Professeur LUBAMBA KIBAMBE
LANGAYI.
Actuellement, Secrétaire Général Administratif à l‟Institut Supérieur des Techniques,
Commerce et Agrovétérinaire de Lubao ISTCAV-LUBAO en Sigle.
Il enseigne les cours Statistiques, la Prédication Statistique et Analyse factorielle dans
plusieurs Etablissements. Il assure également le cours à caractère psychopédagogique.
Son conseil scientifique : Le Diplôme qu’on obtient à la fin d’un cycle d’étude n’est qu’une
prétention de savoir. On quitte naturellement la vie de l’école pour rentrer à l’école de la vie, et lorsque
nous allons à l’école ce n’est pas pour devenir intelligent, mais pour mettre nos capacités innées en
évidence.
Toute reproduction partielle ou totale de la présente publication interdite sans l’autorisation
de son auteur et son éditeur occasionnerait un délit Code de la propriété Intellectuelle du 1 er juillet 1992.
sylvaindjibukapengas7@[Link]
Contacts : +243819494085, +243977779100, +243820712211

U.E d‟Administration et Inspection Scolaire assurée par l‟Assistant Sylvain NDJIBU KAPENGA. 132
Contacts : +243977779100, +243819494085, sylvainndjibukapenga@[Link]

Vous aimerez peut-être aussi